30 décembre 2018

Les crimes des Casques blancs détaillés à l’ONU dans l’indifférence des médias


Un silence de plomb. C’est ce qu’ont opposé les médias grand public occidentaux à une table ronde de plus d’une heure sur les Casques blancs aux Nations Unies, le 20 décembre dernier.

Les journalistes étaient présents, le silence n’est donc pas dû à un quelconque manque d’accès. De plus, la table ronde a été diffusée en direct sur la chaîne de l’ONU, UNTV, et reste disponible sur Youtube pour ceux qui veulent la regarder. Plus probablement, le silence est dû à la documentation irréfutable présentée sur l’implication du groupe de faux secours dans des activités criminelles, notamment du vol d’organes, du travail avec des terroristes — y compris comme snipers – de la mise en scène de faux sauvetages, du vol de civils et d’autres comportements sans rapport avec des sauvetages. (..)

suite sur Entelekheia: Un panel détaille les crimes des Casques blancs à l’ONU dans l’indifférence des médias

 

23 décembre 2018

Des nouvelles des nouveaux Guerriers de la Justice Sociale


Un anar parle aux anarchoïdes 
 
La révolte des Gilets Jaunes, conséquence de décennies de violence sociale, de déshumanisation et de honte, est une nouvelle fois l’occasion de contempler le vrai visage de la nébuleuse qui squatte la gauche radicale pour en faire un bourbier confusionniste et policier.

J’avais précédemment montré comment la gauche révolutionnaire (NPA, Alternative Libertaire, CNT , antifas...) avait soutenu les guerres impériales contre la Libye et la Syrie, tout en faisant la chasse aux « conspis » : dès les années 2000, celui qui remettait en cause la version officielle du 11 septembre était ridiculisé et banni...

Suite, sur le Blog de la librairie Tropique..
 

15 avril 2018

Salve de missiles dans le ciel de Damas

C’est fait. Le gang Washington-Paris-Londres vient de bombarder la Syrie. Abdiquant toute pudeur, l’habituel trio expert en coups tordus a expédié ses engins de mort sur un Etat-membre des Nations Unies. A grand renfort de missiles, un Occident déclinant a joué les durs...


Lire sur LGS 

14 avril 2018

Halte à l'agression illégale de l'occident contre la Syrie !


Appel du Comité Valmy, source http://www.comite-valmy.org/spip.php?article9784

Violant à nouveau la loi internationale, sans mandat de l’ONU, secondés par les régimes vassalisés de Paris et de Londres, les Etats-Unis ont agressé la Syrie, portant la guerre sur son territoire !

La radio, la télé nous apprennent ce matin le nouveau forfait des dirigeants américains, français et britanniques : leurs missiles ont frappé Damas et Homs, villes d’un Etat souverain, sous le prétexte mensonger de répliquer l’utilisation d’armes chimiques par la Syrie.

Ce prétexte est cynique de la part des Etats-Unis, qui ont systématiquement dévasté le Viet-Nam à partir du fameux agent Orange, qui a brûlé, non seulement toute végétation, mais aussi des millions de civils, encore aujourd’hui victimes de cet agent chimique.

Sans parler d’Hiroshima et de Nagasaki, détruites sans raisons militaires, au prix de centaines de milliers de victimes du feu nucléaire US, ni des dizaines d’agressions armées contre des Etats souverains d’Amérique latine... Et c’est Washington qui ose parler au nom de l’humanisme, et ce sont Paris et Londres, et leur passé colonial, qui s’alignent sur leur suzerain !

Jusqu’à quand les peuples du monde, le nôtre en premier, laisseront-ils s’accomplir de tels actes criminels ?

Certes, les Etats pacifiques, tels la Russie et la Chine, souvent elles-mêmes victimes d’agressions, font tout pour éviter de tomber dans le piège que leur tendent les Etats-Unis, et ne répondent pas par des actes inconsidérés qui mèneraient le monde à une dévastatrice troisième guerre mondiale.

Mais jusqu’à quand les Etats impérialistes pourront-ils se croire libres de commettre de tels forfaits ? On se souvient de la phrase de Churchill au lendemain des accords de Munich avec Hitler :

"Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre !".

Il est temps pour les peuples de réagir.

Le lourd silence des mouvements, partis et syndicats qui, dans notre pays, devraient appeler au rassemblement offensif des forces pacifiques contre les fauteurs de guerre, est pesant. Il est dangereux, car il autorise le gouvernement français à poursuivre son rôle complice des Etats-Unis, et, de ce fait, nous mène tout droit au conflit mondial.

