31 décembre 2008

En 2009, NRV-vous !


30 décembre 2008

Les navires sionistes agressent le bateau des solidaires sur les eaux maritimes internationales


Les navires de guerre de l'occupation israélienne ont attaqué, ce matin 30 décembre, le bateau "Dignité" des solidaires, sur les eaux maritimes internationales, près da la Bande Gaza.

Après avoir provoqué de graves avaries dans le flanc du navire, ils ont donné l'ordre à son commandant de le rediriger vers Chypre.

Les activistes et solidaires internationaux ont lancé, un appel à la communauté internationale pour les sauver d'un naufrage probable.

Le mouvement international "Free Gaza", organise pour la 5ème fois des actions humanitaires envers Gaza pour briser le blocus injuste imposé contre les innocents palestiniens. Le bateau "Dignité" était chargé, cette fois, de 3 à 4 tonnes de produits médicaux.


source: La Voix de la Palestine

28 décembre 2008

Les philosophes, les sans-papiers et l’aéronef


Par Sophie Foch-Rémusat, Yves Cusset et Pierre Lauret, philosophes

mardi 16 décembre, nous sommes quatre philosophes français à prendre l’avion à Roissy pour Kinshasa /[République démocratique du Congo, ndlr]/ afin d’y participer à un colloque avec des philosophes africains, intitulé «Culture du dialogue et passage des frontières». Avant que nous embarquions, un policier distribue une «notice d’information» de la Police aux frontières (PAF) mettant en garde contre les conséquences judiciaires de l’opposition à l’embarquement d’une personne expulsée de France : tous délits cumulés, huit ans d’emprisonnement et 70 000 euros d’amende ! Ainsi avertis, nous constatons qu’au fond de l’avion, un homme et une femme, d’origine africaine, sont assis, menottés, et entourés de plusieurs policiers en civil.

Pouvons-nous tranquillement nous asseoir pour aller en Afrique parler avec des Africains du dialogue, des droits de l’homme et de l’accueil des étrangers, alors que dans notre avion deux de ces «étrangers» sont menottés, escortés, expulsés ? Citoyens d’une démocratie dont la constitution est censément adossée à une charte des droits de l’homme, nous décidons d’aller demander à quel titre ces personnes sont expulsées. Les policiers et une hôtesse de l’air, très tendus, nous ordonnent de nous asseoir. Un policier finit par nous dire qu’il s’agit d’étrangers sans titre de séjour et que c’est la loi. Pendant ce temps, la cabine s’est transformée en un véritable forum où les passagers discutent, protestent, s’indignent, demandent qu’on enlève les menottes ou que la police descende de l’avion et refusent de s’asseoir.

L’agitation retombe au bout d’une vingtaine de minutes, le commandant de bord obtient que tous se rassoient afin que l’avion décolle. Nous regagnons nos places. Une passagère lasse et désolée nous explique qu’elle est d’accord avec nous, mais qu’elle va voir sa famille pour Noël, qu’elle est en transit et qu’hier l’avion n’a pas décollé à cause d’un incident similaire. L’hôtesse de l’air vient demander l’identité des trois «fauteurs de trouble». Pierre Lauret refuse.

Alors que le calme est revenu et que tout le monde attend le décollage, le commandant de bord vient lui annoncer qu’il exerce son pouvoir de le débarquer. Un instant plus tard, des policiers armés et bottés le somment de sortir, finissent par l’arracher à son siège et le sortent manu militari de l’appareil. Sur la passerelle, ils le plaquent au sol et le menottent avec brutalité, son visage éraflé est en sang. Ils débarquent ensuite violemment un jeune homme qui n’avait rigoureusement rien fait ! Pierre Lauret est libéré au bout de six heures de garde à vue, et convoqué au TGI de Bobigny pour «opposition à une mesure de reconduite frontières et entrave à la circulation d’un aéronef».

Dans l’avion, la discussion continue librement entre les passagers indignés et les deux «complices» restés à bord : un territoire est-il à considérer comme une propriété ? Les frontières en sont-elles les murs ? L’ordre public justifie-t-il tous types de mesure ? Et ce en dépit des intimidations des policiers, et du commandement de bord allant jusqu’à nous menacer de nous livrer à la police congolaise. A leur retour le 22 décembre, Sophie Foch-Rémusat et Yves Cusset sont appréhendés par la police au sortir de l’avion et passent onze heures en garde à vue pour «outrage, menace à agent de la force publique et opposition à mesure de reconduite frontières», en attendant leur convocation devant le procureur.

Ce qui frappe dans cette histoire, c’est la volonté de constituer un délit d’opinion. Nous avons seulement posé des questions, de manière calme et pacifique, sans jamais émettre ni slogan ni appel. Nous avons ainsi rendu visible et publique une situation qui a fait l’objet d’un débat d’opinion. Mais le seul fait de porter à la connaissance de l’opinion, et qu’elle s’en empare, l’action du gouvernement, est traité comme un grave délit. On vous avertit d’abord de tout ce que vous risquez, et si en dépit de cela vous vous exprimez en posant une question, on vous débarque, on vous brutalise, on vous place sans ménagement en garde à vue et on vous poursuit sur la base d’une qualification ubuesque des faits. Le gouvernement proclame la «légitimité» de ses lois et l’abus qu’il y a à s’insurger contre elles, mais il veille à ce qu’elles soient appliquées en catimini, et pour cela il est prêt à recourir à des sanctions et des brutalités extravagantes. Parce que son action suscite au fond la honte de tous, expulsés, citoyens, équipage, et même certains policiers, le gouvernement redoute l’opinion. Non pas celle qu’il peut manipuler par des fictions médiatiques et des fantasmes d’invasion, mais celle qui se forme publiquement et fait entendre sa voix, dans le débat, face à la réalité des situations humaines.

Ici, le dispositif d’expulsion des étrangers rencontre un problème : il est délicat d’expulser des Africains dans des avions remplis de passagers africains. Car ces derniers savent qui sont ces hommes qui voyagent en «classe prison». Ils savent qu’ils ont quitté leur pays à cause de la misère, ou de la tyrannie, ou de la guerre. Ils savent le courage dont ils ont dû faire preuve pour arriver en France, puis pour s’y maintenir. Ils savent enfin la honte sociale qui frappe ceux qui sont contraints de rentrer, privés de tous leurs biens et n’osant plus se présenter à leurs proches. Cette opinion est partagée par de nombreux citoyens pour qui ceux qu’on appelle les «immigrés» sont des voisins, des camarades de travail, les copains de leurs enfants.

C’est cette opinion éclairée que le gouvernement veut museler, avec dans bien des cas la complicité active d’Air France. Il s’agit d’empêcher par tous les moyens qu’on puisse voir les immigrés pour ce qu’ils sont : des hommes et des femmes qui vivent une histoire à la fois tragique et courageuse dans ce monde que nous partageons - si mal - avec eux. Il s’agit de les expulser sans que nul ne se demande ce qu’ils ont vécu avant, et ce qui va leur arriver après. L’important est que les avions décollent à l’heure. Dans l’indifférence au sort de ces hommes entravés qui sont nos compagnons de voyage.

L’Etat français espère nous conduire à cette docilité en multipliant les inculpations et les sanctions, sans oublier de citer Guy Môquet au passage. Il peut parvenir à ses fins : après tout, on a vu pire dans l’histoire. Dès lors, c’est notre responsabilité politique et morale, à l’heure où la crise financière va lourdement aggraver la situation des pays pauvres et des migrants dans le monde, de nous opposer aux projets dégradants du gouvernement du «pays des droits de l’homme», au sein d’une Europe transformée en forteresse.

~ par Alain Bertho sur décembre 26, 2008.

24 décembre 2008


Apportez votre soutien aux habitants de la Bouriane, du nord du Lot et du Sarladais.

En signant la pétition vous soutiendrez tous ceux qui sont et qui seront interpellés et cités à comparaître alors que tous ensemble nous ne faisons que défendre les services publics, nos services publics.

23 décembre 2008

Grèce

« Déblayer pour reconstruire, sans savoir grand-chose du monument futur sinon qu'il sera le plus beau, cela s'appelle faire une Révolution. »

Georges BERNANOS / Journal de la guerre d'Espagne



photo: Manifestant grec pacifiste face à la police anti-émeutes



21 décembre 2008

Une école, un village, un quartier , l’importance de la proximité

MENACES SUR L'AVENIR DU SERVICE PUBLIC D'EDUCATION

Le recul du service public d'éducation s'accélère au travers des regroupements et de la politique de concentration scolaire.
Dans le même temps, les textes disposent d'augmenter le financement sur fonds publics de l'enseignement privé.
C'est le sens notamment des amendements à la loi de décentralisation du 13 août 2004, les articles 86, 87, 89... pris sans débat au parlement dans le cadre du 49-3; Ces articles "ont laissé le monde politique et éducatif sans voix", comme le relève l' ANDEV, et ceci pendant un temps étonnamment long; il a fallu attendre la sortie des textes d'application, voire bien après la sortie de la circulaire pour qu'émergent information et communiqués..
Pourtant, l'éducation est un enjeu majeur de société; il appartient à nos instances représentatives, associatives, politiques et syndicales d'en relayer toute l'information dans les meilleurs délais, et de promouvoir le débat.

source et liens vers les pétitions


18 décembre 2008

Gare de Gourdon: la répression


message reçu par courriel:

"Le président et le vice président de l'association "Ensemble pour la défense des gares de Gourdon et Souillac " sont convoqués au Tribunal de Grande Instance de Cahors le 15 janvier à 8h30 pour "entrave à la circulation des trains." et ce à 2 dates précisées. Il s'agit de faire un exemple et de faire peur.... Nous manifesterons à Gourdon vendredi 19 déc et en signe de solidarité avec le vice président (conduit à Cahors après avoir été entendu de 9h00 à 13h00, il a été menotté avant d'être présenté au Procureur) nous nous attacherons les poignets avec des cordes. Entraveuses, entraveurs de tous poils, unissez vous !!"

