23 avril 2011

Cochabamba +1 contre les sables bitumineux et les gaz de schiste.

par Alter Echos



Un an après la conférence des peuples de Cochabamba, Alternatives Québec et Canadian Dimension ont organisé les 15, 16 et 17 avril 2011 à Montréal une rencontre « Cochabamba +1 pour la justice climatique et les alternatives écologiques ». Alter-Echos (www.alter-echos.org) y était.
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Il y a tout juste un an, Evo Morales et le gouvernement bolivien conviaient une Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère à Cochabamba. Quelques mois après les résultats affligeants du sommet de Copenhague, 35 000 personnes venues de plus de 140 pays de la planète ont contribué à la rédaction d’un « accord des peuples » préconisant de véritables solutions alternatives face aux défis climatiques et environnementaux. Malgré les multiples initiatives des réseaux Climate Justice Now et la détermination de la Bolivie pour faire adopter ces mesures dans le cadre des négociations officielles, le dernier sommet de Cancun n’a fait qu’entériner les pseudo-décisions prises par quelques pays à Copenhague. Qui plus est, certains pays, comme le Japon ou le Canada ont voulu enterrer le protocole de Kyoto, seul instrument légalement et actuellement contraignant.

Le Canada, « hors la loi »

« Véritable hors la loi écologique », selon les mots de Maude Barlow, le Canada, pourtant signataire du protocole de Kyoto, ne respecte aucun de ses engagements. Il s’est par ailleurs lancé dans une course folle à l’extraction des ressources naturelles fossiles, sables bitumineux en tête, quel qu’en soit le prix. L’initiative Cochabamba +1 prise par Alternatives Québec et Canadian Dimension résonne ainsi au delà du seul Canada. A quelques jours des prochaines élections fédérales canadiennes, le gouvernement Harper et toute la classe politique canadienne ont ainsi été vivement interpellés sur le rôle extrêmement nocif que joue le Canada en ces domaines et la nécessité de poser ces questions dans le débat électoral.
S’appuyant sur « l’esprit de Cochabamba », Pablo Solon, Maude Barlow et bien d’autres ont appelé à rejeter les fausses solutions, notamment les marchés carbone, l’évaluation monétaire des services fournis par la nature ou la géo-ingéniérie. Mais également à renforcer les alliances entre la justice sociale et la justice environnementale, dans la perspective des prochaines échéances de Durban (28 novembre – 9 décembre 2011) et Rio+20 (14 – 16 mai 2012). Comme l’a exprimé Maude Barlow, « impossible de défendre les droits humains sans une planète en bonne santé, et impossible de protéger la planète si les besoins élémentaires des populations ne sont pas satisfaits ».
Avec une forte présence de syndicats, notamment québécois, cette rencontre a permis de préciser ce que serait une « transition vers une économie sans carbone » par de véritables « conversions industrielles », notamment par le développement de « transports écologiques et d’énergies vertes ». Dans une ville qui abrite le siège de Bombardier, fabricant de transports en commun, mais qui ne met aucun tramway à disposition, ou qui prévoit de revoir plusieurs infrastructures routières comme le désastreux échangeur Turcot, voilà des discussions à travaux pratiques immédiats.

