11 février 2023

Aux 184 connards noirs de la république.

L’Assemblée nationale rejette à une voix près le repas à 1 euro pour tous les étudiants

Aux 184 connards noirs de la république, à celles et ceux qui n’avaient pas un euros à donner aux étudiantes et aux étudiants pour qu’ils puissent se nourrir d’autre chose que de la colère et de la résignation d’être affamés : j’irai cracher sur vos tombes.

Aux 184 connards noirs de la république, à chacun et chacune d’entre vous qui, en conscience et en république, avez appuyé sur ce bouton “non”, refusant d’accorder le repas à 1 euro à toutes les étudiantes et à tous les étudiants autres que le toujours très faible taux de boursiers ou que celles et ceux ayant et le temps et le courage d’attendre un improbable rendez-vous chez une assistance sociale d’une médecine universitaire en déshérence organisée : j’irai cracher sur vos tombes.

Aux députés de tous bords, macronistes et macronards, hommes et femmes, jeunes et vieux, à celles et ceux surtout qui sont revenus “faire le nombre” pour s’assurer que les étudiantes et les étudiants continueraient (..)

suite sur Affordance.info

 

11 mars 2022

S’IL EST RÉÉLU : IL N’AURA PLUS AUCUNE LIMITE

 Description du film d’horreur qui nous attend probablement

Ce n’est pas un programme, c’est un film d’horreur. Une liste de sévices. Une série d’actes de torture. Imaginer que les sondages qui donnent Macron à 30% puissent avoir raison fait froid dans le dos. Pour voter pour ça, il faut être soit profondément débile, soit masochiste, soit milliardaire. Macron ne fera même pas campagne, il jouit de la guerre en Ukraine pour se faire réélire sans débat. Mais il annonce d’ores et déjà son plan de bataille :

Suite sur Nantes Révoltée..

 

3 décembre 2020

La crise du coronavirus vue par Franck Lepage et Cie - Interdit d'interdire


Interdit d'interdire - La crise du coronavirus vue par Franck Lepage et Cie 

 Frédéric Taddeï reçoit #FranckLepage, militant de l'éducation populaire, Katia Lang, enseignante, et Philippe Merlant, journaliste.

 

19 avril 2020

Total, Vinci et Carrefour s’invitent dans les cours d’économie au lycée

La politique environnementale de Total et celle de Vinci comme cours aux lycéens ? C’est ce que propose un site de ressources pour les sciences économiques et sociales (SES). Il est validé par l’Éducation nationale. Des professeurs protestent.

Les intitulés interpellent : « Carrefour et la question de la biodiversité » ; « Total. Le climat, un enjeu pour la stratégie d’entreprise » ; « Vinci Autoroutes et la question environnementale ». On pourrait croire à des titres de documents de communication de ces entreprises. Il s’agit en fait de cours clé en main, d’une heure, mis à disposition des enseignants de sciences économiques et sociales (SES) de lycée et classes préparatoires, de leurs élèves, et désormais aussi des parents..

20 janvier 2019

Une enseignante dont l'enfant vient de perdre un œil, s'adresse à monsieur Macron

Les Gilets Jaunes, le 20 janv. 2019

Marie Laure, enseignante, dont l'enfant vient de perdre un œil, s'adresse à monsieur Macron C’est avec émotion et sous le choc que j’ai filmé ma maman suite à la tentative de meurtre sur mon frère, qui s’en sort « par chance » (je pense à toutes les autres victimes de cette violence disproportionnée) avec la perte de son œil gauche (ça aurait pu être pire). Nous tenons à remercier Edmond, Greg et les autres sur places, pour leur soutien et dévouement. Nous tenons à remercier les pompiers qui lui ont porté secours et l’équipe soignante qui l’a pris en charge. Nous vous demandons de bien vouloir partager en masse cette vidéo. Le combat continue, mais un autre commence... Mon frère, ce héros  

21 mars 2018

Grève du 22 mars : la carte des mobilisations


Pour défendre un service public de qualité, notamment dans le secteur ferroviaire, sept syndicats appellent à une mobilisation massive ce jeudi 22 mars. Des grèves et des mobilisations sont prévues partout en France. Douze partis et mouvements politiques de gauche ont également lancé un appel commun. Résumé de leurs revendications et carte des mobilisations.

