20 juin 2024

Macron à Oradour : voyage au bout de l'abject

Sébastien Fontenelle

Quelques heures après avoir offert au Rassemblement national la plus spectaculaire victoire électorale de son histoire et dissous l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron, très content de lui, a fait, à Oradour-sur-Glane, village martyr anéanti par les Waffen SS, une déclaration stupéfiante de brutalité et d’indécence.

suite sur Blast ..


27 octobre 2023

FABIEN ROUSSEL FAIT L’UNANIMITÉ… DE LA DROITE À L’EXTRÊME DROITE

 


On constatait ici même il y a un an que Fabien Roussel était le communiste préféré de la droite. Un an plus tard, c'est toujours vrai, et il a même gagné quelques galons. Au mois de septembre dernier, la députée insoumise Sophia Chikirou, a déclaré qu'il y avait "du Doriot dans Roussel". Elle comparait donc le secrétaire national du Parti communiste français, qui est l'une des composantes de la nouvelle union populaire écologique et sociale construite autour des Insoumis, à l'une des plus épouvantables figures de la collaboration avec l'Allemagne nazie, ex-communiste devenu fasciste, qui avait finalement endossé l'uniforme allemand.
Le moins qu'il se puisse dire est que cette comparaison n'était pas très heureuse.
Roussel l'avait parfaitement compris.

Journaliste : Sébastien Fontenelle
Montage : Guillaume Cage
Son : Baptiste Veilhan
Graphisme : Morgane Sabouret
Directeur des programmes : Mathias Enthoven
Rédaction en chef : Soumaya Benaïssa
Directeur de la rédaction : Denis Robert

Le site : https://www.blast-info.fr/

27 mars 2023

Pourquoi la France est bien une dictature

 

 

“La sur-focalisation sur le “fascisme à venir” sur le mode ”la bête immonde guette” (Martinez) ou du “imaginez un peu ce que ça aurait été avec Le Pen ohlala” nous empêche de voir les éléments de dictature, les éléments de fascisme, déjà présents actuellement, ici et maintenant.”

Pourquoi la France est bien une dictature - Frustration Magazine

Ca ne plaira pas beaucoup aux bourgeois, mais pourtant la France est bien une dictature. Démonstration avec nuance. (..)

 

8 avril 2022

Présidentielle 1er tour : je voterai pour éliminer un voyou


 Comme je l’ai dit à plusieurs reprises sur le yetiblog, il n’y a rien à attendre pour le redressement de la France lors de cette présidentielle. Mais au moins pouvons-nous éviter qu’elle ne s’enfonce plus profondément et plus douloureusement dans la honte et l’humiliation.

J’avais manifesté ma volonté de m’abstenir pour ne pas cautionner des institutions – celle de la 5ème République – qui n’ont plus rien de démocratique, mais relèvent de la parodie et du grand banditisme.
Mon joker du 1er tour : Jean-Luc Mélenchon

Cependant, un fait nouveau est apparu. Après une campagne calamiteuse et les casseroles de l’affaire McKinsey, le candidat sortant n’est plus assuré d’être présent au second tour du scrutin. Or Emmanuel Macron est le représentant désormais exclusif en France – après l’effacement des Républicains et du Parti socialiste en 2017 – de la bande organisée qui s’est emparée de tous les rouages politiques dans tous les pays du bloc occidental.

La priorité devient donc d’éliminer ce voyou dès le 1er tour de ce scrutin. Et pour l’éliminer, il faut que deux candidats arrivent devant lui le 10 avril. Le mien, mon joker en quelque sorte, sera Jean-Luc Mélenchon.

Source
https://yetiblog.org/presidentielle-1er-tour-je-voterai-pour-eliminer-un-voyou/

La VI° République avec Bruno Gaccio


  Idriss J. Aberkane

Ajoutée le April 6, 2022

Nouvelle émission en direct avec Bruno Gaccio. A l'heure où les interrogations concernant la #présidentielles2022 vont bon train, il est question d'une 6ème #républiquefrançaise.

Nantes Révoltée QUE FAIRE LE 10 AVRIL ?

 

Nous recevons de nombreuses questions et commentaires sur l’actualité électorale, nous demandant de prendre parti dans la campagne. Alors que faire ? Précisons d’abord que nous sommes un média, pas un parti politique. Nous ne donnerons pas de consignes de vote : chacun est assez intelligent pour construire ses choix. Ensuite, nous ne chercherons pas à culpabiliser qui que ce soit : nous refusons l’injonction insupportable au «devoir électoral» une fois tous les 5 ans, mais aussi le discours classique «anti-vote» stérile s’il ne s’accompagne pas d’actes.

