21 avril 2020

Revue de Presse : Lundi 20 Avril - Le Dieu-Google, un incendie et Jupiter !



17 avril 2020

Incendies à Tchernobyl : situation à nouveau préoccupante

Situation le 17 avril
Hier, la situation s’est à nouveau dégradée en Ukraine. Sous l’action conjuguée de la pluie et des équipes de pompiers, les foyers d’incendies avaient été fortement réduits (cf. ci-dessous image 1). Des vents très violents ont ensuite réactivé toute une série d’incendies dans des secteurs forestiers très contaminés par les retombées de Tchernobyl (cf. image 2). Deux foyers ont également été réactivés à proximité de la centrale de Tchernobyl : l’un à moins de 2 km au sud du sarcophage; l'autre à un peu plus de 3 km au sud-ouest. (..)

15 avril 2020

Les flammes seraient à quelques centaines de mètres de la centrale de Tchernobyl


Les incendies qui ont débuté le 4 avril dans la zone très contaminée de Polesskoye, située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la centrale nucléaire de Tchernobyl, sont toujours actifs, mais nous alertions dans un communiqué du 10 avril (pdf) sur le fait que d’autres foyers se sont développés au cours de la semaine, au cœur de la zone des 30 kilomètres...


Ajout le 16-02-20 
Communiqué CRIIRAD du 15 avril 2020 - 12h30
Les images satellites de la NASA mises à jour le 15 avril 2020 à 4 H GMT (voir illustrations) confirment ce que les autorités ukrainiennes avaient annoncé hier, à savoir que les récentes pluies et l’action des pompiers ont conduit à l’arrêt des incendies qui étaient à quelques centaines de mètres de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Comme le montre l’image satellite de la région, la plupart des incendies qui affectaient les territoires contaminés sont résorbés mais quelques foyers limités persistent. La CRIIRAD maintiendra sa surveillance.
 

9 janvier 2017

Nucléaire, appel du MAIN : ENFIN !


Agir contre le nucléaire c’est maintenant

Nous pouvons agir efficacement, nous et des milliers d’autres, contre le nucléaire, cette industrie qui tue au quotidien, par ses centrales, ses installations, et ses rejets, et tue massivement lors de l’accident majeur qui va inéluctablement advenir chez nous, comme il s’est produit aux USA, en Ukraine, au Japon.

Tous ensemble, nous pouvons faire plier le lobby de l’atome.


Pour cela participons massivement et rapidement, car l’action est limitée dans le temps (3 mois à compter de ce jour), et ne manquons pas d’entraîner tout notre entourage, aux « _mainActions _», cette forme inédite de révolte citoyenne, qui ne nous coûtera qu’un timbre poste !


Rendez-vous sur le site MAIN 


  

25 avril 2016

« Tchernobyl, Fukushima : vivre avec », un film révisionniste ?


[Tribune] Le documentaire d'Arte soulève de nombreuses questions, tant sur la forme que sur le fond, estime le sociologue Frédérick Lemarchand, co-directeur du pôle risques au MRSH-CNRS.


Lire en accès libre sur Politis ...
 

28 janvier 2016

Cahors : Accident nucléaires, quelles conséquences? Conférence de Roland Desbordes (CRIIRAD)


Conférence de Roland Desbordes  Accidents nucléaires : Quelles conséquences ?

À Cahors (46)


 Le 29 janvier à 18h30 à la MJC de Cahors (46) 201 rue Clémenceau
Les associations : Attac46, La libraithèque "Droit à la paresse", Ecoles 1/3 mondes 46, Pour une terre vivante, et Sortir Du Nucléaire Lot vous invitent à une conférence de Roland Desbordes ( Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité ) le 29 janvier à 18h30 à la MJC de Cahors 201 rue Clémenceau.

Lors de cette année 2016 nous commémoreront les catastrophes nucléaires de Tchernobyl,il y a 30 ans ; et de Fukushima, il y a 5 ans. Aussi nous aborderons les conséquences de ces catastrophes et celles qui en résulteraient dans le cas d’un futur accident en France.

Participation Libre

Contacts :
MJC Cahors 05 65 22 62 62 ( Fabian Soria ) mjc.cahors@wanadoo.fr

15 janvier 2016

Le coup de la pastille : Préparez-vous à une catastrophe nucléaire !


Et revoilà le coup de la pastille miracle ! Les autorités du pays en complicité avec le lobby nucléaire et l'Autorité de Sûreté Nucléaire lancent une campagne de propagande avec distribution de pastilles d'iode censées protéger la thyroïde de la radioactivité et ce dans un rayon de 10km autour des sites atomiques. Pas un mètre de plus. Ils refont le coup du nuage de Tchernobyl s'arrêtant à la frontière tout en avouant de fait que le pire va arriver en France. Revue de détails des omissions et petits arrangements avec la sinistre réalité...
Attention, qu'on se le dise, il va falloir que chacun et chacune soit bien synchrone avec les énarques préfectoraux, les cabinets ministériels et autres ....

 

10 octobre 2014

Voiture électrique : l'argent public offert aux ménages aisés


Mondial de l'Auto :

Contre le gaspillage de l'argent de votre commune dans
l'installation de bornes pour voitures électriques/nucléaires :
Diffusion par France5 ce dimanche 12 octobre (20h40)
d'un documentaire édifiant sur le sujet (cf présentation : http://bit.ly/1usbYlK )

18 août 2014

Ukraine/ UE le piège américain



Par Daniel MARTIN (son site) | Agoravox | 18 août 2014


Ukraine : L’UE prise dans le piège Américain, la France doit en sortir

 Conformément à leur volonté de domination mondiale, avec ses fidèles larbins de l’Union Européenne, au premier desquels la France, après que les USA aient déstabilisé l’Ukraine et participé au renversement d’un gouvernement, certes controversé par ses pratiques affairistes et clientélistes, mais légalement et légitimement élu, dans un climat de russophobie qui submerge la presse Européenne, ils engagent des sanctions économiques contre l’URSS pour son prétendu soutien aux séparatistes ‘’pro Russes’’ Ukrainiens. Alors que l’armée Ukrainienne fidèle aux ordres du Président milliardaire chocolatier bombarde et tue des populations civiles, dont le nombre ne cesse d'augmenter, dépassant les 2000 morts, dans les fiefs des insurgés que sont Donetsk et Lougansk, villes assiégées par l'armée ukrainienne. 
 

Ni annexion de la Crimée, ni prise en otage par des ‘’rebelles’’ pro- Russes.

Concernant la Russie, il faut avoir à l’esprit qu'elle ne compte que 143 millions d'habitants pour une superficie de 17 098 242 km², trente et une fois celle de la France. Cela signifie que si la densité de population Russe était similaire à celle de la France, vu sa superficie, elle compterait plus de deux milliards d’habitants, ce qui serait terrible et invivable. Parfois de façon autoritaire, car il n’y avait pas d’autres moyens, POUTINE a du mettre un terme l'ère ELSTINE, où tous les vautours de la finance et du monde des affaires s'abattaient sur elle avec sa cohorte de corruption et a commencer ainsi à relever la Russie du fonds de ses abîmes.

Selon la propagande US et UE, avec en France un François HOLLANDE en fidèle perroquet d’OBAMA, flanqué de son émissaire BHL à la télévision Ukrainienne, qui n’hésite pas à appelé la Russie à "respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine", le Droit serait du coté du gouvernement Ukrainien qui s’opposerait à la volonté hégémonique de la Russie de POUTINE, lequel financerait ‘’les rebelles ‘’sur cette partie du territoire pour s’accaparer les richesses de l’Ukraine et accroître ainsi son influence sur l’Europe… D’où les raisons de sanctions conjointes UE - USA.

