En ces jours où le bruit des pas de millions de manifestants n'arrive pas jusqu'aux oreilles de nos parlementaires, La Cimade vous invite à participer à une manifestation virtuelle contre le projet de loi sur l'immigration, pour faire du bruit à travers le web !
Le projet de loi Besson a été adopté à l'Assemblée le 12 octobre dernier après des débats polémiques et précipités. Ce projet de loi, déjà effacé des mémoires médiatiques, réduit considérablement les droits des étrangers en France.
Mais il est encore temps d'agir ! Ce texte, aux relents xénophobes, doit encore être discuté au Sénat où, on l'espère, les élus sauront donner plus de dignité aux débats.
Pour faire part aux sénateurs de notre préoccupation et de notre vigilance, La Cimade organise donc une manifestation virtuelle de l'Assemblée nationale jusqu'au Sénat. De novembre à janvier, cette marche virtuelle empruntera le chemin des écoliers pour rencontrer ceux et celles qui verront leur vies bousculées par ce nouveau projet de loi : travailleurs sans papiers, étrangers malades, couples franco-étrangers, étrangers enfermés en centre de rétention, etc.
À chacune des six étapes, soit tous les quinze jours environ, vous recevrez un mail vous invitant à participer à une action pour sensibiliser vos voisins, vos collègues et surtout les sénateurs et les sénatrices qui discuteront le texte...
Peu importe la date, il n'est pas trop tard ! Vous pouvez rejoindre le cortège à tout moment. Plus nous serons nombreux, plus les sénateurs seront sensibles aux atrocités de ce texte, et plus ils s 'y opposeront !
> Pour rejoindre la manifestation rendez vous sur le site de la campagne pourquellenepassepas.
> Retrouvez y aussi plus d'information sur ce projet de loi!
11 novembre 2010
Depuis nos écrans, manifestons ensemble pour empêcher la loi Besson de passer !
Publié par paco 0 commentaires
Thèmes : droits de l'homme , identité nationale , immigration , sans-papiers
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest4 septembre 2010
Une indécence majeure
Afin de dire notre désaccord avec la politique de haine, de racisme et de stigmatisation qui a cours aujourdh'ui en France, la Maison des Passages et Patrick Chamoiseau font circuler cette affiche.
Télécharger l'affiche
Et vous propose de la faire parvenir à la Présidence de la République au format carte postale
en savoir +
La Maison des passages
Rassemblement à Cahors, 11h devant la mairie, ce samedi !
23 mars 2010
Le Pen, Besson et Zemmour !
Publié par paco 0 commentaires
Thèmes : humour , identité nationale , immigration
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest28 février 2010
Journée sans immigrés: On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !
Un clip réalisé par le collectif des cinéastes pour les sans-papiers
Publié par paco 0 commentaires
Thèmes : droits de l'homme , identité nationale , immigration , précarité , Resistance , sans-papiers
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest23 février 2010
Manifeste du collectif "La journée sans immigrés"
Rappelons qu’un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l’instrumentalisation politique.
Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d’un trait. Et entendons par ailleurs qu’il nous appartient de les mettre en valeur.
Les immigrés et descendants d’immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n’ont reçu que mépris ! Aujourd’hui, puisqu’il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.
Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le «code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile» (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l’immigration, en d’autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.
Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le !
Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…
Plus d'info: http://www.la-journee-sans-immigres.org/
Publié par paco 0 commentaires
Thèmes : Agenda , droits de l'homme , identité nationale , immigration , Resistance , sans-papiers
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest15 décembre 2009
7 novembre 2009
Autour de la question de l’identité collective
(mise au point sur trois schèmas identitaires)
Toute exacerbation idéologique de l’identité nationale dans une société dite civilisée est un glissement vers la barbarie, un terreau fertile au fascisme et au racisme. L’identité nationale exaltée contre autrui, est un accroc au principe d’ouverture à l’autre qui constitue l’un des caractères dominants de l’humanité, cette seule identité supérieure et universelle qui devrait s’imposer.
Je tiens à préciser dès l’abord du concept d’identité, que je n’évoquerai pas dans ce qui suit, l’identité génétique des espèces qu’étudie la phylogenèse ni celle encore génétique des individus des espèces, qui intéresse l’ontogenèse ; mais l’aspect humano-social et politique du sujet.