Contre un capitalisme vert

Néanmoins, plusieurs intervenants ont précisé que repeindre en vert le capitalisme, à l’aide de technologies vertes ou d’emplois verts, n’était ni suffisant ni pertinent. Selon Maud Barlow, « vous pouvez remplacer les mauvaises technologies par de meilleures technologies, rien ne sera réglé sans relever le défi du tout-marché et de la croissance infinie ». Ainsi, Pat Mooney du groupe ETC a rappelé que les industriels de la planète n’ont pas abdiqué dans leurs velléités de transformer en marchandise tout ce qui peut l’être. Selon lui, « sur toute la biomasse produite sur la planète, aujourd’hui seulement 25 % est transformée en marchandise, signifiant que les 3/4 restants sont une nouvelle frontière d’expansion pour le système capitaliste », donnant pour exemple l’extension des plantations pour produire des agrocarburants ou l’extension de la compensation carbone en valorisant les forêts et les sols. 40 % du mais produit aux Etats-Unis l’est aujourd’hui pour fabriquer de l’éthanol.
Maude Barlow a précisé que cette marchandisation de la planète était notamment véhiculée par les très nombreux accords de libre-échange actuellement en cours de négociation. Elle a notamment ciblé l’accord économique et commercial global (AECG) actuellement négocié entre l’UE et le Canada, « le plus dangereux des accords de libre-échange auquel le Canada n’a jamais participé ». Ouvrant à la concurrence des secteurs clefs comme celui de l’énergie ou des exploitations minières, notamment dans la perspective d’accroître les exploitations de ressources dans le grand nord canadien, cet accord pourrait avoir des effets désastreux sur le plan social, par de nombreuses pertes d’emploi, mais aussi sur le plan environnemental en encourageant la prédation des ressources naturelles. Les multinationales pétrolières comme BP, Statoil, Shell ou Total seraient ainsi fortement incités à accroître leur participation dans l’exploitation des sables bitumineux aux conséquences environnementales non commensurables, tout en facilitant l’importation du pétrole qui en est issue en Europe.

Dévastation de l'environnement en Alberta

 

Fuite en avant

Tony Clarke, du Polaris Institute, a également précisé que « l’économie canadienne était en train de changer de fond en comble ». La production d’énergie primaire, pétrole et gaz, serait en train de remplacer la production industrielle, construisant une économie de la rente approvisionnant les Etats-Unis en ressources naturelles. « A travers les sables bitumineux, on comprend que la plus-value économique réalisée sur le territoire canadien est fonction de notre capacité à détruire l’environnement ». Amir Khadir, député de Québec Solidaire au niveau provincial, a ainsi dénoncé que le Canada soit « devenu un minéralo-Etat en raison de la dépendance toxique et criminelle du pays à l’industrie minière, du pétrole et du gaz ». Dépeinte avec précision par le livre Noir Canada, cette relation incestueuse entre le Canada et les entreprises minières pourrait être renforcée par de nouveaux plans d’exploitation des ressources naturelles dans le nord du pays.
Fortement imprégnés par le succès des mobilisations récentes contre l’exploitation des gaz de schiste au Québec, les ateliers portant sur l’exploitation sans fin des énergies fossiles ont permis de mettre en évidence les logiques communes qui président à l’exploitation des sables bitumineux en Alberta et celles des gaz de schiste, actuelles ou à venir, aux Etats-Unis, au Canada ou en Europe. Fuite en avant perpétuelle à la recherche de nouvelles ressources fossiles pour alimenter un modèle de production et de consommation énergivore quelles qu’en soient les conséquences environnementales et les effets sur les populations, l’extraction de gaz et de pétrole non conventionnel élude la finitude de notre planète, les défis climatiques et la nécessaire transition énergétique dans laquelle nous devrions nous engager pour préserver les conditions d’existence humaine sur la planète.
Ben Powless, de l’Indigenous Environmental Network (IEN), a bien montré comment la cupidité des multinationales pétrolières était en train de sacrifier plusieurs populations autochtones en Alberta sans que le gouvernement canadien n’y trouve rien à redire, pas plus que les Etats-Unis trop heureux de s’approvisionner en pétrole. Tout au long du week-end, il a été rappelé que nos modèles économiques basés sur l’exploitation intensive et massive des énergies fossiles ne sont pas durables. Les principaux animateurs de la mobilisation contre les gaz de schiste au Québec ont pour leur part dénoncé un gouvernement provincial prêt à brader aux entreprises américaines les ressources du sous-sol québécois sans avoir-même pris connaissance des conséquences environnementales désastreuses issues des techniques d’exploitation des gaz de schiste.


Reconstruire notre imaginaire

Les exemples des mobilisations contre les gaz de schistes ou les sables bitumineux montrent qu’il s’agit de déconstruire tout un imaginaire extractiviste qui pose comme inéluctable l’exploitation d’une ressource naturelle. Puisant au fondement même de notre conception occidentale du rapport entre l’homme et la nature, cet imaginaire se heurte frontalement aux exigences environnementales de ce 21ème siècle. Pour déconstruire cet imaginaire, plusieurs intervenants ont signalé l’apport et la nécessité de s’appuyer sur les revendications des peuples autochtones ou indigènes, comme le « vivre bien » qui permettraient de véritablement repenser notre rapport avec la nature et préserver les conditions d’une véritable justice environnementale et climatique.
Permettant de confronter des mouvements et intellectuels francophones et anglophones, comme cela n’avait sans doute pas eu lieu depuis 10 ans et les mobilisations de Québec contre l’accord de libre-échange des Amériques en 2001, ce week-end aura permis de travailler à la convergence des luttes sociales et environnementales dans la perspective d’un mouvement pour la justice climatique prenant appui sur l’accord de Cochabamba.

