9 janvier 2022

Antispécisme et lutte des classes

Et si l’antispécisme c’était plus qu’un régime alimentaire, pas seulement une position morale, autre chose qu’une empathie de principe envers la souffrance ? Et si c’était une critique radicale de l’organisation sociale qu’on subit au quotidien ? Et si être antispé c’était, aussi, envisager des actions directes qui s’attaquent aux structures et aux institutions économiques, sans lien évident avec l’élevage et l’abattage d’animaux non-humain.es ? Qu’on se le dise, le véganisme capitaliste, lifestyle hipster et urbain, s’accorde aux chemises à fleurs et aux bars à jus gentrificateurs. Il rate l’essentiel : le capitalisme est aujourd’hui le moteur principal de la domination spéciste. Mobiliser ses outils pour faire cesser la domination exercée sur les animaux-non humain.es constitue une impasse. Si le capitalisme veut nous faire agir en consommateurice ou en entrepreneurice pour transformer la société, ce qui compte pour nous, c’est prendre la question sur le plan collectif et politique...

Suite sur  Paris-luttes.info

 

12 mai 2020

«Votre Jean Valjean est une humiliation pour Gavroche»

Réponse à Vincent Lindon


Il y a quelques jours, Vincent Lindon a publié sur Mediapart une vidéo dans laquelle il livre son analyse de la situation et fait des propositions pour s’en sortir par le haut, lui qui a vu son espoir en Macron déçu après quelques années de mandat. Nous publions ici une lettre qui entend répondre aux propositions de l’acteur et, plus largement, à la gauche qui s’imagine qu’un État vertueux et des riches plus généreux pourraient représenter une réponse crédible au désastre en cours.

 

1 mai 2020

L'histoire du 1er Mai (la journée des 8 heures)




Cette année, les défilés du 1er mai se feront depuis les balcons et les fenêtres... Mais il ne faudra pas oublier l’origine de cette manifestation ouvrière, la lutte pour limiter le temps de travail au XIXè siècle, un acquis finalement cédé en 1919, après de nombreuses luttes et qui est aujourd’hui encore remise en cause à l’occasion de la pandémie. 
 
Dans cet extrait du film Howard Zinn - Une histoire populaire américaine (le film) 1 de Olivier Azam et Daniel Mermet, nous amènent au Haymarket Square à Chicago, où la manifestation du 4 mai 1886 et l’explosion d’une bombe, a été l’occasion du grand procès du mouvement ouvrier.... mais l’histoire est pleine de racines et de ramifications ! 
 
Produit par Les Mutins de Pangée Distribué au cinéma en 2015 par Les Films Des Deux Rives avec le soutien de Là-bas si j'y suis
 
 

11 juin 2019

Usul. Êtes-vous un vrai bourgeois ? Le test


Le 10 juin 2019

Qu’il est bon de traiter de « bourgeois » quelqu’un avec qui on n’est pas d'accord. Avant d’être utilisé comme une insulte, ce terme avait un sens sur lequel l’équipe d’Ouvrez les guillemets revient aujourd'hui. Êtes-vous un vrai bourgeois ou n’êtes-vous qu’un citadin diplômé ou un petit patron effrayé par le déclassement et vaguement embourgeoisé ? Pour le savoir, cette émission vous offre un test en dix questions, d’une grande rigueur et d’une précision totale, qui vous permettra de vous situer socialement : prenez un stylo, notez vos points et vous serez enfin fixés.

Voir en ligne :  https://youtu.be/sQqd6YGDlEg
 

22 février 2019

« CE PAYS QUE TU NE CONNAIS PAS » François Ruffin



François Ruffin
Diffusé en direct le 20 févr. 2019
Quand un boxeur envoie un crochet du gauche, il ne prévient pas à l’avance. C’est donc par surprise que je publie aujourd’hui « Ce pays que tu ne connais pas », un uppercut moral qui atteindra, je l’espère, le Président de la République. Bienvenue en France Monsieur Macron !
 
