20 avril 2022

Un expert de l’ONU rédige un dossier complet sur Julian Assange : "Journalistes, ceci vous concerne"

Nils Melzer, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, avait refusé de rendre visite à Julian Assange avant 2019. Il était totalement d'accord avec la version des médias, jusqu'à ce qu'il commence à y regarder de plus près, à lire les rapports et rende visite à Assange. Trois ans plus tard, il écrit "The Trial of Julian Assange - A Story of Persecution", un appel urgent à tous les journalistes. "Ce qui arrive à Assange vous concerne tous".

20 octobre 2020

La campagne sans précédent et illégale pour éliminer Julian Assange (The Intercept)

Charles GLASS 

Assange ne bénéficierait jamais d’un procès équitable aux États-Unis, mais il n’en bénéficie pas non plus en Grande-Bretagne.

Pendant les 17 jours de l’audience d’extradition de Julian Assange à Londres, les procureurs ont réussi à prouver à la fois les crimes et la conspiration. Le coupable, cependant, n’était pas Assange. Au lieu de cela, les contrevenants et les conspirateurs se sont avérés être les gouvernements britannique et américain. Les uns après les autres, les témoins ont décrit en détail les mesures illégales prises pour violer le droit d’Assange

 (...) 

Suite sur LGS..


6 mars 2020

"Un système meurtrier est en train de se créer sous nos yeux"

Une allégation de viol inventée et des preuves fabriquées en Suède, la pression du Royaume-Uni pour ne pas abandonner l’affaire, un juge partial, la détention dans une prison de sécurité maximale, la torture psychologique - et bientôt l’extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre. Pour la première fois, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, parle en détail des conclusions explosives de son enquête sur le cas du fondateur de Wikileaks, Julian Assange.

8 octobre 2017

Des chevaux maltraités, vidés de leur sang au profit de l’industrie de l’élevage français


Il y a de ces découvertes qu’on aimeraient vraiment éviter de faire. Deux ONG ont mené une enquête exclusive entre mars 2015 et avril 2017 sur les “fermes à sang” en Argentine et en Uruguay. Ces industries de l’horreur exploitent des juments pour leur extraire une hormone particulière, uniquement sécrétée lorsqu’elles sont gestantes. Tortures physiques et mentales, avortements forcés, saignées, ces animaux souffrent le martyr au bénéfice de l’élevage français. 

Lire sur Mr Mondialisation ..

Une pétition circule pour mettre la pression au Parlement, à la Commission et au Conseil Européen. Avec déjà plus de 1,7 millions de signatures, la lutte pour l’interdiction totale d’importation d’eCG en Europe au profit des laboratoires pharmaceutiques et des élevages est engagée.
 

18 mai 2017

« Je suis un “terroriste” parce que j’ai défendu les droits des lapins »

Entretien avec Josh Harper,
militant états-unien
pour la libération animale

Propos recueillis par Ferdinand Cazalis
Lors d’une tournée européenne de conférences en Europe, Josh Harper a fait une halte à Marseille en septembre 2015, invité par l’association Alarm1. L’occasion d’un entretien avec ce militant emprisonné pendant trois ans sous le coup des lois antiterroristes spécialement votées en 2006 pour protéger les intérêts des industries utilisant des animaux aux États-Unis. En s’appuyant sur plus de deux siècles de lutte dans les pays anglo-saxons, Josh Harper apporte un regard aussi critique que partisan sur l’histoire des mouvements de libération animale – ses grandeurs et ses décadences....

Lire sur Jef Klak
  

7 février 2017

De Pantin à Aulnay, la BST 93 et ses crimes

copie d'écran

À Aubervilliers, à Pantin, à Aulnay-sous-Bois, tout le monde déteste la BST et personne n'oublie ses crimes. Derrière l'acronyme, il y a la police de proximité façon Sarkozy ; la « Brigade Spécialisée de Terrain ». Par « spécialisée » il faut comprendre habilitée à cogner fort, et par « terrain », les quartiers populaires, la banlieue, là où l'État déploie sans états d’âme le pire de sa violence supposée « légitime », là où s’expérimentent les plus détestables techniques de domination policière avant d’être déployées en centre-ville, par exemple lors des manifestations.

