29 octobre 2017

Rémi Fraisse : il y avait une équipe fantôme

Que s’est-il réellement passé dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, à Sivens (Tarn), lors de la mort de Rémi Fraisse ? À la lumière du dossier d’instruction et de nombreux témoignages, Reporterre révèle les faits. Ils contredisent la version officielle. Une équipe fantôme de gendarmes a agi cette nuit-là. Et n’avait pas pour seul but de défendre la zone.


Sur la mort de Rémi Fraisse, on croyait avoir tout lu. Voici le récit qui s’est imposé : le weekend des 25 et 26 octobre 2014, à Sivens, le rassemblement festif contre le projet de barrage dégénère. Les forces de l’ordre ont pour mission de défendre une « base de vie », sur le site même où le barrage est prévu. Sur cette base sont habituellement rangés les engins de chantier, mais cette nuit-là, il n’y en a aucun. Les heurts avec les manifestants s’étirent dans la nuit. À 1h45 du matin, une grenade offensive est lancée par les forces de l’ordre et tue, sur le coup, le jeune homme.

Plus d’un an et demi après le drame..

Lire sur Reporterre.. 

5 juillet 2016

Sivens, le barrage n'était pas d'utilité publique !

Par Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET 

Victoire juridique : le tribunal administratif de Toulouse a annulé,
ce 1er juillet, la déclaration d’utilité publique du barrage de Sivens
ainsi que deux autres arrêtés préfectoraux !
 
Les juges ont annulé trois arrêtés préfectoraux : la déclaration d’utilité publique (DUP), l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées (il y en avait 94 recensées).

La décision des juges est une victoire de tous les opposants au barrage de Sivens qui montre que les associations et les zadistes avaient bien raison de s'opposer à ce projet illégal et "d'inutilité publique". La justice confirme ainsi que Rémi Fraisse a été tué parce que Manuel Valls et Thierry Carcenac ont envoyé des gendarmes défendre avec des armes de guerre un chantier illégal. C'est d'autant plus inacceptable que la Commission européenne avait déjà notifié à la France fin juillet 2014 (soit deux mois avant le début du chantier) qu'elle considérait le projet de barrage de Sivens en infraction avec la directive européenne sur l'eau.

Plus d'informations dans les jours à venir (en attendant vous pouvez voir les diverses réactions dans les médias via votre moteur de recherche).

Lire la suite : www.collectif-testet.org/actualite-334-le-barrage-n-etait-pas-d-utilite-publique.html  
  

21 octobre 2015

Pour une marche à Sivens le 25 octobre 2015


Pour une marche à Sivens le 25 octobre 2015,
en mémoire de Rémi, afin que l’espoir revive,
et que cessent les violences de l’État et des milices

 
La lutte contre le projet barrage à Sivens n’a pas été vaine : elle a révélé comment certains
-détruisent l’environnement, les ressources naturelles et la biodiversité,
-favorisent une agriculture mortifère,
-bafouent la démocratie,
-gaspillent l’argent public,
-recourent à la violence de l’Etat,
-s’appuient sur des milices pour faire régner la terreur.

A l’automne 2014, une vaste mobilisation populaire, l’avis négatif de la Commission européenne, le rapport critique d’experts gouvernementaux et la mort d’un jeune manifestant ont interrompu le chantier.

Mais cette lutte légitime demeure inachevée et la mobilisation reste d’actualité : un projet de barrage à Sivens est toujours à l’ordre du jour

Pour réaffirmer la justesse de notre engagement, pour exiger le respect de nos droits fondamentaux, pour rendre hommage à Rémi et redonner vie à l’espoir, participons à une grande marche populaire, unitaire, apaisée et résolue, le 25 octobre à Sivens,
en reprenant la renoncule, la fleur de Rémi, comme symbole visuel de cette journée

« Nous entendons pérenniser cette date anniversaire, pour la défense de l’environnement comme condition nécessaire à la survie de l’humanité, et contre l’individualisme, facteur d’inégalités. »

Soutenu par la famille de Rémi,
Avec le soutien de :

