8 avril 2022

La VI° République avec Bruno Gaccio


  Idriss J. Aberkane

Ajoutée le April 6, 2022

Nouvelle émission en direct avec Bruno Gaccio. A l'heure où les interrogations concernant la #présidentielles2022 vont bon train, il est question d'une 6ème #républiquefrançaise.

Nantes Révoltée QUE FAIRE LE 10 AVRIL ?

 

Nous recevons de nombreuses questions et commentaires sur l’actualité électorale, nous demandant de prendre parti dans la campagne. Alors que faire ? Précisons d’abord que nous sommes un média, pas un parti politique. Nous ne donnerons pas de consignes de vote : chacun est assez intelligent pour construire ses choix. Ensuite, nous ne chercherons pas à culpabiliser qui que ce soit : nous refusons l’injonction insupportable au «devoir électoral» une fois tous les 5 ans, mais aussi le discours classique «anti-vote» stérile s’il ne s’accompagne pas d’actes.

Ceci étant posé, quelques réflexions avant le Premier Tour :

Lire sur Nantes Révoltée

5 avril 2022

Tribune : Pour l’écologie, nous appelons à voter Mélenchon !

 


Nous sommes activistes, politiques ou universitaires engagés sur les questions écologiques. A ce titre, nous appelons à voter pour Jean-Luc Mélenchon et son programme, L’avenir en commun. A l’aube d’une élection déterminante pour l’avenir de la planète, seule cette candidature permet d’engager la bifurcation radicale indispensable pour répondre à la crise écologique sans précédent à laquelle nous sommes confrontés.


« L’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature » : ce souhait mis en exergue du programme L’Avenir en commun porté par Jean-Luc Mélenchon et l’Union Populaire n’est pas anecdotique. Il est au contraire assumé comme une priorité et un axe autour duquel a été élaboré un projet de rupture dans l’intérêt du vivant.

Les maux sont identifiés et répétés : changement climatique, sixième extinction de masse des espèces, érosion et artificialisation croissante des sols, pollutions des eaux, des sols et de l’air, multiplication des maladies et des morts induits par nos modes de production. La cause principale est elle aussi connue : le capitalisme dominé par la finance et les intérêts à court-terme. La multiplication des élevages industriels, les traités de libre-échange climaticides, la destruction des milieux de vie des espèces, l’agriculture chimique et intensive, l’urbanisation galopante qui grignote les terres agricoles, la gestion des crises sanitaires qui ne s’attaque jamais aux causes des maladies, sont autant d’exemples de l’application aveugle de la loi du profit maximum. L’exploitation des êtres humains, celle de nos ressources et celle des animaux s’inscrivent dans la même logique prédatrice.

Ceux qui nous gouvernent depuis des décennies font mine de s’intéresser aux questions écologiques. Mais ils prétendent résoudre les problèmes créés par leurs politiques libérales sans avoir à modifier celles-ci. Ils s’illusionnent, et ils mentent aux Français. Car une politique écologique ambitieuse et sérieuse ne cherche pas simplement à édicter quelques règles pour encadrer le système actuel, mais doit changer ce système de fond en comble. Trop d’écologistes de pouvoir, ces dernières années, ont failli par manque de radicalité, en s’accommodant des règles générales, sans prendre la mesure de la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Ils ont commis une erreur. L’écologie politique, en ce début de XXIe siècle, ne peut être qu’une écologie de rupture, sans ambiguïté ni atermoiement.

Dans son rapport du 28 février, le GIEC, groupe international d’experts sur le climat, alerte à nouveau sur les impacts généralisés et irréversibles du changement climatique, surviendront plus tôt encore qu’annoncé jusqu’ici. Si nous ne modifions pas radicalement nos modes de production et nos habitudes de consommation, la température moyenne terrestre pourrait augmenter de 3,5 à 4,4 degrés. Disons-le clairement : une telle augmentation des températures menace les conditions mêmes de la vie sur terre ! Les prévisions prévoient déjà la disparition de 3 à 14% des espèces terrestres.

En 2030 nous devrons avoir réduit nos émissions de plus de moitié : il nous reste donc 8 ans pour agir. Clairement, nous n’avons plus le temps d’attendre : le prochain mandat sera crucial pour l’avenir de la France, mais aussi pour celui de l’humanité. 

Le programme porté par Jean-Luc Mélenchon et l’Union populaire fait sienne la radicalité écologique indispensable pour répondre à la gravité du moment. La règle verte, inscrite dans la Constitution de la 6e République, régulera toutes les activités publiques et économiques selon un principe directeur : ne pas prendre à la nature davantage de ressources qu’elle peut en reconstituer. 

Ce programme propose de mettre fin à l’élevage industriel, responsable de pollutions majeures et de souffrances intolérables pour des milliards d’animaux chaque année, de servir dans les cantines scolaires100% de produits bio et locaux, avec une option végétarienne à chaque repas, de réduire les protéines carnées dans l’alimentation au profit des protéines végétales, de faire de l’eau un bien commun constitutionnellement garanti dont les premiers mètres cube seront gratuits.

L’avenir en commun s’engage pour une production d’électricité à 100 % d’origine renouvelable. Il s’engage pour la lutte contre la précarité énergétique et pour la sobriété énergétique, en rénovant massivement les logements. De même, le secteur industriel doit se décarboner rapidement et réduire sa consommation de ressources entre autres par l’écoconception des produits.

La planification écologique se nourrit du renforcement de notre démocratie. Les règles monétaires, budgétaires et commerciales des traités européens ne peuvent plus constituer une entrave aux transformations œuvrant pour l’intérêt général. Le conditionnement des aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux est une nécessité. Comment expliquer à nos enfants, que des milliards d’euros d’argent public sont encore investis dans des activités économiques qui détruisent notre monde ? 

