23 juin 2024

La fin de la ferme des rescapés ?

 

Appel à l'aide 

Bonjour à tous 
Normalement il n'est pas dans notre style d'exposer notre situation personnelle mais aujourd'hui nous sommes dans une telle détresse que je ne vois plus d'autres solutions. 
 
Ma mère a déposé en novembre dernier sa demande de retraite auprès de la Msa.
Comme nous l'avons toujours dit, nous ne sommes pas salariées de l'association, tout notre travail auprès des animaux et de la ferme est bénévole.
Après sa lourde opération pour une grande tumeur dans la colonne cérébrale, et les lésions à vie qu'elle en garde, elle n'était pas en capacité physiquement pour continuer son d'exploitation de fruit et légumes biologiques qu'elle a depuis 1998.
Nous nous sommes donc rendues à la msa de Cahors pour le dossier. 
Étant aide familiale dans son exploitation, je souhaite reprendre les terres et commencer mon activité de production de fruits. 
Depuis le début de l'année, donc nous essayons de faire passer la cession d'activité de ma mère et ma reprise auprès des services de la msa. Nous nous sommes rendues dans leur agence à Gourdon en janvier, avons envoyé une multitude de recommandés avec les documents demandés, payé la chambre d'agriculture,... et nous sommes en juin à présent sans que le dossier ne soit avancé. Ma mère a vu une médecin de travail, en début d'année, qui a attesté de son inaptitude à continuer. 
La msa continue partant depuis le début de l'année à prélever près de 500€ de mensualités de cotisations. 
Nous avons téléphoné des multiples fois, au début on nous a dit quil manquait un document ( pourtant envoyé) maintenant on nous demande de patienter.... 
Sauf que depuis 6 mois, au lieu de recevoir une retraite d'à peine 400€ pour plus de vingt ans de travail de production de fruits et légumes bio en circuit court, elle doit continuer à payer les mensualités de cotisations. 
Comme la transmission n'est pas acté, pour ma part, j'ai crée mon entreprise mais je n'ai pas les terres. 
 
Nous sommes dans une situation personnelle extrêmement difficile et nous sommes à bout. 
Pour tout de suite le mettre au clair, Jamais l'une de nous n'a bénéficié du RSA, nous avons gagné notre argent par un travail lourd. 
Nous avons tout mis dans l'association la ferme des rescapés. 
Ma mère a payé avec son argent personnel , des milliers d'euros pour des frais vétérinaires des animaux et des structures depuis sa création et avant. 
L'association n'a pas de salarié, la personne qui travaillait deux jours par semaine pour nous cet hiver, est partie puisque l'association n'avait pas les moyens de continuer à l'engager. 
 
Depuis des mois, l'association enregistre une baisse de dons. 
Nous ne pouvons plus l'aider. 
Nous avons besoin de vous pour sauver les animaux et la soutenir. 
 
Et si une personne connaît quelqu'un qui pourrait nous aider dans nos simples droits auprès de Msa, merci de nous contacter en privé. 
 
Étant déjà vidées par le combat avec l'administration, tout commentaire haineux, agressif etc sera supprimé. 
 
Nous sommes naturalisee françaises, nous donnons notre temps, notre santé, notre argent pour des animaux qui ont été abandonnés, maltraités ou délaissés, qui trouvent refuge à la ferme des rescapés, nous n'avons pas à recevoir d'insultes.  
 
Nous prenons des animaux dont personne ne veut, et quasiment personne ne donne un don financier lors qu'il dépose un animal à ferme. 
 
Nous ne voulons pas d'aide pour nous, ce sont les animaux de la ferme des rescapés qui ont besoin de votre aide.
Pour tous ceux pour qui l'association a été le dernier secours.
 
Pour régler les factures vétérinaire, l'eau, l'électricité, de litière ...
 
L'association est reconnue d intérêt général, les dons sont déductibles à 66% 
Pour un don par virement, veuillez le demander par mail à l'adresse suivante : 
 
 
 

11 février 2023

Aux 184 connards noirs de la république.

L’Assemblée nationale rejette à une voix près le repas à 1 euro pour tous les étudiants

Aux 184 connards noirs de la république, à celles et ceux qui n’avaient pas un euros à donner aux étudiantes et aux étudiants pour qu’ils puissent se nourrir d’autre chose que de la colère et de la résignation d’être affamés : j’irai cracher sur vos tombes.

Aux 184 connards noirs de la république, à chacun et chacune d’entre vous qui, en conscience et en république, avez appuyé sur ce bouton “non”, refusant d’accorder le repas à 1 euro à toutes les étudiantes et à tous les étudiants autres que le toujours très faible taux de boursiers ou que celles et ceux ayant et le temps et le courage d’attendre un improbable rendez-vous chez une assistance sociale d’une médecine universitaire en déshérence organisée : j’irai cracher sur vos tombes.

Aux députés de tous bords, macronistes et macronards, hommes et femmes, jeunes et vieux, à celles et ceux surtout qui sont revenus “faire le nombre” pour s’assurer que les étudiantes et les étudiants continueraient (..)

suite sur Affordance.info

 

10 mai 2020

Les collectifs de jardins russes - Un système alimentaire résilient


La Russie offre un exemple d’agriculture périurbaine collective à grande échelle. En plus de contribuer significativement à la production alimentaire du pays, ce « circuit parallèle » confère au système alimentaire russe plusieurs attributs importants de résilience, dont l’histoire récente a permis d’attester l’efficacité.

Poursuivre la lecture sur Yggdrazil ..

 

28 mars 2017

Le programme de l’Avenir en commun en BD !

 

Selon une idée originale et des dessins de Mélaka, dessinatrice et bloggueuse BD, et Reno, dessinateur de bandes dessinées et d'après un script de Méla Ka, Reno Pixellu et Olivier Tonneau, universitaire et bloggueur politique, cette initiative inédite est mise à disposition de la France insoumise pour aider à diffuser le programme qu'elle et son candidat Jean-Luc Mélenchon défendent, l'Avenir en commun.  

Découvrez plus de 40 planches BD sur les thèmes de la démocratie, l'écologie, le partage des richesses et l'Europe.

Version pdf 

 

1 mai 2015

La vie est complexe, le « rien à cacher » est simpliste - Loi Renseignement

enfant masqué


 30 avril 2015

Nous sommes famille d’accueil.

Madame est assistante familiale pour être précis. C’est un métier très riche, difficile parfois, moi qui suis une vraie e-pipelette j’ai souvent envie de partager sur le sujet. Mais c’est hors de question. Nous vivons dans le secret, la confidentialité, nous avons des choses à cacher.

Nous nous occupons de petits, parfois des nourrissons de quelques jours, nés sous X. Ces enfants ont une histoire qui n’appartient qu’à eux et qu’il s’agit de préserver au maximum, pour toujours. C’est ce qu’on appelle le droit à la vie privée. Cette vie démarre sur un secret, une mère qui a le droit de donner la vie et d’en couper le cordon familial. Dans les années qui viennent, ce genre de secrets de famille seront de plus en plus numérisés et donc de plus en plus difficiles à maîtriser. Le temps où le dossier personnel si lourd de sens prenait la poussière bien à l’abri au fond des archives d’un Conseil Général est révolu.

Les équipes travaillent dans le soucis constant de cette confidentialité, mais nos usages numériques impliquent toujours plus de traces. Correspondances par courriers électroniques, photos numériques pour l’album personnel de l’enfant, rapports de suivi et j’en passe, l’empreinte de la vie de l’enfant et de ses parents est de plus en plus disponible pour qui aurait un accès général à nos interconnexions.

