30 avril 2020

Covid-19 : Les peupes amérindiens risquent l'anéantissement




Les amérindiens d'Amazonie craignent un génocide, ébranlés par la pandémie de Covid-19 et l'accélération soudaine de la déforestation en temps de confinement. Alors que le Brésil, le Suriname mais aussi la France mettent en place des politiques de soutien aux miniers et aux bûcherons, les peuples autochtones sont de plus en plus en contacts avec les "garimpeiros", porteurs des virus. 

En soutien aux peuples autochtones confinés, une ONG, Planète Amazone a lancé une campagne pour approvisionner les villages confinés. 

L'organisation humanitaire appelle à faire un don sur son site : http://planeteamazone.org/
 

5 avril 2020

Le Brésil de Bolsonaro implore des médecins cubains - après les avoir expulsés

Cuba a été forcée par le régime de Bolsonaro de mettre fin à un programme qui envoyait des médecins dans des régions reculées du Brésil.
Maintenant, le Brésil s’est rabattu sur la petite nation pour un soutien médical dont elle avait grand besoin - demandant l’aide des mêmes médecins cubains qu’il a expulsés il y a des mois.

La pandémie de coronavirus a submergé l’infrastructure sanitaire des pays du monde. Désespérés de contenir le virus mortel, les pays durement touchés, y compris même les pays européens riches comme l’Italie et la Grande-Bretagne, ont sollicité l’aide médicale d’experts de Cuba, de la Chine et du Venezuela.
Même le Brésil, actuellement sous le contrôle d’une administration d’extrême droite qui a rejoint les États-Unis pour diaboliser le gouvernement socialiste de Cuba, s’est rabattu sur ..

 

30 novembre 2019

L’effondrement a commencé. Il est politique


Alors que des révoltes éclatent aux quatre coins du monde, gouverner aujourd'hui s’apparente de plus en plus à mener une guerre ouverte ou larvée contre les soulèvements des peuples et des êtres vivants, pour maintenir coûte que coûte un ordre de plus en plus discrédité. L'anthropologue Alain Bertho revient ici pour Terrestres sur cette « crise de la gouvernementalité » et sur la longue séquence de révoltes apparentées qui en sont à l'origine.

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9 avril 2018

La Zad et la guerre civile mondiale


L’offensive du gouvernement contre la Zad vise à détruire la possibilité de vies alternatives. Et s’inscrit dans une tendance mondiale des classes dirigeantes néo-libérales à imposer un pouvoir fort.

2.500 gendarmes mobiles, des véhicules blindés, des hélicoptères, des camions, des bétaillères... ainsi que quelques centaines de CRS à Nantes et à Rennes, pour couvrir l’arrière... la France sera lundi 9 avril en guerre. Contre qui ? Contre quelques deux cents personnes, vivant dans un paysage de bocage où ils font du pain, de la bière, du maraîchage, et bricolent, discutent, lisent, vont et viennent. L’appareil militaire de la France, qui intervient au Mali, en Syrie, en Irak - sans que le Parlement en débatte, contrairement à ce que prescrit l’article 35 de la Constitution -, s’apprête donc à se déployer sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes... 

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19 mars 2018

Pour quoi Marielle Franco a-t-elle été assassinée ?


Pour quoi Marielle Franco a-t-elle été assassinée ? Quand le deuil se transforme en lutte... Au Forum Social Mondial, Salvador de Bahia, Brésil !

sources
https://www.youtube.com/watch?v=cRHOQRdC1bU

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2 juillet 2017

Le Brésil risque de subir l’une des plus grandes régressions écologiques et sociales de son histoire



Les grands propriétaires terriens ont toujours été très influents au Brésil. Mais leurs tentatives de détruire la forêt amazonienne au profit de l’agro-business et de rétablir une forme de travail forcé pour les plus pauvres avaient été jugulées pendant dix années de gouvernement de gauche. La destitution, il y a un an, de la présidente Dilma Roussef a libéré leurs ardeurs. Les députés « ruralistes » sont en train de démanteler toutes les lois et institutions préservant l’environnement et défendant les droits des plus pauvres, avec la complicité du président conservateur Michel Temer. En parallèle, les assassinats de militants sans-terre se multiplient dans les campagnes, en toute impunité. Une quasi « situation de guerre civile » larvée, analysée par Laurent Delcourt, chercheur au Cetri...