Mensonges et déni d’histoire !

La Russification de l’Ukraine n’est pas un phénomène nouveaux du à POUTINE. Depuis le Congrès de 1815, la Russie tsariste obtint l'Ukraine au complet en absorbant la Pologne. Contrairement à l'Ukraine occidentale, l'Est et le Sud subirent la russification des tsars. Proclamée en novembre 1917, la République autonome ukrainienne eut à faire face à la République soviétique d'Ukraine soutenue par les bolcheviques. La Russie soviétique créa en 1922 la République socialiste soviétique d'Ukraine. L'Ukraine de l'Ouest et l'Ukraine du Sud-Est furent réunies à nouveau et annexées à l'URSS.

À partir des années 1930, c'est-à-dire sous Staline, la répression commença à s’exercer contre les Ukrainiens et les membres des minorités nationales, notamment à l’égard des Polonais. Dès 1933, des politiques d'épuration furent engagées par les Russes. Toutes les concessions linguistiques et culturelles accordées aux nationalités non russes furent réduites à néant par une politique agressive de russification. Des Ukrainiens, des Polonais et plusieurs membres des autres minorités ethniques furent déportés. En 1938, le russe devint une matière obligatoire dans toutes les écoles ukrainiennes. C'est à cette époque que la soviétisation de l'Ukraine a entraîné un grand nombre d'emprunts au russe, résultat de la politique de russification menée par le Parti communiste de l'URSS.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le régime stalinien déporta près de 400 000 Allemands d’Ukraine en URSS, puis 180 000 Tatars de Crimée, ainsi que des Grecs, des Bulgares et des Arméniens. Rappelons que Moscou avait pour politique de brasser les populations dans toute l'URSS afin de mélanger les peuples et favoriser la formation d'un « peuple soviétique » superposé à celui de chacune des régions. On espérait ainsi susciter une double identité, celle de la communauté soviétique à laquelle pouvait s'ajouter celle du lieu de naissance. La russification, tant linguistique que sociale, se faisait surtout dans les villes de l'Ukraine où le russe était pratiquement obligatoire pour assurer sa promotion sociale. La ville de Kiev illustrait bien cette dominance du russe dans la vie urbaine en Ukraine.

A partir de la seconde guerre mondiale l'Ukraine devint la cible préférée des mouvements de migration décidés par Moscou. Dès que les Soviétiques construisaient une usine en Ukraine, presque toujours dans l'Est et le Sud, ils faisaient venir des Russes. Le nombre de Russes fut multiplié par trois : de 8,2 % en 1920, ils passèrent à 16,9 en 1959 avant d'atteindre 22,1 % en 1989. Progressivement, des mentalités se sont façonnées entre l'Ouest et l'Est, qui n'ont pas évolué au même rythme. Le russe réussit à reléguer l'ukrainien à l'arrière-plan social, surtout à l'est du fleuve Dniepr, avec comme résultat que le russe a fini par s'imposer dans toute l'Ukraine, notamment dans les domaines de la politique, de l'économie, de l'enseignement supérieur, etc. Toute la terminologie ukrainienne fut alors formée sur le modèle russe, avec quelques adaptations phonétiques. Le russe devint le symbole de la réussite sociale, de l'instruction et de l'intégration urbaine. Pour l'Ukrainien, le Russe était « le grand frère », la référence, l'autorité, mais également l'oppresseur à la fois redouté et méprisé (« moskal »). Pour le Russe, l'Ukrainien était le « provincial ». Se développèrent alors des stéréotypes opposant, d'une part, le paysan, le provincial, le non - instruit, le « grand benêt », d'autre part, l'urbain, l'instruit, le débrouillard, le « petit malin », bref, l'Ukrainien par opposition au Russe !

Concernant la Crimée, il n’y a pas eu ‘’annexion’’ par la Russie


Historiquement, la Crimée était dans le giron de la Russie depuis le XVIIIe siècle, et ce jusqu'à la chute de l'Union soviétique. Ce n’est qu’en 1954 Nikita KOUTCHEV, pour fêter le tricentenaire du traité de PEREÏASLAV, dans lequel les cosaques d'Ukraine avaient proclamé leur allégeance à Moscou, place la Crimée sous autorité Ukrainienne. La Crimée se retrouve alors soumise à l'autorité de Kiev, avec laquelle elle a peu d'histoire commune. A quelques mois de la dissolution de l'URSS, en 1990, la péninsule de Crimée a obtenu de redevenir une république soviétique autonome au sein de l'Ukraine devenue indépendante un an plus tard.

Bien que le référendum n’était qu’une simple formalité politico-juridique qui confirmait la décision prise par le parlement de Crimée, dès lors que la population est à près de 60% Russophone et réclamait l’adhésion à Moscou, le résultat, tant au niveau de la participation, que du score obtenu pour la réintégration à la Russie est sans appel.

Mais alors pourquoi la ‘’communauté internationale’’ au premier rang de laquelle la France s’oppose-t-elle à ce retour de la Crimée dans le giron Russe en prétendant qu’il s’agit d’une annexion, alors que cette péninsule est une charge énorme pour l’Ukraine, en particulier sur le plan écologique ? Pace qu’il s’agit de s’opposer à la position de la Russie dans cette région frontalière de l’Europe sur le plan Militaire, Géostratégique, Energétique Pour les hydrocarbures et peu importe la situation économique catastrophique de la Crimée pour la Russie, elle est surtout un symbole géopolitique et géostratégique.

Croire que les problèmes et solutions ne seraient que sur une ligne d’affrontement droite-gauche, Est-Ouest alors qu’écologiquement parlant, tout ce qui se trouve sur cette grille de lecture ne peut apporter de réponse aux questions posées par le Club de Rome depuis 1972, ces façons d'analyser sont obsolètes.
L'Ukraine aujourd’hui se trouve dans une situation qui ne peut être un écosystème viable pour les populations résidentes. C'est en développant à partir de ce point de vue que des solutions pourront émerger. Ne pas intégrer les problématiques écologistes, notamment géo-énergétiques et Géo-démographiques nous emportera dans le néant des fausses solutions.

UNE SITUATION ECOLOGIQUE CATASTROPHIQUE en Ukraine

Quinze réacteurs nucléaires fonctionnent encore en Ukraine. Près de la moitié (46,6 %) de l’électricité produite dans le pays provient de ces réacteurs. C’est l’électricité la plus “atomique” du monde, après celle de la France (nucléaire à 77,1 %) et juste avant celle de la Suède, dont 42,6 % de l’électricité est nucléaire. A Tchernobyl en 2011 à la veille du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, l’Ukraine a annoncé un vaste programme de mise en valeur des terres contaminées par la radioactivité et on envisage sérieusement de cultiver les terres contaminées : un crime écologique plutôt qu’une riche idée ? (http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/22/cultiver-les-terres-contaminees-un-crime-ecologique-ou-une-riche-idee)

Un rapport, présenté à l'occasion du forum de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) dédié à la sécurité environnementale, fait état d'une situation écologique critique en Ukraine, Belarus et Moldavie. Selon ce rapport, en Ukraine, environ 2,5 millions de tonnes d'armes, munitions et déchets militaires légués par l'époque soviétique sont sommairement stockés, dont quatre sites d'enfouissement de résidus radioactifs. Les experts estiment qu'entre 5 et 10% des dépôts et décharges du domaine militaire ukrainien exigeraient « des réparations majeures ».

