13 novembre 2020

AMAZON, un monstre anti-humaniste à combattre.

 


AMAZON, c’est à la fois «le meilleur des mondes» d’Aldous Huxley et «1984» de Georges Orwell. L’aboutissement d’un capitalisme scientiste et autoritaire qui soumet l’humanité à l’intelligence artificielle, obéissant à la «caste des Alphas».

Ce n’est pas de la science-fiction. AMAZON, composante des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), c’est la réalité d’une multinationale qui réduit l’ensemble des vivants à du matériel...

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13 mai 2020

Le gouvernement contraint les hôpitaux à abandonner vos données chez Microsoft


Appel

Un arrêté publié le 21 avril oblige les hôpitaux à intensifier l’envoi de vos données chez Microsoft.

Contrairement à l’avis de nombreux acteurs - Commission National Informatique et Libertés, Ordre National des Médecins, Conseil National des Barreaux, hôpitaux - le gouvernement français s’appuie sur le géant américain Microsoft pour stocker l’ensemble des données de santé. Nous appelons à la constitution d’un écosystème universitaire, médiatique, juridique, associatif et politique pour réaffirmer les valeurs d’autonomie et des “communs” et, pour faire naître un large débat de société.


Microsoft récolte vos données de santé

La plate-forme nationale des données de santé ou Health Data Hub (HDH) est en cours de déploiement. Le HDH est un guichet unique d’accès à l’ensemble des données de santé pour développer l’intelligence artificielle appliquée à la santé. Ces données sont celles de tous les citoyens français et concernent l’ensemble des systèmes informatisés : hôpitaux, pharmacies, dossiers médicaux (..)

Suite.. et texte à signer ici : 

28 mars 2020

Le monde qui vient n'a rien d'une utopie, c'est un cauchemar


« Ce qui est en train de se passer est une expérimentation totalitaire dans laquelle la fin affichée – 'sauver des vies' – justifie tous les moyens », écrit l’auteur de cette tribune. Alors que le confinement dure et que la pandémie perdure, ce qui ...

Le monde qui vient n'a rien d'une utopie, c'est un cauchemar.. sur Reporterre

 

30 mai 2018

USA : le premier réseau social au monde cesse officiellement d’être neutre



Facebook s’est allié avec un think tank financé par des fabricants d’armes, des branches de l’armée des USA et des pétromonarchies du Golfe pour « sauvegarder son processus démocratique ». Ce qui revient à embaucher des pyromanes pour diriger les pompiers.

Si Facebook souhaitait réellement « protéger la démocratie et les élections », il rassemblerait une large coalition d’experts et d’activistes issus des différents pays et cultures où il est présent. Au lieu de quoi, le géant des réseaux sociaux fait sous-traiter le travail par une officine de propagande de l’OTAN...


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19 février 2018

Facebook deviendra plus puissant que la NSA en moins de 10 ans – à moins qu’on ne l’arrête, par Nafeez Ahmed


Qu’ont en commun l’OTAN, les sous-traitants militaires privés, les énormes fabricants d’armes, les marchands de vin, la NSA, Trump, les milliardaires anglais, les oligarques russes et l’industrie du pétrole ? Le réseau social le plus important au monde.

Suite sur Les Crises ..


4 février 2018

Le sens caché du discours d'Emmanuel Macron à Davos




SOURCE - LE DISCOURS D'EMMANUEL MACRON À DAVOS https://www.youtube.com/watch?v=xV0dN...

Par Tatania Ventosa via Tipeee
 

15 décembre 2017

Souchiennes, Souchiens…



C’est une affaire entendue on a tous en nous quelque chose de Johnny. On n’a pas traversé 50 ans de vie française sans être imprégné de johnnisme made in yéyé.

Si l’instinct est l’intelligence des pauvres, alors le Jean-Philippe avait sacrément un gros QI du blair pour renifler l’ambiance et se tracer la route. Arrivant à incarner le pire et le meilleur du bon franglais bien de chez nous.

Passer d’enfant de la balle à monument institutionnel n’est pas donné à tout le monde mais,

cet unanimisme hystérique d’émotion collective obligatoire, cette injonction effroyable à être Johnny et à rejoindre le cortège grégaire a quelque chose de salement totalitaire ...

Suite sur rue-affre

5 novembre 2016

Philippe Vion-Dury : « Le vrai visage de la Silicon Valley, c’est celui du capitalisme prédateur »



Phillipe Vion-Dury est journaliste, spécialiste des questions de société, des nouveaux modèles économiques et des technologies. Il vient de sortir aux éditions Fyp son premier essai intitulé « La nouvelle servitude volontaire ». Il y analyse la nouvelle société numérique qui est en train d’être érigée par les startups de la Silicon Valley, en Californie.