À Aubervilliers on connaît bien la BST et ses pratiques ultra-violentes, le Bondy Blog consacrait en 2014 déjà un article à cette police détestée des habitants. En décembre 2015, une famille est passée à tabac à Pantin ; deux enfants de 15 et 18 ans et leur mère. La scène est filmée par une voisine. Zahra Kraiker, la mère de famille, est furieuse ; « Regardez comment ils frappent. Je sépare mon fils parce qu'ils sont en train de le massacrer. On m'a gazé. On m'a mis au sol. » (...)

Suite du reportage sur Radical cinema
 

12 novembre 2016

Les safaris-chasse de Benjamin de Rothschild impliqués dans des abus contre les « Pygmées »

"Peter Flack, un administrateur du WWF, pose avec un éléphant de forêt mort."
© Peter Flack, via Survival

Survival International a découvert qu’une opération de safaris de chasse à l’éléphant, conjointement détenue par le milliardaire français Benjamin de Rothschild, a été impliquée dans la violation des droits de « Pygmées » baka locaux et de leurs voisins. Parmi ces violations figurent des expulsions illégales et des tortures.
 
 Suite sur Survival

30 mai 2016

Souffrance animale : «L’objectif n’est pas d’éviter de la douleur à l’animal, mais de sécuriser le travail du tueur»



Les vidéos insoutenables diffusées par l’association L214 ont ravivé l’indignation face à la souffrance faite aux animaux. Un ex-inspecteur des services vétérinaires livre son expérience dans les abattoirs, qui l’a conduit à abandonner ce métier.

Des abattoirs où on ne laisse même pas à l’animal le temps de mourir avant de le découper, où on lui inflige d’ultimes blessures pour soi-disant l’anesthésier, où les procédés sont pensés pour protéger le «produit» mais jamais pour éviter la souffrance… Martial Albar, 43 ans, a travaillé plus de douze ans dans cet univers. Aujourd’hui consultant en sécurité alimentaire, il raconte la routinière mise à mort des animaux.

Suite sur Libération.. 
 

23 janvier 2015

Enfants Palestiniens prisonniers dans des cages à l’extérieur en plein hiver


Oumma | 23 janvier 2015

Le Comité Israélien contre la Torture vient de révéler un nouveau scandale, après la découverte d’enfants palestiniens gardés dans des enclos en plein air ou des cages, pendant l’hiver.

Ce Comité a publié un rapport prouvant que des enfants soupçonnés de délits mineurs ont été publiquement encagés à l’extérieur, avec des menaces régulières d’actes violents ou sexuels. Une pratique qui peut durer des mois !

Il faut préciser qu’il s’agit exclusivement d’enfants Palestiniens. En effet aucun enfant israélien n’est jamais soumis, comme le sont systématiquement les enfants Palestiniens, aux tribunaux militaires israéliens quelles ques soient les fautes qui leur sont reprochées et ce, sans aucune représentation juridique !

Le bureau du Défenseur Public (AOP) a récemment publié des détails sur une visite particulièrement choquante de ses avocats dans une prison israélienne : « Lors de notre visite à Ramla, qui s’est tenue au cours d’une violente tempête qui a frappé l’Etat, les avocats ont rencontré des détenus qui ont témoigné de ce qu’au milieu de la nuit des dizaines de détenus ont été transférés dans les cages de fer à l’extérieur ». « Il s’avère que cette procédure, en vertu de laquelle les prisonniers attendaient à l’extérieur dans des cages, a duré plusieurs mois et a été confirmée par d’autres fonctionnaires. »

Leur rapport fait valoir : « La torture est un moyen d’attaquer les modes de
fonctionnement psychologique et social fondamentaux d’un individu » tel que décrit dans le Protocole d’Istanbul. En outre, « la torture peut avoir un impact sur un enfant directement ou indirectement, soit en le torturant lui-même, soit en le rendant témoin de la torture et de la violence sur des parents ou d’autres membres de la famille proche ".

