9 février 2020

Golfech, comment un réacteur nucléaire a frôlé un accident de type Fukushima




Un banal oubli lors de la maintenance d’un réacteur nucléaire de la centrale de Golfech, dans le sud-ouest de la France, a rapproché dangereusement l’installation « d’une situation d’accident » en octobre dernier. Un incident qui aurait pu mal tourner dans une centrale nucléaire pointée du doigt pour son laxisme. ...

4 février 2018

SCOOP - LINKY : la preuve de la tromperie organisée par Enedis et soutenue par l'Etat

 

L'injustifiable génocide des compteurs électromécaniques, organisé par les dirigeants d'Enedis et soutenu par N. Hulot
   

Source, Stéphane Lhomme, Refus Linky 


Nous le répétons inlassablement : tous les prétextes avancés pour justifier le programme totalitaire d'installation forcée de compteurs Linky sont complètement mensongers. Par exemple, il est totalement faux que ce programme soit "imposé par l'Europe", même la Commission européenne reconnait que sadirective est purement indicative.

Il est tout aussi mensonger de prétendre que les compteurs communicants sont indispensables pour piloter les réseaux électriques à l'heure des énergies intermittentes (éolien, solaire, etc) : l'industrie européenne de l'électricité, réunie en congrès à Vilnius, a fait savoir que "les compteurs communicants sont superflus".

Ne nous attardons pas sur d'autres plaisanteries d'Enedis qui prétend par exemple installer les Linky... "pour que les clients aient des factures précises". D'abord nous sommes des usagers et non des "clients", et de plus nous pouvons depuis longtemps avoir des factures parfaitement précises sans l'ombre d'un Linky, et ce même chez EDF... maison mère d'Enedis !

Mais la plus grosse tromperie d'Enedis, hélas reprises très souvent telle quelle (sans la moindre investigation) dans de nombreux articles ou reportages, consiste à prétendre que le Linky permettrait de faire des économies d'énergie, ce qui serait bon pour l'environnement et pour notre porte-monnaie. A nouveau, c'est totalement mensonger.

Un capteur installé sur un bon vieux compteur
électromécanique, pour ceux qui veulent avoir
de jolies courbes de consommation... sans
changer de compteur et donc sans Linky !
Pourtant, Enedis maintient ses allégations en avançant que le Linky permet enfin au "client" de suivre sa consommation en consultant de jolies courbes sur Internet. Avec toutefois un décalage de 24 heures ce qui, selon les experts, rend totalement illusoire l’efficacité du dispositif. Et ce d'autant que, pour faire réellement des économies, il existe des solutions beaucoup plus efficaces (par exemple faire diagnostiquer son logement et ses équipements) que de consulter béatement des courbes.

Ceci dit, bien que déjà parfaitement informés de la politique généralisée de mensonges mise en oeuvre par la direction d'Enedis, quelle n'a pas été notre surprise en découvrant (cf la photo en début d'article) que les adeptes des courbes de consommation peuvent parfaitement être satisfaits... en gardant leur bon vieux compteur électromécanique !

Attention, il ne s'agit absolument pas pour nous de faire de la publicité pour le fournisseur "Greenyellow" qui appartient à un groupe d'hypermarchés (un modèle totalement antisocial et antiécologique) et qui, par ailleurs, ne s'oppose absolument pas au programme Linky.

Mais force est de constater qu'il est parfaitement possible d'installer, sur le compteur électromécanique, un petit appareil qui enregistre les variations de consommation et qui permet, qui plus est en temps réel (et non avec un délai de 24 heures comme avec Linky), de satisfaire les usagers désireux de se pâmer devant de jolies courbes de consommation.

C'est une preuve accablante de la tromperie généralisée organisée par la direction d'Enedis qui n'en finit plus de bafouer les valeurs du service public et dont un des objectifs réels est de procéder au véritable "génocide" des compteurs électromécaniques qui ont le "tort" de ne pas nous surfacturer, de ne pas nous espionner, de ne pas faire dysfonctionner nos appareils, et de durer jusqu'à 70 ans pour certains !

En effet, il est facile de voir que la durée de vie réelle des compteurscommunicants est terriblement courte : 5 à 7 ans, beaucoup moins les 15 à 20 ans allégués par Enedis, et immensément moins que les 40 ou 50 ans, parfois 70 ans de durée de vie des compteurs électromécaniques.

Pour essayer de justifier ce scandale écologique (et économique), Enedis et l'affligeant Nicolas Hulot assurent que les compteurs électromécaniques seront recyclés : encore heureux ! Mais on ne doit recycler que des appareils cassés, pas 35 millions de ces merveilleux compteurs en parfait état de marche !

Le mouvement populaire de refus des compteurs Linky se démultiplie partout en France, c'est très encourageant, mais il y a une urgence absolue : nous devons sauver nos compteurs actuels de cette destruction organisée par les indignes dirigeants d'Enedis et couverte par l'imposteur Nicolas Hulot.
  

9 janvier 2017

Nucléaire, appel du MAIN : ENFIN !


Agir contre le nucléaire c’est maintenant

Nous pouvons agir efficacement, nous et des milliers d’autres, contre le nucléaire, cette industrie qui tue au quotidien, par ses centrales, ses installations, et ses rejets, et tue massivement lors de l’accident majeur qui va inéluctablement advenir chez nous, comme il s’est produit aux USA, en Ukraine, au Japon.

Tous ensemble, nous pouvons faire plier le lobby de l’atome.


Pour cela participons massivement et rapidement, car l’action est limitée dans le temps (3 mois à compter de ce jour), et ne manquons pas d’entraîner tout notre entourage, aux « _mainActions _», cette forme inédite de révolte citoyenne, qui ne nous coûtera qu’un timbre poste !


Rendez-vous sur le site MAIN 


  

26 octobre 2016

Vers un nucléogate français ?


Les dernières semaines ont été fertiles en découvertes sur l’état réel du parc nucléaire français.

On savait déjà que la cuve du réacteur EPR de Flamanville présentait des défauts susceptibles d’en interdire l’emploi : des concentrations trop élevées de carbone dans le couvercle et le fond de cuve qui, fragilisant l’acier, risquaient de conduire à la rupture de la cuve en cas de choc thermique. Cette question évidemment cruciale pour l’avenir de l’EPR de Flamanville est en cours d’instruction par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui rendra son diagnostic et ses prescriptions en mars prochain.

18 réacteurs défectueux 
Mais ces dernières semaines, on a également appris que ce défaut de fabrication touchait aussi 18 des réacteurs actuellement en service ...

Suite sur altereco+plus
 

15 janvier 2016

Le coup de la pastille : Préparez-vous à une catastrophe nucléaire !


Et revoilà le coup de la pastille miracle ! Les autorités du pays en complicité avec le lobby nucléaire et l'Autorité de Sûreté Nucléaire lancent une campagne de propagande avec distribution de pastilles d'iode censées protéger la thyroïde de la radioactivité et ce dans un rayon de 10km autour des sites atomiques. Pas un mètre de plus. Ils refont le coup du nuage de Tchernobyl s'arrêtant à la frontière tout en avouant de fait que le pire va arriver en France. Revue de détails des omissions et petits arrangements avec la sinistre réalité...
Attention, qu'on se le dise, il va falloir que chacun et chacune soit bien synchrone avec les énarques préfectoraux, les cabinets ministériels et autres ....

