9 avril 2013
Hommage à Bobby Sands
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Thèmes : culture , Irlande , résistance
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest31 mai 2012
Citoyens grecs et irlandais, refusez l'austérité
Blogs de Mediapart | 30 mai 2012
« En votant “non” au Pacte budgétaire lors du référendum prévu le 31 mai ou en élisant le 17 juin une majorité de gauche hostile au "mémorandum", (...) les peuples irlandais et grec rendraient un immense service à toute l’Europe. » Par Thomas Coutrot, David Flacher, Pierre Khalfa, Catherine Lebrun, Damien Millet et Michel Rousseau, membres du Collectif national d'audit citoyen de la dette publique.
Peut-on sérieusement reprocher aux Grecs et aux Irlandais de ne vouloir faire «aucun effort» alors qu’on sait les ravages provoqués par la crise financière puis les politiques d’austérité dans ces pays? S’ils refusaient ces politiques en votant «non» au Pacte budgétaire lors du référendum prévu le 31 mai ou en élisant le 17 juin une majorité de gauche hostile au «mémorandum», les peuples irlandais et grec ne diraient aucunement non à l’euro. Leur vote affirmerait, tout au contraire et avec une grande lucidité, que ce sont ces fameuses «règles» de la zone euro qui ont mené à l’impasse actuelle et qu’il faut changer de toute urgence. En exigeant une refonte de l’euro, les peuples irlandais et grecs rendraient un immense service à toute l’Europe, engluée dans l’obstination suicidaire de ses dirigeants.
Car quelles sont donc ces fameuses «règles» qu’il importerait de respecter à tout prix pour rester dans l’euro? La liberté totale de circulation des capitaux et la concurrence fiscale entre États européens, qui ont asséché les recettes des États et gonflé les dettes publiques, alors même que les dépenses publiques étaient contenues? La dérégulation des marchés financiers, qui a abouti à la crise de 2007-2008 et à l’explosion des déficits? L’interdiction de financer les déficits publics des États par la Banque centrale européenne et donc l’obligation d’emprunter aux banques privées à des taux parfois prohibitifs? Le plafonnement du budget européen à 1 % du PIB, qui empêche des politiques fortes de solidarité et de convergence vers le haut? L’obligation de réduire sans cesse les dépenses et les protections sociales, notamment en termes de santé et de retraite, de flexibiliser les marchés du travail, de précariser l’emploi, de mener ces fameuses «réformes structurelles» censées rassurer les marchés? Le respect d’un pacte budgétaire absurde qui obligerait à une politique d’austérité permanente pour atteindre un équilibre budgétaire qui enlèverait toute marge de manœuvre aux politiques publiques?
Un audit des dettes publiques européennes, tel ceux initiés au plan national par des groupes de la société civile en Irlande, en Grèce et en France, montrerait la véritable origine de ces dettes. Ainsi l'Irlande n’a connu aucun déficit budgétaire avant la crise. Ses déficits actuels viennent du choix, imposé par l’Union européenne et accepté par la classe politique irlandaise, de faire payer par les contribuables les pertes colossales des banques privées, emportées dans la tourmente financière de 2008 du fait de leurs politiques spéculatives hasardeuses. Quant à la Grèce, désignée comme le bouc émissaire de la crise européenne, elle a pour principal tort d’être l’économie la plus fragile de la zone euro, la moins susceptible de résister à la politique agressive d’hypercompétitivité déployée par l’Allemagne depuis le début des années 2000. Celle-ci, qui bénéficiait traditionnellement d’un avantage concurrentiel grâce à la qualité de ses productions, a gravement déséquilibré toute la zone euro en y rajoutant une politique de déflation salariale et en utilisant sans retenue la main d’œuvre peu chère des anciens pays de l’Est. Les déficits budgétaires grecs, mais aussi portugais, italiens, espagnols et français, résultent largement des déséquilibres provoqués par les énormes excédents commerciaux de l’Allemagne.
C’est pourquoi, même si les élites grecques –mais aussi irlandaises– ont leur part spécifique de responsabilité dans la crise actuelle, l’exclusion de la Grèce –ou de l’Irlande– de la zone euro ne ferait qu’enclencher une dynamique irréversible de désagrégation. Les dirigeants européens, obstinés, responsables de l'impasse actuelle, devraient s’abstenir de tout chantage à l’encontre des électeurs grecs et irlandais dont le vote pourrait ouvrir des perspectives nouvelles. Les citoyens européens soucieux de démocratie, des droits sociaux et d'une construction européenne refondée, sont nombreux à proclamer: «Allez la Grèce, allez l’Irlande, faites-le pour nous tous: dites non à l’austérité, oui à la souveraineté démocratique!».
Thomas Coutrot (Attac), David Flacher (Utopia), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Catherine Lebrun (Solidaires), Damien Millet (CADTM), Michel Rousseau (Marches européennes contre le chômage), membres du Collectif national d'audit citoyen de la dette publique (audit-citoyen.org)
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Thèmes : austérité , dette , FMI , Grèce , Irlande , Lagarde , merkel
Envoyer par e-mail BlogThis! Partager sur X Partager sur Facebook Partager sur Pinterest16 septembre 2009
"Votez NON pour moi !"
Le 2 octobre prochain, les Irlandais devront voter à nouveau sur le Traité de Lisbonne
article publié le 11/09/2009
auteur-e(s) : Attac France
Le Traité de Lisbonne est une version jumelle du Traité constitutionnel refusé en 2005 par les Français et les Hollandais. Le seul peuple autorisé depuis à s’exprimer par un vote est obligé de voter à nouveau, sur exactement le même texte, après avoir dit "non" une première fois, comme s’il n’avait pas compris.
Comme le notre, comme le vote hollandais, le premier vote des Irlandais n’a pas été respecté. Aujourd’hui tous les moyens sont mis en œuvre pour tenter de les faire changer d’avis, parce que le traité de Lisbonne ne sera ratifié que si les Irlandais l’acceptent.
Il est donc particulièrement important que ceux et celles qui sont attachés à la démocratie, au respect des peuples et à la construction d’une Europe sociale, solidaire et respectueuse de l’environnement expriment leur entière solidarité aux Irlandais qui continuent à se mobiliser pour faire respecter leurs droits.
Attac appelle aussi à signer le texte européen de soutien sur le site, mis en place par Attac Autriche : www.irish-friends-vote-no
Il nous reste trois semaines pour exprimer cette solidarité qui aura des conséquences pour toutes celles et ceux qui vivent en Europe. Voilà le sens de ce nouvel appel à nos amis irlandais "Votez NON pour moi !"
Attac France,
Montreuil, le 11 septembre 2009
Publié par paco 0 commentaires
Thèmes : Europe , Irlande , traité européen
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