« La majorité des enfants palestiniens détenus sont accusés de jets de pierres et 74% rapportent à cette occasion avoir expérimenté la violence physique lors de l’arrestation, le transfert ou l’interrogatoire."

Le Comité Israélien contre la Torture souligne qu’Israël est le seul pays à poursuivre systématiquement les enfants devant ses tribunaux militaires, et a ajouté qu ’« aucun enfant israélien n’entre jamais en contact avec le système judiciaire militaire ».

Yournewswire
CAPJPO-EuroPalestine
 

5 novembre 2014

L’hiver dans les prisons israéliennes, une autre forme de torture



Prison de Megiddio

Les prisonniers politiques palestiniens se préparent à protester contre l’administration pénitentiaire israélienne au sujet de leurs besoins en vêtements et couvertures pour l’hiver, d’autant que d’après les prévisions, il sera très froid. Muhammad al-Masri, prisonnier dans la prison Megiddo, a dit au correspondant du Centre palestinien d’information (CPI) que l’administration pénitentiaire a averti les prisonniers qu’il leur était interdit de faire entrer, de l’extérieur, des vêtements d’hiver et des couvertures. Les prisonniers, très en colère, ont menacé d’intensifier leurs protestations.

Ils ont expliqué que l’administration pénitentiaire fait du chantage sur les prisonniers d’un côté, et du « business » de l’autre : elle a interdit l’entrée des vêtements et des couvertures, mais autorise que les prisonniers les achètent à la cantine de la prison.


Ofer surpeuplée et la crise hivernale

La situation dans les autres prisons n’est guère meilleure qu’à Meggido, mais c’est à Ofer qu’elle est pire en termes de capacités à faire face à l’hiver.

Les prisonniers ont dit à notre correspondant que leurs revendications de l’hiver dernier demeurent, et quand un nouveau prisonnier arrive, ce sont eux qui lui fournissent ce dont il a besoin jusqu’à ce qu’il arrive à l’obtenir par lui-même, mais cette année, la situation est différente.

Lire la suite sur Arrêt sur Info ...

12 avril 2014

Crimes génocidaires au Canada: le pape François et d'autres en procès



Tout ceci est à l’origine lié au travail sans relâche d’enquête de Kevin Annett pendant près de 20 ans, pour traduire en justice les assassins de plus de 50 000 enfants autochtones décédés lors du programme gouvernemental canadien des pensionnats pour indiens (Indian Residential Schools) entre les années 1820 et 1996 (date de fermeture du dernier de ces "pensionnats", camps d’extermination), écoles gérées par les élises catholique, anglicane et unifiée du canada.

Lire la suite ...

 

31 mars 2013

Pétition contre la torture en Grèce





Pétition contre la torture et l’arbitraire de la police grecque

 
Par Okeanos | 31 mars 2013

Grèce. 2013. La police torture. Dans un pays de l'Union Européenne. La police torture et le ministre de l'ordre de public N. Dendias n'a pas lu le rapport d'Amnesty International concernant la violence de la police mais avait menacé d'attaquer The Gardian en justice pour avoir publié un article sur des tortures de la police envers des militants anti-fascistes en 2012. Il y a quelques semaines, la police a retouché les photos de détenus torturés. Le ministre avait à l'époque indiqué qu'"il avait fallu retoucher les photos pour que les détenus soient reconnaissables" tout en précisant que les traces de violence laissées sur les détenus étaient issues de l'arrestation. OkeaNews partage aujourd'hui cet appel à pétition du Comité Grec contre la torture pour que ces tortures cessent en Grèce. Merci à l'initiative des étudiants et travailleurs grecs à Paris pour m'avoir informé de cette pétition.


