4 mars 2016

Agen, mobilisation générale et festizad le 4, 5 et 6 mars


Programme du Festizad de convergence des luttes

Vidéo de l'appel à mobilisation générale

1 février 2016

Les dix casseroles de Vinci, bétonneur de Notre-Dame-des-Landes



Il est le deuxième groupe de BTP au monde. Et champion français du béton, concessionnaire d’autoroutes, de parkings, de stades, d’aéroports. Il veut saccager la zone humide de Notre-Dame-des-Landes. Mais Vinci, c’est aussi une liste, non exhaustive, de dossiers destructeurs de l’environnement. Et de juteux arrangements financiers. (...)
 
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24 novembre 2015

cop21 Le banquet des irréductibles face au sommet des irresponsables !

Anticop21 | 24 novembre 2015

Le 28 novembre 2015 les convois de territoires en lutte convergeront vers Paris à la veille de la COP21, la conférence intergouvernementale souvent présentée comme le « sommet de la dernière chance » pour « sauver la planète » du réchauffement climatique. Les convois viendront y dénoncer l’hypocrisie flagrante du gouvernement. Hypocrisie à prétendre lutter contre le réchauffement climatique tout en menaçant de revenir quelques semaines plus tard vider la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour y construire un nouvel aéroport. Hypocrisie à déclarer vouloir « préserver la planète » d’une main, et de l’autre raser des forêts pour y faire des Center Parks à Roybon, Poligny et ailleurs. Hypocrisie à prôner la biodiversité et vouloir détruire des terres agricoles pour construire des technopoles comme à Saclay ou Agen, des méga-poubelles nucléaires à Bure, des zones commerciales à Gonesse, des centrales à biomasse, des incinérateurs, etc. Enfin, hypocrisie à prétendre « réduire les inégalités » tout en développant des métropoles « compétitives » où les rénovations urbaines éliminent les derniers quartiers populaires, comme à Ivry-sur-Seine ou en Seine-Saint-Denis.
Converger ensemble vers Paris, c’est réaffirmer la force collective et la détermination des territoires en lutte à se tenir ensemble dans leur grande diversité et à bloquer concrètement l’avancée de leurs projets nuisibles, imposés et climaticides. Il est temps de sortir enfin du productivisme industriel, de la privatisation des biens communs, de la destruction des terres nourricières et de la marchandisation du vivant, pour qu’émergent d’autres possibles.
 
Après la jonction des convois et une marche commune, nous occuperons l’espace public le temps d’un après-midi avec un grand banquet des territoires en lutte, convivial et joyeux, pour montrer notre détermination à ne pas céder aux aménageurs et à leur monde. Nous prendrons place ensemble pour continuer de renforcer concrètement la solidarité des luttes - qu’on les appelle « territoriales », « sociales », « migratoires », « environnementales »... - unies contre la folie destructrice du système marchand. Nous réaffirmerons notre détermination à libérer des espaces où se réapproprier nos conditions d’existences, des espaces où puissent s’inventer d’autres formes de vie communes ! 
 
Nous appelons à une convergence des convois à 11h30 au Rond point de la division Leclerc à Châtillon, pour marcher ensemble vers Paris, à pied, à vélo, en tracteurs, en musique et en chansons ! 
Venez nombreux.euses !
Et que les rues résonnent de notre joie de vivre et de notre appétit de lutter !
 (...)
suite ....

16 décembre 2014

ZAD d’Agen Destruction à Très Grande Vitesse de terres fertiles

  
Nous avons relayé l'appel à la création d'une ZAD à côté d'Agen, dont la première rencontre et la création ont eu lieu hier. Nous nous sommes rendus sur place avec François, de Décibel FM, et avons assisté à cette première réunion. Des interviews, des entretiens, des rencontres. Le point sur ce qui commence à Agen et inquiète déjà fortement les services de l’État. Vos médias libres étaient sur place, vos yeux et vos oreilles !
 
