12 mars 2026

Dix jours de guerre ont empoisonné le golfe Persique pour une génération

 


120 incidents environnementaux dans 11 pays en 72 heures. Comment la guerre contre l’Iran contamine l’air, l’eau et les écosystèmes marins du Golfe pour des décennies.
Mohammed Omar, House of Saud, 10/3/2026
Traduit par Tlaxcala
 

RIYAD — Dix jours de missiles iraniens, d’essaims de drones et de frappes aériennes de représailles ont tué des dizaines de personnes et poussé le pétrole au-dessus de 110 $ le baril. Mais la victime la plus durable de la guerre est peut-être invisible aux caméras satellites et aux radars de poursuite de missiles : le golfe Persique lui-même. L’Observatoire des conflits et de l’environnement (CEOBS) a déjà catalogué 120 incidents environnementaux dans onze pays en à peine soixante-douze heures de combats, et ce nombre continue d’augmenter. Les raffineries en feu à Téhéran, Ras Tanura, Fujaïrah et Abou Dhabi déversent des milliers de tonnes de particules cancérigènes dans un ciel partagé par 150 millions de personnes. Des pluies noires acides sont tombées sur des villes iraniennes. Du pétrole brut fuit de pétroliers endommagés dans des eaux si peu profondes et fermées qu’une seule marée noire majeure met des années à se disperser. Les usines de dessalement — l’unique source d’eau potable pour des dizaines de millions de personnes — se trouvent à portée de missile d’un belligérant qui a déjà démontré sa volonté de frapper des infrastructures civiles. Les dommages environnementaux causés par la guerre de 2026 contre l’Iran pourraient prendre une génération à être réparés, et la facture de la remise en état n’a même pas encore commencé à être chiffrée. (..)

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13 janvier 2022

Le cri d’alarme de l’hydrologue Emma Haziza

  par Clément Jeanneau du blog Nourritures terrestres

 (..) Pour Emma Haziza, il est urgent de se doter d’une vision plus globale que la seule question du carbone. L’enjeu du siècle sera le triptyque eau – alimentation – énergie. Voici sa vision des choses :

« Depuis 20-30 ans, les politiques publiques sont très focalisées sur l’énergie. Mais pour produire de l’énergie, il faut de l’eau. Pour faire fonctionner une centrale, qu’elle soit nucléaire ou thermique, il faut de l’eau pour le refroidissement ; pour faire de l’hydroélectricité, il faut de l’eau pour faire tourner les turbines. Cette question, on l’a anéanti. On parle de bilan carbone et de gaz à effet de serre. Mais je rappelle que le premier gaz à effet de serre au monde, c’est l’eau : c’est ce qui permet à la Terre de ne pas ressembler à la Lune et donc à l’humain de survivre. 

Le problème est qu’on est en train de plonger dans un nouveau système. Il est essentiel, y compris pour nous en France, de regarder ce qui se passe aujourd’hui en Californie.(..)

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27 février 2018

Des milliers de cours d’eau sont rayés de la carte de France, et s’ouvrent aux pesticides

En l’absence d’un cadre juridique clair, de nombreux cours d’eau sont déclassés sous l’influence de la FNSEA, qui cherche à contourner la loi sur l’eau. Des milliers de ruisseaux sont ainsi en train d’être purement et simplement rayés de la carte de France...

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19 décembre 2016

Eau rage, eau des espoirs ! (vidéo #Datagueule)


Qu'elle soit liquide, solide ou gazeuse, l'eau est partout autour de nous. Dans les fleuves qui traversent nos villes et irriguent nos champs, dans les nappes phréatiques qui alimentent nos robinets, dans les glaciers qui nourrissent les fleuves ou dans les nuages qui arrosent la terre et régénèrent les nappes phréatiques. Son cycle ininterrompu berce la vie sur Terre depuis des millénaires. Une présence si évidente qui ne doit pas nous faire oublier sa profonde fragilité.

Source, plus d'info:
https://www.youtube.com/watch?v=wH9dMNWjL2s

 

15 novembre 2016

Dans le Dakota, les Sioux s’organisent contre la fracturation hydraulique


Nous avons demandé à Robert Hurley, traducteur américain de Michel Foucault, Gilles Deleuze, Georges Bataille ou Pierre Clastres, de nous raconter la lutte en cours dans le Dakota qui oppose les amérindiens à la construction d’un oléoduc souterrain sur leurs terres.

 
 
On assiste, depuis avril dernier, à une résistance farouche des Sioux contre ce qu’ils ont baptisé le Serpent Noir : le Dakota Access Pipeline, un projet d’oléoduc souterrain dont le chantier traverse le Dakota du Nord et le Dakota du Sud. Sauf altération des plans, le serpent devrait ensuite couper à travers l’Iowa, pour achever sa course dans le sous-sol de l’Illinois – afin de transporter le pétrole brut extrait de la formation de Bakken (dans le nord-ouest du Dakota du Nord).(...)
 
Reportage et vidéos à voir sur lundimatin
  

13 février 2016

4 milliards d’individus menacés tandis que les “nappes phréatiques du monde se vident”


La pénurie mondiale de cette ressource clé du vivant est bien pire que ce que l’on pensait, souligne une nouvelle étude.

Une nouvelle étude révèle que la pénurie mondiale d’eau est un problème bien plus grave que ce que l’on pensait, affectant 4 milliards de personnes — les 2/3 de la population du monde — et qu’elle va être « l’un des défis les plus difficiles et importants de ce siècle ».

Les analyses précédentes se concentraient sur la pénurie d’eau à l’échelle des années, et estimaient que la pénurie affectait entre 1,7 et 3,1 milliards de personnes. La nouvelle étude, publiée vendredi dans la revue Science Advances, évalue la pénurie d’eau sur une base mensuelle, capturant plus pleinement les moments spécifiques de l’année où celle-ci est peut s’avérer problématique.

La pénurie d’eau est devenue un problème mondial, nous affectant tous”, explique le co-auteur de l’étude Arjen Hoekstra, un professeur de gestion de l’eau de l’université de Twente aux Pays-bas.

L’étude souligne que près de la moitié de ces 4 milliards d’individus affectés par une pénurie d’eau sévère pour un mois ou plus se trouve en Inde et en Chine. Des millions d’autres affectés se trouvent au Bangladesh, au Nigeria, au Pakistan et au Mexique.

Les USA sont loin d’être à l’abri de ce problème, avec 130 millions d’individus affectés par la pénurie d’eau pendant au moins 1 mois par an, notamment dans les états du Texas, de la Californie et de la Floride. Et parmi les fleuves entièrement ou quasi-entièrement à sec avant d’arriver à leur extrémité, on retrouve le fleuve Colorado dans l’Ouest. 

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