 
 

21 mars 2018

Grève du 22 mars : la carte des mobilisations


Pour défendre un service public de qualité, notamment dans le secteur ferroviaire, sept syndicats appellent à une mobilisation massive ce jeudi 22 mars. Des grèves et des mobilisations sont prévues partout en France. Douze partis et mouvements politiques de gauche ont également lancé un appel commun. Résumé de leurs revendications et carte des mobilisations.

Voir sur Bastamag ..
 

3 janvier 2018

"Bonne année mes très chers riches"


"Bonne année mes très chers riches", la carte blanche de Pierre Lemaître


2 octobre 2017

Catalogne : Prendre parti dans une situation étrange


Il y a des moments où la réalité se simplifie. Ce n’est plus l’heure de faire la part de la vérité et du mensonge dans les arguments qui prétendent défendre l’unité d’Espagne ou proclamer l’indépendance de la Catalogne. Il n’est pas non plus nécessaire de remonter à l’année 1714 [1] ni de chercher dans les griefs plus récents. Quand on en appelle à ’la Loi et l’Ordre’, tout à coup, tout s’éclaire et chaque position apparaît parfaitement définie sur la table de jeu. Puis, de façon viscérale, ceux d’entre nous qui restaient silencieux savons où nous situer : nous serons toujours face à ceux qui veulent imposer la consigne de rétablir l’autorité. Nous connaissons bien une phrase forgée en France avant la révolution de 1848 qui disait : ’La légalité tue’.

Effectivement nous sommes, donc, contre l’État espagnol et sa légalité, bien que pour cela nous ayons à prendre partie entre des drapeaux qui nous étouffent, parce qu’ils nous pompent l’air..

Suite sur lundimatin..
 

1 mai 2017

Historique du 1er mai


Le samedi 1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste “The Alarm” afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendue pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA.
 
Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne ensuite lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les “briseurs de grève”. La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.
 
Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Mais qu’importe leur innocence ; un procès, commencé le 21 juin 1886, se clôt le 20 août par sept condamnations à mort. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887 (Louis Lingg s’étant suicidé la veille, dans sa cellule).
 
Trois ans plus tard, en juillet 1889, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décidera de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde.
 
Le “1er mai” sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en “Fête du travail”, sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.
 
Extrait de  Historique du 1er mai, à lire sur Anarchie 
  

25 décembre 2016

En vrac, Noël
















9 octobre 2016

Paul Jorion : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie »


Si, à la faveur du mouvement de contestation de la loi El-Khomri, la place et l’avenir du travail dans notre société ont récemment fait − et font toujours − l’objet de débats particulièrement intenses, la destruction de l’emploi salarié et du travail humain par le système capitaliste et le déferlement technologique semble toutefois être un impensé du mouvement social comme de la classe politique dans son ensemble. Pourquoi ? Explications avec le socio-anthropologue et ancien trader Paul Jorion.

15 septembre 2016

Pier Paolo Pasolini : « L’Église doit passer à l’opposition »





De la condamnation radicale de la société de consommation à la défense des petites gens et de leurs cultures, il y a plus d’un point commun entre le réalisateur Pier Paolo Pasolini, que la critique qualifiait volontiers de “pas très catholique” et le souverain pontifical actuel qu’on aurait pourtant bien du mal à désigner de la même manière. En plus d’avoir vécu dans la même ville, quoique pas dans le même État, ces deux personnages emblématiques chacun à leur manière partagent largement une vision et un respect de l’humain contre ce(ux) qui les exploite.
 