 

28 décembre 2015

Un film à voir absolument !

Je lutte donc je suis (version longue) 

Version longue (spécial internet et lieux de luttes) du film "Je lutte donc je suis" de Yannis Youlountas. Version française pour commencer (les autres langues suivent bientôt...). 
Les projections-débats avec le réalisateur continuent en salles de cinéma un peu partout, avec la version de 1h28 spécial cinéma (pour le plaisir de l'image et du son en qualité cinéma et pour celui de la rencontre avec l'auteur). 
Prochains lieux et dates en présence de Yannis Youlountas (et parfois de musiciens) : http://jeluttedoncjesuis.net Contact distribution-programmation : maud@jeluttedoncjesuis.net (distributeur 3527 anepos).
 

1 décembre 2015

Filtre photovoltaïque : une invention française révolutionnaire sabordée par EDF


Nexcis, filiale d’EDF, a mis au point une innovation plus que prometteuse : un filtre photovoltaïque intégré aux vitres qui permet aux bâtiments de produire de l’électricité, juqu’à devenir autonomes durant la journée. L’incroyable décision d’EDF de cesser l’activité de sa filiale surprend les différents observateurs du secteur et indigne les salariés. Ces derniers proposent de reprendre l’entreprise, avec le soutien des syndicats. Pour l’instant, le gouvernement reste indifférent.

L’angoisse est au plus fort pour les 77 salariés de Nexcis, la filiale d’EDF située à Aix-en-Provence, qui est à la pointe de l’innovation dans le secteur de l’énergie photovoltaïque. EDF a annoncé la liquidation de la société. Étrange décision au regard de l’intérêt que représente cette invention plébiscité de toute part : des panneaux photovoltaïques ultra minces intégrés aux vitres des habitations et bâtiments commerciaux...
 
 

15 janvier 2015

Nucléaire : l'effet d'annonce risible de Ségolène Royal



Il a donc suffit d'un simple effet d'annonce de Mme Royal - "Il faut programmer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées" - pour que les zélateurs habituels de l'atome s'enflamment et titrent ici où là sur le "grand retour de l'atome"... annoncé depuis 15 ans mais jamais au rendez-vous.

Rappelons donc que, le 25 septembre 2008, alors Président de la République, M Sarkozy s'autorisait déjà exactement ce même effet d'annonce sans lendemain : "Le remplacement de nos centrales nucléaires par les centrales de la nouvelle génération sera accéléré" (cf ci-dessous dépêche AFP du 25/09/2008).

Jamais avare de vaines déclarations, M. Sarkozy avait même annoncé quelques mois plus tard le choix du site de Penly pour un second EPR en France : "Le président de la République confirme le lancement à Penly, en Seine-Maritime, de la réalisation d’une deuxième centrale nucléaire de type EPR en France" (cf ci-dessous dépêche AFP du 29/01/2009). Tout ceci a été abandonné entre temps.

Six ans et demi plus tard, non seulement les rêves des nucléocrates n'ont pas progressé d'un pouce, mais la situation de l'atome hexagonal s'est tellement dégradée que l'annonce de Mme Royal n'est plus seulement vaine (comme celles de M. Sarkozy), elle est aussi totalement ridicule.

Suite du communiqué de l'Observatoire du nucléaireNucléaire : l'effet d'annonce de Mme Royal est encore plus risible que celui de M. Sarkozy en 2008
    

10 octobre 2014

Voiture électrique : l'argent public offert aux ménages aisés


Mondial de l'Auto :

Contre le gaspillage de l'argent de votre commune dans
l'installation de bornes pour voitures électriques/nucléaires :
Diffusion par France5 ce dimanche 12 octobre (20h40)
d'un documentaire édifiant sur le sujet (cf présentation : http://bit.ly/1usbYlK )

6 octobre 2014

Énergie, à quand le droit de créer des régies publiques locales ?

Photo, France TV éducation

Par | Bastamag | 3 octobre 2014 

Des fournisseurs d’énergie publics, locaux, écolos et rentables... Mais interdits en France !

Des dizaines de villes allemandes choisissent de reprendre la main sur leur énergie grâce à des régies communales. Ces entreprises publiques locales gèrent les réseaux, vendent gaz et électricité et s’investissent dans la production d’énergies renouvelables. Elles ouvrent aussi leur capital à des coopératives de citoyens.

Pendant ce temps, les grands groupes énergétiques, après avoir encensé le nucléaire, misent toujours sur le charbon, ultra-polluant, et vendent leur électricité plus cher. Le mouvement vers une transition énergétique décentralisée prend de l’ampleur. La France doit-elle suivre l’exemple ? Enquête.
oduit de l’électricité photovoltaïque, éolienne et hydraulique. À Montdidier, dans la Somme, la régie a inauguré en 2011 le premier parc éolien communal de France. Les collectivités françaises gèrent aussi 55 entreprises publiques loca

« Aujourd’hui, Il est tout simplement interdit de créer une régie municipale d’énergie en France », déplore Raphaël Claustre, président du réseau pour la transition énergétique Cler. Un mouvement qui viserait à re-municipaliser l’énergie, sur le modèle de ce qui s’est produit pour la gestion et la distribution de l’eau (voir notre enquête), et à favoriser localement le recours à des énergies renouvelables, est donc impossible. Pourtant, 160 régies municipales de l’énergie existent bel et bien en France. Les habitants de Grenoble, Metz, Elbeuf en Normandie ou Péronne en Picardie sont ainsi approvisionnés en électricité ou en gaz par des entreprises locales, aux tarifs réglementés. Plusieurs de ces régies sont 100 % communales. D’autres, comme Gaz et électricité de Grenoble, sont des sociétés d’économie mixte, où la collectivité détient la majorité du capital, à côté d’un groupe privé, GDF Suez dans le cas de Grenoble [1]. Ces régies sont souvent à la pointe en matière d’énergies renouvelables. Celle de Grenoble prles actives dans le champ des énergies renouvelables. Mais ces régies publiques de l’énergie, qui gèrent elles-mêmes leurs réseaux, ne couvrent que 5% du territoire. Ailleurs, c’est-à-dire sur 95 % du territoire français, c’est ERDF qui s’en occupe.

Une situation héritée de 1946, quand l’État nationalise les entreprises privées d’électricité, pour les fondre dans un monopole public, EDF. Depuis, les quelques régies municipales de l’énergie ont survécu. Le service public de l’électricité s’est, lui, affaibli sous les coups de boutoir de « la concurrence libre et non faussée ». Des fournisseurs privés se sont créés. EDF, partiellement privatisée, demeure centrée sur l’électricité nucléaire. Et si le gestionnaire du réseau ERDF reste dans le giron public, il verse 75 % de ses résultats nets à sa société mère, EDF, au lieu de les réinvestir dans les réseaux dont il est censé assurer l’entretien [2]. Quant à la transition énergétique, elle est à la peine : la consommation d’énergie primaire (avant sa transformation en électricité) d’origine renouvelable est passée, en une décennie, de 6% à... 8% [3]. Une progression bien lente, trop lente.