Pour parler de l’identité, il faut commencer par interroger le concept lui-même dans son sens sémantique. L’identité est ce qui permet de distinguer entre tous les différents et tous les ressemblants, tel être particulier à cause de ses caractéristiques spécifiques et uniques. Derrida nous dit dans l’Écriture et la Différence, de façon ludique mais assez claire : « l’identité, c’est ce qui diffère de la différence ». Pour moi, l’identité est l’inextensible marque emblématique du substratum d’un être pris en soi parmi tous. C’est donc l’altérité unique, c’est-à-dire l’unicité exclusive parmi toutes les altérités possibles. Il s’agit précisément de la dimension expressive et spécifique à l’être identifié.
Voici ma saisie définitionnelle du vocable d’identité, que je tiens à soutenir, et propose comme canevas d’exploration conceptuelle de l’identité collective au moment où l’identité nationale est brandie comme idéologie d’exclusion par des dirigeants d’État au début de ce troisième millénaire.
Au-delà des grandes querelles qui agitent la bannière théorique (philosophique, anthropologique) et pratique (politique) de l’identité comme mode d’être étatico-national, nous devons préciser ce qui suit, l’identité connaît trois grands schèmes de manifestation à l’échelle de la vie collective dans le contexte de ce qu’on appelle abusivement, vu l’irréalisme factuel du vocable, les États-Nations :
A) l’identité culturelle populaire.
B) l’identité culturelle nationale.
C) l’identité politico-étatique.
L’identité culturelle populaire est la composante la plus faible de l’identité des communautés. Il s’agit de cette part flexible et manipulable de l’identité. Elle est constituée des manières d’être dues à l’évolution scientifiques techniques, technologiques qui transforment constamment les aspects pratiques de la vie sociale, tels les moyens de communication (la téléphonie, l’Internet, la télévision interactive), la mode vestimentaire et ménagère (gadgets électroménagers), les formes du transport privé et public (voitures, trains à grande vitesse, métros), la perception du corps (l’obsession de la minceur, par exemple), les soucis écologiques, les droits individuels, le libéralisme sexuel, le féminisme, les droits des minorités, les droits des enfants, les droits des homosexuels, la condamnation formelle du racisme, bref, la démocratie par la liberté d’expression et le respect institutionnel des droits à la différence… Tout cela est désormais aujourd’hui d’expansion sinon planétaire, mais à tout le moins, dans la grande majorité des pays, et ne peut souffrir de répression au moins au niveau des discours officiels, des chartes onusiennes et des revendications juridico-légales nationales et internationales. Les peuples, quoique souvent hypocritement au niveau de leurs plus petits ressortissants, exigent ces acquis et vivent selon eux. C’est la méga-culture populaire standardisée malgré les énormes différences entre les cultures nationales.
L’identité culturelle nationale est d’abord celle de la société, de ses composantes ethniques fondues dans l’histoire, c’est donc celle du rapport à soi de l’ensemble social malgré les particularités internes qui peuvent exister selon que la société soit multiethnique ou non. L’identité culturelle nationale donc, est l’espace de la manifestation de soi d’un peuple en tant que mégalithe social exprimant sa weltanschauung, ses rapports à soi et à autrui par-delà l’assumation différente de cette weltanschauung à l’intérieur des différentes classes sociales. Elle comporte donc le discours du sens de la société à travers les domaines de ce rapport à soi, à la nature et à autrui tel que susdit. Les langues, les mythes, les religions, les manières de penser et de réagir face aux inéluctables existentiels tels la naissance, la mort…, voire les éléments culinaires (malgré l’invasion du fast food ou des flocons de céréales en boîte), la relation entre les sexes etc… Cette face de la culture, la nationale donc, est de loin plus rigide, plus imperméable, et plus durable que la culture populaire extrêmement flexible parce que hypermédiatisée et influencée par la télévision et les autres médiums de communication de masse. Il faut remarquer que l’identité culturelle nationale est si fortement ancrée dans les sociétés que si dans un ensemble étatico-national multiethnique, telle société ou ethnie est trop différente, elle finit par déboucher sur le sécessionnisme, l’indépendantisme voire le nationalisme qui peut aller à la friction politique dans les meilleurs cas (Québec-Canada) mais parfois jusqu’au bellicisme ou au « terrorisme » (Pays Basque-Espagne).
L’identité étatico-nationale est celle politique et juridico-légale que les élites, les gouvernants impriment à l’État. D’abord, elle passe par la Constitution. L’État y dit clairement s’il est une monarchie ou une république. Ensuite, elle est déterminée par la vocation que les politiques en cours donnent à l’État. L’orientation économique, l’organisation de la société, les manières de définir sa diplomatie, voilà l’effigie de cette identité complexe que l’État détermine. D’où elle peut facilement changer par une action d’éclat de l’élite dirigeante ou du peuple. Par exemple, la Russie, d’abord, monarchique sous les tsars Romanov pendant des siècles, est devenue en 1917 une république socialiste sous la houlette de Lénine, phare de la révolution marxiste et centralisatrice de ce qu’on a appelé la fameuse Union-Soviétique. Puis, la même Russie, tout en gardant le tracé républicain, s’est transformée - sous la trique de la perestroïka de Gorbatchev, et ensuite par la politique d’Eltsine - en une république capitaliste hors de l’union qui a éclaté.
