6 mars 2020

"Un système meurtrier est en train de se créer sous nos yeux"

Une allégation de viol inventée et des preuves fabriquées en Suède, la pression du Royaume-Uni pour ne pas abandonner l’affaire, un juge partial, la détention dans une prison de sécurité maximale, la torture psychologique - et bientôt l’extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre. Pour la première fois, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, parle en détail des conclusions explosives de son enquête sur le cas du fondateur de Wikileaks, Julian Assange.

27 mai 2019

Violences policières : des experts de l'ONU souhaitent que le gouvernement sorte du "déni de réalité"


Nous vous en parlions, une réunion informelle s'est tenue ce jeudi à Paris, entre deux rapporteurs de l'Organisation des Nations unies (ONU) et des représentants de la société civile. Parmi eux, des syndicalistes, comme le Dijonnais Elie Lambert, secrétaire général de Solidaires 21 (également élu au niveau national).
L'objectif était de faire le point sur d'éventuelles atteintes aux libertés fondamentales, dans le contexte de la crise des Gilets jaunes. A la suite de la réunion, les experts de l'ONU tirent à nouveau la sonnette d'alarme.

29 avril 2018

La Syrie, les missiles et la guerre - Le média TV


DANS LA GUEULE DU LOUP #3 : LA SYRIE, LES MISSILES ET LA GUERRE

le 27 avr. 2018
Au programme de ce nouveau numéro de l'émission "Dans La Gueule du Loup" : un débat sur la situation en Syrie animé par Jacques Cotta.

Invités : - Jean-Jacques Bridey, de La République En Marche - Damien Lempereur, de Debout la France - Roberto Romero, de Génération.s - Rachid Temal, du Parti Socialiste

Experts : - Djordje Kuzmanovic, responsable des questions internationales pour la France Insoumise - L'ancien Colonel Corvez - Michel Raimbaud, ancien ambassadeur

Voir en ligne :
https://www.lemediatv.fr/les-programmes/dans-la-gueule-du-loup/3-la-syrie/
 

25 février 2018

Nos cris d’indignation à propos du siège de Ghouta sonnent creux car nous ne ferons rien pour sauver les civils. (The Independent)

Robert FISK

Comment pouvons-nous protester alors que nous ne faisons rien contre l’opposition islamiste armée à Assad (je ne parle pas ici de l’EI) ou que nous n’essayons même pas d’organiser notre propre cessez-le-feu, même avec l’aide de la Russie ? Après tout, cela fait des années que nous armons ces gens-là.

Voilà, ci-dessous quelques cruelles réalités à propos du siège de la Ghouta...

Suite sur LGS
   

Lire également 

La bataille de Damas et de la Ghouta orientale

5 février 2017

Le pillage hier et aujourd'hui de l'Afrique par l'occident : deux vidéos


L'origine de la pauvreté en Afrique et en Amérique du Sud - Documentaire ARTE (25'30'') Piqûre de rappel quant à l'histoire de la colonisation et de la fabrication du tiers monde par les européens. 



L'utilisation des ONGs Occidentales pour le pillage des ressources de l'Afrique  
https://www.youtube.com/watch?v=dz5sOeD53Rc&feature=youtu.be

Un extrait de la présentation TEDX de Mallence Bart Williams, en 2015 à Berlin, à propos du pillage de l'Afrique par l'Occident et de l'utilisation, pour cela, des ONG. (4'23")

Pour aller plus loin, un article essentiel: http://partage-le.com/2016/01/pourquo...
& https://www.youtube.com/watch?v=2N9dw...

8 octobre 2016

Guerre de l’OTAN à la Russie : les vents hurlent avant la tempête





Par Christopher Black – Le 3 octobre 2016 – Source New Eastern Outlook


Il y a quelques semaines, j’ai écrit : «J’ai été avocat de la défense la plus grande partie de ma vie professionnelle et je n’ai pas l’habitude de recueillir des preuves pour engager des poursuites, mais les circonstances m’ont incité à ouvrir un dossier pour le procureur de la Cour pénale internationale, ou peut-être un futur tribunal citoyen. Ce dossier contient la preuve que les dirigeants de l’OTAN sont coupables du plus grave crime contre l’humanité, le crime d’agression. Je voudrais partager avec vous quelques brèves notes intéressantes provenant de ce fichier, que je soumets à votre réflexion.» (...)
Suite sur le Saker

25 novembre 2015

La résolution 2249 de l’ONU suspend la souveraineté de la Syrie et de l’Irak


La résolution 2249 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, qui prépare la guerre contre la Syrie, vient d’être publiée. Votée vendredi 20, elle était sous embargo jusqu’à ce lundi 23, à 18h30 heure de New York, mais s’avère foncièrement identique au projet rédigé et diffusé en anglais par la France. (...)

Lire sur Al Manar ...
 

28 janvier 2015

La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge

 
Numerama | par Guillaume Champeau, le 23 janvier 2015

La France confirme à l'ONU l'extension de la censure sans juge


Alors que Manuel Valls n'en avait pas dit un mot mercredi lors de la présentation du nouveau plan de lutte contre le terrorisme, Harlem Désir a confirmé jeudi à l'ONU que la France mettrait en place "à brève échéance" le blocage de sites racistes et antisémites sur simple ordonnance de l'Etat, sans contradictoire ni vérification judiciaire de l'illégalité des sites bloqués. Une exception qui devient la norme.


Jeudi matin, l'Assemblée générale de l'ONU tenait à New York une réunion plénière informelle exceptionnelle, à l'initiative de Bernard-Henri Lévy, sur la question de la montée des violences antisémites dans le monde. La réunion avait été programmée avant les attentats commis en France, mais a nécessairement gagné en importance par l'assassinat de quatre otages juifs détenus dans l'épicerie de Vincennes par Amedy Coulibaly.

A cette occasion, le secrétaire d'état aux affaires européennes, Harlem Désir, a prononcé un discours dans lequel il a confirmé les pistes avancées la semaine dernière par la ministre de la Justice Christiane Taubira, qui n'ont pourtant pas été évoquées mercredi lors de la conférence de presse de Manuel Valls. En particulier, Harlem Désir a confirmé qu'à "brève échéance", la France mettrait en oeuvre "la possibilité d’un blocage administratif des sites internet et des messages à caractère raciste et antisémite".

Ce blocage administratif, qui se matérialise par un ordre du ministère de l'intérieur non soumis au contrôle d'un juge, fut d'abord prévu pour les seuls contenus pédopornographiques. Dès 2008, il y a sept ans, Numerama avait mis en garde contre l'ouverture de la boîte de Pandore, en prévenant que la lutte nécessaire contre la pédophilie, que le blocage n'aide en rien, ne serait qu'un moyen de légitimer un processus qui serait ensuite étendu à d'autres types de contenus. L'histoire du fichier des empreintes génétiques (FNAEG) qui compte aujourd'hui plus de 2,5 millions d'enregistrements l'avait déjà démontré.