Ceci étant posé, quelques réflexions avant le Premier Tour :

Lire sur Nantes Révoltée

7 avril 2022

Gaël Giraud au Greenletter Club : Un état stratège ? | Vidéo

 



Pénuries, baisse des rendements agricoles ou événements climatiques extrêmes : les citoyens sont de plus en plus menacés par l’effondrement du vivant, les catastrophes naturelles et l’épuisement des ressources. D’où cette question : comment l’État doit-il évoluer en ces temps de crises climatiques ?

Gaël Giraud apporte une réponse à ces questions et explore un certain nombre de pistes pour notre avenir.

Source  https://gael-giraud.fr/gael-giraud-au-greenletter-club-un-etat-stratege-video/

Sur le même sujet: 

Face à l’urgence climatique, Gaël Giraud appelle à voter Mélenchon

Gaël Giraud, figure écologiste, économiste pourfendeur de la finance dérégulée et défenseur de la sobriété énergétique, appelle à voter Jean-Luc Mélenchon ce dimanche. Un soutien de poids pour les insoumis à 3 jours du 1er tour de l’élection présidentielle. Son soutien témoigne du sérieux du programme de l’Union populaire, du point de vue économique, mais surtout de sa crédibilité sur les questions écologiques, alors que le GIEC nous annonce que l’Humanité n’a plus que 3 ans pour agir avant qu’il ne soit trop tard.  

3 avril 2022

Nous, cadres sup, voterons Mélenchon

 

Le collectif « Les Infiltrés » regroupe des cadres supérieurs, hauts fonctionnaires, magistrats, consultants, convaincus que la poursuite des politiques néolibérales que proposent Macron ou ses variantes plus ou moins xénophobes, nous conduit droit dans le mur. L'élection présidentielle de 2022 offre une opportunité de bifurquer vers une société plus juste et écologique : le vote Mélenchon.

Lire la tribune

 

24 mars 2022

Réélection du banquier éborgneur et emmerdeur : on aura été prévenus !

 

Des intellectuels, des artistes, tirent la sonnette d’alarme.

Oui, il y a la guerre. Mais il se trouve qu’il y a aussi une campagne présidentielle. De qui cette situation fait les affaires, la chose est assez claire pour tout le monde. Une réélection sans campagne, quelle riche idée. Une campagne annulée par cas de force majeure, quelle providence. Nous avions compris que Macron avait pour idéal le renouvellement de son mandat par tacite reconduction. Qu’il y aurait une guerre et qu’il s’en servirait avec le dernier degré d’hypocrisie opportuniste, nous pouvions plus difficilement le voir venir
(..)

Lire sur LGS


15 mars 2022

En plein débat, un jeune insoumis corse dresse le bilan de Macron en 1 minute !

 


Extrait d'un débat avec Robin de Mari, jeune insoumis de Corse, représentant JL Mélenchon et l'#UnionPopulaire pour la présidentielle 2022. 

 Le bilan de Macron c'est :
- 8 millions de personnes à l'aide alimentaire en 2020 pendant que sur la même période les plus grandes fortunes amassaient 40% de patrimoine en plus

- c'est 17400 fermetures de lits en 4 ans dont 5700 en plein cœur du Covid

- c'est 4 COP, une condamnation pour inaction climatique par le tribunal Administratif de Paris

- c'est 24 éborgnés, 5 mains arrachées dans la plus grande répression d'un mouvement populaire dans ces 50 dernières années

- le bilan de Macron c'est 1.9 milliards d'économie sur les chômeurs par an

1 milliard d'économie d'APL pour les plus pauvres et les étudiants par an

5 ans de monarchie présidentielle d'une gouvernance par ordonnances d'un Parlement accessoire et plus 40 conseils de défense.

Le bilan de Macron c'est 5 années de trop d'un système en fin de vie.

 

12 mars 2022

Comparateur des programmes des candidats à la présidentielle

 


Programme Candidat

Pour y voir plus clair dans l'offre politique !

Programme Candidat a pour but de vous aider à y voir plus clair en vous proposant de comparer les programmes des six principaux partis français actuels.
Nous vous proposons de déterminer le parti qui correspond le plus à vos idées à l’aide d'un test de placement totalement gratuit, sans inscription et qui ne conserve pas vos données.


