12 mars 2026

Dix jours de guerre ont empoisonné le golfe Persique pour une génération

 


120 incidents environnementaux dans 11 pays en 72 heures. Comment la guerre contre l’Iran contamine l’air, l’eau et les écosystèmes marins du Golfe pour des décennies.
Mohammed Omar, House of Saud, 10/3/2026
Traduit par Tlaxcala
 

RIYAD — Dix jours de missiles iraniens, d’essaims de drones et de frappes aériennes de représailles ont tué des dizaines de personnes et poussé le pétrole au-dessus de 110 $ le baril. Mais la victime la plus durable de la guerre est peut-être invisible aux caméras satellites et aux radars de poursuite de missiles : le golfe Persique lui-même. L’Observatoire des conflits et de l’environnement (CEOBS) a déjà catalogué 120 incidents environnementaux dans onze pays en à peine soixante-douze heures de combats, et ce nombre continue d’augmenter. Les raffineries en feu à Téhéran, Ras Tanura, Fujaïrah et Abou Dhabi déversent des milliers de tonnes de particules cancérigènes dans un ciel partagé par 150 millions de personnes. Des pluies noires acides sont tombées sur des villes iraniennes. Du pétrole brut fuit de pétroliers endommagés dans des eaux si peu profondes et fermées qu’une seule marée noire majeure met des années à se disperser. Les usines de dessalement — l’unique source d’eau potable pour des dizaines de millions de personnes — se trouvent à portée de missile d’un belligérant qui a déjà démontré sa volonté de frapper des infrastructures civiles. Les dommages environnementaux causés par la guerre de 2026 contre l’Iran pourraient prendre une génération à être réparés, et la facture de la remise en état n’a même pas encore commencé à être chiffrée. (..)

Suite de l'article 

4 mars 2020

BHL d’Arabie

 

Une visite à Riyad · Le 15 février 2020, quelques jours avant qu’une série de raids de l’alliance militaire menée par l’Arabie saoudite ne fasse des dizaines de victimes civiles au Yémen où cette coalition poursuit depuis de longues années une guerre atroce, Bernard-Henri Lévy était à Riyad. Non pour dénoncer ces crimes de guerre, mais pour plaider une « alliance » avec le régime. 

 

14 mars 2018

On tue aussi à Afrin

Alors que les regards sont dirigés vers la Ghouta, cette banlieue de Damas où se déroule une guerre sans merci entre l’armée syrienne et les groupes islamistes qui s’y trouvent, une autre guerre non moins impitoyable a lieu au nord-ouest de la Syrie. À Afrin, plus précisément.


Suite sur le blog de Claude El Khal ... 

2 mars 2018

Leak : un câble diplomatique dévoile la « stratégie occidentale » de partition de la Syrie


Richard Labévière vient de publier en exclusivité sur le site Proche & Moyen-orient.ch le compte-rendu d’un télégramme diplomatique britannique “leaké” [photo] révélant crûment la stratégie belliciste de la coalition occidentale au Moyen-Orient.  À partager absolument (aucune trace de cette info dans les médias français)...

Chroniques du yéti

16 octobre 2016

Conflit Mondial pour un Gazoduc ? Puisque vous n’y comprenez rien, … Lisez !



Mais que veut et que cherche tout ce petit Monde ?, … Irak, Syrie, Libye, Yémen, Turquie, Qatar, Arabie Saoudite, Russie, États-Unis, Ukraine, Europe et, enfin, la France.

Ce qu’on ne vous dit pas dans les journaux sur le rapprochement de la France et de l’Iran


Vous devez comprendre que tout est lié, et savoir quelles sont les raisons et objectifs stratégiques, économiques et géopolitiques qui en sont à l’origine.

Il me paraît nécessaire de les expliquer plus clairement et en toute objectivité.
 
Par Manuel GOMEZ le 5 Octobre 2016


Épisode 1 :

Cela débute en 1971. Dans le golfe persique, une immense poche de gaz est découverte qui couvre 20% des réserves naturelles du monde.