Enfin, impossible de ne pas évoquer la dimension sociale du programme L’avenir en commun qui fait du partage des richesses et de la bifurcation écologique les deux faces d’une même pièce. De nombreux travaux le montrent : la répartition inégale de la richesse est un facteur de destruction de nos milieux de vie. Le patrimoine de 63 milliardaires français émet, à lui seul, une empreinte carbone équivalente à celle de la moitié des Français ! 

Héritage maximum à 12 millions d’euros, augmentation du SMIC et des bas salaires, imposition réellement progressive sur le revenu, titularisation des contractuels de la fonction publique : ces mesures ont aussi une dimension écologique. 

Voilà pourquoi nous, activistes, politiques ou universitaires engagés sur les enjeux écologiques, faisons le choix de l’écologie radicale, la seule possible aujourd’hui. 

Nous ne pouvons renoncer à l’espoir pour les élections de 2022. 

Nous voterons Jean-Luc Mélenchon.

Source et voir la liste des premiers signataires): https://blogs.mediapart.fr/membres-du-parlement-de-l-union-populaire/blog/300322/tribune-pour-l-ecologie-nous-appelons-voter-melenchon


Pour signer cet appel, rendez vous sur le site du Parlement de l'Union Populaire !

3 avril 2022

800 universitaires appellent à voter Mélenchon


TRIBUNE. L’appel est signé notamment par la philosophe Sandra Laugier, le sociologue Bernard Lahire, le politiste Rémi Lefebvre ou encore l’historienne Aurélia Michel.
 

Lire sur l'OBS..

Nous, cadres sup, voterons Mélenchon

 

Le collectif « Les Infiltrés » regroupe des cadres supérieurs, hauts fonctionnaires, magistrats, consultants, convaincus que la poursuite des politiques néolibérales que proposent Macron ou ses variantes plus ou moins xénophobes, nous conduit droit dans le mur. L'élection présidentielle de 2022 offre une opportunité de bifurquer vers une société plus juste et écologique : le vote Mélenchon.

Lire la tribune

 

7 juin 2017

De Wikileaks à la France insoumise : rencontre avec Juan Branco, candidat tech aux législatives


Juan Branco, qui s'est fait connaître pour sa défense de Wikileaks, est candidat France insoumise aux législatives dans la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis. Nous l'avons rencontré pour parler des origines de son engagement politique, de sa manière de mener campagne et d'aborder les enjeux numériques sur le terrain ou encore de son rapport avec l'organisation de Julian Assange.

À 27 ans, Juan Branco a déjà mené de nombreux combats : contre Hadopi, pour Julian Assange et Wikileaks… Aujourd’hui, il porte les couleurs de la France insoumise aux législatives, en tant que candidat dans la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Il revient, pour Numerama, sur l’origine de son engagement auprès de Jean-Luc Mélenchon, sa manière originale de mener campagne en tant que quasi-novice de la politique, les enjeux actuels du numérique, ses désaccords majeurs avec Emmanuel Macron, le paradoxe Uber pour l’emploi, son futur avec Wikileaks ou encore les défis qui l’attendent en cas d’élection à l’Assemblée nationale...

Lire sur Numerama
  

3 juin 2017

Faire appliquer le programme défendu par J-L Mélenchon est encore possible


SI TU AS VOTÉ MÉLENCHON, REGARDE CETTE VIDÉO - Le Bon Sens

Si tu as voté pour Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle, il te reste encore une chance de faire appliquer son programme «L'Avenir en commun». Les 11 et 18 juin, il y a les élections législatives. Nous y élirons les députés qui décideront de la politique de notre pays pour les 5 ans à venir. Tout le monde peut voter et ça se passe dans les mêmes bureaux de vote que l'élection présidentielle. La France insoumise, le mouvement dont Jean-Luc Mélenchon est le porte-parole, présente des candidat.e.s partout. Bref : on peut gagner !

Pour en savoir plus sur les élections législatives, vous pouvez également voir ma vidéo en collaboration avec Accropolis : https://youtu.be/LeYaDwqupz4

Source:  youtube.com/watch?v=U5bFnDroszw&feature=youtu.be
 

23 mai 2017

En direct ce soir, présentation de la campagne des législatives pour la première circonscription du Lot


Avec Isabelle Eymes, candidate  et Merzouk Sider, suppléant
France Insoumise, première circonscription du Lot

Campagne législatives 2017
 
Le deuxième tour de l’élection présidentielle a fonctionné comme une pièce écrite d’avance. Emmanuel Macron a été élu Président de la République. L’extrême droite n’aura servi qu’à faire élire n’importe qui.

L’avenir qu’il prépare est sombre. Les enjeux écologiques sont absents de ses priorités. L’extrême finance a renforcé sa main-mise sur le pouvoir. Il compte imposer par ordonnances, en plein été, le dépeçage du code du travail. Mais Macron aurait tort de croire que la France se résigne à subir son programme. Des millions de gens ont voté par défaut, ou bien blanc ou nul et d’autres se sont abstenus.

Les électeurs ont d’abord voulu éliminer, dès le 1er tour, les deux vieux partis de la monarchie présidentielle, le Parti socialiste et le Parti Les Républicains. Ceux-là payent leurs mensonges, le chômage de masse, l’irresponsabilité écologique, les privilèges de la caste.

Pour nous, commence un devoir de résistance. La France insoumise appelle à utiliser les élections législatives pour stopper net le plan de Macron.
Nous sommes l’avenir parce que nous avons protégé notre indépendance, nous ne combinons pas avec les partis du vieux monde. La bataille continue. Notre peuple a déjà montré sa force.
 
 
Agenda des réunions publiques 
 

 
 

9 mai 2017

Aux armes, citoyens !


La Ve République s’est dotée hier de son huitième monarque : un libéral assumé, adversaire déclaré du Code du travail et chantre de la “start-uppisation” de la nation et de l’“ubérisation” sociale.  