11 mars 2022

S’IL EST RÉÉLU : IL N’AURA PLUS AUCUNE LIMITE

 Description du film d’horreur qui nous attend probablement

Ce n’est pas un programme, c’est un film d’horreur. Une liste de sévices. Une série d’actes de torture. Imaginer que les sondages qui donnent Macron à 30% puissent avoir raison fait froid dans le dos. Pour voter pour ça, il faut être soit profondément débile, soit masochiste, soit milliardaire. Macron ne fera même pas campagne, il jouit de la guerre en Ukraine pour se faire réélire sans débat. Mais il annonce d’ores et déjà son plan de bataille :

Suite sur Nantes Révoltée..

 

4 mars 2022

Debrief de l'Allocution de Macron du 2 mars 2022

 

Le Monde Moderne

Par Alexis Poulain

2 mars 2022

Guerre en Ukraine : discours de Mélenchon à l'Assemblée nationale

 


 Sources : L'Isoumission 

Source vidéo

Ce mardi 1er mars 2022, au sixième jour de la guerre russe en Ukraine, l’Assemblée nationale était convoquée en session extraordinaire. D’un ton grave, Jean-Luc Mélenchon, à contre courant des va-t-en-guerre omniprésents dans les médias et à « gauche » de l’échiquier politique, a prononcé un discours pour la paix et la désescalade. Du Jaurès dans le texte. Convocation d’une session extraordinaire de l’OSCE pour discuter des frontières, neutralité de l’Ukraine, dénucléarisation, non alignement face au nouvel ordre mondial, le favori de la gauche a proposé une méthode d’action à 40 jours de la présidentielle. Notre article.

Entre la guerre en Ukraine et le nouveau rapport du GIEC, l’heure est grave

Sixième jour de guerre. Lendemain de la sortie du nouveau rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Deux ans après l’arrivée fracassante du Covid-19 dans nos vies en mars 2020, deux ans de confinements, deux ans de privations, deux ans d’Hôpitaux à bout de souffle et alors que la pauvreté explose dans notre pays. Le contexte, morose, est posé. C’est celui de cette journée du 1er mars 2022.

Alors que le peuple ukrainien se trouve encore, à l’heure où nous écrivons ces lignes, sous les bombes russes, le gouvernement avait convoqué une session extraordinaire de l’Assemblée nationale ce 1er mars pour débattre de la guerre. C’est dans ce contexte pesant, sinistre, que le leader des insoumis est monté au perchoir de l’Assemblée nationale. D’emblée, Jean-Luc Mélenchon a affiché la couleur :

« Prenons de la hauteur pour mesurer le désastre dans lequel nous sommes plongés dans ce moment. Le GIEC annonce des changements irréversibles dans le climat, la moitié de l’Humanité et de la biodiversité sont menacés mais nous sommes cloués dans un conflit qui peut dégénérer à tout instant en guerre nucléaire détruisant plus vite encore toute l’Humanité ». Le ton est grave, le ton est donné.

« Le seul chemin rationnel est celui de la paix. Il porte un nom clair : la désescalade » : Jean-Luc Mélenchon

Jeudi matin, le monde s’est réveillé le sang glacé. Avec une étrange sensation. Celle d’être revenu dans les heures les plus sombres pour les plus anciens, celle de l’ouverture d’une escalade guerrière jusque là inconnue pour les plus jeunes. « En une nuit d’invasion, le gouvernement nationaliste de la Russie vient de nous ramener au 19éme siècle, quand les différents entre les puissances se réglaient par la guerre. De nous ramener au 20eme siècle quand toute guerre en Europe devenait mondiale ».

Jean-Luc Mélenchon a posé le constat : l’humanité est plongée dans la régression, confrontée à la menace d’une nouvelle guerre totale. Alors que la folie guerrière du gouvernement russe a poussé ce dernier à aller jusqu’à agiter la menace nucléaire, alors que ce matin encore le ministre de l’Économie a menacé la Russie d’une « guerre » économique avant de regretter ses propos, alors que les gros bras et les va-t-en-guerre se prêtent à des concours de surenchère guerrière à longueur de plateaux, celui qui est le favori de la gauche et se trouve aux portes du second tour à 40 jours de l’élection présidentielle, s’est posé comme le représentant du camp de la raison, le camp de la désescalade, le camp de la paix.