Les experts ont répertorié 20.000 tonnes de pesticides périmés en Ukraine, dont 11.000 tonnes d'hexachlorobenzene (HCB) et 2.000 tonnes de DDT. La plupart des 6.000 sites de stockage ukrainien sont jugés par les experts inadaptés et mal surveillés

La qualité de l'eau est d'ailleurs globalement problématique, remarque le rapport. En Ukraine, environ 39% des eaux usées sont polluées par les industries lourdes et environ un quart n’est pas traité du tout.

Stockage et élimination des déchets une situation désastreuse

Le volume total du stockage annuel des déchets ménagers en Ukraine est proportionnellement de 3 à 3,5 fois plus important que pour les pays de l’Europe de l’Ouest.

L’Ukraine a déjà stocké près du 5 milliards de m 3 de déchets ménagers qui se sont trouvés dans 750 décharges dont la plupart sont remplies à 60 / 90 %, d’autres décharges sont surchargées et devraient être fermées. La charge annuelle des déchets ménagers en Ukraine est proportionnellement de 3 à 3,5 fois plus important que pour les pays de l’Europe de l’Ouest.

Selon les données des écologues, actuellement la région de Donetsk a déjà stocké 4 milliards de tonnes des déchets industriels qui occupent presque 2% du territoire de la région. A part cela, le stockage des déchets ménagers consiste en 400 millions de m 3. Il existe environ 80 décharges d’une superficie de 230 hectares et la plupart d’entre elles sont presque surchargées.

Certaines décharges ne répondent pas du tout aux normes sanitaires pour causes de l’inaction du gouvernement ou de leur illégalité et la plupart d’entre elles se trouvent près d’habitations et nuisent à la santé des gens qui s’y retrouvent et constituent aussi une menace énorme pour l’écologie.

En Ukraine, les habitants des villes et les services communaux n’effectuent guère le tri préalable des déchets ménagers. Le processus du tri mécanique de ces déchets est compliqué, et donc peu répandu. Les processus de recyclage actuels sont restés les mêmes qu’il y a plus de dix ans : On a transporté des déchets avec des conteneurs directement dans les décharges pour leur stockage et leur élimination ultérieure. Résultat les déchets s’accumulent dans ces décharges au lieu d’être renouvelés.

A Donetsk aujourd’hui sous les bombes, une des solutions parmi d’autres était la construction d’une usine d’incinération. La construction d’une usine d’incinération coûte entre 140 et 150 millions euros. Le prix du service d’incinération des déchets est de 100 euros par mètre cube. De cette façon on peut tirer la conclusion que la construction d’une usine d’incinération n’est pas une solution optimale pour débarrasser la ville des déchets ménagers ! Un plan drastique sélectif de tri des déchets, mais aussi de leur réduction, associés à un maillage d’usine de Méthanisation peut être une réponse plus adéquate.

Situation désastreuse de la gestion de l’eau

En Ukraine l'état écologique des réservoirs d'eau s'empire sur le plan aussi bien chimique que microbiologique.

L'approvisionnement en eau potable y est assuré à 80 % par des eaux de surface. Cependant la plupart des fleuves et rivières ukrainiens peuvent être qualifiés de pollués ou de très pollués du point de vue hygiénique, annonce le service de presse du ministère ukrainien du Développement régional, de la construction et du service communal.

La situation se dégrade en dépit d'une récession économique de ces dernières années et, par conséquent, de la diminution des rejets des eaux d'égout. Le fleuve Dniepr n’est plus aujourd’hui une source naturelle d’eau douce propre : « Chaque année, l’industrie, le secteur agricole et les municipalités déversent dans le Dniepr des quantités énormes d’eaux usées contaminées. Chaque année, 5,5 millions de mètres cubes d’eaux usées sont rejetées dans les cours d’eau de l’Ukraine – dont 4,2 millions de mètres cubes d’eaux usées contaminées, 2,8 millions de mètres cubes étant des effluents bruts.

Quelques 33 millions de personnes vivant dans 50 villes réparties en Ukraine, en Russie et en Biélorussie – républiques avoisinantes – sont tributaires des eaux du bassin fluvial du Dniepr. Mais ces eaux sont également utilisées par les secteurs industriel et agricole, et par les installations hydroélectriques et nucléaires. Et ce n’est qu’en quelques rares endroits seulement que le fleuve présente encore une image bucolique.

La question démographique est à terme un facteur aggravant la crise écologique Ukrainienne

De superficies à peu près égales, la France (552 000 km 2) et l’Ukraine (604 000 km 2) avaient aussi à peu près la même population à la veille de la Seconde Guerre mondiale, respectivement 41,5 et 41,3 millions d’habitants en 1939. Ces deux pays, quoique de régimes politiques très différents, avaient également à l’époque des économies assez comparables reposant encore largement sur l’agriculture. Aujourd’hui, la population de la France dépasse de plus de 20 % celle de l’Ukraine (65 millions contre 52 millions).

Bien que le taux de fécondité soit en nette progression 1, 53 il reste inférieur à celui de la France qui est à 2,03. Vu la situation écologique, si à terme la population croît aussi rapidement que ces dernières années et qu’elle atteigne le niveau de la France la population Ukrainienne peut s’attendre au pire. La France également !...

Plutôt que de vouloir imposer l’entrée de l’Ukraine dans l’UE et sanctionner la Russie, il faudrait plutôt aider les Ukrainiens à améliorer leur situation écologique.

Plutôt que de vouloir faire entrer l’Ukraine dans une UE, passablement désunie et en crise permanente, ainsi que prononcer des sanctions UE et US contre la Russie, si nous voulons éviter que le boomerang nous revienne en pleine figure, les Occidentaux doivent plutôt rechercher, en liaison avec Moscou, des solutions pour aider les Ukrainiens à sortir de cette situation écologique qui est l’une des plus catastrophique en Europe.

Le problème, c’est que l’UE s’est volontairement prise dans le piège Américain
Les orientations de l’actuel président, mis en place par la grâce des occidentaux et soutenu par eux dans sa croisade guerrière meurtrière contre une partie de sa population aggrave tous les jours de plus en plus la situation de l'Ukraine, dont le peuple est, en plus du conflit, victime d’une gravissime crise écologique et de la bêtise criminelle des Européens qui tombent volontairement dans le piège des Américains, dont la volonté est de maintenir un mode de vie qui, selon eux, ne se négocie pas. Il apparaît donc indiscutable que l’objectif des USA est de faire disparaître tout ce qui constitue une menace contre ses approvisionnements, mais aussi s'approprier toutes les richesses qui restent, tout en liquidant le surplus de consommateurs susceptibles de réclamer leur part de gâteau.

