Le point le plus stupéfiant du livre : ce désastre n'est pas un sujet.
Pas dans les campagnes électorales. À peine dans les médias.
En Chine, un parquet issu de chênes français. En France, des
massifs rasés, des sols dévastés, des promesses creuses. Pillage,
lobbies, illusions vertes - nos forêts souffrent en silence. Sophie
Coignard signe un livre-enquête sur le saccage programmé de nos forêts.
Chaque année, des milliers de grumes partent de nos campagnes en
direction des ports, puis de l’Asie. Elles reviennent sous forme de
lames de plancher ou d’objets de bazar — quand elles reviennent.
Voici un prototype de présentation concernant de multiples facettes de la catastrophe écologique et exposant d'éventuelles réponses que les humains pourraient apporter.
Quelques précisions s'imposent.
Les guerres, famines et épidémies à venir sont ici présentées comme inévitables, étant donné notre trajectoire civilisationnelle d'une part et les enseignements de l'Histoire de l'autre. En conséquence, il ne s'agit aucunement de prophéties millénaristes, mais d'une analyse rationnelle de la situation.
Il me semble par suite préférable (mais mes propos quant à la procréation n'engagent que moi) que les imminentes baisses de population soient choisies plutôt que subies. Cela posé, je demeure admiratif du panache des personnes qui mettent actuellement des enfants au monde, dès lors que celles-ci agissent en connaissance de cause (car il existe une différence fondamentale entre avoir conscience d'un problème et connaître finement ses causes, ses implications et son ampleur).
Ma démarcation d'avec la mouvance "écofasciste" est donc évidente, tant sur le terrain de la reproduction que sur celui de la violence. En effet, comme le soulignaient les grands sages qu'étaient H. D. Thoreau, M. K. Gandhi, M. L. King ou N. Mandela (insoupçonnables d'incitations à la violence gratuite), la non-violence est parfois inefficace... a fortiori face à l'ultraviolence caractérisant la mégamachine occidentale biodestructrice. Notre devoir consiste à y mettre un terme le plus rapidement possible, notamment par le biais d'actions décrites dans cette vidéo. Merci !
Le
gouvernement s'est engagé à planter un milliard d'arbres pour favoriser
la biodiversité et lutter contre les incendies. Hugo Clément et
l'équipe de "Sur le front" ont enquêté au coeur des forêts françaises et
découvert la réalité de ces chantiers de plantation. Bien souvent, il
ne s'agit pas d'agrandir la forêt ou de transformer une terre à
l'abandon en bois. Les arbres plantés remplacent simplement des arbres
coupés. Des exploitants forestiers profitent de subventions pour lancer
des projets de coupes rases. Le bois abattu est ensuite souvent broyé et
brûlé dans des centrales électriques.
Présenté par : Hugo Clément
Maison de production : Winter Productions / France Télévisions
C’est le projet qui cristallise toutes les tensions mais aussi
l’opposition entre deux visions de l’avenir : l’autoroute A69 qui
devrait relier Toulouse à Castres.
Près de 2000 scientifiques ont appelé Emmanuel Macron à renoncer à ce
projet “délétère et injustifiable”, plusieurs institutions
environnementales ont donné des avis défavorables, des dizaines de
personnes ont mis leur vie en danger, d’autres ont passé des semaines
entières perchés dans des arbres pour empêcher qu’on les abatte, des
milliers d’opposants se sont mobilisés, 61% des habitants dans le Tarn
et la Haute Garonne seraient favorables à l’abandon de l’autoroute et
pourtant le gouvernement ne veut rien entendre et annonce que l’A69 ira
“jusqu’à son terme” !
En dépit de toutes ces alertes, des recours en
justice toujours en attente, tout est fait pour accélérer le chantier.
Quitte à déloger les grimpeurs des arbres, à les mettre en garde à vue, à
violenter des militants pacifistes ou encore à arroser des manifestants
de lacrymogènes et de grenades de désencerclement pour déloger une ZAD
lors de ce week-end de mobilisation.
Jusqu’où ira le passage en force ? S’il ne peut pas y avoir de dialogue
démocratique sur un projet qui concentre autant d’oppositions alors
comment imaginer la suite pour tous les autres projets polluants ? Tous
les autres débats qui vont être créés par la transition écologique ?
Les activistes, à l’image du médiatique Thomas Brail, ne demandent
qu’une chose : une suspension des travaux le temps de mettre en place
une médiation et de mener une expertise socio-économique indépendante. 2
processus qui pourraient mener à un moratoire, une consultation
publique ou un référendum local. Référendum auquel 82% des habitants
impactés seraient favorables.
Alors que raconte la lutte contre l'autoroute A69 ? Pourquoi ce projet
est-il tant décrié ? Quels sont les arguments pour le mener jusqu’au
bout ? Et que s’est il joué lors de ce week-end de mobilisation ?
Réponses dans ce décryptage reportage de Paloma Moritz.
Intervention d'Aurélien Barrau à la conférence #BEYONDGROWTH en partenariat avec LIMIT au Parlement UE. Spécialisé en relativité générale, physique des trous noirs et cosmologie, il est directeur du Centre de physique théorique Grenoble-Alpes et travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble.
Professeur à l'université Grenoble-Alpes, il travaille sur sur la gravité quantique. Il est aussi docteur en philosophie et militant écologiste.
Tandis que le climat se réchauffe à un rythme sans précédent, la biodiversité s’appauvrit plus rapidement que jamais dans l’histoire de l’humanité. Et ce déclin menace nos conditions de vie. Pourtant, on n’en parle si peu. Comme si la “nature” nous était extérieure. Alors que la biodiversité, c’est le tissu vivant de notre planète, l’humain en fait évidemment partie.