Après avoir une nouvelle fois condamné la « totale responsabilité de monsieur Poutine » dans ce « crime contre l’intérêt général humain » et avoir salué « l’honneur de la condition humaine dans la résistance des ukrainiens » mais également « des Russes eux-mêmes, qui manifestent contre la décision de guerre de leur propre pays« , le leader des insoumis a affirmé l’objectif prioritaire de l’humanité toute entière en cette heure sombre : le retour de la paix. Jean-Luc Mélenchon : « si frustrant que cela soit, le seul chemin rationnel est celui de la paix. Il porte un nom clair : la désescalade ».

« L’alternative est simple : la diplomatie ou la guerre totale » : Jean-Luc Mélenchon

Alors qu’une partie de la « gauche » française, socialistes et écologistes en tête, appelle à envoyer des armes en Ukraine et à participer à l’escalade guerrière, Jean-Luc Mélenchon a rappelé l’alternative, simple, qui se pose à nous : « ou bien la diplomatie ou bien la guerre totale. Tout doit aller à la diplomatie et rien – si peu que ce soit – à la guerre ».

Jean-Luc Mélenchon a regretté la décision de l’union européenne de « fournir des armements nécessaires à une guerre », selon les termes utilisés par le commissaire européen Josep Borrel chargé des relations extérieures. Le leader des insoumis a condamné une « décision (qui) ferait de nous des co-belligérants ». Une décision qui enclenche un « engrenage ». Celui de la guerre généralisée. Face à cette angoissante perspective, Jean-Luc Mélenchon s’est posé, comme Jean-Jaurès en son temps, en défenseur du camp de la paix. Et a livré ses pistes de désescalade.

1) cessez-le-feu, 2) retrait des troupes russes, 3) discussion autour de la sécurité en Europe sous l’égide de l’OSCE

Depuis plusieurs jours, Jean-Luc Mélenchon martèle la « ligne » des insoumis face à la guerre russe en Ukraine : 1) cessez-le-feu. 2) retrait des troupes russes. 3) diplomatie et discussion autour des frontières et du statut de l’Ukraine. Une fois les deux premiers points non négociables posés, le cessez-le-feu et le retrait des troupes russes, le candidat à la présidentielle à appeler à « accepter de traiter franchement, directement le fond du problème posé : la sécurité de chaque nation en Europe ».

Une question restée en suspend après l’implosion de l’URSS, puisque pour la première fois dans l’Histoire contemporaine, un empire s’est effondré sans qu’on discute les nouvelles frontières. Jean-Luc Mélenchon a donc livré une de ses solutions pour la désescalade : ouvrir une session extraordinaire de l’Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE), organisation créée pour cela par les accords d’Helsinki en 1975.

Comme le président ukrainien, Jean-Luc Mélenchon défend la neutralité de l’Ukraine

Jean-Luc Mélenchon a ensuite défendu une autre piste, et pas des moindres, pour viser la désescalade : la neutralité de l’Ukraine. Volodymyr Zelensky, le président de l’Ukraine, vient de s’y déclarer officiellement favorable. Cette neutralité avait d’ailleurs été adoptée par le parlement de l’Ukraine en 1990 le jour du vote de sa déclaration de souveraineté par 339 voix contre 5. En voici un extrait : « l’Ukraine déclare solennellement son intention d’être un État perpétuellement neutre qui ne participe à aucun bloc militaire ».

Le favori de la gauche a également rappelé l’urgence de la dénucléarisation : « nous venons de toucher du doigt les limites de la doctrine de dissuasion nucléaire « terrestre », je dis bien “terrestre”, face à un adversaire résolu car le « tout ou rien » enferme clairement dans le « rien » si on n’est pas prêt à se faire sauter soi-même. La guerre d’Ukraine nous oblige donc à repenser beaucoup sur nous-mêmes. La dénucléarisation du monde doit redevenir un objectif concret  de notre diplomatie puisque la surenchère nucléaire ne peut pas avoir de sens concret. La guerre d’Ukraine vient de le prouver ».

Convocation d’une session extraordinaire de l’Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE) pour discuter des frontières, neutralité militaire de l’Ukraine, dénucléarisation du monde, plusieurs pistes de désescalades peut-être plus intéressantes à creuser que l’escalade guerrière face au risque d’une nouvelle guerre totale ?

