12 juillet 2016

Quelle honte !


Quelle honte et quel scandale de voir l'élu aux fonctions suprêmes de l’État faire ainsi le pitre avec autour du cou cette étole grotesque et s’exciter sur les jeux du cirque alors qu’il était censé, de par le mandat que les électeurs lui avaient confié, gérer un pays en pleine crise sociale, crise humanitaire, crise financière, crise écologique ... et prendre les mesures nécessaires contre son "ennemie la finance”!

C'est pourtant bien sur ses promesses anti-libérales affirmées lors du discours du Bourget qu'il a été élu et ce pourquoi sont rémunérés (fort cher) par l’État, c'est à dire par nous le peuple, lui et sa clique de ministres rose-bruns. Non pour placer ce pays en État de siège permanent, non pour organiser la répression et dénier le droit du peuple à manifester, non pour vouer allégeance au Medef, à la FNSEA et aux multinationales (Vinci, Monsanto, EDF, ..), et encore moins pour tailler un boulevard sur mesure à l'extrême-droite.

En foi de quoi ce Président de carnaval ainsi que son Premier Sinistre et la bande d'oligarques qui occupent Matignon, de même que bon nombre de députés et sénateurs qui ont laissé passer le tir nourri  de ces lois régressives, liberticides et scélérates votées depuis 2012, devraient être destitués et jugés devant un tribunal du peuple pour trahison, mensonges et félonie.

 

1 août 2015

Accusé de trahir son pays,Yanis Varoufakis répond. Et c’est cinglant. C’est à la UNE…



Accusations de trahison: ce qui se cache derrière ces étranges allégations.

Cette tentative surprenante de me faire accuser de trahison pour avoir conspiré afin de pousser la Grèce hors de l’Eurozone, est le reflet de quelque chose de bien plus vaste.

Elle reflète un effort acharné à délégitimer notre négociation de 5 mois (du 25 janvier au 5 juillet) avec une Troika furieuse que nous ayons eu l’audace de douter ouvertement de la sagesse et l’efficacité de son plan raté pour la Grèce.

Le but de mes pseudo-procureurs est de faire passer notre attitude rebelle lors des négociations pour une aberration, une erreur, ou mieux encore, (...)

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20 juillet 2015

“Grèce : une guerre qui ne dit pas son nom” (vidéo)



Arme de destruction massive, armes légères, armée de réservistes, victimes, perte de souveraineté, complices et résistants, conquête et appropriations… Tout y est !
Dans quelques instants sur votre écran, le dernier MiniShow :
“Grèce : une guerre qui ne dit pas son nom” avec Gérard Foucher
https://www.youtube.com/watch?v=A8u2daNS49o


Costas Lapavitsas (Syriza) : « La voie de la sagesse, c’est celle de la sortie de l’euro »


A lire sur les Chroniques du yéti ...


18 juillet 2015

La gauche et l’euro : liquider, reconstruire



Frédéric Lordon

1. L’euro interdit radicalement toute politique progressiste possible.

2. S’il en était encore besoin, le traitement criminel infligé à la Grèce en six mois de brutalisation (rebaptisée « négociation ») prouve que l’entreprise de « transformer l’euro », ou l’hypothèse d’un « autre euro possible », sont des chimères qui, par désillusions successives, ne mènent qu’à l’impasse et à la désespérance politiques.

3. Abandonner aux extrêmes-droites (qui au demeurant n’en feront rien [1]…) toute perspective politique d’en finir avec l’euro et ses institutions est une faute politique qui condamne les gauches européennes à l’impuissance indéfinie.

4. Sauf à continuer de soupirer après ce qui n’arrivera pas — un « autre euro » et l’« Europe sociale » qui va avec — le réarmement des gauches européennes passe donc impérativement par l’imagination de l’après-euro.

L’avenir de la gauche se joue entre ces quatre propositions. 
 
 

14 janvier 2015

Lettre ouverte de Bernard Maris aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles


Les théoriciens de l’économie industrielle sont une secte, dont l’obscurantisme et le fanatisme donnent froid dans le dos.

Bernard Maris (23/9/46 – 7/1/2015), l’économiste en chef de Charlie Hebdo, à l’humour digne de cette joyeuse maison, prof d’économie rêvé, fait partie des tristes victimes des attentats du 7 janvier. Ses compétences, ses responsabilités dans la vie civile (membre du conseil scientifique d’Attac et membre du conseil général de la Banque de France), n’avaient d’égales que la singularité absolue de ses positions dans le monde uniforme et puissant des économistes : partisan de l’instauration d’un revenu d’existence universel, il militait dernièrement pour la sortie de l’euro et l’effacement d’une partie de la dette privée et publique. Journaliste, professeur, esprit curieux et ouvert, Bernard Maris était une personnalité à part, un style en soi, brillant et mordant, comme dans cette Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles. Extraits en guise d’hommage épistolaire. 
 