AADUR (Association albigeoise pour un développement urbain respectueux) / ADECR 81 (Association des élus communistes et républicains du Tarn) / A&A 81 (Alternative et Autogestion du Tarn) / Albi vert Demain / Attac Tarn /ATTAC 31 / CGT PEP du Tarn (privés d’emploi et précaires) / CLAC (Collectif local d’action citoyenne) / Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet / Collectif tant qu’il y aura des Bouilles / Collectif Testet 46 / Ensemble 46 / EELV Tarn /FSU 81 / Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées / Greenpeace Toulouse / Mouvement Utopia / Confédération Paysanne du Tarn / NPA 81 / Parti de Gauche 81 / Solidaires 31 / Solidaires 81 / Sud Educ 81 / Sud PTT 31 / Sud Rail Midi-Pyrénées

#ZAD#Testet#Sivens#planet#GPI#écologie#transition#agriculture
 
Départs de Cahors, RDV à 10h30 au parking de covoiturage près de l'intersport (sortie sud de Cahors). Contact : testet46 at riseup (.)net

   

 

1 octobre 2015

Pour une marche à Sivens le 25 octobre 2015


Tant qu'il y aura des bouilles | 29 septembre 2015

Voici un appel lancé par des opposant-e-s au barrage de Sivens, en accord avec la famille de Rémi, soutenu par le collectif Tant qu’il y aura des bouilles, et bien d’autres. On vous tiendra bien entendu au courant des détails. Parlez-en autour de vous, faites signer vos collectifs, associations, orgas,… et préparez votre covoiturage pour le 25/10.

Pour une marche à Sivens le 25 octobre 2015,

en mémoire de Rémi, afin que l’espoir revive,

et que cessent les violences de l’État et des milices

La lutte contre le projet barrage à Sivens n’a pas été vaine : elle a révélé comment certains
-détruisent l’environnement, les ressources naturelles et la biodiversité,
-favorisent une agriculture mortifère,
-bafouent la démocratie,
-gaspillent l’argent public,
-recourent à la violence de l’Etat,
-s’appuient sur des milices pour faire régner la terreur.

A l’automne 2014, une vaste mobilisation populaire, l’avis négatif de la Commission européenne, le rapport critique d’experts gouvernementaux et la mort d’un jeune manifestant ont interrompu le chantier.

Mais cette lutte légitime demeure inachevée et la mobilisation reste d’actualité : un projet de barrage à Sivens est toujours à l’ordre du jour

Pour réaffirmer la justesse de notre combat, pour exiger le respect de nos droits fondamentaux, pour rendre hommage à Rémi et redonner vie à l’espoir, participons à une grande marche populaire, unitaire, apaisée et résolue, le 25 octobre à Sivens,
en reprenant la renoncule, la fleur de Rémi, comme symbole visuel de cette journée

« Nous entendons pérenniser cette date anniversaire, pour la défense de l’environnement comme condition nécéssaire à la survie de l’humanité, et contre l’individualisme, facteur d’inégalités. »

Premiers signataires : AADUR (Association albigeoise pour un développement urbain respectueux) / ADECR 81 (Association des élus communistes et républicains du Tarn) / AA 81 (Alternative et Autogestion du Tarn) / ATTAC Tarn / CGT PEP du Tarn (privés d’emploi et précaires) / CLAC (Collectif local d’action citoyenne) / Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet / Collectif tant qu’il y aura des Bouilles / Et pourquoi pas / EELV Tarn / Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées / Membres de la Confédération paysanne du Tarn / NPA 81 (section albigeoise) / Parti de Gauche 81 / Sud PTT 31 / Sud rail Midi-Pyrénées

contact : testet25octobre@riseup.net
(à utiliser pour signer l’appel par exemple)

8 mars 2015

Le meilleur chasseur de zadiste récompensé par la gendarmerie


Par le Journal Détarné, 7 mars 2015

Le Journal Détarné tient à féliciter Philippe, agriculteur membre de la FNSEA venu spécialement pour l’occasion depuis le fin fond de l’Aveyron. Il aura réalisé la plus belle chasse aux zadistes durant cette semaine sous tension. Une vidéo prise par le gibier prouve ses exploits d’une grande témérité. Le respect de la bête est ce qui l’anime le plus. Le lieutenant colonel de la gendarmerie de Gaillac nous a confié que le jury a eu « quelques difficultés à départager ces têtes de vainqueurs tous aussi passionnés les uns que les autres ».

Comme récompense, le ministre de l’Intérieur a décidé de lui restituer son permis de conduire qu’il avait perdu il y a quelques mois suite à un contrôle d’alcoolémie qui avait indiqué un taux largement au dessus de la moyenne habituelle du chasseur moyen.