Le Comité Grec contre la torture a été constitué récemment suite à une série d’événements alarmants de recours à la torture de la part de la Police grecque (le cas de quatre arrêtés à Velvedo de la ville de Kozani étant le plus flagrant [lire ici]). Il est composé de plusieurs organisations de défense des droits, telles que la Ligue des droits de l’Homme (Grèce), le Comité pour les droits des détenu-e-s, le Réseaux pour les droits politiques et sociaux, les Médecins du Monde, Act-up et bien d’autres, ainsi que de plusieurs citoyen-e-s. Il lance cette pétition pour dénoncer les violences policières perpétrées dans la rue, les commissariats, les prisons, les centres de rétention, et il se donne comme objectif d’enregistrer, d’intervenir sur place et de rendre public tout acte arbitraire et de torture de la part de la Police grecque. Une première conférence de presse est prévue pour le 9 avril : elle sera l’occasion d’annoncer publiquement la constitution du comité et de présenter la liste de signataires. Nous comptons sur votre soutien.

En Grèce la police torture

Agressions, viols, bastonnades, usage de Taser, brûlures de cigarettes, humiliations,
prélèvements génétiques obligatoires, même enlèvements d’élèves…

Les corps torturés, abusés, humiliés varient à chaque fois : manifestants, immigrés, détenus, personnes prostituées, même mineurs ; dans la rue, en salle de détention ou en centres de rétention. Les mains cependant, sont toujours les mêmes : celles de la police. La plupart de ces affaires ne sont pas officiellement dénoncées, ou un semblant d’enquête est mené laissant les responsables impunis. Mais qui peut encore croire que ces mésactions sont des événements marginaux?

Pas même le ministère de l’Intérieur, qui n’a pas hésité à publier les photos des 4 anarchistes arrêtés à Kozani le 1er février, sur lesquelles trois d’entre eux sont défigurés suite aux violences subies. Après une enquête réalisée en interne, le ministère déclare officiellement que la violence exercée par la police était « légitime et nécessaire ».

De leur côté, les personnes arrêtées ont dénoncé, par l’intermédiaire de leurs avocats et de leurs familles, qu’ils sont restés pendant des heures attachés les coudes dans le dos, avec des capuches sur la tête, pendant que les policiers les battaient à tour de rôle! Les photos, pourtant visiblement trafiquées, n’ont pas pu (ou peut-être n’a-t-on pas voulu?) dissimuler l’horreur. Les journaux télévisés ont diffusé ces photos sans commentaire. C’est également sans commentaire qu’ils ont diffusé un autre cas flagrant de torture, commis au siège de la direction générale de la police, celui de 15 motocyclistes participant à une manifestation antifasciste, quelques mois auparavant, un cas qui a pris toute sa gravité lorsque les médias internationaux s’en sont emparés. Plusieurs autres cas sont de même restés dans l’obscurité, comme celui de l’immigré torturé avec des pinces au commissariat de police d’Egaleo /Athènes, du mineur détenu à Amigdaleza/Attique qui a eu la rate éclatée suite à de violents coups, du viol avec matraque d’un autre immigré à la police portuaire de la Canée/Crète et plein d’autres.

En tant que citoyens de ce pays nous avons largement dépassé le stade de la simple inquiétude. Désormais il est de notre devoir de parler, de déclarer publiquement que :

- Nous ne devons pas permettre que la Grèce devienne un vaste Guantanamo.

- Nous ne devons pas permettre le retour aux pratiques des régimes dictatoriaux. La torture est un crime et comme tel, passible de sanctions légales.

- Nous refusons de nous habituer à la médiatisation de ces pratiques horribles, et de céder à la peur du message terrorisant qu’elle envoie à toute une société.

- Nous ne devons pas permettre cette barbarie ni tolérer son impunité.

à signer ici : http://www.ipetitions.com/petition/stop-police-torture/ (à noter que le site ipetitions.com propose de faire une donation au site de pétition en ligne après avoir signé la pétition : celle-ci est bien signée même si vous ne faites pas de donation. Cette donation n'est pas liée au Comité contre la torture.).

ou par courriel ici : nopolicetorture@gmail.com

lancée par le Comité grec contre la torture (http://greek-committeeagainsttorture.blogspot.gr/)

Vidéo du Comité grec contre la torture :


9 octobre 2012

Grèce : Des militants anti-fascistes « torturés par la police »

Quinze personnes arrêtées à Athènes ont dit avoir été sujet à ce que leur avocat décrit comme une humiliation du type « Abu Ghraib ».