Le monde va décidément à l'envers pour que ce pays en arrive à réprimer l'action citoyenne en faveur du "bien commun".
A tenter une corrélation avec l'ahurissante mise en cause des inculpés de Tarnac, on en viendrait à se demander qui sont les vrais saboteurs (?), sinon les mêmes qui oeuvrent à réprimer les mouvements associatifs et liquider froidement nos services publics.
Entravons!

Choukran, Muntadar !


Merci au combattant à la chaussure
MICHEL COLLON

Cher Muntadar,

Comme des millions de gens dans le monde, j’ai souvent serré les poings de rage en voyant les crimes impunis de Bush. J’aurais tant aimé l’avoir en face de moi... Lui faire ressentir ne serait-ce que la millième partie de la peur et des souffrances infligées à tant d’innocents !

Vous l’avez fait. Quel courage, en sachant qu’un gouvernement de marionnettes vous le ferait payer. Mais vous avez choisi d’incarner notre révolte à tous face aux guerres du pétrole, guerres du dollar, guerres du mensonge.

S'il y avait une Justice, vous seriez décoré, Bush jugé pour crimes contre l'humanité et les Etats-Unis devraient payer des dommages à l'Irak - martyr.

Choukran (merci), Muntadar !

MICHEL COLLON

PETITION DE SOUTIEN :
Muntadar al-Zeidi a été tabassé et est menacé de sept années de prison par le "gouvernement" irakien. Pour le soutenir, vous pouvez signer à :
Pétition

16 décembre 2008

Gare de Gourdon, la colère


Témoignage d'un adhérent de l'ASS Ensemble pour la défense des gares de Gourdon et Souillac


Nous avions prévu le rassemblement sur les quais ce soir lundi 15 décembre 2008 comme d'habitude et comme depuis maintenant 15 mois.

A notre arrivée à la gare, l'accès aux quais était fermé avec des barrières et une quinzaine de gendarmes filtraient l'accès aux quais : il fallait avoir un billet de train pour pouvoir accéder aux quais et c'est les gendarmes qui contrôlaient les billets.

Alertées, Mme le maire de Gourdon et Mme la présidente du Pays Bourian, de la communauté de communes QUERCY BOURIANE, vice présidente du Conseil Général et trois autres maires ont pris des billets de trains pour accéder aux quais.
Les gendarmes ne les ont pas laissés passer et un constat a été fait.

Il a fallu calmer pas mal de personnes qui étaient hors d'elles et bien des commentaires ont circulé...
Les élus vont prévenir les grands élus .....
Nous sommes restés une bonne trentaine pratiquement jusqu'à 19 heures 45, nous voulions voir le nombre de gendarmes et le nombre de véhicules mobilisés pour nous.

Nous avons compté 7 minicars avec une douzaine de CRS dans chaque car, une douzaine de véhicules de 5 gendarmes(colonel, capitaine et des adjudants.) et des personnes qui sont arrivés nous ont certifiées qu'il y avait 2 minicars de CRS sur le pont de la gares et des véhicules devant la gendarmerie...

Nous avons fait une haie d'honneur aux 5 minicars qui se trouvaient dans l'impasse après la gare et qui ont du passer devant nous pour partir...sous les applaudissements ....et les clameurs de nous tous du genre .....Combien ça coûte....A demain....

Sans compter que ce soir, étant donné que nous sommes restés devant la gare, nous avons vu les 2 cars qui font la navette entre Brive et Cahors passer sans voyageur. Quel gâchis. Quelle honte!! Contrat passé par la SNCF avec des privés qui eux font circuler des cars à vide,à quel coût (?)

Il faut voir maintenant ce que les élus peuvent faire devant ce ridicule innommable, ce mépris répugnant pour nos territoires ruraux.

Les élus présents ont l'intention de saisir au plus haut niveau de l'État, de demander des comptes au ministère de l'Intérieur par rapport à cette mobilisation ridicule de force de gendarmerie.

source: courriel

autre article sur ce blog: Urgence mobilisation
10-12-2008

15 décembre 2008

Travailler plus, jusqu'à 70 ans c'est désormais possible! Témoignages...



Dans le cadre des mesures visant à généraliser le travail jusqu'à 70 ans, il est maintenant possible de se procurer des déambulateurs auprès de vos secrétariats, au titre des fournitures de bureau.
Ces dispositifs devront permettre une meilleure prise en charge et une amélioration de la productivité des salariés seniors au travail.
Un bilan annuel sera établi avec les partenaires sociaux afin d'évaluer les matériels déjà homologués par le Sénat, l'Académie Française, le MEDEF, le ministère du Travail et par le ministère de la Fin de la Vie ( ex ministère de la Santé).

Premiers témoignages:
M. X Gestion de production à Angers : "J'ai choisi un modèle avec un petit siège, c'est vraiment pratique lorsque je vais à la machine à café !..."

Mme Y. Assistante Commerciale aux Clayes : "Je suis très satisfaite du déambulateur, j'ai pu choisir un modèle avec un petit panier, ce qui est très utile lorsque je vais en gazette ou à la photocopieuse...."


En option, ces modèles peuvent etre équipés d'un GPS (pour retrouver son bureau), d'un support de perfusion et d'un urinoir suivant prescription médicale.

Les améliorations de confort ( coloris, sellerie cuir, roues alu) ne sont pas prises en charge par la CPAM mais peuvent être budgetisées par l'entreprise selon votre convention collective.

14 décembre 2008

"Là-bas si j'y suis" à Cahors

C'est parti... Le premier rendez vous du repaire de

Là-bas si j'y suis
se tiendra le jeudi 18 décembre à 20h30 au restaurant du Mont st Cyr à Cahors!

Venez nombreux!

Contamination radioactive à France-Culture


Dans l'émission "Question d'éthique" du 13 décembre sur France-Culture ayant comme sujet "Garantir l'énergie, préserver la planète", "Atomic Anne " (Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'AREVA) présentait son dernier livre "La 3ème révolution énergétique".

Selon les paroles "d'Anne la radieuse" le nucléaire, seule énergie propre qui produit 0% CO2, n'est pas renouvable mais "RECYCLABLE à 96%" à la Hague, quant aux 4% restants, ils sont vitrifiés, inoffensifs et parfaitement sous contrôle an attendant d'être envoyés à Bure.
Aucune mention d'autres déchets, des FAVL, des sites sollicités par l'ANDRA, sur la dangerosité des transports ferroviaires et routiers de ces déchets?!...

Que cette "business-woman" ait été conviée à venir vendre sa came -mortelle pour les cent-mille années à venir- sur un plateau (public) fait déjà froid dans le dos.
Qu'aucun scientifique ou militant associatif n'ait été invité pour tout simplement opposer aux mensonges d'AREVA la vérité sur la menace radioactive (invisible) que l'aberration du nucléaire fait peser "à tout jamais" sur la planète, en est une autre toute aussi inquiétante.


http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/ethique/index.php

12 décembre 2008

Message de Bastien CAZALS aux enseignants de France

Jeudi 11 décembre 2008

Bastien Cazals informe ses collègues enseignants des écoles maternelles et primaires

- Je ne renonce pas à ma prise de position publique et je poursuivrai la suspension de l’aide personnalisée sans prise en charge d’enfants. Un recours contentieux auprès du Tribunal Administratif est en préparation car de nombreux éléments laissent à penser que la sanction qui m’a été infligée est injustifiée.

- Une pétition de soutien est en ligne sur le blog

http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com

elle concerne les enseignants comme les parents d’élèves (l’info est donc à diffuser largement auprès de ceux de votre école) ; en toute logique, tous les signataires de la pétition Sauvons les Rased devraient s’y retrouver et également la signer.

- Cette sanction ne doit pas vous faire renoncer à vous impliquer dans une démarche similaire (dans l’Hérault, le dépôt collectif de lettres individuelles est prévu mercredi 17 décembre), sachant que vous avez différentes possibilités de détourner l’aide personnalisée sans, pour autant, vous exposer aux mêmes sanctions (par exemple, prise en charge de tous les enfants ou refus de tous les parents...).

- Dans de nombreuses écoles, les parents d’élèves rédigent des lettres à destination du président de la République ou de l’administration (une lettre type sera proposée prochainement sur les blogs).

Vous avez été nombreux à m’avoir manifesté votre soutien, nous devons être encore plus nombreux à passer à l’acte !

La résistance non-violente provoque chez l’adversaire, successivement : l’indifférence, la raillerie, les injures, la répression et l’estime. Tout mouvement qui survit à la répression, modérée ou cruelle, commande invariablement le respect, ce qui est synonyme de succès. Si nous sommes fidèles, cette répression peut être considérée comme le signe précurseur de la victoire. Gandhi

Blogs Une école pour Victor et Hugo et Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com/

http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html

stop au chantier de démolition de l'Ecole Publique

Manifestation régionale Samedi 13 Décembre 2008 à 10h30
Place Arnaud Bernard
à l’appel des syndicats FSU - SGEN CFDT - CGT éduc. SUD éduc, de la FCPE, des associations complémentaires de l’école...