Visionner la prise du pellut :


  

7 mars 2015

Sivens : le calcul machiavélique de Hollande

Photo : Une du journal Al Watan Al Ne
Hollande utilise la méthode d'Antonis Samaras, à savoir se servir des milices d'extrême droite. Éclairage de Yannis Youlountas sur ce qui se passe à Sivens, suivi du témoignage d'un couple de paysan, juste à coté de la ZAD, qui souligne l'incroyable complicité des forces de l'ordre.
lire sur le LEA...

6 mars 2015

Le PS nous expulse, expulsons le PS !

LE PS NOUS EXPULSE, EXPULSONS LE PS !

CHACUN A NOTRE FAÇON !

Aujourd’hui, 6 mars 2015, double événement :

1) Le Conseil général du Tarn, encore présidé par Thierry Carcenac (PS), a opté pour la construction d’un barrage sur le Tescou, malgré les nombreux avis défavorables et l’absurdité avérée du projet.

2) L’Etat PS, avec à sa tête François Hollande et Manuel Valls, a envoyé plusieurs centaines de gendarmes mobiles assistés par des pro-barrages FNSEA et JA, ainsi que par des miliciens fascisants, afin d’expulser totalement l’une des principales ZAD en France.

Une fois de plus, l’Etat et le Conseil général ont dangereusement joué la carte du pourrissement de la situation et l’escalade calculée de la violence et de la peur, malgré de nombreux blessés. Et la mort, il y a quatre mois, de Rémi Fraisse.

Nous n’oublierons pas qu’aujourd’hui, 6 mars 2015, aucune voix n’a manqué ni au PS ni à la droite pour voter, main dans la main, en faveur du barrage, à la satisfaction également de l’extrême-droite.

Nous appelons par conséquent tous nos soutiens partout en France à en tirer les conclusions qui s’imposent : à dénoncer, démasquer et expulser le PS et ses complices.

Nous les appelons également à ne pas baisser les bras au moment où une ZAD au nord de la Grèce vient d’obtenir gain de cause contre un projet de mine d’or dans la réserve naturelle de Chalcidique.

ZAD PARTOUT ! NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES ! TERRE ET LIBERTE !

La coordination des opposants au barrage de Sivens réunis place de la Libération à Gaillac, le 6 mars 2015
 
   

4 mars 2015

Sivens : La République est tombée, l’heure des milices a sonné.


(...) [Des nouvelles du convoi]
Plus d’une trentaines de véhicules a réussi à rejoindre Barat. Actuellement séparée des anti-nous par 2 cordons de GM. Des négociations en cours pour faire parvenir la nourriture sur la zone.
La FNSEA fait sa loi avec la complicité de la préfecture.
Rejoignez-nous contre le règne des milices.

[15h 15]
Convoi humanitaire bloqué Place de la Libération (sic). Les GM refusent de le laisser partir.
Des infos de l’interieur: les pro-barrage sont entrés sur la ZAD en mode commando et sèment la terreur. Trois  véhicules détruits ainsi que le chapiteau, saccage de la cabane radio. Pas de blessés mais ils tentent d’attraper les occupants.
L’Hélico tourne au dessus de Gaillac.
Visiblement la République est tombée, l’heure des milices à sonnée.
Rejoignez-nous pour dénoncer la terreur FNSEA. (...)

suite sur Tant qu'il y aura des bouilles...

 

7 février 2015

Gaillac : un « honnête » citoyen agressé par des zadistes



Horreur dans le Tarn, ce matin tous les bureaux de tabac ont relayé un fait divers terrible : un de nos concitoyens de chez nous s’est fait agresser par des gens zadistes. Dimanche dernier, journée internationale pour la protection des zones humides, monsieur Cédric Baciecko revenait de Sivens où il participait pacifiquement à :

1) un blocage de la départementale menant au site de l’ancien projet de barrage en compagnie de l’aile ultra droite du PS local (Marilyne Lherm et Pascale Puybasset) que nous évoquions hier ;

2) l’agression de personnes âgées, de femmes et d’un élu (agression également rapportée par la Dépêche, mais dans un tout petit petit encart et sans photo) ;

3) le saccage de véhicules et le vol de denrées alimentaire. (...)

Lire la suite sur le Journal dé Tarné...

