19 mai 2023

Existence


Intervention d'Aurélien Barrau à la conférence #BEYONDGROWTH en partenariat avec LIMIT au Parlement UE. Spécialisé en relativité générale, physique des trous noirs et cosmologie, il est directeur du Centre de physique théorique Grenoble-Alpes et travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble. 
Professeur à l'université Grenoble-Alpes, il travaille sur sur la gravité quantique. Il est aussi docteur en philosophie et militant écologiste.

  www.beyond-growth-2023.eu/ Présentation : @aurelien_barrau Réalisation : Parlement Européen Montage : Vinz Kanté Musique : Prinzly

5 avril 2022

Tribune : Pour l’écologie, nous appelons à voter Mélenchon !

 


Nous sommes activistes, politiques ou universitaires engagés sur les questions écologiques. A ce titre, nous appelons à voter pour Jean-Luc Mélenchon et son programme, L’avenir en commun. A l’aube d’une élection déterminante pour l’avenir de la planète, seule cette candidature permet d’engager la bifurcation radicale indispensable pour répondre à la crise écologique sans précédent à laquelle nous sommes confrontés.


« L’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature » : ce souhait mis en exergue du programme L’Avenir en commun porté par Jean-Luc Mélenchon et l’Union Populaire n’est pas anecdotique. Il est au contraire assumé comme une priorité et un axe autour duquel a été élaboré un projet de rupture dans l’intérêt du vivant.

Les maux sont identifiés et répétés : changement climatique, sixième extinction de masse des espèces, érosion et artificialisation croissante des sols, pollutions des eaux, des sols et de l’air, multiplication des maladies et des morts induits par nos modes de production. La cause principale est elle aussi connue : le capitalisme dominé par la finance et les intérêts à court-terme. La multiplication des élevages industriels, les traités de libre-échange climaticides, la destruction des milieux de vie des espèces, l’agriculture chimique et intensive, l’urbanisation galopante qui grignote les terres agricoles, la gestion des crises sanitaires qui ne s’attaque jamais aux causes des maladies, sont autant d’exemples de l’application aveugle de la loi du profit maximum. L’exploitation des êtres humains, celle de nos ressources et celle des animaux s’inscrivent dans la même logique prédatrice.

Ceux qui nous gouvernent depuis des décennies font mine de s’intéresser aux questions écologiques. Mais ils prétendent résoudre les problèmes créés par leurs politiques libérales sans avoir à modifier celles-ci. Ils s’illusionnent, et ils mentent aux Français. Car une politique écologique ambitieuse et sérieuse ne cherche pas simplement à édicter quelques règles pour encadrer le système actuel, mais doit changer ce système de fond en comble. Trop d’écologistes de pouvoir, ces dernières années, ont failli par manque de radicalité, en s’accommodant des règles générales, sans prendre la mesure de la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Ils ont commis une erreur. L’écologie politique, en ce début de XXIe siècle, ne peut être qu’une écologie de rupture, sans ambiguïté ni atermoiement.

Dans son rapport du 28 février, le GIEC, groupe international d’experts sur le climat, alerte à nouveau sur les impacts généralisés et irréversibles du changement climatique, surviendront plus tôt encore qu’annoncé jusqu’ici. Si nous ne modifions pas radicalement nos modes de production et nos habitudes de consommation, la température moyenne terrestre pourrait augmenter de 3,5 à 4,4 degrés. Disons-le clairement : une telle augmentation des températures menace les conditions mêmes de la vie sur terre ! Les prévisions prévoient déjà la disparition de 3 à 14% des espèces terrestres.

En 2030 nous devrons avoir réduit nos émissions de plus de moitié : il nous reste donc 8 ans pour agir. Clairement, nous n’avons plus le temps d’attendre : le prochain mandat sera crucial pour l’avenir de la France, mais aussi pour celui de l’humanité. 

Le programme porté par Jean-Luc Mélenchon et l’Union populaire fait sienne la radicalité écologique indispensable pour répondre à la gravité du moment. La règle verte, inscrite dans la Constitution de la 6e République, régulera toutes les activités publiques et économiques selon un principe directeur : ne pas prendre à la nature davantage de ressources qu’elle peut en reconstituer. 

Ce programme propose de mettre fin à l’élevage industriel, responsable de pollutions majeures et de souffrances intolérables pour des milliards d’animaux chaque année, de servir dans les cantines scolaires100% de produits bio et locaux, avec une option végétarienne à chaque repas, de réduire les protéines carnées dans l’alimentation au profit des protéines végétales, de faire de l’eau un bien commun constitutionnellement garanti dont les premiers mètres cube seront gratuits.