L'avenir de l'Ecole Publique est gravement menacé
Dans un contexte où le ministre de l'Education jette sans cesse le discrédit sur l'Ecole Publique, notamment en trompant l'opinion sur les performances de l'école française, où il méprise les parents d'élèves, multiplie les déclarations insultantes à l’égard des enseignants… Les choix gouvernementaux portent atteinte au Service Public d’Education tout entier, à sa capacité à prendre en charge tous les élèves dans leur diversité, sur l’ensemble du territoire.

Ensemble, parents, enseignants, personnels de l'éducation et des associations, étudiants, lycéens, citoyens,...
Manifestons pour stopper le chantier de démolition de l'Ecole Publique et exiger le développement d'un Service Publique d'Education de qualité.

MOUVEMENT ALTERMONDIALISTE LOT

Les collectifs anti-libéraux ont échoué en 2007 en raison du comportement destructeur des partis politiques toujours prompts à défendre leur ''boutique'', faisant ainsi le jeu du système qu’ils prétendent combattre.

Nous sommes des femmes et des hommes qui, au lendemain des élections présidentielles, avons refusé de céder au découragement et à la résignation et avons créé le Mouvement Altermondialiste Lot (association loi 1901).



Aujourd’hui les maîtres de l'économie néo-libérale, pour atteindre leurs profits, exploitent à outrance la nature et les hommes. Sous couvert de libertés ils portent au plus haut l’individualisme. Ils nient les êtres humains et leurs droits et réinventent une forme d'esclavagisme en faisant d'eux des consommateurs asservis. Ils tentent de balayer tous les obstacles à leur progression telles les solidarités sous toutes leurs formes. Ils sont en permanence à la recherche de nouveaux profits et les trouvent en mettant en vente tous les pans de notre vie : culture, santé, éducation…

Le capitalisme repose sur l’exploitation infinie des ressources naturelles et sur la guerre pour leur appropriation. Notre façon de vivre basée sur la consommation à outrance et le maintien de plus de la moitié de l'humanité dans la pauvreté n’est pas possible à l’échelle du monde. Il faudrait deux ou trois planètes supplémentaires.



Pour nous face à ce constat il est essentiel de revenir aux questions politiques fondamentales : Que produisons-nous ? Pour qui? Comment?

De quoi avons-nous vraiment besoin ?

Comment répartissons-nous la richesse produite ?

Qui détient le pouvoir de décision ?

Quelles coopérations internationales pour le respect des peuples dans la diversité de leur culture et de leur autodétermination.



Nous voulons porter ce débat pour :

- Contribuer à créer une alternative au capitalisme et au productivisme.

- Se réapproprier la démocratie en appelant à l’esprit critique des citoyens.

- Promouvoir les alternatives concrètes et contribuer à leur mise en œuvre.

- Poursuivre la construction de convergences avec d’autres mouvements pour élaborer cette alternative.



Contact: 05.65.21.21.45

alter-lot@laposte.net

10 décembre 2008

Urgence mobilisation


Ce matin l'association, tous ensemble pour les gares, l'association de défense de la gare d'Assier et promotion du rail ainsi que les élus lotois concernés ont été convoqués à la Préfecture de Cahors.
Mme la Préfète nous a informé que les négociations pour le maintien des arrêts en gare de Gourdon et Souillac étaient terminées.
Que toute nouvelle manifestation sur les quais des gares ou arrêt de train serait poursuivi pénalement à partir de ce jour.
Nous ne pouvons accepter cette provocation, nous appelons tous nos adhérents à venir les lundis à Gourdon et les vendredis soit à Gourdon soit à Souillac à 18 heures.

Il faut que nous soyons nombreux à signifier que nous n'acceptons pas la répression comme seul réponse à un conflit qui dure depuis 66 semaines.
Il faut que l'Etat revienne à la table des négociations et ouvre enfin pour de vrai une concertation avec les élus, les usagers, la SNCF et qu'enfin l'aménagement du territoire et le grenelle de l'environnement soit pris en compte.

9 décembre 2008

Continuerons-nous à dormir ?

« En 1933, depuis près de trois ans, le Reichstag avalise sans broncher ; les décisions se prennent sans débats ni votes. Von Hindenburg gouverne un coude sur l’épaule des SPD, tétanisés, un coude sur celle desnazis, bons bougres. Hitler n’a plus qu’à sauter sur l’estrade, grand clowndes atrocités, impayable dans son frac tout neuf.

Qui prétend encore que c’est arrivé du frais matin ?

Le sommeil a bon dos, où naissent les songes, et les cauchemars. Mais on ne se réveille pas dans le pire, stupeur, au saut du lit : le pire s’est installé, insidieux, dans le paysage, banalisé par l’apathie ou l’incrédulité des uns, la bénédiction des autres.

Des gendarmes brutaux, grossiers, débarquent impunément avec leurs chiens dans les classes d’un collège du Gers, pour une fouille musclée ; le proviseur entérine, bonasse. Et le ministre de l’Education, qu’en dit-il ?
Que dit-il de l’enlèvement d’enfants dans une école de Grenoble, d’eux et de leur famille expulsés en vingt-quatre heures, après combien d’autres ?
Qui tient la comptabilité de ces exactions ordinaires ? Un journaliste est interpellé chez lui, insulté, menotté, fouillé au corps, pour une suspicion de diffamation, qui reste encore à démontrer en justice… Qu’en dit la Garde des Sceaux ? Elle approuve (mutine bague Cartier au doigt, n’en déplaise au Figaro).

Nos enfants, nos journalistes, ce sont encore catégories sensibles à l’opinion.

Celle-ci s’émeut-elle ? Mollement. Elle somnole.

Mais les réfugiés de Sangatte, chassés comme bêtes, affamés dans les bois ; les miséreux du bois de Vincennes menacés de « ratissage », les gueux de nos trottoirs au vent d’hiver ? Les sans-papiers raflés, entassés dans des lieux de non-droit, décharges d’une société qui détourne le regard ignoble de son indifférence ? Et la masse des anonymes, traités mêmement comme rebut par une administration servile ? Au secours, Hugo !

Il y a de jeunes marginaux qualifiés par la ministre de l’Intérieur d’«ultra gauche » – spectre opportun des bonnes vieilles terreurs –, jusqu’ici, pure pétition communicationnelle… Sa police veille, arme à la hanche, elle arpente, virile, les couloirs du métro, des gares. Sommes-nous en Etat de siège ? A quand l’armée en ville ?

Il y a le malade mental incriminé à vie par anticipation ; l’étranger criminalisé de l’être ; le jeune de banlieue stigmatisé pour dissidence du salut au drapeau : danger public ; le prisonnier encagé dans des taudis surpeuplés – à 12 ans, bientôt ; le sans-travail accusé d’être un profiteur, le pauvre d’être pauvre et de coûter cher aux riches ; le militant associatif qui le défend condamné, lourdement, pour entrave à la
voie publique. Il y a le fonctionnaire taxé de fainéantise (vieille antienne) ; l’élu réduit au godillot ; le juge sous menace de rétorsion ; le parlementariste assimilé au petit pois ; la télé publique bradée aux bons amis du Président, qui fixent le tarif ; son PDG berlusconisé et des pubs d’Etat pour nous informer – à quand un ministre de la Propagande ? On en a bien un de l’Identité nationale. Et le bon ami de Corse, l’escroc
notoire, amuseurs sinistres, protégés par décret du prince… Criminalisation systématique de qui s’insurge, dénis de justice, inhumanité érigés en principe de gouvernement. Presse paillasson, muselée par ses patrons, industriels des armes. Intimidations, contrôles au faciès, humiliations, brutalités, violences et leurs dérapages – quelques précipités du balcon, quelques morts de tabassage accidentel –, sitôt providentiellement dilués dans le brouhaha des crises bancaires, de l’affairisme et du sensationnel saignant, bienvenue au JT : touristes égarés, intempéries, embouteillages du soir… Carla et Tapie en vedettes.

Ces faits sont-ils vraiment divers, ou bien signent-ils un état de fait ? En réalité, un état de droite. Extrême. Dire que Le Pen nous faisait peur… Cela rampe, s’insinue et s’impose, cela s’installe : ma foi, jour après jour, cela devient tout naturel. Normal : c’est, d’ores et déjà, le lot quotidien d’une France défigurée, demain matin effarée de sa nudité, livrée aux menées d’une dictature qui ne dit pas son nom. Ah ! le gros mot ! N’exagérons pas, s’offusquent les mal réveillés. Tout va bien : M.Hortefeux est, paraît-il, bon bougre dans sa vie privée.

“Tout est possible”, avait pourtant promis le candidat. Entendons-le bien. Entendons ce qu’il y a de totalitaire dans cette promesse cynique qui, d’avance, annonce le pire.

Sous son agitation pathologique, un instant comique – au secours, Chaplin ! –, sous ses discours de tréteaux, ses déclarations à tous vents, contradictoires, paradoxales, sous son improvisation politique (oripeau du pragmatisme), sous sa face de tic et toc s’avance le mufle des suicideurs de république, des assassins de la morale publique. La tête grossit, elle fixe et sidère.