Une écoute systématique des petits et grands secrets de tous implique nécessairement la dispersion de notre intimité. Pour beaucoup qui vivent dans le confort d’une vie épargnée, ça ne semble pas si grave. Pourtant même chez qui répète souvent n’avoir « rien à cacher », peu j’imagine iraient donner leurs mots de passe de leurs comptes mail, facebook, banquaire ou fiscal au commissariat voisin, peu accepteraient sans doute l’installation de micros et de caméras chez eux jusque dans leurs toilettes ou leur douche.(...)

Suite sur JCFrogblog4 ...
  

1 janvier 2015

Pour bien commencer l'année ..


Le journal en ligne Bastamag propose en effet une carte interactive des alternatives écologiques et sociales:
Des énergies renouvelables à la finance solidaire, de l’habitat écologique à l’éducation populaire, des fermes agro-écologiques aux coopératives ouvrières, découvrez notre carte des alternatives. Un tour de l’Hexagone qui montre qu’une transformation écologique et sociale de la société est non seulement possible mais déjà à l’œuvre localement. Passez votre souris sur l’icône pour voir de quelle alternative il s’agit et cliquez sur l’icône pour accéder à l’article détaillé. Et n’hésitez pas à nous suggérer d’autres alternatives, cette carte n’étant pas exhaustive. Bonne visite !
Bastamag

 « 89 révolutions locales pour un changement global »
  

17 janvier 2014

Services publics aux abonnés absents (Acrimed)



Par Gilles Balbastre, le 17 janvier 2014 | Acrimed

Nous publions ci-dessous un appel de Gilles Balbastre (co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde), concernant la diffusion très tardive de l’un de ses documentaires. Si la publication sur notre site de ce texte arrive en retard, rien n’empêche de visionner le documentaire en question ici-même. (Acrimed)


Pour information.

Figurez-vous que juste après le documentaire « Les nouveaux chiens de garde », j’ai eu l’occasion de réaliser un documentaire pour France 5, intitulé « Salariés sans frontières ».

Figurez-vous que ce documentaire a été livré en septembre 2012 et que depuis 18 mois, France 5 l’avait « oublié » dans des tiroirs. Il faut dire que les rapports avec France 5 avaient été très tendus lors du montage au printemps 2012, à l’époque où des dizaines de milliers de spectateurs se précipitaient dans les salles pour voir justement « Les nouveaux chiens de garde ». Alors, imaginer qu’il peut y avoir un rapport entre cette censure et le film qui a fait plus de 240 000 entrées au cinéma. Non, quand même pas ! Bon, il est vrai qu’Yves Calvi, un des chouchous de France 5, est plutôt bousculé dans « Les nouveaux chiens de garde »... Mais, non il ne faut pas voir le mal partout !

Officiellement, c’était donc la musique du film et son compositeur, le talentueux et indocile Dick Annegarn, qui ne plaisait pas à la chaîne... Officiellement vous dis-je...

Toujours est-il que je viens par hasard de m’apercevoir cet après-midi en surfant sur le Net que France 5 s’est enfin décidé de diffuser « Salariés sans frontières » jeudi qui arrive, le 16 janvier à... zéro heure dix. Honteusement, en catimini, histoire de préserver l’illusion de démocratie. Le film n’a bien entendu bénéficié d’aucune promotion de presse de la part de France 5. Résultat, aucun article, aucun reportage, aucun son. Un lien avec « Les nouveaux chiens de garde » ? Non vous dis-je !!!

Alors, pour que l’omerta ne soit pas complète, reste à vous tous de diffuser ce message, d’inciter tout un chacun de regarder sur France 5 ce jeudi 16 janvier à zéro heure dix, « Salariés sans frontières », de l’enregistrer et de le montrer autour de vous.

Merci à vous

Gilles Balbastre, co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde

En résumé, le film porte sur la destruction du travail ouvrier dans la Grande région (Lorraine, Wallonie, Sarre) qui entoure le Luxembourg et le remplacement des ouvriers de la sidérurgie et des mines de fer par des salariés des services qui tous les matins partent dans le 2ème PIB par habitant du monde nettoyer les bureaux, garder les banques, servir les cafés des golden boys... Une force sociale relativement structurée autour de syndicats, de partis de gauche, regroupée collectivement, a été ainsi supprimée et remplacée par une autre, celle-ci atomisée, esseulée, désorganisée dans ce coin d’Europe. Au bénéfice comme d’habitude de ceux, qui comme les De Wendel, ont toujours été soutenus politiquement pour amplifier encore et toujours plus leurs intérêts et leurs profits. 
 

2 octobre 2013

Les adeptes du travail du dimanche sont des exploiteurs



Blog de Gérard Filoche | 1er octobre 2013


La rédaction

Après le mouvement de fronde des enseignes Leroy Merlin et Castorama, qui ont ouvert, dimanche 29 septembre 14 magasins pourtant frappés d’une interdiction d’ouverture, et la réunion interministérielle organisée sur le sujet lundi 30 septembre, Gérard Filoche milite pour la défense du repos dominical, fondamental pour la vie sociale. Le membre du bureau national du Parti socialiste dénonce également les chantres de la dérégulation et met en garde le gouvernement contre une politique de concessions faites au patronat.

Le débat sur le travail dominical est une foutaise absolue. Si l’ensemble des grands magasins ouvraient le dimanche, quelque 30.000 emplois seraient détruits dans les petits commerces. Par ailleurs, cela déstructurerait un peu plus la vie sociale, en tuant l’un de ces rares moments où les familles ont l’occasion de se retrouver. Les gens qui réclament le travail du dimanche sont des vandales, un temps de repos commun est nécessaire dans une société.

Dans le droit du travail, le volontariat n’existe pas

Les adeptes de la dérégulation à outrance sont des charlatans, des rapaces, des exploiteurs. A Castorama et à Leroy Merlin, le patronat a payé les banderoles le papier, organisé la communication des salariés, tout cela est honteux ! Contrairement à ce qu’on nous dit, il n’y a pas de volontariat dans le droit du travail. Le contrat du salarié se définit comme un lien de subordination juridique permanent. Dès lors, le tapage fait autour du soutien apporté par les salariés de Sephora à leur direction apparaît clairement comme une manipulation !

Il est très étonnant que le gouvernement reçoive des patrons hors-la-loi. A force de chercher des compromis avec le patronat, l’exécutif, le même qui n’amnistie pas les syndicalistes, en vient à faire des concessions. François Hollande n’a pas été élu pour ça, il a été porté au pouvoir pour défendre les intérêts des salariés qui ont majoritairement voté pour lui. En continuant dans cette direction, le président de la République va ruiner son capital électoral et sa politique risque d’être sanctionnée.

Le candidat Hollande avait marqué son attachement au repos dominical
En outre, ces rapports confiés à de grands patrons posent problème. S’il s’agit de reproduire le rapport Gallois et ses attaques contre les salariés, ce n’est pas la peine, on connaît déjà le contenu. Aujourd’hui, le gouvernement demande à Jean-Paul Bailly de se pencher sur le droit des salariés et le code du travail. Un homme, dont les méthodes de management brutales à la tête de La Poste ont eu des conséquences dramatiques et ont déjà prouvé son incompétence en la matière. D’avance, il y a tout à craindre.

François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, avait lui-même expliqué, le 17 avril 2012 dans un discours prononcé à Lille, pourquoi le repos dominical qui existe depuis 1906, est fondamental pour les salariés, les familles, la culture, la vie associative, etc. J’ose espérer que mon cher Parti socialiste ne change pas de ligne également sur ce sujet.