Identité nationale, cannibalisme politique d’une idéologie anthropophage !
En considérant l’histoire, je ne peux m’empêcher que l’un des paramètres des plus potentiellement agressifs, soit celui de l’identité. Car l’identité a pour étendard la manipulation des mythes fondateurs et la manipulation des peuples par ces mythes selon le jeu des pervers qui, parfois, les dirigent. L’identité, cette différence de soi affirmée envers l’autrui, devient nettement idéologie contre autrui quand les déchets du racisme s’en emparent au nom de l’État et de la nation. Ce qui est en fait l’affirmation de soi et qui aurait dû être lieu de partage a servi d’alibi aux tyrans et aux dirigeants exaltés des nations pour livrer la guerre à de paisibles phratries, agresser, soumettre, tuer autrui pour sa différence inférieure et sale tout en dominant leur propre société programmée pour obéir, soutenir leur infamie de conquérant et leur privilège de chefs. L’identité comporte ce germe de l’excès et de l’indécence facilement exploitable par les oligarchies pour « légitimer » leur pouvoir acquérir l’appui de leurs peuples les considérant comme défenseurs de leur être collectif. Peuples fanatisés et au sentiment d’appartenance faux et excentrique qui enrichissent à l’extrême leurs oligarques bourreaux, allant jusqu’à tuer et à se faire tuer tout au long de cette réalité géo-temporelle qu’est l’histoire qui voit l’action marquer et transformer le temps et l’espace en enfantant les périodes, les progrès et les âges des sociétés des civilisations et du monde.
L’identité est donc cette forme d’absolu au nom duquel les masses se laissent utiliser par leurs élites et qui fait partir en guerre de conquête de domination contre les différents nécessairement inférieurs. C’est aussi cette référence totalitaire érigée en repères par les colons, les ethnocentristes, les sociocentristes, tous les racistes, les ostracistes, les persécuteurs d’immigrants - malgré l’exploitation coloniale puis impérialiste qui produit cette fracture Nord-Sud engendrant les flots d’immigrations - au nom de l’identité supérieure des pays qui les excluent selon le vœu des grands tenants identitaires au pouvoir.
Quand un imbécile d’un pays ex colonialiste, peut dire par pureté identitaire, que son pays est aux nationaux sous prétexte d’identité, il lui faudrait aussi par pureté morale et par dignité, déclarer la restitution de tous les biens volés et aussi le dédommagement pour toutes les vies et générations sacrifiées pour la gloire de son abominable et criminelle identité ethno-sociale et nationale à travers l’histoire d’agression et de misère jadis infligée aux pays et peuples colonisés, tout en arrêtant les horreurs aujourd’hui imposées sous forme de politiques par le Nord au Sud..
La décence des identités ne se fera que par l’abolition des crimes latents ou patents du nationalisme, de l’ethnocentrisme, du sociocentrisme et de toutes formes de centrismes agressifs. L’identité doit être ouverture à autrui ou elle n’est que haine de l’homme et crime potentiel contre l’humanité suspendu aux basques de l’imbécillité des bouffis du racisme.
Quand l’identité nationale réinvente l’histoire au service de son orgueil, évacuant ses propres bévues, elle n’est que l’hubris des sociétés qui en font une arme meurtrière contre l’altérité. Dans l’occurrence bête et infrahumaine de cette frénésie obsidionale voire paranoïaque de l’identité « pure » à préserver chez les pires néocolonialistes et impérialistes de notre temps, ceux-là même dont les ancêtres, criminels contre l’humanité, ont tout pillé ailleurs tout en tuant et asservissant, on peut traiter de guerre à l’humanité l’attitude des rois proclamateurs de l’identité nationale. La différence ethnique toujours inférieure et donc mauvaise et indigne, jadis transformée en malédiction et raison de colonisation et d’esclavagisation par les ordures de la supériorité raciale, redevient le péché originel dans l’essentialisme identitaire des hommes où le non blanc le non européen est coupable et naît condamné à vivre indignement et en sous-hommes dans la civilisation des ordures supérieures par la peau, la race et la nationalité.
Publié par paco 0 commentaires
Thèmes : identité nationale , mondialisation
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest

