7 février 2017

De Pantin à Aulnay, la BST 93 et ses crimes

copie d'écran

À Aubervilliers, à Pantin, à Aulnay-sous-Bois, tout le monde déteste la BST et personne n'oublie ses crimes. Derrière l'acronyme, il y a la police de proximité façon Sarkozy ; la « Brigade Spécialisée de Terrain ». Par « spécialisée » il faut comprendre habilitée à cogner fort, et par « terrain », les quartiers populaires, la banlieue, là où l'État déploie sans états d’âme le pire de sa violence supposée « légitime », là où s’expérimentent les plus détestables techniques de domination policière avant d’être déployées en centre-ville, par exemple lors des manifestations.

À Aubervilliers on connaît bien la BST et ses pratiques ultra-violentes, le Bondy Blog consacrait en 2014 déjà un article à cette police détestée des habitants. En décembre 2015, une famille est passée à tabac à Pantin ; deux enfants de 15 et 18 ans et leur mère. La scène est filmée par une voisine. Zahra Kraiker, la mère de famille, est furieuse ; « Regardez comment ils frappent. Je sépare mon fils parce qu'ils sont en train de le massacrer. On m'a gazé. On m'a mis au sol. » (...)

Suite du reportage sur Radical cinema
 

13 avril 2016

Nuit Debout : le mouvement Banlieues Debout gagne les quartiers


Depuis plus de 11 jours, le mouvement Nuit Debout occupe la place de la République, à Paris. Des centaines de mouvements similaires ont vu le jour partout en France et depuis quelques jours, la traînée de poudre atteint la banlieue. A Montreuil, Ivry-sur-Seine ou Créteil, les militants n'en démordent pas. Zaman France a voulu comprendre leur démarche et connaître leurs attentes. Exclusif.
 
Suite sur Zaman France ... 
 

29 septembre 2012

Délit de faciès: une autre promesse de Hollande non tenue



Bondy blog | Vendredi 28 septembre 2012
 

« Le Premier ministre commet une grave erreur »


Jean-Marc Ayrault a annoncé qu’il n’y aurait pas de récépissé pour éviter les contrôles d'identité abusifs. Les associations fulminent contre ce "reniement du gouvernement". Le récépissé était un projet soutenu par François Hollande durant sa campagne.

Associations et personnalités ont fustigé aujourd’hui le « reniement du gouvernement », après l’annonce faite par le Premier ministre qu’il n’y aurait pas de récépissé envisagé pour éviter les contrôles d’identité abusifs. Jean-Marc Ayrault a en effet annoncé l’abandon du projet, ayant été «convaincu» par son ministre de l’Intérieur. Ce dernier doit lui faire d’autres propositions contre les contrôles au faciès.

Pour jean Marie Fardeau, Directeur France d’Human Rights Watch : « Le Premier ministre commet une grave erreur en prenant une position sans attendre l’avis du Défenseurs des droits. De plus, il ne respecte pas la promesse de consultation entre police, justice et organisations de la société civile. Enfin, en enterrant le projet de récépissé, il prend le risque de perdre la confiance de tous ceux qui attendent cette réforme, en particulier les jeunes des banlieues défavorisées. »

Lana Hollo, d’Open Society Justice Initiative juge inquiétants: « Les propos du Premier ministre écartant le récépissé de contrôle ». Elle affirme que « le Président et le Premier ministre s’étaient engagés de manière claire à lutter contre le délit de faciès. Toutes les expériences réussies à l’étranger ont nécessité un ensemble de mesures, incluant des récépissés de contrôles. La remise d’un récépissé constitue une première étape, insuffisante mais indispensable, pour mieux cerner l’usage des contrôles d’identité par les forces de l’ordre. Comment peut-on espérer répondre à un problème dont on n’a même pas pris la mesure? »

Maître Ben Achour, avocat au barreau de Paris et Co-animateur de la Commission Egalité Discrimination du Syndicat des Avocats de France rappelle, l’urgence « au-delà des sérieux problèmes démocratiques et institutionnels que pose le reniement du Premier ministre à un engagement de campagne du Candidat Hollande, de mettre en place le récépissé de contrôle ».

Pour monsieur Ben Achour : « Le contrôle de « routine » (lire illégal et le plus souvent discriminatoire) rend la vie quotidienne difficile à une part importante de nos concitoyens et constitue une atteinte inacceptable à leur dignité. Pour eux, l’air sur le territoire de la République est quasiment irrespirable. Ce contrôle, que le Premier ministre envisage de maintenir remet en cause plusieurs Libertés et Droits fondamentaux pourtant indispensables dans un espace démocratique : Liberté de mouvement, Droit de connaître les raisons pour lesquelles on est arrêté (Droit à la sureté), Droit à ne pas être discriminé et Droit à la protection de sa vie privée (le contrôle est souvent suivi de fouilles). Le 30 ème engagement pris par le candidat Hollande relatif au contrôle au facies, dont le coeur est le récépissé, doit être mis en place … … maintenant ».

Le gouvernement déçoit une grande partie des associations et des collectifs reçus par le candidat Hollande au printemps dernier. Visiblement, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

 

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