 

13 juillet 2016

14 juillet (images)


23 mai 2016

De l'impuissance collective à la violence





François CUSSET : « Aucun progrès social n’a été obtenu par la discussion »

 
Lorsque la capacité collective d’agir a été réduite à néant, cela produit un sentiment d’impuissance collective qui finit logiquement par exploser. Pour l’historien François CUSSET, nous sortons de 30 ans de refoulement et d’amnésie, aujourd’hui « LE VERROU PEUT SAUTER. »

Extrait de notre LÀ-BAS Hebdo n°47 « UN PRINTEMPS LACRYMOGÈNE », avec François CUSSET et Gérard MORDILLAT, à écouter en intégralité en cliquant ici.
 

18 septembre 2015

Corbyn, la révolution démocratique


 Socialiste intègre et démocrate authentique, le nouveau leader du Parti travailliste a imposé un discours et une méthode qui peuvent bouleverser la donne, pour construire une alternative politique aussi bien en Grande-Bretagne qu’en Europe.

Suite sur Regards ...

4 juillet 2015

Que l’étincelle grecque embrase toute l’Europe !

 
par Mohamed BELAALI, 4 juillet 2015 | Voir sur son blog | Via le Grand Soir

La Grèce, pays de Thalès, de Socrate, de Démocrite et d’Épicure, pour ne citer que ceux-là, est aujourd’hui mise à terre, méprisée et humiliée par une horde de barbares, comme des vampires sans foi ni loi, qui pompent et vident le peuple grec de sa substance vitale. Ils portent des noms étranges : Fonds vautours, hedge funds, Zinzins, Troïka etc. Certains sont même sans visage : marchés financiers, Fonds de pension, Fonds de placement, agences de notation, Fonds souverains, Fonds européen de stabilité financière etc. Ils utilisent un langage dont les mots signifient souvent le contraire de ce qu’ils annoncent : réforme, stabilité, solidarité, assistance, dialogue, modernisation, aide, sauvetage. Le caractère monstrueux de ces mensonges reste, pour l’immense majorité des citoyens, invisible. Leurs discours omniprésents et omnipotents n’ont de sens que dans le contexte de la propagande, en dehors de ce cadre ils restent des sons vide de tout sens. Avec ou sans visage, ils poursuivent tous inlassablement un seul et même objectif : confisquer les richesses de tout un peuple pour les transférer par des mécanismes complexes aux banquiers, aux créanciers, aux spéculateurs, aux usuriers et autres parasites du monde entier.

Ces monstres sont soutenus, encouragés et protégés par des hommes et des femmes plus ou moins impliqués dans des affaires de corruption, de scandales fiscaux, de mœurs comme Dominique Strauss khan ancien président du FMI, remplacé par Christine Lagarde (affaire Tapie-Crédit lyonnais), Jean Claude Juncker président de la Commission européenne (affaire LuxLeaks, accords secrets passés avec 340 multinationales qui leur permettent de transférer leurs profits au Luxembourg pour échapper à l’impôt sur les bénéfices) etc.

Ces dirigeants corrompus ou dissolus s’appuient eux-mêmes sur des politiciens dont la seule et unique mission est de servir les puissants : A. Merkel, W. Schäuble (ministre allemand des finances) N. Sarkozy, F. Hollande, D. Tusk (président du Conseil européen), George Papandréou et Antonis Samaras (anciens premiers ministres grecs chantres de l’austérité) etc.

Leur soif du sang grec est insatiable. Plus ils en sucent, mieux ils se portent. Plus la situation économique est catastrophique plus ils exigent de se servir davantage et cela jusqu’au dernier euro. Même les plages, les forêts, les ports, les sites culturels, les autoroutes, les îles, la Poste, les chemins de fer, les aéroports etc. doivent passer entre les mains de spéculateurs dont le visage hideux change constamment. La privatisation doit être totale, intégrale.

La meute, comme les chacals, ne quitte jamais sa proie avant de l’épuiser pour mieux la dévorer ; c’est la curée. Elle s’attaque d’abord aux maillons faibles, les PIGS (cochons) comme les appellent avec mépris les technocrates de Bruxelles : Portugal, Italie, Grèce et Espagne avant de se retourner contre les autres pays membres de l’Union. La Grèce ne constitue que le point de départ vers un modèle qui sera généralisé et où la meute des spéculateurs, des banquiers et autres créanciers dominera les peuples d’Europe qui perdront leur autonomie, leur souveraineté et la maîtrise de leur destin. Ils seront ainsi réduits à travailler sans relâche, comme des esclaves, pour le plus grand bonheur des détenteurs du capital.