6 décembre 2010

A Cancún, La Vía Campesina appelle à faire échec aux marchés du carbone

Le Forum mondial « Pour la Vie et la Justice environnementale et sociale » a commencé. 

(Cancún, 5 décembre 2010)
Au cours du premier jour d’ouverture et de travail du Forum mondial « Pour la Vie et la Justice environnementale et sociale » organisé par La Via Campesina et ses alliés dans leur campement à Cancún, une idée forte à surgit: il est nécessaire de faire échec aux marchés du carbone et au programme REDD que les gouvernements prétendent légitimer lors de la COP16.

Il a été conclu que le programme de Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts (REDD) ne réduit pas significativement l’émission des gaz à effet de serre mais ouvre la porte à la privatisation des territoires, récompense ceux qui polluent et porte atteinte à la souveraineté nationale et à la survie des communautés autochtones.

Alberto Gómez Flores, représentant de La Via Campesina pour la Région Amérique du Nord, a déclaré: « Il est absolument lamentable que l’espace des Nations unies pour le changement climatique se soit converti en une plateforme pour légitimer les stratégies des activités des transnationales. »
Il a ajouté: « Les multinationales bénéficient d’un nombre chaque fois plus important de mécanismes de compensation pour capturer le carbone qui ne sont que des nouvelles possibilités pour celles-ci de s’agrandir et de consolider leur contrôle sur les eaux , les territoires et les semences ».
« Nous dénonçons les fausses solutions que sont les marchés du carbone et le fait que de nombreux gouvernements s’en accommodent et ne souhaitent pas de compromis avec leurs peuples. Notre tâche est donc de faire échec aux marchés du carbone. C’est pour cela que nous sommes venus », a insisté Gómez.

D’autre part, dans son message de bienvenue, Olegario Carrillo a assuré qu’ “il faut qualifier au moins d’irresponsable, bien que nombreux sont ceux qui la qualifie de criminelle, l’attitude de ceux qui sont à l’origine de ces schémas de privatisation- commercialisation du monde, des forêts et de l’atmosphère nous rapprochant chaque fois plus de l’abîme ”.
« D’ici nous pouvons voir comment flotte sur le sommet de Cancún la brume épaisse des intérêts transnationaux. Les pays riches et leurs satellites essaient de conférer une légitimité aux fausses solutions comme la REDD » a poursuivi Carrillo, dirigeant national de l’UNORCA.
« Nous venons ici pour dénoncer les gouvernements du monde qui prétendent cautionner leurs projets en cachette de leurs peuples » a déclaré Magdiel Sánchez, du Mouvement de Libération national.
« Nous avons le même message: nous ne voulons pas des fausses solutions que va présenter la COP16, nous ne voulons pas de la REDD, nous ne voulons pas qu’ils continuent à nous empoisonner avec leurs mensonges et avec leurs fausses solutions, nous l’avons dit et nous l’avons entendu partout où se sont arrêtées les caravanes qui, tout au long du trajet parcouru dans le pays, ont pu constater la dévastation environnementale et sociale » a déclaré Octavio Rosas Landa, de l’Assemblée nationale des Affectés environnementaux.
« La COP 16 ne cherche qu’à tirer profit au maximum de cette crise climatique tandis que les gens continuent à tomber malade à mourir à cause de ces politiques perverses et des activités de toutes les transnationales qui s’approprient l’air, le sol, l’eau, les forêts, les semences et tous les biens communs patrimoine de l’humanité » a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, Rosas Landa a qualifié de bluff les programmes que le gouvernement fédéral tente d’appliquer dans le pays, car ils ne vont combattre ni le réchauffement global ni la crise climatique. En ce qui concerne la proposition REDD, il a précisé que le gouvernement fédéral essaie de contrôler les zones vertes affectant les groupes les plus vulnérables.

