4 octobre 2026

«Renouveau lycéen» : décryptage d’une escroquerie médiatique

 Les médias sponsorisent un faux lycéen mais un vrai communicant macroniste pour tenter de casser le mouvement

 

Si vous regardez encore la télévision – ce qui est mauvais pour votre santé – vous n’avez pas pu le rater. Il est partout, sur toutes les chaînes de télévision depuis deux jours : Nathanaël Combary, présenté comme le «représentant des lycéens». Il présente bien, il a un discours modéré, il cogne sur LFI mais pas sur le gouvernement… c’est le personnage idéal pour mettre en scène un «dialogue» entre les lycéens et le pouvoir. Pendant que, sur le terrain, la police massacre le mouvement.

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18 novembre 2017

Cette presse à dégueuler qui vit de dizaines de millions d’euros d'argent public

"Le Point, justement, a continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et propriétaire du Figaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’Etat pour chaque exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire. Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Echos appartient à M. Bernard Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques, n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable…"
Lire « Le Monde diplomatique » disparaît…


Plus d'info,
Liste des journaux subventionnés (source : Ministère de la Culture et de la Communication):
Deux cents titres de presse les plus aidés en 2012


20 mai 2016

Vol Egyptair : "Ne pas céder au journalisme de sensation au mépris du journalisme d’information"


« Il est primordial que nous soyions ceux qui restaurions la confiance perdue des lecteurs. »



Aujourd’hui, je ne suis plus la correspondante au Caire du journal Le Soir. Hier, suite à la disparition de l’avion Egyptair entre Paris et Le Caire, on m’a demandé de ne pas proposer d’article « factuel », mais d’insister sur la « tristesse des familles » et de parler (remettre en cause) la sécurité de la compagnie aérienne égyptienne. J’ai refusé en expliquant n’avoir eu aucun accès aux familles (elles ont refusé de parler aux médias), puis que, la cause de l’accident n’étant pas connue (nous n’avons même pas d’indices), je ne pouvais accuser ni suggérer la responsabilité d’Egyptair. Aujourd’hui, on me « remercie ». Je ne suis pas « opérationnelle ». Soit.

Dans ce temps où les gens accusent les journalistes..
 
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7 décembre 2015

Cop21 Compilation de violences policières Place de la République Paris - 29 Nov

Bientôt 1 million de vues en quelques heures. Cette compilation de captures prises le 29 novembre dernier lors des manifestations en faveur du climat se répand comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux. On peut y voir les affrontements violents depuis l’intérieur, comme vont le vivre nombre de militants écologistes. Mais d’où vient la terreur ?


[Marche pour le Climat à Paris sous VIOLENCES POLICIÈRES]


Parce que les médias désinforment et stigmatisent, après 8h* de travail, de recherches sur internet pour réaliser cette vidéo, et des larmes d'émotions face à ces souvenirs, voici des images de ce dimanche 29 novembre, "oubliées" des JT. Il est important de montrer la véritable image de cette marche pour le climat, dès le milieu de la vidéo...

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5 décembre 2015

Élections portugaises : quand les éditorialistes transforment le perdant en vainqueur

Au lendemain des élections législatives au Portugal, les médias dominants ont transformé le cinglant désaveu pour le pouvoir en place en un plébiscite pour l’austérité, appliquée avec zèle depuis quatre ans. Au risque d’être rapidement contredits par la réalité des nouveaux rapports de forces politiques issus des urnes : six semaines plus tard, un gouvernement mandaté pour rompre avec la rigueur budgétaire voyait en effet le jour…

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6 juillet 2015

Couverture médiatique du référendum en Grèce : le meilleur du pire



La couverture médiatique du référendum grec s’est transformée, comme on pouvait s’y attendre, en véritable curée anti-Syriza. Dans la presse écrite, sur Twitter, à la télévision, c’est à un déferlement de mépris, voire de haine, que l’on a assisté, avec une virulence qui rappelle inévitablement les grandes heures du référendum français de 2005. Lors de nos premières observations, nous avons parfois mis de côté quelques épisodes journalistiques particulièrement délicieux, mais qui à eux seuls ne pouvaient donner lieu à un article. Voici donc une compilation de ces grands moments : le meilleur du pire de l’information sur le référendum grec [1].