METTRE DES BARRIÈRES SUR INTERNET

Dessin, Carlos Latuff
Nos craintes se sont vérifiées l'an dernier avec l'adoption d'une loi contre le terrorisme qui adopte le mécanisme du blocage extrajudiciaire à l'encontre des sites de propagande terroriste, dont la liste à bloquer sera établie par le gouvernement, sans contrôle d'un juge. Et donc, selon Harlem Désir et Christiane Taubira, il sera très bientôt étendu à des sites racistes et antisémites, avec la forte tentation de bloquer également des sites très critiques contre le sionisme et Israël, sans qu'un juge ne puisse s'y opposer (sauf recours ultérieur une fois la mesure déjà appliquée).

A l'ONU, Harlem Désir a déclaré que l'antisémitisme "est toujours là, présent, avec son cortège de préjugés, de haine et de violence, parfois comme la résurgence d’un vieil antisémitisme qui remonte du fond des siècles, mais aussi, désormais, sous des formes nouvelles, se répandant sans barrière sur internet et les réseaux sociaux, à l’abri de l’anonymat ou non, prenant parfois prétexte du conflit israélo-palestinien ou s’appuyant sur le dévoiement fanatique de l’islam ancien ou nouveau."
 
RENDRE RESPONSABLES LES INTERMÉDIAIRES

Selon Les Echos, le secrétaire d'état a expliqué en marge de son discours qu'il fallait étendre la responsabilité pénale des intermédiaires tels que les réseaux sociaux. "Nous devons limiter la dissémination de ces messages. Nous devons établir un cadre légal afin que ces plate-formes sur internet, les grandes compagnies qui gèrent les réseaux sociaux, soient appelées à agir de manière responsable", a-t-il demandé. Il sollicite la convocation d'une conférence internationale dédiée à ce sujet.

Déjà en novembre dernier, le Conseil de Sécurité de l'ONU avait demandé un renforcement de la lutte contre la propagande terroriste sur Internet, en laissant entendre que les plateformes qui seraient trop ouvertes à la liberté d'expression pourraient être accusées de terrorisme par complicité. Le Conseil avait par ailleurs demandé à l'ensemble des 192 membres de l'ONU "d'agir de façon coopérative pour empêcher les terroristes de recruter, pour contrer leur propagande et leur incitation extrémistes violentes sur Internet et les médias sociaux, y compris en développant des contre-récits efficaces".

Voir en ligne :  http://www.numerama.com/magazine/31980-la-france-confirme-a-l-onu-l-extension-de-la-censure-sans-juge.html

 

15 décembre 2014

Climat, l'échec de Lima

Photo : Damián Profeta, licence Creative Commons.

 Par ATTAC France | 14 décembre 2014


COP20 : la « contribution » de Lima aggrave la crise climatique


À Lima, la Convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques s’est montrée incapable de satisfaire aux recommandations issues des rapports alarmants du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC). Il était prévu que les États réexaminent et revoient à la hausse leurs engagements d’ici 2020, en particulier les pays riches. Pourtant, aucun pays n’envisage de réduire plus fortement ses émissions de gaz à effet de serre ni d’augmenter sa contribution financière. Or, « repousser ainsi à l’après 2020 l’essentiel des efforts à accomplir signifie abandonner l’objectif consistant à ne pas dépasser les 2 °C de réchauffement global d’ici la fin du siècle » analyse Maxime Combes d’Attac France.

 

Le décalage entre ce que le GIEC recommande, ce que les négociations de l’ONU permettent et ce que les gouvernements font ne cesse de grandir. « En évacuant des négociations la dimension civilisationnelle du changement climatique, les États ont inventé une machine qui empile des mécanismes techniques toujours plus sophistiqués et déconnectés de la réalité des dérèglements climatiques et des populations qui en subissent les conséquences », constate Geneviève Azam, porte-parole d’Attac France. Loin de neutraliser les tensions (géo)politiques et de solutionner la crise climatique, ces dispositifs étouffent les trop rares initiatives en faveur de la justice climatique. Ils encouragent au contraire les pays industriels à s’exonérer de leurs responsabilités historiques et les pays émergents à conforter un modèle productiviste et extractiviste insoutenable.

Avec constance et détermination, les pays les plus puissants de la planète essaient de restreindre la portée des principes d’équité et de responsabilités communes mais différenciées. L’introduction d’une démarche volontaire et non contraignante pour définir les contributions de chacun des pays à la lutte contre les dérèglements climatiques fera primer l’échelon national sur la réalisation d’objectifs globaux. Non contraints au sein de l’ONU, et aiguillés par les intérêts des entreprises privées, les gouvernements s’activent par ailleurs pour libéraliser le commerce et l’investissement, encouragent la recherche et l’exploitation de nouvelles sources d’hydrocarbures et refusent de désarmer les marchés financiers, trois vecteurs majeurs de l’aggravation de la crise climatique.

À douze mois de la conférence de l’ONU sur le dérèglement climatique à Paris-Le Bourget, l’une des responsabilités majeures des ONG et des mouvements sociaux et écologistes est de s’attaquer à ce décalage dramatique entre la fuite en avant extractiviste et productiviste liée à la globalisation économique et financière, et les exigences à la fois claires et rigoureuses en matière de transition écologique et sociale. « Face à l’urgence climatique, la passivité voire l’action irresponsable des dirigeants et des multinationales imposent à la société civile d’initier une bataille globale et de longue haleine » selon Christophe Aguiton d’Attac France. Attac France, en lien avec ses partenaires de la Coalition Climat 21 et ses partenaires internationaux, poursuivra son engagement pour initier un véritable changement systémique, qui subordonne les intérêts financiers aux exigences climatiques. Telle est l’autre route de Lima à Paris.
  

29 septembre 2014

Le discours de Sergueï Lavrov aux Nations Unis


" Dans la série, “la voix de la Russie”, voici la très intéressante intervention du ministre russe à l’ONU – afin que chacun puisse se faire son opinion sans le filtre déformant des médias…

Merci au travail acharné des traducteurs ce week-end, qui nous permet de l’avoir en français avant même la version anglaise "

Discours du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov à la 69ième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, le 27 septembre 2014

à lire sur Les-Crises ...

