20 avril 2022

Un expert de l’ONU rédige un dossier complet sur Julian Assange : "Journalistes, ceci vous concerne"

Nils Melzer, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, avait refusé de rendre visite à Julian Assange avant 2019. Il était totalement d'accord avec la version des médias, jusqu'à ce qu'il commence à y regarder de plus près, à lire les rapports et rende visite à Assange. Trois ans plus tard, il écrit "The Trial of Julian Assange - A Story of Persecution", un appel urgent à tous les journalistes. "Ce qui arrive à Assange vous concerne tous".

28 janvier 2022

Anticor Le prix éthique anticorruption décerné à Julian Assange

Copie d'écran
 

Anticor | 23 janvier 2022

Julian Assange, combattant de la liberté, prix éthique Anticor

En janvier 2008, WikiLeaks publie des documents d’une banque suisse, et les relevés bancaires des clients qui avaient un compte dans une filiale aux Îles Caïmans. C’était la première grande fuite qui dévoilait la richesse confisquée aux nations.

En 2010, WikiLeaks publie une vidéo de l’armée américaine montrant des civils tués gratuitement par un hélicoptère à Bagdad. D’autres documents permettent de savoir que la guerre a fait 66 000 victimes civiles et que l’armée américaine avait livré plusieurs milliers d’Irakiens à des centres de détention pratiquant la torture. Ces documents révèlent des crimes de guerre et les mensonges de l’histoire officielle.

En 2015, Wikileaks révèle que des présidents français ont été espionnés par les États-Unis: Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient sur écoutes. Et les informations étaient partagés avec l’Australie et le Royaume-Uni. L’ampleur des pratiques d’espionnage entre pays qui se disent amis était inconnue jusqu’alors.

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks est un combattant de la liberté.
Il s’est battu pour nous, pour notre droit de savoir. Il s’est battu contre la raison d’État. Il s’est battu pour mettre en place un système de renseignement au service de la vérité et des citoyens.

Il a fait tomber des mises en scène dans lesquelles des pouvoirs s’autorisent la transgression des lois et le refus des règles communes. Il a exposé le pouvoir a la lumière du soleil.

Il paie aujourd’hui prix de son courage. Contraint de se réfugier à l’ambassade de l’Équateur à Londres en juin 2012, il y reste 6 ans et 9 mois sans voir la lumière du jour. Il est depuis dans une prison de haute sécurité, prisonnier politique dans un pays qui se dit respectueux des droits fondamentaux. Le rapporteur aux droits de l’homme de l’ONU a pourtant constaté qu’il était détenu dans des conditions d’oppression, d’isolement et de surveillance non justifiées.

Celui qui dénonce un crime ne peut être traité comme celui qui commet un crime. Sauf quand le pouvoir est criminel.

Sans doute, la justice permet cette suprême injustice. Cela nous renvoie à ce qu’écrivait Montesquieu: « Il n’est pas de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et sous les couleurs de la justice ».

Nous soutenons Julian Assange, car il a eu le courage de chercher la vérité et de la dire, et de refuser la loi du mensonge triomphant.
Nous le soutenons parce qu’il n’a pas seulement dénoncé l’injustice. Il a donné sa vie pour la combattre.
Nous le soutenons parce que les hommes qui se taisent alors qu’ils devraient protester, deviennent des lâches.

Journaliste et lanceur d’alerte, il incarne la cause de la justice, de la liberté et de la vérité. C’est donc aussi une cause pour nous tous, citoyens français..

Car la déclaration des droits de l’homme de 1789 proclame que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme ».

Car le préambule de la déclaration de 1946 proclame, au sortir d’un des moments les plus tragiques de notre histoire que : « Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République ».

Car enfin, nous nous souvenons de ce que proclamait la Constitution de 1793 : « Tout étranger qui a bien mérité de l’humanité sera admis comme citoyen français. »

Nous pensons que nos dirigeants successifs, en refusant d’accorder l’asile a Julian Assange, ont trahi l’honneur et les principes qui fondent la République.

Pour finir, je vous rappellerai le destin d’un autre homme, qui a été jugé comme déserteur et condamné à mort par l’État français. Il nous disait que la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et qu’elle ne s’éteindra pas. Cet homme était à Londres en 1940. C’était Charles de Gaulle.

C’est pourquoi nous avons aujourd’hui l’honneur de remettre cette petite Marianne, symbole de notre pays, à celui qui nous a montré une voie pour changer le monde et le rendre meilleur. Car nous savons qu’il porte toujours en lui et pour nous tous cette flamme de la résistance.

Source :

 https://www.anticor.org/2022/01/23/julian-assange-prix-ethique-anticor/

14 janvier 2021

La saga Assange: Le vrai journalisme est criminellement fou


L’objectif ultime de l’inquisition post-vérité du lanceur d’alerte Julian Assange est son renvoi dans le système pénal du goulag américain.

Par Pepe Escobar
 

La synchronicité aime décidément bien les murs de miroirs.

La saga Julian Assange semble être entrée dans un nouveau chapitre car il était, en théorie, en route vers la liberté – conditionnelle – lundi dernier, un jour seulement après le premier anniversaire de l’événement qui a démarré les Années Folles : l’assassinat du major général iranien Qassem Soleimani.

Le sort du journaliste que l’Empire cherche à supprimer a ainsi été juxtaposé au sort du guerrier/diplomate que l’Empire avait déjà supprimé.

Deux jours plus tard, Assange a été réincarcéré de facto exactement au moment où l’Empire était frappé par une « insurrection »  ...