Un millier de régies publiques de l’énergie en Allemagne

De l’autre côté du Rhin, les régies publiques locales d’énergie sont monnaie courante. Il en existe plus d’un millier, entièrement détenue par la collectivité ou en société mixte. Elles fournissent plus de 45 % de l’électricité consommée dans le pays ! Comment expliquer cette différence ? L’Allemagne n’a jamais connu de monopole national dans le domaine de l’énergie. Avant la libéralisation du marché de l’électricité – qui s’est faite dès 1998 outre-Rhin –, il existait des monopoles régionaux. La plupart détenus par les entreprises privées qui ont fusionné pour donner naissance aux quatre grands groupes énergétiques actuels : Eon, RWE, Vattenfall et EnBW. Ces géants de l’énergie sont loin d’être des partenaires idéaux pour des communes qui souhaitent développer les énergies moins polluantes, sans charbon par exemple. Du coup, de plus en plus de villes reprennent en main leurs réseaux et productions d’énergie.


« Nous avons lancé le projet de la régie début 2011, quand la concession de nos réseaux est arrivée à terme. C’était avant Fukushima. Nous voulions être plus indépendant de l’énergie nucléaire à un moment où ce n’était pas encore la tendance, raconte Stefan Altenberger, maire de Kernen, une commune de 15 000 habitants dans le sud-ouest de l’Allemagne. Kernen a créé fin 2012 une régie intercommunale d’énergie, avec trois villes voisines. Celle-ci fournit aujourd’hui de l’électricité à 2 000 des 40 000 habitants de la zone.

La plupart des concessions actuelles sur les réseaux énergétiques allemands ont été accordées il y a une vingtaine d’années. Et arrivent à échéance. L’occasion pour les élus locaux d’y réfléchir à deux fois avant de reconduire une gestion privée. Beaucoup optent pour une gestion publique par une régie municipale, qui devient souvent productrice d’énergie. Depuis 2005, 120 nouvelles régies locales ont ainsi vu le jour en Allemagne ! Et 200 concessions ont été reprises par des régies depuis 2007 [4]. Un mouvement de fond.

Une électricité locale souvent plus « verte » et moins chère

« Les communes dorment pendant 20 ans. Puis, à la fin de la concession, elles se demandent tout à coup ce qu’elle peuvent bien faire », résume Michael Hildebrand, directeur de la régie municipale de Lohmar, près de Cologne. Celle-ci existe depuis 2011. Dans cette ville, c’est RWE – qui exploite les mines de charbon de la Ruhr et plusieurs centrales nucléaires – qui détenait la délégation des réseaux électriques et de gaz. « Nous avons récupéré les concessions cette année. Et nous négocions en ce moment, plus ou moins amicalement, pour racheter les réseaux. » Les sommes en jeu restent secrètes. Mais une telle opération représente beaucoup d’argent pour une petite ville comme Lohmar. Les régies sont-elles alors en mesure de garantir des tarifs raisonnables à leurs usagers ? « Nous proposons des prix plus bas que ceux de l’ancien concessionnaire privé », répond Stefan Altenberger, maire de Kernen. Le kilowattheure fourni par la régie coûte 26 centimes. Ce qui peut sembler énorme en France, où le prix du kW/h, s’il augmente, demeure deux fois inférieur. Il reste cependant sous la moyenne nationale allemande, qui se situe plutôt au-dessus des 27 centimes/kWh (les taxes qui financent notamment le développement des énergies renouvelables y sont beaucoup plus élevées). « Nous avons moins de frais d’organisation », souligne le maire. Autre avantage de taille : « Contrairement à un grand groupe, nous pouvons décider de baisser les gains de la régie pour stabiliser les prix. »

Les régies de Kernen et de Lohmar proposent par ailleurs à leurs clients un abonnement d’électricité verte et achètent le courant à des fournisseurs d’énergie certifiées renouvelables. L’abonnement « vert » est devenu un produit quasi-incontournable des régies locales allemandes. « Quand l’électricité sort de la prise, on ne peut pas savoir si elle a été produite par des énergies renouvelables ou par du nucléaire. Mais plus il y a de personnes qui achètent chez des fournisseurs qui s’approvisionnent en énergies renouvelables, plus il y aura d’énergies renouvelables dans les réseaux », estime Andreas Graf, directeur commercial de la régie municipale de Titiensee-Neustadt, créée en 2011. Celle-ci fournit à ses 600 clients une électricité certifiée « renouvelable ». Elle s’approvisionne auprès de son associée, la plus grande coopérative énergétique d’Allemagne, l’EWS Schönau, qui compte 150 000 clients dans le pays. La coopérative détient 30 % de la régie, la commune en possède 60 %. Les 10 % restants sont entre les mains d’une coopérative citoyenne locale.


Des citoyens impliqués dans la politique énergétique de leur ville

Ouvrir les régies communales à des coopératives citoyennes engagées sur la transition devient une pratique courante en Allemagne. « Certaines régies communales mettent en place un comité des habitants-clients. Mais c’est seulement consultatif. En leur ouvrant leur capital, elles sont obligées de prendre en compte la participation citoyenne », souligne Ralf Lang, président de la coopérative citoyenne de Iéna, en Thuringe. Elle a levé 8 millions d’euros auprès de 800 sociétaires. Et a pu acquérir 2 % de la régie. À Wolfhagen, en Hesse, la participation change d’échelle. Dans cette ville de 12 000 habitants, la coopérative citoyenne locale possède un quart du capital de la régie énergétique !

Ces coopératives citoyennes adoptent un fonctionnement interne égalitaire, sur le principe « une personne, une voix », quel que soit le nombre de parts acquises. L’investissement minimum est de 500 euros, un placement qui est ensuite rémunéré. Ces coopérative fixent en général un plafond maximum par sociétaire, de 5 000 ou 10 000 euros, pour éviter la spéculation. Mais une critique émerge : les membres d’une coopérative, qui disposent des moyens financiers d’y investir, ont de fait plus d’influence sur les décisions d’une régie municipale que les simples citoyens de la commune.


Vers une coopérative citoyenne de l’énergie à Berlin ?

« Il y a des voix critiques qui disent que nous sommes des capitalistes. Mais tout le monde peut devenir membre de notre coopérative. Si on ne peut pas payer 500 euros d’un coup, on peut payer dix fois 50 euros », se défend Wilfried Steinbock, de la coopérative de Wolfhagen. « Depuis que la coopérative est entrée au capital, le directeur de la régie va beaucoup plus à la rencontre des habitants, notamment lors les réunions que nous organisons. Il y parle des projets, des investissements. Ça, c’est vraiment nouveau », note aussi Ralf Lang, de la coopérative citoyenne de Iéna.

Les coopératives citoyennes d’énergie sont devenues des acteurs essentiels de la transition allemande. Le pays en compte aujourd’hui près de 900, avec plusieurs centaines de milliers de membres. La plupart produisent des énergies renouvelables. Quelques-unes investissent dans les régies locales. Certaines ont même essayé d’obtenir elles-mêmes la gestion de réseaux électriques. Sans succès pour l’instant. Dans la ville de Kirchheim, une coopérative déjà fournisseur d’électricité, a tenté en 2013 de reprendre la concession du réseau local. « Mais les élus ont eu peur », regrette Felix Denzinger, de la coopérative Teckwerke Bürgerenergie. C’est finalement la commune qui a repris le réseau. « Si l’argent va au moins dans les caisses de la ville plutôt que chez un géant de l’énergie, c’est déjà ça. » Le coup d’essai de Kirchheim a donné des idées ailleurs en Allemagne. Jusqu’à Berlin. La ville a déjà repris en main la gestion de l’eau. Une coopérative a le projet de reprendre fin 2014 la concession du réseau électrique de la plus grande ville du pays. Objectif : investir les gains dans les énergies vertes.