Boule de cristal


Il y a d’abord eu LE tweet visionnaire, le 27 juin, de ce très grand connaisseur de la Grèce qu’est Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles :

 

Aucun doute : les « sources » de Jean Quatremer sont fiables.

Presque autant que les sources d’Arnaud Leparmentier, du Monde, qui a eu lui aussi des illuminations [2] :


On vous le dit : visionnaires. (...)

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2 juillet 2015

Grèce : Ruth Elkrief, représentante de la Troïka, questionne Jacques Sapir


Le lundi 29 juin au soir, Ruth Elkrief recevait, sur le plateau de BFMTV, l’économiste Jacques Sapir. Ce dernier, connu pour ses positions hétérodoxes, entre autres et notamment sur la question de la construction européenne et de l’Euro, a pu faire entendre un autre son de cloche que celui auquel nous avons été accoutumés ces derniers jours. Tant mieux pour le pluralisme.

Mais, et quand bien même il ne s’agit pas ici de juger du bien-fondé des opinions de Jacques Sapir, force est de constater que les questions posées par Ruth Elkrief ne ressemblaient guère à celles d’une intervieweuse, mais plutôt à celles d’une avocate des institutions européennes. Un cas exemplaire de ces interviews « made in Troïka », dont la motivation principale ne semble pas être celle d’informer, mais plutôt de défendre un point de vue anti-Tsipras sous couvert de « questions » largement inspirées par les aficionados de l’eurocratie. (...)

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12 avril 2015

De qui se moque-t-on ? (Par R M Jennar)


Par Raoul Marc Jennar, le 11 avril 2015 | voir en ligne

Il y a en France des millions de femmes et d’hommes qui luttent chaque jour tout simplement pour faire face aux besoins élémentaires de la vie. La pauvreté, l’exclusion, le chômage, la précarité frappent durement des victimes toujours plus nombreuses d’un système capitaliste qui ne connaît plus aucune entrave.

Et pendant ce temps-là, que voit-on ? Toutes les préoccupations, tous les efforts au plus haut niveau de l’Etat, au gouvernement et à la direction du PS sont tendus vers quoi ? Réunir une majorité sur une motion pour le congrès d’un parti. Et bien entendu, c’est cela qui préoccupe le plus la majorité des média. Et on nous présente comme un événement de première importance, digne de faire la une des journaux parlés et télévisés et les gros titres des quotidiens, le ralliement d’Aubry à la motion signée par Valls et Cambadélis !

La comédie qui se joue à l’Elysée, à Matignon et rue de Solférino est le révélateur, un de plus et c’est loin d’être le premier, d’un système politique au bout de sa décadence. Car, qui peut être dupe quand on sait que Hollande comme Aubry, comme tant d’autres dirigeants du PS, sont tous deux membres d’un même cercle dont les objectifs sont ceux de tous les libéraux qu’ils soient de droite ou qu’ils prétendent être de gauche : le groupe de Bilderberg.

Les objectifs de ce groupe ont été clairement définis par son fondateur, David Rockefeller : « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. » C’est que mettent en œuvre les accords de l’OMC ; c’est l’ambition des traités comme celui entre l’UE et le Canada, celui entre l’UE et les USA, celui sur les services ; c’est le sens de toutes les décisions de l’UE et c’est ce que fait Hollande depuis 2012.