30 juillet 2014

Tous ensemble pour la Palestine à Cahors 1er et 2 août




COMMUNIQUE de l'Association Ecoles Tiers-Mondes 46
 
Cette nuit fut la plus terrible à Gaza, plongée dans un déluge de feu: hommes, femmes, enfants palestiniens sont soumis aux tirs ininterrompus.
Qui peut admettre celà? Qui peut ne pas réagir?
Dans le 46 plusieurs initiatives ont eu lieu, à Cahors , à Figeac,...il faut poursuivre et développer ces actions et envisager un collectif 46 Palestine pour:
- exiger la paix et l'arrêt des combats,
- développer l' infos,et la campagne BDS,
- proposer réunions publiques et manifestations

Pour cela nous proposons une rencontre unitaire ouverte à tous au llc Cahors 68 r Louise Michel/r St James le...Vendredi 1°Août., à 18H30 pour envisager une solidarité devenue urgente.

Association Ecoles Tiers-Mondes 46 (reçu par mail-list)

 
A CAHORS AUSSI! TOUS ENSEMBLE POUR LA PALESTINE!

VENDREDI 1° Août à 18H30 AU LLCCahors 68 R Louise Michel/r ST James réunion ouverte à tous pour créer un collectif Palestine lotois:venez nombreux!

SAMEDI 2 Août à 11h rassemblement unitaire Parvis de la mairie de Cahors à l'appel d'Ensemble FDG, PCF, CGT, Mvt de la Paix, NPA, ETM46....
 
- Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza
- Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem
- Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza
- Pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international
- Pour le retrait par Israël des colonies
- Pour la création d'un État de Palestine indépendant, sur la base des résolutions internationales des Nations Unies.

Le droit de se rassembler pour la Paix est un droit inaliénable dans une démocratie

24 juillet 2014

Genocide de Gaza, France complice !


HONTE !



13 octobre 2013

"Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial."


Le Veilleur de Ninive | par Michel Raimbaud | samedi 12 octobre 2013

Nous vivons actuellement un moment historique majeur, d’une importance sans doute comparable à la chute de l’Union Soviétique. Entraînant la dissolution du bloc communiste et ayant pour effet immédiat d’instaurer l’hégémonie sans partage de l’Amérique et de ses alliés occidentaux, la disparition de l’URSS allait amener plus de vingt ans de malheur et d’extrême injustice pour le reste de la planète.

L’évènement qui a dominé le récent Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, fruit d’une gestation de deux ans dans le sillage de la crise syrienne, referme cette parenthèse dramatique. Confirmant la renaissance de la Russie et l’émergence du bloc des BRICS à direction russo-chinoise, il symbolise la recomposition de la vie internationale sur de nouvelles bases : le « moment unipolaire américain », qui consacrait le triomphe des « grandes démocraties » et de leur « économie de marché », est terminé. C’est le glas qui sonne pour la plus grande escroquerie politique de l’ère contemporaine : la « communauté internationale » franco-anglo-américaine est agonisante.

Le double accord conclu entre la Russie et l’Amérique au sujet de la Syrie est l’acte fondateur de cette mutation. Le Mur de Berlin apparaissait comme le symbole du triomphe du « monde libre » et de « la fin de l’Histoire ». En cet automne 2013, c’est le mur de l’arrogance qui a été brisé, le ci-devant « Axe du Bien » apparaissant dans toute sa splendeur, sur fond de soleil couchant. Loin d’être finie, l’Histoire continue.

C’est une belle leçon de diplomatie qu’a prodiguée la Russie (soutenue sans défaillance par la Chine, par ses autres partenaires « BRICS » comme le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, mais aussi par une bonne partie du monde) en réussissant à faire prévaloir la légalité internationale et les grands principes onusiens contre les partisans de l’ingérence à tout va. Ne nous y trompons pas : pendant quelques jours, le monde a bel et bien frôlé la catastrophe et la guerre mondiale. Que Russes et Américains se soient mis d’accord sur le principe d’une solution politique et diplomatique ne peut que réjouir les gens de bonne volonté qui prônent et espèrent depuis de longs mois l’amorce d’un processus de négociation en Syrie. En espérant que la dynamique de paix sera contagieuse…

Il convient bien entendu de saluer la « Syrie réelle », c’est-à-dire tous ceux qui ont misé une fois pour toutes sur le dialogue pour mettre un terme à la guerre universelle à laquelle est confronté leur pays. C’est en effet grâce à leur détermination et leur lucidité que la mère de notre civilisation a pu résister – résiste toujours - aux terribles épreuves infligées par ses « faux frères » d’Orient et ses « faux amis » d’Occident : plus de 100 000 morts, huit millions de réfugiés et déplacés, soit un Syrien sur trois, plus de la moitié du pays en ruines, y compris la ville martyre d’Alep, capitale économique livrée au pillage, les infrastructures dévastées, écoles et hôpitaux inclus, des zones entières à la merci de combattants d’un autre âge. Sans oublier des millions et des millions de vies brisées…La communauté internationale, l’universelle, celle qui représente la majeure partie de la planète, ne sera-t-elle pas fondée à demander des comptes à ceux qui entretiennent, en notre nom par-dessus le marché, cette entreprise de massacre et de destruction, comme jadis en Irak et naguère en Libye ?

Certes, voir la grise mine de quelques « amis » bien connus du peuple syrien devant une perspective de solution pacifique a de quoi nous réjouir, mais nous ne pouvons dissimuler notre tristesse et notre colère de voir la France brader ses intérêts nationaux, ruiner son crédit moral en affirmant une préférence marquée pour le mauvais côté de l’Histoire. A l’heure où les uns et les autres se félicitent de voir la raison l’emporter et redisent leur engagement en faveur d’une issue politique négociée en Syrie, la France ne manifeste pas un enthousiasme délirant – c’est un euphémisme – pour l’option de la paix et du droit, dont la diplomatie russe s’est faite le symbole.

On aurait plutôt, jusqu’ici, l’impression qu’elle choisit de se retrancher dans le camp de la guerre en compagnie des financiers du djihad. Pourquoi a-t-elle tant tenu à court-circuiter le Conseil de Sécurité dont elle est l’un des membres permanents et pourquoi, se plaçant dans une logique d’ingérence, a-t-elle mis tant de constance à bafouer les principes du droit onusien dont elle se réclamait. Quel dommage et quel ravage !

Le gouvernement français fait grand cas des votes du Congrès américain et bon marché de l’opinion majoritaire des Français. Il a grand tort. Sa politique est aussi injuste qu’immorale et la part de culpabilité qui est la sienne dans l’atroce tragédie syrienne n’a d’égale que son écrasante responsabilité dans notre enfermement et notre terrible humiliation. Pesant mes mots (comme un ministre bien connu qui pourtant rate toutes les occasions de se taire), je souhaite plein succès à ce Genève II que les vrais amis de la Syrie appellent de leurs voeux : il est grand temps que la voix de la diplomatie se substitue au fracas des armes, que la stabilité et la paix reviennent en Syrie.