Lire sur Le Comptoir


 

27 juin 2016

George Orwell : « Au niveau international le sport est ouvertement un simulacre de guerre »


Le Comptoir prend régulièrement la défense du football comme pratique populaire, tout en dénonçant l’influence néfaste du capitalisme sur ce sport. Albert Camus, Antonio Gramsci, Pier Paolo Pasolini ou Jean-Claude Michéa sont de ceux qui nous permettent d’étayer cette position. Pour une fois, nous avons décidé de faire entendre un son de cloche différent, en reproduisant cet article où, en 1945, George Orwell dénonce avec vigueur l’“esprit sportif” et les supporters de foot. Une critique d’une actualité criante en ce début d’Euro 2016 marqué par des actes de violence et de vandalisme. (…)
Suite:
 

11 juin 2016

“La CE déterminera ce que les gens seront autorisés à lire et à écrire”

Une série de médias sociaux, dont Google, Facebook, Twitter et YouTube, ainsi que le géant des logiciels Microsoft, ont signé fin mai le code de conduite de la Commission européenne, dans lequel ils s’engagent à bloquer ou supprimer dans les 24 heures les messages qui incitent à la violence et à la haine. 

L'express ...

 

1 février 2016

Urvoas, le ministre de la surveillance des militant-es et de l’atteinte à la vie privée


Publié par jeromemartin sur VendeurSEs de haine | 27 janvier 2016

Jean-Jacque Urvoas est l’artisan principal de la loi renseignement votée au printemps 2015 contre l’avis de toutes la société civile et d’expert-es de l’anti-terrorisme. Déni de démocratie, refus de reconnaître l’expertise des associations de défense des droits, mauvaise foi accablante, mépris pour la justice judiciaire, atteinte au secret médical, l’homme s’est notamment illustré en promouvant la surveillance des syndicats et des associations protestataires. Hollande et le gouvernement Valls s’enferment chaque jour dans un une logique autoritaire et anti-démocratique.

Urvoas défendait notamment des finalités de la loi volontairement floues, par exemple les atteintes aux intérêts économiques, industriels ou scientifiques de la France. Act Up, Médecins du Monde, Aides pourraient ainsi être mises sous écoute pour contester la politique française à l’égard de l’industrie pharmaceutique, une politique de recherche, etc. Des syndicats à la ligue des droits de l’homme en passant par Greenpeace, la surveillance, certainement déjà pratiquée, est devenu légale. Il s’agit d’une atteinte à un droit fondamental, et Urvoas en est le premier responsable.

Le 13 avril 2015, en lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi Renseignement, Urvoas était interrogé sur les risques que la loi faisait courir aux libertés fondamentales et au travail des syndicats et des associations quand elles remettaient en cause le pouvoir. Il assuma cette position, indiquant que cela se faisait déjà (donc, de façon illégale). Il confirmait ainsi que la lutte contre le terrorisme n’était qu’un alibi, et que la loi visait à protéger l’État du travail des groupes qui pouvait en dénoncer les dérives.

Urvoas s’est aussi opposé à la protection du secret médical. Quand les députés évoquaient les professions à protéger d’écoutes systématiques, il s’est opposé à y inclure les médecins : « Autant je comprends, du point de vue du fonctionnement de la démocratie et de la vie publique, la nécessité de protéger des professions comme celles de journaliste ou d’avocat, autant il me semble que celle de médecin n’entre pas exactement dans le même champ. ». Le député a simplement oublier qu’il s’agissait de protéger avant tout le/la patient-e : mais Urvoas s’en fout, comme il se fout de chacune de nos libertés. Voici ce qui nous sert de ministre de la « justice ».

En nommant le modèle par anticipation d’Orwell pour ministre de la justice, Valls récompense un soutien sans faille des récentes mesures dictatoriales et enfonce le clou d’une fuite en avant anti-démocratique, coupée des citoyen-nes et d’un pouvoir définitivement illégitime qui ne cesse de passer en force des lois iniques.

Image : Par Ericwaltr (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons
Source : http://vendeursesdehaine.yagg.com/2016/01/27/urvoas-le-ministre-de-la-surveillance-des-militant-es-et-de-latteinte-a-la-vie-privee/ 

24 juillet 2015

Loi renseignement : "Big Cazeneuve est maintenant une réalité"



Et voilà, ce qui devait arriver, arriva... Le dernier rempart avant la surveillance de masse vient de tomber. Telle la garde de nuit sur son mur, nous assistons impuissants à l'invasion des marcheurs blancs boites noires dans nos vies.