Alors, cessons d’accorder le moindre crédit aux gesticulations du PS et du gouvernement Hollande-Valls. Et aux médias qui en font un événement.
rmj

16 mars 2015

Thomas Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France Culture


Cet article de Thierry Deronne est une implacable démonstration, étayée, datée, chiffrée des enfumages médiatiques des Français, dès lors que les intérêts des USA sont en cause.
A beau mentir qui vient de loin. Mais, à l’heure d’Internet, l’Amérique latine est éloignée de quelques centièmes de secondes ; chacun peut lire Libération et le Monde des années passées, voir un JT de 2009 avec Pujadas, écouter en replay France Culture et s’attrister de voir cette radio se transformer en soldat d’un monde unipolaire et belliqueux, découvrir pourquoi la presse d’opposition vénézuélienne serait interdite en France… et aux USA.
Cet article magistral mérite d’être mis dans des bibliothèques d’écoles de journalisme, comme l’est le livre « La face cachée de Reporters sans frontières », ouvrage préfacé par Thierry Deronne.
Le Grand Soir est honoré d’être un des médias choisis par l’auteur pour faire connaître ce décorticage, cette oeuvre de salubrité journalistique.
LGS
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20 janvier 2015

Vous avez dit Charlie ?


Depuis les attentats de Charlie Hebdo, l’état en a profité pour accentuer le contrôle social. La manipulation de l’opinion publique par les médias, l’installation de la peur, puis bien sûr « la solution » : l’unité nationale et plus de lois totalitaires (sous prétexte de défense de la liberté d’expression). Le choix présenté devient clair : soit t’es pour la république, soit t’es un terroriste. Le terrorisme dénoncé par l’état est à petite échelle ce que l’état fait massivement subir ailleurs. Cette construction médiatico-étatique du « terrorisme » fait que tout est permis pour les combattre ; Le sacrifice de libertés, la surveillance généralisée, les mesures draconiennes... Même le meurtre est justifié, alors que la peine de mort est censée être abolie. L’état en profite pour préparer le terrain et passer les lois antiterroristes dans un climat où même exprimer un désaccord, tel que « Je ne suis pas charlie » peut entraîner des conséquences juridiques. Il se prépare à isoler des détenu-e-s jugés « islamistes » pour qu’illes ne partagent pas leurs idées, comme illes en isolent déjà d’autres dont les idées gênent le pouvoir. Dans ces états d’exception, le pouvoir tente de faire passer un maximum des mesures renforçant le contrôle social, en l’absence de réaction forte ces mesures d’abord ’exceptionnelles deviendront une norme largement acceptée et s’appliquant à tou-te-s. (...)

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29 décembre 2014

La propagande du « Monde » contre Syriza et Podemos


Dans son édition datée des 25 et 26 décembre 2014, Le Monde a décidé de parler de Syriza et Podemos, deux partis politiques de la gauche radicale, respectivement grec et espagnol, qui sont aux portes du pouvoir dans leur pays. Neutre et objectif, Le Monde titre sobrement son édition : « Grèce, Espagne : l’envolée de la gauche radicale affole l’Europe ». Signe de cet « affolement », Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne, a déclaré en gros qu’il préfèrerait que Syriza n’arrive pas au pouvoir en Grèce. Un événement sur lequel Jean-Luc Mélenchon a d’ailleurs directement interrogé l’intéressé dans une question à la Commission européenne.

L’accroche de « une » et l’article qui concernent Syriza et Podemos sont un exemple typique du militantisme politique dont fait régulièrement preuve Le Monde à l’égard des forces politiques antilibérales. Exit, donc, la prétendue « neutralité » dont se revendique le journal : ici, on a affaire à un discours politique sur deux partis étrangers. La rhétorique d’opposition à ces partis s’appuie sur trois grands éléments : premièrement, une diabolisation de Syriza et Podemos, qualifiés de partis « extrémistes » et limite xénophobes ; deuxièmement, une ridiculisation des électeurs de ces partis ; troisièmement, l’affirmation que l’extrême droite est « plus anti-système » que la gauche radicale. L’ensemble s’appuie sur la parole d’« experts » dont on verra qu’ils ne sont pas neutres politiquement.
 
 

28 décembre 2014

Français n'ayez plus peur ! (image)



6 décembre 2014

Discours de Poutine et désinformation par nos médias

 

“Nous avons la force, la volonté et le courage de protéger notre liberté”, par Vladimir Poutine (+ médias)

A lire sur Les-Crises ...