Le peuple grec s’est montré cependant plus résistant et plus combatif que ne l’imaginaient ses oppresseurs. Il s’est dressé courageusement face à ses tyrans qui veulent le réduire à l’esclavage. Mais dans ce combat inégal, le peuple grec est quasiment seul. Les bourgeoisies de tous les pays et leurs institutions se sont coalisées contre ce petit pays. Non seulement elles lui imposent une succession de plans d’une extrême austérité qui ont ruiné son économie, mais elles lui dictent ses choix politiques et la manière même de choisir ses propres dirigeants. J.C Juncker, président de la Commission européenne, avait appelé pour les élections législatives anticipées du 25 janvier 2015 à voter contre A.Tsipras dont le programme s’opposait justement à cette terrible politique d’austérité qui a plongé la Grèce dans la misère et le désespoir. Et lorsque A. Tsipras, face aux ultimatums de la meute des créanciers et leurs représentants, a décidé de faire appel au peuple pour dire « Non » à un énième plan d’austérité en organisant un référendum, J.C Juncker, encore lui, appelle à voter pour le plan des créanciers ( réduction des pensions de retraite, augmentation de la TVA supportée essentiellement par les plus démunis, baisse du nombre et des salaires des fonctionnaires etc.).

Le combat du peuple grec montre d’une manière éclatante combien les institutions européennes sont antidémocratiques. Le mépris de la volonté des peuples et de la démocratie est une constante de l’Union. Rappelons pour mémoire que les peuples danois, français, néerlandais et irlandais ont rejeté par référendum le traité de Maastricht, le projet de traité constitutionnel et le traité de Lisbonne en 1992, en 2005 et en 2008. Mais cette volonté populaire a tout simplement été ignorée par l’Union européenne. Sa réaction épidermique et agressive contre le référendum grec du 5 juillet 2015 montre combien il lui est insupportable d’accepter le moindre processus permettant aux peuples d’exprimer leur volonté. La plupart des décisions de l’Union européenne sont prises dans l’ombre pour ne pas dire dans l’obscurité la plus totale. Les négociations qu’elle a menées avec les États-Unis pour conclure un accord de libre échange (Trans-Atlantic Free Trade Agreement ou TAFTA) est un exemple éloquent de cette opacité. Les intérêts qu’elle défend sont en totale contradiction avec ceux des peuples. L’ Union se présente ainsi comme un pouvoir indépendant et au-dessus des citoyens. Elle est l’ennemie des peuples et de la démocratie. La démocratie du capital reste un concept creux sans contenu réel utilisé par la classe dominante comme instrument idéologique au service exclusif de ses intérêts.

Le combat du peuple grec n’est donc pas seulement économique, il est aussi politique et constitue une véritable lutte pour des valeurs et des principes de démocratie et de souveraineté des peuples : « Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. » a déclaré A.Tsipras dans la nuit du 26 au 27 juin sur la télévision publique grecque (1).