Avec Emmanuel Macron l’ennemi a un nom, un visage, une adresse et il gouverne. Pourtant cette campagne, la plus “what the fuck” de l’histoire, entre affaires, absence de programme et discours creux, a permis à certains d’entre nous d’entrevoir une lueur d’espoir, à travers Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise (FI). Mais, maintenant que la “défaite” à l’élection présidentielle est actée, que faire ? (...)

Suite sur Le Comptoir 
 

5 mai 2017

Macron, piège à cons


Le Grand Soir, 4 mai 2017
Résistance

On ne peut pas voter pour Marine Le Pen pour des raisons évidentes, qu’il n’est pas utile de développer ici. Mais ceux qui pensent voter Macron avec la bonne conscience de s’opposer à un quelconque « fascisme » se trompent lourdement !

Ce ne sont pas les rêveries pseudo révolutionnaires qui font le fascisme, c’est la volonté de l’oligarchie financière de commander sans partage. Le représentant, aujourd’hui, sous nos yeux, de cette oligarchie financière s’appelle Emmanuel Macron.

Comment peut-on s’apercevoir qu’il est l’homme de l’oligarchie ? Simplement en ouvrant les yeux sur ceux qui le soutiennent. La presse, qui est gérée par l’oligarchie, et ses principaux éditorialistes, n’ont que des mots d’amour à son égard tout en listant soigneusement ses ralliements. Pis, ils s’offusquent de ce que certains, tels Jean-Luc Mélenchon, osent ne pas se soumettre.

Macron se voit entouré de tout ce que la politique anti populaire, depuis cinquante ans, a pu créer comme dirigeants réactionnaires, c’est-à-dire toute la droite, toute la gauche, tout le centre ! On peut ajouter des « antifascistes » bien connu comme Gattaz, président du Medef ou Laurence Parisot, qui en est l’ancienne présidente. Bonjour le progrès social !

Vous avez sans doute remarqué que notre petit banquier gère les ralliements sur le mode psychorigide : il n’envisage aucune négociation programmatique. Mieux, il nous a expliqué qu’il gouvernerait par ordonnances. Tous ceux qui s’apprêtent à voter pour lui en se réservant pour les élections législatives peuvent déjà commencer à pleurer.

Macron représente non seulement l’oligarchie en France mais aussi l’oligarchie mondialisée : il a été faire allégeance à Berlin, à New-York, à Tel-Aviv, à l’Otan. Il a aussi déclaré qu’il interviendrait en Syrie, même sans mandat de l’ONU, tout en affirmant son hostilité à la Russie.

Évidemment, il s’enthousiasme pour l’Union Européenne, qui est précisément le syndicat de l’oligarchie, et il soutient la mondialisation, les deux mâchoires à broyer les intérêts populaires.

Les élections, organisées par la bourgeoisie, avaient pour but de nous demander de choisir un Président, mais sans nous permettre de choisir sa politique : on l’a clairement vu lorsque, pour se débarrasser de Sarkozy, François Hollande fut élu. On a vite compris qu’il a fait pire. Cette élection est une nouveauté, parce que le candidat explique clairement sa politique : « je vous écraserai... » La moindre des choses est de répondre : « sans moi ! »

DR 
Sources
http://www.resistance-politique.fr/archives/3050

 

28 mars 2017

Le programme de l’Avenir en commun en BD !

 

Selon une idée originale et des dessins de Mélaka, dessinatrice et bloggueuse BD, et Reno, dessinateur de bandes dessinées et d'après un script de Méla Ka, Reno Pixellu et Olivier Tonneau, universitaire et bloggueur politique, cette initiative inédite est mise à disposition de la France insoumise pour aider à diffuser le programme qu'elle et son candidat Jean-Luc Mélenchon défendent, l'Avenir en commun.  

Découvrez plus de 40 planches BD sur les thèmes de la démocratie, l'écologie, le partage des richesses et l'Europe.

Version pdf 

 

4 février 2017

Benoît Hamon : l’ennemi autorisé du capital



Ancien ministre de l’Éducation sous le gouvernement de Manuel Valls, Benoît Hamon a surpris son monde en remportant la primaire socialiste avec un programme plus novateur et davantage ancré à gauche que ses concurrents. Pour de nombreux électeurs de gauche, il s’agit du candidat PS en mesure de porter leurs idéaux, contrairement à un Mélenchon dont la réputation d’aboyeur et la radicalité font craindre le pire à une classe moyenne supérieure en manque de repères. Pourtant, à y regarder de plus près, Hamon reste un candidat dans la pure tradition sociale-démocrate.

Dans cette primaire de la Belle Alliance populaire, Benoît Hamon a voulu se positionner avec une nouvelle manière de faire de la politique, loin des combines des partis. Pourtant, l’ancien du MJS (Mouvement des jeunes socialistes) est un apparatchik de premier ordre..

Suite sur Le Comptoir
 

1 février 2017

Mélenchon l'homme qui avançait a contre courant Documentaire FR3 30/01/17


Jean Luc Mélenchon, l'homme qui avançait à contre courant - reportage complet  30/01/17 

www.youtube.com/watch?v=HShc8TEHbD8

19 octobre 2016

Que faire de la présidentielle quand on est (vraiment) de gauche ?


Gazette Debout | 19 octobre 2016

Le site Hors-Série, dédié aux entretiens filmés avec des personnalités artistiques ou intellectuelles, a organisé un débat intitulé « À gauche de la présidentielle » avec Laurent Lévy, membre du mouvement Ensemble et Christophe Aguiton, l’un des animateurs d’ATTAC, animé par Judith Bernard.

Depuis des mois, la gauche critique – celle qui ne se reconnaît pas dans le prétendu « socialisme » du gouvernement – a manifesté une vitalité spectaculaire, s’incarnant dans la très vigoureuse mobilisation contre la Loi Travail, dans la persistance de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, dans l’expérience inédite de Nuit Debout : des forces qu’on n’avait pas vues si dynamiques depuis longtemps se sont mises à converger, et semblaient capables d’ouvrir de nouvelles perspectives.