Il est évident que le temps joue contre les USA qui devront affronter rapidement la concurrence Chinoise, il faut donc mettre hors circuit l'Europe et la Russie qui représentent une menace, notamment comme consommateurs des richesses énergétiques. Les USA avec OBAMA dans leur volonté de domination Mondiale, pour affaiblir ses concurrents potentiels sur le plan économique que sont les Européens, ont comme objectif l’organisation d’un chaos durable aux frontières Russes en entraînant les supplétifs européens de l'OTAN dans un affrontement contre "l'ogre " Russe. Sauf que nous ne sommes plus en 1914, en cas de conflit, l'option nucléaire ne peut être écartée et tant la disproportion des forces entre la Russie et les 28 de l’UE est importante, la possibilité d'un embrassement nucléaire est à prendre en considération. On peut imaginer les effets de l’usage des bombes dites à uranium appauvri sur un pays comme la France…Les USA étant de très loin les moins exposés…

Par ailleurs, à part de servir les objectifs Américains, on peut s’interroger sur ce que va faire l’Europe avec une Ukraine dont l'économie et surtout son industrie est intriquée et dépendante de celle de la Russie…Kiev n’est pas loin de Tchernobyl, la production électrique dépend largement des réacteurs nucléaires Russes, quant au gaz il est raisonnable de penser que POUTINE coupera légitimement le robinet. Mais cela ne peut que satisfaire une fois encore OBAMA, persuadé qu’il leur compensera par ses exportations de gaz de schiste, comme il va le faire pour la France, via ERDF.

Nous devons nous sortir immédiatement du piège Américain en Ukraine, exiger le retrait immédiat des sanctions Russes par la France et imposer une conclusion politique objective à ce conflit interne qui ne passe pas forcément par une entrée de l’Ukraine dans l’UE.
  

20 avril 2014

Tous à Figeac pour l'arrêt immédiat du nucléaire !


TCHERNOBYL 28 ANS DE TROP

Rassemblement le samedi 26 Avril,
à 10h devant la Sous Préfecture de Figeac ,
à l’appel des associations : Pour une Terre Vivante, SDN Lot, VITES, Bien Profond
et à l’appel de citoyens du Lot.

Le nucléaire n’est pas un jouet ; les conséquences nous concernent journellement.
ARRETONS DE TOURNER EN ROND
ARRET IMMEDIAT DU NUCLEAIRE !

Covoiturage à partir de Cahors: RDV 08h30 parking St Georges

11 mars 2014

Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ?

 
Carte du risque nucléaire en france http://www.agoravox.fr/IMG/jpg/cart...



Par Olivier Cabanel (son site) | Agoravox | vendredi 7 mars 2014

Convaincus que les dangers de l’activité nucléaire ne concernent pas que l’Ukraine et son Tchernobyl, ou le Japon et son Fukushima, il est temps de découvrir qu’ils nous concernent particulièrement en France, vu la densité de réacteurs nucléaires présents sur notre sol.
 
En effet, sans pour autant tomber dans la paranoïa, considérant qu’en France, vu les 58 réacteurs nucléaires, la multiplication des « incidents », et les zones qui seraient perdues pour longtemps en se limitant à 50 km autour d’un site nucléaire, nous sommes très nombreux à être menacés en cas d’un accident majeur qui se produirait dans notre pays.
Contrairement à une idée reçue, la France n’échappe pas à la règle, et les accidents, la plupart du temps qualifiés d’incidents, se multiplient.
Octobre 1969 et mars 1980, deux dates pour lesquelles nous avons, dans notre pays, échappé au pire, puisqu’à St Laurent des Eaux, dans les 2 cas, les combustibles ont fusionné dans un des réacteurs de la centrale nucléaire. lien
En 1998, un des réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux n’a plus été refroidi, et en décembre 1999, le réacteur de la centrale du Blayais a du être arrêté d’urgence, tous les systèmes de sécurité ayant été inondés, menaçant toute la région au point qu’à l’époque, Alain Jupé avait envisagé l’évacuation de Bordeaux. lien
Puis en 2003, c’est celle de Golfech qui a du être arrêté : à chaque fois, nous sommes passés à 2 doigts de la catastrophe, tous ces évènements ayant été classé de niveau 4. lien
Sur ce lien, on ne peut que constater l’accumulation des « incidents », formule consacrée pour éviter de traumatiser les populations.
Afin de permettre de constater la proximité des uns et des autres des différents sites nucléaires, un site propose une carte, pour laquelle il suffit de cliquer sur la centrale nucléaire la plus proche pour découvrir si vous êtes, ou non, dans la zone d’exclusion. lien
Ajoutons que la pollution nucléaire ne se déplace pas d’une façon régulière, et peut épargner les zones relativement proches d’une centrale accidentée, et suivant le déplacement des vents, de la pluie, aller bien au-delà des 50 km, comme on peut le constater sur cette carte de l’Ukraine.
Dans le cas de Fukushima, on voit très bien que les vents sont allés au-delà de Litate, très éloigné pourtant de la centrale, alors que la ville de Naraha, à moins de 20 km de la centrale dévastée a été relativement épargnée. lien
Un autre point est inquiétant car aujourd’hui encore, les plans d’urgence mis en place ne concernent en France que les personnes habitant dans un rayon de 10 km autour des centrales, et l’évacuation éventuelle de grandes villes comme Lyon ou Bordeaux n’est pas prévue alors que ces villes sont aux premières loges en cas d’accident majeur. lien
On pourrait aussi s’interroger sur l’absence de plan de distribution de pastilles d’iodes, lesquelles permettraient pourtant de sauver de nombreuses vies en empêchant la pollution radioactive de se fixer sur la tyroïde.
En juin 2013, la ville de Brest s’est décidée à distribuer des milliers de pilules d’iode aux Brestois qui vivent dans le périmètre de 500 mètres autour de la base de sous-marins nucléaires, (lien) d’autant que de nombreuses failles de sécurité ont été signalées. lien
Ajoutons que l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et les pouvoirs publics organisent de temps à autre des campagnes de distribution de comprimés d’iode, mais en limitant la zone à moins de 10 km autour des sites, et sous la forme de bons distribués en mairie, écoles, hôtels, et entreprises, lesquels doivent approvisionner les personnes menacées.
Si l’intention est louable, le résultat l’est moins, car, lors de la dernière campagne de distribution, en 2009, seuls 22,5% des intéressés se sont déplacés dans les pharmacies pour recevoir leurs pilules, chiffre montant à 51,9% pour les particuliers. lien
On pourrait s’interroger sur la contradiction de limiter à moins de 10 km l’approvisionnement en pilules d’iode, alors que le plan national en cas d’accident nucléaire majeur prévoit d’évacuer les populations dans un rayon de 20 km autour du site accidenté (lien) d’autant que dans le « plan national accident nucléaire et radiologique majeur », c’est le chiffre de 10 km qui est avancé… on essaye de comprendre. lien
Nos voisins Helvètes, plus prudents, ont élargi récemment la zone à risque à 50 km autour des sites nucléaires, et au lieu d’attendre que les intéressés viennent, comme en France, chercher leurs pastilles, les autorités suisses les envoient directement aux domiciles des habitants. lien
Ajoutons que ces pilules ont une période de validation limitée (entre 5 et 7 ans), qu’elles ne sont pas en vente libre, et qu’il faudrait être prévenu le plus vite possible après l’accident, faute de quoi, leur efficacité serait nulle.
Certaines recommandations pourraient faire sourire, telles celles du site « doctissimo » qui conseille, en cas d’accident nucléaire, « de s’abriter dans un local clos, de ne pas rester dans son véhicule, de se confiner en fermant portes et fenêtres, de boucher toute ouverture d’aération, et de ne pas téléphoner  ». lien
On peut légitimement s’interroger sur cette dernière recommandation…
Mais revenons au « plan national accident nucléaire et radiologique majeur », et plongeons nous dans sa lecture, afin de découvrir le large flou artistique qui l’enveloppe.
On peut y lire que « le plan n’est pas un cadre rigide  »… « Qu’il comporte des questions que le décideur devra se poser pour bien appréhender l’évènement »…mais rassurons nous, il est prévu qu’à « la mi-2014, il sera décliné au niveau des zones de défense et de sécurité, et que fin 2014, au niveau des départements afin de garantir une réponse plus réactive en différents points du territoire… ». lien
Nous voilà rassurés, espérant que rien de grave ne se produira d’ici là.
Il est donc conseillé de toucher du bois, de croiser les doigts, ou, comme le proposent les militants du réseau « sortir du nucléaire », d’alerter les populations sur les risques encourus réellement.
En effet, pendant 50 jours, pour commémorer à la fois les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, plusieurs actions sont envisagées aux 4 coins du pays.
Ça commence le 8 mars prochain, puisque, en Rhône-Alpes, des citoyens responsables vont occuper des ronds points, avec banderoles et affiches, avec sur chaque ronds points le même message, et quelques centaines de mètres avant le rond point le message : « Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ? ». lien
Le détail des 50 jours d’actions du 8 mars au 26 avril dans toute la France est sur ce lien.
On découvre beaucoup d’actions d’occupation de ronds-points, mais aussi des marches, des rassemblements, manifestations, projection de films, débats, expositions, conférences, déambulations, pique-niques et autres festivals. lien
Et puis les nouvelles ne sont pas bonnes pour Areva, qui est en train d’abandonner le chantier EPR d’Olkiluoto.
Ce chantier commencé en 2005 devait être bouclé en 2010…aujourd’hui, il est question d’envisager qu’il soit terminé en 2018, voire en 2020, et ce renoncement de l’entreprise nucléaire consacre en quelque sorte le désastre de l’industrie nucléaire française. lien
Sur la question du prix, c’est la bérézina aussi, puisqu’à l’image de l’autre EPR, celui de Flamanville, les prévisions de départ ont explosé, passant de 3,3 milliards initialement prévus, à 10 milliards aujourd’hui. lien
Quant à la « rénovation » des vieux réacteurs nucléaires français, on est passé des 55 milliards envisagés à 300 milliards, d’après un document interne d’EDF. lien
Sachant qu’aujourd’hui, seulement 18 millions de ménages payent l’impôt sur le revenu, (lien) en partageant ces 300 milliards avec tous les contribuables, cela signifie que chaque foyer fiscal français payera pour le rafistolage des vieux réacteurs la modique somme de 16 600 euros, ce qui par ces temps de crise n’est pas une très bonne nouvelle.
D’autant plus dommage que ces 300 milliards seraient bien plus efficace à lancer enfin le chantier de la rénovation de l’isolation thermique des habitations française, et serait créateur de centaines de milliers d’emplois. lien
La fameuse « transition énergétique » promise par celui qui n’était alors que candidat n’est toujours pas en route, au point que des groupes de citoyens ont pris le taureau par les cornes, en le mettant à l’ordre du jour, sans attendre des lendemains qui chantent. lien
En attendant, pour le solaire et l’éolien, la transition énergétique, « c’est pas maintenant » : alors qu’en 2013, le photovoltaïque à chuté de 45% par rapport à 2012, l’éolien n’est pas mieux loti, avec seulement 535 MW installés, contre 815 en 2012. lien
Au Japon, Fukushima continue depuis 3 ans à cracher sa radioactivité, et le gouvernement vient d’inviter les villageois à retourner dans leurs maisons, alors que la radioactivité de 20 mSv/an y est 4 fois supérieure à celle autorisée pour les travailleurs du nucléaire. lien
Comment qualifier cette décision ?
Comme dit mon vieil ami africain : « le fou est l’échelle du sage  ».
L’image illustrant l’article vient de « cartesfrance.fr »
Merci aux internautes pour leur aide précieuse.
Olivier Cabanel
Articles anciens
Energie, la facture sera salée
Tchernobyl sur seine
Une pétition à signer concernant le fort de Vaujours
Sites à visiter
L’observatoire du nucléaire
Greenpeace
Site d’ACRO (infos au jour le jour)
Fukushima-blog
 