4 septembre 2013

Richesses exponentielles et misère croissante dans l'hexagone


Colibri Info "mes billets" | septembre 2013

Des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres: les chiffres.


Les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres… Généralement, si vous formulez cette opinion, on vous taxe de gauchiste, on vous dit que vous proférez des contre-vérités. Seulement voila, les chiffres publiés par le gouvernement lui-même viennent confirmer cette maxime.

La crise frappe de plein fouet les couches populaires et les classes moyennes, en France, mais les grosses fortunes ont vu leur richesse augmenter 25% en à peine un an.

Quoi qu’en disent les bonimenteurs patentés libéraux, la France est bien la cinquième puissance mondiale, elle n’a jamais été aussi riche de toute son histoire, sa production annuelle est supérieure à 1900 milliards d’euros. Et malgré cela, depuis 1945, le pays n’a jamais compté autant de gens dans la précarité. Plus de 8,6 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 14% de la population.


Le rapport gouvernemental téléchargeable à la fin de cet article reconnait « la massification d’une précarité qui touche des ménages auparavant protégés ».

Quelques chiffres tirés de ce rapport pour preuve.

65% des nouveaux pauvres sont des enfants de moins de 18 ans.

Le nombre de mineurs pauvres atteint 19,6%.

2,7 millions d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté.

21,9% des 18-24 ans, (plus d’un million de jeunes) vivent dans le dénuement.

Dans les zones urbaines sensibles (ZUS) 49% des enfants et 42,5% des 18-24 ans vivent au sein d’un ménage pauvre.

12% des jeunes sont sans diplôme. Chaque année, plus de 130 000 sortent du système scolaire sans aucune qualification. Chez les jeunes âgés de 17 ans, plus de 10% ont des difficultés de lecture.

14,1% des femmes de plus de 75 ans d’entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le gouvernement est obligé de reconnaître que « la situation des femmes de plus de 75 ans s’est significativement détériorée».

Dans les familles monoparentales, le chef de famille est majoritairement une femme. 1,8 million d’entre elles soit près de 32,2% sont confrontées à la pauvreté.

1,5 million d’actifs vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Plus de 40% des immigrés en situation régulière sont sous le taux de pauvreté. Le rapport précise que « les personnes immigrées restent les plus exposées au risque de pauvreté monétaire». Il est important de le préciser pour éviter les discours tout faits sur les avantages exorbitants accordés aux immigrés.

2,1 million de personnes sont confrontées à l’extrême pauvreté (c'est-à-dire moins de 40% du niveau de vie médian lui-même de 1605 euros). Cela représente 3,5% de la population française. Là encore, les commentaires des autorités ne laissent planer aucun doute : « les situations d’extrême pauvreté s’étendent depuis plusieurs années ». « La hausse du taux de pauvreté à 40 % […] témoigne également d’une détérioration de la situation des plus pauvres ».

Près de 12,6% des Français n’ont pas accès « aux principaux droits fondamentaux, comme l’accès à un logement, au système de santé, au système bancaire, au système éducatif ou à la formation ».

3,5 millions de personnes déclarent souffrir du froid.

15% de la population métropolitaine déclare avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières ».

Il existe 3,65 millions de personnes mal logées selon la fondation Abbé Pierre.

Au total, 26,6% de la population française souffre de pauvreté.

Ce qui est amusant, c’est que le rapport note en conclusion que « seules les catégories les plus aisées échappent à la stagnation ou à la baisse du niveau de vie ». Le rapport dit ne pas vouloir s’étendre sur ce sujet, on se demande bien pourquoi.


Les riches sont donc de plus en plus riches… regardons ici aussi les chiffres.


Les 500 premières fortunes de France ont vu leur richesse globale augmenter de plus de 25% en un an. Elles cumulent quelques 330 milliards d’euros, chiffre jamais encore atteint.
300% c’est l’augmentation sur les dix dernières années.
Plus de 15% du PIB national, 10% du patrimoine financier du pays, c’est ce que représente le cumul de ces 500 fortunes
1/10e de la richesse de notre pays se trouve entre les mains d’1/100 000e de sa population.
La France compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l’année précédente.
Sur 445 millionnaires, « le moins fortuné » ne dispose, le pauvre, que de 64 millions d’euros de patrimoine.
Les 10 plus fortunés ont vu leur richesse augmenter de 30 milliards d’euros en un an et atteindre 135 milliards d’euros.

Des noms et des chiffres maintenant.


Bernard Arnault
, PDG de LVMH, dispose d’une fortune de 24,3 milliards d’euros, en hausse de 3,1 milliards par rapport à l’année précédente.

Liliane Bettencourt
, héritière de l’Oréal, possède un patrimoine de 23,2 milliards, en augmentation de 7,9 milliards.

Gérard Milliez du groupe Auchan annonce une fortune de 19 milliards.

Bertrand Puech
d’Hermès, 17,4 milliards.

Serge Dassault, 12,8 milliards, les armes ça rapporte.

François Pinault, 11 milliards.

Vincent Bolloré, 8 milliards.

Pierre Castel (fabricant de bière), 7 milliards.

Alain Wertheimer (Chanel), 7 milliards lui aussi.

Xavier Niel (Free) vient de faire son entrée dans le gotha avec 5,9 milliards.

N’en déplaise à tous ceux qui soutiennent ce système, à ceux qui geignent à longueur de journée d’être trop taxés, à ceux qui font tout pour soustraire leur richesse au nécessaire devoir de solidarité, cette concentration de l’argent dans les mains d’un si petit nombre de mains est proprement insupportable. Il est bien question dans ce pays de revoir la répartition de la richesse créée. Si peu de gens avec autant d’argent pèsent par leur influence sur toutes les décisions politiques. Ils sont une entrave à la démocratie.

En 1789, Robespierre déclarait : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ».

Qu’attendons-nous pour reprendre ces propos à notre compte.

Résumé d'un article d'Agoravox.fr

Rapport gouvernemental sur la pauvreté en France.pdf

28 août 2013

Le gouvernement solférinien enterre la retraite par répartition


Ça y est, le bouillon de la retraite est sur la table. Il est clair, à peine quelques fanes et yeux de graisse à la surface du bol. La « concession » sur la pénibilité masque mal que la « réforme structurelle, juste, équitable » est une vraie réforme injuste, inégalitaire, désastreuse pour les salariés. Ce brouet indigeste – dans la droite ligne du précédent servi par Fillon – s’en prend au pouvoir d’achat et retarde encore, vraiment, le départ en retraite des salariés, quelle que soit la catégorie à laquelle ils appartiennent. J’ai fait mon calcul : pour avoir droit à une pension à taux plein, je devrais travailler jusqu’à 69 ans. Bref, c’est un vrai recul social auquel le gouvernement solférinien vient de se livrer. En clair, le socialiste Mitterrand a été élu pour faire la retraite à 60 ans, les solfériniens viennent d’enterrer une deuxième fois celui qui devrait être encore leur inspiration. (...)



23 août 2013

J-L Mélenchon « Le gouvernement s’apprête à commettre un crime »



Le blog de Jean-Luc Mélenchon | interview parue dans le Dauphiné Libéré du 22 août 2013


Il y a un an, vous veniez déjà Grenoble pour les universités d’été du Front de Gauche. Qu’est-ce qui a changé depuis un an ?