Ainsi a débuté le Forum mondial « Pour la Vie et la Justice environnementale et sociale »”, avec la participation d’environ 1.500 personnes de plus de 80 organisations d’Amérique Latine et d’autres parties du monde dont un millier ont accompagné les caravanes qui ont parcouru 17 Etats de la République du Mexique.

Equipe de communication Cloc/Vía Campesina

source: via Campesina

13 novembre 2010

Le pire lobby européen? Votez now !


Deux évènements majeurs ont marqué 2009 et 2010 : la crise financière et la crise climatique. Sur ces deux fronts, les groupes de pression d’entreprise s’en sont pris aux décideurs de l’UE –au niveau du Parlement Européen, de la Commission, mais aussi au niveau national des États Membres- et ce, aussi intensément qu’efficacement. L’échec du Sommet de Copenhague d’une part et l’absence de réformes fortes des marchés financiers d’autre part ont démontré la puissance de ces entreprises et de leurs stratégies de lobbying lucratif aux dépens de réglementations plus propices au climat et au consommateur. Voilà pourquoi le Prix 2010 du Pire Lobbying de l’UE se focalise à la fois sur le climat et la finance.
Le Prix du Pire Lobbying de l’UE est organisé par Corporate Europe Observatory (Observatoire de l’Europe Industrielle), Friends of the Earth Europe (Amis de la Terre Europe), LobbyControl et Spinwatch.
Les partenaires de la catégorie climat sont : Oxfam, Climate Action Network Europe (CAN Europe), World Development Movement.
Les partenaires de la catégorie finance sont : ATTAC Europe, World Development Movement.
Avec l’aide de Lobby-Cleaner et de vos votes, nous pourrons nettoyer Bruxelles des groupes de pression, décourager les pratiques de lobbying douteuses en dénonçant publiquement les pires contrevenants, et discréditer le lobby des grandes entreprises auprès des décideurs de l’UE.

Il est temps de voter !

25 novembre 2010 : Clôture des votes
03 décembre 2010 : Annonce des lauréats du Prix 2010 du Pire Lobbying de l’UE

Les lauréats ? allez les découvrir sur le site !

>>Worst Lobby Awards 2010<<

Source: www.iewonline.be

via CARFREE FRANCE

22 janvier 2010

Déclaration de l'ALBA suite au Sommet sur le climat de Copenhague

La déclaration suivante a été communiquée par l’Alliance bolivarienne
pour les peuples de Notre Amérique (ALBA) le 18 décembre face aux
résultats du Sommet de l’ONU sur le climat tenu à Copenhague.

Nous, les pays qui constituent l’ALBA, dénonçons devant le monde la
menace que les résultats de la Conférence des Nations Unies à Copenhague
posent pour l’avenir de l’humanité.

En premier lieu, le processus de négociations a été travesti par la
violation des principes essentiels du multilatéralisme. Ce processus a
été malhonnête, excluant et non transparent. Il a été non démocratique
car il ne reconnaissait pas l’égalité de tous. Il a été conçu pour
garantir la domination des positions d’un petit groupe de pays.

Notre réponse au changement climatique doit être conforme aux principes
de la Charte des Nations Unies. Ce processus a manqué de légitimité. Il
a violé tous les principes du multilatéralisme et de la Charte des
Nations Unies, surtout ceux concernant l’égalité souveraine de tous les
pays. La caractéristique principale de cette réunion c’est qu’un groupe
très restreint de pays, coordonné et convoqué par le Danemark, ont été
pendant les dernières semaines ont signé un accord qu’ils ont
unilatéralement nommé « parties intéressées », excluant la grande
majorité des pays du monde et ont ainsi établi des pays de première
classe et des pays de seconde classe. Alors que le président du Sommet a
envoyé aux pays de prendre en place les groupes de plus, afin de
continuer à éditer et nettoyer les textes qui ont été approuvés par les
particpants en tant que base de négociation, dans le même temps, le
Premier ministre danois a convoqué les présidents des un groupe de pays
pour modifier un document dans notre dos.