Et en France ?

En France aussi, le mouvement des coopératives citoyennes de production d’énergie renouvelable prend son essor. Le réseau Énergie partagée en accompagne 35 actives. Avec celles en gestation et en attente de permis, la France en compterait une centaine. Sans oublier Enercoop, la première coopérative française de fourniture d’électricité, créée en 2004, qui approvisionne 18 000 usagers. Mais la loi interdit toujours les collectivités de se lancer dans l’aventure pour accélérer le développement des énergies renouvelables.

Une situation que le Cler a contestée en 2012 devant le tribunal administratif de Paris [5] et par le biais d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Avec l’argument que l’interdiction de créer des régies locales contrevient au principe d’égalité des citoyens et à celui de libre administration des collectivités. La contestation est pour l’instant restée vaine. « Les réseaux de distribution d’énergies, qui appartiennent aux collectivités locales, sont donnés en concession à ERDF. Du coup, les élus ne mettent pas trop leur nez dans la manière dont cela est géré. Il faudrait pourtant remettre dans les mains des élus locaux les questions énergétiques », estime Raphaël Claustre, du Cler. Une solution décentralisée pour accélérer la transition.

Rachel Knaebel

Photo :  CC Bert Kaufmann (mine et centrale au charbon de RWE en Allemagne).

Notes

[1] Actionnaire à 42 % du capital de Gaz et électricité de Grenoble via sa filiale Cogac.

[2] L’association de consommateurs UFC Que Choisir dénonçait encore en juin cette situation. Voir ici.

[3] Commissariat général au développement durable, juin 2013.

[4] Chiffres du Verband Kommunaler Unternehmen, groupement des entreprises locales allemandes.

[5] L’association demandait l’annulation d’une décision de la capitale de 2009, qui prolongeait de quinze ans le contrat de concession entre la ville de Paris et ERDF pour la distribution de l’électricité
 

11 février 2014

Alerte sur nos centrales nucléaires! (Huff)


Corinne Lepage
Dans l'indifférence générale -mais n'est ce pas l'art de la com.!- la problématique de la sûreté autour de nos centrales nucléaires est en train de se dramatiser et de changer de nature.

Le programme nucléaire français a été construit sur un double postulat: les centrales françaises sont les plus sûres du monde et par voie de conséquence, il n'y a pas de risque d'accident nucléaire majeur en France. Dans ces conditions, lors de la mise en place du programme nucléaire français, à aucun moment un rapport coût avantage entre les risques d'un accident nucléaire majeur et les avantages procurés par l'énergie nucléaire n'a été établi. Ce double postulat a été complété, au début du XXIème siècle, par la création de l'Autorité de Sûreté Nucléaire censée être totalement indépendante et capable d'imposer ses choix à l'exploitant.
Après Fukushima, la réaffirmation de la parfaite sécurité de nos centrales, sous réserve d'une opération de "grand carénage" en capacité de permettre l'allongement de la durée de vie à 60 ans du parc nucléaire, a été martelée par le lobby nucléaire.
La technostructure nucléaire a rappelé aux politiques et à la société être la seule détentrice de la compétence et de la définition du bien commun. (...)
 
Lire la suite sur le Huffington post ...

4 octobre 2013

Ciné-débat "Un climat d’espoir"


Ciné-débat "Un climat d’espoir"
Vendredi 18 octobre

Lieu : Gignac (46)


20h30 à la salle des fêtes de Gignac.
Entrée libre.
 
Le dérèglement climatique est à présent reconnu comme un problème écologique majeur par la majorité des scientifiques et des décideurs politiques. Mais l'industrie nucléaire mondiale tente d'accréditer le nucléaire comme une solution à cette crise climatique, quitte à prendre de sérieuses libertés avec les faits.

Ce documentaire est une riposte exemplaire au discours mensonger d'Areva, EDF et consorts. Il replace le changement climatique dans son contexte et ses enjeux. La filière nucléaire, son histoire, ses étapes et ses risques, sont disséqués pièce par pièce. Les vraies solutions aux crises énergétique et climatique (économies d'énergie, énergies renouvelables) clôturent la démonstration.

Une révolution énergétique est en marche, et les solutions existent, partout et aujourd'hui. Leur mise en oeuvre est affaire de politique, et la diffusion de ce film peut y contribuer.

La projection sera suivie d’un échange-débat avec Marc Saint-Aroman et Daniel Roussée du Réseau "Sortir du nucléaire".

Cette manifestation est proposée par « ECAUSSYSTEME », dans le cadre du Schéma Culturel de Territoire, en partenariat avec le Pays de la Vallée de la Dordogne Lotoise et le Conseil Régional Midi–Pyrénées.

Contact :
contact@ecaussysteme.com

31 août 2012

Les tribulations de l'EPR

 
Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org
 
Communiqué du 31 août 2012


Scoop-Nucléaire : le réacteur français EPR

rejeté par l'Autorité de sûreté des USA !


Nouvelle déconvenue majeure pour l'industrie nucléaire française et son "avenir"

L'Atomic Safety and Licensing Board (ASLB), instance de la NRC (autorité de sûreté nucléaires des USA) chargée d'accorder les licences d'exploitation, vient d'atomiser les espoirs de l'industrie nucléaire française en refusant jeudi 30 août la licence demandée par EDF pour construire un réacteur EPR à Calvert Cliffs (Maryland) (*)

Le combat juridique contre ce projet a été mené pendant 5 ans par les associations NIRS, Public Citizen, Beyond Nuclear and Southern Maryland CARES, aux moyens pourtant dérisoires face à EDF qui a eu recours à l'un des plus puissants cabinets d'avocats aux USA, Winston and Strawn.

L'argument principal retenu par la NRC est que EDF n'a pas pu trouver aux USA de partenaire crédible pour co-exploiter des réacteurs nucléaires, condition incontournable imposée par les lois fédérales, ce qui illustre d'ailleurs parfaitement le fait que le nucléaire est considéré aux USA comme une énergie sans avenir.

Cette décision n'obère donc pas seulement les projets d'EDF à Calvert Cliffs mais dans tous les USA. Une fois de plus, il est démontré que le réacteur français EPR est rejeté de toutes parts.

La construction de réacteurs EPR a fait l'objet ces dernières années de nombreux effets d'annonce par EDF, Areva, mais aussi souvent par M. Sarkozy lors de ses nombreux déplacements à l'étranger. Il a ainsi été question de l'Italie, de la Lybie, des Emirats arabes unis, du Brésil, de l'Inde, des USA, de la Grande-Bretagne, etc

Toutes ces annonces se sont évanouies. Il ne reste guère que le projet d'EPR en Inde, qui est massivement rejeté par la population et qui sera probablement abandonné sous peu, et le projet d'EPR de Grande-Bretagne, où EDF a carrément racheté British energy pour pourvoir commander elle même des EPR. Mais aucun réacteur ne sera construit sans des aides publiques massives ou de lourds prélèvements sur les factures d'électricité des citoyens, deux options qui n'ont aucune chance d'être acceptées par la Commission de Bruxelles.

