25 octobre 2016

La marche de femmes israéliennes et palestiniennes pour exiger la paix

 
(...) La marche de l’espérance exige la relance des négociations entre les gouvernements israéliens et palestiniens pour que la paix existe entre les générations futures.

Plus de trois mille femmes palestiniennes et israéliennes ont marché durant des semaines jusqu’à la résidence du dirigeant israélien, Benjamin Netanyahu, pour exiger un accord de paix entre les deux nations .
(...)

 

3 décembre 2015

Tsipras voue allégeance à Netanyahou


18 novembre 2015

Michel Collon : « Eh, Zemmour, je vis à Molenbeek ! Et toi ? »


 L'écrivain Michel Collon répond à la proposition du polémiste Eric Zemmour de bombarder la commune de Molenbeek

Investig'action | 17 novembre 2015, par Michel Collon

Désolé pour le tutoiement, mais le respect, ça se mérite. Or, tu viens de proposer de « bombarder Molenbeek ». Et il se trouve que moi je vis dans cette commune de Bruxelles, puisque notre bureau d’Investig’Action s’y trouve. Donc, le respect, eh bien, je ne suis pas certain que tu y aies droit.

Avant de mourir, puis-je te poser deux ou trois questions qui me tracassent ? D’abord, comptes-tu bombarder l’ensemble de Molenbeek (environ cent mille habitants) et donc aussi mon quartier ? Ou bien procéderas-tu seulement à des « frappes chirurgicales » ?

Tu sais, comme celles de tes potes de l’armée US, dont les missiles et les drones tuent chaque jour des enfants, des femmes et des vieux en Afghanistan et ailleurs. Ou bien comme celles de ton pote Sarkozy qui a massacré plein de petits gosses en Libye, dont j’ai pu, étant sur place pendant les bombardements, voir les « déchets », c’est le seul mot qui convient pour ces morceaux de viande qu’étaient devenus de petits gosses charmants sous les missiles humanitaires de tes amis. Mais as-tu bien réfléchi, Eric ? Bombarder des innocents et semer la haine, ne crois-tu pas que c’est justement cela qui produit des terroristes ?

Ensuite, peux-tu me dire où tu habites afin que nous soyons sur pied d’égalité ? Certains disent que dans les beaux quartiers où j’ai l’impression que tu vis (je ne sais pourquoi, mais je t’imagine difficilement dans une cité ouvrière), dans ces beaux quartiers des Ferrari et du foie gras, c’est là qu’on trouve l’élite française, tu sais, celle des actionnaires du CAC 40 qui tremblent de joie quand Lagardère vend à l’Arabie saoudite les missiles qui tuent les gens au Yémen, ou quand Dassault refile des bombardiers à Netanyahou ?

Enfin, puisque tu sembles avoir des missiles en trop, ne penses-tu pas qu’il faudrait – dans ta logique – prendre pour cibles ceux qui ont armé, financé et acheminé vers la Syrie les terroristes dont certains sont maintenant revenus commettre les mêmes atrocités en France ? Est-ce malin de ta part de frapper des exécutants qui forcément seront remplacés ? Ne ferais-tu pas mieux de t’en prendre plutôt aux commanditaires ? Tu ne sais pas où les trouver ?

Je vais t’aider. Un certain Laurent Fabius (j’ai pas son adresse, mais ça doit se trouver dans l’annuaire) a déclaré en 2012 : « Al-Nosra fait du bon boulot en Syrie ! » Un certain Bernard-Henri Lévy est allé fraterniser avec la section d’Al-Qaida en Libye. Un certain François Hollande a été vu fréquemment en compagnie des cheikhs saoudiens, tu sais ceux qui empoisonnent le cerveau de ces jeunes. Un certain Alain Juppé est allé embaucher pour la sale guerre contre la Syrie le Turc Erdogan : tu sais, celui qui déroule un tapis rouge aux terroristes depuis l’aéroport d’Ankara jusqu’à la frontière syrienne et celui aussi qui aide Daesh à vendre son pétrole ?

Ah oui, en passant, Eric, j’aimerais te dire que Molenbeek est une commune très chouette à vivre, les gens y sont très chaleureux, bien sûr il y a quelques brebis galeuses (à Monaco, aussi, tu ne crois pas ?). Et donc je t’invite à venir la visiter en ma compagnie. Tu rencontreras des gens souvent assez pauvres mais qui essaient de s’en sortir. Parce que c’est curieux, mais quand on s’appelle Mohamed ou Karim, il est plus difficile de trouver un job que lorsqu’on s’appelle Eric ou Michel, tu comprends ça ? Et donc c’est là que se concentre la pauvreté à Bruxelles.