Sur le même sujet, lire les provocations des Etats-Unis en faveur d'une guerre avec la Russie
 

4 septembre 2014

Une couverture dégueulasse : APPEL AU BOYCOTT DU JOURNAL LIBÉRATION

La une de Libération du 3 septembre 2014

Chronique du Yéti | mercredi 3 septembre 2014

Trop, c’est trop ! Alors que le monde est au bord d’un conflit gravissime entre l’Otan et la Russie, alors que les foyers d’affrontements se multiplient dangereusement aux quatre coins de la planète, certains se permettent de rajouter de l’huile sur le feu de façon totalement irresponsable, torpillant par leur inconséquence toute chance de trouver une solution pacifique — et politique — à ces engrenages mortifères.

Ainsi la une dégueulasse — et stupidement mensongère — du journal Libération daté de ce 3 septembre 2014, tout à fait digne des propagandes guerrières caricaturales qui entrainèrent la planète dans le chaos à deux reprises consécutives au siècle dernier.

Voilà pourquoi je me joins à l’appel lancé par le blog d’Olivier Berruyer, les-crises.fr, au boycott de ce genre de feuille de chou, heureusement déclinante, et qu’il convient de mettre sans tarder hors d’état de nuire.


21 août 2014

Le sacrifice de James Foley, un crime à deux lames






Despotica | par Slobodan Despot | 20 août 2014 | via Arrêt sur Info


La mise en scène est minutieuse, pour ne pas dire esthétique, épurée à la japonaise. Un homme en orange agenouillé aux pieds d’un homme en noir; derrière eux, les dunes du désert à perte de vue.

L’homme en orange, c’est James Wright Foley, photo reporter américain, disparu en Syrie depuis 2012 et qui va être décapité devant la caméra après avoir lancé un dernier appel. L’homme en noir, sans visage, est son bourreau islamiste. Il va le saigner comme un animal et lui ôter la tête.

Les trois couleurs du tableau sont des messages qui parlent à l’œil occidental.

Le noir: deuil et mort. Pour nous, pas pour eux.

L’orange: couleur des détenus de Guantanamo.

Le jaune sable: désolation à perte de vue. Le résumé du programme de l’EIIL. Pour qui tout acquis de civilisation, qu’il soit chrétien, bouddhiste ou même musulman, est une idole à abattre.

Nous avons affaire ici à une vraie composition de cinéaste, un rituel satanique filmé par Pasolini. On a même pris la peine de munir le condamné d’un micro-cravate. L’a-t-on retiré avant ou après sa décapitation? Je n’ai pas vu ni voulu voir la fin de la séquence. 
 

Révélations

La tragique réapparition de ce malheureux enlevé depuis deux ans clarifie bien des choses.


1. Elle illustre les mécanismes de désinformation occidentaux.


Les médias mainstream avaient d’autorité attribué cet enlèvement à Bachar el-Assad. Jusqu’au dernier moment (et aujourd’hui encore) ils ont veillé à préserver la pureté de ceux qui le combattaient avec notre soutien.




Sur un autre terrain de guerre, en Ukraine, ils font de même. Ils ont fait de même en Yougoslavie, en Irak, en Libye. A chaque fois, les illusions qu’ils répandent «font le boulot» du moment. Instaurer des sanctions. Justifier une agression. Noircir des adversaires au point de rendre tout dialogue avec eux moralement impossible. Et, du coup, sanctifier le recours aux armes; disculper la torture, le blocus, la famine.