A ce jour, les deux chantiers EPR de Finlande (Areva) et de Flamanville (EDF) continuent d'accumuler les retards (4 à 5 ans), les surcoûts (6 à 7 milliards au lieu de 3) et les malfaçons. Quant aux deux EPR en chantier en Chine, il faut se rappeler que seuls les deux ilots nucléaires ont été vendus par Areva, qui plus est à pertes (3,66 milliards LES DEUX !)

Malgré les déclarations de matamores de divers ministres du gouvernement PS-EELV, l'avenir du nucléaire français est aussi sombre que celui du reste de l'industrie nucléaire mondiale dont le déclin avait d'ailleurs commencé avant la catastrophe de Fukushima. Aujourd'hui, le nucléaire de produit plus que 10% de l'électricité mondiale contre 17% en 2005. Il est urgent de ramener cette part à 0% avant que de nouvelles catastrophes se produisent.

24 mars 2012

Déclin programmé de l’industrie nucléaire

Les blogs du Diplo

vendredi 23 mars 2012, par Mycle Schneider


Après l’arrêt programmé pour lundi 26 mars de Kashiwasaki-6, le dernier réacteur nucléaire en activité sur l’île de Honshu, le Japon ne disposera plus que d’une seule tranche en fonctionnement (sur 54) ; celle de Tomari, sur l’île d’Hokkaido, au nord du pays. Et encore celle-ci devrait-elle s’arrêter également, début mai au plus tard. Horrifiée de l’incurie et des mensonges révélés par la gestion de la catastrophe, la population ne semble pas disposée à laisser redémarrer les centrales arrêtées. Ainsi, plus d’un an après le séisme dévastateur du 11 mars 2011, le Japon semble tourner la page du nucléaire. Une source d’énergie qui, au plan mondial, a cessé de se développer il y a désormais plus de vingt ans.


La mauvaise santé des champions du nucléaire est symptomatique de la dérive progressive de cette industrie — partout sauf en Chine, en Russie, en Inde et en Corée du Sud. Et le choix de certains pays émergents en faveur des énergies renouvelables pourrait encore en accélérer l’irrésistible baisse.

Au 1er janvier 2012, il y avait 429 réacteurs nucléaires en service dans le monde, quinze de moins que lors du pic historique de 2002. Ce chiffre tient compte de l’arrêt forcé des dix réacteurs de Fukushima, mais pas des autres réacteurs japonais arrêtés. Tout en affirmant vouloir aller vers « une société qui ne dépende pas du nucléaire », le gouvernement de Noda Yoshihiko souhaiterait le redémarrage de certains réacteurs après rechargement et maintenance. Mais ce projet est bloqué par les pouvoirs publics locaux, municipalités et préfectures, ainsi que par des associations de citoyens. Un effort d’économie d’électricité, de l’ordre de 20 %, a permis de passer les pointes de l’été sans coupures de courant.

En 2010, le nucléaire, exploité dans une trentaine de pays, a fourni 2 630 TWh (milliards de kilowattheures), soit 13,5 % de l’électricité, 5,5 % de l’énergie primaire commerciale et environ 2 % de l’énergie finale (disponible chez le consommateur après transformation et distribution) consommées, dans le monde — toutes tendances à la baisse. L’âge moyen des réacteurs augmente et s’établit à 26 ans. S’il y a officiellement 63 tranches en construction à travers le monde, seuls quatre pays de la liste affichent plus de deux chantiers : la Chine (26), la Russie (10), l’Inde (6) et la Corée du Sud (5) — à eux quatre, ils en concentrent les trois quarts. Les deux seuls projets nouveaux engagés en Europe depuis plus de quinze ans — en Finlande et en France — démarreront avec quatre ans de retard, à un coût deux fois plus élevé que prévu.
 
L’inflexion Tchernobyl

Le 28 octobre 2011, Le Monde rapporte que la part du nucléaire dans la production énergétique française pourrait être ramenée de 75 % à 50 % d’ici à 2025 sous un gouvernement désigné par François Hollande. En quelques heures, l’action EDF perd 5,5 % de sa valeur. Areva, la plus grande entreprise nucléaire du monde, ne résiste pas mieux en Bourse que l’électricien national. Cet épisode est significatif du déclin continu du secteur, enclenché bien avant le désastre du 11 mars 2011 au Japon. Si le titre Areva a plongé de 50 % après les événements de Fukushima, sa chute est de 75 % depuis 2007 et celle d’EDF de 79 %.

La débâcle finlandaise a contribué au résultat catastrophique d’Areva, qui prévoit une perte de l’ordre de 1,5 milliard d’euros pour 2011. En décembre 2010, l’agence de notation Standard & Poor’s a baissé la note d’Areva, devenue BBB—. Le profil de crédit du groupe nucléaire en tant qu’entité indépendante (stand alone credit profile) est désormais classé BB — ou «  spéculatif  ». Le titre d’Areva est devenu une junk bond («  obligation pourrie  »). A la suite de l’annonce de l’abandon du nucléaire en Allemagne d’ici à 2022, Areva passe en outre d’une perspective «  stable  » à «  négative  ».


 
Un parc vieillissant
En Belgique, les premiers réacteurs s’arrêteront en 2015

Dans d’autres pays, la tendance se confirme. Les Italiens se sont prononcés par référendum à 94 % contre le redémarrage d’un programme nucléaire, abandonné après Tchernobyl. En Suisse, le Parlement a voté l’interdiction de construire de nouveaux réacteurs. En Belgique, la loi de sortie du nucléaire de 2003 est entérinée et les premiers réacteurs seront fermés en 2015. Le gouvernement finlandais a gelé tout nouveau projet. Les Taïwanais ont décidé de ne pas prolonger la durée de vie de leurs réacteurs et de viser un avenir sans nucléaire. Aux Etats-Unis et en Russie, les électriciens ne suivent pas la rhétorique des gouvernements favorable au nucléaire.

Si la Chine a gelé toute nouvelle autorisation de construction de réacteur, elle a accéléré le développement des énergies renouvelables, auxquelles elle a déjà consacré 54,5 milliards de dollars en 2010, cinq fois plus qu’au nucléaire. La capacité mondiale installée de l’éolien, du solaire, de la biomasse et de la petite hydraulique dépasse déjà celle du nucléaire. Compte tenu de la dynamique post-Fukushima, voir les petites installations d’énergie renouvelable produire plus de courant que les cathédrales de l’atome n’est qu’une question de temps.


Mycle Schneider est consultant international en énergie et politique nucléaire. Coordinateur et principal auteur du World Nuclear Industry Status Report, il vient de lancer, avec le soutien du Monde diplomatique, le site www.worldnuclearreport.org.

Cet article est tiré de notre Atlas « mondes émergents », qui vient de paraître. Les esquisses graphiques sont de Philippe Rekacewicz.

21 novembre 2011

Le mensonge nucléaire de Sarközy

Par Olivier Cabanel | AgoraVox | lundi 21 novembre 2011


 

L’annonce d’un accord entre le PS et EELV décrivant un scénario de sortie du nucléaire a semé le trouble chez AREVA et provoqué la colère du camp présidentiel, qui tombant dans les excès du catastrophisme, caricature les conséquences de ce scénario.