Continuerons-nous à dormir ? Ou à piquer la marionnette de banderilles de Noël ? »
Anne-Marie Garat, écrivain

> Sources :
Paru dans le blog de Martine Laval :
http://www.telerama.fr/livre/coup-de-colere-de-anne-marie-garat,36525.php
Repris sur le sire de la LDH de Toulon :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2998

7 décembre 2008

Le Conseil des ministres de l'UE ne doit pas adopter la directive de la honte !

La directive retour - directive de la honte - votée par le parlement européen le 18 juin dernier, est soumise à l'adoption formelle du Conseil des ministres de l'Union le lundi 8 décembre 2008.



Alors que des milliers de citoyens, d'ONG, de syndicats, d'Eglises, se sont mobilisés pour demander aux responsables européens de rejeter un texte qui banalise et généralise une politique d'internement et d'expulsion des migrants en Europe, alors que de nombreux Etats d'Amérique latine et d'Afrique ont exprimé avec force leurs refus de tolérer de telles pratiques à l'égard de leurs ressortissants, la présidence française de l'Union européenne a décidé de faire adopter formellement cette directive par le Conseil de l'Union à la veille de la célébration du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme.

Au-delà de la violence du contenu de cette directive qui renie les valeurs fondamentales de l'Europe et de la date choisie, la méthode utilisée pour cette adoption est méprisante. Alors que le projet relève du Conseil Justice et Affaires intérieures présidé par M. Hortefeux, la directive devrait être adoptée le 8 ou le 9 décembre au cours :
- soit du Conseil des ministres «environnement» présidé par M. Borloo. Etrange conception de l'écologie que d'y inclure l'expulsion des sans-papiers !
- soit du Conseil des ministres «transports» présidé par M. Bussereau. Démonstration de la volonté de développer les expulsions collectives par charters ?
- soit du Conseil des ministres «affaires générales» présidé par M. Kouchner. Les Etats partenaires de l'Union européenne, en Afrique comme en Amérique latine apprécieront.

Nos organisations appellent tous leurs partenaires, en Europe comme en Afrique ou en Amérique à se manifester d'urgence auprès de leur gouvernement comme auprès du président de l'Union européenne pour qu'ils ordonnent le report et l'abandon de ce projet de directive.

Les initiateurs de la campagne contre la directive de la honte :

Anafé, APDHA, Arci, ATFM, La Cimade, Gisti, IPAM, LDH-Belgique, Migreurop, Statewatch

source: La Cimade


5 décembre 2008

Le mouvement altermondialiste et la crise de la mondialisation

Gustave Massiah, président du CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) et membre du Conseil scientifique d’Attac-France, publie un article intitulé "Le mouvement altermondialiste et la crise de la mondialisation".
Gus Massiah, militant actif du mouvement altermondialiste dès avant même sa naissance, montre que la convergence des combats pour "un autre monde" de nombreux mouvements constitue partout ce qu’il dénomme "un mouvement des mouvements".
Le capitalisme néolibéral est en crise profonde, pour autant la suite n’est pas écrite quel que soit le discrédit qui pèse sur lui. Dans l’état actuel du monde, l’altermondialisme doit s’appuyer sur l’ONU, qui, à l’encontre des autres "instances" internationales jouit de la légitimité qui repose sur le principe "un pays une voix".
Gus Massiah montre que la crise actuelle présente bien des dangers mais aussi autant d’opportunités. Parmi celles-ci, il signale notamment la réapparition de l’exigence de la régulation publique, celle d’une autre répartition des richesses et de rapports Nord-Sud totalement différents et hors du colonialisme, celle aussi de la démocratie.
Il note enfin que l’altermondialisme a tout à gagner à éviter que ne se forment des alliances entre néo libéraux et néo keynésiens qui seraient une manière de freiner, voire de faire obstacle, aux opportunités évoquées.
JC

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2 décembre 2008

Appel de Madame Leïla Shahid

Appel de Madame Leïla Shahid

Dans sa réunion du 5 novembre à Bruxelles, la Commission des Affaires étrangères et de Sécurité du Parlement européen a avalisé une proposition de la Commission Européenne et du Conseil quant à la participation d’Israël aux programmes communautaires européens. Ce nouveau protocole de coopération offre à Israël un accès illimité au programme de recherches scientifiques, académiques et techniques.

Pour son entrée en vigueur, l’accord doit cependant avoir l’aval du Parlement européen (PE). Il sera soumis au vote lors de la réunion plénière du jeudi 4 décembre à Bruxelles. La ministre israélienne des Affaires étrangères se rendra au Parlement Européen le mardi 2 décembre pour exercer des pressions sur les eurodéputés pour un vote en faveur de cet accord.

Ce nouveau protocole de coopération UE-Israël intervient alors que, sur le terrain, Israël accélère la construction de colonies, renforce le bouclage des territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza, et pratique de nombreuses formes de violation des droits de l’Homme.

Je voudrais par ce message vous inviter à mobiliser l’ensemble des organisations non gouvernementales de vos pays, pour intervenir auprès du PE afin de ne pas accorder ce privilège à Israël avant qu’il mette en œuvre les principes de la paix.

Voici un lien Internet où vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires pour contacter vos députés européens.

Amicalement,

Leila Shahid

http://www.europarl.europa.eu/members.do ?language=FR

1 décembre 2008

Journée mondiale de lutte contre le sida

Act Up-Paris manifeste sur les marches du palais de justice contre la pénalisation de la transmission du VIH

publié en ligne :le 1er décembre 2008 par Act Up-Paris


En ce 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, une quinzaine de militantEs d’Act Up-Paris ont déployé une banderole : « sida - ni coupables, ni victimes » sur les marches du palais de justice de Paris aux cris de « pas de juges dans nos lits ». Par cette action, Act Up-Paris proteste contre la multiplication des procès liés à la pénalisation de la transmission sexuelle du VIH, comme l’illustre encore aujourd’hui à Orléans l’ouverture d’un procès aux assises - une première dans les annales. La lutte contre le sida n’a rien à gagner dans ces procès, aux conséquences catastrophiques en termes de santé publique.

Pour Act Up-Paris, on ne lutte pas contre le sida en traînant des séropositifVEs devant des tribunaux puis en les jetant en prison. La pénalisation de la transmission du VIH porte atteinte au principe de responsabilité partagée. Dans les relations sexuelles, il n’y a pas une personne qui décide ou non de se protéger et une autre qui subit cette décision. Il y a deux personnes - ou davantage - qui décident en toute responsabilité de se protéger ou non, puis assument cette décision solidairement. Dès lors, après une contamination, iI n’y a pas davantage un coupable et une victime : il n’y a que des malades qu’il faut soigner.

La pénalisation de la transmission a des conséquences catastrophiques en termes de santé publique. En effet, elle peut pousser des personnes à préférer rester dans l’inconnu quant à leur statut sérologique plutôt que de se faire dépister, de peur d’être ensuite poursuiviEs pour n’avoir pas informé leur partenaire de leur statut. L’intrusion de juges dans nos lits ne peut que renforcer la difficulté à dire son statut sérologique.

En France, la majorité des contaminations interviennent alors que le ou la partenaire infectéE ignorait être porteurSE du VIH. L’insuffisance du dépistage et le recours trop peu fréquent aux moyens de protection dans le cadre de relations de couples stables disent bien l’inefficacité des campagnes de prévention contre le sida menées par les pouvoirs publics, qui, par exemple, n’évoquent jamais la question de l’infidélité. Plutôt que punir, donc, il faut davantage et mieux prévenir. La pénalisation de la transmission est d’autant moins une solution que l’état des prisons en France est notoirement incompatible avec les traitements dont ont besoin les séropositifs.

Malgré cela, en France et dans la plupart des pays, les procès se multiplient après des cas de transmission sexuelle du VIH. Ce lundi, à Orléans, une nouvelle étape est même franchie, avec pour la première fois en France un procès aux assises. L’accusée, une femme de 39 ans, est poursuivie pour « administration de substances nuisibles ayant entraîné une infirmité permanente ». Son renvoi devant la Cour d’assises du Loiret, décidé le 9 novembre 2007, a été confirmé par la Cour de cassation. Ce renvoi aux assises est justifié par le fait que l’accusée était mariée [1], alors que pour les précédents procès pour transmission du VIH, qui se sont tenus en correctionnelle (Colmar, Marseille, Guyane, Toulouse ....), il s’agissait de concubins.

Les tenantEs de la pénalisation ont un temps avancé la défense des femmes qui, confrontées à un cumul de vulnérabilités dans cette épidémie, auraient besoin d’un arsenal judiciaire pour les protéger des hommes qui les auraient contaminées. Force est de constater que cela se retourne aujourd’hui contre les femmes : une première femme avait déjà été condamnée à deux ans de prison dont 14 mois avec sursis, et 176 000 euros d’amende, pour avoir contaminé son compagnon (Tribunal de Nanterre, décembre 2006).

Lutter contre le sida, ce n’est pas lutter contre les séroposifVEs. Lutter contre le sida, c’est faire de la prévention, c’est changer l’image de maladie honteuse qui plane encore trop souvent autour de ce virus, c’est lutter contre les discriminations et la stigmatisation ; Mettre les séropos en prison ne protège pas du sida.