Le Comité Valmy appelle tous les Français, animés de sentiments proches des nôtres, à se concerter pour agir de manière coordonnée,

pour le droit des peuples à décider librement de leur destin,

contre toute intervention étrangère à l’encontre des nations souveraines,

à peser sur le gouvernement français afin que celui-ci cesse de s’aligner sur les Etats-Unis et retrouve la voie d’indépendance nationale, tracée par le général de Gaulle, en sortant des traités contraignants, tel l’Otan, qui fait de notre pays l’otage des intérêts étrangers...

C’est dans le rassemblement que le peuple français imposera une politique de paix et de coopération avec tous les Etats pacifiques, opposés à l’impérialisme US.

Paris le 13 avril 2018
Comité Valmy

21 mars 2018

Bush en Irak revisité, pendant que le combat continue à la Ghouta

La dernière estimation est de 2,4 millions d’Irakiens tués depuis l’invasion de 2003, et alors que la nature de la guerre au Moyen-Orient a muté en plusieurs variantes, les néoconservateurs avancent en titubant, comme des zombies de film d’épouvante, les yeux fixés sur leur guerre suivante.

Lire la suite ...

14 mars 2018

On tue aussi à Afrin

Alors que les regards sont dirigés vers la Ghouta, cette banlieue de Damas où se déroule une guerre sans merci entre l’armée syrienne et les groupes islamistes qui s’y trouvent, une autre guerre non moins impitoyable a lieu au nord-ouest de la Syrie. À Afrin, plus précisément.


Suite sur le blog de Claude El Khal ... 

Ghouta : Défense du Media !

Copie d'écran

De l’école il me reste quelques souvenirs fondamentaux. Ainsi l’eau bout à cent degrés, la boussole indique le nord, le chameau blatère, le mètre étalon en platine iridié digère son avoine au Pavillon de Breteuil et la phtaléine du phénol est un révélateur. Le révélateur ? Parlons en puisque « Le Média » vient d’être trempé dans un bouillon de phtaléine, et que ça révèle, ça révèle ! Pire qu’un article de Plenel, ce qui n’est pas peu dire. Oui mais quoi ? Eh bien la vraie nature des bons apôtres qui protestent et se dé-socio-alisent du « Média », au prétexte que son correspondant à Beyrouth, Claude El Khal, a refusé de passer des images de la Ghouta en Syrie, renvoyant dos à dos les propagandistes des deux camps.

Suite sur Proche &Moyen-Orient.ch
  

7 mars 2018

Nos guerres (image)


2 mars 2018

Leak : un câble diplomatique dévoile la « stratégie occidentale » de partition de la Syrie


Richard Labévière vient de publier en exclusivité sur le site Proche & Moyen-orient.ch le compte-rendu d’un télégramme diplomatique britannique “leaké” [photo] révélant crûment la stratégie belliciste de la coalition occidentale au Moyen-Orient.  À partager absolument (aucune trace de cette info dans les médias français)...

Chroniques du yéti

4 février 2018

Nord de la Syrie : La nouvelle guerre de l’empire global … Par Richard Labévière

Photo Reuters/Osman Orsal via RFI
 
Nous avons encore eu droit à trois heures de propagande lamentable – mardi 16 janvier sur Arte -, avec la diffusion du documentaire des « journalistes » américains Michael Kirk et Mike Wiser – « La revanche de Poutine », présenté par une petite speakerine littéralement entrée en pamoison, puis commenté par Christine Ockrent, une grande amie connue de la Russie… Trois heures de Fake News et de délires complotistes sans contrechamp ni contradiction ! Bravo pour le mieux disant culturel et informatif… d’autant qu’Arte multiplie, depuis plusieurs mois, une présentation tout aussi unilatérale et propagandiste de la guerre en Syrie.


En Syrie justement, les Etats-Unis et leurs alliés – pays de l’Union européenne et du Golfe, ainsi qu’Israël – ont perdu la guerre et bien perdu ! Ils ont échoué à démanteler l’Etat-nation syrien, comme ils l’ont fait de l’Irak et de la Libye, comme ils n’ont cessé de le faire en Afghanistan, dans d’autres pays d’Asie et d’Amérique latine. Comme l’explique Alain Joxe dans ses Guerres de l’empire global1 : sur le plan conventionnel, les américains ont perdu toutes les guerres qu’ils ont initiées depuis la fin de la Guerre froide. Mais ces défaites tactiques se sont transformées en autant de victoires stratégiques, multipliant les zones dites « d’instabilité constructive »..
 