Cette lutte inégale qui semble perdue d’avance reste cependant porteuse d’espoir. Elle élargit un peu plus les fissures , encore minuscules, qui apparaissent dans cette construction hideuse qu’est l’Union européenne. Ce combat nous enseigne également que la social-démocratie sous toutes ses formes (PASOK, SPD, PS, PSOE, Parti travailliste etc.) porte une lourde responsabilité dans l’étouffement des mouvements sociaux et constitue un frein à toute transformation qualitative de la société. Elle est au service de la classe dominante (2). Il faut donc construire une alternative en dehors de ce courant politique. Les contradictions entre les intérêts des peuples et ceux des institutions européennes n’exploseront pas d’elles-mêmes. Le combat du peuple grec peut servir d’étincelle qui embraserait toute l’Europe si les autres peuples prenaient conscience de l’urgence du changement. Mais même la conscience la plus lucide, reste impuissante tant qu’elle ne s’appuie pas sur des forces sociales organisées et déterminées à mener ce combat jusqu’à son terme. Seule la classe ouvrière, négation vivante de l’ordre établi de part sa position dans le processus de production, a objectivement intérêt à se préparer à cette lutte que lui impose le capital. Elle trouvera en face d’elle une classe puissante qui possède tous les pouvoirs et qui est déterminée à briser la moindre résistance afin de perpétuer ses privilèges. La classe ouvrière, même affaiblie par un chômage de masse, n’a d’autres choix que de se dresser contre la dictature du capital si elle ne veut pas que sa situation matérielle déjà dégradée ne s’aggrave encore davantage. Mais ce combat de longue haleine ne peut-être mené efficacement que dans l’unité de l’ensemble des travailleurs.

Prolétaires de toute l’Europe unissez-vous.

Mohamed Belaali
 

20 mars 2015

Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen – Mise à jour 2015


Par Pierre Deruelle, son blog | 18 mars 2015

Art. 1er. Les hommes naissent e̶t̶ ̶d̶e̶m̶e̶u̶r̶e̶n̶t̶ libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l̶’̶u̶t̶i̶l̶i̶t̶é̶ ̶c̶o̶m̶m̶u̶n̶e̶ l’intérêt économique et financier.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles d̶e̶ ̶l̶’̶H̶o̶m̶m̶e̶ du pouvoir. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans l̶a̶ ̶N̶a̶t̶i̶o̶n̶ l’argent. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à̶ ̶a̶u̶t̶r̶u̶i̶ au bénéfice d’autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes d̶r̶o̶i̶t̶s̶ profits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par l̶a̶ ̶L̶o̶i̶.̶ l’économie.

Art. 5. La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à̶ ̶l̶a̶ ̶S̶o̶c̶i̶é̶t̶é̶ au profit. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché sauf si vous êtes un « terroriste », et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas sauf si vous êtes un « terroriste ».

Art. 6. La Loi est l’expression de la volonté g̶é̶n̶é̶r̶a̶l̶e̶ de quelque uns. T̶o̶u̶s̶ ̶l̶e̶s̶ C̶i̶t̶o̶y̶e̶n̶s̶ ̶o̶n̶t̶ Seuls quelques lobbyistes ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être l̶a̶ ̶m̶ê̶m̶e̶ ̶p̶o̶u̶r̶ ̶t̶o̶u̶s̶ orientée, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant é̶g̶a̶u̶x̶ l’élite à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur c̶a̶p̶a̶c̶i̶t̶é̶ influence, et sans autre distinction que celle de l̶e̶u̶r̶s̶ ̶v̶e̶r̶t̶u̶s̶ leur richesse et de leur t̶a̶l̶e̶n̶t̶s̶ pouvoir.

Art. 7. Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, sauf si vous êtes un « terroriste », et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être p̶u̶n̶i̶s̶ invités à la télévision et mis au pouvoir ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.

Art. 8. La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment n̶é̶c̶e̶s̶s̶a̶i̶r̶e̶s̶ préférentielles, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée sauf si vous êtes un « terroriste ».

Art. 9. Tout homme riche étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré c̶o̶u̶p̶a̶b̶l̶e̶ innocent, s’il est jugé indispensable de l̶’̶a̶r̶r̶ê̶t̶e̶r̶ l’inviter sur un plateau, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi, à l’exception des musulmans.

Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi, et s’il est un “terroriste”.

Art. 12. La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de t̶o̶u̶s̶ quelques uns, et ̶d̶o̶n̶c̶ pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Art. 13. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les ̶c̶i̶t̶o̶y̶e̶n̶s̶ pauvres, en raison de leurs f̶a̶c̶u̶l̶t̶é̶s̶ grand nombre.

