15 janvier 2019

ANNIE LACROIX-RIZ : Réponse à une attaque nominale inqualifiable de la direction de la CGT


« Je remercie par avance tous mes correspondants de diffuser au maximum cette adresse de protestation.

J’ai besoin de leur soutien contre une initiative qui s’inscrit dans une entreprise de destruction et de criminalisation de la gauche, la vraie, et de l’histoire scientifique et indépendante des financements des puissants, français ou étrangers.

Cette dernière sera assurément sévère sur le changement de camp (que nous savons tous momentané, si durable qu’il ait été) de la vieille Confédération.

Amitiés et remerciements anticipés à tous,

Annie Lacroix-Riz,

Historienne et syndicaliste (Snes, 1967-1985, Snesup, 1985 jusqu’à cette date).

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21 juillet 2016

ATTENTAT de NICE : au bal des menteurs (communiqué du Syndicat National des Journalistes CGT)

Christian Estrosi n’hésitait pas à claironner en janvier 2015 : « Avec 999 caméras et une caméra pour 343 habitants (…) je suis à peu près convaincu que si Paris avait été équipée du même réseau que le nôtre, les frères Kouachi n’auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés ».

Aujourd’hui, avec 1257 caméras, le tueur fou de Nice a pu effectuer deux itinéraires de reconnaissance et mener à bien, hélas, son parcours assassin et sanglant sans être ni neutralisé, ni interpellé.

De son côté, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à manipuler l’opinion en promettant (lorsqu’il sera à nouveau aux commandes) des mesures de lutte contre le terrorisme, alors que lorsqu’il était au pouvoir il a réduit les forces de police et de gendarmerie de plus de 12 000 postes.

Et pourtant, depuis l’attentat de Nice, ces deux matamores occupent les écrans et les grands médias pour se présenter comme des hommes providentiels qui, une fois revenus au pouvoir, assureraient la sécurité des Français.

On croit rêver. Le régime de faveur accordé aux leaders de la droite est indécent et contraire à toutes les règles éthiques de la profession.

Quand un homme politique ose avancer des arguments fallacieux ou ment de façon délibérée, il appartient aux journalistes de rétablir la vérité.

Le SNJ-CGT ne peut se satisfaire d’une information partiale, toujours au bénéfice des mêmes. Il dénonce ceux qui, dans la profession, se satisfont d’être ravalés au rang de teneurs de micros ou de porte-plumes.

Montreuil, le 19 juillet 2016
Source  : www.communcommune.com/2016/07/attentat-de-nice-au-bal-des-menteurs-communique-du-syndicat-national-des-journalistes-cgt.html
 

En lien ci-dessous le communiqué en PDF:

5 mars 2015

La mairie de Toulouse met en demeure la CGT d’évacuer la Bourse du Travail




Voici l’homme (photo) qui va faire perdre la mairie à Jean-Luc Moudenc, UMP.

Sacha Briand, 44 ans, né à Villeneuve Saint Georges (Val-de-Marne), ancien élève du lycée catholique Saint-Vincent à Senlis (Oise) est un homme occupé, un cumulard qui se délasse en chassant le prolo avec du gros calibre.

Militant UMP, conseiller municipal de Toulouse, adjoint au maire, conseiller régional, membre du Conseil d’Administration de Tisséo (entreprise de transport toulousaine), vice-président de Toulouse métropole finances, président du groupe métropole d’avenir, il dirige un cabinet d’avocats, spécialisé dans le droit public et l’adoption. Son cabinet est agréé par le Ministère de l’Intérieur (Direction Générale des Collectivités Locales) pour la formation des élus.

Sacha Briand a pour tâche de débusquer les dépenses superflues (celles qui concernent surtout les associations, les pauvres et les travailleurs).

Et il fonce dans Toulouse l’Espagnole comme un taureau sur la muletta. 

Par un courrier du 16 février 2015, il met en demeure le syndicat CGT de la Haute-Garonne, d’évacuer la Bourse du travail, dès le 30 juin, sauf s’il acquitte un loyer correspondant à la valeur locative du bien.

Propriété de la mairie, la Bourse du travail (1518 m2) étant située au centre ville, face à la basilique Saint Sernin, le loyer demandé ne saurait être acquitté par personne d’autre qu’une banque !

Le jeune loup UMP le sait et c’est donc bien d’une expulsion qu’il s’agit. (..)

Suite sur le Grand Soir ..
  