Mais voici que l’agenda de l’élection présidentielle vient poser sa grille disciplinaire sur cette effervescence politique, et semble sommer chacun de prendre position : en être, ou ne pas en être ? La gauche critique est-elle concernée par cette échéance électorale ? Doit-elle soutenir un candidat ? Si oui, lequel et à quelles conditions ? Peut-on envisager un soutien critique, comme en son temps Sartre voulut faire avec le Parti Communiste ?

Ce sont des questions qui nous agitent, à Hors-Série, et nous avons saisi le prétexte d’un appel à faire Front commun autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, et de la critique quasi-immédiate que cet appel a suscitée dans les rangs de la même gauche, pour soulever cette question : que faire de la présidentielle quand on est (vraiment) de gauche ?

Pour explorer cette problématique, deux invités : Christophe Aguiton, l’un des animateurs du mouvement ATTAC France, fait partie des signataires de l’appel pour un « Front Commun » invitant à soutenir la candidature de Mélenchon sans s’enrôler dans les rangs de la France Insoumise ; face à lui, Laurent Lévy, membre d’Ensemble et auteur d’une tribune publiée sur le site Contretemps, dans laquelle il dénonce cet appel comme une « dangereuse résignation », un repli derrière un candidat dont il faudrait au contraire combattre le discours. Lévy et Aguiton sont voisins, dans la vie comme dans les idées ; ils s’estiment, s’apprécient, et se contestent donc avec une vigueur toute amicale : c’est un dispositif idéal pour explorer les contradictions qui divisent la gauche radicale, tant sur la campagne de Jean-Luc Mélenchon en particulier que sur l’enjeu de la présidentielle en général. La discussion est passionnante, galope d’accords en discordes, et l’on aurait volontiers débattu beaucoup plus d’une heure si nous n’avions dû libérer l’un de nos invités, appelé à d’autres obligations. Peut-être n’est-ce là que le premier épisode d’une série que nous serons amenés à poursuivre dans les semaines et les mois qui viennent, histoire de peupler cette fichue campagne présidentielle de nos passions politiques propres.

Un entretien à visionner sur le site de Hors-Série.
 
 

12 juin 2016

Le courage d’un député face au monde créé par les médias

Venezuela Infos

Exemple parfait, s’il en était encore besoin, que la majorité des politiques ne peuvent plus penser hors du monde créé par les grands groupes de médias, le parlement européen s’est récemment fait l’allié de la campagne contre la démocratie participative du Venezuela en demandant « la libération immédiate de tous les prisonniers politiques » (sic).

Dans notre article « Venezuela, pierre de folie » (1), nous avons expliqué que Leopoldo López, un des « prisonniers politiques » que les principaux groupes de la Chambre européenne appellent à libérer, est le bras droit au Venezuela de l’ex-président colombien Alvaro Uribe (un des principaux criminels de guerre et contre l’humanité en Amérique Latine, dont on attend toujours la traduction en justice). Mr. Lopez, leader de l’Aube Dorée vénézuélienne, a été condamné par la justice à 13 ans de prison pour sa responsabilité dans les délits d’incendie volontaire, d’instigation publique à la violence...
 
Suite sur Le Grand Soir 
 

17 octobre 2013

Valls doit démissionner (vidéo)



Manuel Valls fait honte à la République... par lepartidegauche

7 mai 2013

Et 180 000 voix entonnèrent la Marseillaise !


 
Le Grand Soir | 6 mai 2013

Jean-Luc Mélenchon venait de terminer son discours. La place de la Bastille, la rue de Lyon, l’avenue Daumesnil, le boulevard Diderot étaient rouges de foule. Et soudain, vous pourrez en juger ici sur cette vidéo, les manifestants, informés des discours par des haut-parleurs, chantèrent en même temps la Marseillaise. Je l’ai vécu, moi-même, partiellement, étant au bas de la rue de Lyon. Mais la puissance de ce moment, la victoire de ce jour, c’est en visionnant cette vidéo qui filme la totalité de la place de la Bastille que je l’ai comprise.

180 000 manifestants, « d’après les organisateurs » selon la formule consacrée…
Non, dit M. Valls, vous n’étiez que 30 000. Pourquoi donnez-vous ce chiffre, M Valls, puisque la préfecture de police a pour règle, désormais, de ne donner aucun chiffre de manifestation politique ? Vous n’êtes pas au courant des lois de votre maison ?( A moins que la préfecture ait voulu compter les balais … A ce sujet, une histoire me revient : « Les apôtres : d’après la Bible : 12 ; d’après la police : 3 ; d’après M. Valls : Un . Judas. »)

Malheureusement pour vous, Monsieur Valls, il y a des photos et internet n’est pas encore muselé.

 
Par ailleurs, quelle confiance peut-on vous accorder ? Vous appartenez à un gouvernement de menteurs et d’ignorants.

Hollande a menti lors de sa campagne. À la France entière. Cahuzac n’est que son digne héritier, choisi par lui alors qu’il avait été condamné pour avoir employé du personnel au noir. Hollande, Moscovici et vous, ce qui est le bouquet pour un ministre de l’intérieur, ignoriez tout des affaires de Cahuzac. Quand on pense qu’on compte sur vous pour museler le grand banditisme et le terrorisme international, on est très inquiet ! Autre ignorant, Le Foll, ministre de l’agriculture, qui ignore que des traders parient sur les matières premières !

Dans ces conditions, puisque la phrase clef de tout homme politique de votre clan et de celui de vos amis de droite est " Je ne sais pas", nous vous prions d’avoir la pudeur, au sujet de cette participation de la répéter : "Je ne sais pas"

Mais, une chose est sûre : le chiffre réel, vous le connaissez et il vous ronge ! Bonne journée !