Les démentis, les mises au point, même rapides, n’arrivent jamais à compenser l’impact de ces images frappantes, simples à diffusion rapide et massive 2. Mais la répétition crée l’usure. A la longue, même les moineaux finissent par comprendre le procédé. Tant de conclusions hâtives, de contrevérités, d’amalgames finissent par ne plus ressembler à de l’information, mais à un théâtre de Guignol.
Les organes de presse ferment les uns après les autres, victimes de la désaffection qu’ils ont eux-mêmes créée en prenant leurs consommateurs pour des idiots. Sur le web, les commentaires manifestent souvent plus d’ouverture d’esprit, de curiosité et de sagacité que les articles qu’ils commentent, rédigés par des professionnels formés et payés, soi-disant, pour rechercher l’objectivité et la vérité.
Nul n’est heureux du discrédit des médias de masse. C’est pourtant un dégât collatéral inévitable du mécanisme mis en place en Occident, où «la presse» est devenue l’alliée et la porte-parole du pouvoir au moment même où ce pouvoir devenait de plus en plus abusif et de plus en plus débridé.
Il lui est certes encore permis – et encouragé! – d’attaquer les politiques dans leurs turpitudes et leur corruption, car dans un système totalitaire les individus sont interchangeables. Mais il n’est pas question d’attaquer dans ses fondements la politique. Nul ne songe à boycotter le gouvernement américain pour son Guantanamo ou ses assassinats ciblés aux quatre coins du monde, même si chacun voit qu’il il s’agit bien du principal «Etat voyou» (rogue state) du dernier quart de siècle. Nul ne songe à établir le lien de cause à effet entre l’immigration de masse ici et la dévastation de masse là-bas, là d’où viennent ces pauvres gens.

2. Elle prouve la continuité entre l’opposition syrienne armée et l’EIIL.

Nous faisons mine de dénoncer, aujourd’hui, ceux-là mêmes que nous avons légitimés et armés hier, en les glissant dans le panier bariolé de l’«opposition démocratique» à Bashar al-Assad.
Une alliance perverse qu’on n’évoquait que sous le sceau du «conspirationnisme» éclate aujourd’hui de plus en plus clairement. Il n’est plus besoin de «fuites», de «whistleblowers» et de témoignages de coulisses: la quantité de mensonges et de compromissions consentie par les médias de masse pour l’occulter illustre assez l’enjeu. Qui veut le détail peut toujours consulter les bons livres. Une documentation impressionnante et incontestée est disponible pour quiconque sait lire 3.
Nous sommes les initiateurs de la violence et de l’iniquité absolues dont nous  prétendons par ailleurs vous protéger par des lois liberticides et par un flicage croissant des populations.
Après avoir créé le Califat, on le bombarde sur les marges, comme les chiens mordillent les brebis détachées du troupeau pour le faire tenir ensemble. Sa mission est de faire éclater l’aire irakienne et de détruire les shiites. Il est trop stupide pour comprendre son rôle de marionnette, mais suffisamment énergique pour tirer sur les ficelles, voire pour les casser. De temps à autre, une fessée s’impose.
Les malheureux comme Daniel Pearl et Foley ne sont, encore une fois, que les dégâts collatéraux d’une expérience frankensteinienne qui se déroule sous nos yeux depuis plusieurs décennies déjà. Leur sacrifice ne fait qu’ajouter au camouflage.

3. Elle nous annonce notre avenir.

Le bourreau au visage masqué s’adresse à la caméra avec un net accent britannique. A travers ce détail, la mise en scène nous adresse une mise en garde supplémentaire. Les serpents ne nichent pas seulement dans les dunes du Moyen-Orient. Ils sont chez vous, dans vos banlieues, dans vos centres de requérants d’asile, dans vos universités sans doute.
Aux temps lointains de l’invasion afghane par l’URSS, un slogan circulait: « Aujourd’hui en Afghanistan, demain dans votre appartement ». On parlait des tapis, bien entendu. Désormais, tous les « -stans » de l’islam fondamentaliste ont des connexions avec votre appartement. L’aisance avec laquelle les rituels les plus sanglants entrent dans votre maison via le net n’en est qu’un avant-goût.
Jeu de miroirs