Tout est bon pour dénoncer cet accord, même le plus énorme mensonge, comme celui proféré par Sarközy qui a déclaré « vouloir abandonner cette énergie (…) signifie des dommages considérables à l’industrie française ». lien

Serait-il en train de passer sous silence l’énorme quantité d’emplois créés par le développement des énergies propres et renouvelables, ainsi que les emplois automatiquement provoqués par le démantèlement des centrales fermées ?

En effet, une centrale qui ferme, c’est un démantèlement qui commence, et cette opération génèrera de nombreux emplois pendant au moins 25 ans. lien

On se souvient que « Super  » Phénix, fermé fort heureusement en 1997, suite à des pannes à répétitions, est en démantèlement depuis 14 ans déjà, et que le chantier qui devrait durer au moins encore 10 ans procure un emploi à  550 travailleurs. lien

Proglio, le patron d’EDF, en a rajouté une couche dans le mensonge, en affirmant que la fermeture de la filière nucléaire provoquerait la perte d’un million d’emplois.

Il doit être fâché avec les chiffres car en France, seulement 110 000 personnes sont employées dans la filière nucléaire, dont la plus grande partie sont des cadres, qui peuvent tout à fait être « recyclés » dans d’autres secteurs.
Si l’on veut comparer avec l’Allemagne, elle avait 40 000 emplois dans le nucléaire, et son secteur « énergies propres » procure un emploi à 370 000 personnes.
Décidemment, que ce soit à EDF ou chez Areva, on est fâchés avec les chiffres.
L’EPR de Finlande devait couter 3 milliards d’Euros, le résultat final sera de plus du double, payé par la France.

Il faut ajouter que dans notre beau pays, tout n’est pas pris en compte, et que, comme on l’a vu, le démantèlement des centrales est largement sous-estimé. (Facteur 10)

Celui de « Super » Phénix devait couter 900 millions d’Euros, il en coutera au moins 10 fois, voire 20 fois plus. lien

D’une manière générale, EDF estime le démantèlement d’une centrale nucléaire à 260 millions d’euros, et manifestement il faudra y rajouter un zéro.

Jamais à l’abri d’une outrance, Sarközy, pour faire peur aux français, leur annonce qu’à cause de l’abandon du nucléaire, les ménages devraient bientôt payer 67% de plus qu’aujourd’hui pour s’éclairer et se chauffer. lien

Ce qui est manipulateur, car, si l’on considère que, dans les solutions alternatives, figure une meilleure isolation des habitations, le budget des ménages s’en ressentirait avec bonheur, puisqu’un un logement bien isolé consomme beaucoup moins d’énergie.


Un programme ambitieux basé sur meilleure isolation des habitations et des entreprises relancerait les entreprises du bâtiment spécialisées dans l’isolation thermique.

On peut même aller plus loin avec la maison passive, voire même encore mieux le BEPO, leBâtiment à Energie Positive qui permet de diviser par 6 la consommation en éclairage, ramenant la consommation en chauffage de 50 KWh/m2 à 2 KWh/m2lien

On devine le résultat sur la facture.

Aujourd’hui EDF estime le cout moyen de production de KW/h électrique à 2,7 c€, le futur EPR fera déjà doubler ce prix.

Ajoutons pour faire bon poids que le nucléaire et le cancer sont liés, puisqu’une étude allemande réalisée par l’Office Fédéral de Protection contre les Radiations a constaté qu’il y avait un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d’un cancer pour un enfant de moins de 4 ans résidant à proximité immédiate d’une centrale nucléaire. lien

Or soigner un cancer coute entre 3000 et 6000 € par mois par personne, alors qu’en France 1 personne sur 3 qui meurt l’est d’un cancer (lien) ce qui aurait couté aux hôpitaux près d’1 milliard d’euros en 2010 (lien) et 11 milliards à la Sécurité Sociale. lien

Enfin, le traitement des 1 153 000 m3 de déchets déjà produits fin 2007 n’est toujours pas résolu, et cela aura un prix. lien
Le site d’enfouissement de Bure à déjà couté plus de 35 milliards d’euros, et la solution n’est pas acceptable. lien

Aujourd’hui même les industriels le dénoncent : le nucléaire n’est pas rentable. lien

C’est le moment de dénoncer le piège qui a été tendu aux consommateurs : en les poussant au chauffage électrique, on justifie l’énergie nucléaire.

Alors qu’en choisissant d’autres sources énergétiques, comme la géothermie de grande profondeur, ou le méthane issu de l’activité animale, on peut produire des quantités d’eau chaude, cette eau chaude que l’énergie nucléaire gaspille honteusement, la renvoyant quasi systématiquement dans le cours des fleuves, au lieu de l’utiliser.

D’autre part, pour rattraper son retard sur le reste de l’Europe en matière d’énergies renouvelables, la France devra « mettre le paquet », et suivant les sources, cela pourrait permettre de recruter 200 000 emplois suivant les uns, (lien) voire plus suivant les autres.

En Allemagne en quelques années, les énergies propres et renouvelables ont crée 250 000 emplois, chiffre en augmentation continuelle, alors que malgré 50 ans d’investissements massifs, le nucléaire, comme on l’a vu, n'emploie que 110 000 personnes en France. lien

Et puis, il serait malhonnête d’oublier que pour le fameux chantier de l’EPR, les 2300 emplois actuels proviennent en grande partie de main d’œuvre étrangère. lien

D’autant que cet EPR souffre de nombreux défauts de conception. lien
Ajoutons qu’avec les 6 milliards d’euros que coutera au moins l’EPR, le nombre d’emplois pérennes créés en « énergies propres » dépasserait le chiffre de 20 000.

Un autre effet induit n’est pas négligeable, en favorisant la consommation sur place de l’énergie produite, on pourrait économiser théoriquement 120 MTEP (millions tonnes équivalent pétrole) puisque sur les 270 Mtep produits annuellement, seulement 150 arrivent chez le consommateur. lien

Dans un article récent, paru dans «  Challenges » Jérôme Lefilliâtre affirme que pour remplacer la totalité du parc nucléaire, il faudrait multiplier par 150 le nombre d’éoliennes, soit 20 000 éoliennes. lien

Mais n’est-ce pas réducteur de n’offrir comme alternative aux 19 centrales nucléaires françaises, que 20 000 éoliennes ? Sachant que 70% du potentiel hydroélectrique français est négligé, sachant aussi que les énergies propres et renouvelables ne se limitent pas aux seules éoliennes, et qu’elles ne représentent que 10,7% de l’électricité commercialisée par EDF.

Comme expliqué dans cet article, il est totalement réalisable de tourner rapidement la page nucléaire, sans pour autant se serrer la ceinture, ou retourner à la bougie et 84 % des français sont prêts à tourner la page. lien

Pourtant Sarközy menace « je ne laisserais pas dilapider l’héritage industriel et énergétique bâti ces 50 dernières années ». lien

Est-ce à dire que s’il perdait la présidentielle, il serait prêt a faire un coup d’état pour reprendre le pouvoir ?

Ou est-ce seulement l’une de ces menaces dont il est coutumier, et dont l’on sait qu’elles ne sont que des « coups de gueule » si l’on se souvient des menaces proférées depuis 4 ans sur les parachutes dorés et les paradis fiscaux ? lien

En tout cas aujourd’hui, la question de sortie du nucléaire n’est plus un tabou.