Une autre preuve de la nature exclusive de cet événement est l’appel
d’un groupe de présidents à huis clos, sans la participation de la
majorité et sans expliquer les critères sous-jacents de la sélection.

Il est clair que nous ne pouvons pas considérer la question du
changement climatique sans tenir compte de l’évolution du système. Le
modèle de production capitaliste et de consommation apporte la vie sur
la planète à un point de non retour et à un moment crucial dans
l’histoire humaine, et le débat dans de telles situations ne se réduit
pas à l’intérêt économique d’un petit groupe.

Jusqu’à présent, très peu a été accompli, mais il est important de
préserver les accords sur le climat actuel : la Convention-cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto.
Ce sont d’importantes plates-formes pour faire avancer la défense de la
vie. Ici nous avons un accord mondial politiques importants, où nous
tous conviennent que le changement climatique est un problème qui doit
être traitée d’urgence, et où les pays qui sont historiquement
responsables du problème ont convenu de s’engager à réduire les
émissions par des montants qui permettent le problème à résoudre.

Le scénario actuel est de voir tout cela un grand pas en arrière, et
nous oblige à oublier le Protocole de Kyoto. Dans ce sommet, nous
n’avons pas réussi à écrire des accords qui portent sur les obligations
des pays développés : d’établir des objectifs de réduction des émissions
ou d’établir une deuxième période d’engagements du Protocole de Kyoto.

Il ya des offres sur la table, mais aucun de les comparer. Les
États-Unis ne veulent pas s’engager sur la base des efforts des autres
pays développés. Les pays développés venu à cette réunion avec un ordre
du jour avant, et qu’ils violent toute procédure démocratique dans leur
tentative de l’imposer. Dans le Plan d’action de Bali, approuvé en 2007,
il a été convenu que les pays développés ont des obligations de
l’atténuation, à laquelle ils ajouteraient des mesures volontaires
d’atténuation des pays en développement.

Maintenant, les pays développés se sont consacrés à des malentendus du
Plan stratégique de Bali au cours des deux dernières années, afin
d’essayer d’utiliser cette manifestation de notre volonté d’unir nos
efforts en tant que moyen de transférer leurs engagements envers nous.
Les efforts et la volonté d’atténuer les pays en développement ne
peuvent pas être utilisés comme un moyen de nous manipuler et de nous
dire, après avoir détruit le monde, que maintenant notre tour de
l’atténuer afin qu’ils puissent continuer à contaminer et détruire sur
la base de leurs modes d’exploitation, la production et la consommation.

Il ya aussi la question des principes ici. Nations, nous, les pays en
développement, sont digne et souverain, et victimes d’un problème que
nous n’avons pas causée. Ce principe moral fondé sur la responsabilité
historique, est la raison pour laquelle les pays développés devraient
fournir des ressources suffisantes pour la mise en œuvre complète des
principes de la Convention.

La crise de l’environnement en raison de l’augmentation des températures
de l’atmosphère est une conséquence du système capitaliste, du motif
prolongée et non durables de production et de consommation des pays
développés, de l’application et l’imposition d’un modèle absolument
prédateurs du développement sur le reste du monde, et le manque de
volonté politique pour la réalisation pleine et effective des
engagements et des obligations découlant du Protocole de Kyoto.

Les pays développés ont surexploitées l’espace atmosphérique. Cette
dette climatiques dans le cadre plus large de la dette écologique
comprend une émission de la dette tant qu’elle comprend une dette
d’adaptation qui doit être respecté par les pays développés. Il ne
s’agit pas de charité ou une aumône, mais une obligation juridiquement liée.

Pays de catégorie 1 a accumulé un total de 1123 milliards de dollars en
dépenses militaires en 2008. Les États-Unis ont dépensé 711 milliards de
dollars en 2008, selon le budget pour l’année financière de 2009, qui
comprend 170 milliards de dollars pour les opérations militaires en Irak
et en Afghanistan. Donc le monde sait qu’ils ont la capacité, mais ce
qu’ils n’ont pas, c’est la volonté politique de répondre à leurs
obligations et engagements internationaux de lutte contre le changement
climatique. Ils tentent d’utiliser et d’abuser des besoins des plus
pauvres afin de forcer les accords illégaux. Aujourd’hui, à travers les
marchés du carbone, ceux qui causent les changements climatiques,
continuent de contaminer tout le poids des transferts de réduction des
émissions pour les pays en développement. Ils pensaient que, à
Copenhague, ils pourraient nous convaincre d’acheter leur droit à
contaminer, dans l’offre d’échange des promesses de quantités dérisoires
de l’argent.