 

12 avril 2017

Syrie-Washington : Gaz et mensonges à tous les étages.


Jacques-Marie BOURGET, le Grand Soir, 11 avril 2017

L'histoire de la guerre est celle du mensonge. Dernière proposition américaine, dans une série qui remonte -pour le moins - au XIXe siècle : vitrifions la Syrie.

Difficile de survivre quand, sans jugement ni recours, le monde du bien vous classe dans le camp des salauds. De ceux qui rient dans les cimetières d’enfants en venant chicaner la réalité d’un bombardement au gaz sarin opéré par l’armée syrienne. Il faut nous apprendre à vivre avec ce tatouage intime, celui de l’infamie. La nôtre. Ce qui doit nous réconforter c’est d’être en compagnie de co-inculpés qui sont à la fois des hommes d’expérience et estimables. Je veux dire qu’ils ont passé leur vie à tenter de sauver le monde, tout au moins un peu.

L’autre soutien vient de la nature de ceux qui nous désignent comme compagnons de route des bourreaux. Etre accusé d’inhumanité par un champion de la chose, Donald Trump, est comme une médaille de la Résistance. A la liste de ceux qui nous mettent à l’index, je pourrais ajouter les dirigeants de l’Europe, mais c’est inutile, par contrat ils sont tenus d’obéir à Washington. Quant à l’opprobre de Madame Arthaud et de Monsieur Poutou, soutiens des bombes de Trump ? Elle nous importe aussi peu qu’un coup de piolet jadis donné dans un crâne barbichettu au Mexique, et seul Mélenchon garde ses nerfs. Maintenant installés dans le ghetto des méchants, et pourquoi pas des monstres, promis à la Cour Pénale Internationale des mauvais penseurs, il est temps de réfléchir à la lecture de notre acte d’accusation.

Abri d’Amiriya, Bagdad, 1991. (AFP)
Deux souvenirs forts me viennent aux yeux et en mémoire. Le 13 février 1991 je suis à Bagdad pour couvrir la Guerre du Golfe. Un ami me réveille à l’aube « les Américains ont bombardé un abri dans le quartier d’Al Amiria ». Je saute dans mes chaussures pour arriver devant un édifice lourd, en béton, à demi enterré. Les parois sont brûlantes comme une forge. Je ne peux m’engager dans un escalier que pendant quelques mètres avant de faire demi-tour, suffocant. Je passe ici deux jours et deux nuits. Le temps que les pompiers arrachent à ce four des corps charbonneux. Il y en a au moins quatre cents. Des femmes, des enfants et des vieillards venus ici pour se protéger de la guerre.


En écoutant la BBC, RFI les radios du Monde libre que je peux capter, j’apprends que ce « shelter » a été bombardé parce que Saddam Hussein se trouvait à l’intérieur... Ah bon... Saddam est mort ? Bien sûr que c’est une farce, une mauvaise excuse pour des guerriers décidés à tester, en vrai, l’efficacité de leur avion furtif et des ces nouveaux missiles perforants. Qu’est-ce que 400 morts tant qu’ils ne font pas couler les larmes des peuples de la Communauté Internationale. Madeleine Albright nous a donné la hauteur de la toise en indiquant que les enfants morts en Irak ça valait bien le prix de la démocratie. (*) Aujourd’hui, tapez Al Amaria sur Google... rien n’apparait. Pas de crime, pas d’abri, pas d’enfants assassinés.

Quelques années plus tard, au Kosovo, lisant du doigt les titres du Monde qui nous annonçait « des dizaines de milliers de morts »... j’ai cherché. Et pas trouvé. Les morts étaient aux abonnés absents. Ce qui est sans doute normal. Ces deux exemples sont ceux de deux mensonges. Des paroles des rumeurs puisqu’elles sont émises pour justifier l’attaque, la guerre qui est rarement « juste ». Riche de cette expérience, et de quelques autres, donc chat échaudé, je crains les communiqués officiels, ceux qui prétendent nous donner les bonnes raisons de la mort, les justes raisons des missiles et des bombes.

Je ne sais plus ce que l’on enseigne à l’école ? Jadis on enseignait la turpitude de la « dépêche d’Ems », imbroglio diplomatique qui a servi de prétexte pour engager la guerre. Un télégramme envoyé le 14 juillet 1870 par le chancelier Otto von Bismarck à ses ambassades et qui tronquait les propos échangés par son roi et l’ambassadeur de France.