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15 mai 2016

Brésil, Honduras, Paraguay, ... : La nouvelle stratégie impérialiste américaine


 Now, in Brazil, the Battle for Democracy is Fought on the Streets, by Carlos Aznárez 

By: Carlos Aznárez / The Dawn News / May 12, 2016

The coup has been consummated. Brazil now joins Honduras and Paraguay in the list of countries that Imperialism used as a giant laboratory to test, with undoubtable success, their technique to destitute neo-developmentalist governments. This recipe is labeled as “moderate” by some analysts that are not experiencing its results in their own flesh, and for those who compare it with the inhuman dictatorships that these countries suffered a few decades ago. In fact, they are brutal, like capitalism is in essence. In Argentina, for example, in just a few months, 120,000 workers were laid off, as inflation increased dramatically, crushing hopes for a better future. This onslaught in Latin America has to be analyzed in a broader context: it’s part of the same strategy that the heads of Washington DC implemented in the Middle East, destroying one country after the other, until they found out they could attain the same results with more ease in Latin America.
 
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6 décembre 2015

Brésil : le désastre sans précédent sur lequel tout le monde ferme les yeux...


Ça y est. Il y a quelques jours, la vague de la mort a atteint l'océan Atlantique, terminant de tuer tout sur son passage et achevant, inéluctablement, la mort du Rio Doce, cinquième plus grand fleuve du Brésil.

Assassiné dans son lit, le "fleuve doux" — c'est son nom, en français — abritait une multitude d'espèces animales, de poissons, d'insectes, de reptiles et d'amphibiens en tous genres. Il apportait aussi la vie à un bon nombre de foyers situés tout le long de ses berges, pêcheurs, agriculteurs entre autres.


Le 5 novembre, un barrage de déchets de minerais de fer, appartenant à la compagnie minière Samarco, cède dans l'État Brésilien du Minas Gerais. La rupture du barrage entraîne une gigantesque coulée de boues toxiques qui a littéralement submergé le village de Bento Rodrigues situé en aval, faisant au moins 13 morts.

Puis, la coulée a continué à se répandre, sans que l'on puisse l'arrêter, descendant le long du fleuve jusqu'à l'océan (650 kilomètres) , répandant la mort sur son passage.
Suite (reportage photo) sur Demotivateur ...  

Voir aussi (pétition) :
(...) les lobbies industriels continuent de faire pression sur le Congrès national du Brésil pour faire voter l’amendement constitutionnel PEC 215. Leur but : s’accaparer les territoires ancestraux des indigènes et des zones forestières protégées pour y installer monocultures de soja, mines, bétail et barrages hydroélectriques.(...)


17 décembre 2014

Solidarité avec les victimes du Mondial 2014 en procès

 
Par Squat.net | 15 décembre 2014

Le 12 juillet 2014, à la veille de la finale de la Coupe du Monde, la police de Rio de Janeiro a arrêté 19 activistes, visant à désarticuler la grande manifestation prévue contre le match de la finale, sous la justification que toutes ces personnes auraient participé à des actes «violents» dans les révoltes de l’année dernière et qui envisageaient d’autres actions lors de la manifestation contre la finale de la Coupe du Monde. Au total, environ 23 mandats de perquisitions, arrestations et détentions temporaires ont été menés contre des personnes accusées d’avoir participé à des mouvements sociaux. Les mandats étaient de 5 jours de détention provisoire, 4 personnes ont réussi à échapper aux enlèvements de la police.

Les activistes ont été emmené-es à la « Cité de la Police » de la ville de Rio de Janeiro, un grand complexe de commissariats construit pour tenir compte de la répression liée aux protestations contre les méga-événements et la logique de la ville marchande. Dans cette grande enceinte se trouve la DRCI, le commissariat de police de répression des crimes informatiques, qui joue aujourd’hui le même rôle que l’historique commissariat à l’ordre politique et social, l’infâme “DOPS” (Delegacia de Ordem Política e Social) créée en 1924 pour réprimer les anarchistes, principalement utilisée durant l’Estado Novo* et plus tard lors du Régime Militaire en 1964, et qui avait pour objectif de contrôler et de réprimer les mouvements politiques et sociaux qui s’opposaient au régime alors au pouvoir. Peu après, les personnes arrêté.es ont tout.es été transféré-es au complexe pénitentiaire de Bangu.