L’avenir en commun s’engage pour une production d’électricité à 100 % d’origine renouvelable. Il s’engage pour la lutte contre la précarité énergétique et pour la sobriété énergétique, en rénovant massivement les logements. De même, le secteur industriel doit se décarboner rapidement et réduire sa consommation de ressources entre autres par l’écoconception des produits.

La planification écologique se nourrit du renforcement de notre démocratie. Les règles monétaires, budgétaires et commerciales des traités européens ne peuvent plus constituer une entrave aux transformations œuvrant pour l’intérêt général. Le conditionnement des aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux est une nécessité. Comment expliquer à nos enfants, que des milliards d’euros d’argent public sont encore investis dans des activités économiques qui détruisent notre monde ? 

Enfin, impossible de ne pas évoquer la dimension sociale du programme L’avenir en commun qui fait du partage des richesses et de la bifurcation écologique les deux faces d’une même pièce. De nombreux travaux le montrent : la répartition inégale de la richesse est un facteur de destruction de nos milieux de vie. Le patrimoine de 63 milliardaires français émet, à lui seul, une empreinte carbone équivalente à celle de la moitié des Français ! 

Héritage maximum à 12 millions d’euros, augmentation du SMIC et des bas salaires, imposition réellement progressive sur le revenu, titularisation des contractuels de la fonction publique : ces mesures ont aussi une dimension écologique. 

Voilà pourquoi nous, activistes, politiques ou universitaires engagés sur les enjeux écologiques, faisons le choix de l’écologie radicale, la seule possible aujourd’hui. 

Nous ne pouvons renoncer à l’espoir pour les élections de 2022. 

Nous voterons Jean-Luc Mélenchon.

Source et voir la liste des premiers signataires): https://blogs.mediapart.fr/membres-du-parlement-de-l-union-populaire/blog/300322/tribune-pour-l-ecologie-nous-appelons-voter-melenchon


Pour signer cet appel, rendez vous sur le site du Parlement de l'Union Populaire !

3 avril 2022

« Jancovici… une imposture écologique ? »

Pour les auteurs de cette tribune, parmi lesquels Attac et le réseau Sortir du nucléaire, l’industrie d’État qu’est le nucléaire tente d’imposer ses « avantages » pour préserver le climat, au prix d’informations souvent tronquées, approximatives ou mensongères. Au centre de ce travail de réhabilitation, les auteurs désignent Jean-Marc Jancovici et ses réseaux.

 Lire sur Reporterre..

1 avril 2022

Se fournir en gaz (GNL) américain, le pire des scénarios climatiques


Remplacer le gaz russe par le GNL américain, le pire des scénarios climatiques : on vous explique pourquoi en une infographie

 

Pour assurer notre sécurité énergétique, l'Union européenne se tourne vers le gaz naturel liquéfié (GNL). La Commission européenne vient de signer un accord avec les États-Unis pour assurer un approvisionnement stable jusqu'en 2030. De nouvelles infrastructures vont ainsi voir le jour sur le continent. Mais le GNL a un impact carbone plus important que le gaz transporté par gazoduc. Cette stratégie pourrait donc mettre à mal nos objectifs climatiques. 

Lire la suite ..

27 février 2022

Agriculture : les engrais, autre sabotage climatique et social perpétré par Emmanuel Macron

 


Le bilan agricole du quinquennat d’Emmanuel Macron est désastreux pour le climat. C’est ce que souligne une nouvelle étude parue cette semaine sur l’impact environnemental et social des engrais azotés. 

La France fait partie des 10 plus gros consommateurs et aucune mesure n’a été prise durant le quinquennat pour réduire notre dépendance aux engrais azotés. Face à cette situation, les Amis de la Terre appellent les dirigeants à prendre des mesures structurantes pour réduire la consommation d’engrais azotés, en particulier dans le cadre des discussions en cours sur la Stratégie Nationale Bas Carbone..

suite -> Les amis de la Terre 

31 décembre 2021

Retour sur 2021 : dérèglement climatique et dérive autoritaire

 

Retour sur 2021 : dérèglement climatique et dérive autoritaire

Tournant autoritaire de la politique française, incendies intenses, vagues de chaleur, inondations en Europe, division de la gauche… Reporterre revient sur tous les événements marquants de cette année 2021. Que retenir de 2021 ? Une année marquée ...