Répartie par moitié entre l’Iran et le Qatar, les premiers l’ont baptisée « South Pars » et les seconds « North Dome ».

Les premiers forages ont débuté en 1988, et dès 1996 sont passés en phase de production et leur capacité a augmenté au fil des années.

Frappé par un blocus économique, l’Iran n’a pas bénéficié immédiatement de cette manne, ce qui, on vient de le lire, ne fut pas le cas pour le Qatar.

D’un autre côté il y a l’Europe, énorme consommatrice de ce même gaz qu’elle ne produit pas et qu’elle doit acheter sur le marché international.

Or, les trois grandes sources de ce gaz nécessaire à l’alimentation de l’Europe sont l’Algérie, la Russie et les productions de la Mer du Nord, exploitées par la Norvège et la Grande-Bretagne. (...)

Suite sur Business Bourse ..

27 avril 2015

Noam Chomsky : l’interview qui dénonce l’Occident (vidéo euronews)


 (extrait)
Noam Chomsky : Au niveau mondial, nous courons vers un précipice : nous ne pouvons que chuter dans l’abîme, ce qui réduit fortement nos chances d’une survie décente.

Isabelle Kumar, euronews : De quel précipice s’agit-il?

Noam Chomsky : Il y en a deux en fait : le premier est environnemental. Une catastrophe écologique est imminente, et nous n’avons que très peu de temps pour en la limiter. Nous n’allons pas dans le bon sens. L’autre date de 70 ans, c’est la menace d’une guerre nucléaire, qui est en fait toujours croissante. Si vous regardez bien ce dossier, c’est un miracle que nous ayons survécu. (...)
Entretien télévisé à voir ici:
  

26 avril 2012

Les bruits de bottes autour de la Syrie

http://Moqawama.org , par Akil Cheikh Hussein| via Al Manar | 27 avril 2012


En dépit des plans de paix, des bruits de bottes autour de la Syrie ! 


Akil Cheikh Hussein

En apparence, tous les ennemis de la Syrie sont unanimes pour appuyer le plan de Kofi Annan qui a pour but de conduire la crise syrienne vers une solution pacifique.

En même temps, et en dépit de la résolution 2043 votée à l'unanimité au Conseil de sécurité, le bruit de bottes se poursuit de plus belle autour de la Syrie.
On n'est plus à l'heure où, dans les conditions de la réticence américaine et européenne, l'Arabie saoudite, le Qatar et certaines oppositions syriennes sollicitaient avec véhémence une intervention militaire à la libyenne ou l'armement de ladite Armée syrienne libre.


C'est, d'un côté, la secrétaire étasunienne aux affaires étrangères, Hillary Clinton, qui tente -avec ses alliés européens- de faire passer la résolution 2043 sous le chapitre VII de la charte des Nations unies et ses implications guerrières. Et qui, après l'adoption de la résolution sous le chapitre VI, ne cesse de multiplier les ultimatums et les menaces de sanctions de plus en plus renforcées contre la Syrie.
Et de l'autre côté, la Turquie, fer de lance de la guerre universelle contre la Syrie, qui prétend être "agressée" par l'armée syrienne, et demande à l'Otan de la défendre face à cette "agression" conformément à l'article V de sa charte.


Sans oublier, plus sarkozyen que Sarkozy, le prétendant à l'Elysée, François Hollande, qui cherche à grossir ses chances en promettant une participation française sans faille dans toute intervention musclée en Syrie.
I
l va de soi que ces gesticulations visent en premier lieu à bloquer la mission de Kofi Annan et contredisent l'esprit de la résolution 2043, car les ennemis de la Syrie savent très bien que la paix en Syrie et l'embauche d'un dialogue entre le pouvoir et les branches de l'opposition attachées aux intérêts et au salut de la Syrie, ne signifient autre chose que l'échec définitive du complot.



Pour aller où ? Une intervention à la libyenne a été écartée dès le début de la crise. L'expression "la Syrie n'est pas la Libye" a tant et tant été répétée par les responsables occidentaux en réponse à l'empressement téméraire de la part de Doha, de Ryad, d'Ankara et des opposants ambulants entre Qatar, Tunis, Istanbul, Washington, Tel Aviv, Paris et les autres capitales occidentales.