  
 

1 février 2015

Sivens : Gendarmes et miliciens collaborent contre les écologistes


extrait
[18h] Un communiqué de membres de la coordination des opposants et PG 81, Tarn 81. Pro-barrages et gendarmes : même combat ?
A lire pour prendre connaissance des circonstances rocambolesques dans lesquelles s’est tenu l’AG cet après midi…

[17h] Gaillac : alors que l’on attend les copains en train de déposer à la gendarmerie, 5 gros bras débarquent en véhicules, très excités, dont un armé d’une barre de fer. Brassard orange, sweat shirt noir à cagoule, avec logo « Brigade anti Pelluts* – Soutien aux gendarmes de Sivens ». C’est la milice. Ils nous provoquent. On essaie de discuter tant bien que mal, en se demandant qd les gendarmes (qui observent depuis l’accueil de la gendarmerie) vont intervenir. Finalement ils rappliquent alors qu’un copain se fait fracasser son appareil photo par un milicien …C’est nous les méchants apparemment, les gendarmes sont culs et chemises avec la milice. Ils escamotent la barre de fer et raccompagnent ces messieurs à leur véhicules. Hallucinant.
Du coup, on attend le copain journaliste qui dépose plainte à son tour !

* pelluts : (prononcer « pélutse » ) Sobriquet désignant les zadistes. Chevelus, hippies.
  

21 décembre 2014

Au Testet les servants de l'agrobusiness s'en prennent à la presse libre


Près de deux mois après la mort de Rémi Fraisse et la suspension du chantier du barrage de Sivens, les agriculteurs favorables au projet - mais venus d’un département voisin - se sont fait entendre jeudi. Approchant du site pour une opération « manche de pioche », ils ont menacé des journalistes indépendants, dont celui de Reporterre. A Paris, les discussions sont dans l’impasse.

Lisle-sur-Tarn, reportage
Jeudi 18 décembre, à l’appel de la FDSEA du Tarn-et-Garonne, des agriculteurs de la région manifestaient « pour le barrage de Sivens ». Au matin, ceux-ci lançaient une première opération escargot depuis Saint-Nauphary (82) jusqu’au rond-point de Montgaillard, sur la route D999 reliant Gaillac à Montauban. Cette première action s’est conclue par des rejets de lisiers sur la voie publique.
   
Voir aussi,
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Le Collectif se félicite de la poursuite du processus de dialogue
  

27 novembre 2014

Un convoi pour la ZAD du Testet

Le Fort



Dimanche matin 23 novembre, une vingtaine de personnes se sont retrouvées au rendez-vous fixé à la sortie de Cahors. Certains étaient venus pour y déposer des dons, lesquels ont été chargés à bord des véhicules en partance.

Rejoints au Testet par deux copains de Figeac, nous étions du Lot, un peu plus d'une quinzaine apportant literie, fringues, vivres, matériel et matériaux divers. Accueil chaleureux et enthousiaste des occupants, qui d'ailleurs en redemandent! En effet il n'y a pas pléthore, notamment de matériaux de construction et ce qui se bâtit l'est avec moins que du bric ou du broc, parfois des bouts de planches assemblés, du bois mort, de la ficelle....

Certains arbres apportés avec le chargement, les fruitiers notamment, ont été confiés aux jardiniers des lieux et mis en jauge. D'autres ont été plantés dans la zone désertique jonchée d'éclats de bois, laquelle il y a deux mois était encore une forêt profonde.

Les constructions sur le lieu même du barrage, grandissent et se multiplient. Au beau milieu, le Fort. Il se situe sur le tertre carré entouré d'une douve que les GM (gardes mobiles) ont tenu "héroïquement" durant une partie de la nuit du 25 au 26 octobre, jusqu'au moment de l'assassinat de Rémi. Aujourd'hui le grillage qui l’enserrait a disparu. Un hameau auquel on accède grâce à une passerelle, s'y construit, dont l'ossature « palettéïforme » des bâtisses disparaît peu à peu sous les enduis de paille et de glaise... de ce même argile qui allait faire la fortune des tenants du barrage, s'il n'y avait eu des fous pour s'insurger.
Sur un mini four à bois cuit à même le ciel la soupe, en attendant le parachèvement de la cuisine.

Sur les excavations du barrage, le jardin du souvenir
Ici et là dans la vallée du Tescou dévastée, de la Métairie au Fort, des dizaines de tentes bravent les bourrasques de vent d'autan, des chèvres paissent, des poules caquettent au milieu d'enclos de fortune, un jardin, potager et verger, s'organise en permaculture. La vie reprend, joyeuse, portée à bout de bras par une centaine de personnes présente en permanence et qui expérimente aussi les vastes territoires de l'autogestion et de la vie en communauté(s).