 

16 mai 2020

Un mot pour décrire le monde de demain (Aurelien Barrau)



11 mai 2020

Aurelien Barrau : Comment habiter maintenant la Terre. (Grandes Conferences Liegeoises)




19 avril 2020

Aurélien Barrau | Crise actuelle et monde à venir : pour étudiants de Science Po


La crise.. les crises, bilan et perspectives..

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4 avril 2019

6e leçon des jeunes au gouvernement : arrêtons le désastre du transport (Reporterre)

Crédit photo, Nnoman/Reporterre

Semaine après semaine, la mobilisation des jeunes pour le climat se poursuit en France. Dans cette tribune, une partie d’entre eux pose un 6e ultimatum punitif au gouvernement : une réorientation « drastique » de sa politique de transports ou la grève vendredi 5 avril. (...)


19 janvier 2016

Ce n'est pas VOTRE mouvement pour le climat (vidéo)


Une vidéo qui remet en question les actions des ONG pour le climat notamment lors des COP, et défend des formes d'activisme plus authentiques.
 

14 décembre 2015

Les États ne sont pas prêts à enclencher la « révolution climatique » (Attac-France)


Les États ne sont pas prêts à enclencher la « révolution climatique ». L’accord de Paris franchit les « lignes rouges » fixées par la société civile !

Dans des moments difficiles, on attend d’une conférence internationale qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires. Ce n’est pas le cas à la COP 21, avec un accord très en dessous du changement de cap requis. A l’État d’urgence climatique, l’accord de Paris oppose un bricolage constitué de la somme des égoïsmes nationaux, aussi bien en matière de financements que d’objectifs de réduction des émissions. Il ne faut pas oublier l’essentiel : l’accord de Paris entérine un réchauffement climatique supérieur à 3 °C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5 °C ou même 2 °C.
 
 

24 novembre 2015

cop21 Le banquet des irréductibles face au sommet des irresponsables !

Anticop21 | 24 novembre 2015

Le 28 novembre 2015 les convois de territoires en lutte convergeront vers Paris à la veille de la COP21, la conférence intergouvernementale souvent présentée comme le « sommet de la dernière chance » pour « sauver la planète » du réchauffement climatique. Les convois viendront y dénoncer l’hypocrisie flagrante du gouvernement. Hypocrisie à prétendre lutter contre le réchauffement climatique tout en menaçant de revenir quelques semaines plus tard vider la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour y construire un nouvel aéroport. Hypocrisie à déclarer vouloir « préserver la planète » d’une main, et de l’autre raser des forêts pour y faire des Center Parks à Roybon, Poligny et ailleurs. Hypocrisie à prôner la biodiversité et vouloir détruire des terres agricoles pour construire des technopoles comme à Saclay ou Agen, des méga-poubelles nucléaires à Bure, des zones commerciales à Gonesse, des centrales à biomasse, des incinérateurs, etc. Enfin, hypocrisie à prétendre « réduire les inégalités » tout en développant des métropoles « compétitives » où les rénovations urbaines éliminent les derniers quartiers populaires, comme à Ivry-sur-Seine ou en Seine-Saint-Denis.
Converger ensemble vers Paris, c’est réaffirmer la force collective et la détermination des territoires en lutte à se tenir ensemble dans leur grande diversité et à bloquer concrètement l’avancée de leurs projets nuisibles, imposés et climaticides. Il est temps de sortir enfin du productivisme industriel, de la privatisation des biens communs, de la destruction des terres nourricières et de la marchandisation du vivant, pour qu’émergent d’autres possibles.
 
Après la jonction des convois et une marche commune, nous occuperons l’espace public le temps d’un après-midi avec un grand banquet des territoires en lutte, convivial et joyeux, pour montrer notre détermination à ne pas céder aux aménageurs et à leur monde. Nous prendrons place ensemble pour continuer de renforcer concrètement la solidarité des luttes - qu’on les appelle « territoriales », « sociales », « migratoires », « environnementales »... - unies contre la folie destructrice du système marchand. Nous réaffirmerons notre détermination à libérer des espaces où se réapproprier nos conditions d’existences, des espaces où puissent s’inventer d’autres formes de vie communes ! 
 
Nous appelons à une convergence des convois à 11h30 au Rond point de la division Leclerc à Châtillon, pour marcher ensemble vers Paris, à pied, à vélo, en tracteurs, en musique et en chansons ! 
Venez nombreux.euses !
Et que les rues résonnent de notre joie de vivre et de notre appétit de lutter !
 (...)
suite ....

