2 mars 2019

Rony Brauman : les déclarations d’Emmanuel Macron « nourrissent et amplifient l’antisémitisme »


« L’antisionisme est l’une des formes modernes de l’antisémitisme. Derrière la négation de l’existence d’Israël, se cache la haine des juifs ». C’est ainsi que le président français a commenté, lors dîner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), la récente hausse d’actes antisémites en France. (...)


 

22 mai 2016

Censure au festival de Cannes : le CRIF est tombé sur un os !


Un documentaire palestinien a été projeté au Marché du Film du Festival de Cannes comme prévu ce lundi, en dépit d’une intense campagne des groupes de pression pro-israéliens pour que cette project…

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26 novembre 2012

Le Grand Rabbinat nous écrit. L’UJFP lui répond



lundi 26 novembre 2012 par le Bureau National de l’UJFP
 
Nous nous étions permis, dans notre dernier communiqué [1] de critiquer les déclarations de Richard Prasquier, président du CRIF et de Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France lors du rassemblement de soutien à l’Etat d’Israël du 20 novembre 2012. A ce propos, nous avons reçu, du Grand Rabbinat de France, le courriel suivant :
Bonjour,
Nous avons pris connaissance de votre communiqué du 21 novembre au sujet de la manifestation de soutien à Israël et des propos tenus par le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, à cette occasion. Souci d’honnêteté intellectuelle oblige, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir publier la déclaration du Grand Rabbin, jointe à ce présent courriel, dans son intégralité sur votre site internet, afin de ne pas tomber dans le piège de citations coupées de leurs contexte.
Vous remerciant par avance de votre compréhension,
Bien à vous,
YH
Chargée de mission
Grand Rabbinat de France
Nous nous acquittons ici de cette demande . Précisons cependant qu’à la date du 21 novembre 2012, nous ne disposions pas de l’intégralité du texte mais seulement d’un article reprenant une dépêche de l’AFP dont nous donnions le lien [2] en note dans notre communiqué
A la lecture de l’intégralité de la déclaration du Grand Rabbin [3], force nous est de constater que l’ensemble de cette intervention conforte, et même renforce, le sentiment de consternation que nous avons eu à la lecture des citations. En voici les raisons. (...)

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23 mai 2012

Pour Le Changement, Finalement : Faudra Encore Attendre Un Peu

Vive le feu | Sébastien Fontenelle | 23 mai 2012



Immédiatement après avoir pris ses fonctions de nouveau ministre de la Sûreté de l’État : Manuel Valls a enfilé son imper mastic, façon commissaire Maigret circa 1959, pour se rendre, incontinent, et comme faisait toujours Claude Guéant (CFTCG), à Marseille (Bouches-du-Rhône), qui est pour ces gens-là un endroit hautement symbolique, puisque pas moins de quatorze individus y ont déjà été abattus « depuis le début de l’année » dans des « règlements de comptes » [1] - comme nous l’ont doctement expliqué nos ami(e)s les journalistes (NALJ) sur un ton qui suggérait assez nettement qu’ils n’avaient rien vu de tel depuis l’assassinat de plein de bootleggers par le lâche Al Capone, le 14 février 1929.

Une fois sur place, Manuel Valls a dans un premier temps déclamé, CFTCG, et pour la plus grande satisfaction de NALJ (qui ont dans l’instant répercuté partout cette spectaculaire annonce), qu’il entendait « lutter contre la délinquance » [2].

(NALJ ont ceci de particulier qu’ils s’extasient longuement, quand la pluie leur confirme qu’elle mouille.)

Puis, Manuel Valls, profitant qu’il était là, est allé dîner chez le CRIF marseillais, où il a redit, mot pour mot, ce qu’avait quelques semaines plus tôt récité Nicolas Sarkozy, autour du (rebattu mais si rémunérateur) thème du : je-n’accepterai-pas-que-de-musulmans-prédicateurs-viennent-jusque-dans-notre-territoire-national-faire-d’haineux-prêches, écrasons la vermine salafiste avant qu’elle ne nous infeste la plomberie, je vous prie, et vive la République.