Pour toutes ces parties, le temps presse. La question est une affaire de vie ou de mort dans la mesure où ils ont battu toutes leurs cartes en rompant tous les ponts avec la Syrie.
Dans les conditions de l'inévitable évolution des révolutions arabes, malgré toutes les tentatives de détournement et de travestissement, vers des issus allant dans le sens des véritables intérêts des peuples arabes, l'échec de la guerre contre la Syrie aura pour première conséquence une Syrie plus forte et un danger fatal pour les trônes de ceux qui en ont toujours, et la ruine des espoirs de ceux qui parmi elles nourrissent l'espoir d'asseoir leurs propres trônes.


Il n'en est pas de même pour les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux et israéliens : après leurs défaites en Irak, en Afghanistan et au Liban, lors de la guerre de 2006, la conjoncture économique, politique et stratégique ne leur est pas propice. Ils ne peuvent pas s'offrir le luxe d'une quatrième défaite en Syrie qui sera plus dure en conséquences et répercussions.
Abstraction faite de l'opposition catégorique de l'Iran mais aussi de la Russie et de la Chine à toute intervention militaire en Syrie, ce qui ouvre une telle intervention à une guerre globale, la Syrie –seule- n'est pas ni l'Irak de Saddam ni la Libye de Kadhafi.


Elle peut encaisser des pertes. Mais, elle ripostera. Les Occidentaux et les Israéliens savent très bien que leurs pertes seront beaucoup plus grandes. Fatales même.
Pourtant, ils ne resteront pas les bras croisés. On sait que leur stratégie alternative à la guerre directe est d'ores et déjà la guerre indirecte ou la guerre soft. Sanctions économiques, mesures d'isolement et terrorisme larvé mené par groupes de mercenaires et des fanatiques de tout bord entrainés par les services de renseignement et financés et armés par les pays du Golfe, sont à leurs yeux les moyens de cette ancienne et nouvelle forme de guerre.

Une guerre dans laquelle ils n'ont pas grand-chose à perdre puisqu'ils y mobilisent leurs laquais arabes et turcs qu'ils ne manquent pas de ridiculiser et d'avouer leurs intentions de leur nuire en cas de besoin : On interdit à la Turquie l'accès à l'Union européenne et déclare le pétrole du Golfe "richesse mondiale".


C'est pour cela qu'ils se tirent d'affaire en affichant leur approbation du plan Annan tout en maintenant un discours guerrier dans le but de mieux pousser leurs subordonnés turcs et arabes, y compris des branches de l'opposition syrienne à s'embourber dans une guerre civile et même régionale qu'ils aiment tant voir se déclarer et se poursuivre jusqu'au dernier pétrodollar et dernier syrien et arabe dans la mesure où elle sert leur but déclaré qu'est le chaos constructif.

1 avril 2012

"nous avons besoin d’impôts pour financer de nouveaux "Dômes de Fer"

Al Manar | 01er avril 2012


A l'issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a réagi aux critiques entendues dans le public, mais aussi au sein du cabinet, sur l'augmentation des prix, en particulier des carburants et de l'électricité.

"Nous ne contrôlons pas les prix de l'énergie mondiale, mais nous sommes en capacité d'alléger dans une certaine mesure la pression sur les consommateurs. Cependant, nous avons besoin des impôts pour financer le système anti-missiles Dôme de Fer, l'éducation gratuite dès l'âge de 3 ans, les routes, etc...", a déclaré Netanyahou.

A noter que le Congrès américain avait déjà approuvé la demande du président Barak Obama d'accorder 205 millions de dollars au ministère israélien de la guerre pour continuer le système « Dôme d’acier ».

L'approbation du Congrès est une réponse à la requête du ministre israélien de la Guerre Ehud Barak qui s'était rendu à Washington pour demander un financement américain.

Et la question qui se pose , où sont passés ces millions ?!

 

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