1. Nous dénonçons fermement et nous demandons que les documents générés
par la présidence du Sommet, sans le mandat des participants, être
contestée et que nous pouvons affirmer notre position contre les groupes
d’amis du président ouvertement. Le président n’a pas garanti l’égalité
de participation à tous les niveaux, y compris au niveau présidentiel.

2. Nous réitérons notre engagement dans la lutte contre le changement
climatique et aux principes du protocole de Kyoto, aujourd’hui plus que
jamais d’actualité, dont le contenu nous considérons comme susceptible
d’être amélioré avec les décisions des participants, et les accords
ultérieurs, mais quelque chose que nous ne devrions pas laisser mourir.
La complexité des négociations récente nous a montré que les intérêts
économiques dans wont conflit permettent un accord si les pays en
développement n’accepteront pas le respect des principes.

3. En ce sens, nous exprimons notre volonté politique de continuer à
travailler dans le cadre de la Convention et du Protocole de Kyoto. La
relance de ces négociations devraient être fondées sur le respect,
l’inclusion, la transparence et la légitimité.

4. Nous rappelons que, si la conférence a échoué d’une manière
irréversible, les voix des jeunes qui savent que l’avenir est à eux, se
renforce. Ils dénoncent fermement les manœuvres des pays développés et
ils savent que la lutte va se poursuivre. Nous nous joignons à eux et à
leurs protestations, et nous saluons et les soutenir. Le peuple doit
rester sur leurs gardes.

Aujourd’hui plus que jamais, avant la manoeuvre lamentable qui a été
pratiquée à Copenhague pour les petits intérêts économiques, nous
réaffirmons que, « Ne changez pas le climat, changer le système !".

Traduit par Tamara Pearson pour Venezuelanalysis.com2.

22 décembre 2009

Discours d'Hugo Chavez à Copenhague



10 décembre 2009

Les aberrations de la viande


L'élevage émet davantage de gaz à effets de serre que tous les transports réunis. Pourtant, le rôle majeur de la surconsommation de viande et de l'élevage est systématiquement ignoré. Des solutions simples existent mais vont à l'encontre d'intérêts économiques. Face à l'inertie des pouvoirs publics, des citoyens, des personnalités* et des organisations se mobilisent.

Fabrice Nicolino, Pierre Rabhi, Allain Bougrain Dubourg,
Jean-Marie Pelt, Corinne Lepage, Jean-Paul Jaud,
Jean-Claude Pierre, Sandrine Bélier, Jean-Paul Besset et Franck Laval

sont en grève de la viande pour briser le silence !

Ils exigent dès aujourd'hui une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation et la souffrance animale. Ils réclament un moratoire sur l'élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de viande.

Lancement d'un site Internet sur les aberrations de la viande : viande.info

30 novembre 2009

Collectif Urgence Climatique et Justice Sociale 46- Ciné-débat


Le Collectif Urgence Climatique et Justice Sociale 46 (Attac Lot, NPA, Parti de Gauche, MJS, Mouvement Citoyen Lotois pour Sortir du Nucléaire, Mouvement Altermondialiste Lot, SDN Lot, les Verts, Europe Ecologie, CGT Chômeurs précaires du Lot, association Le Lot en Action, Libraithèque le droit à la paresse, Faucheurs Volontaires OGM 46)
appelle à se mobiliser contre les effets néfastes du réchauffement climatique.
L’avenir de la vie humaine exige que la limitation du réchauffement climatique devienne une priorité afin qu’il n’excède pas 2°C de plus durant le siècle en cours. Dans le cas contraire, les phénomènes et catastrophes climatiques ne seront plus du tout contrôlables..
Le sommet international de Copenhague (7 au 18 décembre 2009) aura pour tâche de  trouver un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2015.