Oui, cette manifestation a été un immense succès et pour plusieurs raisons. Et puisque vous aimez les anaphores, M. Hollande, allons-y.

- Nous, peuple de gauche, de la vraie gauche, nous nous sommes retrouvés dans une cohésion et une énergie qui ont dépassé toutes nos espérances.

- Nous, peuple de France, verts, socialistes, citoyens sans étiquette, nous sommes entrés en résistance contre la finance et l’austérité. Ceci est dans les esprits et dans les cœurs et plus jamais ne va s’oublier.

- Nous, citoyens instruits des enjeux de ce temps, nous avons décidé que cette manifestation n’était qu’un début. Qu’elle posait notre volonté de créer une constituante et une VI ème république respectueuse de sa devise « Liberté, égalité et fraternité. » Qu’il ne s’agissait pas de se promener et d’aller se coucher. Que nous allions à nouveau marcher, le 1 juin, dans toutes les villes de France et d’Europe, contre la Finance et l’austérité. La force de la manifestation française du 5 mai donne une nouvelle énergie à tous les combats européens.

- Nous, citoyens lucides, nous avons clairement entendu cette phrase : « Jamais ces dettes ne seront remboursées » qui succède à ces années de bourrage de crâne de la droite, puis de la fausse gauche « il faut rembourser les dettes ! »

- Nous, citoyens indignés nous avons bien compris que le langage cru et dru est le seul qui convienne quand il s’agit de dénoncer la dictature de la Finance, la folie de la Troïka.

- Nous, enfants gâtés ,nés après toutes les guerres, ayant vécu dans une douce abondance et une grande tranquillité, nous, pour qui ces paroles « qu’un sang impur abreuve nos sillons » étaient un peu « crues et drues », nous qui n’avons jamais connu la présence pressante de l’ennemi et cette nécessité de mettre notre vie en jeu pour l’arrêter, nous les avons tout de même entendues hier avec d’autres oreilles. Face à un ennemi invisible qui livre des batailles dont il laisse désormais l’initiative à l’armée des lois, qui tue tranquillement en Europe du Sud, nous savons quel combat s’engage.

- Nous, citoyens de gauche, qui avons voté en mai dernier pour éliminer la droite et mettre au pouvoir un homme qui se présentait sous l’étiquette socialiste, nous avons compris qu’il se situe au centre, à droite ou au diable, représentant la pire tromperie que des élections aient jamais trafiquées . Il n’y a pas à attendre pour voir. Le bougre s’est dépêché de nous dépouiller. Le vote du TSCG, qui nous place sous les diktats de l’Europe des banques, le vote de l’ANI, qui détruit le code du travail, ont été votés en priorité. La France n’est plus qu’une vassale qui ne décide de rien et qui s’apprête à recevoir le fer rouge du marché transatlantique. En ce qui concerne « le mariage pour tous », je laisse la parole à une militante homosexuelle : « La seule chose qu’il ait réussie, il l’a ratée. »

Face à cet évènement et à ces certitudes de plus en plus conscientes, chez de plus en plus de citoyens, M. Mélenchon, on sait désormais quelle est votre place dans la politique française. Après avoir subi de la part du gouvernement et des medias à la solde de la Finance, les attaques les plus outrancières, après avoir été critiqué, même, par certains de votre camp, vous avez prouvé que vous avez cette vista politique indispensable en des temps difficiles. Vous avez fixé un rendez-vous. Il a été entendu. Il ouvre la porte à de nouveaux combats. Votre joie est la nôtre. Vos paroles, nous les entendons encore :

La grandeur des évènements répond à la grandeur des pensées… Rien ne sera plus grand que ce que nous construisons ensemble.

(Je m’amuse en pensant au titre du magazine « le Monde », paru samedi 4 mai. : « Le méchant Mélenchon » . Le niveau de ces gens-là est celui d’une cour de maternelle. « Maîtresse , lui il est grossier et méchant ! » Le Monde proposait une série de photos du tribun gesticulant. Manque de bol, ces photos évoquaient un chef-d ’orchestre dirigeant la symphonie d’un nouveau monde. Raté ! Notons cependant que le Monde, (amoureux en secret de M. Mélenchon ?) a osé contredire M. Valls en disant que non, ce n’était pas 30 000 mais 45 000 personnes qui étaient là. J’espère qu’ils vont être punis !

Alors Français ?

Vous qui tardez à nous rejoindre, je vous informe de deux événements, l’un plus ancien, en France , l’autre récent qui vient de se passer aux Etats-Unis et qui concernent votre avenir.

D’une part Kokopelli, le grainetier, a été condamné. Le gouvernement de Hollande n’a pas jugé bon de le soutenir. C’est la loi des grandes marques qui nous empoisonnent qui sera désormais la règle.

Plus encore, un article du Huffington Post Quebec, nous révèle que les lobbys de l’élevage industriel ont réussi à convaincre une douzaine d’Etats américains de voter ou d’étudier des lois destinées à empêcher la révélation des actes de brutalité commis dans leurs établissements. Les nouvelles lois sont inspirées par « l’American exchange council ». Son « animal and ecological terrorism » interdit notamment de pénétrer dans un établissement pour « diffamer l’établissement ou son propriétaire » et crée en sus un registre de « terroristes » dans lequel on inclut pendant trois ans les noms des personnes condamnées.

Voyez vers où nous glissons. Ces mots « soft dictature » ayez les bien en tête jusqu’à ce qu’on vienne vous arrêter chez vous parce que vous aurez écrit « Monsanto bandit « ou parce que vous ne fréquenterez plus les supers marchés depuis trois mois.