Jean-Luc Mélenchon défenseur d’une France non alignée

Ce discours, peut-être son dernier à l’Assemblée nationale, a également été l’occasion pour Jean-Luc Mélenchon de rappeler une nouvelle fois sa ligne internationale. Face aux polémiques récurrentes auxquels il fait face sur le sujet, le favori de la gauche a pu réaffirmer sa position internationale, celle d’une France non alignée. « Le non alignement est notre intérêt. Dans la situation mouvante de notre temps, nous ne devons être les obligés de personne. La sortie de l’OTAN, organisation inefficace, participe par sa volonté d’expansion aux tensions guerrières sur notre continent. « Non alignement » ne signifie pas neutralité. Le choix de la France la met du côté du droit international. Et ce droit est du côté de l’Ukraine ».

L’occasion également pour Jean-Luc Mélenchon de qualifier « le régime nationaliste russe actuel » de « capitalisme oligarchique autoritaire ». Histoire d’une énième fois répondre aux affronts des qualificatifs « pro-Poutine », accusations lancées notamment par une « gauche » largement distancés dans les sondages et piteusement prête à surfer sur une guerre pour tenter de gratter quelques points à celui qui est aujourd’hui largement en tête à gauche dans les sondages. Des attaques politiciennes en pleine guerre qui ne grandissent clairement pas leurs auteurs.

Le leader des insoumis a précisé sa vision du basculement international à l’œuvre sous nos yeux : « l’invasion de l’Ukraine signe une nouvelle carte d’identité après trente ans de mutations continues. s’en est terminé du « nouvel ordre mondial » annoncé par George Bush en 1991. Le moment est entré dans le temps d’une réorganisation générale. Poussés dans les bras l’une de l’autre par la stratégie des USA, Russie et Chine font émerger un nouveau bloc ».

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a appelé a faire du malheur une force : « la crise en cours comporte tous les risques mais aussi tous les moyens d’un rebond positif ». Alertant une nouvelle fois contre « les postures de « va-t-en guerre » qui pullulent toujours autour des conflits », le favori de la gauche a rappelé que « la démocratie reste un choix d’optimisme politique ». Du côté de la démocratie et de la paix dans ces heures sombres. Du Jaurès dans le texte.

Par Pierre Joigneaux. 


9 février 2022

Fabien Roussel, Don Quichotte d’un communisme introuvable

 

Un double mystère entoure la campagne de Fabien Roussel, le candidat du Parti communiste français pour la prochaine élection présidentielle. Comment un candidat qui recueille invariablement entre 1 et 3% dans les sondages d’opinion peut-il être autant invité dans les « grands » médias ? Comment le candidat d’un parti communiste peut-il recevoir à ce point les louanges de politicien·nes de droite voire de journalistes et d’idéologues réactionnaires ?

C’est à dissiper ce double mystère que s’attache ici Paul Elek, ancien militant du PCF. Il montre en particulier que la campagne de Fabien Roussel, loin de permettre la relance d’un projet de rupture avec le capitalisme, a essentiellement pour objectif de faire exister l’organisation par une stratégie de distinction vis-à-vis du candidat de gauche qui avait frôlé le 2nd tour en 2017, à savoir Jean-Luc Mélenchon.

Cela amène Fabien Roussel à prendre régulièrement pour cible ce dernier, et à alimenter les poncifs réactionnaires que ne cessent de marteler les médias dominants à l’encontre de la gauche dans son ensemble (sur la laïcité, la sécurité, le terrorisme, l’écologie, etc.). En outre, alors même que Roussel prétend reconquérir les classes populaires, il se situe dans la plupart des sondages à 4-5% dans les catégories intermédiaires et supérieures, contre 1-2% dans les catégories populaires.

Ce texte est une contribution au débat tactique et stratégique à gauche. Elle ne reflète pas la diversité des points de vue au sein de la rédaction de Contretemps mais elle nous a semblé importante et en appelle d’autres. (..)

 

20 janvier 2022

Primaire « populaire » : la startup politique qui vous veut du bien ?


« Primaire populaire » est le nom d’une organisation politique créée il y a quelques mois pour obtenir « l’union de la gauche », c’est-à-dire un candidat commun entre l’écologie libérale de Jadot, les multiples tendances du PS post-Hollande et la France insoumise voire l’extrême gauche. Fondée en février 2021, la structure compte désormais près d’une vingtaine de salariés à temps plein, dont la mission est de faire un lobbying auprès des candidats et des médias pour faire de l’organisation d’une grande primaire LA solution pour une victoire de ce que leur porte-parole Samuel Grzybowski appelle « le bloc des justices » (en opposant au « bloc nationaliste » et au « bloc néolibéral »). Sur leur site internet, il est possible de parrainer des candidats à cette primaire (sans leur accord) afin de les soumettre à un vote, du 27 au 30 janvier prochain, qui déterminera un gagnant. Derrière cette organisation a priori gentillette se cache selon nous la plus grosse arnaque politique que nous ayons connu depuis la candidature « ni droite ni gauche » et « hors parti » d’Emmanuel Macron en 2016.

