Nous sommes activistes, politiques ou universitaires engagés sur
les questions écologiques. A ce titre, nous appelons à voter pour
Jean-Luc Mélenchon et son programme, L’avenir en commun. A l’aube d’une
élection déterminante pour l’avenir de la planète, seule cette
candidature permet d’engager la bifurcation radicale indispensable pour
répondre à la crise écologique sans précédent à laquelle nous sommes
confrontés.
« L’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature » : ce souhait mis en exergue du programme L’Avenir en commun
porté par Jean-Luc Mélenchon et l’Union Populaire n’est pas
anecdotique. Il est au contraire assumé comme une priorité et un axe
autour duquel a été élaboré un projet de rupture dans l’intérêt du
vivant.
Les maux sont identifiés et répétés : changement
climatique, sixième extinction de masse des espèces, érosion et
artificialisation croissante des sols, pollutions des eaux, des sols et
de l’air, multiplication des maladies et des morts induits par nos modes
de production. La cause principale est elle aussi connue : le
capitalisme dominé par la finance et les intérêts à court-terme. La
multiplication des élevages industriels, les traités de libre-échange
climaticides, la destruction des milieux de vie des espèces,
l’agriculture chimique et intensive, l’urbanisation galopante qui
grignote les terres agricoles, la gestion des crises sanitaires qui ne
s’attaque jamais aux causes des maladies, sont autant d’exemples de
l’application aveugle de la loi du profit maximum. L’exploitation des
êtres humains, celle de nos ressources et celle des animaux s’inscrivent
dans la même logique prédatrice.
Ceux qui nous gouvernent depuis
des décennies font mine de s’intéresser aux questions écologiques. Mais
ils prétendent résoudre les problèmes créés par leurs politiques
libérales sans avoir à modifier celles-ci. Ils s’illusionnent, et ils
mentent aux Français. Car une politique écologique ambitieuse et
sérieuse ne cherche pas simplement à édicter quelques règles pour
encadrer le système actuel, mais doit changer ce système de fond en
comble. Trop d’écologistes de pouvoir, ces dernières années, ont failli
par manque de radicalité, en s’accommodant des règles générales, sans
prendre la mesure de la gravité de la situation dans laquelle nous nous
trouvons. Ils ont commis une erreur. L’écologie politique, en ce début
de XXIe siècle, ne peut être qu’une écologie de rupture, sans ambiguïté
ni atermoiement.
Dans son rapport du 28 février, le GIEC, groupe
international d’experts sur le climat, alerte à nouveau sur les impacts
généralisés et irréversibles du changement climatique, surviendront plus
tôt encore qu’annoncé jusqu’ici. Si nous ne modifions pas radicalement
nos modes de production et nos habitudes de consommation, la température
moyenne terrestre pourrait augmenter de 3,5 à 4,4 degrés. Disons-le
clairement : une telle augmentation des températures menace les
conditions mêmes de la vie sur terre ! Les prévisions prévoient déjà la
disparition de 3 à 14% des espèces terrestres.
En 2030 nous
devrons avoir réduit nos émissions de plus de moitié : il nous reste
donc 8 ans pour agir. Clairement, nous n’avons plus le temps d’attendre :
le prochain mandat sera crucial pour l’avenir de la France, mais aussi
pour celui de l’humanité.
Le programme porté par Jean-Luc
Mélenchon et l’Union populaire fait sienne la radicalité écologique
indispensable pour répondre à la gravité du moment. La règle verte,
inscrite dans la Constitution de la 6e République, régulera toutes les
activités publiques et économiques selon un principe directeur : ne pas
prendre à la nature davantage de ressources qu’elle peut en
reconstituer.
Ce programme propose de mettre fin à l’élevage
industriel, responsable de pollutions majeures et de souffrances
intolérables pour des milliards d’animaux chaque année, de servir dans
les cantines scolaires100% de produits bio et locaux, avec une option
végétarienne à chaque repas, de réduire les protéines carnées dans
l’alimentation au profit des protéines végétales, de faire de l’eau un
bien commun constitutionnellement garanti dont les premiers mètres cube
seront gratuits.
L’avenir en commun s’engage pour une
production d’électricité à 100 % d’origine renouvelable. Il s’engage
pour la lutte contre la précarité énergétique et pour la sobriété
énergétique, en rénovant massivement les logements. De même, le secteur
industriel doit se décarboner rapidement et réduire sa consommation de
ressources entre autres par l’écoconception des produits.
La
planification écologique se nourrit du renforcement de notre démocratie.
Les règles monétaires, budgétaires et commerciales des traités
européens ne peuvent plus constituer une entrave aux transformations
œuvrant pour l’intérêt général. Le conditionnement des aides publiques
aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux est une
nécessité. Comment expliquer à nos enfants, que des milliards d’euros
d’argent public sont encore investis dans des activités économiques qui
détruisent notre monde ?
Enfin, impossible de ne pas évoquer la dimension sociale du programme L’avenir en commun
qui fait du partage des richesses et de la bifurcation écologique les
deux faces d’une même pièce. De nombreux travaux le montrent : la
répartition inégale de la richesse est un facteur de destruction de nos
milieux de vie. Le patrimoine de 63 milliardaires français émet, à lui
seul, une empreinte carbone équivalente à celle de la moitié des
Français !
Héritage maximum à 12 millions d’euros, augmentation
du SMIC et des bas salaires, imposition réellement progressive sur le
revenu, titularisation des contractuels de la fonction publique : ces
mesures ont aussi une dimension écologique.
Voilà pourquoi
nous, activistes, politiques ou universitaires engagés sur les enjeux
écologiques, faisons le choix de l’écologie radicale, la seule possible
aujourd’hui.
Nous ne pouvons renoncer à l’espoir pour les élections de 2022.
Nous voterons Jean-Luc Mélenchon.
Source et voir la liste des premiers signataires): https://blogs.mediapart.fr/membres-du-parlement-de-l-union-populaire/blog/300322/tribune-pour-l-ecologie-nous-appelons-voter-melenchon
Pour signer cet appel, rendez vous sur le site du Parlement de l'Union Populaire !