Pour comprendre ce qu’est la biodiversité, en quoi son effondrement nous concerne directement, et pourquoi nous devons absolument la préserver pour vivre mais aussi éviter de nouvelles épidémies, entretien avec Gilles Boeuf, biologiste, ancien président du muséum d’histoire naturelle et grand spécialiste de ces questions.
Ce 18 janvier 2022, une nouvelle catastrophique vient de tomber. Des scientifiques du Stockholm Resilience Center (SRC) confirment que nous avons franchi une 5e limite planétaire : la limite “pollution chimique” ou “introduction d’entités nouvelles dans la biosphère“. La 5e, sur les 9 limites planétaires identifiées.
Cette nouvelle est pourtant complètement passée inaperçue. En France, aucun média mainstream n’y a consacré du temps, préférant débattre sur la dernière sortie de Zemmour ou sur les vacances de Jean-Michel Blanquer. Une forte impression de vivre le film Don’t Look Up, ou de revivre la sortie du rapport du GIEC, quand les médias avaient préféré s’intéresser à Messi. Nous parlons tout de même ici d’une menace de la stabilité des écosystèmes mondiaux dont l’humanité dépend.(..)
Le déploiement de la 5G est un sujet chaud dans l’actualité. Débats, controverses, fake news,
arguments plus ou moins sérieux : tout le monde s’en donne à cœur joie.
L’occasion de faire un point rapide pour vous briefer sur les impacts
environnementaux de la 5G.
C’est quoi la 5G ?
Commençons
par rappeler que la 5G est la 5ème génération (5G) de technologie de
transmission de données numériques par onde électromagnétique.
Les longueurs d’onde utilisées seront 3,6 GHz pour commencer, puis autour de 26 GHz..
Depuis des années, des kilomètres de grillage sont érigés en Sologne par de grands propriétaires qui clôturent leurs territoires. Cette pratique s’est amplifiée pendant le confinement et révolte de nombreux Solognots. Car les premières victimes, ce sont les animaux, littéralement pris au piège dans ces enclos infranchissables.
En France, on
peut déterrer et massacrer les renards toute l’année, y compris pendant
la période de reproduction. Cette pratique sadique ne laisse aucune
chance aux animaux. Nos enquêteurs ont infiltré ce milieu dangereux et
opaque, pour témoigner de tueries qui font froid dans le dos.
Trois
renardeaux nouveau-nés sont traqués des heures durant jusqu’à finir
frappés et mordus à mort, devant des mineurs. À l’étranger, cela ferait
l’objet d’un signalement à la protection de l’enfance. Ici, un garçonnet
en classe maternelle et un préadolescent vont assister au massacre.
Pire, celui de 12 ans est un « apprenti », encouragé..
C’est ce qu’aura au moins prouvé le coronavirus en quelques
jours, avec le rétablissement d’un air plus pur et le recul massif des
émissions de CO2. Les chasseurs confinés voient leur activité reléguée à la même enseigne que le freesbee de plage. Une occasion de rappeler à la fédération nationale des chasseurs qui présente les chasseurs comme les premiers écologistes de France que leur pratique n’est qu’un « loisir » parmi d’autres, et non une activité d’intérêt général.
La chasse, une activité non vitale pour la nation
Le 17 mars, Willy Schraen, en sa qualité de président de la
fédération nationale des chasseurs, s’exprimait sur les réseaux sociaux
pour informer les « amis chasseurs » des consignes de confinement les
concernant.
La première annonce se voulait rassurante : si la chasse en groupe reste interdite, par contre, la chasse individuelle et les activités de piégeage et d’agrainage (nourrissage des sangliers) sont autorisées, sous réserve d’être seul.e et de respecter les gestes barrières. Tollé général auprès des associations de protection de l’environnement (..)
Les amérindiens d'Amazonie craignent un génocide, ébranlés par la pandémie de Covid-19 et l'accélération soudaine de la déforestation en temps de confinement.
Alors que le Brésil, le Suriname mais aussi la France mettent en place des politiques de soutien aux miniers et aux bûcherons, les peuples autochtones sont de plus en plus en contacts avec les "garimpeiros", porteurs des virus.
En soutien aux peuples autochtones confinés, une ONG, Planète Amazone a lancé une campagne pour approvisionner les villages confinés.
C’est un double scandale que nous dénonçons aujourd’hui.
Le 6 avril et dans la nuit du 9 au 10 avril, trois loups ont été abattus dans la Drôme par des louvetiers.
Deux de ces loups abattus étaient des louves dominantes, de deux
meutes différentes, qui étaient pleines ! Si le tir de femelles pleines
d’une espèce protégée est déjà un non sens, cela signifie aussi un
risque maximal d’éclatement des meutes. Avec souvent pour conséquences
immédiates un report de prédation sur des proies plus faciles à attraper
que des proies sauvages, les troupeaux domestiques..
Serait-ce un pangolin ? Une chauve-souris ? Ou même un serpent, comme on a pu l’entendre un temps avant que cela ne soit démenti ? C’est à qui sera le premier à incriminer l’animal sauvage à l’origine de ce coronavirus, officiellement appelé SRAS-CoV-2 (1), dont le piège s’est refermé sur plusieurs centaines de millions de personnes, placées en quarantaine ou retranchées derrière des cordons sanitaires en Chine et dans d’autres pays. S’il est primordial d’élucider ce mystère, de telles spéculations nous empêchent de voir que notre vulnérabilité croissante face aux pandémies a une cause plus profonde : la destruction accélérée des habitats.