A lire sur des lettres ... 
 

1 novembre 2013

Europe


Aux informations ultimes du jour final d’octobre, on annonce la prochaine baisse des salaires pour un demi-million d’employés-rescapés dans le commerce. La convention collective de la branche pénètre alors la constellation des dispositions mémorandaires, ces salariés perdront ainsi entre 13% et 55% de leurs rémunérations. Et quant au petit garçon de Serres, ville du nord de la Grèce, mort dans l’ambulance qui le conduisait à Athènes la semaine dernière, pour lui déjà, la Troïka c’est... du passé impénétrable. À l’âge de deux ans et demi et souffrant du cœur, son opération a été repoussée depuis plusieurs mois.Les “restrictions” imposées au seul hôpital pour enfants pratiquant ce type d’opérations... n’autorisent que la pratique d’une seule journée de chirurgie par semaine. Ce n’est pas un accident mais alors la règle. Le ministre de la Santé et de la Mort, Adonis Georgiadis a même déclaré récemment: “Le système de santé ne peut plus accepter l'ensemble des citoyens”. (...)

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3 octobre 2012

La folie de l'austérité en Europe



RTBF Info | par Paul Krugman | samedi 29 septembre 2012

Eh bien, en termes de suffisance, on est servis. Il y a quelques jours, la sagesse populaire voulait que l’Europe ait enfin repris les choses en main. En promettant d’acquérir les obligations des pays en difficulté si cela s’avérait nécessaire, la Banque Centrale Européenne avait apaisé les marchés. Tout ce qu’il restait soi-disant à faire aux pays endettés, c’était d’accepter une austérité encore plus importante et plus profonde – telle était la condition pour que la BCE leur accorde des prêts - et tout allait bien se passer.

Mais ceux qui propagent la sagesse populaire ont oublié que des personnes étaient impliquées. Tout à coup, l’Espagne et la Grèce connaissent des mouvements de grève et des manifestations monstres. Dans ces deux pays, les gens disent en substance qu’ils ont atteint leur limite : avec un taux de chômage digne de la Grande Dépression et la classe moyenne d’autrefois obligée de fouiller les poubelles à la recherche de restes de nourriture, l’austérité est déjà allée trop loin. Et cela signifie qu’il pourrait bien, finalement, ne pas y avoir d’accord,.

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6 août 2012

Dissoudre l'euro pour éviter le désastre

Mémoire des Luttes | Par Jacques Sapir | 5 août 2012


 

Même des politiques « non conventionnelles » de la BCE ne sauveraient ni l’euro ni l’Europe


Le 26 juillet dernier, par la voix de son président, Mario Draghi, la Banque centrale européenne (BCE) s’est engagée à « faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro ».

Le dispositif envisagé, en liaison avec les gouvernements de la zone euro, aurait deux volets : d’une part, la BCE relancerait ses achats de titres de la dette souveraine des pays en difficulté sur le marché secondaire, une politique qualifiée de « non conventionnelle » au regard des dispositions du traité de Maastricht ; d’autre part, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES) achèteraient directement des titres de la dette souveraine sur le marché primaire.

Comble de la « non conventionnalité », ces fonds de secours pourraient se voir attribuer une licence bancaire et bénéficier ainsi de financements illimités de la BCE. Ce qui reviendrait, pour cette dernière, à financer les Etats défaillants, ce qui est contraire aux traités.

Prenons la déclaration de Mario Draghi au pied de la lettre et voyons quelles en seraient les conséquences à court et moyen termes. Posons nous également la question de savoir si la BCE a réellement les moyens de sauver la monnaie unique.
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4 juillet 2012

Grèce : La démocratie « prise en otage » par les éditocrates


Acrimed | par Frédéric Lemaire | le 2 juillet 2012


Dimanche 17 juin 2012, le parti conservateur Nouvelle Démocratie emporte la victoire aux élections législatives grecques, devançant de peu le parti de gauche Syriza, opposé aux plans d’austérité imposés à la Grèce. Cette victoire est accueillie avec un grand soulagement par les dirigeants européens, dont un certain nombre avaient activement fait campagne en faveur de la droite grecque : les « Européens » – appellation d’usage dans la presse – avaient en effet menacé d’exclure la Grèce de la zone euro en cas de victoire de Syriza. Une campagne partiellement et partialement relayée par la presse…
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