Continuons à les soutenir par notre aide matérielle, mais aussi localement par nos actions.

Leur demande concrète : Encore des palettes, encore de la bâche à ensilage, des clous, des outils, de la nourriture, des vêtements chauds, .... l'objectif étant que l'occupation survive à l'hiver.

Collectif Testet 46


Les photos (ci-dessus) sont empruntées aux copains de la CNT des PO : Le récit de leur séjour sur la ZAD


Le collectif Testet 46 rassemble des citoyen-ne-s ayant pour objectif de participer à la lutte et soutenir les camarades des ZAD (Zone à défendre) en résistance contre les GPII (grands projets inutiles imposés), par lesquels les pouvoirs accélèrent la destruction de l'environnement et de l'économie du bien commun, ce au mépris de la démocratie, des peuples et des écosystèmes.

1er novembre : Manifestation devant les grilles de la préfecture de Cahors en hommage à Rémi et pour exprimer notre colère face à ce nouveau crime d’État. 



14 novembre : Un convoi de trois camions chargés de vivres, matériel et fournitures a fait route pour la Zad du Testet.

Le 22 novembre, dans le cadre de la Journée Internationale contre les violences policières, un deuxième rassemblement a eu lieu devant la préfecture. A cette occasion une collecte en faveur des occupants de Sivens a été réalisée.
 

23 novembre : Nouveau convoi à destination du Testet. 
Rejoignez-nous!

Contact : paco.f(at)laposte.net

testet46(at)lists.riseup.net
  

17 novembre 2014

Cahors, appel à la Mobilisation contre les violences policières



RASSEMBLEMENT SAMEDI 22 NOVEMBRE
CAHORS PLACE CHAPOU 10H30

Dans le Lot et à Cahors un collectif s'est créé pour apporter un soutien aux opposants mobilisés à Sivens pour l'arrêt définitif des travaux.

Le 22 novembre à 10H30, devant la Préfecture place Chapou nous manifesterons:
- pour l'abandon du projet de barrage 
- pour que la vérité soit faite sur la mort de Rémi Fraisse et la justice rendue
- contre les violences policières et pour l'interdiction des armes qui tuent ou mutilent

A cette occasion une collecte aura lieu, destinée aux occupants de la ZAD du Testet.

Le lendemain 23 novembre nous irons replanter arbres et végétation afin que la nature reprenne ses droits au Testet!



SOUTENIR LES ZADISTES

Pour continuer l'occupation, les besoins sont importants (liste non-exhaustive) :

Construction : palettes, planches, poutres,cartons, tôles, bâches, outils, clous, vis, fil de fer...

Alimentation : fruits, légumes, riz, pâtes, poêles, casseroles, ustensiles, bidons d'eau...

Divers: vêtements chauds et de pluie, couvertures, matelas, tentes, bottes, fournitures médicales...

Jardinage: outils, plants, semences, matériaux pour serres

Si vous avez des objets encombrants, contact 06.32.44.10.66 - 06.20.38.24.79 - 06.30.36.48.11. Sinon possibilité d'apporter vos contributions le samedi 22 novembre au rassemblement

Un convoi partira dimanche 23 novembre (10h00 parking covoiturage Cahors, près de Carrefour)

Collectif 46 de soutien à la lutte contre le barrage du Testet 46  testet46@lists.riseup.net

 

9 novembre 2014

Toulouse, une femme frappée et trainée à terre par les CRS (video)



La jeune fille qui se fait malmener par les gendarmes est visible à la 30 ème seconde de cette vidéo, juste avant le passage de la charge CRS, sur la gauche de l'écran, elle porte un blouson en cuir, une écharpe noire et un sac à main.
Elle partait en direction opposée à la charge !
Elle n 'était pas armée.
 
Pour aller plus loin: Lire le témoignage (hallucinant) de Valentin, présent à cette manifestation:
Que s'est-il passé le 8 Novembre à Toulouse ?
 