Notes

[1] Le fait que l’infraction soit faite par le conjoint est en droit français une circonstance aggravante transformant le délit d’administration de substances nuisibles en crime



Arrestation musclée d’un journaliste : sale temps pour les libertés

Communiqué de la LDH
- Le 28 novembre 2008 à 6h30 du matin, la police sonne au domicile d’un journaliste de Libération

Il est, devant ses jeunes enfants, menotté, humilié, traité de manière insultante. En garde à vue, il sera contraint de se déshabiller entièrement et soumis à deux fouilles intégrales. Motif : 2 ans plus tôt, un commentaire avait été laissé sur le site de Libération par un internaute à propos d’une procédure judiciaire ; la personne visée par cette procédure avait porté plainte pour diffamation contre le journaliste qui était à l’époque directeur de publication. Affaire banale, la justice de la République en a traité des centaines.

Quelques jours plus tôt, la police recherche en Limousin les auteurs de plusieurs sabotages, dont la ministre de l’Intérieur elle-même reconnaît qu’il n’ont mis aucune vie en danger. Là encore, intrusion violente en pleine nuit dans les domiciles ; fouilles et arrestations d’une brutalité qui a provoqué l’indignation dans toute la région. Les personnes arrêtées, pourtant présumées innocentes, sont présentées à l’opinion comme de dangereux terroristes, en violation délibérée du secret de l’instruction.

Une semaine auparavant, le 17 novembre 2008, 4 gendarmes et un maître-chien font irruption à l’improviste dans dix classes du collège de Marciac, dans le Gers. Sans un mot, le chien est lancé à travers les classes. Les enseignants ne peuvent obtenir aucune explication. Trente jeunes « suspects » sont regroupés dans une salle, fouillés, parfois déshabillés ; leurs témoignages relatent des propos humiliants, menaçants et agressifs face à ces élèves tous traités comme des dealers présumés. En sortant, les gendarmes, qui n’ont rien trouvé, félicitent tous les élèves pour avoir « caché leur came et abusé leur chien ».

Point commun entre ces trois affaires : un journaliste à Paris, quelques villageois en Limousin, quelques dizaines de collégiens dans le Gers, sont présumés être de dangereux malfaiteurs et traités de manière brutale, humiliante et pour le moins disproportionnée par rapport aux missions de la police judiciaire.

Liberté de la presse, présomption d’innocence, droit des justiciables, et simple respect en toute circonstance de la dignité des personnes : qu’est ce qui, dans l’attitude des autorités politiques, laisse croire à des magistrats, à des gendarmes, à des policiers qu’ils peuvent impunément ignorer toutes ces règles constitutionnelles et internationales de protection des droits de l’Homme ?

La LDH considère qu’il est urgent de réagir contre des dérives de plus en plus inacceptables de pratiques judiciaires et policières qui deviennent incompatibles avec l’Etat de droit.

Paris, le 1er décembre 2008 par Ligue des Droits de l'Homme

30 novembre 2008

Crise mondiale : vers la barbarie réactionnaire et autoritaire ou occasion à saisir pour une société alternative

dimanche 30 novembre 2008,


Ils veulent se concentrer sur l’emploi pour mieux le détruire

par Giorgio Cremaschi (Fiom-Rete 28Aprile)

Il serait nécessaire de laisser de côté les « reality shows » et de revenir à l’économie réelle. En effet, on nous prépare un massacre social sans précédent mais avec une fonction précise : construire une sélection des et dans les classes encore plus brutale que celle à laquelle nous avons été habituée.

Pour les entreprises et pour les pouvoirs économiques (oui, ils existent encore), la crise est une grande occasion. Certes le présent est fait de drames et d’incertitudes mais le futur est en construction, il se concentrera encore plus qu’avant sur le travail et ce ne sera pas une bonne chose.
En réalité, jamais l’économie financière n’a laissé de côté le travail, elle s’en est toujours occupée et comment... La globalisation a permis de développer la plus grande concurrence entre travailleurs jamais réalisée au travers de la destruction de l’Etat Providence, du code du travail et des droits sociaux, du développement de la précarité et de la baisse des salaires. Malgré cette crise, aucune remise en cause de ces logiques n’effleure l’esprit des dirigeants d’entreprise et de l’économie, ni celui des gouvernements en poste. L’Union européenne met actuellement en place un plan d’investissements mais en même temps elle affirme que le pacte de stabilité néolibéral est intouchable et que la défense de la monnaie, en premier lieu l’euro, est prioritaire à toute mesure sociale.
L’intervention publique est évidemment nécessaire mais celle que l’on nous propose a pour seul but de soutenir le modèle économique actuellement en crise. Le ministre Tremonti [1] se plaît de lancer des critiques à la dégénération du capitalisme mais il est le premier à poursuivre le chemin jusqu’ici parcouru. Il faut arrêter de commenter les petites phrases des uns et des autres et nous en tenir à la substance des mesures prises. Jusqu’ici aucun pays occidental n’a mis en place une politique en faveur de l’augmentation des salaires et contre les licenciements. Même Obama est silencieux sur le salaire minimum qui n’a pas été réévalué aux Etats-Unis depuis 1998. Au contraire, toutes les décisions prises servent à soutenir les banques, la finance, les programmes d’investissement, de restructuration, de licenciements. Sur la vague de l’urgence globale, sont approuvés les critères sociaux d’une économie de guerre. D’ailleurs, les investissements militaires sont en augmentation. Alors que les pauvres augmentent démesurément, la définition des catégories officielles de la pauvreté se restreint. En Italie, nous expérimentons depuis peu, au travers de la Charte sociale du gouvernement, la charité d’Etat. 1,2 millions de personnes sont concernées.

Il y a une méthode dans cette folie. On utilise la crise pour sélectionner un nouveau type de travailleur et construire une société encore plus injuste et plus féroce que celle que nous connaissions jusqu’à présent. En Italie, ils ont commencé par l’Université et l’Ecole. Les contre-réformes du gouvernement sont dictées par la Confindustria [2] et partent du principe qu’une école de masse publique efficace est impossible. L’école publique est ainsi laissée à l’abandon alors qu’une élite sera sélectionnée par l’Etat et les entreprises pour les besoins du marché et du profit. Au sujet d’Alitalia, c’est la même chose. L’intervention publique a permis de socialiser les pertes que nous paierons. A l’inverse, les patrons privés pourront choisir ce qui les intéresse de la vieille compagnie d’aviation, salariés compris. Et celles et ceux qui sont opposés à cette stratégie sont considérés comme contraires à l’intérêt national.

Le Sole 24ore [3] a produit récemment un éditorial contre les nouveaux ennemis du peuple : les pilotes, les artistes, les ouvriers qualifiés,..., qui osent prétendre défendre leurs statuts. La machine à broyer du capitalisme devient encore plus dure en temps de crise... En 1994, Fiat mis en « Cassa integrazione » [4] une grande partie des employés et cadres qui manifestèrent, en octobre 1980, pour soutenir les choix des dirigeants de l’entreprise et s’opposer à la grève portée par les ouvriers. Aujourd’hui, on nous parle constamment de « mérite » mais toutes les catégories professionnelles subissent les effets d’une organisation du travail toujours plus atomisée et autoritaire alors que l’unique « mérite » réellement reconnu est celui de la fidélité et de l’obéissance. Le PDG de Fiat veut que on entreprise ressemble de plus en plus aux supermarchés Wal Mart. Il est raconté que Ford a installé ses premières chaînes de montage en s’inspirant de l’organisation du travail des abattoirs de Chicago. Le modèle japonais est né en copiant la logistique des supermarchés. Maintenant Fiat annonce un futur copié sur Wal Mart. Mais Wal Mart est une société brutalement anti-syndicale et esclavagiste. Le programme de Marchionne, le PDG de Fiat, est aussi un programme social préparant d’ultérieures attaques à l’emploi et aux droits des salariés. Les lois sur la flexibilité du travail votées ces dernières années par le centre-gauche et le centre-droit dévoilent aujourd’hui leur vraie fonction. Elles permettent de licencier, sans entrave, des centaines de milliers de personnes et celles et ceux encore quelque peu protégés contre les licenciements deviennent dès lors des privilégiés. Avec le développement de la précarité, les privilèges ne peuvent plus se défendre martèlent les dirigeants politiques... Pour les migrants, la perte de droits sociaux devient destruction des droits civils. Qui est licencié, au travers de la loi Bossi-Fini sur l’immigration, devient clandestin et avec lui toute sa famille.

Et la crise avance, pas seulement sur le plan financier mais aussi dans l’économie réelle. Pour preuve, la rapidité des licenciements et du chômage technique, bien supérieure à celle de la chute des bourses internationales. Les restructurations annoncées dans les entreprises ne sont pas le fruit de la seule crise. Elles ont, comme le soutiennent de nombreux docteurs Folamour de l’économie, une fonction « créatrice ». Elles servent à atomiser les conditions sociales et de travail, à diviser et à opposer les intérêts, à faire entrer dans l’ADN de chaque individu que la défaite de l’un est la sauvegarde de l’autre. La réforme du code du travail veut entériner cette situation. En détruisant les contrats au niveau national et en limitant la négociation d’entreprise au rapport entre salaire et productivité, cette réforme vise à créer une nouvelle catégorie de travailleurs, super flexibles, super obéissants et super apeurés. Pour le syndicat il ne reste qu’à être complice comme l’affirme le « livre blanc » du gouvernement.