Les sages savants viennent tout juste de rendre leur décision lors d'un petit apéro au Conseil Constitutionnel. Chaque français, qu'il soit innocent ou coupable, qu'il ait des choses à protéger (avocat, journaliste, activiste...etc) ou non, verra donc toutes ses données aussi personnelles soit-elles, passer dans la grande moulinette du gouvernement.

SMS, emails, recherches sur les moteurs, connexions aux sites, achats en ligne...etc, Big Cazeneuve et sa descendance au crâne lustré sauront tout de vous si vous ne chiffrez pas vos communications. Ce que vous achetez, qui vous sautez, ce que vous aimez, votre état de santé, la stratégie de votre société, les gens avec qui vous tissez des contacts...bref tous vos petits secrets, y compris les plus moches seront enregistrés et catalogués, pour vous être ressorti à n'importe quel moment, y compris dans plusieurs années.Une prison mentale pour nous rendre parano. De plus, grâce à ces boites noires, (...)
 
Suite sur  Korben.info ...
 

25 avril 2015

Contre le compteur Linky, mobilisation


Dans ce monde d’Orwell qu'on nous prépare à vitesse accélérée, il faudra également se farcir le sinistre compteur Linky, un autre ami qui nous veut du bien. Du moins si nous ne faisons rien pour nous y opposer tant qu'il en est encore temps. 

 Appel à mobilisation contre le compteur Linky

Source : Association Robin des toits, par mail-liste
 
La loi de transition énergétique, qui sera votée « avant l'été 2015 », prévoit de rendre obligatoire le Linky, un nouveau compteur électrique qui émet des radiofréquences, sous peine d'amende de 1.500 euros.

Les radiofréquences qu'émet le Linky sont classées « cancérogènes possibles » depuis le 31 mai 2011 par le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l'OMS.
 
Après l'installation d'un compteur Linky, tous les appareils électriques ré-émettent ces radiofréquences sur une distance de 2,50 mètres.

(voir la vidéo de mesures réalisée par l'association Next-up, en ligne sur http://www.santepublique-editions.fr/loi-de-transition-energetique-linky-3-mois-de-sursis-pour-les-victimes-c.html#videonext).

Si la loi de transition énergétique est adoptée en l'état par les députés et les sénateurs lors de son deuxième examen « avant l'été 2015 », personne ne pourra échapper aux radiofréquences.

De plus, le système Linky prévoit que des « opérateurs d'effacement » éteindront à distance nos appareils électriques pour lisser les « pointes » de consommation. Mais cette non-consommation ne diminuera pas nos factures, ce sont les « opérateurs d'effacement » (des sociétés privées) qui s'en mettront « plein les poches » selon l'expression toute crue utilisée en séance par un sénateur UMP le 18 février 2015.

La presse reste muette sur le sujet alors que 2.500 journalistes ont reçu par mail, entre le 3 février et le 3 mars 2015, des informations détaillées sur les raisons supplémentaires de ne pas déployer 35 millions de compteurs Linky en France :
  • l'augmentation des cas d'électro-hypersensibilité
  • la surveillance, à distance et en temps réel, de l'activité des occupants des logements
  • l'augmentation de 10 à 20 % de la consommation mesurée (et facturée), car le compteur Linky mesure la consommation réelle des appareils électriques munis de moteur, comme le lave-linge, l'aspirateur, les robots ménagers, l'outillage pour le bricolage, les ventilateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur, les appareils munis de tranformateurs et/ou de batteries rechargeables 
  • téléphone portable, ordinateur fixe et portable, imprimante, scanner, hifi, etc. (Tous les appareils électriques sont munis de moteurs, à l'exception de ceux qui produisent de la chaleur au moyen d'une résistance : radiateur, ballon d'eau chaude, four, plaque de cuisson, grille-pain, bouilloire, fer à repasser.)
Quant aux ampoules basse consommation fluocompactes, dont le Cosinus Phi est de 0,5, leur consommation mesurée (et facturée) va doubler. De plus, il faut savoir qu'après avoir été rendues obligatoires, ces ampoules sont d'ores et déjà interdites au niveau mondial à l'horizon 2020 par la Convention de Minimata, signée le 19 janvier 2013 à Genève par 140 Etats dont la France, en raison de leur teneur en mercure.