Quinze manifestants antifascistes arrêtés à Athènes lors d’un affrontement avec des partisans du parti néo-nazi Aube Dorée ont rapporté qu’ils avaient été torturés à la Direction générale de la police de l’Attique (GADA) – l’équivalent Athénien de Scotland Yard.

Plusieurs des manifestants arrêtés après la première manifestation le dimanche 30 Septembre ont déclaré au Guardian avoir été giflés et frappés par un officier de police pendant que cinq ou six autres regardaient. Ceux-ci leur crachaient dessus et les utilisaient comme cendrier parce qu’ils puaient. Ils disent par ailleurs avoir été maintenus éveillés toute la nuit à l’aide de torches et de lasers pointés vers leurs yeux. (...)

26 septembre 2012

La lettre bouleversante d’un prisonnier de Guantanamo (Alternet)



Le Grand Soir | 26 septembre 2012 | par John KENEFEL


Adnan Latif (Credit : Wikipedia)
Adnan Latif a souffert entre les mains du gouvernement US à un point que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer.

Adnan Latif a été retrouvé mort dans sa cellule le 10 septembre 2012, un jour à peine avant le 11° anniversaire du 11/9. Il avait 32 ans.

Latif, citoyen yéménite, était détenu à Guantanamo Bay depuis plus de 10 ans, en dépit de la décision du tribunal qui avait ordonné en 2010 que l’administration Obama "prenne toutes les mesures diplomatiques nécessaires et appropriées pour faciliter la libération immédiate de Latif http://witnesstorture.org/survivors/adnan-farhan-abdul-latif...", en raison de l’absence de preuves qu’il ait commis un quelconque crime.

Il a souffert entre les mains du gouvernement US à un point que la plupart des gens ne peuvent même pas imaginer, et sa mort doit servir à rappeler que la honte nationale qu’est Guantanamo perdure et bénéficie actuellement du soutien des deux partis.

11 septembre 2012

Tragique 11 septembre, mais n’en parlez pas, surtout ! (Théophraste R.)


BAB el Ouest | mardi 11 septembre 2012

Je pensais y aller de mon obligatoire rappel, mais notre ami Théophraste R. du Grand Soir, y a pourvu abondamment.


Tragique 11 septembre, mais n’en parlez pas, surtout !
 Théophraste R.
2 279 morts et 957 disparus, près de 150 000 personnes emprisonnées, 27 255 torturées, des centaines de milliers d’exilés politiques. Ces chiffres sont sans doute minorés.

Le 11 septembre 1973, le général Augusto Pinochet a lancé l’armée contre le le président élu, Salvador Allende.

Puis, Pinochet confia neuf tonnes d’or à la banque britannique HSBC, à Hong Kong pour assurer son avenir et celui de ses enfants. Plus tard, il fut embêté à Londres par un mandat d’arrêt international lancé par le juge espagnol Baltasar Garzón pour « génocide, tortures, terrorisme international et enlèvements ». Mais il put repartir, libre.

Chaque 11 septembre, la compassion mondiale fabriquée par les élites politiques et médiatiques survole sans s’y arrêter le palais de la Moneda à Santiago du Chili pour se poser lourdement sur un quartier de New-York d’où pleure l’encre des stylos, chevrotent d’émotion les voix radiophoniques et tremblotent les caméras dans une communion compassionnelle.

« Et hop ! Et hop ! qui ne dégouline pas n’est pas un démocrate. »

Théophraste R. ( Quelqu’un à des nouvelle de Julian Assange ?).