S’il est vrai que les crises sont porteuses d’occasions, en Italie on voit poindre la destruction des principes contenus dans la Constitution. Il faut l’empêcher. Il n’existe aucune médiation, aucune dialectique face au dessein de sélection sociale promue par la Confindustria et le gouvernement. Ou nous provoquons sa défaite ou nous serons détruits.

Pour tout cela, la grève générale du 12 décembre ne peut être une conclusion mais doit devenir le lancement d’un cycle de luttes en mesure d’imposer un autre calendrier politique et social. A la triade « privé, marché, flexibilité » il faut opposer la défense et l’extension du public, du social, des droits et des salaires. L’Europe de Maastricht est notre adversaire tout autant que le gouvernement Berlusconi. Il y a toujours moins d’espace pour cette culture réformiste qui pensait pouvoir conjuguer libéralisme économique et équité sociale. Les discours sur l’économie sociale de marché prononcés par les bien pensants du centre-gauche et du centre-droit nous semblent toujours plus vains et inutiles.

Seul un changement radical dans l’économie et la société peut vaincre le dessein réactionnaire des pouvoirs et des forces qui nous ont plongés dans la crise actuelle et qui pensent nous la faire payer. Ou l’on change réellement ou nous nous précipiterons dans une société monstrueuse qui aura comme principal corollaire l’autoritarisme des institutions. Il est fort possible que la dimension et la brutalité des alternatives nous effraie et nous freine mais face à cette réalité c’est le moment d’avoir du courage !

Notes

[1] Note de HNS-info : ministre de l’économie du gouvernement Berlusconi

[2] Note de HNS-info : l’équivalent du Medef

[3] Note de HNS-info : quotidien de la Confindustria

[4] Note de HNS-info : l’équivalent du chômage technique


Source et traduction de l’italien, ludo (HNS-info)

Source / auteur : http://www.globalproject.info/


Taser : Surprise, Même Les Flics N'Aiment Pas Se Prendre Une Décharge Et Portent Plainte

Aux USA certains flics pour s'entraîner au maniement du Taser ont expérimenté sur eux-mêmes les décharges de cette arme. Conclusion, ils n'aiment pas du tout, certains ont même poursuivi Taser International Inc en justice. Et si on exigeait de MAM et Sarko, qu'ils experimentent cette "gégène" en se prenant une décharge !

lire l'article


26 novembre 2008

Français, vous n'êtes ni vendus, ni trahis, ni abandonnés!















-Rachat à prix d'or des banques complices de la délinquance boursière,
-démantellement des institutions de solidarité,
-vente aux enchères de TOUS les services publics,
-destruction de l'école gratuite et égalitaire,
-laminage et éradication du code du travail,
-impunité sans-frontière pour les "délocaliseurs",
-culpabilisation des "sans",
-condamnations en justice de l'action militante,
-fabrication de malfaiteurs,
-déportation de réfugiés, rafles, karchérisation des pauvres,
-emprisonnements massifs et construction de camps de redressement pour mineurs,
-mise en servage des terres et ressources agricoles et alimentaires sous l'égide de l'industrie agrochimique transcontinentale,
-développement et généralisation de la radio-activité durable,
-muselage de la presse, la télévision, la radio ...

"Français vous n'êtes ni vendus, ni trahis, ni abandonnés".
Votre bien est notre richesse parce que vous le valez bien. !

25 novembre 2008

Condamnation du DAL et des Enfants de Don Quichotte : Attac solidaire










Condamnation du DAL et des Enfants de Don Quichotte : Attac solidaire


Attac proteste contre la condamnation qui frappe deux associations, Droit au logement (DAL) et les Enfants de Don Quichotte.

Le tribunal de police de Paris a condamné le DAL à 12 000 euros d’amende pour avoir installé, du 3 octobre au 15 décembre 2007, un campement de mal logés rue de la Banque à Paris, et les Enfants de Don Quichotte ont été condamnés à la confiscation des quelque 200 tentes qu’ils avaient souhaité installer le 15 décembre 2007 près de Notre-Dame pour des sans-abri.

1 200 000 personnes sont en attente d’un logement social, le droit au logement est loin d’être effectif. La crise sociale, amplifiée par la crise financière, va multiplier les situations de relégation sociale et économique ; une part encore plus importante de la société se trouvera exclue de l’accès au logement.

Ajoutées à l’absence de volonté gouvernementale de prendre à bras-le-corps cette question, ces condamnations à caractère politique, parce qu’elle traitent des militants comme des délinquants, déshonorent l’État.

ATTAC assure le DAL, un de ses membres fondateurs, et les Enfants de Don Quichotte de sa solidarité face à ce déni de justice, d’autant plus scandaleux qu’on apprend, au même moment, la mort d’un SDF dans le bois de Vincennes.

Attac France,
Montreuil, le 25 novembre 2008
http://www.france.attac.org/spip.php?article9261

21 novembre 2008

Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre

message du comité de soutien (www.soutien11novembre.org):

Nous condamnons des incriminations sans fondement et démesurées.

Nous condamnons l'utilisation du dispositif antiterroriste qui permet cette disproportion et ces injustices.

Nous exigeons la libération immédiate des cinq personnes maintenues en détention et le retrait pour toutes et tous des chefs d'inculpation “visée terroriste” et “association de malfaiteurs”.

Vous pouvez déjà trouver sur ces pages quelques moyens de nous soutenir (création de comités locaux, aide morale et financière...). Nous allons nous employer dans les plus brefs délais à la création d'espaces donnant accès à : des revues de presse, des textes d'analyse ; aux annonces et récits d'actions et d'événements de soutien, à certaines des nombreuses lettres que nous recevons etc.

Un espace concernant les lois anti-terroristes et leurs utilisations doit également voir le jour.

Des pages spécifiques seront ouvertes pour les comités locaux qui en feront la demande, comme c'est déjà le cas pour celui de Tarnac.


Solidarité totale avec les inculpés

www.soutien11novembre.org


Lâcher de chiens policiers à l'école des Métiers du Gers

Lundi 17 novembre 2008, 10h30,Ecole des Métiers du Gers. Descente
musclée de la gendarmerie dans les classes.

Témoignage (hallucinant) d'un prof ....

-> http://www.unautremondeenmarche82.info/spip.php?article326

20 novembre 2008

CONFERENCE-DEBAT Avec Gérard FILOCHE

LIBRAITHEQUE

« le droit à la paresse »

68 Saint-James CAHORS

et

Attac Cahors

proposent

NOS DROITS SOCIAUX FACE A LA FINANCE


Mardi 25 novembre 2008 – 20H30

Bourse du Travail de Cahors

CONFERENCE-DEBAT


Avec Gérard FILOCHE
Inspecteur du Travail
Rédacteur en chef de Démocratie et Socialisme
Chroniqueur à Siné Hebdo


avec le soutien de : la CGT, SUD Solidaires, CGT Chômeurs


« La vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? » Laurence Parisot, présidente du Medef.

« C’est l’apologie de la barbarie, car depuis l’aube des temps, nos plus anciens ancêtres ont tous lutté contre la précarité, contre la précarité de la faim, de la soif, de la souffrance, du chaud, du froid : on a inventé l’agriculture pour lutter contre la précarité de la cueillette….50 siècles de lutte de l’humanité contre la précarité et voilà cette femme qui dirige le Medef qui s’écrie : erreur ; 50 siècles d’erreur, tout doit être précaire ! Vive Cro-Magnon en fait. »

G Filoche

17 novembre 2008

Chomsky et Cie

Un film d'Olivier Azam et Daniel Mermet

en avant-première samedi 22 novembre à 21h

cinéma Le Quercy - Cahors

En présence des réalisateurs

14 novembre 2008

Affaire Vanneste La Cour de Cassation ouvre la porte à toutes les haines

La Cour de Cassation a annulé la condamnation du député Christian Vanneste pour injure homophobe. La motivation des juges tient en quatre lignes lapidaires : « si les propos litigieux [...] ont pu heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles, leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d’expression. ».
Une décision indigne, déconnectée des réalités de l’homophobie

Quatre lignes sur 10 pages pour réécrire la loi du 30 décembre 2004 ! Il s’agit d’une décision indigne, déconnectée de la réalité de l’homophobie et de son impact. Les juges se sentiront-ils responsables au prochain suicide d’un gay à qui on aura dit toute sa vie qu’il était « inférieur » ; ou à la prochaine agression d’une lesbienne que ses bourreaux jugeront « dangereuse ». C’est précisément parce que la société a commencé à prendre conscience de l’impact de l’homophobie que le législateur a donné les moyens de poursuivre les injures fondées sur l’orientation sexuelle. La décision de la Cour de cassation remet tout cela en cause.
Aucune réaction politique

Quand des supporters sifflent un hymne national, on ne compte plus les réactions des politiques. Quand on insulte des pédés ou des gouines, quand la plus haute juridiction estime qu’il s’agit là de la simple manifestation de la liberté d’expression, on n’entend quasiment plus personne. Les responsables de l’UMP, qui ne cessent de mettre en avant la loi du 30 décembre 2004 comme la preuve de leur bonne volonté vis-à-vis des LGBT, doivent sortir du silence et nous expliquer ce qu’ils comptent faire si cette loi s’avère, du fait de la décision de la Cour de Cassation, inapplicable. Les responsables de gauche doivent renouveler leur volonté de faire appliquer l’égalité des droits pour les LGBT.
On peut maintenant écrire : « Les FrançaisEs sont moralement inférieurEs aux AllemandEs ».