A Toulouse le 8 novembre, une manifestation piégée par les forces de l'ordre (témoignage)



Témoignage d'un jeune présent à la manif de Toulouse contre le projet de barrage :

Que s'est-il passé le 8 Novembre à Toulouse ?


source

Je m'appelle Valentin, j'ai 17 ans et je suis pacifiste.
Nous nous sommes tous réunis comme prévu à 14 Place Jean Jaurès pour la manifestation. Nous avions appris la veille au soir -via les médias !- qu'elle était interdite. Après avoir observé une minute de silence à la mémoire de Rémi, nous nous sommes concertés afin de savoir ce que l'on allait entreprendre. Un membre du NPA a négocié avec la police et 30 minutes après, il nous a appris que la police -via le Préfet- nous proposait un nouveau parcours : traverser les allées Jean Jaurès. Premier piège de la journée mais nous ne le savions pas encore. Dans une ambiance bonne enfant, la manifestation avançait dans la Boulevard Jean Jaurès, encadrée par des policiers. Second piège. Et tout à coup, en plein milieu du boulevard, des camions anti-émeute (avec de grandes grilles devant le capot) arrivent et bloquent la manif au milieu du boulevard. Étonnés, on voit une masse de CRS avancer en même temps que les camions vers nous. Alors que nous étions autorisés à traverser le boulevard. C'est là que le piège s'est refermé sur nous : nous nous sommes aperçus que nous étions totalement encerclés : les CRS et les GM bloquaient le boulevard derrière, devant et sur les côtés. Impossible donc d'en sortir. Alors on s'est tous couchés par terre en signe d'indignation et de non-violence.

Et là c'est le drame : les CRS lancent une sommation pour que l'on se disperse (alors que le boulevard était ENCERCLÉ et que l'on ne pouvait PAS partir). Puis ils chargent sur les manifestants couchés en première ligne : gaz lacrymogènes en pleine face, grenades assourdissantes, coups de pieds, coups de matraques. Nous sommes tous restés couchés en se tenant les uns les autres mais la douleur était telle que tout le monde a fini par partir en courant petit à petit. Pour ma part, j'étais couché devant, en première ligne. J'ai reçu coups de pieds, de matraque, de bouclier, et je ne sais combien de gaz dirigés vers le sol par les CRS. Je suffoquais tellement qu'au bout de 5 minutes j'ai dû sortir en courant.
La jeune fille à côté de moi est restée 30 secondes de plus et un CRS lui a attrapé la tête par les cheveux afin de la gazer en plein visage.
Pour ma part j'ai couru pour me réfugier loin des gaz dans un coin du boulevard. J'ai observé une super solidarité car des gens me croisaient et me donnaient du sérum pour les yeux. Au bout de 10 minutes ça allait (un peu mieux), j'avais encore les yeux qui pleuraient mais je suis revenu sur les lieux. Et là j'ai vu une scène de massacre : des policiers frappaient des manifestants partout, c'était la chasse, le boulevard était bloqué et personne ne pouvait s'enfuir. J'étais hors de moi et j'ai commis une erreur : je me suis avancé vers un chef des CRS et je lui ai dit toute ma colère, sans violence mais avec beaucoup d'entrain dans ma voix. Il m'a poussé, et j'ai vu son regard vide, sans âme, une seconde. Puis il a levé son aérosol et m'a gazé au visage, j'étais en face de lui, à 3 cm de son visage. Puis j'ai entendu des gens lui crier dessus et je suis parti car j'avais vraiment mal, j'avais du gaz partout, nez, bouche, yeux, oreilles, cheveux, vêtements... La peau me brûlait, je n'y voyais rien, je me suis effondré. Heureusement des gens m'ont attrapé et m'ont porté jusqu'à chez eux pour que je me rince le visage. La douleur était telle que je voulais qu'on m'assomme ! Sur le chemin j'ai observé une magnifique solidarité car tout le monde me proposait du Maalox, du sérum pour les yeux, à manger, à boire... J'étais complètement sonné par la douleur. On a voulu sortir du boulevard mais impossible, j'ai dit que je voulais me soigner, que je ne pouvais plus respirer, et la réponse que l'on a eu c'est : "bien fait pour vous, vous y étiez c'est que vous le méritez, vous y restez maintenant". On a mis une bonne demi-heure à atteindre l'appartement de ceux qui m'ont aidé en passant par des rues dérobées. J'ai mis au moins 45 minutes à m'en remettre.
Hier soir en rentrant chez moi j'ai voulu me doucher mais tous les gaz qui étaient restés dans mes cheveux ont dégouliné sur mon corps et ça m'a horriblement brûlé. La personne qui est venue me chercher à Toulouse avait même du mal à respirer et toussait dans la voiture car j'avais plein de gaz sur moi, on a dû s'arrêter plusieurs fois au milieu de l'autoroute pour aérer la voiture car il ne pouvait pas conduire !