Mais je veux finir toute à la joie de ce jour où au cœur de Paris, sur la place des révoltes et des révolutions, une foule qui se pressait a entonné La Marseillaise.
Merci à M. Mélenchon, à toute la vraie gauche, à tous les citoyens de France qui veulent devenir acteurs de leur révolution, à tous les Européens qui nous ont suivis, à tous les peuples révoltés de ce monde martyrisé qui ont vu que nous aussi, plus forts que jamais, nous entrions dans ce que l’internationale chante : « C’est la lutte finale »…

Car où ils en finiront avec nous.
Ou nous en finiront avec eux.
L’importance de ce combat est terrible.

28 avril 2013

Une petite crapulerie de Jacques Attali



Le Grand Soir | Par Bernard GENSANE | 26 avril 2013

Jeudi 25 avril, l’émission "Des Paroles et des Actes" recevait Jean-Luc Mélenchon. Cette émission est un exploit physique et intellectuel. L’invité doit répondre, deux heures durant, sans jamais faiblir, à un feu roulant de questions posées par des interlocuteurs successifs. Il va de soi que Mélenchon est reçu sur ce plateau de manière moins urbaine que d’autres politiques.

Dès sa prise de parole, le tout petit Pujadas (beaucoup de choses furent petites durant ces deux heures) présenta le co-président du Front de gauche en disant qu’il « éructait ». Ce qui signifiait qu’il renvoyait par la bouche des gaz contenus dans l’estomac (éructer appartient à la même famille que rot). Une personne qui éructe est pour le moins excessive : « Dans ce "oh" éructé du fin fond de la gorge, un monde de haine tenait » (Courteline). Mélenchon ne releva pas l’insulte.

Nous eûmes droit à la médiocrité de Nathalie Saint-Cricq, chef du service politique de France2 (ah, le grotesque de sa séquence people !). Ce cadre important du service public tenta, pendant vingt minutes, de désarçonner Mélenchon à propos de certaines expressions fortes et colorées qu’il affectionne, comme le « coup de balai », qu’il a effectivement utilisé, et le « salopard », prononcé par un de ses camarades et qu’il a assumé. Mélenchon justifia ce terme en expliquant que des ministres européens qui enfoncent le peuple grec dans la misère se conduisent de manière moralement répréhensible (ce qui est le propre du salaud). Il qualifia également son ancien contradicteur Cahuzac de « voyou », qualificatif désormais entré dans la doxa. Le bouillonnement intérieur de Saint-Cricq exsudait de la haine.

Nous eûmes droit au questionnement obsessionnel (« je vous pose simplement la question ») de François Lenglet, rédacteur en chef à France2, ancien des Échos, de La Tribune, de BFM, un « libéral », comme le qualifia justement Mélenchon. Je passe rapidement sur Hélène Jouan, qui resta dans les clous de la joute normale en la matière, et sur Benoît Apparu qui, comme son maître Alain Juppé, est, en politique du moins, un artiste de la psychorigidité.

J’en viens à Attali. Il se dirigea lentement vers son siège et s’adressa de manière très courtoise à son contradicteur. Je cite de mémoire : « J’ai beaucoup de respect pour votre action et votre pensée ; je vous rejoins parfois ; nous allons dialoguer à un certain niveau. » Tout cela accompagné de regards par en-dessous, doucereux. Mélenchon – ce qui m’étonna car Attali est coutumier du fait – ne flaira pas le coup de poignard dans le dos que l’ancien conseiller de Mitterrand prépara pendant vingt minutes. À la fin d’un échange sans concessions mais correct, Attali quitta la table du débat sur un « Vous allez faire de la France la Corée du Nord ».

Attali affectionne cette image grossière. Outre qu’elle révèle à quel point il est un bien petit homme (je n’aurai pas la cruauté de rappeler les accusations de plagiat portées à son encontre), elle montre qu’il fait preuve en l’occurrence de la plus parfaite hypocrisie. Politiquement, ni même intellectuellement, il ne croit pas une seconde à cette assertion. Il s’agit pour lui de faire frissonner Neuilly, son monde. Accessoirement de tenter de déstabiliser son adversaire. Comme Mélenchon est l’un des rares hommes politiques français capables de développer une pensée politique globale en contradiction avec celle du capitalisme financier, il est nécessaire pour un homme comme Attali de lui envoyer son mépris. Ce faisant, il dit aux siens : « Ne vous en faites pas : cet individu et ses idées relèvent de l’aberration, de la camisole de force. Faisons mumuse en lui accordant la grâce d’un dialogue mais rappelons-lui qu’il est dans le délire. »

Comme cela échappa à Hélène Jouan, Mélenchon, pour tous ces suppôts du système, c’est « la rue ».

Bernard Gensane


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15 avril 2013

Les Barjot et la CIA




Le Grand Soir | Par Ariane Walter | 15 avril 2013


On se demande comment Frigide Barjot peut continuer son numéro sans être reprise, et vivement, par la droite et les cathos qu’elle est censée représenter, et qui ont deux doigts de raison. Il doit quand même y en avoir.

Du moins son beau-frère Karl Zéro la reprend magistralement de revers, ce matin, dans une lettre que je vous communique :


"Lettre à ma belle-soeur

Lorsque tu fus subitement touchée par la grâce à l’occasion de l’élection de Benoit XVI, je me suis réjoui en bon chrétien de ton retour vers le Christ. Je n’ai jamais douté que tous les chemins menaient à Rome, y compris les concerts des "Dead Pompidou’s" et les pignolades au "Banana Café". Autant en tout cas que bien des offices liturgiques désuets pour cheveux bleus aigris. Tu as lancé tes "Benoithon", béatifiant ce Joseph Ratzinger que personnellement je trouvais légèrement rance, c’était curieux mais cocasse. Je me disais que ce combat s’inscrivait, en quelque sorte, dans la continuité logique des "combats" déjantés initiés par Jalons sous la houlette de Basile de Koch, mon frère, et ton mari. Nous avions scandé "Verglas Assassin, Mitterrand Complice !" et pour moi le Benoithon, c’était un peu la même chose : du second degré bon enfant...