Le contexte

La nouvelle ZAD de Sainte-Colombe-en-Bruilhois va faire faire du bruit. Sur cette petite commune située à une petite dizaine de kilomètres d'Agen, la communautés de communes (Agen Agglo qui regroupe 29 communes) a décidé de créer une nouvelle zone d'activité économique sur 280 hectares de terres agricoles alluvionnaires tout près de la future gare TGV Bordeaux-Toulouse. Des hôtels, des temples de la consommation en connexion directe avec la Chine, des parkings, des ronds points, des routes, des échangeurs… Au total, ce sont près de 600 hectares de terres fertiles qui sont menacées, le tout aux portes d'Agen, dont l'agglomération (aire urbaine) compte 111 000 habitants. 600 hectares qui seront essentiels pour les générations futures lorsqu'il s'agira de nourrir les habitants et que la folle course de notre société capitaliste, devenue incontrôlable, se sera terminée dans le mur… 
 
 

21 octobre 2014

Un TGV nommé Désir... d'élus

Source photo
Par Vincent Doumayrou | carfree | 17 octobre 2014

Victimes de la trajectoire technologique du TGV


Paru l’an dernier, le Rapport Duron relativise l’intérêt de nombreux projets de TGV. Mais aujourd’hui, on a l’impression que les groupes de pression régionaux et autres en faveur du TGV sont plus forts que jamais, et qu’au fond rien n’a changé.

Ainsi, le Président de la République a reçu des élus du Limousin venus défendre leur LGV, le 29 septembre dernier. Le rythme sera tenu, a dit le Président, et la déclaration d’utilité publique est prévue pour la fin de l’année 2014 ou le début de l’année 2015. Il ressort donc que plus que jamais, les élus tiennent à « leur » LGV.

En fait nous sommes victimes d’un phénomène de la physique, que l’on pourrait appeler « trajectoire technologique », terme qui m’a été soufflé par M. Ménerault, professeur de géographie à Lille que j’ai interviewé récemment : dès que la politique va dans le sens d’une technique, il est difficile de l’arrêter car les décideurs en redemandent, de la même manière qu’il est difficile d’arrêter un solide en mouvement dans l’air. Ainsi du TGV. Il a concentré une bonne partie des investissements sur le réseau ferré ; plus grave, depuis plus de trente ans, il monopolise les imaginations, les stratégies.

Résultat, aujourd’hui, les élus en veulent à tout prix sans réellement peser le pour et le contre, sans vraiment répondre aux arguments hostiles ou sceptiques. Le pire est que dans le même temps, le trafic du TGV se met à baisser : mais peu importe, le désir des élus n’est pas rationnel. Et à l’horizon, pointent les intérêts de groupes de BTP, qui ont naturellement intérêt à ces projets prestigieux. Le comble de l’absurde est constitué par le tunnel Lyon – Turin, toujours à l’agenda alors que les trafics de marchandises par cet axe se sont effondrés, et que même par la route, ils plafonnent depuis quelques années.

Le contre-exemple est celui des RER dans les villes de province : on sait que ce type d’infrastructure est complètement absente en dehors de Paris, et elle ne figure guère à l’agenda des élus dominants. Mais si une ville s’en équipait, mettons Lyon, toutes les autres villes de taille comparable en voudraient. Alors qu’aujourd’hui, quiconque en parle passe pour un extra-terrestre.

Pour le TGV, le choix fait aujourd’hui est inflationniste : dans le nombre de projets envisagés, leur coût, et le prix final du billet. Cette inflation est gênante dans un contexte économique clairement déflationniste. Personne parmi les élus ne semble y avoir réfléchi.

Sur le fond, implicitement, le choix politique est un abandon complet du réseau en dehors des LGV et de leurs prolongements et de quelques axes fret ou régionaux à fort potentiel « spontané » (dont la ligne Nancy – Metz – Luxembourg, que j’emprunte quotidiennement, est un cas achevé). Le Limousin et l’Auvergne sont au coeur de ce problème : désormais coupées l’une de l’autre par une fermeture de ligne, on voit bien que le réseau classique risque d’y faire naufrage au sens propre, mais les élus ne font rien et réclament plus que jamais la LGV. C’est plus vendeur et cela permet de masquer l’absence de stratégie, de réflexion sur le rôle que peut jouer le réseau ferré dans la mobilité d’aujourd’hui et de demain.