Source:  http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/tchernobyl-fukushima-a-qui-le-tour-148981
 

24 avril 2013

Chaîne humaine à Golfech 29 avril


Du jeudi 26 au dimanche 29 avril 2012 : Tchernobyl, Fukushima : plus jamais ça !
Participez aux journées d’actions internationales pour la sortie du nucléaire.
Formons des chaînes humaines locales pour sortir du nucléaire.

lire la suite ...



4 mai 2012

72 associations japonaises lancent l'alerte

ACRO - mercredi 2 mai 2012

• 72 associations japonaises ont lancé un appel au gouvernement japonais et à l'ONU pour qu'il y ait une prise en compte internationale du danger que représente la piscine du réacteur n°4. Si un nouveau séisme endommageait cette piscine, la plus chargée du site, et que l'eau s'échappe, le refroidissement ne serait plus assuré. S'en suivrait une fusion d'une quantité phénoménale de matières radioactives non protégées par une enceinte de confinement et donc une pollution encore plus massive que Tchernobyl et Fukushima.


 http://www.acro.eu.org 
 
 Via Etienne Servant

28 avril 2012

Le nucléaire, une guerre contre l'humanité

Par les invités de Médiapart | 26 avril 2012

«N'attendons pas qu'une catastrophe arrive sur notre territoire, n'attendons pas d'être nous-mêmes des réfugiés du nucléaire pour enfin mesurer toute la dangerosité de cette technologie mortifère.» Par Michèle Rivasi, députée européenne EELV.




Voilà une discussion de comptoir que certains ont pu entendre:

- Tiens, à la fin du mois c'est l'anniversaire de Tchernobyl: 26 ans déjà.
- Ah bon? Je croyais que c'était celui de Fukushima...
- Je ne sais plus...c'est vrai qu'on s'y perd dans les dates!

Si nous continuons notre fuite en avant nucléaire, nous aurons bientôt une catastrophe nucléaire à célébrer chaque mois de l'année. Les bougies de l'ironie seront-elles assez nombreuses pour le gâteau de l'infamie?

Vingt-six ans après la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, les conséquences sanitaires se font toujours ressentir sur place et la sécurisation du site n'est nullement achevée.

En effet, le premier sarcophage, construit dans l'urgence, n'est pas étanche à l'humidité: on estime à 100 m2 la surface des interstices ouverts dans sa structure de béton et d'acier. Ce sarcophage a par ailleurs montré des signes de fragilité, laissant planer un doute mortel sur les quatre tonnes de poussières radioactives encore présente sur le site.

C'est pourquoi l'an dernier, la conférence des donateurs pour Tchernobyl s'est engagée sur un financement à hauteur de 550 millions d'euros pour construire une nouvelle enceinte de protection... alors que le programme complet des travaux est évalué à 1 540 millions d'euros, dont 990 millions d'euros pour le seul sarcophage. Des chiffres astronomiques qui n'ont pourtant toujours pas permis la récupération du cœur radioactif, sa prise en charge et son conditionnement posant encore des problèmes techniques et de financement.

Alors que des millions sont engloutis dans une sécurisation qui ne durera qu'un siècle selon les experts en charge du projet, les populations ne touchent pas un kopek et sont laissées dans le plus grand dénuement. Entre six et sept millions de personnes vivent encore dans les 150 000 km2 de territoires contaminés au césium en Ukraine, en Biélorussie et en Russie.