Voir sur Bastamag ..
 

23 février 2018

Oui nous enseignons la shoah normalement, non nos élèves ne sont pas antisémites


Le lundi 12 février, s’est tenu au Sénat un colloque organisé par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) sur le thème : « Israël-Palestine : a-t-on le droit de contester la politique israélienne ? » À cette occasion, Nathalie Coste, professeure agrégée d’Histoire-Géographie au lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie, nous livre le témoignage suivant...

Lire sur Les Répliques.
 

9 septembre 2016

"Princess boy"


Un élève de CP qui se pose des questions.
Je reste muet. Comment lui dire que cette société ne voit la vie qu’en rose et en bleue, petit Princess Boy ?
https://artistecomptantpourrien.wordpress.com/2016/09/08/princess-boy/

20 mars 2015

A défaut d'obscurité, l'éclipse nous plonge dans l'obscurantisme.

Source

(...) Vous n’avez pas pu ne pas être au courant qu’il y avait aujourd’hui une éclipse (enfin si des chanceux avaient un coin de ciel bleu, moi je n’ai rien vu dans la grisaille), sinon, c’est que vous êtes au fond d’une grotte et que vous ne pouvez donc pas lire ces lignes.
Dans un premier temps, tout le monde est content ; pour ceux qui ont vécu celle de 1999 qui était totale, on se souvient avec émotion, un événement assez fantastique à vivre.
A l’époque aussi, on nous avait bien mis en garde de ne pas regarder directement et pas mal de monde avait réussi à se procurer des lunettes il me semble. Je n’avais pas d’enfant à l’époque donc je ne sais pas comment la chose avait été traitée. Mais là, c’est fort de chocolat.

Petit à petit, dans le monde modernisé qui vise le risque zéro, tout le monde a commencé à se faire peur. Dans une ère de l’anti-terrorisme, aujourd’hui, c’était le soleil le grand méchant et s’il avait eu un site internet, ne doutons pas qu’il aurait été bloqué. En plus, ça va se passer pendant la récréation, imaginez, tous les enfants vont finir aveugle. Alors tout le monde ouvre son parapluie. Circulaire dans les académies, enseignants mis en garde par la hiérarchie et par les parents media-traumatisés : c’est décidé, tout le monde dans les classes et interdiction de sortir, privé de récré et stores baissés. (...)

Suite: Alterlibriste...
  

12 janvier 2015

Une lettre de trois professeurs de Seine Saint-Denis (à propos de Charlie-hebdo)



A propos de Charlie-Hebdo
Une magnifique lettre de trois professeurs de Seine Saint-Denis

Nous sommes professeurs en Seine-Saint-Denis. Intellectuels, savants, adultes, libertaires, nous avons appris à nous passer de Dieu et à détester le pouvoir et sa jouissance perverse. Nous n’avons pas d’autre maître que le savoir. Ce discours nous rassure, du fait de sa cohérence supposée rationnelle, et notre statut social le légitime. Ceux de Charlie Hebdo nous faisaient rire ; nous partagions leurs valeurs. En cela, cet attentat nous prend pour cible. Même si aucun d’entre nous n’a jamais eu le courage de tant d’insolence, nous sommes meurtris. Nous sommes Charlie pour cela.