La décision de la Cour de Cassation ne doit pas inquiéter les seulEs défenseurSEs des droits des LGBT. En mettant en avant, sans plus d’argument, une liberté d’expression inconditionnelle, elle permet d’injurier toutes les catégories de la population : « La religion juive est inférieure à la religion catholique », « les NoirEs sont un danger pour la survie de l’humanité », « les jeunes sont supérieurEs aux vieux/vieilles », « les militantes des droits des femmes sont sectaires », « les handicapéEs sont un danger pour la société », etc, etc.

C’est pourquoi nous appelons aussi l’ensemble des militantEs qui luttent contre les discriminations et les stigmatisations, à condamner publiquement cette décision.

source: Actup

12 novembre 2008

Le G20 face au Genre Humain. Leur sommet ne sera pas le nôtre !

Nous appelons

* les salariés qui ont perdu leur travail,
* ceux qui ont un travail mais qui savent que personne n’est à l’abri au milieu de la récession économique,
* les retraités qui verront réduire leurs pensions,
* les femmes qui paieront une fois de plus doublement le gaspillage de mâles puissants,
* les chômeurs qui verront leurs maigres droits encore réduits,
* les fonctionnaires insultés et méprisés,
* les sans papiers qui serviront comme toujours de boucs émissaires,
* les épargnants qui ne savent pas s’ils pourront récupérer leur argent,
* les précaires, les sans droits qui n’ont déjà plus rien à perdre dans cette société qui les a oubliés,
* les enfants innocents dans cette histoire et qui souffriront également,
* les anciens qui savent par expérience que rien ne s’est jamais gagné sans lutter,
* les paysans trop souvent étranglés par les multinationales de la distribution,
* l’individualiste qui croit qu’il sera sauvé mais qui sera lui aussi touché,
* notre voisin qui ne comprend peut-être pas l’économie mais voit avec étonnement comment sont aidés les riches pour qu’ils continuent à spéculer avec l’argent qui n’est pas le leur,
* les jeunes qui ne trouveront pas d’emploi ces prochains mois,
* les écologistes scandalisés de voir la lutte contre le réchauffement climatique et la crise écologique repoussée à des jours meilleurs,
* les syndicalistes qui ont compris qu’on ne pourra lutter pour les droits des travailleurs sans globaliser les luttes,
* les altermondialistes qui avaient prédit ce désastre sans être écoutés,
* les militants des droits fondamentaux humiliés, qui doivent quémander des millions pour sortir les pays du Sud de la misère quand on trouve des milliards pour sauver les banquiers,
* les hommes et les femmes politiques qui n’ont pas renoncé à changer le monde,
* les déçus pour qu’ils arrêtent de sous-estimer leurs propres forces,
* ceux qui sont en colère face aux injustices exacerbées par la crise et qui veulent l’exprimer dans la rue.

Nous appelons ceux qui ne seront pas dans les G des puissants à relever la tête.

Ensemble, nous sommes un G bien plus puissant : le GH ou Genre Humain.

Parce qu’on ne transforme pas des pyromanes en pompiers, parce qu’ils n’ont pas été élus pour diriger l’humanité, parce qu’ils ont depuis trente ans mis en place les politiques qui nous ont conduits à ce désastre, parce qu’ils ne souhaitent que sauver le système et non le transformer, leur sommet ne sera pas le nôtre !

Pour exiger que les peuples soient écoutés face à la crise, Tous dans la rue le 15 novembre !

Pour Paris, rendez-vous à 15h, place de la Bourse

Attac France, le 31 octobre 2008

6 novembre 2008

Vichy, vers une grande répétition de l’Histoire ?


Communiqué de la FASTI Le 5 novembre 2008

La FASTI présente au contre sommet et à la manifestation de Vichy pour protester contre la tenue du Sommet Européen sur l’Intégration sous l’égide de Monsieur Hortefeux condamne fermement les violences et la répression policière exercées durant ce contre Sommet.

La portée symbolique du choix de la ville de Vichy ne peut laisser indifférent et doit être pris comme une provocation de gouvernement dérivant vers une généralisation de la xénophobie et du racisme d’Etat.

Les autorités ont systématiquement et honteusement soumis les participant-e-s à ce contre sommet à des contrôles, fichages nombreux et répétés ainsi qu’à des intimidations lorsqu’il n’y a pas eu confiscation du matériel de manifestation.

Le couperet de la répression et de la violence policière s’est également abattu sur la manifestation pacifique qui s’ébranlait dans les rues de Vichy. Ainsi, les autorités ont bouclé et stoppé le parcours de la manifestation qu’ils avaient pourtant autorisé quelques jours auparavant, tentant ainsi de réprimer dans la violence, l’expression démocratique et populaire contre des lois toujours plus xénophobes et racistes.

A Vichy, la libre expression a bien failli être muselée par une répression policière et politique dont les immigré-e-s et les militant-e-s sont de plus en plus souvent victimes.

La FASTI apporte son soutien à tous-tes les inculpé-e-s victimes de cette abjecte répression policière et sécuritaire, répression à laquelle ce gouvernement à de plus en plus souvent recours.

La FASTI en appelle plus que jamais à la résistance et à la solidarité face à de tels procédés et de telles politiques indignes d’une Europe qui se veut être garante des droits fondamentaux.

Contacts : Thibaut Lemière : 09 54 04 53 29

FASTI : tél : 01 58 53 58 53/ fax : 01 58 53 58 43

source: Bellaciao

5 novembre 2008

Mission accomplie!



L'ère Obama marquera t'elle une réelle rupture avec le pouvoir de l'oligarchie omnipotente, avec la guerre perpétuelle et la fabrication des terroristes virtuels qui la justifie et rend légale la domination des pays où gisent enfouis les derniers arpents de la précieuse naphte? Sera t'elle sociale, écologiste, définanciarisée, désarmée, décroissante, équitable, nouvelle..?
J'en doute.Mais il est vrai que j'appartiens à cette génération de "déçus-grincheux-trahis" qui, lors de l'élection de Mitterand en 81, s'étaient laisser aller à rêver et espérer. Un événement qui alors déclencha la liesse dans les rues de l'hexagone mais qui au final conduisit le pays vers le marécage néolibéral.
Autre chose est que la nouvelle administration américaine s'apprête à gouverner sur le champ de ruines exponentiel creusé par la crise et la gestion passée. Qui sait si dans ces conditions, le candidat Obama n'est pas "quelquechose" comme la victime pré-désignée jettée dans l'arène, livrée à la vindicte montante de ceux, innombrables qui perdent tout?

Notons cependant que s'achève -tout au moins en place publique- le règne d'un vrai terroriste et du plus menteur des fondamentalistes: J'ai nommé Georges Dabeuliou. Ca s'arrose.
Sous le coup d'une joie décontenue j'allais ajouter:

"qu'on le poursuive, qu'on le juge, qu'on le condamne enfin pour syncrétisme politique, escroquerie mondialisée, pour complot et crimes contre l'hummanité!"

Mais putaing de putaing, j'en oubliai l'une de ces lois immuables à la justice de l'homme et tellement bien soulignée par Lafontaine en ces mots pourtant célèbres: "
Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir
".

3 novembre 2008

Le gouvernement avance l'âge de la mort à 70 ans

"Il fallait bien trouver une solution. Laisser se creuser les déficits, hypothéquer l'avenir de nos enfant, ça n'était plus acceptable. Il fallait sauver les retraites. Et tant pis si cela bouscule quelques petits corporatismes". Ainsi réagissait Xavier Bertand devant le tollé provoqué par l'amendement avançant l'âge de la mort à 70 ans. Le président de la République lui-même est monté au créneau pour défendre la réforme de son ministre : "Il s'agissait de faire preuve d'audace et d'imagination. Autant de valeurs que la gauche a perdu depuis longtemps.(...)C'est quand même formidable. Il va bien falloir réformer ce pays. Que la gauche me dise comment faire pour sauver les retraites et la sécurité sociale auxquelles les français sont très attachés. Augmenter les cotisations? Pour plomber encore plus la compétitivité de nos entreprises? Restons sérieux, la solution proposée par le gouvernement est la plus raisonnable."

suite de l'article sur Le blog de Jean-Pierre Martin

2 novembre 2008

journée reconductible de mobilisation générale des consciences le 10 Novembre à Toulouse


Toulouse (31)
Le CnR 31, 65, 09 et 81 vous invitent à

une journée reconductible de mobilisation générale des consciences le 10 Novembre à Toulouse.

RV à 10 h pour préparer la Grande soupe populaire contributive, place du Capitole.
Portez vos couverts et quelques ingrédients pour concocter une soupe que nous partagerons ensemble à midi.
Forum débats.
Informations sur les initiatives de la journée.

Journée de l'action sanitaire et sociale à 14 h salle du Sénéchal - près du Capitole.


Créer, c'est résister. Résister, c'est créer.

25 octobre 2008

"Radio l'Ombre"


Bibi6 parle aux français:

Les résistant-e-s ont maintenant leur radio : Radio l'Ombre
Initiative amusante et néanmoins très instructive.

Ecoutez BB6: Radio l'Ombre

Les droits des étrangers ne peuvent se réduire à un marché

Pétition pour le retrait de la réforme ministérielle qui modifie les conditions d’intervention de la société civile dans les centres de rétention administrative
(signer en ligne) (Version imprimable à signer sur papier et envoyer).