Quelques jours plus tard, la libération de 18 activistes a été obtenue par le biais d’une décision appelée Habeas Corpus**. Peu de temps après, la justice a de nouveau ordonné l’arrestation de ces 18 personnes qui ont réussi à s’échapper et sont restés dans la clandestinité. Camila, Igor D’Icarahy et Elisa (Sininho) ont été détenu.es pour environ 10 jours, quand tout.es ont été libéré.es sous caution, sauf Caio et Fabio, détenus depuis janvier et accusés d’homicide. Les activistes vivent un moment difficile de criminalisation et de persécution, même si illes attendent le jugement en liberté. Illes sont interdit de quitter la ville et de participer à des manifestations et à des réunions publiques. Pendant le mois de décembre, Igor Mendes a été à nouveau arrêté et deux autres copains/copines sont aujourd’hui dans la clandestinité. Illes sont accusé.es d’avoir participé à une manifestation “pacifique” le 15 octobre, ce qui constitue une menace à l’ordre public au regard de la justice. D’autres arrestations peuvent survenir à n’importe quel moment, et les jugements – qui commencent le 16 décembre et continuent dans le mois de janvier – peuvent encore amener à des condamnations. La police a déclaré que les arrestations sont fondées sur des enquêtes judiciaires qui ont eu lieu secrètement depuis septembre 2013 contre le Front Populaire Indépendant (FIP), les black blocs et d’autres groupes militants, accusés de complot. La méthodologie de la police est la surveillance, la violation de la confidentialité et de la vie privée des individus. Les 23 activistes ont une liste exhaustive et absurde d’accusations qui comprend : associations de malfaiteurs et détention d’armes, détention d’explosifs, dégradation des biens d’autrui, résistance à l’arrestation et agression occasionnant des lésion corporelles, et corruption de mineurs.

 
L’État qui détient toujours plus de prisonnier.es à Rio pour qu’un match de football ait lieu est le même État qui ferme des écoles, qui tue dans les favelas et qui organise une Coupe du monde. Avec ces arrestations, l’État brésilien a écrit un nouveau chapitre de son histoire, le jour durant lequel tous les masques sont tombés, pas seulement pour l’État mais aussi pour tous les partis et groupes qui veulent participer à cette démocratie telle qu’elle est, à cette représentativité parlementaire. En ce jour l’État a dit en toutes lettres « GUERRE A LA POPULATION », pas de façon subliminale, mais à qui veut l’entendre. Dans les favelas les gens le savent déjà depuis bien longtemps, les émeutes de juin-juillet 2013 ont également essayé d’avertir, mais cette fois, c’était en prime time et en toutes les lettres. Où toute la population a vu que les mêmes lois instituées par l’État sont brisées quand il le veut, comme il l’a toujours fait avec la population pauvre et noire pendant toute l’histoire du génocide mené par l’État brésilien.

Nous vous invitons toutes et tous à organiser des actions dans votre ville en solidarité avec les prisonnier.es de la Coupe du monde. Nous ne pouvons pas rester silencieux face au terrorisme d’État du gouvernement brésilien et de la dictature de la FIFA. Tout le monde connaît l’importance des soulèvements de masse qui ont eu lieu au Brésil depuis juin 2013 jusqu’à maintenant, qui ont marqué une étape dans l’histoire de ce peuple, un moment de rupture avec les structures existantes, un cri pour dire Stop! aux nombreuses oppressions et violences historiques contre le peuple. Les forces de répression veulent à tout prix contenir la colère de la population en effrayant les activistes par la persécution, veulent reprendre le contrôle et conformer les gens à accepter la misère de la vie quotidienne. Ils sont prêts à jeter en prison tout.es celles et ceux qui n’abdiquent pas dans ce combat. Nos compagnon.nes ont besoin d’un soutien entier pour gagner cette lutte et rester dans les rues, dans les assemblées et dans la mobilisation populaire.