Adresse de cet article,  http://bab007-babelouest.blogspot.fr/2012/09/tragique-11-septembre-mais-nen-parlez.html

29 janvier 2012

Libye : torture généralisée

Amnesty International | 27/01/2012

Libye : morts de détenus dans un contexte de torture généralisée
 
Morts en détention et torture en  Libye© AFP/Getty Images
Les délégués d’Amnesty International se sont entretenus en Libye avec des prisonniers incarcérés à Tripoli et aux alentours, à Misratah et à Gheryan. Ils présentaient des marques visibles indiquant qu’ils avaient subi des actes de torture au cours des derniers jours et des dernières semaines, notamment des blessures ouvertes sur le crâne, les bras et les jambes, le dos et d’autres parties du corps.

Ces actes de torture sont infligés par des entités militaires et des services de sécurité officiellement reconnus, ainsi que par un grand nombre de milices armées opérant en dehors de tout cadre légal.
 
Après toutes les promesses faites de placer les centres de détention sous contrôle, il est affligeant de constater qu’il n’y a pas d’amélioration concernant le recours à la torture.
 
Donatella Rovera (depuis la Libye), principale conseillère d’Amnesty International pour les situations de crise.

Nous n’avons connaissance d’aucune véritable enquête menée sur les cas de torture, et ni les victimes ni les familles des prisonniers morts en détention n’ont eu de recours en vue d’obtenir justice ou des réparations pour ce qu’elles ont subi.

Si de nombreux détenus nous ont raconté les tortures qu’ils ont subies, certains étaient trop effrayés pour se confier, craignant des sévices encore plus violents s’ils parlaient, et se sont contentés de nous montrer leurs blessures.

Des témoignages accablants

Les prisonniers, des Libyens et des ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne, ont raconté à Amnesty International qu’ils avaient été suspendus dans des positions contorsionnées, battus des heures durant avec des fouets, des câbles, des tubes en plastique, des bâtons, des chaînes et des barres métalliques, et qu’ils avaient reçu des décharges électriques infligées à l’aide de câbles sous tension et de pistolets semblables à des Taser.

Les types de blessures observées corroborent leurs témoignages. Les rapports médicaux qu’a pu consulter Amnesty International confirment également le recours à la torture contre plusieurs détenus, dont certains sont morts en détention.

La majorité des prisonniers pris pour cibles sont des Libyens qui seraient restés fidèles au colonel Mouammar Kadhafi au cours du récent conflit. Quant aux étrangers, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, ils continuent d’être placés en détention de façon aléatoire, notamment en raison de leur situation irrégulière, et sont parfois torturés.

Les détenus sont généralement torturés au moment de leur arrestation par des milices armées locales et plus tard lors des interrogatoires, y compris dans les centres de détention officiels. Jusqu’à présent, ils n’ont pas été autorisés à consulter un avocat. Plusieurs d’entre eux ont raconté à Amnesty International qu’ils avaient « avoué » des crimes qu’ils n’avaient pas commis, uniquement pour qu’on cesse de les torturer.

À Misratah, les détenus sont torturés dans un centre d’interrogatoires géré par la sécurité militaire nationale (Amn al Jaysh al Watani), ainsi qu’aux sièges des milices armées.

Le 23 janvier, les délégués d’Amnesty International se sont entretenus avec des détenus à Misratah, torturés quelques heures auparavant. L’un d’entre eux, toujours incarcéré, a expliqué :
"Ce matin, ils m’ont emmené en haut pour m’interroger. Cinq hommes en civil se sont relayés pour me rouer de coups et me fouetter. […] Ils m’ont suspendu par les poignets en haut d’une porte pendant environ une heure, tout en continuant à me frapper. Ils m’ont aussi donné des coups de pied."
Un autre prisonnier a raconté qu’il avait été frappé sur les blessures qui lui avaient été infligées le mois précédent par des miliciens. Voici son témoignage :
"Hier, ils m’ont frappé avec un câble électrique, alors que j’avais les mains menottées derrière le dos et les pieds attachés. Ils ont menacé de me renvoyer aux mains des miliciens qui m’avaient capturé, qui me tueraient."

