9 janvier 2022

Antispécisme et lutte des classes

Et si l’antispécisme c’était plus qu’un régime alimentaire, pas seulement une position morale, autre chose qu’une empathie de principe envers la souffrance ? Et si c’était une critique radicale de l’organisation sociale qu’on subit au quotidien ? Et si être antispé c’était, aussi, envisager des actions directes qui s’attaquent aux structures et aux institutions économiques, sans lien évident avec l’élevage et l’abattage d’animaux non-humain.es ? Qu’on se le dise, le véganisme capitaliste, lifestyle hipster et urbain, s’accorde aux chemises à fleurs et aux bars à jus gentrificateurs. Il rate l’essentiel : le capitalisme est aujourd’hui le moteur principal de la domination spéciste. Mobiliser ses outils pour faire cesser la domination exercée sur les animaux-non humain.es constitue une impasse. Si le capitalisme veut nous faire agir en consommateurice ou en entrepreneurice pour transformer la société, ce qui compte pour nous, c’est prendre la question sur le plan collectif et politique...

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2 octobre 2020

Geoffroy de Lagasnerie : l’action directe, y compris violente, est le seul moyen de faire plier les gouvernants

 Le monde du Yéti |Par Pierrick Tillet |30 septembre 2020

 

 Pas souvent que je relaie une émission de France Inter. Je n’écoute pas France Inter. Mais on m’a signalé le passage de Geoffroy de Lagasnerie chez Demorand. J’ai rattrapé le coup via les podcasts. 25 minutes de subversion à l’état pur !

Cédric Herrou, Carola Rackete, sont les véritables acteurs politiques d’aujourd’hui

Pour de Lagasnerie, les formes d’action instituées et ritualisées – la manifestation, la grève, l’occupation, la pétition… – ont perdu toutes leurs capacités d’action et de conquête sociale et ne sont plus que des moyens d’expression défensifs voués à la défaite. On appelle gagner le fait de ne pas perdre, dit de Lagasnerie, mais au final on perd à tous les coups.

Mais alors qu’est-ce qu’une forme active d’action qui ferait le temps politique aujourd’hui ? « L’action directe », répond de Lagasnerie, celle par laquelle des individus ou des groupes résolus imposent leur propre légalité à l’État. À ce titre, Cédric Herrou ou Carola Rackete sont les véritables modèles d’acteurs politiques à suivre aujourd’hui.

« Dès que vous mettez l’État sur la défensive, très souvent c’est vous qui pouvait produire des régressions de la part de l’État. On l’a vu avec Cédric Herrou où il y a eu une sorte de transformation de sa lutte du point de vue pratique sur l’accueil des migrants en une guérilla juridique sur la question du droit de l’hospitalité et qui fait qu’il a gagné jusqu’au Conseil constitutionnel puisqu’il a fait constitutionnaliser le principe de fraternité. »

L’emploi de la violence en politique ne peut être posé qu’en terme d’efficacité

Geoffroy de Lagasnerie va encore plus loin dans l’engagement subversif quand il aborde le problème de l’utilisation de la violence en terme d’action politique. Ce sujet ne peut pas être posé en terme d’infraction à la loi, ni d’éthique, ni de morale, affirme-t-il, mais en terme d’efficacité pour atteindre un but.

« Il n’existe pas de non-violence dans un monde d’antagonismes. Quand vous vous définissez comme non-violent, vous laissez à l’État, c’est-à-dire aux gouvernants, le monopole de la violence sur vous. Vous les laissez vous entraver, définir les limites, vous mettre en garde à vue, vous arrêter… »

Bon allez, fermons le ban, comme s’exclame un Demorand sidéré par les propos de son interlocuteur. Regardez, écoutez la vidéo de l’émission. Tout est à l’avenant : explosif, subversif et finalement assez jouissif.

 

 

 

 Source: https://yetiblog.org/archives/27182

23 mai 2020

"Fin du confinement, début de la révolte ?" Le tour de l'actualité du Média



 
Huitième épisode de notre tour de l’actualité bi-hebdomadaire, enregistré et diffusé ce vendredi 22 mai 2020. Une émission habituellement diffusée les lundis et les vendredis. Au sommaire : 
 
 - Le déconfinement des colères est enfin là en France, et de la solidarité envers les soignants se manifeste dans les rues. Les manifestations se multiplient devant les hôpitaux. 
 