« C’est simple. Depuis un an, tout va plus mal pour les gens ordinaires. Nous observons d’abord un décrochage pour les foyers les plus précaires. Un décrochage qui a été prouvé par une enquête Insee du mois de juillet de façon très cruelle. Car derrière toutes ces fluctuations de chiffres qui pourraient paraître abstraites, il y a des désastres humains, personnels, familiaux et intimes. Quant à ceux qui ont un travail régulier, leurs dépenses contraintes n’ont cessé d’augmenter sans que leur salaire ne suive cette progression. Il faut rappeler qu’en juillet, et cela n’était pas arrivé depuis longtemps, le SMIC n’a pas du tout été augmenté… Dans le même temps, la tranche la plus haute de la société a continué à s’enrichir et à faire bombance. Face à cette situation, la France déprime et n’a plus de vision pour son futur. »
 

Une absence de futur que vous imputez aux socialistes et à François Hollande, puisque vous avez récemment dit qu’il privait notre pays d’avenir.

« Il n’y a plus projets de société qui mobiliseraient les Français. Le seul projet que François Hollande nous propose est de courir sans fin après l’équilibre budgétaire. En fait il a tout simplement décidé de sacrifier une génération. Une génération à qui rien n’est proposé. On lui demande tous les sacrifices, et on lui promet l’austérité à perpétuité. »


Les ministres ne se sont-ils pas penchés sur l’avenir, avec leur rapport estival sur la France en 2025 ?

« Comme séance de com à la papa, on ne fait pas mieux ! De la planification de sciences fiction sans choix de société. Franchement c’est même indécent. Cela montre à quel point ce pouvoir en place est hors-sol et déconnecté de la population. Pendant ce temps les gens se demandent comment passer la rentrée. Survivre n’a jamais constitué un projet de vie. Résultat : notre pays, qui a tant d’atouts maitres, est en panne de futur. C’est la déprime générale. En un an, voilà le résultat du travail de François Hollande. Zéro sur tous les points.»


Il y a un an à Grenoble, vous vouliez réveiller François Hollande. Maintenant, c’est zéro pointé donc ?

« Franchement il y a un an je ne pensais pas qu’une personne, dont on n’attendait presque rien parvienne quand même à nous décevoir autant et en aussi peu de temps. Au début du mandat, on pouvait croire à de la maladresse. Maintenant on sait qu’il a délibérement choisi un cours très droitier. Il n’y a qu’à voir sa politique sociale et économique. François Hollande croit encore au miracle de la reprise par l’austérité. Il ne se produira pas, il ne produira jamais. Il devrait savoir que sans crédit, sans dépenses publiques, sans réel choix de société telle que la planification écologique qui créerait des milliers d’emplois, on ne pourra pas relancer le dynamisme du vieux continent. »


Hollande, d’après vous, c’est pareil que Sarkozy ?

« C’est juste la même politique qui continue. Le pire est a venir. Le gouvernement s’apprête à commettre un crime dans deux mois en portant atteinte au droit à la retraite.Pour la première fois dans l’histoire, un gouvernement qui se dit de gauche va rendre aux puissants un acquis social du peuple.»


Vous tapez dur sur les socialistes et pas sur la droite…

« L’ump n’est pas au pouvoir que je sache ! Quand au gouvernement je ne parle plus de socialistes, mais de solfériniens, car la politique menée par le PS n’a plus rien à voir avec le socialisme. Ensuite, nous sommes en démocratie. On critique le pouvoir ! Et comme sa politique est a droite on fait d’une pierre deux coups.


Votre sortie sur Manuel Valls qui, d’après vous serait inspiré par Marine Le Pen, a provoqué des réactions très vives.

« Oui mais quarante-huit heures après, Valls apportait la démonstration de ce que j’avais dit. Ses propos sur l’immigration ont même consterné certains membres du gouvernement. Ils l’ont condamné publiquement. Je les ai donc réveillé ! Sans moi ils auraient laissé passer. En fait, Valls fait son autopromotion par la stigmatisation et les mouvements de menton. Mais ses paroles sont vides. Ce sont des paroles verbales comme on dit. Elles n’apportent aucune proposition. En revanche elles créent de la haine. »


Parlons un peu des municipales. Vous plaidez pour des listes autonomes, sans le PS.

« Au premier tour que les électeurs tranchent notre désaccord. C’est ma position personnelle et celle du Parti de gauche. Ensuite à l’intérieur du Front de gauche, il y a une divergence avec une partie des communistes. On ne dramatise pas. La décision se prend au niveau local du fait des statuts du PCF. Mais je peux déjà vous dire que le parti de gauche participera a des listes autonomes de gauche partout où cela lui sera possible. À Grenoble, comme ailleurs. »


À Grenoble pour les municipales, on ne sait toujours pas si Michel Destot (PS) va se représenter pour un 4emandat et si Alain Carignon va partir en campagne.

«Bref pour eux le futur c’est le passé. Face à cet archaïsme et de telles vieilleries, je me dis que là, un Front de gauche bien uni a vraiment toutes ses chances. Et pourquoi pas avec les écologistes ? Et les socialistes critiques, s’il y en a à Grenoble. Ce serait une bonne idée pour tout renverser et faire du neuf, non ?


Qu’apportent des universités d’été, comme les Remue-Méninges et les Estivales organisées à Grenoble ?

«On se retrouve, on se remobilise. On en a besoin car on est à la veille d’une année stratégique pour le Front de Gauche. Il y aura les municipales, certes. Mais aussi et surtout les Européennes. Là les français peuvent renverser la table en nous plaçant devant le PS. C’est le seul moyen pour mettre fin à cette politique d’austérité qui fait tant de mal aux populations. » 

27 mars 2013

Europe: en avant pour le revenu de base


 

Le revenu de base est un revenu inconditionnel, versé dès la naissance et cumulable avec tout autre revenu.


Revenu de base | 22 mars 2013 

Initiative citoyenne européenne: En route pour le million !


Vous l’attendiez depuis plus d’un an… Cette fois, c’est la bonne ! Les efforts produits par des citoyens et organisations de plus de quinze pays différents viennent enfin d’être récompensés : oui, vous pouvez signer officiellement l’initiative citoyenne européenne !


Plus d’un an de préparation, un échec et d’insupportables mois d’attente… Depuis que la Commission européenne a finalement accepté notre proposition d’initiative il y a deux mois, le comité de citoyens a travaillé d’arrache-pied avec la Commission pour mettre en place le système de collecte en ligne des déclarations de soutiens (signatures) ainsi que le site basicincome2013.eu, notre site de campagne officiel en plusieurs langues.

Cette attente a suscité de nombreuses questions. Il y a pourtant une légitime raison à cela : ceci n’est pas une simple pétition telle que vous avez pu en signer sur le site AVAAZ ou change.org, où une simple adresse e-mail vous est demandée.

Vos données sont sécurisées

La signature est citoyenne, au sens formel, et a valeur officielle, presque comme un vote en ligne. Nous sommes par conséquent soumis aux réglementations légales en vigueur en France sur les initiatives citoyennes, qui nous imposent de demander des informations personnelles (un numéro d’identité notamment), afin de garantir la validité des signatures (notez que ce n’est pas le cas de tous les pays européens, en fonction de la législation nationale en vigueur).

Ainsi, le lourd processus de mise en place du système de signature est le prix à payer pour que vos informations soient sécurisées. Les données sont cryptées et sont hébergées gracieusement sur les serveurs de la Commission européenne. Mais seul un nombre très limité de personnes du comité de citoyens — engageant leur responsabilité pénale — ont accès aux clés de décryptage (elles mêmes stockées en lieu sûr…) permettant d’extraire les données. Et bien sûr, aucun transfert de données n’est permis.

