30 mai 2018

USA : le premier réseau social au monde cesse officiellement d’être neutre



Facebook s’est allié avec un think tank financé par des fabricants d’armes, des branches de l’armée des USA et des pétromonarchies du Golfe pour « sauvegarder son processus démocratique ». Ce qui revient à embaucher des pyromanes pour diriger les pompiers.

Si Facebook souhaitait réellement « protéger la démocratie et les élections », il rassemblerait une large coalition d’experts et d’activistes issus des différents pays et cultures où il est présent. Au lieu de quoi, le géant des réseaux sociaux fait sous-traiter le travail par une officine de propagande de l’OTAN...


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19 février 2018

Facebook deviendra plus puissant que la NSA en moins de 10 ans – à moins qu’on ne l’arrête, par Nafeez Ahmed


Qu’ont en commun l’OTAN, les sous-traitants militaires privés, les énormes fabricants d’armes, les marchands de vin, la NSA, Trump, les milliardaires anglais, les oligarques russes et l’industrie du pétrole ? Le réseau social le plus important au monde.

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10 janvier 2018

Pourquoi s’organiser politiquement sur Facebook n’est pas une bonne idée



Boudé il y a quelques années par les milieux militants, les réseaux sociaux et particulièrement Facebook sont aujourd’hui utilisés sans aucune retenue ni questionnement. Facebook c’est peut-être pratique pour sa fluidité, ses buzz, son côté populaire, bien que cette impression soit largement surestimée. Mais en tant que militant.e.s, activistes ou révolutionnaires il est grand temps de questionner notre usage exclusif ou notre dépendance aux réseaux sociaux. C’est ce que propose cet article.

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7 novembre 2017

Le fondateur de The Pirate Bay enterre l’utopie d’un Internet décentralisé



peter-sundeLe constat est sévère. Pour le fondateur The Pirate Bay, l'idée d'un Internet décentralisé est perdue. 

C’est un regard désabusé que porte Peter Sunde lorsqu’on lui demande son point de vue sur la trajectoire qu’Internet a pris depuis dix ou quinze ans. Pour celui qui a été pendant longtemps la voix et le visage de The Pirate Bay, avant de passer à autre chose, « tout est allé de travers ». Et la raison principale à ses yeux est qu’il n’a pas été possible de résister ou de voir venir la centralisation d’Internet.

« Je dirais que nous, en tant que peuple, avons un peu perdu Internet au profit de la société capitaliste […]. Nous avons eu cette petite ouverture pour un Internet décentralisé mais nous l’avons perdue en étant naïfs », a-t-il déploré lors d’une présentation ayant eu lieu dans une conférence hongroise, la Brain Bar Budapest, dans des propos rapportés par The Next Web...

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30 janvier 2017

L’ère des images invisibles


Pour l’artiste Trevor Paglen (@trevorpaglen, Wikipédia), qui s’intéresse depuis longtemps à la surveillance de masse (voir le portrait de lui que réalisait la Gaîté Lyrique), la culture visuelle, radicalement transformée par le numérique, est pourtant en grande partie devenue invisible. « Une majorité écrasante d’images sont désormais faites par des machines pour d’autres machines, mettant rarement des humains dans la boucle », explique-t-il dans le New Inquiry. Nous entrons dans l’ère des images invisibles !

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5 novembre 2016

Philippe Vion-Dury : « Le vrai visage de la Silicon Valley, c’est celui du capitalisme prédateur »



Phillipe Vion-Dury est journaliste, spécialiste des questions de société, des nouveaux modèles économiques et des technologies. Il vient de sortir aux éditions Fyp son premier essai intitulé « La nouvelle servitude volontaire ». Il y analyse la nouvelle société numérique qui est en train d’être érigée par les startups de la Silicon Valley, en Californie.