En février 1898, nous sommes dans la baie de la Havane. Dépêché sur place pour protéger les intérêts américains, le navire de guerre « USS Maine » explose et coule. Poussée par les articles d’une presse incendiaire où tonnent de William Randolph Hearst et Joseph Pulitzer, publiés dans la presse jaune par William Randolph Hearst et Joseph Pulitzer, accuse l’Espagne de ce qui est un accident ou un naufrage volontaire. Et la guerre se met en marche le 25 avril 1898.

Plus d’un demi-siècle plus tard, même méthode, les 2 et 4 août 1964 la Maison Blanche nous annonce en urgence que « des accrochages maritimes ont eu lieu dans le golfe du Tonkin ». Des torpilleurs nord-vietnamiens « ont attaqué » deux destroyers américains. Comme la vérité marche à la vitesse d’escargot, ce n’est qu’en 2005 que les Américains, via la NSA, vont avouer le mensonge de Lyndon Johnson : les bateaux de Hanoï n’ont jamais ouvert le feu sur ceux de Washington. Nous sommes pourtant en route pour dix années de carnage.
En août 1995, il fait chaud à Sarajevo et brûlant quand un obus tombe sur le marché de Markale. Dans la minute les Serbes sont désignés comme auteurs du carnage. L’ONU qui prend le temps d’enquêter désigne clairement que le tir provient de la zone contrôlée par les Bosniaques. Qu’il s’agit donc d’une provocation au cours de laquelle des provocateurs tirent sur leur propre peuple. Peu importe. La cohorte de la Communauté Internationale pilotée par l’OTAN fait basculer la guerre du côté qui lui convient : les Serbes, qui vont plus tard donner quelques bonnes raisons à leurs adversaires- devront rendre gorge.

Dernier tableau de notre exposition « Docteur Folamour », le 5 février 2003 devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, Colin Powell, Secrétaire d’Etat, agite un tube qui contient un élément chimique des armes de destructions massives de Saddam Hussein. Vous connaissez la suite, le million de morts, un pays brisé, puis Daesch, et une région brisée. Peut- être bientôt un monde puisque ce que nous montre chaque soir Pujadas n’est pas « Une guerre contre le terrorisme », mais bien plus la première marche militaire d’une guerre mondialisée.
Le mercredi 5 avril, à l’endroit même où Powell a naguère agité son tube, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, brandi des photos d’enfants « morts en Syrie lors d’une attaque chimique » à Khan Cheikhoun. Elle a peut-être raison mais, comme on le dit dans les commissariats, elle a de bien mauvais antécédents judiciaires.

En dehors d’affirmer l’évidence, pourquoi Bachar Al Assad qui remontait la pente diplomatique et militaire, ce serait lancé dans une entreprise aussi folle ?
A ce jour je n’ai ni trouvé ni lu une réponse convaincante.

Le doute demeure et la vérité, comme dans l’affaire du golfe du Tonkin, ne doit pas attendre 30 ans avant d’être validée ou invalidée. Nous, les sceptiques qui méritons la fosse, sommes dans un doute de bonne compagnie. Ainsi Willy Wimmer, ancien vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE et ex-secrétaire d’État auprès du ministère allemand de la Défense n’est pas convaincu par le jugement et les bombes de Trump. « Les pays tels que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, qui ont commencé la guerre en Syrie il y a six ans, ne reculeront devant rien. Même la Charte des Nations Unies ne suffira pas à les arrêter. Ils mènent la guerre d’une manière connue. Dans des conflits qu’ils ont eux-mêmes créés. Nous le savons au moins depuis la guerre en Yougoslavie. Depuis 1990, il y a eu tant de mensonges. C’est un modèle que nous voyons dans la politique étrangère des États-Unis...Alors, ou nous arrêtons cela, ou nous nous attendons à des ennuis ! »

Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France en Syrie enfonce le même clou dans « Afrique Asie » : « Le moment unipolaire américain de 1991à 2011, a permis à « l’Empire le plus puissant ayant jamais existé à la surface de la Terre » de détruire les bases de la légalité internationale en établissant le nouvel ordre mondial voulu par les faucons de Washington. Ce qui se traduira en un temps record par l’abandon des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : souveraineté, non-ingérence, droit des peuples à l’autodétermination, droit de tout Etat à choisir librement son régime politique hors de toute ingérence étrangère, obligation de négocier en cas de conflit avant de recourir à l’usage ou à la menace d’usage de la force. La « communauté internationale » atlantique trouvera sa lampe d’Aladin dans un concept miraculeux, la Responsabilité de Protéger, version relookée du droit d’ingérence à connotation trop colonialiste. Les Nations-Unies seront instrumentalisées, voire ignorées lorsque le moteur unipolaire connaîtra ses premiers ratés : on fera grand cas des délibérations du Conseil de Sécurité lorsqu’il dit « oui-oui-oui », mais on passera outre lorsqu’il dit non.  »