Art. 14. ̶T̶o̶u̶s̶ ̶l̶e̶s̶ Seuls quelques Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Art. 15. ̶L̶a̶ ̶S̶o̶c̶i̶é̶t̶é̶ Les dirigeants a̶ ont le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Art. 16. Toute Société dans laquelle la garantie des ̶D̶r̶o̶i̶t̶s̶ Bénéfices n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution.

Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité ̶p̶u̶b̶l̶i̶q̶u̶e̶,̶ économique et financière légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une j̶u̶s̶t̶e̶ injuste et p̶r̶é̶a̶l̶a̶b̶l̶e̶ arbitraire indemnité.
  

28 février 2015

Audrey Vernon : Les politiciens sont l'émanation du pouvoir financier (vidéo)



M1D Mouvement pour une première démocratie
Les gentils virus pour la démocratie
 

2 février 2015

Pour en finir avec les théories du complot


Conscience Citoyenne Responsable
par 2ccr, le 28 janvier 2015  

Pour en finir avec les théories du complot, et le besoin qu’en ont ceux qui s’épargnent de penser, de comprendre et d’analyser le capitalisme, et le communisme, « nous » communistes intransigeants, qui observons le monde d’aujourd’hui continuant celui d’hier, nous n’avons pas besoin de complots secrets, même si nous ne sommes pas assez naïfs pour croire qu’il n’en existe aucun, comme « virgule » dans le cours actuel du capital. Pourquoi ? parce que nous avons sous les yeux tous les éléments, qu’on trouve au demeurant dans les médias pour peu qu’on les décrypte dans leur logique capitaliste, économique, politique et idéologique, celles de l’impérialisme occidental qui met à jour sa stratégie de sauvegarde devant sa perte d’influence dans le monde : il faut prendre ce qui se passe comme un tout, non comme une suite d’improvisations terroristes ou étatistes.

On a besoin d’un complot quand on ne voit pas que l’essentiel est transparent. Les complots de services secrets et autres, même s’ils existent, n’expliquent rien à qui se donne la peine de comprendre avec un point de vue de classe sans compromis, y compris avec ceux qui, sincères, sont bernés aujourd’hui ou se réveilleront tôt ou tard avec la gueule de bois, parce qu’ils se sont sentis « récupérés », « manipulés »… Mais à leur réveil, qu’ils ne se trompent pas de combat, j’en vois beaucoup qui n’ont pas encore saisi qu’à leur insu, ils se retrouvent piégés sur le terrain de la politique, de la démocratie, qui sont tout autre chose que le combat de classe (c’est un fantasme bien français ;-)
On a besoin d’un complot quand on ne voit pas que l’essentiel est transparent. Les complots de services secrets et autres, même s’ils existent, n’expliquent rien à qui se donne la peine de comprendre avec un point de vue de classe sans compromis, y compris avec ceux qui, sincères, sont bernés aujourd’hui ou se réveilleront tôt ou tard avec la gueule de bois, parce qu’ils se sont sentis « récupérés », « manipulés »… Mais à leur réveil, qu’ils ne se trompent pas de combat, j’en vois beaucoup qui n’ont pas encore saisi qu’à leur insu, ils se retrouvent piégés sur le terrain de la politique, de la démocratie, qui sont tout autre chose que le combat de classe (c’est un fantasme bien français ;-)

Il y a 45 ans, à côté de la sérigraphie d’Angela Davis que nous avions tirée alors qu’elle était encore en prison, j’avais aux murs de ma chambre des citations, dont celle-ci, de Lénine (je cite de mémoire) : « les hommes seront toujours les dupes des autres, tant qu’ils ne sauront pas discerner derrière les discours les intérêts de telle ou telle classe », personnellement, j’invite à considérer sous cet angle, aujourd’hui, tous les discours, y compris ceux des amateurs de complots qui n’expliquent rien mais ne font qu’embrouiller la vue de qui cherche à comprendre.