L’extraordinaire court métrage de l’EIIL est un miroir tendu à l’Occident.
Ce que nous faisons à cet homme, nous dit-il, c’est ce que vous nous faites. Et ce n’est qu’un avant-goût de la vengeance que nous vous préparons. Vous nous avez humiliés par la technologie. Nous n’en avons pas besoin: nous vous saignerons au couteau. Vous avez brocardé nos croyances au nom de votre idéologie «démocratique», nous vous la renvoyons dans l’emballage orange qui la démentit. Vous nous tournez en bourriques dans vos superproductions, n’importe: nous allons vous arroser de «snuff movies» à deux balles que vous ne pourrez vous empêcher de dévorer!
Depuis la guerre d’Afghanistan – pour ne pas remonter à l’alliance séoudite de 1945, voire au «grand jeu» du temps de Kipling – les Etats-Unis et leurs satellites ont créé, équipé, entretenu l’islamisme radical comme un imbécile manipule un gaz de combat: en espérant que le vent soufflerait toujours dans le bon sens.
Mais voici que le vent tourne. Le gaz s’échappe à grosses bouffées et plus personne ne peut s’approcher des bombonnes pour fermer le robinet!
En appelant ceux qu’il aime à «se révolter contre ses véritables assassins, le gouvernement des Etats-Unis», Foley récite un slogan sous la menace du couteau. Il n’en dit pas moins une vérité. En faisant obstacle à toute modernisation du monde arabe, les Anglo-Saxons et leurs satellites y ont confié tous les pouvoirs aux brutes et aux fanatiques. La haine que ceux-ci crachaient contre nos valeurs de civilisation ne les dérangeaient pas, puisqu’ils avaient foulé aux pieds ces mêmes valeurs bien avant eux. Comme le disait si bien feu Muray dans sa lettre aux chers djihadistes: «Vous n’arriverez jamais à nous tuer, puisque nous sommes bien plus morts que vous!»
Tout juste parviendront-ils à semer la peur chez les infidèles, ce qui arrangera bien les pouvoirs en place.
Ceux qui ont dressé ce miroir dans le désert de Syrie se douteront-ils un jour que leur mise en scène était encore du théâtre dans le théâtre?

20 août 2014

  1. Source: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2729287/ISIS-beheads-journalist-James-Wright-Foley-warning-US.html↩
  2. Voir l’affaire du vol MH17: l’Ukraine retient des informations clefs et efface les traces, les USA se détournent. La Russie a beau réclamer l’avancement de l’enquête, le mal est fait. Elle a diplomatiquement ces 298 morts sur les bras.↩
  3. Lire en priorité: Comment le Djihad est arrivé en Europe, de Jürgen Elsässer, éditions Xenia 2006.↩
 

18 juillet 2014

Notre ami, c'est le terrorisme, le bon terrorisme



Quadruppani | 18 juillet 2014

Appliqué à réaliser le scénario mis au point par la très fasciste Ligue de Défense Juive (provocation sur le net, exactions protégés par les CRS, hurlements à l'antisémitisme) et tandis que la justice applique avec détermination l'habituel "deux poids deux mesures" (aucune poursuite contre les fachos à kipa, lourde condamnation, dans des conditions ignobles, d'un manifestant pro-palestinien) Manuel Valls fait interdire la manifestation en soutien à Gaza de samedi. Comme l'a fait remarquer l'UJFP par la voix de sa présidente, en aucun autre pays au monde, on ne voit une telle interdiction. L'infernale ritournelle de l'antisémitisme collée à toute manifestation contre la politique criminelle de l'Etat colonialiste qui a volé le beau nom d'Israël a encore fait ses preuves. Entre les massives manifs du peuple de gauche d'il y a vingt ou trente ans, et les effectifs des quelques milliers de courageux d'aujourd'hui, il y a eu ce bulldozer idéologique, bien aidé aussi par la haine djihadiste de quelques sectes obscurantistes dont la naissance fut, en son temps, largement encouragée par les gouvernants, d'Alger à Jérusalem en passant par le Caire (sans parler de notre ami le roi d'Arabie).
Les canons qui tuent des enfants sur une plage sont un exemple de ce terrorisme étatique qui, autrefois, suscitait autre chose qu'une larme humanitaire: on ne s'arrêtait pas au pathos, on discutait politique, il pouvait arriver de lire des articles critiques envers le léninisme armé et la corruption des organisations palestiniennes, mais qui restaient capables de distinguer entre ceux qui subissent l'apartheid et ceux qui l'appliquent. Aujourd'hui, le principal terroriste, Nétanyahou, et son quarteron de ministres drogués à la haine anti-arabe peuvent tuer par centaines, blesser par milliers, faire vivre dans des conditions carcérales des millions de palestiniens, ils ne suscitent plus que des regards énamourés de la Sarkhollandie et l'infini respect des médias dominants - capables,
maximum de leur courage, de renvoyer dos à dos massacreurs et massacrés.
Telle est notre époque. Espérons qu'il viendra vite, le jour où on la considèrera massivement avec les sentiments qu'elle mérite.
 