Rendez-vous samedi 5 décembre à 20h00 à la Bourse du Travail de Cahors
FILM : « AGE OF STUPID »
DEBAT animé par M.C. Gamberini
des Amis de la Terre & Sortir Du Nucléaire 31
Entrée libre

27 novembre 2009

Le climat dans la tourmente des marchés

Dix jours avant Copenhague et quelques jours avant la conférence ministérielles de l'OMC, Attac France publie aujourd’hui un rapport qui démontre, face au changement climatique, les risques engendrés par les fausses solutions du marché.

À la veille du Sommet de Copenhague, les propositions avancées par les grandes puissances pour lutter contre le changement climatique ont un point commun : le marché est censé apporter les éléments d'un dépassement de la crise climatique.
Marchés du carbone, mécanismes de compensation, REDD, libéralisation du commerce des biens et services environnementaux, tous les dispositifs proposés menacent en réalité de transformer l’air que nous respirons, les forêts, les sols en marchandises et titres de propriété échangeables sur les marchés. L'OMC, réunie en conférence ministérielle à Genève du 30 novembre au 2 décembre, tente ainsi de regagner une légitimité avec le changement climatique, et affirme sans preuves que la libéralisation des échanges contribuera à l'enrayer.

Dans son rapport rendu public aujourd'hui, Attac France montre l'ampleur des risques écologiques, sociaux, politiques qu'induisent les réponses de marché au changement climatique. Ni les marchés du carbone ni la libre concurrence et le libre-échange généralisé ne sont des remèdes efficaces, ils exposent même la planète à de nouvelles déstabilisations.
Pour Attac, les pays industrialisés doivent reconnaître leur dette écologique et s'engager sur des propositions de financement public beaucoup plus ambitieuses à l'égard des pays en développement, que l’ONU estime à 240 milliards par an minimum d’ici 2020. Le financement de la lutte contre le changement climatique doit être organisé par les Nations unies et reposer sur une fiscalité globale et contraignante. Il doit s’accompagner de la remise en cause du régime de propriété intellectuelle promu par l'OMC qui, tout en assurant le piratage des ressources du Sud, empêche les transferts de technologie nécessaires pour assurer une transition vers des modèles de production et de consommation sobres en carbone.

Attac France,
Montreuil, le 26 novembre 2009


Télécharger le rapport : http://www.france.attac.org/spip.php?article10514

11 novembre 2009

A Copenhague sur deux roues !


Matthieu Monceau, adhérent aux Amis de la Terre Midi-Pyrénées et un cycliste militant,est parti de Toulouse le 9 novembre rejoindre le sommet de Copenhague...sur deux roues !
voir son itinéraire

L'avenir du climat planétaire se jouera à Copenhague ce mois de décembre 2009. C'est là que se réuniront les chefs d'états de tous les pays pour décider des mesures qu'ils sont prêts à prendre face au réchauffement (suite de Kyoto en 1997). Or les objectifs qu'ils annoncent actuellement ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux (par exemple, les Etats-Unis d’Amérique proposent une réduction de 7% des rejets de CO2 alors qu’il faudrait réduire d’au moins 40%).

Aujourd'hui déjà, tous les indicateurs sont au rouge. Le GIEC (groupement international d'expert climatique, regroupement de plus de 2500 scientifiques de tous les pays) n'exclue pas un réchauffement de plus de 5°C d'ici la fin du siècle. 5°C au niveau de la planète, c'est la différence entre la dernière ère glaciaire et aujourd'hui.

Laisser faire le réchauffement, c'est aller droit vers plus d'inondations, de tempêtes, de sécheresses, de pénuries d'eau, d'augmentation du prix des aliments, de famines dues aux mauvaises récoltes, de déplacements massifs de populations, de guerres, perte de biodiversité, etc. Ce serait un crime contre l'humanité.

Partout sur la planète, les citoyens doivent se mobiliser pour faire comprendre à leurs décideurs que la seule alternative possible sera d'adopter les mesures recommandées par les scientifiques et les ONG.

Les négociations se dérouleront du 7 au 18 décembre 2009 et un rassemblement devant le parlement de Copenhague est prévu le 12 décembre. Des personnes des quatre coins de la planète se rendront à ce rassemblement. (...)

Matthieu Monceau

source

 

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