 

Objectif million !

Nous avons maintenant jusqu’au 14 janvier 2014 pour récolter un million de signatures, tout en atteignant un quota minimal dans au moins 7 pays de l’UE. En France, ce seuil est fixé à 55.500 signatures. Cependant, il en faudra beaucoup plus pour compenser les pays dans lesquels l’idée du revenu de base n’est pas (encore) populaire.

Des formulaires papier seront bientôt disponibles pour faire signer les personnes peu à l’aise avec les outils informatiques. Nous attirons néanmoins votre attention sur la lourdeur logistique que cela implique, et vous demanderons de vous organiser localement pour stocker les formulaires signés en lieu sûr. Nous ne commencerons à centraliser les documents qu’en milieu de campagne uniquement.

Ouvrir le débat sur le revenu de base

Si l’initiative obtient le succès escompté, la Commission Européenne devra formellement examiner la demande citoyenne et offrir aux organisateurs une audience devant le Parlement Européen.



Mais au delà de cet hypothétique résultat, “l’idée est avant tout de lancer un vaste débat public autour du revenu de base et toutes les questions que cette idée suscite sur notre rapport au travail, à l’argent, au temps, et à notre citoyenneté.” souligne Stanislas Jourdan, l’un des porteurs de cette initiative.

Depuis l’ouverture du système de collecte en ligne, plus de 750 déclarations de soutien ont déjà été récoltées, dont au moins 233 rien que pour la France qui arrive en tête du nombre de signature lors du premier décompte journalier. Un compteur sera prochainement mis en place sur le site officiel de l’initiative pour vous permettre de suivre l’évolution de la campagne.
Selon la formulation de l’initiative citoyenne européenne enregistrée le 14 novembre 2012 (voir le texte ici), intitulée “Revenu de base inconditionnel – Explorer une voie vers des conditions émancipatrices dans l’UE”, notre demande vise essentiellement à obtenir que les institutions européennes mettent à l’ordre du jour la question du revenu de base, et financent des études pilotes pour éclaircir les différentes modalités de mise en place à l’échelle européenne.

Cocorico ! La France prend le maillot jaune

En France justement, cette campagne sera notamment soutenue et animée par le Mouvement Français pour un revenu de base, association nouvellement créée au début du mois de mars 2013 qui prendra en charge la co-animation du site revenudebase.info. Mais surtout, de nombreux groupes locaux, dont les coordonées sont disponibles sur le site, se sont formés pour promouvoir l’initiative au plus proche de nos concitoyens.

Alors qu’attendez-vous pour signer et inviter vos amis à faire de même ? Ça se passe par ici!

Informations pratiques

Pour suivre l’évolution de la campagne, n’hésitez pas à « liker » la page facebook de l’initiative et celle du mouvement Français.
Pour être sûr de ne rien manquer, inscrivez-vous à notre newsletter
Pour toute autre question sur l’ICE, consultez cette page

Crédit image: Bham_FOE (cc) Remixed by pepie34

Sur le même sujet: Revenu de base Le film


 

5 mai 2012

Nouvelle loi du travail au Venezuela : un pas de plus vers la vraie vie.

Le blog de Thierry Deronne | 4 mai 2012
 

La nouvelle Loi du Travail célébrée en grande pompe par les travailleurs vénézuéliens ce 1er mai 2012 est un vieux rêve devenu réalité au bout d’un débat citoyen qui a duré près de trois ans. Plus de 19000 propositions ont été remises par toutes sortes d’organisations de travailleurs, syndicats, coordinations, etc.. à la commission présidentielle chargée d’élaborer le projet. Avec la Constitution Bolivarienne, c’est le texte de loi qui a le plus bénéficié de la participation populaire.

Nous avions rendu compte de ce débat national il y a quelques semaines : “Le Venezuela ouvre le débat pour construire une nouvelle loi du travail“

Résultat : la loi signée le 30 avril 2012 par le président Chavez brise enfin le carcan néo-libéral où les gouvernements antérieurs avaient étouffé les droits sociaux. Depuis le 2 mai la loi (dont on peut lire ici le texte intégral en espagnol) circule gratuitement sur internet et de main en main, massivement, dans plusieurs journaux. Sauf dans ceux de l’opposition qui relaient les critiques patronales contre la loi, contre l’égalité homme/femme, contre l’augmentation des indemnités dues aux travailleurs, etc… Des réunions seront organisées partout dans les mois qui viennent, notamment par les syndicats, pour continuer à faire connaître la loi et pour qu’elle soit un levier de nouvelles transformations.

Points forts : l’égalité entre hommes et femmes ; l’interdiction de la sous-traitance du travail ; les conseils de travailleurs. Ceux-ci ne substituent pas les syndicats (qui voient leurs prérogatives renforcées par la loi). Leur fonction, bientôt développée par une loi spéciale, est de promouvoir la participation des travailleurs et de la communauté vivant autour des centres de travail, dans la gestion des entreprises. Ainsi que de lutter contre la spéculation, l’accaparement des produits de première nécessité.

Détail amusant (qui rappelle l’extrême misère de l’information sur le Venezuela en France) : pour occulter le débat citoyen à la base de cette loi, le Monde et l’AFP n’ont rien trouvé de mieux que de la présenter comme une épreuve de force entre un autocrate et son opposition. Saluons cette nouvelle victoire du droit des lecteurs qu’on “informe” sur une Loi du travail sans donner la parole à un seul des millions de travailleurs concernés mais en la donnant… au patronat.

Cette loi s’accompagne par ailleurs d’une nouvelle augmentation du salaire minimum, qui en fait le plus élevé d’Amérique Latine. Une augmentation du pouvoir d’achat protégéee par la baisse continue de l’inflation depuis cinq mois consécutifs (0,8% en avril), par une loi de contrôle des prix pour les produits de première nécessité et l’offre concomitante de biens bon marché produits par les entreprises nationalisées.

Voici un résumé (non exhaustif) de quelques uns des droits dont jouissent à présent les travailleurs vénézuéliens.

Les indemnités auxquelles aura droit le travailleur lors de la fin ou lors de la rupture d’un contrat seront calculées en fonction du dernier salaire. Le travailleur y a droit de manière immédiate, tout retard dans le paiement entraînant des intérêts supplémentaires à lui verser. Ce calcul d’indemnités a un effet rétroactif à partir de de juin 1997, date à laquelle le gouvernement néo-libéral de Rafael Caldera et de Teodoro Petkoff avait modifié la loi au détriment des travailleurs. A présent le patron devra verser pour chaque trimestre et à chaque travailleur une somme équivalant à 15 jours de salaire. (Art. 141 y 142).

DAVANTAGE DE BÉNÉFICES NON SALARIAUX. La loi crée des avantages nouveaux (non décomptables des cotisations et des épargnes déjà établies en faveur des travailleurs) : notamment le remboursement de soins médicaux, l’octroi de bourses ou le financement de formations, de spécialisations. (Art. 105)

SANTÉ ET ÉDUCATION GRATUITES PROTÈGENT LE REVENU DU TRAVAILLEUR. (Art. 97)

DURÉE DU TRAVAIL. La durée du travail qui était jusqu’ici de 44 heures (ce qui obligeait à travailler les samedis) se réduit à 40 heures hebdomadaires (Art. 173). L’idée est d’avancer progressivement vers plus de temps libre (Art. 174)

SIX MOIS DE CONGÉ PRÉ- ET POST-NATAL (six semaines avant l’accouchement et vingt semaines ensuite) (Art. 336 y 338). Les pères auront droit de leur côté à quatorze jours de congé à partir de la naissance de leur enfant (Art. 339). Les parents sont désormais protégés contre toute forme de licenciement durant deux années à partir de l’accouchement. La loi prévoit des avantages semblables en cas d’adoption. L’idée est de permettre à l’enfant d’être mieux accueilli, mieux entouré affectivement par ses parents . Des repos quotidiens sont prévus pour l’allaitement des nourrissons (Art. 335-330-345)

LA SOUS-TRAITANCE DU TRAVAIL EST INTERDITE. Cette pratique s’était étendue à toute l’Amérique latine depuis les années 90 avec la néo-libéralisation du continent. On estime qu’au Venezuela 1 million 200 mille travailleurs en sont victimes.