Donner de la rationalité au coup de folie de Trump est bien difficile, sauf peut-être pour les exégètes de l’administration américaine qui remarquent qu’un certain KT Mc Farland est aujourd’hui vice-conseiller à la Sécurité nationale à Washington. Dans la passé, aux côtés du criminel de guerre Kissinger il a été l’un des champions de la politique « de l’homme fou ». Entendez qu’il faut faire les choses les moins prévisibles pour surprendre l’adversaire...

Outre la tentation de faire le fou, Trump a d’autres raisons qui le poussent à oublier sa promesse de bonne entente avec la Russie. Wall Sreet a fait remarquer à la maison Blanche que l’annonce d’une politique apaisée avec Moscou a fait, en quelques heures, lourdement chuter la bourse. Pour continuer de produire, de vendre, d’exploiter, de tuer, le lobby militaro-industriel américain a besoin d’un ennemi qui hante les citoyens et Hollywood, il faut donc raviver la légende : Poutine et Staline même combat.

Une seconde affaire d’argent, énorme, vient tout juste de tomber sur le bureau ovale. Lors de sa visite le 14 mars à Washington le vice-prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane Al Saoud, qui est également ministre de la Défense du royaume, a promis 600 milliards d’investissement aux USA afin d’améliorer les infrastructures. Voilà un thème de campagne de Trump financé, avec en prime l’odieux mur à la frontière mexicaine. En guise d’intérêts ce prince de la dictature saoudienne a demandé que Washington révise sa politique en Syrie. Que disparaisse Bachar et que la République devienne islamique.

Pour ce qui est du corps du délit, le sarin et les Tomawaks, l’investigation est mince. Sur 59 missiles tirés depuis la mer, 36 ont disparu en vol. Les Russes vantent en douce la qualité de leur dispositif de protection S 300... En outre le Tomawak, sauf à être tiré de très près, est plus chargé en carburant qu’en explosif. Ses effets – je les ai constatés en Irak ou à Belgrade- ne sont pas rédhibitoires. Ainsi l’aéroport militaire syrien de Shayran, qui était la cible, est-il intact. Dans son geste « d’homme fou », Trump semble avoir fait pas mal d’esbroufe. Comme la France vengeresse de 1983, après l’explosion du Drakkar, quand elle a bombardé le désert de la Bekaa pour y tuer un berger et son âne.

En ce qui concerne « la raison réelle » pour laquelle les États-Unis ont attaqué la Syrie, et que nous cherchons, l’ancien député américain Ron Paul, affirme qu’il s’agissait plutôt d’une action du “Deep State” contre le président Donald Trump et non pas une décision du Président lui-même. Explication du politicien pour qui l’administration a trompé Trump : "Ce qui s’est passé il y a quatre ans en 2013, vous savez, tout cela sur le passage de la ligne rouge ? Depuis, les néocons crient et hurlent, et une partie de l’administration a crié et hurlé à propos d’Assad et des gaz toxiques (comme Saddam et ses ADM). Il n’a jamais été prouvé en fait qu’Assad en ait utilisé, et la fonctionnaire de l’ONU, Carla Del Ponte, a déclaré que l’attaque chimique de 2013 a probablement été faite par les rebelles. Il n’y a aucun sens, pour Assad, d’utilisation soudaine de gaz toxique. Je pense qu’il n’y a aucune chance qu’il ait fait cela délibérément. "

Mais que peut-on tirer comme observations provenant du champ de bataille lui-même ? Quelques détails. Des experts neutres, en particulier une ONG suédoise qui détient une expertise en matière de soins à apporter aux gazés met en doute la pratique des secouristes et autres « Casques blancs ». On ne manipule pas à mains nues des corps ou des blessés touchés par le sarin. Les piqûres administrées aux enfants sont inadéquates.