Aucun pas en arrière ! Personne ne sera laissé de côté ! Pour la fin immédiate des persécutions !

Liste des accusé.es :
– Elisa Sanzi (Sininho), Luiz Carlos Rendeiro Junior, Gabriel Marinho, Karlayne Pinheiro (Moa), Eloisa Samy, Igor Mendes, Camila Jourdan, Igor D’Iicarahy, Drean Moraes, Shirlene Feitoza, Andressa Feitoza, Leonardo Baroni, Emerson da Fonseca, Rafael Caruso, Filipe Proença, Pedro Freire, Felipe Frieb, Pedro Brandão, Bruno Machado, André Basseres, Joseane Freitas, Rebeca Martins, Fabio Raposo e Caio Silva Rangel.

Décembre 2014,
Croix Noire Anarchiste Rio de Janeiro

Notes des traductrices et traducteurs :
* Estado Novo, qui signifie « Etat nouveau », est le nom donné à la dictature instaurée par Vargas au Brésil depuis le coup d’Etat du 10 novembre 1937 jusqu’au 29 octobre 1945 et la destitution de Vargas par les militaires. Cette dictature est calquée aux conceptions du pouvoir des États fascistes européens durant la même période: culte du chef et paternalisme (Vargas se faisait appeler « Pères des Pauvres »), centralisation du pouvoir et interventionnisme total de l’État, etc.
La junte militaire a ensuite été au pouvoir pendant deux décennies, de 1964 à 1986, et s’est maintenue à plusieurs reprises par des bains de sang.
** L’ordonnance, bref ou mandat d’habeas corpus (en anglais writ of habeas corpus), plus exactement habeas corpus ad subjiciendum et recipiendum, énonce une liberté fondamentale, celle de ne pas être emprisonné sans jugement (contraire de l’arbitraire qui permet d’arrêter n’importe qui sans raison valable). En vertu de ce principe, toute personne arrêtée a le droit de savoir pourquoi elle est arrêtée et de quoi elle est accusée. Ensuite, elle peut être libérée sous caution, puis amenée après devant un juge.

Version originale en portugais : ABC Rio de Janeiro.
Traduit initialement par : Le Chat Noir émeutier.
Mise à jour et nouvelle traduction par : ABC Rio de Janeiro.

3 juin 2012

Syrie, arrêter la course à l’abîme

Source de la photo, Info-Palestine

Blog du Monde diplomatique | vendredi 1er juin 2012 | par Alain Gresh

 Voici un discours qui tranche avec la pensée dominante, venant d’un pays qui compte sur la scène internationale et, de plus, démocratique. Dans un entretien au quotidien Le Monde, Antonio Patriota, le ministre des relations extérieures du gouvernement brésilien de Dilma Rousseff, tente de faire entendre la voix de la raison (« Brasilia défend le dialogue avec Damas en vue d’une transition politique »).

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8 mai 2012

Brésil: Monsanto condamné

Inf'OGM, par Christophe NOISETTE | 7 mai 2012



BRESIL – La justice refuse à Monsanto le droit de prélever des royalties sur le soja OGM




Le 4 avril 2012, le juge Giovanni Conti, du tribunal de l’Etat du Rio Grande do Sul, a ordonné de suspendre la collecte des redevances (royalties) sur les semences génétiquement modifiées de soja pour Monsanto [1]. La décision prévoit également le remboursement des frais de licence payés depuis la campagne culturale de 2003/2004, en soulignant que les pratiques commerciales des entreprises transnationales semencières comme Monsanto ont violé la loi brésilienne sur les variétés [2]. Si Monsanto ne respecte pas ce jugement, une pénalité de 400 000 euros par jour sera alors appliquée.



Au niveau de l’Etat fédéral, Monsanto envisage de faire appel de cette décision, mettant en cause notamment la recevabilité de la plainte déposée par des organisations puisqu’elle n’a de relations commerciales qu’avec des individus. Mais surtout, la Cour suprême du Brésil va maintenant déterminer si cette décision a ou non une portée nationale.