Vincent Doumayrou,
auteur du livre La Fracture ferroviaire – Pourquoi le TGV ne sauvera pas le chemin de fer, Préface de Georges Ribeill, Éditions de l’Atelier, Ivry-sur-Seine, 2007.

http://lafractureferroviaire.skynetblogs.be

Le lien vers l’article qui évoque la rencontre entre F. Hollande et les décideurs limousins : http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2014/09/30/lgv-limoges-poitiers-les-elus-limousins-confiants-apres-leur-rencontre-avec-francois-hollande_11163450.html

Source :  http://carfree.fr/index.php/2014/10/17/victimes-de-la-trajectoire-technologique-du-tgv/

16 septembre 2013

Agen, la furia du béton

Parce qu'un chantier de LGV, c'est ça... (source)


Par Hervé Kempf  | Reporterre  | samedi 14 septembre 2013

Cet article est extrait de

La Chronique Ecologie est de retour

 Un chapitre du désastre ordinaire


Un saut à Agen, en train, pour débattre lors de la Quinzaine de l’écologie. On me raconte une lutte locale, méconnue, révélatrice du désastre ordinaire. La ville d’Agen, environ 40 000 habitants, se situe entre Toulouse et Bordeaux. Elle dispose d’une grande zone d’activité industrielle, qui marche bien, prospère, et qui a de la place pour s’étendre si besoin était. Mais le maire, comme tant de maires des villes moyennes, agglomérations, métropoles, capitales, rêve plus grand, plus beau, plus fort. Et plus grand, plus beau, plus fort, chez tant de maires des villes moyennes, agglomérations, métropoles, capitales, signifie couler du béton.


Dessin de Pierre Fournier (Reporterre)

Donc, plutôt qu’utiliser ce qui existe, il veut créer une autre zone, à dix kilomètres de la ville, à Sainte-Colombe-en-Brulhois - ah, pardon, une "technopole" : deux cent hectares de bonne terre agricole dans ce riche Lot-et-Garonne, deux cent hectares de blé et de maraichage à « consommer » pour faire une nouvelle zone « d’activité » - l’agriculture, ce n’est pas actif, c’est bien connu -, pour poser comme une verrue les habituels batisses d’aluminium et de béton, en « HQE » (haute qualité environnementale), bien sûr, avec trame verte et bleue, et quelques panneaux solaires, parce qu’on est développement durable, n’est-ce pas ?


Plan du gâchis programmé près d’Agen (Reporterre)

Ce désastre absurde est né dans le cerveau reptilien de l’édile agenais (Jean Dionis de Séjour) parce qu’il devait y avoir là une gare TGV. En plein champ, bien sûr, la terre, ça ne compte pas, pour les technocrates. Une gare TGV, donc, comme étape de la ligne à grande vitessse (LGV) Bordeaux-Toulouse.

Oui, mais. Cette ligne devait être construite en complémentarité avec la LGV Bordeaux-Hendaye. Or celle-ci a suscité une telle résistance dans les Landes et en Pays basque qu’elle est quasiment abandonnée. Cependant, nombre de notables continuent à vouloir la LGV Bordeaux-Toulouse : un autre désastre ordinaire. Près de six milliards d’euros – et des terres agricoles dévorées – pour gagner une demie-heure de trajet, alors qu’en rénovant la ligne actuelle, pour deux milliards d’euros, on gagnerait un quart d’heure. Les écologistes et d’autres se bagarrent contre la LGV Bordeaux-Toulouse : pas assez fort, encore. Et pas suffisamment pour empêcher qu’à Agen, le maire veuille bétonner deux cent hectares pour son rêve de gaspillage.

Sur place, beaucoup d’agriculteurs âgés lâchent prise, et vendent, soumis à la pression. D’autres se battent et résistent. Ils sont encore isolés. Ils ont besoin d’aide. On en reparlera.

 

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