Parce que tes amis du patronat se fichent bien que tout le monde ait un emploi et un avenir, ce qui les intéresse au contraire, c’est de gagner un maximum en payant le minimum, et pour ça, plein de chômeurs qui font pression sur le niveau des salaires, c’est bon pour les affaires, non ? A Molenbeek, si tu veux bien quitter tes beaux quartiers, juste pour un jour, tu rencontreras plein de gens qui ont juste envie qu’on cesse de diaboliser les musulmans, qu’on les reconnaisse dans leur dignité et qu’on donne une chance à leurs enfants.

Quand je demandais ton adresse, Eric, je plaisantais bien sûr, raccroche ton téléphone, le 112 est déjà assez chargé. Non, mes seules armes, ce sont les raisonnements basés sur des faits. Donc, je te lance un défi. N’ayant jamais eu l’honneur d’être invité à débattre avec toi dans les grands médias français, je te propose de combler cette lacune. Examinons ensemble qui est responsable de tout ce carnage. Et laissons le public en juger.

Où tu veux, quand tu veux.

Notes :

1) - http://www.lesoir.be/1045840/articl...

2) - Michel Collon, Je suis ou je ne suis pas Charlie ?, Investig’Action, 2015, chapitres 3 et 4.

3)- 12 décembre 2012, Marrakech.

4) - http://michelcollon.info/Pourquoi-B... Michel Collon, Libye, Otan et médimensonges, Investig’Action, 2011, p. 150-153.

5) - http://www.lefigaro.fr/internationa...

Source : www.francais.rt.com/www.investigaction.net
  

18 juillet 2014

Notre ami, c'est le terrorisme, le bon terrorisme



Quadruppani | 18 juillet 2014

Appliqué à réaliser le scénario mis au point par la très fasciste Ligue de Défense Juive (provocation sur le net, exactions protégés par les CRS, hurlements à l'antisémitisme) et tandis que la justice applique avec détermination l'habituel "deux poids deux mesures" (aucune poursuite contre les fachos à kipa, lourde condamnation, dans des conditions ignobles, d'un manifestant pro-palestinien) Manuel Valls fait interdire la manifestation en soutien à Gaza de samedi. Comme l'a fait remarquer l'UJFP par la voix de sa présidente, en aucun autre pays au monde, on ne voit une telle interdiction. L'infernale ritournelle de l'antisémitisme collée à toute manifestation contre la politique criminelle de l'Etat colonialiste qui a volé le beau nom d'Israël a encore fait ses preuves. Entre les massives manifs du peuple de gauche d'il y a vingt ou trente ans, et les effectifs des quelques milliers de courageux d'aujourd'hui, il y a eu ce bulldozer idéologique, bien aidé aussi par la haine djihadiste de quelques sectes obscurantistes dont la naissance fut, en son temps, largement encouragée par les gouvernants, d'Alger à Jérusalem en passant par le Caire (sans parler de notre ami le roi d'Arabie).
Les canons qui tuent des enfants sur une plage sont un exemple de ce terrorisme étatique qui, autrefois, suscitait autre chose qu'une larme humanitaire: on ne s'arrêtait pas au pathos, on discutait politique, il pouvait arriver de lire des articles critiques envers le léninisme armé et la corruption des organisations palestiniennes, mais qui restaient capables de distinguer entre ceux qui subissent l'apartheid et ceux qui l'appliquent. Aujourd'hui, le principal terroriste, Nétanyahou, et son quarteron de ministres drogués à la haine anti-arabe peuvent tuer par centaines, blesser par milliers, faire vivre dans des conditions carcérales des millions de palestiniens, ils ne suscitent plus que des regards énamourés de la Sarkhollandie et l'infini respect des médias dominants - capables,
maximum de leur courage, de renvoyer dos à dos massacreurs et massacrés.
Telle est notre époque. Espérons qu'il viendra vite, le jour où on la considèrera massivement avec les sentiments qu'elle mérite.
 
 

30 mai 2014

Netanyahu et le dalaï-lama, à nouveau réunis



Le Grand Soir | par André Lacroix | 30 mai 2014

On se souvient que les funérailles de Nelson Mandela s’étaient déroulées en l’absence remarquée du premier ministre israélien et du 14e du dalaï-lama (voir LE GRAND SOIR du 19/12/2013, http://www.legrandsoir.info/deux-absences-remarquees-aux-funerailles-d...). Voilà que ces deux messieurs se trouvent à nouveau réunis, cette fois par leur réaction fort semblable à l’élection du nouveau premier ministre indien.


Le 16 mai 2014, le nationaliste hindou Narendra Modi remportait les élections en Inde. Dès l’annonce de cette victoire, les premiers à l’en féliciter ont été Benjamin Netanyahu et … le dalaï-lama.