RETOUR DE LA DOUBLE INDEMNISATION, comme l’avait annoncé le président Hugo Chávez peu avant la promulgation de la loi. Ce mécanisme vise à sanctionner le patron qui effectue un licenciement injustifié, et à compenser la perte de l’emploi pour le travailleur en doublant ses indemnités de licenciement (Art. 92)

LE PATRON PAIERA PLUS S’IL LICENCIE. Tandis qu’en Europe les politiques d’ajustement visent à rendre les licenciement moins chers pour le patronat, au Venezuela la nouvelle loi en élève le coût pour le patron (Art. 92)

QUINZE JOURS D’INDEMNITÉS DE VACANCES, c’est ce que devra payer à présent le patron au travailleur en plus du salaire normal (Art 192).

PLUS DE JOURS FÉRIÉS. La nouvelle loi prévoit quatre jours fériés de plus en faveur des travailleurs (Art. 184).

VACANCES OBLIGATOIRES. Le travailleur devra jouir de ses vacances de manière effective et obligatoire (Art 197).

LE CALCUL DES DIVIDENDES ET AUTRES BÉNÉFICES DE FIN D’ANNÉE DÛS AU TRAVAILLEUR se fera a présent sur la base de trente jours au lieu de quinze. La fourchette va donc à présent de trente jours minimum à quatre mois maximum de salaires (Art. 131-132). Les organisations syndicales pourront aussi inspecter les comptes de l’entreprise pour déterminer si ce qui est versé aux travailleurs reflète bien la réalité des bénéfices de l’entreprise (Art. 133-138)

Sanctions légales contre les patrons délinquants, avec DE POSSIBLES PEINES D’EMPRISONNEMENT. Nouveauté introduite par la loi, la détention comme mécanisme de sanction en cas d’infraction à la loi par un patron. Exemples d’infractions: le refus de réembaucher un travailleur, la violation du droit de grève, le refus d’appliquer ou l’obstruction aux actes des autorités du Travail. Ces infractions seront sanctionnées par une mesure de détention de six à quinze mois. (Art. 512, 538)

LA FERMETURE D’UN CENTRE DE TRAVAIL sera également cause d’une mesure de détention qui peut aller de six à quinze mois selon le verdict des organes juridiques compétents de la République. Toute récidive est punie d’une peine augmentée (Art. 539-540)

TRAVAILLEURS FIXES DÈS LE PREMIER MOIS. Les travailleurs de durée indéterminée (comme de durée déterminée, ou à la tâche) seront considérés comme fixes par la loi dès le premier mois et non à partir de trois mois (en fin de période d’essai) comme auparavant. Dans la loi antérieure le patron pouvait rompre le contrat en payant simplement la valeur de celui-ci au travailleur ou en s’appuyant sur les causes de licenciement (Art. 87).

ENTREPRISES SOUS CONTRÔLE OUVRIER : c’est le mécanisme établi par la loi pour faire face à la fermeture illégale ou frauduleuse d’entreprises et de centres de travail. Si le patron ne se soumet pas à l’ordonnance de reprise des activités productives, le Ministère du travail réunira les travailleurs pour former une instance d’administration et réactiver la production. Dans ce Conseil d’Administration Spécial est prévue la participation du patron. Si celui-ci s’y refuse, le contrôle revient totalement aux travailleurs. La loi prévoit la possibilité que l’État offre son assistance technique et participe à la gestion à travers les ministères compétents (Art. 149)

CE N’EST QU’APRÈS LE PAIEMENT DES TRAVAILLEURS et quand ceux-ci s’estiment pleinement satisfaits que les tribunaux peuvent désormais procéder à la déclaration de faillites. Le paiement des salaires est prioritaire par rapport à tout autre engagement de l’entreprise. (Art. 150-151)

CONTRE LE HARCÈLEMENT MORAL AU TRAVAIL ET SEXUEL. La loi interdit tout autant ce harcèlement au travail que sexuel et établit les sanctions. Elle définit le harcèlement au travail comme la pression constante et la conduite abusive exercée par le patron ou ses représentants ou un travailleur portant atteinte à la dignité ou à l’intégrité bio-psycho-sociale d’un travailleur. Le harcèlement sexuel est défini comme l’imposition d’une conduite sexuelle non désirée et non demandée, exercée de manière isolée ou de manière répétée par le patron ou ses représentants contre le travailleur. La norme légale établit à présent que l’État, les travailleurs, leurs organisations sociales, les patrons sont dans l’obligation de promouvoir des actions qui garantissent la prévention, l’enquête, la sanction, ainsi que la diffusion, le traitement, le suivi et l’appui aux dénonciations de harcèlement. (Art. 164-166)
 
Signature de la loi par Chavez: “Justicia social !”. 30 avril 2012.

Caracas, 1er mai 2012.


5 septembre 2011

François Hollande et Ségolène Royal en faveur de la stupide « règle d’or » ?

le blog de Gérard Filoche 
François Hollande et Ségolène Royal en faveur de la stupide « règle d’or » ? Cette même règle appliquée au Portugal par Salazar pendant 40 ans de 1934 à 1974 et qui a fait de son pays le plus pauvre d’Europe

Selon le monde.fr, Hollande et Royal se sont déclarés le 4 septembre, favorables à la constitutionnalisation de la règle d’or… après l’élection présidentielle (LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 04.09.11 | 20h29 • Mis à jour le 04.09.11 | 20h33) : François Hollande et Ségolène Royal n’ont pas exclu le principe d’une « règle d’or » constitutionnelle sur l’équilibre budgétaire, mais ont réitéré leur refus de la voter avant le scrutin présidentiel de 2012. Position partagée par Ségolène Royal, qui ne s’est pas privée de prendre le contre-pied du PS en déclarant que « la règle d’or est une très bonne règle. Je l’inscrirai dans la Constitution, mais en début de mandat, en 2012″, a-t-elle dit sur BFM TV.
Pour Martine Aubry, sur France info, « rien n’est fait depuis trois ans » (c’est-à-dire la dernière crise boursière et financière), et « la pseudo règle d’or voulue par le président de la République n’est qu’un rideau de fumée pour masquer ses propres échecs ». Elle n’a de cesse de répéter que le PS voterait contre cette prétendue « règle d’or » .