Bravo à ceux qui sont restés coincés dans le boulevard durant plusieurs heures dans les gaz et les tirs de Flash-Ball.
Cette manif était un piège : les policiers nous ont menti (ce trajet n'a en réalité jamais été autorisé) et en ont profité pour tous nous bloquer dans un espace restreint et nous faire mal. Ils ont attisé la haine en nous en chargeant les manifestants pacifiques couchés par terre. LES POLICIERS SONT À L'ORIGINE DES DÉBORDEMENTS QU'ILS ONT VOLONTAIREMENT PROVOQUÉ !

Ah et j'oubliais, il faut savoir qu'au début de la manif des gens arrivaient et venaient parler avec les policiers, puis se joignaient à eux afin de "faire régner l'ordre" et ce n'était en aucun cas des policiers. Des policiers de la BAC se sont déguisés en casseurs et ont chassé des gens, cassé des vitrines... Les policiers se sont joints à des INCONNUS et leur ont prêté des CASQUES afin qu'ils tapent dans le tas, et ça je l'ai VU DE MES PROPRES YEUX !
Je tiens à remercier les personnes qui m'ont tiré de là car sans elles je sais pas ce que je serai devenu...
Si quelqu'un a une vidéo ou des photos de ce qu'il s'est passé, que ce soit au début quand on était couchés ou à la fin quand le CRS m'a gazé en face de moi, je suis preneur car j'ai des journalistes qui le voudraient.
Ci-joint des photos de mon visage après le premier gazage de loin (où j'ai une écharpe) et après mon gazage de près (j'ai du Maalox, la rre blanche, plein le visage).
La peau me brûle encore et ma maison et ma salle de bain puent le gaz, je viens de relancer une troisième machine pour laver mes affaires car le gaz ne part pas. J'ai peur de prendre une nouvelle douche c'est dire ! Vous pouvez chercher sur YouTube des vidéos de ce massacre car il y en a sûrement.

Merci d'avoir pris la peine de lire. J'espère qu'il y a de quoi prendre conscience de la barbarie des policiers.
Je porte plainte Mardi.
Val

source: https://www.facebook.com/SoutienTestet/posts/387358161418157

Lire également,
TEMOIGNAGE DE LA ‪#‎MANIFESTATION‬ A ‪#‎TOULOUSE‬ contre le projet de barrage sur la forêt de ‪#‎Sivens‬ ‪#‎Testet‬ et contre les ‪#‎Violences_Policières‬ 08/11/2014 :

https://www.facebook.com/SoutienTestet/posts/387379871415986

8 novembre 2014

Meurtre de Sivens : Valls doit démissionner

Extrait d'un article de Mediapart

Par Isabelle Attard | 6 novembre 2014 | son blog

Meurtre policier du Sivens : le premier ministre Valls doit démissionner


Mediapart a révélé les détails de l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse. Le doute n’est plus permis : Rémi Fraisse est mort de la main d’un gendarme, clairement identifié. Le gouvernement a été informé de tous les détails quelques heures seulement après ce drame. Comment l’ensemble du gouvernement a-t-il pu décider de se taire pendant deux jours ?

Comment Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, a-t-il affirmé le mardi 28 octobre qu’il “ne s’agit pas d’une bavure” ? Alors que le préfet avait donné des consignes de fermeté aux forces de l’ordre, pour se déployer dans une zone où il n’y avait plus rien à protéger !

La seule possibilité pour que cette mort ne soit pas une bavure, ce serait qu’elle ait été voulue !

Comment le Premier Ministre Manuel Valls a-t-il pu prétendre le mercredi 29 octobre qu’il n’avait “rien à cacher et rien à craindre”, alors qu’il savait tout et qu’il ne disait rien ?

J’aurais aimé croire que les mensonges du Ministre Cahuzac n’étaient qu’une exception. Je ne peux que constater aujourd’hui que le mensonge est une règle pour ce gouvernement.

Face à cette réalité avérée, il n’y a plus qu’une solution digne et juste. Le Premier Ministre doit présenter sa démission et celle de son gouvernement.


Isabelle Attard, députée du Calvados, co-présidente de Nouvelle Donne
 

3 novembre 2014

Temoignage d'un zadiste au Testet (vidéo)

source photo: France-Info


2 novembre 2014

Une foule d'extrémistes a envahi le Testet...