8 février 2014

Condamné à la demande d'Areva, l'Observatoire du nucléaire fait appel



Justice : le poids de l'atome... Source, Observatoire du nucléaire


Observatoire du Nucléaire |Communiqué du 7 février 2014

Condamné à la demande d'Areva, l'Observatoire du nucléaire fait appel de ce jugement mettant gravement en cause le droit de dénoncer les méfaits du lobby nucléaire


Vendredi 7 février 2014, malgré les preuves accablantes rendues publiques par l'Observatoire du nucléaire (cf http://www.observatoire-du-nucleaire.org ), la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a jugé utile de condamner (à plusieurs milliers d'euros de pénalités financières, détails sous peu) pour "diffamation" cette association à la demande pressante de la multinationale radioactive Areva.

Il est édifiant de constater que ce n'est pas seulement la Justice mais la quasi-totalité de la société française, les principaux partis politiques et la plupart des "grands" médias en tête, qui détourne consciencieusement les yeux pour profiter du pillage de l'uranium du Niger, Areva n'était finalement que l'exécutant du sale boulot.

La France est trop heureuse de pouvoir alimenter ses réacteurs nucléaires en s'accaparant à un prix dérisoire l'uranium du Niger : ce sont probablement des centaines de milliards d'euros qui devraient être remboursés au Niger, surtout si l'on tient compte des graves atteintes à l'environnement (contaminations, assèchement de la nappe phréatique) et à la santé publique (cancers multiples, déplacement des populations autochtones, etc).

Le parti prétendument "écologiste" EELV, par l'intermédiaire des ses deux ministres et par le silence complice de ses groupes parlementaires, est directement le complice d'Areva et du lobby nucléaire. Interpellé sur France-Inter, le ministre du "développement" Pascal Canfin a carrément pris fait et cause pour Areva (matinale du 21 janvier 2013, http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=545845 )

La CGT-énergie, pour sa part, bafoue allègrement toutes les valeurs syndicales et altermondialistes en soutenant le pillage du Niger au profit de l'industrie nucléaire… et de ses lucratifs comités d'entreprises mis en coupe réglée par ce syndicat au méthodes plus que curieuses.

Les médias dominants ont une responsabilité écrasante puisqu'ils entretiennent en particulier le mythe de la supposée "indépendance énergétique apportée par le nucléaire" alors que 100% du combustible est importé (pillage du Niger, compromission avec les dictateurs d'Asie centrale, etc).

Pour ce qui est de la fameuse affaire du "don d'Areva" jugée ce jour, il convient de rappeler que personne n'aurait entendu parler de ce véritable scandale d’État sans l'engagement courageux de l'Observatoire du nucléaire. Ce versement de 35 millions d'euros, fait fin 2012 par Areva au budget du Niger dans des conditions controversées, et préaffecté à l'achat d'un avion pour le Président du Niger (un ancien cadre d'Areva !), illustre parfaitement le mépris de la France nucléaire pour le peuple du Niger.

Il convient aussi de rappeler qu'Areva a modifié à plusieurs reprises sa version des faits, niant d'abord le versement (cf AFP 12/12/2012, http://bit.ly/1fNXSUg ), avant de le reconnaître (AFP 14/01/2013, http://bit.ly/1eEzLHk ) puis de le "justifier" par une nouvelle version tenant compte de l'actualité (guerre au Mali, AFP 9 mars 2013, http://bit.ly/1jk54uE).

Seules les personnes les plus naïves peuvent croire que ce nauséabond "don d'Areva" - finalement jamais versé suite aux révélations de l'Observatoire du nucléaire - visait à aider la population du Niger, l'une des plus pauvre du monde alors qu'Areva fait un juteux business avec l'uranium de ce pays.

Chacun comprend immédiatement que ce versement avait pour seul but d'amadouer les dirigeants du Niger qui tentent actuellement mollement - le président Issouffou ayant besoin d'Areva pour assurer sa réélection en 2017, comme démontré par un document confidentiel publié par l'Observatoire du nucléaire, http://bit.ly/1aD1lW3 - d'obtenir une augmentation du dérisoire prix payé par Areva pour l'uranium extrait. C'est en ce sens que l'Observatoire du nucléaire a parlé de "méthode relevant de la corruption, au moins moralement si ce n'est pas juridiquement".

L'Observatoire du nucléaire a décidé de faire appel de ce jugement affligeant mettant gravement en cause la liberté d'expression et le droit de contester les méfaits des entreprises du lobby nucléaire.

 

 

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