Et puis, faut-il rappeler l’évidence ? C’est aux Syriens et à eux seuls qu’il appartient de décider de leur destin en toute souveraineté et en toute indépendance. Les dirigeants étrangers, de Paris ou de Washington, de Riyad ou d’Ankara, n’ont aucune légitimité pour le faire à leur place, et il leur faut un fabuleux toupet pour établir des « feuilles de route » concernant l’avenir ou la reconstruction d’un pays qu’ils auront tout fait pour anéantir.

Michel Raimbaud, ex-Ambassadeur (à la retraite)
Membre de la Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence 
 

4 octobre 2013

Les armes secrètes NBC d’Israël



Le Grand Soir | 25 septembre 2013

Les armes secrètes NBC d’Israël (Il Manifesto)

Les inspecteurs de l’ONU, qui contrôlent les armes chimiques de la Syrie, auraient beaucoup plus à faire s’ils étaient envoyés contrôler des armes nucléaires, biologiques et chimiques (NBC) d’Israël. Mais selon les règles du « droit international », ils ne peuvent pas le faire. Israël n’a pas signé le Traité de non-prolifération nucléaire, ni la Convention qui interdit les armes biologiques, et a signé mais non ratifié celle qui interdit les armes chimiques.

Selon Jane’s Defense Weekly, Israël –seule puissance nucléaire au Moyen-Orient- possède de 100 à 300 têtes nucléaires et leurs vecteurs appropriés (missiles balistiques et de croisière et chasseurs-bombardiers). Selon des estimations du Sipri, Israël a produit 690-950 kgs de plutonium, et continue à en produire autant que nécessaire pour fabriquer chaque année 10-15 bombes du type de celle de Nagasaki. Il produit aussi du tritium, un gaz radioactif avec lequel on fabrique des têtes neutroniques, qui provoquent une contamination radioactive mineure mais de plus haute létalité.

Selon différents rapports internationaux, cités aussi par le journal israélien Ha’aretz, des armes biologiques et chimiques sont développées à l’Institut pour la recherche biologique, situé à Ness-Ziona, à côté de Tel Aviv. Officiellement, 160 scientifiques et 170 techniciens font partie du staff, qui depuis cinq décennies accomplit des recherches en biologie, chimie, biochimie, biotechnologie, pharmacologie, physique et d’autres disciplines scientifiques. L’Institut, avec le Centre nucléaire de Dimona, est « une des institutions les plus secrètes d’Israël » sous juridiction directe du premier ministre. Le plus grand secret entoure la recherche sur les armes biologiques : bactéries et virus qui, disséminés chez l’ennemi, peuvent déclancher des épidémies. Parmi eux, la bactérie de la peste bubonique (la « mort noire » du Moyen-âge) et le virus Ebola, contagieux et létal, pour lequel n’est disponible aucune thérapie. On peut avec la biotechnologie produire de nouveaux types d’agents pathogènes auxquels la population cible n’est pas en mesure de résister, ne disposant pas du vaccin spécifique. On dispose aussi de sérieux indices sur des recherches pour développer des armes biologiques pouvant anéantir chez l’homme son système immunitaire.

Officiellement l’Institut israélien effectue des recherches sur des vaccins contre des bactéries et virus, comme celles sur l’anthrax financées par le Pentagone, mais il est évident qu’elles permettent de développer de nouveaux agents pathogènes à usage guerrier. Le même expédient est utilisé aux Etats-Unis et dans d’autres pays pour contourner les Conventions qui interdisent les armes biologiques et chimiques. En Israël la chape de secret a été en partie déchirée par l’enquête qu’a faite, avec l’aide de scientifiques, le journaliste hollandais Karel Knip. Il ressort en outre que des substances toxiques développées par l’Institut ont été utilisées par le Mossad pour assassiner des dirigeants palestiniens.

Des témoignages médicaux indiquent qu’à Gaza et au Liban, les forces israéliennes ont utilisé des armes de conception nouvelle : elles laissent le corps intact à l’extérieur mais, en y pénétrant, dévitalisent les tissus, carbonisent le foie et les os, et coagulent le sang. Ceci est possible avec la nanotechnologie, cette science qui projette des structures microscopiques en les construisant atome par atome. Au développement de ces armes participe aussi l’Italie, liée à Israël par un accord de coopération militaire et son premier partenaire européen dans la recherche & développement. Dans la dernière loi de finances est prévue une attribution annuelle de 3 millions d’euros pour des projets de recherche conjoints italo-israéliens. Comme celui, indiqué dans le dernier avis de la Farnesina (ministère italien des affaires étrangères), de « nouvelles approches pour combattre des agents pathogènes résistants aux traitements ».

Ainsi l’Institut israélien pour la recherche biologique pourra-t-il rendre les agents pathogènes plus résistants encore.
Manlio Dinucci

Edition de mardi 24 septembre de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130924/m...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

source:  www.legrandsoir.info/les-armes-secretes-nbc-d-israel-il-manifesto.html

23 septembre 2012

La FAO veut abandonner les paysans et leurs terres



Grain | 14 septembre 2012


Pourquoi la FAO et la BERD promeuvent-ils la destruction de l’agriculture paysanne et familiale ?



La Via Campesina - GRAIN - Les Amis de la Terre International (FoEI) - Coordinadora Latinoamericana de Organizaciones del Campo (CLOC) - Marche mondiale des femmes (MMM) - ETC Group - Latin American Articulation of Movements Toward ALBA - Re:Common

(Pour signer la déclaration, contactez viacampesina.sudamerica@gmail.com ou info@biodiversidadla.org)

Nous sommes stupéfiés et offensés par un article co-signé par Jose Graziano da Silva, Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et Suma Chakrabarti, Président de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), publié dans le Journal de Wall Street le 6 septembre 2012. Dans cet article, ils appellent les gouvernements et les organisations sociales à adopter le secteur privé comme « moteur principal » de la nécessaire croissance de la production alimentaire globale. 

3 juin 2012

Syrie, arrêter la course à l’abîme

Source de la photo, Info-Palestine

Blog du Monde diplomatique | vendredi 1er juin 2012 | par Alain Gresh

 Voici un discours qui tranche avec la pensée dominante, venant d’un pays qui compte sur la scène internationale et, de plus, démocratique. Dans un entretien au quotidien Le Monde, Antonio Patriota, le ministre des relations extérieures du gouvernement brésilien de Dilma Rousseff, tente de faire entendre la voix de la raison (« Brasilia défend le dialogue avec Damas en vue d’une transition politique »).