 

20 octobre 2020

La campagne sans précédent et illégale pour éliminer Julian Assange (The Intercept)

Charles GLASS 

Assange ne bénéficierait jamais d’un procès équitable aux États-Unis, mais il n’en bénéficie pas non plus en Grande-Bretagne.

Pendant les 17 jours de l’audience d’extradition de Julian Assange à Londres, les procureurs ont réussi à prouver à la fois les crimes et la conspiration. Le coupable, cependant, n’était pas Assange. Au lieu de cela, les contrevenants et les conspirateurs se sont avérés être les gouvernements britannique et américain. Les uns après les autres, les témoins ont décrit en détail les mesures illégales prises pour violer le droit d’Assange

 (...) 

Suite sur LGS..


6 mars 2020

"Un système meurtrier est en train de se créer sous nos yeux"

Une allégation de viol inventée et des preuves fabriquées en Suède, la pression du Royaume-Uni pour ne pas abandonner l’affaire, un juge partial, la détention dans une prison de sécurité maximale, la torture psychologique - et bientôt l’extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre. Pour la première fois, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, parle en détail des conclusions explosives de son enquête sur le cas du fondateur de Wikileaks, Julian Assange.

25 février 2020

#FreeAssange : Signez contre l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis !


À quelques jours de son procès, RSF s’oppose fermement à la menace d’une extradition de Julian Assange vers les États-Unis, où il risque jusqu’à 175 ans de prison pour avoir transmis des informations d’intérêt général à des journalistes.


Le recours à “l’Espionage Act” par l’administration Trump pourrait entraîner la condamnation de Julian Assange à 175 ans de prison. Cette procédure marque un dangereux précédent pour tous les journalistes ayant publié des informations classifiées d’intérêt général.(..)


11 février 2020

Appel : « Il faut remettre Julian Assange en liberté »

Le 6 février, Günter Wallraff (journaliste d'investigation), Sigmar Gabriel (ancien ministre fédéral des Affaires étrangères), Gerhart Baum (ancien ministre fédéral de l'Intérieur) et Sevim Dagdelen (membre du Parlement fédéral) ont présenté l'appel « Il faut remettre Julian Assange en liberté » lors d’une conférence de presse fédérale à Berlin, qui a été signé par plus de 100 personnalités de la politique, des sciences, de la culture et des médias.15 500 personnes ont signé l'appel depuis lors.


Nous sommes profondément préoccupés pour la vie du journaliste et fondateur de Wikileaks, Julian Assange, qui est détenu depuis plus de six mois dans la prison britannique de haute sécurité de Belmarsh, dans un état de santé critique, dans l’attente d’une extradition vers les USA. Nous soutenons l'appel du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, à la libération immédiate de Julian Assange pour des raisons médicales et pour des raisons d'État de droit.

De 2012 à 2019, Julian Assange a obtenu l'asile politique à l'ambassade équatorienne avant d'être menacé d'extradition vers les USA, mais il a été là aussi rapidement surveillé, isolé et harcelé de manière systématique. Le rapporteur spécial des Nations unies avait rendu visite au fondateur de WikiLeaks emprisonné à Belmarsh le 9 mai 2019 avec une équipe de médecins et avait par la suite rapporté qu'il présentait « tous les symptômes typiques des victimes de torture psychologique prolongée ».

Six mois plus tard, M. Melzer a averti que le gouvernement britannique avait ignoré son appel et n'avait au contraire « rien montré d'autre que du mépris pour les droits et l'intégrité de M. Assange ». Il a continué à être isolé et surveillé dans des conditions inutilement stressantes, qui ne sont pas justifiées pour une simple détention en vue d'une extradition et qui pourraient même mettre sa vie en danger. Julian Assange, par exemple, devait passer 22 à 23 heures par jour seul dans sa cellule sans aucune raison valable. Tout contact humain normal avec d'autres prisonniers est strictement interdit et sa préparation au procès est systématiquement compromise. Dans une lettre ouverte, plus de 60 médecins ont demandé qu'Assange soit transféré au CHU, son état de santé étant désormais considéré comme une menace pour sa vie.
Julian Assange est actuellement emprisonné uniquement dans le but d'empêcher son évasion dans le cadre de la procédure d'extradition en cours vers les USA, où il est accusé d' « espionnage » pour avoir révélé des crimes de guerre et est menacé de 175 ans de détention en isolement.

Il est clair que dans les conditions actuelles de détention, Julian Assange ne pourra pas se rétablir ni préparer sa procédure d'extradition, qui doit commencer le 24 février 2020. Tous deux constituent de graves violations des droits de l'homme fondamentaux et des principes de l'État de droit, rendent impossible un procès équitable et exposent Julian Assange à des souffrances et des risques sanitaires considérables.
Nous rappelons aux médias allemands qu'Assange est l'un des leurs et que la défense de la liberté de la presse est une question fondamentale de la démocratie.

Nonobstant les allégations faites contre Assange, pour les raisons médicales et de droits humains exposées ci-dessus, nous demandons instamment à la Grande-Bretagne de libérer immédiatement Julian Assange afin qu'il puisse se rétablir sous surveillance médicale spécialisée et exercer ses droits fondamentaux sans entrave.

Nous demandons également au gouvernement allemand de faire des démarches auprès du gouvernement britannique à cet effet.



 
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_21505.jpg

  

 Source : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=28059
 

28 décembre 2018

Julian Assange seul face au silence médiatique


Il était une fois un informaticien lanceur d’alerte qui, avec une poignée de cyber-activistes, avait fondé un média d’information – Wikileaks – révélant au monde entier des crimes de guerre, des intrigues géopolitiques et des stratégies d’espionnages de grande ampleur..
 
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