Rien qu'en Ukraine 2,4 millions d’Ukrainiens (dont 428 000 enfants) souffrent de problèmes de santé liés à la catastrophe, selon les chiffres du ministère ukrainien de la santé. Les liquidateurs victimes de l’irradiation lors de l’accident sont éparpillés aux quatre coins de l'ex-URSS, ce qui empêche tout suivi épidémiologique. Pire, aujourd'hui, les enfants nés après la catastrophe sont victimes de la contamination par l’ingestion d’aliments cultivés en territoires contaminés. Le Japon est en passe de faire les frais d'un tel scénario, même si la traçabilité des victimes devrait être plus facile et donc leur prise en charge améliorée...

Ce qui se passe à Tchernobyl et au Japon nous concerne tous. Si l'URSS n'avait pas sacrifié la vie des centaines de milliers de liquidateurs, une grande partie de l'Europe aurait pu devenir inhabitable. Aujourd'hui, le Japon doit rester une source de préoccupation puisque la catastrophe est loin d'être circonscrite et ravive les craintes à chaque nouveau séisme.

Des milliers de barres de combustible irradié sont encore présentes au sein des différents réacteurs et piscines de refroidissement de la centrale de Fukushima. En cas de tsunami ou de tremblement de terre, les enceintes de confinement endommagées risquent de céder et de libérer des quantités de radionucléides bien plus importantes que la catastrophe initiale ne l'a déjà fait.

Ce serait un véritable cataclysme écologique et humain car une partie de ces barres contiennent du MOX (dans le réacteur 3 assurément), un mélange d'uranium appauvri et de plutonium retraité dont l'inhalation de quelques milligrammes suffit à provoquer un décès. Rappelons au passage que le plutonium est le fruit mortifère de la création humaine, puisqu'il n'existait pas à la surface du globe avant les premiers essais nucléaires et leurs retombées radioactives. Aussi, n'oublions pas que le MOX est la fierté mondiale du groupe français Areva –seule entreprise à produire ce type de combustible– qui nous vaut le doux sobriquet de shi no shônin (marchands de mort) au Japon.

Selon les estimations, environ 1 500 barres de combustible se trouveraient dans le réacteur 4 (le plus affaibli des bâtiments) et environ 10 000 sur l'ensemble du site de Fukushima Daiichi. Si le réacteur 4 s'effondre, la radioactivité ambiante sera telle que plus aucune intervention ne sera possible sur le site et nous n'aurons plus qu'à croiser les doigts pour éviter une catastrophe dont l'étendue est inimaginable. Vous pouvez d'ailleurs croiser les doigts une petite dizaine d'années, puisque c'est le temps jugé nécessaire par Tepco pour retirer le combustible usé des piscines de désactivation. Ce retrait ne commencera pas avant deux ans, du fait d'une radioactivité encore trop importante. L'extraction du combustible fondu dans les réacteurs 1 à 3 commencera d'ici dix ans et durera au moins deux décennies. Je vois difficilement comment l'on peut relativiser de tels risques quand on connaît l'activité sismique aussi intense que régulière du Japon.

Face à la difficile réalité que nous imposent ces faits –et avant de lancer aveuglément une nouvelle génération de centrales ou de rallonger la durée de vie de nos centrales existantes– il est temps de réfléchir à l'avenir énergétique de notre pays comme à celui de l'ensemble du globe. N'attendons pas qu'une catastrophe arrive sur notre territoire, n'attendons pas d'être nous-mêmes des réfugiés du nucléaire pour enfin mesurer toute la dangerosité de cette technologie mortifère.

La demi-vie de notre crainte humaine ne doit plus laisser place à la demi-vie de notre résignation technologique. La renaissance du nucléaire semblait enfin avorter, soyons sûr qu'il ne ressurgisse jamais: plutôt que vivre à moitié l'illusion nucléaire, vivons pleinement la transition énergétique!

26 avril 2012

Happy birthday Chernobyl !

"Tchernobyl. Tomsk. Mayak. Autant de catastrophes nucléaires en URSS. Robert Knoth et Antoinette Dejong en ont fait un livre et un expo qu'Antoine visite justement un 26 avril..."

Antoine Citoyen: UN 26 AVRIL 

(SPECIAL ANNIVERSAIRE CHERNOBYL)


Un film réalisé par Alain de Halleux - voir son site


7 mars 2012

11 mars : Journée mondiale d'action Fukushima 2012


Pour qu'à jamais cette industrie ruineuse et mortifère soit éradiquée de la surface du globe et en solidarité avec les innombrables victimes de Fukushima, de Tchernobyl et d'ailleurs,


Pour que cesse la production et l'accumulation de déchets hautement à risque, dont la durée de vie dépasse tout entendement et jusqu'à présent entreposés à ciel ouvert dans l'attente d'une hypothétique solution de stockage ou de retraitement,

Rejoignons partout les chaînes humaines et les rassemblements prévus samedi et dimanche.


En France:


- Chaîne Humaine de Lyon à Avignon (Lyon - Vienne - Roussillon - Saint Vallier - Tain l’Hermitage - Valence - Livron - Montélimar - Bollène - Orange - Avignon); Heure: 13:30; Contact: contact@chainehumaine.org ; Téléphone: 0777 202 771 ; http://chainehumaine.org/ ; Secrétariat national, 9 rue Dumenge, 69317, LYON, cedex 04, FRANCE, Téléphone: 04 78 28 29 22, Fax: 04 72 07 70 04, contact@sortirdunucleaire.fr ; opale.crivello@sortirdunucleaire.fr ; laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr ;

- Chaîne humaine sur les quais de Bordeaux; Commence à la Maison écocitoyenne (près du pont de pierre), Porte de la Bourgogne; Heure: 14:30; Apportez pique-nique pour la nourriture du collectif; Contact: http://www.facebook.com/TchernoBlaye?sk=wall ; https://www.facebook.com/events/138595972916992/ ; http://gironde.demosphere.eu/node/1471 ; http://cerclelibertairejb33.free.fr/?p=2375 ; http://tchernoblaye.free.fr/ ; http://www.facebook.com/TchernoBlaye ; gironde.demosphere@mailoo.org ;

- Chaîne humaine de Vallée du Rhône, en Finistère, Bretagne; Heure: 14h; Contact: nukleelermaez2012@gmail.com ; http://bretagne.eelv.fr/agenda-eelv/#chaine-humaine-au-faou-29-contre-le-nucleaire ; http://bretagne.eelv.fr/tag/nukleel-er-maez/ ;

- A Paris le 11 mars à 15h sur la Place de l'Hôtel de ville. Brisons l'omerta sur Fukushima. Les anti-nucléaires font du bruit. Apporter fûts, casseroles, tambours, etc.
Contact: Rézo Zéro nucléaire Arrêt immédiat; herve.courtois@yahoo.com ; jeanlucvialard@gmail.com ; 06 09 71 64 03; 07-86-51-73-45; https://www.facebook.com/events/194832890617466/ ;

- Normandie: Débat "Fukushima, un an plus tard", entrée libre; Flamanville, Le Rafiot, organisé par CRILAN, avec le soutien de COORDINATION ANTINUCLÉAIRE BASSE NORMANDIE, avec la participation de Haruko Sakaguchi (témoin du Japon), Pierre Barbey (acro) - www.acro.eu.org , e Didier Anger (CRILAN) - 50340-Piles; Horário: 15:00; Contato: Andre Jacques, 06 08 84 22 22; http://leblogdejeudi.wordpress.com/ ; acro@acro.eu.org ; paulette.anger@wanadoo.fr ; 02 33 52 45 59; 02 33 52 53 26; 06 80 23 39 45; 02 33 87 66 66; 02.31.94.35.34;