Lire la suite...

30 avril 2012

A propos des “rebelles” syriens

dedefensa | 30 avril 2012


Quelques leçons moscovites à propos des “rebelles” syriens


Relevant avec son équipe et son esprit brillant d’un premier tour des présidentielles à la gloire de l’équipée sarkoziste, le ministre français des affaires étrangères Juppé nous avait, le 24 avril (voir le 25 avril 2012, sur Antiwar.com) proposé que l’affaire syrienne se transformât en une bonne petite intervention bien légale et internationale. Cette suggestion pleine d’une mesure bien française et bien dans la tradition gaullienne dont se réclame ce ministre, s’appuyait sur l’analyse indubitable que “la communauté internationale”, cette entité magique parée de toutes les légitimités possibles, en avait assez d’être “défié” par le “régime Assad”, évidemment seul et unique coupable des violations du cessez-le-feu ; par conséquent, il serait bon d’envisager de préparer une invasion du pays par l’intermédiaire de l’ONU, dont on attendrait dans ce cas une remarquable unanimité, et cela éventuellement avant le deuxième tour des présidentielles, au cas où...

Le propos est certes ridicule et dérisoire, comme le diseur de la chose, mais il est excellent pour l’esprit de l’entendre ainsi qualifié par un membre de l’opposition syrienne. Ce fut donc le cas, le 27 avril 2012 (selon Novosti) à Moscou. C’est Qadri Jamil, qui dirigeait une délégation du FPCL, organisation d’opposition intérieure syrienne, qui parlait ; à première vue, et même à vue confirmée, pas vraiment des amis d’Assad, puisqu’opposant… Il nous apprit pourtant que Mr. Juppé est à la fois ridicule et provocateur.

«La menace d'appliquer à la Syrie le chapitre VII de la Charte des Nations unies, récemment formulée par le chef de la diplomatie française Alain Juppé, n'est pas réaliste, a estimé vendredi Qadri Jamil, chef de la délégation du Front populaire de changement et de libération (opposition intérieure syrienne), en visite à Moscou. […] “Ces propos sont fantaisistes et provocateurs […]. Leur but est de pousser les forces radicales qui ont perdu en importance vers un extrémisme encore plus accru”, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à RIA Novosti.

»M. Jamil a ajouté que ce genre de déclarations donnait à certains courants de l'opposition l'espoir illusoire d'une intervention étrangère. “Certains pays, qui s'attribuent aujourd'hui le droit d'instaurer un nouvel ordre mondial, incitent l'opposition à refuser le dialogue avec le pouvoir, empêchant ainsi d'arrêter l'effusion de sang dans le pays”, a poursuivi l'homme politique.»
Parallèlement, à Moscou toujours, Lavrov a émis quelques considérations sur la situation en Syrie, et les violations du cessez-le-feu. Il n’a jamais été aussi précis et accusateur pour ce qui est des responsabilités, aussi bien celles des “rebelles” qu’il est de plus en plus nécessaire de séparer de l’“opposition”, que celles des pays qui les soutiennent (monarchies du Golfe et les activistes du bloc BAO). Selon Novosti, ce même 27 avril 2012 :


«L'instauration d'un cessez-le-feu en Syrie est entravée par les provocations de groupes armés de l'opposition, a déclaré vendredi sur la chaîne de télévision Rossia-24 le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. “Le cessez-le-feu, déclaré en application du plan de (l'émissaire spéciale des Nations unies et de la Ligue arabe) Kofi Annan et soutenu par le Conseil de sécurité de l'Onu, ne s'est pas encore affirmé définitivement et ce, pour beaucoup, à cause de provocations de groupes armés de l'opposition, qu'il s'agisse d'explosions, d'attentats ou d'attaques contre les forces et bâtiments gouvernementaux”, a indiqué Mr. Lavrov.

»Et d'ajouter que tout cela visait à torpiller le plan Annan et à susciter l'indignation de la communauté internationale, en essayant ainsi de provoquer une ingérence extérieure. “Nous avons adopté à l'unanimité au Conseil de sécurité de l'Onu une résolution qui exige de toutes les forces syriennes qu'elles arrêtent la violence et toutes les hostilités. Tous ceux qui ont de l'influence sur les forces syriennes, tant gouvernementales que d'opposition, doivent l'employer », a dit le chef de la diplomatie russe.»
Somme toute, cette journée du 27 avril est intéressante… Il semblerait se passer ceci, que les Russes seraient en train d’établir une nouvelle plate-forme de la répartition des forces en Syrie, avec cette visite de l’“opposition” à Moscou, et la sortie de cette opposition contre les extrémistes dialectiques du bloc BAO. Jusqu’alors cette opposition intérieure, qui, outre sa marque démocratique, a seule la légitimité chronologique et de situation d’une contestation constructive de la situation syrienne, était laissée de côté, notamment lors des réunions des “Amis de la Syrie”. Cette mise à l’écart, c’était le sort qu’on lui réservait, essentiellement parce qu’elle est difficilement contrôlable par les manipulateurs du bloc BAO, pas assez maniable, pas assez décidée du tout à installer le désordre en Syrie en commençant par la chute du gouvernement. Ce que les Russes seraient en train de tenter, c’est de donner à cette opposition un statut séparé des “rebelles” manipulés et financés par les forces extérieures de déstabilisation et de déstructuration. On pourrait alors parvenir à une situation qui sortirait du schéma manichéen favori du Système, mais où il y aurait trois forces : le régime Assad, son opposition intérieure, et les rebelles manipulés de l’extérieur. Ainsi ne serait-il plus question de laisser toutes ces forces d’opposition au bloc BAO et aux monarchies du Golfe, pour qu’ils les dissolvent et les pulvérisent jusqu’à leur élimination en les plaçant sous le contrôle des rebelles extérieurs. 

Les Russes ont dû prendre des précautions vis-à-vis d’Assad pour lancer cette opération, mais ils ont des arguments convaincants puisqu’ils sont la principale force de soutien du même Assad. D’une certaine façon, l’opération tombe “bien”, en laissant de côté l’aspect éventuellement cynique de la réflexion, puisque l’opposition se trouve à Moscou au moment où les rebelles passent à une tactique terroriste qui va diablement entamer leur argument de dénonciation des pratiques d’Assad contre les civils, et qui va encore plus dresser contre eux cette opposition. Dans le même temps, et toujours selon la même logique des circonstances et d’une évolution importante de la crise, les déclarations des Russes se font beaucoup plus nettes et dures, aussi bien à l’encontre des rebelles que, bientôt, des pays qui les soutiennent et les alimentent en armes. 