La seconde observation extérieure nous vient de la personnalité du médecin, de celui qui a été le « lanceur d’alerte » lors de cet évènement, et de celle aussi de son acolyte médiatique. Ici je donne la parole à « Zero Hedge », un organe d’information respecté qui siège à New York, comme on va le voir, le site reprend quelques une des informations données plus haut :
"Les observateurs ont également noté que le 1er avril 2017, un médecin sur le terrain à Khan Sheikhoun, le Dr Shajul Islam, avait reçu plusieurs expéditions de masques à gaz dans les jours précédant l’incident chimique.
Daily Mail a rapporté que le Dr Shajul Islam était à un point recherché par le gouvernement britannique dans le cadre de l’enlèvement de deux journalistes en Syrie, et les services de sécurité ont déclaré qu’Islam et son frère avaient peut-être des liens avec le bourreau de l’ISIS « Jihadi John ».
En outre, les séquences montraient que les casques blancs portant « secours aux victimes » d’une manière qui n’était pas conforme au protocole établi sur la façon de traiter les corps saturés de sarin. Les images semblent montrer que les opérateurs du casque blanc syriens manipulent des victimes de sarin présumées avec leurs mains nues, plutôt qu’avec des gants, ce qui est nécessaire pour empêcher le sauveteur d’être blessé par le produit chimique lui-même. Ils semblent également utiliser des masques anti-poussières simples, qui ne sont pas une protection appropriée en cas d’attaque de sarin. "
Pour faire connaitre « la situation sur le terrain », celle les Casques blancs et d’hommes comme le docteur Shajul Islam ont besoin d’utiliser les médias. Pas de problème. Chassé d’Alep, le bon docteur a sous la main un magicien. Bilal Abdul Kareem (1) pratique la vidéo, la photo et l’écrit. Un rêve pour une rédaction. Cet acteur raté, avant d’être imam à Brooklyn, a quitté les États-Unis après avoir approuvé un attentat islamiste dans un fort des Marines aux États-Unis.
Après avoir connu le monde au Soudan, au Rwanda, en Égypte, il est devenu caméraman pour une chaine de télévision religieuse saoudienne. Puis à a sauté en Syrie, dans le djihad. A Alep, sa mise en scène des fameux Casques blancs, qui viennent d’être récompensés à Hollywood, a fait merveille. CNN l’a même engagé comme pigiste et il a obtenu, en France à Bayeux, un Prix réservé aux correspondants de guerre ! Quand il ne filme pas, Kareem, sur Facebook, donne des conseils aux jeunes de la planète afin qu’ils respectent au mieux la charia. Est-ce faire injure à ce distingué confrère que d’estimer qu’il ferait une recrue de grande qualité pour la CIA...

Reste aujourd’hui, pour les cerveaux qui ne vont pas plus vite que la musique, pour les experts militaires, et ceux en gaz de combat, à livrer un verdict. Si celui-ci est encore possible. S’il tombe, Trump aura déjà vitrifié Damas, fait sombrer la Corée du Nord dans la mer. Dommage que François Hollande ne soit plus à l’Élysée pour applaudir à toutes ces merveilles.
Jacques-Marie BOURGET

(1) https://www.legrandsoir.info/bien-pensance-rsf-et-la-ville-de-bayeux-r...
(*) Lesley Stahl :"Nous avons entendu dire que 500.000 enfants sont morts (en Irak). Ca fait plus qu’à Hiroshima. Et, vous savez, est-ce que cela en valait le prix ?
Secrétaire d’Etat US Madeleine Allbright : "Je pense que c’est un choix difficile. Mais le prix - nous pensons que cela en valait le prix."
Entretien télévisé sur CBS 60 minutes, Mai 1996
 
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9 avril 2017

Butin de guerre : Trump croule sous les louanges des médias et des Démocrates


Dans tous les types de gouvernement, rien ne provoque un ralliement derrière le leader de manière plus rapide, irréfléchie ou efficace qu’une guerre. Donald Trump peut constater à quel point c’est vrai, alors que les mêmes dirigeants de l’establishment et des médias US - qui ont passé des mois à le dénoncer comme mentalement instable, un autoritaire inepte et une menace sans précédent pour la démocratie - sont maintenant en train de l’applaudir après avoir largué des bombes sur des cibles du gouvernement syrien.
Jeudi soir, Trump a ordonné une attaque...

Lire sur le Grand Soir
 

19 décembre 2016

Syrie-Russie : assez de manipulation et d’imposture médiatiques !



La guerre qui ravage la Syrie depuis près de 6 ans est un sinistre exemple de plus de la désinformation organisée et systématique de la part des tenants du pouvoir des pays occidentaux et de leurs médias aux ordres, menant le monde à toujours plus de barbarie. Et cela, dès le début de ce conflit, présenté comme un « soulèvement populaire » alors qu’il fait partie de ces complots qui finissent en guerres, fomentés et orchestrés de l’extérieur par les USA et leurs alliés ... 