Mais faisons l’effort d’un changement de point de vue, et tâchons de nous regarder comme nos élèves nous voient. Nous sommes bien habillés, bien coiffés, confortablement chaussés, ou alors très évidemment au-delà de ces contingences matérielles qui font que nous ne bavons pas d’envie sur les objets de consommation qui font rêver nos élèves : si nous ne les possédons pas, c’est peut-être aussi parce que nous aurions les moyens de les posséder. Nous partons en vacances, nous vivons au milieu des livres, nous fréquentons des gens courtois et raffinés, élégants et cultivés. Nous considérons comme acquis que La Liberté guidant le peuple et Candide font partie du patrimoine de l’humanité. On nous dira que l’universel est de droit et non de fait, et que de nombreux habitants de cette planète ne connaissent pas Voltaire ? Quelle bande d’ignares… Il est temps qu’ils entrent dans l’Histoire : le discours de Dakar leur a déjà expliqué. Quant à ceux qui viennent d’ailleurs et vivent parmi nous, qu’ils se taisent et obtempèrent.

Si les crimes perpétrés par ces assassins sont odieux, ce qui est jeunes de banlieue. Ces deux assassins sont comme nos élèves. Le traumatisme, pour nous, c’est aussi d’entendre cette voix, cet accent, ces mots. Voilà ce qui nous a fait nous sentir responsables. Évidemment, pas nous, personnellement : voilà ce que diront nos amis qui admirent notre engagement quotidien. Mais que personne, ici, ne vienne nous dire qu’avec tout ce que nous faisons, nous sommes dédouanés de cette responsabilité. Nous, c’est-à-dire les fonctionnaires d’un Etat défaillant, nous, les professeurs d’une école qui a laissé ces deux-là et tant d’autres sur le bord du chemin des valeurs républicaines, nous, citoyens français qui passons notre temps à nous plaindre de l’augmentation des impôts, nous contribuables qui profitons des niches fiscales quand nous le pouvons, nous qui avons laissé l’individu l’emporter sur le collectif, nous qui ne faisons pas de politique ou raillons ceux qui en font, etc. : nous sommes responsables de cette situation.

Ceux de Charlie Hebdo étaient nos frères : nous les pleurons comme tels. Leurs assassins étaient orphelins, placés en foyer : pupilles de la nation, enfants de France. Nos enfants ont donc tué nos frères. Tragédie. Dans quelque culture que ce soit, cela provoque ce sentiment qui n’est jamais évoqué depuis quelques jours : la honte.

Alors, nous disons notre honte. Honte et colère : voilà une situation psychologique bien plus inconfortable que chagrin et colère. Si on a du chagrin et de la colère, on peut accuser les autres. Mais comment faire quand on a honte et qu’on est en colère contre les assassins, mais aussi contre soi ?

Personne, dans les médias, ne dit cette honte. Personne ne semble vouloir en assumer la responsabilité. Celle d’un Etat qui laisse des imbéciles et des psychotiques croupir en prison et devenir le jouet des pervers manipulateurs, celle d’une école qu’on prive de moyens et de soutien, celle d’une politique de la ville qui parque les esclaves (sans papiers, sans carte d’électeur, sans nom, sans
dents) dans des cloaques de banlieue. Celle d’une classe politique qui n’a pas compris que la vertu ne s’enseigne que par l’exemple.

Intellectuels, penseurs, universitaires, artistes, journalistes : nous avons vu mourir des hommes qui étaient des nôtres. Ceux qui les ont tués sont enfants de France. Alors, ouvrons les yeux sur la situation, pour comprendre comment on en arrive là, pour agir et construire une société laïque et cultivée, plus juste, plus libre, plus égale, plus fraternelle.

« Nous sommes Charlie », peut-on porter au revers. Mais s’affirmer dans la solidarité avec les victimes ne nous exemptera pas de la responsabilité collective de ce meurtre. Nous sommes aussi les parents de trois assassins.

Catherine Robert, Isabelle Richer, Valérie Louys et Damien Boussard
 
  

15 août 2014

Hollande attise la flamme de la guerre



Faire sonner les cloches de toutes les églises de France pour commémorer le début de la Première Guerre mondiale : de cette initiative ubuesque, on pourrait à juste titre s’amuser, tant la méthode choisie – une circulaire autoritaire, adressée en pleines vacances d’été à l’ensemble de la population – paraît décalée par rapport aux attentes habituelles en matière de mémoire historique.