- CHAMPAGNE / Chalons-en-Champagne (Marne) "FUKUSHIMA 1 an, et la France ne sort toujours pas du nucleaire!"; Samedi 10 Mars, Place de la Mairie; Manifestation-Ironie "Vive le nucléaire". A détourner avec humour: déguisements, nez rouges, pancartes, masques… le nucléaire est propre, sûr…; Heure: 11:00; Contact: cedra.org@orange.fr ; https://www.facebook.com/groups/149715985046348/ ; http://www.burestop.eu ; http://www.stopbure.com/ ; http://www.villesurterre.com/ ; (33) 03 25 04 91 41 / (33) 06 66 959 777; elisa-belle@orange.fr ;

- Journée "Non au nucléaire civil et militaire"; Lieu: sur les quais, Le Faou; Débats, ateliers, happenings; Heure: 11:00-17/00; Contact: bucher.christian@free.fr ; Téléphone: 0618851316; http://groupes.sortirdunucleaire.org/Journee-Non-au-nucleaire-civil-et?date=2012-03 ;

- Manifestation pacifique, le samedi 10 Mars Fessenheim: Manifestation pour la fermeture immédiate de la centrale nucléaire de Fessenheim, face à la maison de l'énergie;
Heure: 14:00; Contact: www.stop-fessenheim.org ; csfr68@gmail.com ; http://groupes.sortirdunucleaire.org/Marche-de-protestation?date=2012-03 ;

Chaîne humaine Nord-Pas de Calais, samedi, Mars 10, la place principale de Lille; Heure: 15:00 - 17/00; Contact:
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Chaine-humaine-locale,3586?date=2012-03 ;

- Corrente humana de Angouleme, sábado 10 de março; Local: rdv à l’Hôtel de ville d’Angoulême; Horário: 15:00 - 17:00; Contato: Collectif sortir du nucléaire,
colsn16@laposte.net ; http://groupes.sortirdunucleaire.org/Chaine-humaine-locale,3637?date=2012-03 ;

- Chaîne humaine à Conflans-Andrésy (Yvelines), Rendez-vous sur le pont de l’Oise entre Conflans et Andrésy; Heure: 11:00 - 14:00; Contato: Confluence pour sortir du nucléaire, confluenceantinuclea@free.fr ; Téléphone: 0671641184; http://groupes.sortirdunucleaire.org/Chaine-humaine-locale,3625?date=2012-03 ;

- Action nationale - 5 minutes contre le nucléaire: éteindre vos lampes et appareils consommant de l’électricité; Heure: 19:55 - 20:00; Contact:
http://www.cinqminutescontrelenucleaire.fr ; http://groupes.sortirdunucleaire.org/Action-nationale-5-minutes-contre?date=2012-03 ;

- Solidarité Fukushima Paris : Rassemblement le samedi,10 mars, 2012, à Paris; Heure: 15:00; Contact: http://erreurhumaine.wordpress.com ; solidaritefukushimaparis@yahoo.fr ;

- Chaîne humaine à Nantes, Place du Commerce, le samedi Mars 10, Heure: 14:00; Contact: coordarn@laposte.net ; www.sortirdunucleaire.org ;

- Rassemblement à Avignon, Vaucluse, Parking des Italiens; Heure: 15:00; Contact: collectifantinucleaire84@hotmail.fr ;

- Manifestation à Metz; 10 de mars; à la colonne de Merten suivi d'un défilé et actions de sensibilisation dans les rues de Metz clôturé par un village associatif place des
Charrons; Heure: 15:00; Contact: André Burger, sdn57@alternametz.org ; http://sdn57.alternametz.org ;

- Manifestation à Cahors; Place du Marché; Heure: 10:30; Contact: Jean-Luc Vialard (Secrétaire du RZN), jeanlucvialard@gmail.com ; 0951143819, 0609716403, http://www.sanurezo.org/ ;


Pour les autres pays, voir ici


Sources: Blog de Fukushima

Articulação Antinuclear Brasileira

25 février 2012

Enfants de Tchernobyl Bélarus : Appel aux dons

Appel à financer les projets l'institut de radioprotection "BELRAD"

http://enfants-tchernobyl-belarus.org





Exposé des motifs :

Deux millions de personnes au moins, dont 500 000 enfants, vivent, en Biélorussie, sur un sol contaminé par l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Toute la chaîne alimentaire est polluée par des éléments radioactifs. Parmi ceux-ci, le Césium 137. Le sol en regorge. Pour les familles peu fortunées, il est (quasiment) impossible de ne pas en ingérer.

Les populations des zones les plus contaminées dépendent d’un soutien dérisoire de l’Etat biélorusse et du travail de l’Institut « Belrad », représenté en France par l’association franco-biélorusse Enfants de Tchernobyl Bélarus (ETB), loi 1901, créée le 27 avril 2001.

L’Institut indépendant « Belrad » a été créé à Minsk en 1990, avec l’aide de Sakharov et de Karpov, par le Prof. Vassili Nesterenko, un physicien nucléaire du plus haut niveau qui, après l’accident de Tchernobyl, s’est reconverti dans la radioprotection des enfants qui sont les plus gravement touchés par la contamination radioactive. On constate en effet dès la naissance:

- Des malformations

- Une grande fragilité

- Atteinte de tout les systèmes de défense contre les infections

- Maladies cardiovasculaires

- Maladies endocrines dont le diabète sucré grave

- Thyroïdites

- Atteints neuro-psychiques et oculaires

- lésion d'autres organes

- Cancers

L'Institut BELRAD utilise un système de mesure de la radioactivité du Cesium 137
incorporé chez chaque enfant et un traitement qui réduit la charge en césium radioactif accumulé dans les organes. Ce traitement, à base de pectine de pomme vitaminée comporte des cures pour les enfants contaminés pendant 3 semaines, les cures devant être répétées de 2 à 4 fois par an pour produire un effet significatif.

Cette préparation permet d'éliminer les atomes radioactifs (Cesium, Strontium et dérivés de l'Uranium).

Beaucoup de Biélorusses, ayant de faibles revenus, doivent se nourrir d'aliments produits localement, fortement contaminés, et ne peuvent financer les traitements de leurs enfants.

Les équipes de l'institut BELRAD sillonnent les villages biélorusses, en mesurant le taux de Césium 137 chez les enfants et en leur fournissant gratuitement les comprimés de Pectine.

L'institut BELRAD est, avec 430 000 mesures effectuées sur les enfants en vingt ans d'activité, le seul témoin irréfutable de la contamination radioactive toujours présente dans une grande partie du territoire de Biélorussie. Il va à l'encontre de la version rassurante diffusée par les gouvernements et les organismes internationaux sous l'égide de l'OMS et de l'AIEA qui veulent faire croire que "Tchernobyl, c'est fini". (voir le site http://www.independentwho.info ) Loin d'aider
l'institut, on s'acharne à le faire disparaître.

Il y a donc deux raisons de défendre l'institut BELRAD, que pratiquement seule l'association "Enfants de Tchernobyl Bélarus" finance :

1) L'aide humanitaire, qui seule permet, par l'information des familles et l'utilisation des cures de pectine pour réduire les effets délétères du Cesium137, tout spécialement chez l'enfant, bien plus vulnérable que l'adulte.