- Les solutions ou des non-solutions d’Emmanuel Macron face au malaise de l’hôpital public. Le grand plan d'investissement se fait attendre. 
 
- Le fichage de salariés à la RATP, et ce qu’il nous dit sur l’atmosphère détestable qui règne dans les entreprises publiques de transports en commun. 
 
- Enfin faut-il laisser mourir la presse française qui est dans le coma après le confinement et ses conséquences ? Altice, le groupe de Patrick Drahi se sépare de Libération et Nextradio annonce un plan de départs volontaires. 
 
 

2 mai 2020

Bas les masques ! Un appel de soignant.e.s à construire un mouvement populaire



Nous sommes des soignant.e.s et professionnel.le.s de la santé d’horizons divers. Bouleversé.e.s et en colère, nous décidons de nous lever et de crier haut et fort « Bas les masques ! » 
Nous disons stop aux mensonges, à l’hypocrisie et au cynisme du gouvernement ! 

Nous lançons un appel à tous nos collègues professionnel.le.s de santé et du médico-social qui partent travailler la boule au ventre. 
Un appel aux « travailleurs et travailleuses essentiel.le.s », aux « premier.e.s de corvée », qui sont exposé.e.s pour faire tourner la machine. 
Un appel à toutes les personnes qui n’en peuvent plus de cette gestion de crise calamiteuse, de ce qu’elles endurent depuis des années, d’un système économique, politique et social désastreux. 

Retrouvons-nous dès maintenant pour construire un mouvement populaire. Partout, nous devons nous organiser sans attendre un « après-crise » illusoire. Sans cela, les perspectives sont sombres. 
L’endettement des États aujourd’hui servira de justification aux politiques d’austérité de demain. Ces mêmes politiques qui ont déjà broyé nos services publics et nos systèmes de santé, d'éducation et de justice. Au prétexte de l’état d’urgence sanitaire, des mesures seront mises en oeuvre au service de la surveillance généralisée, du tout sécuritaire faisant infuser dans les esprits la peur, le repli et la stigmatisation. 

Alors construisons ensemble dès aujourd’hui, des lendemains heureux. L'avenir sera ce que nous déciderons d'en faire ! Le « monde d’après » nous le voulons juste, centré sur l’intérêt du plus grand nombre et non sur la recherche du profit au bénéfice de quelques uns. 

Face à la crise actuelle, nos objectifs prioritaires sont clairs : 
- Nous exigeons que des moyens urgents soient immédiatement réunis pour faire cesser la pénurie d’équipements de protection. 
- Nous exigeons des mesures d’urgence pour une vie digne pour les plus vulnérables. 
- Nous exigeons que les aides financières octroyées avec l’argent public aillent en priorité à nos services publics et que tous les professionnels essentiels à notre société soient enfin rémunérés à leur juste valeur 
- Nous voulons mettre fin à ce système qui broie les vies au nom du profit, et construire ensemble une société plus juste, plus équitable, un monde où le soin et la solidarité seront enfin des fondamentaux. 
 Les actions que nous proposons, pour le moment, sont simples : 
- À tous les professionnel.le.s de santé, du médico-social et du social qui se reconnaissent dans cet appel : rejoignez-nous, partagez vos témoignages. 
- À tou.te.s les travailleurs.euses « essentiel.le.s », aux "premier.e.s de corvée" qui font tourner la machine : rejoignez-nous également, partagez vos témoignages, construisons un mouvement large au-delà de nos secteurs. 
- À toutes et tous : faisons de chaque mardi une journée de mobilisation à nos fenêtres pour la défense d’un système de santé plus juste, et l’avènement d’un « monde d’après » égalitaire (concert de casseroles, banderoles, etc). Et continuons de déposer des plaintes en justice (plaintecovid.fr). 