Indécentes, également, ces invraisemblables cérémonies, défilés, reconstitutions militaires à la limite de l’obscène, censés rappeler aux foules joyeusement rassemblées comme pour un Tour de France la libération de l’été 1944 : pour tous ces inconscients, la guerre est une fête (ici, par exemple).
Suite:
1914-1944 : des célébrations racoleuses qui légitiment les guerres
 

21 mai 2012

Je porterai dorénavant un carré noir

VOIR.ca |18 mai 2012, par Normand Baillargeon

Photo lapresse.ca
Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.

Les vérités de la Police sont les vérités d’aujourd’hui.

Jacques Prévert

Je porterai dorénavant un carré noir. [Ajout: sans enlever le rouge, bien entendu.Et les deux ensemble font un bien beau drapeau]

Je le porterai d’abord en solidarité avec ces jeunes gens que l’on a sans répit humiliés, battus, matraqués, et gazés et pour ne jamais oublier ce qu’on leur a fait.

Je le porterai pour me rappeler que je suis en deuil de la démocratie, pour dire à tous et à toutes ma tristesse devant ce qui ressemble désormais plus, et je pèse mes mots, à une association de malfaiteurs qu’à un Gouvernement, à un rassemblement de mafieux gangrénés par la corruption et autour desquels flotte, immanquable, la nauséabonde odeur du scandale et du mépris de la société civile.

Je le porterai pour me rappeler qu’on m’a menti en assurant que le débat sur les frais de scolarité a eu lieu : les étudiants et les professeurs se sont en effet retirés de ces consultations bidon organisées par les Libéraux et durant lesquelles il ne pouvait être sereinement traité; et pour me rappeler que ce gouvernement a ensuite refusé de discuter de cette question dans toute son ampleur et avec sérieux, ce que seuls des états généraux peuvent accomplir.

Je le porterai pour me rappeler ces efforts de dissolution du politique dans le juridique.

Je le porterai pour me rappeler votre trop longtemps maintenu refus de négocier et, ce moment venu, votre inébranlable refus d’aborder les questions que posaient les étudiants et les étudiantes en grève.

Je le porterai pour me rappeler que je suis en deuil de la démocratie délibérative,
Photo Ledevoir.com

assassinée par des faiseurs d’opinion que je ne peux me résoudre à appeler des journalistes et dont les excès de langage ont dépassé de loin tout ce que j’ai vu dans ma vie.

Je le porterai pour me rappeler ces sondages non probabilistes qui ont, c’est une honte, été ce que nous avons eu de mieux à nous offrir dans le cadre de notre conversation démocratique sur un enjeu de cette importance.

Je le porterai aussi en deuil de ces mots de la langue qui ont été bien malmenés ces derniers temps : grève, démocratie, accessibilité, et pour ne pas oublier que ces perversions du langage ont consisté à faire d’un enjeu collectif et politique une affaire individuelle, marchande et économique

Je le porterai pour la liberté d’expression, d’association et de manifestation que cette inique loi spéciale poignarde au coeur.

Je le porterai en solidarité avec mes compagnons libertaires qu’on humilie, qu’on bat, qu’on matraque, et qu’on gaze, comme les autres, mais qu’on calomnie aussi.

Je le porterai donc pour me rappeler l’immense et noble espoir que l’anarchisme n’a cessé de porter : celui d’une société libre, démocratique, égalitaire et sans pouvoir illégitime, pour me rappeler cet idéal que j’aime infiniment et dont ne
photo theseaonof margaux.overblog.com
connaissent manifestement rien ceux et celles qui lui crachent aujourd’hui dessus.

Je le porterai enfin et surtout pour me souvenir que des jeunes gens, un moment, chez nous, ont incarné cet idéal: et que si les gouvernements passent, cet idéal, lui, ne mourra jamais.

Je porterai dorénavant un carré noir.

Et je vous invite à en porter un, vous aussi : les raisons pour ce faire ne manquent hélas pas.

 

blogger templates