10 avril 2012

La guerre est dans l’air

Horizons et Débats | 27 février 2012, par Eberhard Hamer


La presse mondiale de la haute finance américaine renforce chaque semaine ses attaques contre l’Iran et essaie de persuader le monde que l’Iran représente le plus grand des dangers terroristes. Elle ne cesse d’affirmer que l’Iran travaille à la production d’une bombe atomique et est à la veille d’y parvenir alors que la commission de l’ONU a constaté il y a une année que l’Iran avait encore besoin d’au moins 10 ans. Mais la campagne de presse est méthodique.
• La guerre en Irak avait également été préparée par une campagne de presse mensongère sur de prétendues armes de destruction massive et d’un prétendu terroriste, Saddam Hussein, alors qu’il était jusque-là un ami des Américains et qu’il était devenu impopulaire parce qu’il ne voulait plus vendre son pétrole en dollars et avait l’intention d’augmenter les prix du pétrole.
• Puis l’Afghanistan a été déclaré «Etat voyou», nid de terroristes et considéré comme un danger mondial. On a même embrigadé les troupes auxiliaires de l’OTAN dans la lutte des Etats-Unis pour l’hégémonie en Afghanistan. L’étau devait être serré des deux côtés.
• L’ami des Etats-Unis Moubarak a soudain été considéré comme un terroriste et chassé par un «mouvement de libération» dont le succès a valu à la CIA les remerciements du président Obama. Depuis, L’Egypte est déstabilisée et le sud d’Israël ne risque plus une guerre sur deux fronts.
• Maintenant, tout à coup, la presse s’acharne sur le président syrien Assad considéré comme un grand voyou et le pays se voit déstabilisé par des puissances étrangères via la Turquie. De plus en plus furieuse, la presse mondiale le pousse à s’en aller afin de céder la place aux insurgés. Ce n’est que lorsque cet objectif sera atteint qu’Israël n’aura plus rien à craindre sur son flanc nord et qu’il pourra se diriger entièrement vers l’est.
• La presse de la haute finance américaine a réagi furieusement lorsque les Russes et les Chinois ont empêché une résolution de l’ONU par laquelle les Etats-Unis et leur satellites de l’OTAN se seraient estimés justifiés à intervenir en Syrie.
• Depuis le succès de la «Révolution orange» en Ukraine dirigée par Madeleine Albright, financé par la CIA, exécuté par Ioulia Timochenko représentante de la haute finance britannique, la CIA n’a pas seulement orchestré le modèle jusqu’ici efficace en Afrique du Nord et en Syrie, mais l’essaie maintenant aussi en Russie contre Poutine parce qu’il peste contre l’encerclement, reconnu ouvertement par les Etats-Unis, de son pays par des missiles et qu’il s’allie avec l’Iran, qu’il s’est opposé à une intervention américaine en Syrie par un veto à la résolution de l’ONU.
Outre ces préparatifs stratégiques indirects, voire subversifs d’une guerre contre l’Iran, des opérations directes ont déjà commencé, qui visent manifestement à provoquer une réaction de l’Iran et une déclaration de guerre:
• Les Etats-Unis stationnent depuis six mois la plus grande flotte de l’histoire autour de l’Iran, ils ont même pénétré dans le golfe d’Oman avec des navires de guerre et ont déclaré que tout obstacle à leurs préparatifs de guerre serait interprété comme une raison d’attaquer.
• Ils ont, au moyen d’attaques d’ondes courtes (virus Kuznez), fait sauter la commande centrale des ordinateurs militaires et ceux du programme nucléaire de l’Iran et mis hors service les systèmes d’alerte. Ils ont donc déjà mené avec succès une attaque directe d’ondes courtes.
• Le Mossad a déjà assassiné trois physiciens nucléaires iraniens dans le pays.
• Israël, avec l’aide de Chypre, a préparé depuis longtemps un raid aérien contre l’Iran au cours de grandes manœuvres et il pourrait, selon le ministre américain de la Défense, l’effectuer entre avril et juin de cette année, quand la Syrie aura été «libérée».
Le caractère explosif de la situation ne concerne pas seulement Israël et l’Iran mais déjà toute la région et atteint la Russie.
Si une invasion de l’Iran par Israël et les Etats-Unis avait lieu, une troisième guerre mondiale serait sans doute inévitable, car:
• l’Iran a des accords pétroliers et des traités d’assistance avec la Russie, l’Inde, la Syrie et la Chine. On ne sait pas dans quelle mesure ces pays vont intervenir, mais il est possible qu’ils le fassent;
• L’«Israel connection» aux Etats-Unis ferait immédiatement en sorte que les Etats-Unis se joignent à l’attaque d’Israël contre l’Iran. Cela mobiliserait alors l’OTAN, car celle-ci a abandonné sa doctrine purement défensive depuis l’Afghanistan et s’est transformée en une troupe auxiliaire inconditionnelle des Etats-Unis également en vue d’agressions militaires. Et l’Europe serait entraînée dans la guerre;
• Les conséquences économiques d’une guerre contre l’Iran toucheraient le monde entier: Non seulement le prix de l’or, mais surtout celui du pétrole augmenteraient massivement en raison de la pénurie et cela nuirait à tous les pays du monde qui sont dépendants des importations de pétrole;
• Ce sont surtout les Etats-Unis qui profiteraient d’une guerre contre l’Iran, car ils concentrent environ 70% de la production d’armements et attendent depuis longtemps de nouveaux débouchés afin de relancer la conjoncture. Comme après les deux guerres mondiales, ils espèrent résoudre leurs difficultés financières grâce à leur butin de guerre (le pétrole) et retrouver une nouvelle force économique.
 