Vidéo à voir absolument, "C'était pire demain" :

22 octobre 2008

Vichy, ça ne vous rappelle rien ? (Union Juive Française pour la Paix)

publié le lundi 20 octobre 2008.

Vichy, capitale du Pétainisme devient ainsi par la volonté du gouvernement la capitale de la chasse aux étrangers, et Rivesaltes, camp d’internement des républicains espagnols est l’ un des centres de rétention pour « sans papiers ». Ce ne sont pas seulement de sinistres symboles. Sciemment réutilisés par le pouvoir actuel, ils sont aujourd’hui de sinistres réalités.

lire la suite sur Protection Palestine

21 octobre 2008

Sans Papiers : Communiqué Vidéo de l’équipe de Place aux droits / Deux lettres lues par Jeanne Moreau

TV Bruits

20 octobre 2008

Tous à Tricastin le 25 octobre!

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à manifester avec le Collectif antinucléaire 84 le samedi 25 octobre à Tricastin (infos pratiques ci-dessous). En participant à cette initiative, il s'agit de rappeler que les incidents et accidents nucléaires qui ont frappé la France et l'Europe ces dernières semaines sont des avertissements : une véritable catastrophe, comparable à celle de Tchernobyl, peut se produire à chaque instant.

Détails ici

19 octobre 2008

"Il est temps pour un nouveau système social qui serait le reflet des connaissances que nous avons aujourd'hui "

Zeitgeist: ADDENDUM Un film documentaire par

Producer: Peter Joseph

Director: Peter Joseph

.



source originale: Zeitgeist







18 octobre 2008

Courage, Madame Lagarde !

La Caisse d’épargne a avoué avoir « perdu » 600 millions d’euros. Est-ce beaucoup, Madame, alors que vous jonglez, en accord avec vos collègues européens, avec des sommes près de 3000 fois supérieures (1700 milliards d’euros) ?

Avez-vous raison de vous alarmer ? Car de deux choses l’une. Ou bien la Caisse d’épargne a vraiment perdu 600 millions, et alors quelque autre banque ou fonds spéculatif les a gagnés puisque, à un instant donné, le jeu est à somme nulle. Ou bien elle n’a rien perdu du tout, elle a simplement enregistré ces jours derniers une valorisation boursière à une hauteur moindre que ce qu’elle avait espéré au vu des évaluations précédentes, lesquelles n’étaient pas moins fictives que l’effacement de 600 millions : rien, dans ce cas, n’est parti en fumée, sinon la fiction d’une création de richesse à la Bourse.

Ne vous découragez pas Madame Lagarde, vous ne comprenez rien à l’économie, sauf les intérêts de vos commanditaires, mais gageons que l’ampleur et la durée de la crise vous laisseront le temps de déchiffrer tout cela. Pendant ce temps, nous défricherons le bourbier que vous nous laissez.

Jean-Marie Harribey (samedi 18 octobre 2008)

source: Speculand le blog de la crise

17 octobre 2008

La misère s’invite à la table de la crise financière

Ce 17 octobre 2008, la Journée mondiale du refus de la misère soufflera sa vingt-et-unième bougie en mettant les pieds dans le plat de la crise financière [1] qui secoue la planète argent depuis presque un mois. Initiée par le père Joseph Wrésinski (fondateur d’ATD Quart Monde) [2], alors accompagné par plusieurs milliers d’hommes et de femmes, ce mouvement a pris officiellement racine sur le parvis des droits de l’homme lors d’un rassemblement militant et citoyen. Depuis lors, il perdure ce mouvement, tout comme le fléau qu’il dénonce, reflet d’un monde qui ne tourne pas rond, paupérisant et excluant à tour de bras, envoyant par le fond de l’enfer des âmes par centaines de millions, alors que les capitaux les plus improbables se terrent dans nombre de paradis fiscaux.

Depuis 1992, cette journée a été reconnue par l’ONU comme celle du refus de la pauvreté, consacrant ainsi cette manifestation en lui conférant un statut planétaire. Il en est ainsi car la misère ne connaît pas de frontière, et la mondialisation ne l’aura pas oubliée. Certes, quantitativement, et sans conteste possible, c’est le continent africain qui fait la plus grande place au fléau, à croire qu’il a fait siennes les paroles désormais célèbres de cette chanson qui clame préférer la misère au soleil.

Entendons-nous bien, cette affirmation n’a de valeur qu’au sens artistique, la grande précarité ne s’en fait point l’écho.

Mais, comme un malheur n’arrive jamais seul, cette Journée mondiale du refus de la misère fait suite à la Journée mondiale de l’alimentation dans le monde, véritable nœud Gordien du problème, qu’il faudra bien rompre un jour.

La faim, comme extrémité de la misère. Lorsque l’humain en vient à se confectionner des galettes de boue pour étancher cette sensation immonde, alors c’est un indicateur puissant de cette dictature de l’injustice [3] qui plonge une infinité d’humains dans les souffrances les plus profondes. Mais, à l’autre bout de la chaîne, sur le continent nord-américain, 50 % de la nourriture qui est produite finit à la poubelle ! Pourtant, dans ce même pays, il est des quartiers où l’espérance de vie est inférieure à celle des pays les plus pauvres.

Il y a de l’ordurier dans tout cela, et comme le crie et l’écrit Jean Ziegler, chaque enfant qui meurt de faim est assassiné. Pour mémoire - c’est un devoir n’est-ce pas ? - ils sont 17 000 chaque jour, cela n’est-il pas un crime contre l’humanité ?

La faim gagne du terrain le rappelle la FAO puisqu’à ce jour, 923 millions d’humains sont sous-alimentés, vivant avec un ventre creux qui grogne et gronde, poussant à l’émeute comme chacun a pu s’en émouvoir subrepticement lorsque le sujet faisait encore la une de tous les médias. Aussi, l’urgence est ici, remplir les estomacs de tous ceux qui sont affamés par un système inhumain. Il en va de l’intérêt de notre genre, contrairement à ce que voudraient bien nous faire croire les détenteurs d’une pensée malthusienne d’un autre temps. Certes, si vivre pleinement c’est être au volant d’un véhicule démesuré ou aux commandes d’un yacht vertigineux, à l’image d’un ego boursouflé, se remplir du vide sidéral d’une consommation effrénée, ou bien courir après ce pouvoir qui rend aveugle, alors oui, mieux vaut être en nombre réduit sur cette planète. Mais là n’est pas le sens du vivant.

L’Occident n’est pas épargné, même la France à ses pauvres [4], par millions, nombre de travaux brillants ont peint cette réalité que l’on peut croiser chaque jour, soit au coin d’une rue d’une grande ville, ou bien au fin fond de cette campagne mythifiée par un imaginaire populaire obsolète.

La France a peur, et il suffit d’écouter le responsable du secours populaire pour s’en convaincre, si tant est que cela soit nécessaire. Ils sont de plus en plus nombreux, nos concitoyens, à devoir fréquenter les organismes humanitaires pour pallier le manque croissant de subsides. Les chiffres fournis par les Restos du cœur en attestent largement. Le père fondateur doit bien se retourner dans sa tombe en constatant la pérennité de cette association, qui, si elle était cotée en bourse verrait son titre grimper.

Outre les frontières, les misères n’ont point de couleur, si ce n’est celle de la rouge colère qui peut en résulter, légitime, bien fondée, nécessaire et indispensable. Il est même étonnant que tout cela ne donne lieu à plus de débordements tant la situation reste ignoble, drapée dans une obscénité qui devrait nous aveugler. Mais que nenni, ce sont les organismes bancaires qui font la une, et tous les dignitaires de se pencher au chevet du Dow Jones ou autre Cac40, tels des mandarins fébriles, mais bienveillants. Vous comprenez, il en va aussi des pauvres, leur nombre pourrait croître si la faillite du système devait s’inscrire dans le marbre de l’Histoire.

Alors voilà, tel est l’objet de cette Journée, faire entendre ceux qui sont habituellement réduits à leurs difficultés, voire en sont jugés responsables.

Les responsables, parlons-en, ils ne devraient pas pointer le bout de leur nez dans les différentes manifestations, trop occupés qu’ils sont à scruter la courbe des indicateurs boursiers, obnubilés qu’ils sont par la maîtrise de l’évasion fiscale, discipline élevée au rang de sport de haut niveau dans ces sphères. Le parvis des droits de l’homme n’est pas un practice fréquentable, la cotisation au club est gratuite.

Vingt et un ans après, on en est toujours au même point, en pire, mais il faut le dire haut et fort, hurler ce message gravé dans la dalle du Trocadéro :

« Le 17 octobre 1987, des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. »


[1] La crise financière vue par Le Monde

[2] Le père Joseph Wrésinsky
[3] L’injustice sociale tue
[4] L’observatoire des inégalités
Illustration : La carte de la faim


source de l'article: Agora Vox

14 octobre 2008

Immanuel Wallerstein : « Le capitalisme touche à sa fin »

« Ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c’est que le capitalisme ne parvient plus à “faire système”. » Immanuel Wallerstein propose une interprètation de la période actuelle à la lumière de l’hypothèse des cycles de Kondratieff.

Immanuel Wallerstein s’entretient avec Antoine Reverchon, 11 octobre 2008


a lire ici: Contre Info

 

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