De la CGT, connue pour son attachement au nucléaire, à la CFDT, en passant par l’Unsa, tous sont favorables à une baisse plus ou moins importante de la part nucléaire en France. lien

Corinne Lepage a une phrase qui résume assez bien l’opinion publique actuelle : «  ce n’est pas sortir du nucléaire qui est suicidaire, mais s’entêter dans le nucléaire qui l’est  ».

Elle rappelle qu’EDF traîne les pieds pour sécuriser ses centrales, et que la mise aux normes va être beaucoup plus couteuse qu’elle l’affirme.

Elle affirme qu’il faudrait payer 400 milliards pour rester dans le nucléaire, et 460 milliards pour en sortir. lien

Benjamin Dessus, économiste et ingénieur, président de « Global Chance », s’exprimant dans les colonnes des « Echos » écrit qu’il est possible de sortir du nucléaire sans pour autant plonger dans le chaos. lien

Alors, faut-il s’exposer à un nouveau Fukushima, en France ou ailleurs, accepter la multiplication des cancers, continuer d’accumuler des tonnes de déchets nucléaires ingérables, continuer à être dépendant énergétiquement et à gâcher des fortunes ?

Ou alors faut-il lancer un vaste programme de créations d’emploi, permettre l’indépendance énergétique du pays, en se tournant enfin vers les énergies propres, et renouvelables, ne produisant pas, ou peu, de déchets ?

Comme dit mon vieil ami africain : « la gazelle qui a vu le lion court plus vite que celle qui ne l’a pas vu  ».

Merci à Corinne PY pour son aide précieuse.

L’image illustrant l’article provient de « fr.altermedia.info »

31 octobre 2011

Le parc nucléaire français à vau-l'eau

Par Le blog de Fukushima | Samedi 29 octobre 2011


La direction d’EDF refuse de parler des conditions de travail des sous-traitants dans les centrales nucléaires 
 
 
Les journalistes ont rivalisé d’imagination pour nommer les intermittents du nucléaire : les bagnards du nucléaire, les clochards du nucléaire, les invisibles du nucléaire, les serfs de l'atome, les esclaves du nucléaires, les trimardeurs du nucléaire…

Le dernier reportage de Pascale Pascariello dans l’émission « La tête au carré » sur France Inter en dit encore long. Mais n’a-t-on déjà pas tout dit sur ce sujet ? Pourquoi cette situation scandaleuse perdure ? Tout simplement parce que le nucléaire a un coût qu’EDF ne veut plus assumer, au risque de mettre les centrales nucléaires en situation d’avoir un accident majeur.


Aujourd’hui, tout est dénoncé, tout est su, et rien ne bouge. C’est comme si l’on attendait stupidement que l’accident irrémédiable arrive. Les conditions de vie et de travail des intérimaires sont scandaleuses, les prises de risque décidées par EDF envers la population française sont honteuses. Tellement honteuses que les dirigeants coupent court à tout débat sur le sujet de la sous-traitance dans le nucléaire. On se souvient d’Eric Besson qui a fui un plateau de télévision, maintenant c’est Philippe Druelle, directeur adjoint de la production nucléaire d'EDF, qui met fin à un interview (voir la transcription de l’interview ci-dessous). Vous rendez-vous compte que nous sommes dirigés par des gens qui fuient la réalité ?

Avant la catastrophe de Fukushima, la situation était identique dans le nucléaire japonais. Si vous ne l’avez pas encore fait, lisez absolument le témoignage de Norio Hirai, qui laisse son manifeste posthume : Témoignage de Norio HIRAI, chaudronnier du nucléaire : « Les centrales nucléaires sont construites par des gens incompétents »

Aujourd’hui, quel avenir veut-on pour la France ?

28 septembre 2011

La sureté nucléaire est un leurre

CARTORADIATIONS  


Alerte et Danger : 19 09 2011 Redémarrage du réacteur n°1 de la centrale nucléaire EDF du Tricastin.

Les faits :

Le 4 mai 2011, un incident obligeait à l’arrêt d’extrême urgence du réacteur n° 1 de la centrale nucléaire EDF du Tricastin, soit seulement après 8 mois de fonctionnement après un précédent arrêt. Officiellement c’est une défaillance sur le système électrique principal qui a nécessité la mise en fonction immédiate du service de l’injection de refroidissement de sécurité.

Le 2 juillet 2011 et paradoxalement pour un réacteur à l’arrêt, retentissait une forte détonation suite à un puissant arc électrique sur le transformateur principal de sortie du réacteur. L’origine de cet accident serait due à la fissuration, puis l’explosion d’une borne d’isolation en porcelaine du transformateur principal, il s’en suivit
un spectaculaire incendie alimenté par l’huile de refroidissement, ce qui généra un impressionnant panache de fumée noire suivant l’axe nord-sud dans la vallée du Rhône.
Sur les photos en HD prises juste après l’accident il est effectivement constaté la désintégration totale de la borne d’une des 3 phases du transformateur principal du réacteur n°1.
[PHOTO Zoom HD : La borne désintégrée]
[Photo Zoom HD : Détails intervenants]
[Photo HD : Vue d’ensemble du transformateur principal du réacteur 1 après l’explosion et l’incendie]

Le 19 septembre 2011, soit exactement 4 mois et 15 jours après son arrêt d’urgence, le réacteur n°1 a été remis en marche par EDF.
[Photo HD du 19 09 2011 : Enceinte de confinement du réacteur n°1 du Tricastin]

D’après la communication de Sylvie Richard, directrice déléguée à la maintenance à la centrale nucléaire EDF du Tricastin, il se confirme maintenant que la borne en porcelaine du transformateur principal du réacteur n°1 faisait partie d’un lot défectueux, puisque le même accident avait causé en juillet 2010 le même type d’incendie au transformateur principal de sortie du réacteur n°2.
En conséquence lors de l’arrêt du 28 mai au 28 juin 2011 pour maintenance et rechargement en combustible du réacteur n°3, EDF en a profité pour changer à titre préventif la borne de son transformateur principal.

Problème : Suite à l’accident de juillet 2010 sur le transformateur principal du réacteur n°2, la borne qui a été remplacée est donc une borne défectueuse, car à l’époque EDF n’avait pas encore identifié le lot défectueux.
Sylvie Richard se dit confiante pour les mois à venir car "cette borne n’a qu’une année de fonctionnement et les bornes défectueuses qui se sont fissurées et explosées avaient 6 ans, en tout état de cause celle du réacteur n°2 sera remplacée lors du prochain arrêt programmé en 2012" , sauf évidemment si …

Soucieuse de "l’image qui transpire" du site du Tricastin, Sylvie Richard dans sa communication tient à préciser que les transformateurs de la centrale nucléaire du Tricastin ne contiennent plus de pyralène depuis des années.

"Enfumage financier" sur le goût réel de l’incident et de l’accident du réacteur n°1 du Tricastin :

L’incident et l’accident du réacteur n°1, qui ont généré un arrêt exceptionnel non programmé auront donc nécessité au total une interruption de production de 138 jours, c’est une période totalement inhabituelle, EDF dans sa communication indique que cet important retard lui a coûté la somme inusitée de 17 millions d’euro soit 123 000 euro/jour, ce qui est encore plus surprenant !