A vrai dire, à part Netanyahu, personne au monde ne souhaite qu’un conflit mondial se déclare à partir de l’Iran et qu’il en découle une guerre, mais souvent déjà de petites causes ont déclenché une guerre dans une situation de préparatifs de guerre, comme l’assassinat de Sarajevo à la veille de la Première Guerre mondiale. Ainsi la manipulation de l’ONU, créée pourtant pour garantir la paix, par les projets belliqueux américains et surtout la campagne de presse mondiale orchestrée par les Etats-Unis entraînent un durcissement de la crise au lieu d’une détente. La question de savoir si Obama, détenteur du Prix Nobel de la paix, pourra, malgré la campagne électorale, résister à la pression en faveur de la guerre de la haute finance américaine, de sa presse mondiale, de l’industrie pétrolière, du lobby de l’armement, des militaires et d’Israël. •
(Traduction Horizons et débats)

8 avril 2012

Fukushima : 85 fois plus de césium-137 que pour l'accident de Tchernobyl

Bistro Bar Blog | 8 avril 2012

Traduit par Hélios du blog de Akio Matsumura


Site de Fukushima Daiichi : 85 fois plus de césium-137 que pour l'accident de Tchernobyl

Le réacteur 4 avant le démontage de la grue roulant

[Edit : cette page a été mise à jour le 5 avril pour présenter des données de calculs corrigés]
 
L'ancien ambassadeur du Japon pour la Suisse, M. Mitsuhei Murata, a été invité à parler à l'audition publique du comité du budget le 22 mars 2012 à propos de l'accident de la centrale de Fukushima. Avant le comité, l'ambassadeur Murata a déclaré avec force que si le bâtiment ruiné du réacteur 4 – avec 1535 barres de combustible dans sa piscine à 30 mètres au-dessus du sol – s'effondre, non seulement cela entraînera un arrêt des 6 réacteurs mais touchera aussi la piscine partagée contenant 6375 barres de combustible, située à 50 mètres du réacteur 4. dans les deux cas, les barres radioactives ne sont pas protégées par une enceinte de confinement ; elles sont dangereusement ouvertes à l'air. Cela provoquerait certainement une catastrophe mondiale comme jamais vue auparavant. Il a insisté sur la notion de l'incommensurable responsabilité du Japon envers le reste du monde. Une telle catastrophe nous affecterait tous pendant des siècles. L'ambassadeur Murata nous a informé que le nombre total des barres de combustible usagé du site de Fukushima en excluant les barres des enceintes sous pression est de 11.421 (396+615+566+1535+994+940 +6375).
J'ai demandé une explication à un expert en piscines à combustible usagé du département américain de l'énergie, Robert Alvarez concernant l'impact potentiel des 11.421 barres de combustible.
J'ai reçu une réponse effarante de la part de M. Alvarez [mise à jour du 5 avril] :

Un complément d'informations sur la situation des piscines du site de Fukushima Daiichi est connu depuis peu de temps. J'ai compris que sur les 1532 assemblages du réacteur 4, 304 sont récents et non irradiés. Ceci laisse alors 1231 barres de combustible dans la piscine n°4, qui contient en gros 37 millions de curies de radioactivité de longue vie (1 curie=3,7×1010 Bq). La piscine n°4 est à environ 30 mètres au-dessus du sol et est structurellement endommagée et exposée aux éléments extérieurs. Si un séisme ou autre événement devait vider cette piscine, il pourrait en résulter un incendie radiologique catastrophique impliquant presque 10 fois la quantité de césium-137 relâchée par l'accident de Tchernobyl.
L'infrastructure pour contenir sans danger ce matériel a été détruit comme ce fut le cas des trois autres réacteurs. Le combustible usagé ne peut être soulevé en l'air par une grue comme si c'était une quelconque marchandise. Pour empêcher une exposition sévère aux radiations, à des incendies et de possibles explosions, il doit être transféré en permanence dans de l'eau et protégé dans des structures renforcées. Comme cela n'a jamais été fait auparavant, l'enlèvement du combustible usagé des piscines des réacteurs de Fukushima nécessitera un effort majeur de reconstruction dans le temps et une navigation dans des eaux inconnues. Malgré l’énorme destruction du site Daiichi, des conteneurs à sec conservant une quantité moindre de combustible semblent être indemnes.
D'après les données du département américain de l'énergie, on suppose que 11.138 assemblages de combustible sont stockés sur le site Daiichi, presque tous dans des piscines. Ils contiennent en gros 336 millions de curies de radioactivité de longue vie. Environ 134 millions de curies consistent en césium-137 – à peu près 85 fois la quantité de césium-137 libérée lors de l'accident de Tchernobyl comme estimé par le conseil national US de protection radiologique (NCRP). L'inventaire des barres de combustible totales du site de Fukushima contient presque la moitié de la quantité totale de césium-137 estimée par le NCRP avoir été libéré par tous les tests nucléaires atmosphériques militaires, Tchernobyl et le retraitement des centrales mondiales (environ 270 millions de curies).

Il est important que le public comprenne que des réacteurs qui ont été en service pendant des décennies, comme ceux de Daiichi ont généré les plus grandes concentrations de radioactivité de la planète.De nombreux lecteurs peuvent trouver difficile d'apprécier la signification réelle des chiffres, nous pouvons pourtant saisir ce que 85 fois plus de césium-137 qu'à Tchernobyl signifierait. Cela détruirait l'environnement mondial et notre civilisation. Ce n'est pas sorcier et ne se rapporte pas à un débat sur les centrales nucléaires. C'est une question de survie de l'humanité.

Il y a eu une conférence au sommet sur la sécurité nucléaire à Séoul les 26 et 27 mars, et l'ambassadeur Murata et moi-même nous sommes concertés dans l'effort de trouver quelqu'un pour informer les participants des 34 nations du potentiel catastrophique mondial du réacteur 4. Nous avons demandé à plusieurs participants de partager l'idée d'une équipe d'estimation indépendante comprenant un large groupe d'experts internationaux pour gérer cette question urgente.
J'aimerai présenter le courrier de l'ambassadeur Murata au secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon qui contient cet urgent message et aussi sa lettre au premier ministre japonais Yoshihiko Noda pour les lecteurs japonais. Il a souligné dans sa déclaration que nous devrions user de sagesse pour estimer ce défi sans précédent.
Il nous semble que le sommet sur la sécurité nucléaire se concentrait sur la question nucléaire de la Corée du nord et la question de sécurité commune venant d'attaques terroristes. Notre appel sur le besoin d'une estimation indépendante sur le réacteur 4 a été considéré comme moins urgent. Nous avions prédit ce résultat en fonction de la nature du sommet. Je suppose que la plupart des participants ont pleinement compris la catastrophe potentielle qui toucherait leur pays. Ils décidèrent néanmoins de ne pas soulever ce délicat problème, peut-être pour ne pas froisser leurs relations diplomatiques avec le Japon.
J'ai été ému par le courage de l'ambassadeur Murata d' insister sur cette question japonaise. Je sais combien il est difficile pour un ancien diplomate de carrière de faire ceci, surtout dans mon pays. Les actuels et anciens responsables de gouvernement pourraient être restreints de manière semblable dans leur champ d'action, comme pour l'ambassadeur Murata, mais c'est de leur responsabilité de prendre position pour le bénéfice de nos descendants pour les siècles à venir – pour arriver à un monde plus sûr que celui de nos prédécesseurs.
Si les dirigeants du gouvernement japonais ne reconnaissent pas le risque auquel fait face leur nation, comment le reste d'entre nous peut-il être persuadé d'une catastrophe imminente ? Et si le reste d'entre nous ne reconnaît pas la catastrophe à laquelle nous faisons face collectivement, qui sera le premier à agir ?