Votez Martine Aubry aux primaires le 9 octobre !
Emmanuel Maurel dans son discours de clôture de l’Université PS de la Rochelle était clair :
« La règle d’or, ça n’est rien d’autre qu’une chape de plomb – Oui, une chape de plomb, qui marquerait l’abdication absolue du politique face aux marchés, le symbole navrant de l’impuissance des élus face aux diktats des agences de notations et autres institutions financières qui se moquent du sort des peuples. Il n’y a rien de plus antidémocratique que d’inscrire dans notre loi fondamentale qu’en matière économique, il n’y aurait qu’une seule politique possible. Et il n’y a rien de plus stupide que de décider aujourd’hui, alors que la récession est déjà à nos portes, d’ajouter l’austérité à l’austérité. Voilà ce que propose les libéraux aujourd’hui : face à une crise d’une ampleur effrayante, qui charrie précaires et chômeurs par millions, et qui lève chaque jour, légitimement, des centaines de milliers d’indignés en Europe, il faudrait sauver l’essentiel, c’est à dire une poignée de boursicoteurs et de détenteurs du capital. »Alors oui, chers camarades, profitons de ce débat pour dénoncer un système qui marche sur la tête autant qu’un pouvoir qui échoue lamentablement. »
 Il faut, il peut y avoir l’unité de toute la gauche contre cette « règle d’or »
Cette règle n’a aucun sens à part donner des garanties aux banques et à la spéculation.

Même Christine Lagarde en 2009 présentant le budget 2010 envisageait le retour a l’équilibre budgétaire en 2018… Même Michel Sapin envisageait en présentant le projet socialiste en avril-mai 2011, envisageait un déficit de 3 % en 2014…

Quel sens à cette course soudaine et absurde à un « équilibre » stupide qui équivaudrait à l’austérité et à la récession ?

En matière d’équilibre, Sarkozy en est le fossoyeur lui qui a augmenté la dette totale de 63 à 85 % du PIB en 5 ans… Sarkozy respecte t il sa prétendue « règle d’or » quand il pulvérise de 100 % le budget des « OPEX » opérations guerrières extérieures ?

Quel gourou a décidé de 3 % de déficit ? Et quel autre gourou a décidé que ce serait dorénavant 0 % ? D’autant que même le traité de Maastricht envisageait 3 % de déficit… Chiffre fixé à l’époque au doigt mouillé dans un bureau bruxellois (il semblerait que ce soit un certain Guy d’Abeille sous la houlette de Roland de Villepin) alors que les déficits étaient autour de 2 % et que le gouvernement allemand proposait 5 %…

Le dictateur Salazar et son successeur Caetano, au Portugal, de 1934 à 1974, pendant 40 ans professaient qu’un « état, c’est comme un ménage, il ne doit pas dépenser plus que ce qu’il gagne ». C’est stupide, un état n’est justement pas un ménage et il doit dépenser plus que ce qu’il gagne. Salazar a fait en appliquant cette « règle d’or », de son pays, le plus pauvre d’Europe.

Il y a de bonnes dettes et de bons déficits. Dettes et déficits qui visent à investir dans l’éducation, la santé, les équipements collectifs, sont bons. Ce sont des dettes légitimes.

Mais il y a aussi des dettes illégitimes et des dettes odieuses : dettes et déficits qui visent à faire des cadeaux aux riches en baissant leurs impôts, qui concèdent des emprunts à forts taux usuriers aux banques, qui vont à des dépenses somptuaires et des rémunérations abusives, sont mauvais.

Il faut faire le tri de la dette : moratoire, audit public, tri des dettes légitimes, restructuration annulation des dettes odieuses, et fixer les déficits en fonction des besoins de relance de l’économie. Car déficit et dettes peuvent contribuer à la relance économique par la redistribution des richesses. Tandis que la prétendue « règle d’or » impose l’austérité qui étrangle toute l’économie et aggrave dettes et déficits. On le voit en Grèce ou la priorité au remboursement de la dette et règle d’or enfoncent le pays dans la crise.

à paraitre début octobre 2011 « La dette indigne » dix questions dix réponses, par Jean-Jacques Chavigné et Gérard Filoche (Ed. JC Gawsevitch, 9,90 euros)
Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 5 septembre 2011

 

23 août 2011

Valls, le traître, favorable à la règle d’or !


Il fallait qu'il y en ait un qui commence.

C'est lui.

Le Lang et le Besson n°2.

Le petit protégé du Bilderberg qui fait plaisir à ses mentors.

Valls, dans une lettre adressée aux candidats à la primaire socialiste, vient de prendre parti pour la règle d’or de Sarkozy ! On y est !

Mais change de parti, Valls ! N’accable pas les tiens ! Ne te ridiculise pas, toi et toute la bande ! Ils se remettent à peine de l’affaire DSK, laisse-les respirer avant de les violer publiquement ! Oh ! Le cochon !

Je ne sais quels arguments les fervents "socialistes " de ce site vont trouver pour justifier cette trahison…dont on ne parle guère. J’attends avec impatience.

Mais venons-en à l’origine de la faute : la fameuse règle d’or. (...)

suite sur Agora Vox


24 juin 2011

Vers l’“insurrection sociale globale”, selon l’ONU

Par Dedefensa


Un aspect remarquable de la situation économique actuelle, – dito, de la crise économique actuelle, se trouve dans les différences d’analyses et de recommandations aux niveaux professionnels, des directions politiques et, surtout, des grandes institutions internationales. Ainsi l’ONU vient-elle de publier un rapport (ST/ESA/334) sur la situation sociale dans le monde, qui constitue une attaque extrêmement marquée contre les politiques d’austérité suivies, sur recommandation et même sous la pression extrême d’organisations telles que le FMI et la Banque européenne centrale.

Le rapport est publié sous l’autorité du secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des affaires économiques et sociales, le Chinois Sha Zukang. Avant d’entamer une carrière internationale à l’ONU en 2005, Sha Zukang a été en poste au ministère des affaires étrangères chinois, où il a occupé des fonctions de hautes responsabilités. (Voir sa biographie.) On peut estimer que certains aspects des documents publiés sous sa responsabilité représentent un point de vue assez proche de celui de la direction politique chinoise.

Le titre du document («The Global Social Crisis – Report on the World Social Situation 2011) indique assez la préoccupation de l’ONU devant la “crise sociale globale” en train de se développer, puisque son énoncé même n'indique ni un risque, ni une possibilité, mais bien une réalité d'ores et déjà cours. La “crise sociale globale” est d'ores et déjà un fait. On se permettra de penser que cette “crise sociale globale” est largement en cours de transmutation vers le stade d'une “insurrection sociale globale”.

L'agence AFP donne quelques indications sur le rapport : «Les politiques d'austérité comme celles menées en Espagne et en Grèce menacent l'emploi et mettent en péril la reprise économique, a estimé l'ONU dans son rapport annuel sur la situation sociale dans le monde publié mercredi. “Les mesures d'austérité prises par certains pays comme la Grèce et l'Espagne face à un endettement public excessif non seulement menacent l'emploi dans le secteur public et les dépenses sociales, mais rendent la reprise plus incertaine et plus fragile. Les gouvernements doivent réagir avec prudence aux pressions en faveur de la consolidation budgétaire et de l'adoption de mesures d'austérité s'ils ne veulent pas risquer d'interrompre le redressement de leur économie”, explique le rapport.

» Ce problème ne concerne pas uniquement les économies avancées, avertissent les économistes des Nations Unies qui estiment que “de nombreux pays en développement, notamment ceux qui bénéficient de programmes du FMI, subissent également des pressions pour réduire leurs dépenses publiques et adopter des mesures d'austérité”. L'une des principales conclusions du rapport est que les pays doivent pouvoir mettre en œuvre de manière systématique des politiques contracycliques. Pour cela, il est “indispensable” de revoir “la nature et les objectifs de base des conditions” imposées par les organisations internationales pour fournir une assistance aux pays en difficulté. “Il est essentiel que les gouvernements tiennent compte des conséquences sociales probables de leurs politiques économiques” sur la nutrition, la santé et l'éducation afin de ne pas pénaliser la croissance économique à long terme, insiste l'ONU.»