Morts en détention

Plusieurs détenus sont morts aux mains de milices armées à Tripoli et aux alentours, et à Misratah, dans des circonstances laissant à penser qu’ils ont été torturés.

Les proches d’un ancien policier, père de deux enfants, originaire de Tajura, à l’est de Tripoli, ont raconté à Amnesty International qu’il avait été arrêté par une milice armée locale en octobre 2011 et qu’ils n’avaient pas pu savoir où il se trouvait pendant près de trois semaines, jusqu’à ce qu’il puisse appeler sa femme.

Quelques jours plus tard, sa famille a été informée par un hôpital de Tripoli que son corps y avait été transféré.

Amnesty International a vu des photos de sa dépouille, qui présentait de graves contusions sur tout le corps et les bras et les jambes, ainsi que des blessures ouvertes sur la plante des pieds, semble-t-il causées par la falaqa (coups assénés sur la plante des pieds), une méthode de torture fréquente en Libye.

À la connaissance d’Amnesty International, la dernière personne morte en détention des suites de torture est Ezzeddine al Ghool, colonel de 43 ans et père de sept enfants, arrêté par une milice armée à Gheryan, à 100 kilomètres au sud de Tripoli, le 14 janvier.

Son corps, couvert de bleus et de blessures, a été restitué à sa famille le lendemain. Les médecins ont confirmé qu’il avait succombé à ses blessures. Plusieurs autres hommes détenus à la même période auraient eux aussi été torturés. Huit d’entre eux avaient des blessures graves, qui ont nécessité leur hospitalisation.

Amnesty International a reçu des informations concernant des cas similaires sur lesquels elle mène des recherches.

L’absence d’enquêtes

Malgré les demandes formulées à maintes reprises par Amnesty International depuis mai 2011, les autorités libyennes de transition, tant au niveau local que national, n’ont pas mené d'enquêtes dignes de ce nom sur les cas de torture et les morts en détention survenues dans des circonstances suspectes.

Dans tout le pays, la police et la justice demeurent défaillantes. Tandis que dans certaines régions, il semble que les tribunaux traitent des affaires civiles, les affaires dites "sensibles" en lien avec des enjeux politiques et de sécurité ne sont pas prises en compte.

Un éventail d’organes pour la plupart non officiels, n’ayant pas de statut légal, notamment les "comités judiciaires", mènent des interrogatoires dans divers centres de détention, en dehors de tout contrôle du système judiciaire.
"Jusqu’à présent, force est de constater que les personnes exerçant le pouvoir se sont montrées totalement incapables de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à la torture et aux mauvais traitements infligés aux détenus et amener les responsables présumés de ces agissements à rendre des comptes."

Donatella Rovera

Nous ne sous-estimons pas les défis que doivent relever les autorités libyennes de transition afin de rétablir le contrôle sur la multitude de milices armées opérant dans tout le pays, mais elles doivent agir de manière décisive pour mettre un terme à la torture. Afin d’édifier une nouvelle Libye fondée sur le respect des droits humains, cette question ne saurait être reléguée au dernier rang des priorités.
 
 
Amnesty International invite de toute urgence les autorités libyennes à :

• ordonner la fermeture de tous les centres de détention non officiels et instaurer des mécanismes chargés de placer tous les centres sous le contrôle des autorités et de surveiller efficacement les procédures et les pratiques en matière de détention ;

• veiller à ce que soient menées dans les meilleurs délais des enquêtes sur tous les cas recensés ou signalés de torture et de mauvais traitements, suspendre immédiatement les auteurs présumés de leurs fonctions en rapport avec la détention dans l’attente des conclusions de ces investigations, et lorsque les éléments de preuve recevables sont suffisants, traduire en justice les suspects dans le cadre de procès équitables, sans recourir à la peine de mort ;

• garantir que tous les détenus puissent consulter un avocat ;

• veiller à ce que les prisonniers bénéficient régulièrement d’examens médicaux et à ce que des certificats médicaux décrivant leurs blessures, éventuellement causées par des actes de torture, soient délivrés aux détenus et aux autorités judiciaires.


 

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