Tout ce qu'il faut savoir est en ligne sur le site http://www.santepublique-editions.fr

Voici des idées d'actions à mettre en oeuvre avant l'été 2015 afin de faire pression sur le gouvernement et sur le parlement pour qu'ils renoncent au déploiement du compteur Linky (le mode d'emploi détaillé de chaque action est en ligne sur le site http://www.santepublique-editions.fr)


Source : Asso Robin des toits, par mail-liste
   

18 avril 2015

Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester


Big Brother, c'est le grand frère qui ne veut que ton bien et ton bonheur, et il sait mieux que toi à quoi ça ressemble, donc prière de ne pas penser sans son accord.

Je croyais que le roman 1984 était de l'histoire ancienne, la dénonciation d'un âge sombre qui parlait de peuplades reculées dans le temps et l'espace. C'était peut-être d'actualité pour des barbares comme les Américains et les Chinois, mais nous, Français ? Ho non, trop bien éduqués pour ça. On "savait". On ne ferait jamais ça. On est le pays des Droits de l'Homme, nous. Liberté, égalité, fraternité, tout ces trucs.

Nous sommes en 2015. La démocratie vient de finir sa mue (...)
 
 

3 avril 2015

Lettre ouverte aux traîtres à la République



Par Laurent Chemla, le 3 avril 2015 | Son blog

C'est à vous, députés et sénateurs qui allez bientôt voter d'une seule voix le projet de loi sur le renseignement présenté par le gouvernement, c'est à vous que ce message s'adresse.

Nous le savons déjà: vous allez le voter. Sans aléa, après un débat cosmétique qui ne servira qu'à corriger quelque coquille ici ou là, vous allez le voter.

Contre l'avis de deux juges antiterroristes, contre les avis du Syndicat de la Magistrature, de la CNCDH, de l'ordre des Avocats de Paris, de la CNIL, de l'Unions Syndicale des Magistrats, vous allez le voter.

Contre l'avis d'Amnesty, de RSF, de la LDH et de la Quadrature du Net, vous allez le voter.

Alors que, de partout, les mises en garde affluent, que le New York Times fait sa Une sur "La France, État de surveillance", que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'inquiète de la dérive sécuritaire liberticide que cette loi implique, et que même le président de l'actuelle commission de contrôle des interceptions de sécurité dénonce la faiblesse des garanties qu'apporte ce texte, vous allez le voter.

Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c'est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir.

En mettant (quel que soit l'enrobage sur le pseudo-anonymat des données reccueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c'est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.

Je vous engage à relire, avant de voter, la définition de ce qu'est un État policier selon Raymond Carré de Malberg:
L'État de police est celui dans lequel l'autorité administrative peut, d'une façon discrétionnaire et avec une liberté de décision plus ou moins complète, appliquer aux citoyens toutes les mesures dont elle juge utile de prendre par elle-même l'initiative, en vue de faire face aux circonstances et d'atteindre à chaque moment les fins qu'elle se propose : ce régime de police est fondé sur l'idée que la fin suffit à justifier les moyens. À L'État de police s'oppose à l'État de droit.

En écartant le juge judiciaire de toute autorisation préalable aux écoutes administratives, c'est l'État de droit que vous détruisez: garant des libertés individuelles, sa remise en cause nie le principe de séparation des pouvoirs.

Et tout ça pour quoi ?
S'il fallait en croire les maigres débats - imposés par la procédure d'urgence choisie par le gouvernement - cette négation de tous nos principes fondateurs serait nécessaire pour lutter contre le terrorisme.
Mais cette loi ne concerne pas que la lutte antiterroriste, loin de là: elle s'applique à tous les domaines de la vie en société. "Engagements internationaux", "Intérêt public", "Intérêts économiques et scientifiques", voici quelques-uns des motifs pour lesquels vous allez autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen.

Oh, bien sûr, pendant le débat public on ne vous agitera que la menace terroriste, à l'instar de la fiole censée prouver l'existence d'armes de destruction massives en Irak, on vous répètera l'argument mensonger selon lequel "90% des jihadistes se sont radicalisés sur Internet". Oh, oui, si vous osez vous opposer à ce déni de démocratie, on vous accusera d'être responsable des attentats qui pourraient avoir lieu sans ce texte.
Le même argument vous a déjà été servi pour justifier le récent texte qui permet la censure administrative - sans juge - de n'importe quel site Internet (et dont l'OSCE demande déjà qu'on le reconsidère).

Pourtant, dans cette période où chacun s'interroge sur ce qui nous définit comme une société, c'est justement le moment de vous souvenir des principes qui ont fondé ce pays.

Mais, dans ce moment où le terrorisme n'a de cesse que de voir disparaître toute pratique démocratique, c'est justement l'instant où vous devez vous lever pour défendre les droits fondamentaux et pour rejeter les arguments démagogiques.