Sortons de l’isolement et retrouvons-nous (sur les réseaux sociaux dans un premier temps). 
Partageons nos témoignages, nos idées, nos actions. Organisons-nous pour construire un grand mouvement populaire ! 
« Bas les masques ! » n’est affilié à aucun parti, aucun syndicat, aucune organisation préexistante. Ça n’est pas un collectif figé et délimité, mais une initiative plurielle ouverte à tous et toutes. 
N’hésitez pas à la diffuser partout autour de vous ! 

REJOIGNEZ-NOUS : 
DIASPORA : baslesmasques@framasphere.org 
MASTODON : baslesmasques@framapiaf.org 
Contact : baslesmasques2020@riseup.net
  

28 avril 2020

DESTRUCTION DE L’HÔPITAL : COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?




« Management », « rentabilité », « productivité » : comment en sommes-nous arrivés à employer ces mots au sein des hôpitaux publics français ? C’est le résultat de décennies de réformes de « réorganisation », de « restructuration » des établissements de santé, désormais incapables de soigner correctement tous les citoyens. 

Dans un épisode inédit, en collaboration avec Les Économistes Atterrés, Le Vent Se Lève revient sur trente ans de politiques néolibérales, qui ont lentement broyé les hôpitaux et le personnel soignant.

📌 Écrit par Nathalie Coutinet, Jean-Paul Domin, Salomé Saqué.
📌 Réalisation par Salomé Saqué.
📌 Montage Raphaël Martin.
 

9 juin 2019

Je suis gendarme et j’ai décidé de parler…


Dans nos rangs nous sommes divisés. Très divisés...si le nombre (le peuple) est dehors, les forces de l’ordre tomberont les casques...l’ordre de tirer sur la foule pourrait être l’élément déclencheur. Mais aujourd’hui nous sommes encore loin de ce qui s’est passé en Algérie. Au fond de moi, j’espère que l’on s’unira aux GJ. 

13 décembre 2016

Boulot de merde : travailler sans foi ni loi


Par Journal l'Humanité

Olivier Cyran, co-auteur de "Boulots de merde ! du cireur au trader - Enquête sur l'utilité et la nuisance sociales des métiers", analyse comment, dans notre monde qui s’ultra-libéralise, les travailleurs sont méprisés, dépossédés du sens de ce qu’ils accomplissent et essorés au maximum pour l’unique profit de ceux qui les emploient, bien souvent en bafouant allègrement le droit du travail.

 

13 décembre 2015

La vie s'écoule la vie s'enfuit ( Vaneigem - Lemmonier )




LA VIE S'ECOULE,
LA VIE S'ENFUIT
La vie s'écoule, la vie s'enfuit
Les jours défilent au pas de l'ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies
Le travail tue, le travail paie
Le temps s'achète au supermarché
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu
Les yeux faits pour l'amour d'aimer
Sont le reflet d'un monde d'objets.
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés
Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé
Rien n'a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence
Brûlez, repaires de curés,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête
Les fusils sur nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d'État
Pour profiter de nos combats

Paroles de Raoul Vaneigem
Musique de Francis Lemonnier


 

8 juin 2015

Aux Mille vaches : « Ils m’ont traité comme un chien et ils maltraitent les vaches »


Les conditions de vie à la ferme-usine des Mille vaches ne sont pas idéales : animaux maltraités, salariés harassés. Reporterre publie un témoignage accablant. Et la réponse de Michel Ramery, qui relativise les faits rapportés. « Il m’a demandé : il ...
 
Lire sur Reporterre ...
 

Lettre d’une infirmière à Martin Hirsch (vidéo)

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En moins de trois jours, vous êtes plus de 100 000 à avoir écouté et diffusé la lettre de CLÉMENTINE, 31 ANS, INFIRMIÈRE à l’hôpital Saint-Louis à Paris, adressée à Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris).
EN 4 MINUTES et 23 secondes, TOUT EST DIT.
En attendant la réponse de Monsieur Hirsch, vos nombreux commentaires sur le site font débat et témoignent du malaise et des raisons de la lutte.

Voici la version vidéo de la lettre de Clémentine: http://la-bas.org/la-bas-magazine/videos/video-lettre-d-une-infirmiere-a-martin-hirsch-version-video

 

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