L’agence Associated Press présente le rapport effectivement comme le constat d’une “crise sociale globale” en train de se développer, avec des troupes abondantes (plus d'un milliard de personnes souffrant de la faim en 2009).

«A U.N. report says the world faces an emerging “global social crisis” from widespread unemployment, high food and fuel prices and other effects of the 2008-2009 economic downturn. The U.N. assistant secretary-general for economic development said Wednesday that governments are falling behind in helping the more than 200 million unemployed people in 2010 and those left hungry because of high food prices. Jomo Kwame Sundaram said that a sharp rise in food and fuel prices that immediately preceded the global financial crisis brought the number of hungry people in the world to over a billion in 2009, the highest on record. He said that raises questions about the validity of economic figures showing global poverty is decreasing. »

Le secrétaire général adjoint Sha Zukang signe lui-même l’introduction du rapport. Cette introduction présente un avertissement extrêmement clair contre les conséquences sociales des politiques d’austérité et de rigueur budgétaire. En voici un extrait :

«…It is essential that Governments take into account the likely social implications of their economic policies. It has been shown, time and again, that economic policies considered in isolation from their social outcomes can have dire consequences for poverty, employment, nutrition, health and education, which, in turn, adversely affect long-term sustainable development. The disconnect between economic policies and their social consequences can create a vicious circle of slow growth and poor social progress. Universal social protection systems and active employment generation programmes should become permanent measures, not merely temporary components of national crisis response measures.

»At the same time, social progress, one of the three pillars of sustainable development, is particularly important as governments and stakeholders gear up for the 2012 United Nations Conference on Sustainable Development (Rio + 20). As Secretary-General for the Conference, I understand the need for social investments to be accorded priority in recovery strategies and development policies. Increasing expenditures to expand social protection and improve access to education and health services will help ensure more inclusive development with stronger domestic demand and a more solid foundation for future growth.

»This Report on the World Social Situation identifies the immediate and long-term social impacts of the current crisis and strongly underscores the need for inclusive social policies. As challenging as it may be, the crisis offers an opportunity for achieving social progress by making universal social protection a reality, revisiting the social aspects of globalization and ensuring more inclusive and sustained growth, very much in line with sustainable development’s commitment to achieving economic development, social progress and environmental sustainability.»
 
 
 

21 juin 2011

Madrid, 45000 indignés contre le pacte pour l'euro

Ce dimanche 19 juin, plus de 45 000 personnes ont parcouru l’un des 6 cortèges organisés en étoile depuis les quartiers périphériques de Madrid pour se retrouver devant le Parlement de l’Etat espagnol, place Neptune. « Pour une démocratie réelle maintenant et contre le Pacte pour l’euro ». Convoquée par les réseaux issus du mouvement du 15 mai « des indignés », Democracia Real Ya et la Acampada de Sol, mais également soutenue par quelques syndicats, cette manifestation dénonçait très clairement les mesures que les chefs de gouvernement des 17 pays de la zone euro prévoient d’adopter le 24 juin. Sans réel débat démocratique à l’échelle européenne, ces mesures visent à transformer les politiques d’austérité en horizon indépassable des politiques européennes, préconisant la modération salariale, la flexibilité du travail, la réduction des dépenses sociales etc…

la suite sur Alter Echos

18 juin 2011

Appel pour le 19 juin : Peoples of the World, rise up!

 par Democracia Real Ya Toulouse | 13 juin 2011
Nous sommes les indignés, les anonymes, les sans-voix. Nous étions silencieux, à l’ecoute. Nous observions. Non pas ceux d’en-haut, ceux qui tiennent les rênes, mais un peu partout, là où nous sommes toutes et tous à l’attente du moment pour nous unir.
Les partis, associations ou syndicats ne nous représentent pas. Ce n’est d’ailleurs pas ce que nous souhaitons, car tout un chacun est son propre représentant. Nous voulons réfléchir tous ensemble à un monde où individus et nature priment sur les intérêts économiques. Nous voulons concevoir et construire le meilleur des mondes possible. Ensemble nous le pouvons et nous le ferons. Sans peur.
Les premières étincelles se sont embrasées dans les pays arabes, où des centaines de milliers de personnes ont occupé les places et les rues afin de rappeler à leurs gouvernements que le peuple détient le véritable pouvoir. Peu après les islandais se sont emparés des rues pour s´exprimer et décider de leur avenir; le peuple espagnol n´a pas tardé à emplir les places des quartiers, des villages et des autres villes.
Actuellement, la flamme de la contestation s’est propagée rapidement à d´autres pays comme la France, la Grèce, le Portugal, l’Italie et la Turquie. Entre temps des échos surgissent en Amérique, en Asie et de nouveaux foyers de contestation apparaissent un peu partout. Les problèmes sont globaux et la révolution sera globale également, sans quoi notre appel ne saurait subsister. Le moment est venu de récupérer nos espaces publics pour discuter et construire tous ensemble l’avenir.
Le 19 juin nous faisons un appel à la #Globalrevolution. Nous vous invitons à agir pacifiquement sur les places publiques, nous vous invitons à la création d’espaces de rencontre, de débat et de réflexion. Il est de notre devoir de récupérer l’espace public et de décider ensemble du monde que nous voulons.
Empare-toi de la place! Empare-toi des rues!!
Peuples du monde, levez-vous!!!
Évènement Facebook français et liste des rendez vous : cliquez ici

5 novembre 2010

Non aux poursuites judiciaires des 3 infirmiers anesthésistes victimes de provocations policières.

Pétition nationale

Le 1er octobre 2010 lors de la manifestation nationale des IADE (Infirmier Anesthésiste Diplômé d'Etat) à Paris, 15 collègues ont été interpellés, 3 sont à ce jour, sous le coup de poursuites judiciaires et doivent comparaître au Tribunal de Grande Instance de Paris (le 18 novembre pour l'un et le 1er décembre pour les 2 autres).
Les signataires de cet appel refusent la criminalisation de l'action revendicative et appellent solennellement le gouvernement à cesser ces poursuites.
ENSEMBLE INFIRMIERS ANESTHESISTES, PERSONNELS DE SANTE, SYNDICALISTES, POLITIQUES OU SIMPLES CITOYENS SOUTENONS CES TROIS VICTIMES DE L'ARBITRAIRE !!!


Vendredi noir IADE
envoyé par 1verredejusdorange. -

pour signer c'est là  Mouvement National des Infirmiers Anesthésistes

20 octobre 2010

Cahors, appel à la mobilisation Jeudi 21

 Contre la réforme des retraites!

70% de la population soutient la mobilisation. Et vous ?

Nous, salariés, retraités, lycéens et étudiants, mobilisés contre la réforme des retraites et réunis en Assemblée Générale le 19 octobre 2010 à Cahors, appelons à une nouvelle journée de grève interprofessionnelle le jeudi  21 octobre.
Jeudi doit aussi être une nouvelle journée d’actions : il s’agit désormais  de se faire entendre et de montrer notre force

Mercredi  20/10 :
-         12h pique-nique devant le palais de justice

Jeudi 21/10 :
-         7H : filtrage des deux ronds-points de la ville (Nord et Sud, rond-point du pont Louis Philippe)
-         10H : opération péage gratuit
-         11H : AG à la bourse du travail
-         12H : rassemblement devant la préfecture

20H : rassemblement au flambeau pendant le vote de la loi au Sénat, devant la mairie. Amenez lumières et casseroles !


 

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