Mais faut croire que non, puisqu’après la publication d’un livre consacré à ta conversion - dont tout second degré était cruellement absent - tu es devenue l’égérie de "la Manif pour Tous". Là encore, je me suis rassuré, pensant qu’il s’agissait d’une posture, et que comme tu avais rêvé d’être une artiste, ce mouvement serait pour toi une rampe de lancement. J’ai constaté avec quelle volonté, quel acharnement et quelle abnégation tu t’es hissée au statut de princesse du Breaking News... Tu tombais à point nommé pour être le mégaphone d’une Eglise Catholique aphone depuis belle lurette. Pas certain que tous les curés et que toutes leurs ouailles soient contre ce mariage civil pour tous, mais pour une fois au moins, on les entendait. Tu as donc requinqué des millions de cathos déboussolés qui se sont échappés de "la Vie est un Long Fleuve Tranquille" pour envahir les rues à ton appel, poussettes en tête, le temps d’une première manif. "Jusqu’ici tout va bien", comme disait la baseline de "La Haine". Ton collectif avait pris soin de se démarquer clairement de Civitas et d’éventuelles "racailles" identitaires issues des "cités" de Neuilly.

Mais "Il est des croix pour toutes les épaules" disait Marie Antoinette, et tu es devenu la mienne... J’étais en promo pour un livre. L’histoire de Luka Magnotta, le web-killer qui plus que tout voulait être une star... Pas une émission sans que l’on aborde le chapitre familial. Et moi d’expliquer que oui je suis catholique mais que non je ne suis pas contre le mariage pour tous, puisque Jésus a dit qu’il fallait rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, et qu’il me semble que le mariage civil dépend de César et pas de Dieu. Qu’"Aimez vous les uns les autres" dans l’idée de Jésus, ça englobe les homos, et que si ces derniers (qui seront les premiers ?) ont le désir d’avoir des enfants, je ne vois pas en quoi ces gosses seraient moins aimés par leurs parents. En outre, que spécialiste de faits divers j’avais couvert bon nombre d’affaire d’inceste et de pédocriminalité, mais que pas une fois je n’avais été confronté à des faits semblables chez des parents homosexuels... Enfin, que frère de Basile, j’avais bien ri à son initiative de solidarité consistant à défiler seul avec sa pancarte en faveur du "mariage pour personne".

Lors de ta seconde manif, tiens donc, les pancartes avaient changé. La loi ayant été votée par l’Assemblée, il était maintenant question du chômage, de rassembler au-delà de la question du mariage tous les mécontents d’Hollande, j’en ai déduit que l’UMP avait dû affréter des cars pour voler au secours de la victoire, et se refaire la cerise après le désastre de la désignation comique de son Président. Une politisation de la manif qui a dû te réjouir, toi l’ancienne fan ultime du Jaques Chirac de 95, de voir "du fin fond des départements la France entière se mettre en mouvement" comme dans la rengaine grotesque du RPR... Ça a un peu dégénéré en fin de manif, quelques excités s’étant invités, ravis de pouvoir commencer à se mettre en jambes pour la suite...

Et puis, il y a eu vendredi dernier. Là, tu étais devant le Sénat, Civitas était curieusement dans le coin, et j’ai compris que tu étais en train de riper total. Tu basculais dans une toute autre histoire, que tu ne maîtrises pas... Quand je t’ai entendue, toi Virginie, ma belle sœur - encore catholique j’espère - tempêter : "Hollande veut du sang, il en aura ! Nous vivons dans une dictature !" Je me suis dit, paraphrasant ton mari : - Ouh la ! "On se calme et on boit frais à Saint Tropez" !

Le Sénat venait de voter la loi à mains levées, vite fait bien fait, et on apprenait que l’Assemblée l’entérinera dès mercredi prochain ce qui est, conviens-en, de bonne guerre, et guère innovant au regard de notre longue vie parlementaire... Que Boutin en retombe par terre, que des politiciens hurlent à la forfaiture, au déni de démocratie, voire à la fin du monde, c’est leur boulot.

Mais toi ? Serais-tu grisée à ce point par la médiatisation ? Au point de ne plus vouloir redescendre de ton glorieux destrier, telle Jeanne d’Arc pressentant qu’il faut maintenant enfiler la tenue de Sans-Culotte de Charlotte Corday pour rester au top ? On va faire quoi alors ? On va s’entretuer, parce que ça détend ? Attendre un Malik Oussékine de droite pour faire plier Hollande ? Puis on fera marcher des ligues de "patriotes" sur l’Elysée et l’Assemblée, comme en février 34 ? Non mais : allô, quoi !?

Stop, Frigide ! Fais Rewind d’urgence. Hollande ne veut pas de sang. Je pressens même qu’il l’a en horreur. Et on n’est pas en dictature, mais si tu continues sur ce registre, là, on y va tout droit... Arrête ce jeu, sinon tu sais qui on aura comme Présidente en 2017 ? Je ne peux pas croire que c’est ça que tu veux ? Ok, les Français sont à cran, Cahuzac est un menteur, les socialos patinent dans la semoule, et la crise on va encore en bouffer un moment mais j’ai le sentiment que tu surfes là-dessus, sans réfléchir, que tu t’es prise au jeu sans te rendre compte de où ça risque de nous mener, et - pire - de où ça te mène...

Ton beauf qui te pardonnera si t’arrêtes les frais."


Pourquoi l’Eglise de France ne proteste-t-elle pas quand Barjot parle de Hollande en disant : « Tu veux du sang, tu en auras ! » J’imagine si Mélenchon en était arrivé à cette extrémité ! Là, on aurait eu droit à toutes les couvertures de la presse main-stream ! Mais pour Barjot, rien.

Ne seraient-ils pas logés à la même enseigne ?

Qui est-elle ? Pour qui travaille-t-elle ?