L’hommage de Netanyahu était attendu. Entre « le seul État démocratique » du Proche-Orient et « la plus grande démocratie » du monde, les liens ne datent pas d’hier, comme le rappelle la journaliste indépendante Aditi Bhaduri : La visite d’État de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon en 2002 - le premier et jusqu’à présent seul Premier ministre israélien à se rendre en Inde - était un tournant dans les relations bilatérales. Des liens ont été depuis de bon ton (…) Israël est le plus grand fournisseur d’armes de l’Inde et les deux pays cherchent la coopération dans un éventail de secteurs, notamment l’agriculture (voir site « i24 news » du 17/05/2014).

Et surtout, le BJP, le parti nationaliste hindou de Modi n’a jamais caché son admiration pour l’Etat juif. Durant les dix années où il a dirigé l’État du Gujarat, Narendra Modi s’est fait remarquer non seulement par ses succès économiques, mais aussi par son discours islamophobe. Au nom de l’hindouisme, il a pratiqué vis-à-vis de ses concitoyens musulmans une politique extrêmement dure qui n’est pas sans rappeler la politique menée par Israël au nom du judaïsme vis-à-vis des populations palestiniennes.

Les 175 millions de musulmans que compte l’Inde ont sans doute quelques soucis à se faire. Car comme l’écrit Christophe Jaffrelot, Directeur de recherche au CNRS, le but [des nationalistes hindous du Gujarat] n’était pas seulement de piller et de détruire des biens privés – même si cela a aussi eu lieu – mais bien de massacrer et de chasser les intrus (…) Il s’agissait bien d’éliminer toute trace de présence musulmane (Les violences entre hindous et musulmans au Gujarat in Revue Tiers Monde, t. XLIV, n° 174, avril-juin 2003, p. 361). Modi pourrait-il appliquer à l’Inde entière cette politique de purification ethnique qui fait inévitablement penser à celle pratiquée par le gouvernement israélien en Cisjordanie et sur le plateau du Golan ? Peut-être pas : étant donné que l’Inde fait aujourd’hui partie du BRICS multiethnique et multiculturel, Modi sera sans doute obligé de modérer ses pulsions confessionnelles.

Le deuxième personnage à s’être manifesté au soir du 16 mai n’est autre que le dalaï-lama qui, dans une lettre à Modi, l’a félicité de son élection à la tête de la plus grande nation démocratique au monde. Mais l’Inde, c’est aussi un pays où travaillent 40 millions d’enfants et où des dizaines de milliers de paysans, livrés au chantage de Monsanto, se sont suicidés. Le dalaï-lama n’aurait-il pas pu y faire allusion auprès de Modi, justifiant ainsi sa réputation compassionnelle ? Aurait-il craint d’indisposer les nouveaux dirigeants d’un État qui lui accorde l’hospitalité depuis plus d’un demi-siècle ?

Par ailleurs, que pensent de cet axe bouddho-hindouiste les Hui (musulmans chinois) vivant au Tibet depuis des siècles ? Il convient de rappeler qu’il y a deux grandes mosquées à Lhassa, la verte et la rose : qu’adviendrait-il de la minorité musulmane si ‒ ce qu’à dieu (!) ne plaise ‒ le Tibet devenait un État bouddhiste régi par le dharma ? Cette hypothèse reste heureusement à l’état de fantasme : tant qu’ils seront protégés par leur statut de citoyens de la République laïque de Chine englobant la Région autonome du Tibet, les musulmans tibétains pourront vivre en paix.

Dernière question : le dalaï-lama n’a-t-il pas déclaré solennellement en 2011 qu’il renonçait à toute activité politique ? Sous sa robe religieuse, il n’a pas cessé pour autant de multiplier les prises de position politiques partout dans le monde. Derniers exemples : le 5 novembre 2013, il se mêle du conflit territorial opposant le Japon et la Chine sur les îles Diaoyou. Le 21 février 2014, il est reçu par Obama. Le 22 avril 2014, il apporte son soutien au premier ministre conservateur du Japon Shinzo Abe et à … sa politique nucléaire. Ne serait-il pas temps que l’« Océan de sagesse » prenne exemple sur l’ex-pape Benoît XVI en se retirant dans un monastère et en cessant de se produire sur un échiquier géopolitique manipulé par d’autres ?
André Lacroix
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Lire également sur le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info/au-japon-le-dalai-lama-apporte-un-soutien-inattendu-au-nucleaire-25372.html

14 décembre 2013

Pourquoi Netanyahu n'était pas aux obsèques de Mandela


19 novembre 2012

STOP à la propagande des collabos !



Désobéissance Civile  | Le 18 novembre 2012

La prose des médias de référence est à gerber. A l’unisson avec le feu vert donné par Hollande à Netanyahou lors de sa visite en France : "tu peux y aller !". Mais bien sûr, ils sont tous pour la paix, et Hollande a même téléphoné à Netanyahou pour lui dire de "ne pas répondre aux provocations" (sic). Israël assassine des bébés, des journalistes, terrorise toute une population sur un territoire qui n’est pas le sien, et Le Monde titre : "Gaza : un problème pour Israël depuis 64 ans" !!

 

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