L’enjeu n’est pas mince puisque cette décision pourrait impliquer un remboursement par Monsanto de près de 6,2 milliards d’euros pour plus de cinq millions d’agriculteurs au Brésil.
Le recours collectif [3] avait été initié par les associations d’agriculteurs de Passo Fundo, Santiago et Sertão en 2009. Se sont jointes à la plainte l’organisation des travailleurs agricoles du Rio Grande do Sul et les associations des agriculteurs de Giruá et Arvorezinha. Ces organisations se plaignaient de l’obligation faite aux agriculteurs de payer des royalties sur les semences achetées mais également sur les semences conservées des récoltes des années précédentes. Un tel système les empêchaient donc, d’une part de pouvoir ressemer les années suivantes et, d’autre part, de donner ou échanger leurs semences. En clair, ces organisations d’agriculteurs brésiliens refusent de payer quelque redevance que ce soit sur des semences récoltées, triées et ressemées.

Sur la situation juridique des brevets au Brésil, Inf’OGM expliquait dans un article publié en 2006 [4] que « au Brésil, les inventions biotechnologiques sont réglées par les articles 10 et 18 de la loi 9.279 (1996). La loi établit, a priori, la brevetabilité de toutes les inventions. L’article 10 exclut de la définition de l’invention [...] “tout ou partie d’êtres vivants naturels et des matériels biologiques trouvés dans la nature, ou encore qui en sont isolés, y compris le génome ou germoplasme de tout être vivant naturel et les processus biologiques naturels”. [...] Les êtres vivants trouvés dans la nature ne sont pas considérés comme une invention dans leur tout ou en parties. L’article 18, lui, définit la matière non-brevetable. Il dit expressément que les êtres vivants et parties d’êtres vivants ne sont pas brevetables, à l’exception des micro-organismes transgéniques. Pour éviter, aussi, des imprécisions par rapport à ce que serait un micro-organisme transgénique, le paragraphe unique, très discuté pendant le processus législatif, a apporté une solution consensuelle, excluant de la brevetabilité tout ou partie de plantes ou d’animaux. Il dit explicitement : “Aux fins de cette Loi, des micro-organismes transgéniques sont des organismes qui, à l’exception de tout ou partie de plantes ou d’animaux, expriment, par l’intervention humaine directe dans leur composition génétique, une caractéristique qui, normalement, n’est pas réalisable par l’espèce dans des conditions naturelles’’".

Mais Monsanto avait réussi à contourner cette loi, notamment en signant des accords avec producteurs et négociants qui, en bout de course, leur imposaient le paiement des royalties. Ce que les organisations contestaient donc en justice.

Brésil, Argentine... et France : même combat ?


Une situation similaire s’était présentée en Argentine où Monsanto avait cherché aussi à « négocier » des royalties, mais après les mises en cultures ! Les négociations ayant échoué, Monsanto avait alors cherché à attaquer les entreprises européennes qui importaient du soja GM. A plusieurs reprises, les tribunaux européens ont dénié à Monsanto ce droit de récupérer ses royalties sur le soja GM importé sous forme de farine ou de tourteaux pour alimentation animale [5].

Au Brésil, Monsanto entendait introduire, pour la campagne 2012/2013, une nouvelle variété de soja GM, « intacta RRpro », autorisée au Brésil en 2010, et souhaitait aussi augmenter les royalties de 48 euros/hectares, passant ainsi à 145 euros/hectares. Monsanto justifiait cette augmentation par l’assurance de meilleurs rendements avec cette variété et des épandages moindres.

Rappelons qu’en France, les brevets ne peuvent être déposés sur les variétés. Le système du Certificat d’Obtention Végétale a été adopté en lieu et place et vient d’ailleurs d’être modifié fin 2011. La nouvelle loi impose maintenant aux agriculteurs de payer des royalties sur leurs semences de ferme (pour 21 plantes), c’est-à-dire lorsqu’ils conservent une partie de leur récolte et qu’ils la ressèment l’année suivante. Ce même dispositif que les organisations agricoles viennent de faire annuler pour le soja transgénique au Brésil...
 

 

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