... une foule -équipée d'armes bizarres- et qui a de bonnes raisons de "pensées" que le barrage n'aura pas lieu.



Make love no GPII*  ;)
 
* grands projets inutiles imposés

29 octobre 2014

(Testet) Hommage à Rémi Fraisse samedi 1er novembre à Cahors



Samedi 1° Nov à 10h30 devant la Préfecture de Cahors, Rejoignez-nous !

Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2014, Rémi est mort sur le chantier en cours du barrage de Sivens, au cours d'affrontements avec la police.
Il avait 21 ans. Etudiant en sciences de l'environnement, il était arrivé à Sivens  vendredi pour soutenir la lutte pacifique contre la destruction de la forêt humide du Testet.

Pour marquer notre tristesse, saluer la mémoire de Rémi, soutenir sa famille, et pour exprimer notre colère face à la violence d’État

Hommage à Rémi Fraisse

Halte à la violence policière !

Nous ne les laisserons pas tuer avec leurs armes dites «non létales». Réagissons avec force pour qu'il y ait un avant et un après cette mort. Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec tous ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre des projets guidés par les logiques de profit, barrage de Sivens mais aussi avec tous ceux qui tombent sous les coups de la répression quand ils protestent . Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur. Nous continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu'ils rêvent d'anéantir.

Appel lancé à l'initiative de citoyens lotois présents Samedi dernier à Sivens pour un collectif 46 de soutien aux opposants au projet de barrage de Sivens et autres GPII (grands projets inutiles imposés).



Après les arbres, ils abattent les hommes.

Rémi Fraisse est mort dimanche 26 octobre sous les coups d'un Etat qui agit au mépris de la vie humaine. Il s'agit maintenant d'exiger que lumière soit faite sur ce qui n'est ni une bavure, ni une mort suspecte, mais l'assassinat d'un jeune homme qui était présent ce jour là pour exprimer son opposition au barrage de Sivens.

Le déchaînement de la violence contre des opposants n'a pas commencé ce week-end.
A Sivens depuis deux mois, la police se fait le bras armé des maîtres d'oeuvre du barrage, comme elle le fait dans tant d'autres luttes. La répression policière telle qu'elle a été mise en place ne peut trouver aucune justification que dans les intérêts étatiques et privés qu'elle prétend défendre.
C'est bien la violence d'un Etat pourtant dit "de droit" qui entraîne aujourd'hui cette dangereuse criminalisation des luttes.
Des camarades sont actuellement incarcérés suite à leur participation aux manifestations contre le barrage et en réaction à la mort de Rémi. Nous appelons à leur libération immédiate.

L'absurdité de ce projet de barrage et de l'acharnement politique et policier à le maintenir est plus qu'évidente.
Nous exigeons l'abandon des travaux et la restauration de la zone.

Peu importe que nous ayons pris ou non part à la lutte contre le barrage, la colère pacifique ( à l'appel des parents de Rémi) qui doit aujourd'hui s'exprimer dépasse très largement son caractère local.
Des manifestations de soutien ont eu lieu un peu partout en France et ne doivent que s'amplifier.

Pour Sivens, pour Rémi, ni oubli, ni pardon!

Collectif 46 de soutien au Testet et à sa ZAD....

Rassemblement samedi 1er novembre à Cahors,devant la Préfecture, à 10H30.
en hommage à Rémi, pour mettre fin aux violences policières et pour l'abandon de ce grand projet inutile.

Premières signatures: Des lotois présents samedi dernier à Sivens ET de nombreuses signatures de citoyens choqués qui nous parviennent ,
Terre Vivante, Le Lot en Action, Ensemble!, NPA, Sud Education 46, Sortir du Nucléaire Lot, Libraithèque Dalp, ass ETM46, .....

Pas de drapeaux, pas de cagoules, le rassemblement se veut pacifique !

Plus d'info:

27 octobre 2014

EXCLUSIF - Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade (Reporterre)

- On voit la direction dans lequel le corps sanglant de Rémi a été emporté par les gendarmes. - source: Reporterre

Reporterre a recueilli les témoignages de personnes ayant participé aux événements de la nuit de samedi à dimanche sur la zone du Testet. Ils attestent que les gendarmes ont retiré le corps de Rémi Fraisse, qui est décédé cette nuit-là. Un témoin dit qu’il avait été touché par une grenade.


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Voir aussi l’Édito d'Hervé Kempf : Un crime du pouvoir socialiste
 

 

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