 

9 juillet 2014

L’offensive du grand patronat et des médias contre le repos


Nous reproduisons, sous forme de tribune [1], et avec l’autorisation de son auteur, un article publié par Antoine Léaument sur son blog. L’auteur, membre du Parti de Gauche (PG), y analyse un nouvel épisode de la construction médiatique de l’opinion économique, à propos de la bataille menée par le patronat contre le repos (« entendu au sens large, c’est à dire autant la durée légale hebdomadaire du travail que le nombre de congés annuels ou encore le nombre d’années de cotisations pour pouvoir partir en retraite »). Une fois de plus, les médias y jouent un rôle déterminant dans la vulgarisation d’une pensée de marché faite de fausses évidences, de raccourcis simplistes, voire de vraies mystifications (Acrimed).

Lire la suite...

18 février 2014

Venezuela : coup de projecteur sur les zones d’ombre médiatiques

Dessin: Carlos Latuff: "nouveau sabotage contre le Vénezuela"


Romain MIGUS
 
A lire les media internationaux en ce mois de février 2014, on pourrait croire que le Venezuela est - de nouveau - à feu et à sang. Le coupable désigné par les grandes entreprises de communication est toujours le même depuis maintenant 15 ans : le gouvernement bolivarien massacrerait – de nouveau - son peuple comme s’il s’agissait du passe temps favori des élites politiques révolutionnaires depuis l’accession d’Hugo Chavez à la présidence de la République. Oubliés les onze chavistes assassinés au lendemain de la victoire électorale de Nicolas Maduro en avril 2013, passée sous silence la large victoire du camps bolivarien aux municipales de décembre 2013, gommé le soutien populaire dont bénéficie la Révolution, les vénézuéliens seraient désormais face à un « régime » qu’ils réprouvent et qui n’hésite pas à faire feu contre ses compatriotes. Un retour sur les derniers évènements qui ont secoué le Venezuela est donc nécessaire pour prendre la mesure de ce qui se déroule en ce moment au pays de Bolivar et de Chavez. Retour d’autant plus nécessaire pour capter, après la Libye, la Syrie ou les derniers évènements ukrainiens à quel point l’Empire fait preuve d’un cynisme sanguinaire pour éliminer les gouvernements qui ne s’alignent pas sur ses intérêts. (...)

Suite sur Le Grand Soir ..

Sur le même sujet, voir :
Ramón Soto, étudiant : "CNN utilise d’anciennes images de moi pour tromper le monde."
Venezuela : une manipulation d’image particulièrement odieuse (Aporrea)
 

8 février 2014

Condamné à la demande d'Areva, l'Observatoire du nucléaire fait appel



Justice : le poids de l'atome... Source, Observatoire du nucléaire


Observatoire du Nucléaire |Communiqué du 7 février 2014

Condamné à la demande d'Areva, l'Observatoire du nucléaire fait appel de ce jugement mettant gravement en cause le droit de dénoncer les méfaits du lobby nucléaire


Vendredi 7 février 2014, malgré les preuves accablantes rendues publiques par l'Observatoire du nucléaire (cf http://www.observatoire-du-nucleaire.org ), la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Paris a jugé utile de condamner (à plusieurs milliers d'euros de pénalités financières, détails sous peu) pour "diffamation" cette association à la demande pressante de la multinationale radioactive Areva.

Il est édifiant de constater que ce n'est pas seulement la Justice mais la quasi-totalité de la société française, les principaux partis politiques et la plupart des "grands" médias en tête, qui détourne consciencieusement les yeux pour profiter du pillage de l'uranium du Niger, Areva n'était finalement que l'exécutant du sale boulot.