Suite sur Arrêt sur info
  

15 novembre 2016

Trumpinator et les barbus


On le sentait très fortement et ça se confirme : le Donald arrêtera le soutien US aux coupeurs de tête modérés en Syrie. C'est ce qu'il a annoncé dans sa première grande interview post-élection :
La Syrie mène une lutte contre l'EI et nous voulons nous débarrasser de l'EI. En ce moment, nous soutenons des insurgés contre la Syrie alors que nous ne savons même pas qui sont ces individus.
Aucune surprise, il le répète depuis des mois, provoquant la crispation du parti de la guerre à Washington...

Suite sur Chroniques du Grand Jeu
 

16 octobre 2016

Conflit Mondial pour un Gazoduc ? Puisque vous n’y comprenez rien, … Lisez !



Mais que veut et que cherche tout ce petit Monde ?, … Irak, Syrie, Libye, Yémen, Turquie, Qatar, Arabie Saoudite, Russie, États-Unis, Ukraine, Europe et, enfin, la France.

Ce qu’on ne vous dit pas dans les journaux sur le rapprochement de la France et de l’Iran


Vous devez comprendre que tout est lié, et savoir quelles sont les raisons et objectifs stratégiques, économiques et géopolitiques qui en sont à l’origine.

Il me paraît nécessaire de les expliquer plus clairement et en toute objectivité.
 
Par Manuel GOMEZ le 5 Octobre 2016


Épisode 1 :

Cela débute en 1971. Dans le golfe persique, une immense poche de gaz est découverte qui couvre 20% des réserves naturelles du monde.

Répartie par moitié entre l’Iran et le Qatar, les premiers l’ont baptisée « South Pars » et les seconds « North Dome ».

Les premiers forages ont débuté en 1988, et dès 1996 sont passés en phase de production et leur capacité a augmenté au fil des années.

Frappé par un blocus économique, l’Iran n’a pas bénéficié immédiatement de cette manne, ce qui, on vient de le lire, ne fut pas le cas pour le Qatar.

D’un autre côté il y a l’Europe, énorme consommatrice de ce même gaz qu’elle ne produit pas et qu’elle doit acheter sur le marché international.

Or, les trois grandes sources de ce gaz nécessaire à l’alimentation de l’Europe sont l’Algérie, la Russie et les productions de la Mer du Nord, exploitées par la Norvège et la Grande-Bretagne. (...)

Suite sur Business Bourse ..

11 octobre 2016

Etasunis Russie, ils sont tous devenus fous !


 

Photos: Le général Mark Alexander Milley, chef d'état-major de l'US Army
et le général de fiction « Buck » Turgidson, du film de Stanley Kubrick

 

NOTE D'ACTUALITÉ N°456

AUTOUR DES CONFLITS SYRIEN ET IRAKIEN

ETATS-UNIS ET RUSSIE, ILS SONT TOUS DEVENUS FOUS !

Plus que jamais, la parole n'est plus aux discours pacifiques, ni en Syrie, ni en Irak ces deux pays formant un seul et même front pour Daech. Les bombardements intenses, les multiples appels aux offensives diverses et variées, les condamnations politiques lancées sur un ton incantatoire se succèdent à un rythme effréné. Personne ne semble vouloir calmer les choses, chaque partie - et elles sont nombreuses - souhaitant en découdre. Comme d'habitude dans les guerres civiles qui n'obéissent à aucune loi et surtout pas à celles de la guerre, ce sont les civils qui souffrent le plus car ils sont pris en étau entre plusieurs camps. Quoiqu'en disent les différents intervenants, ils ne semblent pas vouloir le « bonheur » des peuples syrien et irakien dans leur globalité, mais défendent les intérêts d'une partie d'entre eux, suivant des clivages politico-religieux : alaouites et minorités religieuses contre sunnites, chiites contre sunnites - et inversement -, Turcs contre Kurdes, etc. Enfin, des intérêts qui dépassent largement la situation de régionale sont aussi en jeu : Washington contre Moscou, Riyad contre Téhéran (et Ankara entre les deux), etc. Dans ce grand jeu, l'Europe occupe juste un rôle de figurant même si le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle lui donne un peu de panache.