5 septembre 2015

Un terrible dénouement (Chris Hedges)


Sur les temps actuels…

Extrait de l’article :
« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres », écrivait le théoricien Antonio Gramsci.

Ces « monstres » continueront à se propager jusqu’à ce que l’on reconfigure radicalement nos relations entre nous et nos relations avec les écosystèmes. Mais rien ne garantit qu’une telle reconfiguration soit possible, particulièrement si les élites parviennent à s’accrocher au pouvoir à l’aide de leur appareil de surveillance et de sécurité mondial, omniprésent, et de l’importante militarisation de leurs forces de police. Si nous ne renversons pas le système néolibéral, et ce, rapidement, nous libérerons un cauchemar hobbesien de violence étatique croissante et de contre-violence. Les masses pauvres seront condamnées à la misère et à la mort. Certains tenteront de résister violemment. Une petite élite, vivant dans une version moderne de Versailles ou de la cité interdite, aura accès à des commodités refusées à tous les autres. La haine deviendra l’idéologie dominante."

article complet sur Le partage...
 

21 juillet 2015

Réchauffement climatique, scénario revu à la hausse !


Nous ne sommes pas Dieu : le scénario RCP2.6 du 5e rapport du GIEC d’ores et déjà compromis ?, par Philippe Soubeyrand

A lire sur le blog de Paul Jorion ...
  

28 juin 2015

Prendre l’avion c’est participer à une escroquerie financière et climatique organisée



Prenez l’avion ! Le climat en fait les frais, l’Etat paie l’addition. Alors que le Salon international de l’aéronautique et de l’espace, au Bourget, consacrait jeudi 18 juin sa troisième journée au dérèglement climatique et tandis que les compagnies remettaient leur manifeste « la COP21, vue du ciel » à la ministre de l’Ecologie, les ONG en ont profité pour souligner les largesses des pouvoirs publics envers le plus polluant des modes de transport (l’aviation mondiale émet autant de gaz à effet de serre que l’Allemagne). (...)
  

23 septembre 2014

Climat: L'incroyable répression policière contre la Vélorution parisienne

photo : Barnabé Binctin pour Reporterre

Admirez les discours et les ronds de jambe de M. Hollande, de M. Fabius, de Mme Royal, au Sommet sur le climat de New York.

A Paris, la police arrête les cyclistes qui roulent ensemble pour montrer qu’un monde sans voitures est possible. Des mots contre le CO2, la police pour défendre les autos.
 
Un extrait:
(...) Peu à peu, les CRS nous dirigent vers le couloir de bus de l’avenue Matignon. Peu à peu, ils se font plus nombreux. Peu à peu, ils nous encerclent. Peu à peu… nous voilà parqués. Une manœuvre de kettling – cette technique policière d’encerclement de plus en plus utilisée dans la régulation des manifestations. Sournoisement, la pieuvre a refermé ses tentacules sur les petits agneaux à vélo. Une gestion froide, méthodique. Les mots s’arrêtent ici : le point Godwin est rarement un bon allié.(...)
 
 

14 novembre 2013

Le secteur privé prend le contrôle des négociations sur le climat en Pologne


L'Union européenne veut étendre les marchés du carbone, au profit des plus grands pollueurs, lors des négociations sur le climat en Pologne (COP19 - Varsovie – 11 – 22 novembre), selon une déclaration (ci-joint et à lire sur http://attac.org/l/a) signée par près de 140 groupes, mouvements et réseaux du monde entier, dont près d'une trentaine français1. La déclaration dénonce la mainmise par le secteur privé sur la COP19, par ces mêmes entreprises qui veulent en tirer profit2. « La Commission européenne et les escrocs du carbone, qui profitent du défaillant marché carbone européen, veulent sauver la mise en reliant les marchés existants, préfigurant un marché mondial du carbone » selon Tamra Gilbertson de Carbon Trade Watch.



11 décembre 2011

Durban : échec cuisant




La COP17 succombe dans l'apartheid climatique

L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba.


Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.
« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l'ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l'Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d'affirmer qu'une deuxième période d'engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».
Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d'étendre les marchés du carbone pourtant en train de s'effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d'enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l'inaction est en fait une démonstration de l'échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l'Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d'importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s'en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l'on parle d'une « feuille de route » proposée par l'Union Européenne, l'échec de Durban montre que c'est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu'un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L'accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu'il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.

 

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