La France est trop heureuse de pouvoir alimenter ses réacteurs nucléaires en s'accaparant à un prix dérisoire l'uranium du Niger : ce sont probablement des centaines de milliards d'euros qui devraient être remboursés au Niger, surtout si l'on tient compte des graves atteintes à l'environnement (contaminations, assèchement de la nappe phréatique) et à la santé publique (cancers multiples, déplacement des populations autochtones, etc).

Le parti prétendument "écologiste" EELV, par l'intermédiaire des ses deux ministres et par le silence complice de ses groupes parlementaires, est directement le complice d'Areva et du lobby nucléaire. Interpellé sur France-Inter, le ministre du "développement" Pascal Canfin a carrément pris fait et cause pour Areva (matinale du 21 janvier 2013, http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=545845 )

La CGT-énergie, pour sa part, bafoue allègrement toutes les valeurs syndicales et altermondialistes en soutenant le pillage du Niger au profit de l'industrie nucléaire… et de ses lucratifs comités d'entreprises mis en coupe réglée par ce syndicat au méthodes plus que curieuses.

Les médias dominants ont une responsabilité écrasante puisqu'ils entretiennent en particulier le mythe de la supposée "indépendance énergétique apportée par le nucléaire" alors que 100% du combustible est importé (pillage du Niger, compromission avec les dictateurs d'Asie centrale, etc).

Pour ce qui est de la fameuse affaire du "don d'Areva" jugée ce jour, il convient de rappeler que personne n'aurait entendu parler de ce véritable scandale d’État sans l'engagement courageux de l'Observatoire du nucléaire. Ce versement de 35 millions d'euros, fait fin 2012 par Areva au budget du Niger dans des conditions controversées, et préaffecté à l'achat d'un avion pour le Président du Niger (un ancien cadre d'Areva !), illustre parfaitement le mépris de la France nucléaire pour le peuple du Niger.

Il convient aussi de rappeler qu'Areva a modifié à plusieurs reprises sa version des faits, niant d'abord le versement (cf AFP 12/12/2012, http://bit.ly/1fNXSUg ), avant de le reconnaître (AFP 14/01/2013, http://bit.ly/1eEzLHk ) puis de le "justifier" par une nouvelle version tenant compte de l'actualité (guerre au Mali, AFP 9 mars 2013, http://bit.ly/1jk54uE).

Seules les personnes les plus naïves peuvent croire que ce nauséabond "don d'Areva" - finalement jamais versé suite aux révélations de l'Observatoire du nucléaire - visait à aider la population du Niger, l'une des plus pauvre du monde alors qu'Areva fait un juteux business avec l'uranium de ce pays.

Chacun comprend immédiatement que ce versement avait pour seul but d'amadouer les dirigeants du Niger qui tentent actuellement mollement - le président Issouffou ayant besoin d'Areva pour assurer sa réélection en 2017, comme démontré par un document confidentiel publié par l'Observatoire du nucléaire, http://bit.ly/1aD1lW3 - d'obtenir une augmentation du dérisoire prix payé par Areva pour l'uranium extrait. C'est en ce sens que l'Observatoire du nucléaire a parlé de "méthode relevant de la corruption, au moins moralement si ce n'est pas juridiquement".

L'Observatoire du nucléaire a décidé de faire appel de ce jugement affligeant mettant gravement en cause la liberté d'expression et le droit de contester les méfaits des entreprises du lobby nucléaire.

 

14 décembre 2013

Ces "bons" ukrainiens que nos médias aiment tant ...


« Négros, youpins, ruskofs » ! Ils sont dans le collimateur de la 4ème force politique ukrainienne depuis 2012, le parti nazi et pro-européen ukrainien « Svoboda », locomotive des manifestations qui se déroulent en Ukraine depuis deux semaines. Un premier rôle qui couronne dix années de dédiabolisation — toute formelle… — et obtient un label « révolutionnaire » et « démocratique » grâce aux médias occidentaux.

Suite: Ukraine: quand les nazis mènent le bal par Geoffroy Gérard legros 

   

 

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