15 avril 2020

Restez chez vous ! Sauf pour tuer des louves qui attendent des petits…

Communiqué de l’association FERUS, 14 avril 2020

C’est un double scandale que nous dénonçons aujourd’hui.
Le 6 avril et dans la nuit du 9 au 10 avril, trois loups ont été abattus dans la Drôme par des louvetiers.
Deux de ces loups abattus étaient des louves dominantes, de deux meutes différentes, qui étaient pleines ! Si le tir de femelles pleines d’une espèce protégée est déjà un non sens, cela signifie aussi un risque maximal d’éclatement des meutes. Avec souvent pour conséquences immédiates un report de prédation sur des proies plus faciles à attraper que des proies sauvages, les troupeaux domestiques..

15 juin 2016

Le 36ème loup abattu !

ASPAS-nature, juin 2016

Le 36ème loup a été abattu dans les Alpes-Maritimes. Ils sont donc arrivés à leurs fins : le quota de loups est épuisé. Plus aucun loup ne peut (légalement) être tué. Mais en attendant la parution début juillet de l’arrêté ordonnant à nouveau le tir de 36 loups pour la saison, alors que la population n’est toujours pas connue, le gouvernement ne compte pas « perdre » 15 jours de tuerie et envisage d’autoriser la destruction de 2 à 6 loups supplémentaires d’ici fin juin…

Pourquoi ? Pour que les éleveurs puissent continuer à défendre leur troupeau. Mais les tirs d’effarouchement non létaux sont toujours possibles ! Et ce sans aucune formalité. Rien ne justifie cette « rallonge » odieuse, injustifiée et inutile.
L’‪ASPAS et les associations de CAP Loup seront reçues demain au ministère de l’environnement pour tenter d’infléchir cette position. Mais trouverons-nous une oreille aussi attentive que celle prêtée au monde agricole ?

19 juillet 2015

Royal recrute des tueurs de loups, recrutons une ministre de l’Écologie !

Source photo, ©France Loups 2011
ASPAS | Juillet 2015

Le ministère de l’Écologie va recruter une brigade de tueurs de loups en « emploi jeune ». L’ASPAS demande l’abandon de ce projet ahurissant, le départ de Ségolène Royal et l’embauche d’une vraie ministre de l’Écologie.

« Cherche jeunes chasseurs pour intégrer une brigade de dix agents missionnés pour l’abattage des loups ». C’est en substance l’offre d’emploi que la ministre a demandé à ses services de diffuser pour constituer une équipe spécialisée de l’ONCFS. Mission : détruire une espèce strictement protégée. Compétences requises : motivation pour détruire notre patrimoine naturel. Condition : permis de chasser.

Embaucher des jeunes comme chasseurs de loups, mettre des moyens dans le tir des prédateurs naturels et non dans la protection du bétail, créer des postes pour anéantir une espèce protégée alors que l’ONCFS, en pleines restrictions budgétaires, n’est plus en capacité d’assurer ses missions de lutte contre le braconnage : Ségolène Royal confirme qu’elle usurpe son poste de ministre de l’Écologie pour mettre en œuvre une politique de destruction de la nature.
 
Chantre cynique de la « démocratie participative », elle avait pris le 2 juillet des arrêtés anti-loups rejetés par 95% des citoyens lors de la consultation publique. Le loup y est traité de façon pire qu’une espèce « nuisible », avec l’abattage organisé de 36 individus pour la saison 2015-2016, jusqu’en cœur de parc national, et sans encourager les éleveurs à protéger leur bétail.

Madame Royal promeut sans rire la « démocratisation du dialogue environnemental » mais refuse de recevoir les associations de CAP Loup* qui l’interpellent depuis un an, tandis qu’elle accueille, dans le même temps et à bras ouverts, les extrémistes anti-loups dès qu’ils le demandent et s’empresse de satisfaire leurs doléances.

« Cherche ministre de l’Écologie », de toute urgence. Mission : protéger notre patrimoine naturel. Compétences requises : courage et non-soumission aux lobbies agricoles et cynégétiques, motivation pour l’écologie et l’intérêt général. Condition : dégager Ségolène Royal.

* Collectif des associations pour la protection du loup (dont fait partie l’ASPAS)
 
 

9 août 2014

Le Loup, cet Arabe des montagnes

Bravittude


Ségolène Royal a décidé de tout flinguer. Les loups, les ours, en attendant les flamants roses demain. En faisant cadeau sur cadeau aux chasseurs et à la FNSEA, elle met à bas quarante ans de bagarres pour la beauté.

Ségolène Royal déconne à plein tube, sous les applaudissements des chasseurs et des beaufs. Rappelons, car ce serait facile à oublier, qu’elle est ministre de l’Écologie. Le 7 juillet, à l’Assemblée, elle déclare sans trembloter à propos des loups : « le nombre d’individus recensés dépasse désormais celui qui avait été fixé ». Revenus naturellement par l’Italie il y a vingt-cinq ans – après complète extermination -, ils seraient 300, contre 3000 en Espagne. Le Loup, ce Rom.

 

 

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