1) Renforcer le combat pour que la vérité scientifique sur les conséquences sanitaires immédiates et à long terme d'un accident tel que celui de Tchernobyl soit enfin reconnue.
BELRAD nous apporte pour cela une quantité de données irremplaçables.
Historique des financements :

A l'origine, le financement de BELRAD reposait sur l'aide du premier gouvernement biélorusse. Les gros donateurs étaient des millionnaires russes, comme Karpov, puis une fondation américaine qui a arrêté son aide à la suite de l'attentat de novembre 2001. D'autres sources, en provenance d'ONG occidentales, ont rapidement diminué.

L'institut est né quand l'URSS disparaissait: il fallait répondre d'urgence aux immenses dégâts provoqués par la catastrophe de Tchernobyl sur la santé des habitants des zones contaminées et non évacuées de Biélorussie.

La Fondation France Libertés de Danielle Mitterrand, qui nous avait aidé généreusement les premières années, a cessé toute aide.

L'institut ne reçoit plus aucune aide d'origine publique depuis 2005

L'association "Enfants de Tchernobyl Belarus" se bat pratiquement seule pour assurer la survie de l'institut BELRAD.

Le contexte actuel :

En réponse à l’appel d’offre européen financé par EuropeAid inspiré par un nouveau programme de l’ONU, l’Institut Belrad a présenté, en avril 2009, un projet de radioprotection incluant les cures de pectine pour les enfants contaminés. Le financement demandé sur 18 mois s’élevait à 60 000 euros. La délégation de l’Union Européenne à Kiev, en charge de l’instruction de ces dossiers, a répondu à l’Institut par une insultante fin de non recevoir : « La thématique de votre projet n’est pas d’actualité ».

Pour comprendre ce refus, il faut savoir que les quatre agences de l’ONU (AIEA, OMS, PNUD, UNICEF) sous l’égide de l’AIEA, ont déclaré le 24 avril 2009 que les territoires affectés par l’accident de 1986 ne sont plus dangereux pour les populations... ce que même le gouvernement français n'ose prétendre en déconseillant formellement aux touristes de se rendre dans le Sud-Est du Bélarus (voir page web du Ministère des affaires étrangères).

Or, trois exemples - pour ne s’en tenir qu’à ceux-ci - en provenance des pays les plus touchés par l’accident, se sont inscrits en faux de cette affirmation, en confirmant l’utilité de la radioprotection des enfants telle que la pratique l’Institut Belrad au Bélarus, en empruntant la même méthode.

D’UKRAINE - En partenariat avec le Centre de Médecine Radioactive de l’Académie des Sciences d’Ukraine, une ONG alsacienne qui s’occupe des enfants ukrainiens (Les Enfants de Tchernobyl ) a réalisé, en 2008, une étude qui reprenait le protocole de l’Institut Belrad de Nesterenko. Des centaines d’enfants, habitant des villages contaminés du nord de l’Ukraine, ont fait l’objet d’une mesure de la contamination radioactive en césium 137 incorporé dans leur  organisme, avant et après leur séjour dans l’Est de la France, mais également avant et après des cures de Vitapect2, un composé de pectine, fabriqué sous licence pour l’Institut Belrad de Minsk.

Dans sa dernière édition, la très officielle « Revue de l’Académie des Sciences médicales du Ministère de la santé publique d’Ukraine » a consacré un article de 9 pages aux résultats obtenus à l’initiative de l’association française. On retiendra de cette publication scientifique 4 informations majeures :

1) Les organismes des enfants qui n’étaient pas nés au moment de l’explosion du réacteur nucléaire contiennent du césium 137.

2) Les enfants sont contaminés par le biais de la chaîne alimentaire.

3) Un séjour de 3 semaines en France permet de réduire de 30% en moyenne la
contamination interne en césium 137 et ne plus subir la contamination externe. Ces résultats sont remarquables et prouvent l’intérêt de ces projets.

4) Une cure de pectine de 3 semaines dans leur école permet de réduire de 50% à 70% la contamination interne en césium 137.

Pour permettre à BELRAD de continuer à soulager les souffrances des milliers d'enfants contaminés par les radiations dues à la catastrophe de Tchernobyl, toutes les aides sont les bienvenues. Merci.

PS : Pour info, en 2011, la France possède 58 réacteurs nucléaires répartis dans 19 centrales.

Tchernobyl: un seul réacteur, des centaines de milliers de morts, des millions de malades !

M. Hugot



APPEL EXCEPTIONNEL - FÉVRIER 2012


Chères Amies, chers Amis,

L'exercice 2012 de notre association a plutôt bien commencé. Cependant, depuis quelques semaines nous savons que si le ryhtme des soutiens de nos adhérents et donateurs ne remonte pas, nous ne serons pas en mesure d'effectuer le versement
contractuel du mois de Février, selon la décision prise en Asemblée Générale le 19 Novembre dernier.

La situation est en passe de devenir critique. Il n'est pas possible d'attendre l'envoi du bulletin de printemps, que nous prévoyons pour fin Mars, pour vous alerter.
Cependant, nous avons de bonnes nouvelles à vous annoncer.
La Fondation Un Monde par Tous affiliée à la Fondation de France a effectué un don de 10 000 € assorti de la condition qu'il doit servir à des investissements de Belrad. La majeure partie de cette somme a servi à avancer l'achat d'un spectro-mètre capable de mesurer les rayonnements ß (pour mesurer notamment la contamination des aliments par le Sr90).
Ce radionucléide est l'un des plus dangereux pour la santé parmi ceux présents dans les retombées de Tchernobyl. On le trouve plutôt dans le sud de la Biélorussie car il a tendance à se déposer rapidement. Ce sont donc les denrées des potagers et forêts de cette région qui vont enfin pouvoir être contrôlées.

C'est une première absolue. Jamais jusqu'à présent un contrôle de routine de ce radiotoxique n'avait été effectué. Nous sommes extrêmement reconnaissants à Un Monde par Tous d'avoir permis à Belrad de se doter de cet équipement sans avoir
à attendre que la procédure de la subvention du Conseil Régional Rhône-Alpes, destinée à cette acquisition, soit versée.

La radioprotection des enfants touchés par Tchernobyl, mais aussi celle des adultes, va donc grandement s'améliorer dans les régions les plus contaminées. Le travail de mesure de Belrad va aussi contribuer à créer une base de connaissance sur la radiocontamination des végétaux par le Sr90, un domaine sur lequel peu de données de terrain ont été collectées. La Santé et la Science vont ainsi bénéficier sans délai de cet acquis.
Ce matériel ultra-perfectionné, dénommé Spectromètre ß gamma MKS-AT1315, a finalement été acheté en Biélorussie (les difficultés économiques terribles que subit le pays, et qui empêchaient d'obtenir un devis valable un certain nombre de semaines, avait conduit à chercher un fournisseur en Russie). Il s'agit, pour Belrad, d'un très gros investissement, 7 200 € ; rerésentant environ 3 ans du salaire moyen versé à chaque emloyé de l'Institut !
(...)
Nous vivons comme vous les difficultés économiques en cours. Celles qu'affrontent nos amis de Belrad sont bien plus graves, comme la grande presse l'a fait savoir très récemment (Dossier GÉO&POLITIQUE du journal Le Monde du 20 Février 2012, Biélorussie, une dictature en faillite). Pire, l'absence de libertés entrave sérieusement la capacité d'initiative de Belrad.

Outre effectuer un don, vous pouvez aussi contribuer à faire connaître ETB. Vous trouverez la plaquette de présentation de l'association à l'URL suivante :

http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=boutique-etb

Site Web officiel : www.enfants-tchernobyl-belarus.org

Merci pour Belrad !

Yves Lenoir

 

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