Quand on la voit enfourcher une moto de BFMTV, on a une partie de la réponse.

Quand elle appelle à manifester le 5 mai, on comprend encore mieux : elle est mandatée pour semer l’embrouille un jour où la gauche, la vraie, appelle à manifester. Donc, elle bosse pour le capital, l’UMPFNCATHOFACHO . La bête montre ses multiples ramifications, comme dans ces films de science-fiction où le monstre, jusqu’alors flouté, expose toutes ses tentacules et sa gueule baveuse.

Je pose une question : la CIA est-elle à l’œuvre en France comme elle l’est partout, en particulier en Amérique du sud et en Afrique, en Libye, en Syrie. On se souvient de l’arrivée de Wesner au Caire, dès les premiers mouvements de la révolution Egyptienne.

Mais qu’elle y soit, elle y est depuis longtemps.

Je veux dire, y est-elle pour préparer un coup d’Etat et balancer Hollande, qui, ayant fait passer l ’ANI et le TSCG en a assez fait pour sa patrie apatride ? Allons-nous hériter d’un gouvernement technocrate à la Mario Monti ? Va-t-on nous envoyer un homme de Goldman Sachs ? Prépare-t-on de nouvelles élections et un retour de Sarkozy, tout cela se valant ? Quelles rivalités sordides entre clans, aussi cancer-libéraux les uns que les autres, se jouent-elles dans l’ombre ? Est-il temps de rassurer les riches et de supprimer tous ces affreux impôts qu’ils n’ont pas encore payé ? Est-on à l’étape 2 de l’agenda ? 1-Hollande passe car étant de gauche, il va nous faciliter la tâche. -2 On le fait gicler et on met tout au clair ?

En ce qui me concerne, je trouve plus qu’étrange cet aveu de Cahuzac. Jamais aucun politique n’avoue. Ce n’est pas dans leurs gênes. Même avec trois tonnes de preuves sous le nez. Ils font traîner, ils vont de procès en appel, et le temps passe.

Que Cahuzac, qui est à mon avis un homme de droite infiltré, ami avec le Fn, nommé par Sarkozy , défenseur de Woerth, avoue, blessant mortellement le PS, tout s’explique.

Là-dessus, il est évident que le crypto-maçon trotskyste, ex-socio, richissime et vulgaire Mélenchon est quand même quelqu’un de dangereux pour le système. Et qu’en ce moment sa cote ne cesse de grimper !

J’ai pu le constater aux 441 posts qui ont suivi sa déclaration pleine d’humour ! On retrouvait l’ambiance des élections ! J’ai pu le constater aux multiples attaques vipérines du PS. Dans un premier temps, leur stratégie avait été de l’ignorer, mais à présent ils tirent à boulets rouges ! Entre autres, Filipetti et Bové, l’écolo transfuge, tous deux brieffés par la même boite de com et qui finissent tous les deux leur anathème par la même phrase : « Mélenchon y a basta ! »Eléments de langage. En fait, on imagine les conseils des ministres : non pas ce qu’on va faire, ça on nous le dit, mais ce qu’on va dire et on nous le dit aussi.

Qui a eu l’idée brillante de dire à Barjot d’appeler à manifester le 5 mai pour contrer la manif de Mélenchon ? Là, il n’y a pas trente-six mille réponses : L’UMPSFNFCATHOFACHO qui protège le capital.

Je voudrais rappeler en conclusion que les manifs de Mélenchon nécessitent tout de même des contrefeux imposants et que l’on peut considérer l’affaire Merah, qui s’est produite le lendemain du défilé de la Bastille, et par l’utilisation qui en a été faite, et peut-être par une organisation dont on nous cache les ressorts, comme un moyen de détourner l’attention et d’effrayer.

J’espère que personne n’est en train de concocter une autre affaire Merah. Plus vaste même.

Qui nécessiterait des mesures policières à la 11 septembre.

Dans l’ombre, des loups.

Ne jouons pas les agneaux. Formons des comités. Travaillons pour cette nouvelle constituante. Ne nous laissons pas distraire. On veut leur arracher leur beefsteak. Ils ne vont pas se laisser faire. Tout sera bon. Même le pire. Soyons-en conscients.

Ariane Walter
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17 octobre 2012

L’Argentine au temps de l’Europe du Nobel



Par Jean-Luc Mélenchon | 14 octobre 2012 | Son blog 


Le changement argentin sans tango
La règle d'or en pleine incohérence 

 Le changement argentin sans tango

J’ai trouvé Buenos Aires dans une ambiance politiquement active. Du côté du gouvernement l'action réformatrice bat son plein.

Les commentateurs locaux estiment que, sur bien des sujets, le gouvernement est « plus à gauche » que la société. Je pense que c'est vrai sur le plan des réformes démocratiques et du développement des droits individuels. La loi qui donne le droit de vote à 16 ans sera sans doute adoptée avec une majorité large. Mais il n'est pas du tout assuré qu'il en aille de même avec la loi donnant le droit de vote aux étrangers du moment qu'il résident en Argentine de façon continue depuis au moins deux ans ! On ne peut cependant jurer de rien. En effet on avait aussi annoncé beaucoup de difficultés à propos de la loi qui supprima le régime de retraite par capitalisation. Il n'en fut rien. Des millions de gens ont accepté de revenir à la retraite par répartition parce qu'ils ont constaté qu'au minimum cela stabilisait leur situation et dans bien des cas cela l'améliorait. Dans un autre registre, plus récemment lorsque la loi a changé le statut de la banque centrale argentine pour lui ajouter les responsabilités de la croissance et de l'emploi, la résistance des libéraux a été vite épuisée. Socialement donc, la société argentine a mûri. Les mirages libéraux ne fonctionnent plus ici. Il est vrai qu'ils ont coûté très cher et que l'on n’a pas encore fini d'en panser les plaies.

(lire la suite...)

 

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