Mesdames, messieurs, s'il vous reste ne serait-ce qu'une once de probité, vous lirez les arguments des opposants à ce texte, sans oeillères et sans calcul politique de bas étage.

Et si vous ne voulez pas être un traître à la république, madame, monsieur, vous vous y opposerez à votre tour.

2 avril 2015

La Loi Renseignement, Patriot Act à la française : Décryptage

 


Le 14 janvier, peu après les massacres de Charlie et de l’hypercacher, Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, a annoncé sa volonté de ne pas adopter de « Patriot Act à la française ». Pour rappel, le Patriot Act est une loi américaine votée peu après le drame du 11 septembre 2001, qui, sous couvert de lutte contre le terrorisme, a aliéné la grande majorité de la population (contrôle des communications, gardes à vue arbitraires …).

Le problème, c’est que Manuel Valls, Bernand Cazeneuve et Jean-Yves Le Drian n’écoutent pas Mme Lemaire, et cherchent à pousser la Loi Renseignement, qui sera votée d’urgence à l’Assemblée. Qu’est-ce qu’elle vise à faire ? Quelques morceaux choisis :

1 La Loi Renseignement va mettre en place chez les fournisseurs d’accès à Internet des « boîtes noires ». Les technophiles parlent de Deep Packet Inspection. En gros, la boîte noire va lire tout ce que vous cherchez à faire sur Internet : Recherches, messages envoyés sur les réseaux sociaux, les choses que vous achetez sur vos sites marchands favoris … Des programmes vont ensuite analyser ce que vous faites, et déterminer si vous êtes un dangereux terroriste …Ou autre chose, si ça leur chante. (...)

Lire la suite sur L'étudiant Autonome ...

  

23 mars 2015

Orwell — pour un socialisme populaire

Militants du POUM (DR)

Pourquoi le socialisme ne triomphe-t-il pas partout ? Telle était l'une des questions qu'Orwell s'évertuait à poser. À écouter ou à lire nombre des partisans du partage des richesses, un début de réponse s'esquisse. Socialisme de l'entre-soi, jargonneux et élitiste, truffé de néologismes et saturé de références consanguines, colloques d'universitaires cherchant la petite bête à des notes de bas de page, gloses et regloses, narcissisme du minoritaire sectaire et radicalisme chic des quartiers fleuris... la pensée critique a l'art de se couper du peuple dont elle se targue de parler. Orwell, qui tenait à œuvrer « en marge de l’armée régulière », tranchait dans le lard des altruistes d'estrades, des communistes sur coussins de soie et des anarchistes de bibliothèques. Ode au socialisme du quotidien.
Revue Ballast 

 

La guerre d’Espagne éclate en juillet 1936, lorsque le général Francisco Franco se lève pour briser le Frente Popular démocratiquement élu. George Orwell (Éric Blair de son vrai nom) a alors trente-trois ans et a déjà publié quatre ouvrages – parmi lesquels Dans la dèche à Paris et à Londres et Une histoire birmane. Ne pouvant rester les bras ballants devant cette tentative de putsch anti-démocratique et anti-socialiste, Orwell prend la route en direction de la péninsule ibérique avec l’espoir de prêter main forte aux combattants. Il quitte Londres le 22 décembre et pénètre dans Barcelone quatre jours plus tard, muni d’une lettre de recommandation de l’ILP (le parti socialiste britannique). Un journaliste se souviendra : « Visiblement habillé et chaussé pour une expédition, il posa par terre une énorme valise à sangles et dit : "Je vais en Espagne. – Pourquoi ?" lui demandai-je. […] "Ce fascisme, dit-il, il faut que quelqu’un l’arrête¹." »

Au front
Fort des indications de l’ILP, Orwell intègre le POUM (le Parti ouvrier d’unification marxiste) – une formation anti-stalinienne dont l’un des leaders provient du mouvement trotskyste. Un concours de circonstance plus qu’un choix, du reste : « Si je n’avais tenu compte que de mes préférences personnelles, j’eusse choisi de rejoindre les anarchistes », avouera Orwell dans son Hommage à la Catalogne. Ces anarchistes qui, contre une République bourgeoise et un communisme inféodé à Moscou, s’acharnent à bâtir une société alternative et révolutionnaire à même d’affranchir le peuple espagnol de la tutelle étatique, patronale et cléricale. Avant de rejoindre le front, les fusils de fortune et la crasse des tranchées, Orwell découvre la fraternité, la solidarité et le respect qui animent ce pays où le tout-venant se donne du « camarade » et se tutoie. (...)

Suite sur la Revue Ballast ...

 

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