En effet pour la petite histoire qui ressemble à de l’enfumage, calculette en main, faisons simple : En sachant que le réacteur (REP) a une puissance électrique en pleine charge de 900 MW (exactement 915 MW) (1MW = 1000 KW) et fonctionne en moyenne environ 7000 heures/an ce qui donne une production totale de 6.3 Térawatt heure /an soit 17 300 000 kW/j, (chiffres EDF globaux de la CN du Tricastin : 25 TWh/an).
En fonction du prix donné par EDF, cela donne donc, sauf erreur de notre part, 123 000 euro/jour divisé par 17 300 000 kW/jour soit =0.007 euro par kW produit ! Chercher l’erreur, dans ce cas un zéro de différence c’est dix fois plus en pourcentage, soit 100 % x 10 = 1 000% d’écart du prix réel facturé au client (moyenne environ HT 0,085 euro/kWh).
Cet écart est-ce la marge brute ? Si c’est le cas, même en fonction de tous les autres frais notamment de distribution, d’amortissement, … on peut se poser plus que des questions sur la gestion de la SA EDF par rapport au prix du kWh facturé au consommateur.

L’essentiel : L’alerte défaillante ou inexistante en cas d’incident ou d’accident nucléaire créée la panique.

Contrairement à tout ce qui est écrit dans les multiples plaquettes en quadrichromie éditées par EDF, l’exploitant et les autorités ne maîtrisent rien du tout notamment en cas d’accident nucléaire majeur, toute la population riveraine sur zone sera impactée, dit autrement contaminée, voire directement irradiée.

Plus spécifiquement dans la vallée du Rhône en fonction des vents dominants, sur l’axe Lyon -Marseille il n’y aura jamais d’évacuation des populations, car cela est totalement impossible. Dire cette vérité c’est dire aussi que la population ne connaîtra jamais la vérité ! Ceux qui disent le contraire sont tous des désinformateurs, la preuve la plus récente ehttp://www.cartoradiations.fr/Tricastin.phpn a été donnée ce 12 septembre 2011 lors de l’accident à l’Installation Nucléaire de Base (INB) SOCODEI à Marcoule. Nous avions des membres de l’organisation présents à midi dans un restaurant de Bagnol sur Cèze, dès les premières informations données par un pompier bénévole qui était présent dans le restaurant, ils ont assisté en direct à ce qui ressemblait à de la panique, d’ailleurs la salle s’est vidée en quelques minutes, globalement la population sur zone n’a jamais été informée, tous les témoignages le confirment.

Tous les plans ou organismes ad hoc ont prouvé à ce jour leurs totales inefficacités d’alerte pour la population, que se soit les PUI (Plans d’Urgences Internes aux CN) en liaison avec les autorités, ou les PPI (Plans Particuliers d’Interventions) mis en œuvre par les autorités pour l’information et la mise en sécurité des populations, ou les CLI Commissions Locales d’Informations, ou plus spécifiquement la CLIGEET dont l’acronyme signifie Commission Locale d’Information des Grands Équipements Énergétiques du Tricastin qui a tenu une réunion "du troisième type" le 7 juillet 2011 suite à l’accident du transformateur du réacteur n°1 (PDF]

Concrètement in situ la gestion de crise par les autorités, par rapport aux retours d’expériences réelles de l’accident de la SOCATRI [Rejet massif uranium] et plus récemment de celui de la SOCODEI à Marcoule ne peuvent que confirmer non pas les inquiétudes, mais la certitude que dans les conditions actuelles rien ne sera fait en cas d’accident majeur, pour non seulement informer la population dans les délais, mais aussi parce qu’il y aura impossibilité d’évacuation avant une possible contamination.
Jean-Pierre Charre, maire d’Orsan et vice-président de la Commission Locale d’Information (CLI) du Gard a été très explicite dans ses déclarations post accident concernant celui de la SOCODEI : "Je pense que cet accident doit servir de leçon en matière d’information et qu’il y a un sérieux retour d’expérience à faire", c’est peu dire sur l’état de la réalité.

La réalité c’est aussi ce 24 septembre à Avignon, dans la cadre de la démo anti-nuke des aossiactions et collectifs, un militant s’était équipé d’une véritable protection intégrale étanche NBC neuve, ceux qui étaient autour de lui ont constaté qu’il lui était difficile de tenir plus de 30/45 minutes, ceci est aussi révélateur qu’en cas d’accident nucléaire rien ne se passera comme prévu. Que personne ne s’y trompe, en cas d’accident nucléaire en France, cela sera exactement comme à Fukushima ou à Tchernobyl c’est la population avec les policiers chargés du service d’ordre qui seront contaminés et sacrifiés et non pas les responsables.

L’essentiel : La sureté nucléaire est un leurre.

C’est maintenant acquis, les installations nucléaires vieillissantes n’ont jamais été aussi vulnérables et dans la vallée du Rhône c’est justement sur la cuve du réacteur n°1 du Tricastin qui est la plus "pourrie" de France, que se focalisent les plus grandes inquiétudes, il y a danger imminent : en effet sur les 33 défauts constatés sur tout le parc des réacteurs nucléaires, 20 sont issus de celle de la cuve du réacteurs n°1 du Tricastin [Détails - PDF]

Sa remise en activité présente un danger avéré, nous considérons légitimement que c’est même un acte d’incompétence criminelle, le pire est que malgré son état de délabrement physique ce réacteur nucléaire vient de recevoir de l’ASN une prorogation d’exploitation de dix ans ! [Détails - PDF].
Encore plus de détails sur l’état de délabrement du réacteur n°1 de la CN du Tricastin, cela peut même paraître incroyable ! [PDF]

Il n’est pas nécessaire d’être devin, en fonction de l’analyse des stats des incidents, accidents et de l’état de déliquescence (décrépitude) du réacteur n°1 du Tricastin, un nouvel incident ou un accident nucléaire dans les mois ou années à venir est donc tout à fait plausible, … personne ne pourra dire je ne savais pas, tous les habitants de la vallée du Rhône sont donc bien potentiellement des morts en sursis.

14 septembre 2011

La vérité sur l'usine CENTRACO de Marcoule

Avignon irradiée par l’explosion de l’usine CENTRACO d’AREVA et d’EDF de Marcoule

Un nouveau dossier Next-up sur l'accident de Marcoule, mais aussi sur la contamination radioactive rejettée "en temps normal" par cette usine dans l'atmosphère et dans le Rhone.

Tout savoir sur cette "inoffensive" usine de retraitement de déchets nucléaires, click sur l'image...





22 juin 2011

Nucléaire: incidents en série à la centrale de Paluel

mercredi 22 jun 2011, par Mediapart via Mouton-Noir

Fuites à répétition, rejets de gaz radioactif, déclenchements de balises d'alertes, contaminations de travailleurs : depuis plus d'un mois, l'une des plus grosses centrales nucléaires françaises, le site de Paluel, en Haute-Normandie, connaît des dysfonctionnements en série. La multiplication des incidents crée un vent de panique chez les agents qui y travaillent,  selon des témoignages et des documents exclusifs recueillis par Mediapart. La centrale de Paluel produit, à elle seule, environ 7% de l'électricité nationale.

 

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