Mes considérations sur la nouvelle stratégie du capitalisme occidental sont ici, entre autre, fruits d’un long travail. C’est touffu, c’est du lourd en chantier, difficile à synthétiser, car désolé, je ne fais pas dans le prêt-à-porter militant. Mais c’est à la portée, comme disait Marx du Capital, de qui fait l’effort de penser par soi-même. Le capitalisme en lui même est un complot permanent contre les peuples. Et c’est bien suffisant !!

Ce que je vois, moi, c’est que tu ne vois rien de plus, puisque tu ramènes ces histoires vraies ou fausses comme déterminant une prise de conscience d’on ne sait quoi, que les complots ne contiennent pas : le secret il est dans la critique du capital, comme Marx l’a faite pour son temps, et la solution, dans les luttes. Le reste est bavardage sans fin.

Les mensonges, la désinformation et les manipulations réelles par les médias, une fois dévoilées, n’expliquent rien de plus. Elles aboutissent au fond aux mêmes questions : pour quelles raisons font-ils ça ? Comment fonctionne le capitalisme aujourd’hui ? Quels sont les enjeux actuels pour le capital, quelles contradictions le traversent pour se reproduire, et comment orienter des combats communistes, féministes, antiracistes, pour un jour aboutir à son abolition.

L’idée de révolution ressort parce que la politique, la démocratie, la citoyenneté sont dans une impasse historique définitive, et la plupart des militants ne le voient pas, parce qu’ils sont pris dans leurs croyances partisanes, l’opium du « peuple de gauche ». Le seul moyen d’éviter la « guerre de civilisations », c’est que renaisse la guerre sociale entre classes et sans intermédiaire de représentation. Ben oui, qu’on soit Charlie ou pas Charlie, ça fait peur. Seuls n’ont pas peur ceux qui se couchent, ou qui marchent couchés.

La preuve qu’on pouvait comprendre dès le jour de l’attentat, j’ai écrit « non à l’union nationale » alors qu’il n’était pas encore question d’appel à la marche de dimanche, même sans invités étrangers. Bien vite « non à l’Union sacrée ! » alors que personne n’avait prononcé le mot sur Internet. Le jour même on pouvait comprendre, avec ou sans complot, ce qui allait arriver, comme le jour même du 11 septembre 2001, avec ou sans complot. Pas besoin d’être un voyant, un prophète, ou une avant-garde éclairée toujours derrière, seulement de saisir la logique des événements à la lumière des enjeux capitalistes, en France et dans le monde .

C’est à la portée de chacun !

Si l’auteur se reconnaît merci de se signaler …

« A chaque fois qu’Al-Qaïda passe, des innocents trépassent, et des musulmans ramassent. »… Intellecterroriste

Voir : MARXISME ET THÉORIES DU COMPLOT

27 juillet 2014

"Jaurès, reviens! Ils ont changé de camp!"



À l’occasion du centenaire de l’assassinat, jeudi 31, de la figure socialiste, le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, fustige François Hollande et Manuel Valls.
 
Jean-Luc Mélenchon 
Jaurès! Ils n'ont plus que ce nom à la bouche! Sarkozy avant-hier, Le Pen hier, Hollande et Valls aujourd'hui! D'où leur vient cette audace? Pour reprendre les mots du tribun, s'ils se battent autant pour les cendres, c'est pour mieux étouffer la braise.

Manuel Valls voulait l'enrôler pour ses sordides cadeaux au Medef. Jaurès aurait "sans doute" voté le pacte de responsabilité, a-t-il osé! Faire parler les morts pour endormir les vivants. L'arnaque! Jaurès aurait plutôt affronté Valls comme il avait affronté son modèle, Georges Clemenceau, quand il fallait soutenir les travailleurs face à la répression. (...)

 

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