Suite sur Frustration

2 octobre 2020

Geoffroy de Lagasnerie : l’action directe, y compris violente, est le seul moyen de faire plier les gouvernants

 Le monde du Yéti |Par Pierrick Tillet |30 septembre 2020

 

 Pas souvent que je relaie une émission de France Inter. Je n’écoute pas France Inter. Mais on m’a signalé le passage de Geoffroy de Lagasnerie chez Demorand. J’ai rattrapé le coup via les podcasts. 25 minutes de subversion à l’état pur !

Cédric Herrou, Carola Rackete, sont les véritables acteurs politiques d’aujourd’hui

Pour de Lagasnerie, les formes d’action instituées et ritualisées – la manifestation, la grève, l’occupation, la pétition… – ont perdu toutes leurs capacités d’action et de conquête sociale et ne sont plus que des moyens d’expression défensifs voués à la défaite. On appelle gagner le fait de ne pas perdre, dit de Lagasnerie, mais au final on perd à tous les coups.

Mais alors qu’est-ce qu’une forme active d’action qui ferait le temps politique aujourd’hui ? « L’action directe », répond de Lagasnerie, celle par laquelle des individus ou des groupes résolus imposent leur propre légalité à l’État. À ce titre, Cédric Herrou ou Carola Rackete sont les véritables modèles d’acteurs politiques à suivre aujourd’hui.

« Dès que vous mettez l’État sur la défensive, très souvent c’est vous qui pouvait produire des régressions de la part de l’État. On l’a vu avec Cédric Herrou où il y a eu une sorte de transformation de sa lutte du point de vue pratique sur l’accueil des migrants en une guérilla juridique sur la question du droit de l’hospitalité et qui fait qu’il a gagné jusqu’au Conseil constitutionnel puisqu’il a fait constitutionnaliser le principe de fraternité. »

L’emploi de la violence en politique ne peut être posé qu’en terme d’efficacité

Geoffroy de Lagasnerie va encore plus loin dans l’engagement subversif quand il aborde le problème de l’utilisation de la violence en terme d’action politique. Ce sujet ne peut pas être posé en terme d’infraction à la loi, ni d’éthique, ni de morale, affirme-t-il, mais en terme d’efficacité pour atteindre un but.

« Il n’existe pas de non-violence dans un monde d’antagonismes. Quand vous vous définissez comme non-violent, vous laissez à l’État, c’est-à-dire aux gouvernants, le monopole de la violence sur vous. Vous les laissez vous entraver, définir les limites, vous mettre en garde à vue, vous arrêter… »

Bon allez, fermons le ban, comme s’exclame un Demorand sidéré par les propos de son interlocuteur. Regardez, écoutez la vidéo de l’émission. Tout est à l’avenant : explosif, subversif et finalement assez jouissif.

 

 

 

 Source: https://yetiblog.org/archives/27182

19 avril 2020

Aurélien Barrau | Crise actuelle et monde à venir : pour étudiants de Science Po


La crise.. les crises, bilan et perspectives..

Voir sur PeerTube

Voir sur Youtube


28 mars 2020

Hôpital public : des décennies d'économies


Après des décennies d'économies imposées par différents gouvernements, la plupart des hôpitaux publics sont aujourd'hui en difficulté financière. Tout a commencé en 1983…
 
 ————————————— ▶︎ Retrouvez la vidéo sur le site de Brut ▶ 📲 sur l’appli Brut (iOS) : https://apple.co/2UY7gNH 
 
 ▶ 📲 sur l’appli Brut (Android) : https://play.google.com/store/apps/de...
 
  ▶ Pour ne rien louper des vidéos Brut, n’hésitez pas à vous abonner ➞ https://www.youtube.com/channel/UCSKd... et à activer la cloche 🔔
 
 
  


19 janvier 2020

"La Colère et le Courage" : Le patron d'Anticor pointe du doigt la corruption qui coûte 200 milliard d'euros


Le patron d'Anticor, Jean-Christophe Picard, publie un livre ce mercredi matin. "La Colère et le Courage" évoque le poids colossal de la corruption et de la fraude en France. Elle coûte chaque année à notre pays 200 milliards d'euros. 

 

blogger templates