Tokyo, 25 mars 2012
Cher secrétaire-général,
Honorable Ban Ki-moon,
Je souhaite exprimer ma sincère gratitude pour votre lettre bienveillante en date du 2 mars 2012. Votre soutien moral pour le Sommet éthique des Nations-Unies restera une source constante d'encouragement pour mes activités.
Permettez-moi s'il vous plaît de rendre hommage à votre grande contribution au renforcement de la sécurité nucléaire. L'actuel Sommet de Séoul est sans doute le grand bénéficiaire de la réunion de haut niveau convoquée en septembre dernier.
On m'a demandé de faire une déclaration à l'audience publique du comité du budget de la Chambre du Conseil le 23 mars. J'ai soulevé le problème crucial du réacteur n°4 de Fukushima contenant 1535 barres de combustible. Elle pourrait être fatalement endommagée par les répliques continuelles. Il existe de plus à 50 mètres de là une piscine commune aux 6 réacteurs contenant 6375 barres de combustible !
Il n'est pas exagéré de dire que le destin du Japon et du monde dépend du réacteur n°4. C'est confirmé par des experts des plus crédibles comme le Dr Arnie Gundersen ou le Dr Fumiaki Koide.
Permettez-moi s'il vous plaît de vous informer d'une initiative prise par un ancien responsable des Nations-Unies qui a essayé de soulever le problème crucial du réacteur n°4 de Fukushima au Sommet sur la sécurité nucléaire. Il poursuit l'établissement d'une équipe d'estimation indépendante. Je pense que ses efforts sont très valables, parce qu'il est indispensable d'attirer l'attention des dirigeants du monde sur cette question vitale.
Je coopère avec lui, en écrivant à certaines de mes relations coréennes que ce problème mérite l'attention personnelle du président Lee Myung-bak. J'ai écrit aujourd'hui au premier ministre Noda. Je lui ai demandé de prendre en compte l'initiative de mobiliser la sagesse des humains vers la sortie du problème du réacteur n°4, en prenant pleinement en compte ''l'équipe d'estimation indépendante'' sus-mentionnée.
Le monde est devenu si fragile et vulnérable. Le rôle des Nations-Unies est de plus en plus vital. Je vous souhaite la meilleure chance dans votre noble mission. Acceptez, Secrétaire général Ban Ki-moon, l'assurance de ma plus haute considération.
Mitsuhei Murata
Ancien ambassadeur japonais pour la Suisse et le Sénégal

1 février 2012

Syrie: L’ONU paralysée..

K. Habib/K. Selim | Le Quotidien d’Oran | via Info-Palestine | 1er février 2012

L’ONU paralysée, mais par qui d’abord ?
 
par Kharroubi Habib


1er février - Analyse - Le Quotidien d’Oran

Dans la crise libyenne, la Russie s’était un moment opposée à une résolution du Conseil de sécurité autorisant l’intervention internationale pour « protéger » la population de la répression massive et aveugle déclenchée contre elle par les forces du colonel Kadhafi. Elle s’est ensuite ravisée et a permis le vote de cette résolution. Mais le Kremlin s’est vite rendu compte que les Occidentaux ont fait usage de cette résolution à des fins qui ont outrepassé le mandat fixé par elle à l’intervention internationale. Ce qui a découlé de cet usage, les gouvernants russes l’ont ressenti comme une humiliation et une atteinte à leurs intérêts géostratégiques en Libye et dans l’ensemble de la région.

Voilà ce qui explique en partie la position d’intransigeance affichée par la Russie dans la crise syrienne. La Russie n’accordera aucun « blanc-seing » à une nouvelle intervention sous couvert de l’ONU. D’autant que dans le cas de la Syrie, Moscou a d’autres raisons pour faire obstruction à toute résolution du Conseil de sécurité ouvrant la voie à ce type d’opération.

L’ex-URSS a noué et entretenu un partenariat stratégique avec le régime syrien, alors dirigé par Hafed el-Assad. Partenariat stratégique à tous points de vue, politique, militaire et économique. La Russie s’en est tenue à la même conduite dans ses relations avec l’État syrien, dont le rôle est névralgique concernant les équilibres de la région proche et moyen-orientale. Les Russes ne lâcheront pas facilement le régime de Damas car ils craignent que sa chute entraîne des répercussions préjudiciables pour la sécurité nationale de leur pays par l’effet de contagion qu’elle pourrait avoir sur les Républiques et autres entités musulmanes se trouvant dans l’orbe russe. A tort ou à raison, Moscou voit derrière les bouleversements qui surviennent dans le monde arabe, l’application d’un plan de recomposition politique de la région se faisant au détriment de ses intérêts de grande puissance. Les centaines de victimes que fait, au fil des semaines, la confrontation entre le régime syrien et ses contestataires ne pèsent pas lourd au regard des enjeux qui, pour la Russie, sont en cause dans la crise que traverse ce pays.

Il est réducteur de ne voir dans le comportement de Moscou en cette affaire que la solidarité d’un pouvoir autoritaire pour un autre. La Russie défend une solution qui préserve ses intérêts nationaux et elle n’est pas celle que les Occidentaux veulent faire aboutir. Ces derniers ont le beau rôle consistant à apparaître du côté des soulèvements populaires porteurs de revendications de liberté et de démocratie. Sauf que leurs véritables intentions et objectifs, cachés par cette posture, ont été dévoilés dans la crise libyenne. Une mise à nu qui est cause de la paralysie de l’organisation nations-unienne dans celle de la Syrie.

Par son statut au Conseil de sécurité, la Russie est évidemment un acteur déterminant de cette paralysie. Mais sa position dans cette crise est partagée par de nombreux autres États qui contestent aux puissances occidentales l’utilisation de la couverture des Nations unies à des fins qui ne servent que leurs intérêts et dessinent un remodelage des équilibres mondiaux et régionaux à leur avantage. Si cela est faux, pourquoi ces puissances occidentales, et surtout l’Amérique qui en est le leader, maintiennent-elles l’ONU en dehors du conflit israélo-palestinien et s’opposent tout aussi cyniquement à son intervention en faveur de la population palestinienne, elle aussi pourtant en besoin de l’application en sa faveur du « droit de protection » qui a été mis en œuvre en Libye et qu’elles veulent rééditer pour la Syrie ?

L’ONU est bloquée parce que ces puissances l’ont déconsidérée en exploitant sans vergogne ses résolutions ou en les ignorant quand elles ne concordent pas avec leurs desseins.


 

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