Après quoi [3], rituellement : Manuel Valls a précisé, comme faisaient toujours Guéant und Sarkozy dans ces occasions, que « les Français musulmans » ne devaient bien sûr pas être stigmatisés - ça serait pas bien, Lucien, de trop mentionner qu’en chacun(e) de ces f****** muslims soi-disant modéré(e)s [4] sommeille sans doute un(e) fanatique.

L’effet (prévisible, et d’ailleurs sans doute prévu) de ces diverses considérations, dites dans le congru laps de temps d’une courte journée, fut que les nombreux papiers (et autres dépêches) à deux balles narrant cette équipée associèrent tous les mots « délinquance » et « musulmans » - comme au bon vieux temps où Manuel Valls s’appelait encore Claude Guéant : l’alternance, d’accord, mais un demi-comprimé seulement.

Ceci posé : demandons-nous s’il n’existerait pas, des fois, non loin du Vieux-Port (où les agitateurs de bras qui se suivent et se ressemblent place Beauvau se complaisent à venir promettre qu’ils mettront fin dès vendredi aux hideux trafics où des Arabes de moins d’onze ans échangent du shit contre des kalashs), un endroit autrement plus dangereux que n’est Marseille, mais que les rodomonts de l’Intérieur éviteraient comme la peste - genre, où c’est, ça, Aléria ?

La réponse est que si, justement, cet endroit existe : c’est la Corse - t’avais deviné.

Là, pardon, mais la vie quotidienne est nettement plus flippante que n’importe où ailleurs dans le monde occidental, et l’ambiance générale (telle que la restituent des recensements sur lesquels, très curieusement, le ministère de la Sûreté de l’État et nos ami(e)s les journalistes évitent soigneusement de trop s’appesantir) rappelle un peu (et toutes proportions gardées, il va de soi) celle qui régnait autour de Bassorah il y a quelques années : la vérité oblige à dire, sans même parler du risque de se prendre un plomb perdu, que, vu le nombre (et la fréquence) des attentats à la bombe commis chaque mois entre Ajaccio et Bastia, faut quand même croiser très fort les doigts avant de s’engager sur le GR20.

Est-ce que les « socialistes » ont le moins du monde évoqué le sujet, durant qu’ils faisaient campagne en caquetant chaque heure qu’ils avaient lu et compris Laurent Joffrin, et qu’ils avaient par conséquent rompu, en matière de securitate, d’avec leur émolliente et mièvre angélitude - et au cul, la sociologie ?

Point : les « socialistes », convenons, peuvent pas être partout - et là, ils étaient manifestement pris par la rédaction de la promesse qu’ils ne laisseraient pas les musulman(e)s abîmer la laïcité.

Est-ce que « l’iconoclaste » Manuel Valls, dont Le Figaro aime très fort qu’il se montre si souvent si keupon, a fait son premier déplacement sous imper en Corse, où vingt-quatre attentats (quand même) viennent d’être perpétrés en huit jours ?

Point non plus : le mec, si ça se trouve, craignait que l’UMP ne ressorte de sa boîte à souvenirs les bringuebalantes casseroles insulaires de la rue de Solférino.

(En quoi, il s’alarmait inutilement : les compromissions corses de la droite font une archive si gigantesque, que même ses plus impudiques VRP ont de longue date compris que le mieux était qu’ils tiennent [là-dessus] fermées leurs petites bouches - ça serait quand même trop con que les vieux dossiers remontent vers la surface.)

Manuel Valls, plutôt que de s’attaquer à ce qui pourrait presque être considéré comme une atteinte caractérisée au vivre ensemble (des mecs posent quatre bombes par jour, puis vont passer l’apéro chez Anghjulu avant d’aller mettre une cartouche dans la tête d’Antone, qui les a décidément trop pris pour des coiffeuses), a fait le choix - de continuité guéantiste - d’aller psalmodier depuis le cours d’Estienne-d’Orves qu’il serait (sauf le respect dû à nos musulman(e)s-de-proximité-qui-doivent-pas-être-stigmatisé[e]s) sans pitié pour les barbus [5] : quelque chose me dit que le changement, finalement ?

C’est pas encore pour tout de suite.