Le problème réside dans le fait que tous les dérapages sont désormais possibles, pouvant allant jusqu'à une confrontation armée entre les Etats-Unis et la Russie. Le général Mark Alexander Milley (photo de gauche), le chef d'état-major de l'US Army a ainsi déclaré le 4 octobre qu'« un tel conflit est quasiment certain ». Le parallèle avec le personnage de fiction, le général « Buck » Turgidson (photo de droite) dans le film de Stanley Kubrick Docteur Folamour ou « comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe est tentant. (...)
 
 

17 juillet 2016

Le camion blanc


A 3 h 52 du matin, le 15 juillet, le président de la République française publiait via son compte Twitter un message prévisible, mais à tout prendre stupéfiant :
« Nous allons intensifier nos frappes en Syrie et en Irak. Nous continuerons de frapper ceux qui nous menacent. » #Nice (15.07.16 03:52)
Que signifie cette prise de position ?

1) Que l’Elysée, quelques heures à peine après l’attentat, sait déjà tout — ou prétend déjà tout savoir — des mobiles, des soutiens et des réseaux de l’homme qui a commis l’attentat ...

Lire sur Arrêt sur Info
  

8 juin 2016

Les “crimes invisibles” de Bachar el-Assad (et le soutien secret d’al-Qaïda par l’Occident)


Extrait
(...) D’après Dominique Champtiaux, l’ancien numéro 2 de la DGSE, « l’action clandestine est au cœur de l’État régalien qu’elle place paradoxalement dans l’illégalité, induisant donc d’importants risques politiques. Entre diplomatie officielle et intervention militaire ouverte, elle vise des objectifs de sécurité nationale selon des modalités pratiques qui permettent de masquer l’identité réelle du commanditaire, préservant ainsi sa liberté de décision. » [41] Cet homme fait implicitement référence à la notion de raison d’État, [42] qui implique qu’un gouvernement puisse sortir de la légalité et s’affranchir de la morale pour satisfaire des intérêts nationaux. Or, cet objectif fondé sur des impératifs de realpolitik n’est pas systématiquement atteint, bien au contraire. Selon Alain Juillet, un autre ancien cadre de la DGSE, « on a ignoré la réalité [sur la question syrienne]… À l’époque des conflits en Irak et des quatre journalistes otages en Syrie, nous avions de bonnes relations, non officielles avec les services syriens. Ces relations nous ont toujours servi. Brutalement, on coupe les ponts. C’est une absurdité totale. À côté de ça, on va se faire manipuler en aidant des gens, prétendument rebelles, alors qu’en réalité il s’agissait d’équipes d’Al-Qaïda poussées par des pays du Golfe. » [43] Lorsque le grand reporter de Paris Match lui demande si, « [p]our résumer [son argumentaire,] on en arrive à avoir des décisions politiques qui vont contre les intérêts de notre pays », Monsieur Juillet lui répond par l’affirmative. Nous pouvons déduire de ses propos que, pour renverser le gouvernement el-Assad, nos services spéciaux ont été chargés par l’État français de soutenir nos ennemis extrémistes. Non revendiquée du fait de la raison d’État, cette politique ouvertement dénoncée par plusieurs députés français [44] est contraire à nos intérêts supérieurs et à notre sécurité nationale, mais pas aux objectifs énergétiques de nos « alliés » du Golfe et de Turquie, [45] ni à la stratégie américaine de diversification des approvisionnements gaziers de l’Europe en défaveur de la Russie et de l’Iran. [46] Si l’on adhère à cette lecture géostratégique de la guerre en Syrie, ce conflit est avant tout une « guerre des gazoducs » opposant Washington et le Kremlin, [47] ce qui a conduit les États-Unis, la France et leurs alliés à soutenir clandestinement al-Qaïda pour renverser Bachar el-Assad. (...)

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13 mars 2016

Hillary, une menace pour la paix mondiale


L’exceptionnalisme américain nous offre une élection sortie tout droit de l’enfer.

Si la course à la présidentielle américaine se termine avec Hillary Clinton contre Donald Trump, et que mon passeport se retrouve confisqué, et que je suis en quelque sorte forcé de choisir entre les deux, ou que l’on me paie pour le faire (il faudrait que cela soit bien payé) ... je voterai pour Trump..

Ma principale préoccupation est la politique étrangère. La politique étrangère américaine est la plus grande menace pour la paix mondiale, la prospérité et l’environnement. Et quand il s’agit de politique étrangère, Hillary Clinton est un véritable désastre ..

Suite sur le Grand Soir ..
 

 

24 décembre 2015

Merry Chrismas Europe !



 

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