Notes

[1] De fait : Marseille n’est pas du tout loin d’OK Corral, et je ne voudrais pas faire le paranoïaque, mais il est permis de s’étonner que cette troublante coïncidence ait jusqu’à présent échappé aux investigateurs (moustachus) de la presse et des médias.
[2] Manuel Valls, c’est à noter, aurait tout aussi bien pu faire cette crâne déclaration depuis, disons, le parvis de la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) - mais non : il a préféré les « quartiers nord » de Marseille.
[3] Et après avoir, donc, invoqué la menace musulmane.
[4] Laisse-moi rire, Lucien.
[5] Nonobstant que ces derniers commettent chez nous, et par semaine, vingt-quatre fois moins d’attentats que certains natifs de l’île de Beautù.

23 mars 2012

...sur la tuerie de Toulouse

Les Indigènes de la République | vendredi 23 mars 2012

Le point du vue du PIR sur la tuerie de Toulouse

par PIR



Dans la semaine qui vient de s’écouler, Mohamed Merah qui se revendiquait d’Al Qaida, a commis plusieurs assassinats à Montauban et Toulouse, blessant gravement un soldat martiniquais actuellement dans le coma, et tuant trois militaires maghrébins et quatre personnes juives dont trois enfants. Quelles que soient ses justifications, s’agissant particulièrement des enfants, nous condamnons cet acte de la façon la plus ferme et tenons à exprimer aux familles maghrébines, juives et antillaises qui pleurent leurs proches, qu’auprès d’elles, nous sommes en deuil.

Nous ressentons également de la colère et de l’amertume contre l’acte de ce jeune homme qui prétendait agir pour les causes palestinienne et afghane. Par son acte il dénature la finalité de ces justes causes, en brouille le message et renforce le camp qu’il prétend combattre. À un mois de la présidentielle, sa folie meurtrière d’une part redynamise la campagne de Nicolas Sarkozy et celle de Marine Le Pen et dans le même mouvement fragilise les efforts du mouvement anti-raciste et anti-impérialiste dans sa lutte acharnée pour la justice et la liberté.


Cependant, il serait inconséquent de croire que les délires vengeurs de Mohamed Merah viennent du néant. La terrible violence qu’il vient de manifester s’est nourrie depuis des années de la raison froide des guerres meurtrières menées par les grandes puissances en Afghanistan, en Irak et ailleurs, avec le soutien de l’Etat d’Israël. Comment pouvait-on ne pas prévoir qu’un jour tout cela mènerait à des actions violentes dont les Français juifs, constamment identifiés par la propagande israélienne au sionisme, seraient la cible ? C’est pourtant ce lien qu’il faut briser pour empêcher les amalgames entre Juifs et Israël. Et c’est là que réside l’honneur du mouvement antisioniste : œuvrer pour la libération des Palestiniens mais aussi des Juifs.

Comment pouvait-on ignorer que l’islamophobie croissante qui s’exprime ad nauseam, jusqu’à devenir cette année un argument électoral majeur, finirait par inciter certains partisans de groupuscules violents à passer à l’acte ? Cet arrière-plan idéologico-politique ne pouvait être ignoré. Déjà on cherche à instrumentaliser ce crime, déjà reprennent les amalgames comme le fait de manière scandaleuse le Crif qui, depuis qu’a été révélée l’identité du meurtrier, renonce à la marche qui devait être organisée avec des organisations musulmanes. On ne manifeste pas avec des coupables ! C’est là une attitude honteuse vis-à-vis des victimes, irresponsable et dangereuse. La juste émotion soulevée par cette tragédie ne doit en aucun cas devenir l’otage d’intérêts politiciens ou lobbyistes. Ce doit être au contraire l’occasion pour la société française de méditer collectivement les ravages de choix politiques nationaux et internationaux contraires au bien commun. Anders Behring Breivik et Mohamed Merah ne sont pas des accidents en terre d’Europe. Ils sont l’expression de l’incroyable désordre généré par le système impérialiste et raciste. Ils en sont à la fois des conséquences et des symptômes. En ce sens, Breivik et Merah sont bien des produits de l’Europe.

Le PIR

 

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