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14 octobre 2016

La vie privée : une anomalie bientôt corrigée (Internet)

Source photo

Vinton Cerf a eu un rôle essentiel pour les systèmes de communications modernes : il est l’un des inventeurs du protocole TCP/IP, qui est à la base d’Internet. Il est désormais chez Google, récemment devenu Alphabet. Le 20 novembre 2013, il a déclaré que « la vie privée pourrait bien être une anomalie ». Qu’on se rassure, cette anomalie est en passe d’être corrigée…

Il semble que son propos était d’avertir des difficultés à protéger sa vie privée. Ainsi, dans un entretien donné à l’hebdomadaire français La Recherche en février 20161, il a affirmé l’importance de l’authentification forte et des techniques de sécurités associées afin que des données personnelles ne tombent pas entre de mauvaises mains. Il n’en demeure pas moins qu’à l’heure actuelle la protection de la vie privée est assez fortement remise en cause.

Cependant, cette problématique de la vie privée n’est pas vraiment nouvelle. La citation de Vinton Cerf donnée dans le premier paragraphe de cet article date donc de 2013. Les révélations d’Edward Snowden elles aussi ont débuté en 2013 et montrent que, concrètement, la NSA est susceptible de s’immiscer dans la vie privée de n’importe quel utilisateur d’Internet. Ceci quelle que soit sa nationalité, mais surtout s’il n’est pas sur le territoire des États-Unis. Avant cela, WikiLeaks avait commencé ses activités dès 2006, mettant en lumière, entre autre, des violations de la vie privée. Encore avant, le programme Echelon avait été révélé dès 1988 et s’est étendu à Internet.

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3 décembre 2014

Sortir de facebook : enjeux et alternatives



Vous doutez de Facebook, vous avez déjà envisagé de vous désinscrire ? Bravo ! Nous essayons dans cette brochure d’élargir le débat, de présenter d’autres réseaux sociaux par nature respectueux de l’utilisateur et plus riches en fonctionnalités, et enfin de montrer que faire d’autre que de critiquer et quitter Facebook pour adopter de bonnes manières dignes d’un internet libre (courriel, messagerie instantanée, conférence vidéo, etc).

Bonne lecture !

Au 1er janvier 2015, les conditions d’utilisation de Facebook vont encore changer pour devenir plus permissives, et poster un simple message de protestation pour tenter de se réfugier derrière la loi n’y changera rien. Pour autant, ne déprimez pas, il existe des services où vous n’êtes pas une marchandise et où vous ne pouvez pas l’être. Pour le garantir, ils doivent être des logiciels libres et des réseaux distribués. Lisez ci-dessous pour comprendre, ou inscrivez-vous dès maintenant sur Diaspora.

Vous trouvez cette page trop longue, ou très intéressante ? Téléchargez le pdf, imprimez-le en format livret, lisez la brochure dans le bus et faites-la tourner !

Brochure au format pdf : sortirdefacebook-0.2.1.pdf (32 pages, 2 Mo)

Version imprimable (avec couverture) : sortirdefacebook-0.2-couv.pdf

Les sources de la brochure sont disponibles en ligne.
 
 

3 avril 2013

Les utilisateurs et utilisatrices de Facebook, des balances qui s’ignorent ?



Par Nadir (1)| octobre 2012

Il faut qu’on parle de Facebook


Depuis plusieurs années, nous faisons fonctionner des serveurs et maintenons des infrastructures de communication pour les mouvements sociaux. Nous avons fait de notre mieux pour assurer la sécurité de nos serveurs et nous avons résisté — par divers moyens — aux requêtes des autorités nous demandant de fournir des données personnelles.

En bref, nous essayons de rendre possible des formes de communication émancipatrices au sein de l’Internet capitaliste.

Nous avons toujours considéré Internet comme un outil pour nos luttes et en même temps comme un terrain politique contesté, et nous avons agi en conséquence. Nous pensions que la plus grande partie du mouvement social l’envisageait de la même manière. Mais comme de plus en plus de militant·e·s « utilisent » Facebook (ou sont utilisé·e·s par Facebook), nous n’en sommes plus si sûr·e·s. Au contraire, notre travail politique nous a paru à côté de la plaque et épuisant. Les communications chiffrées avec des serveurs autonomes ne sont plus perçues comme émancipatrices mais plutôt comme pénibles.

Disneyland

Nous n’avions simplement pas réalisé que, après des coups de speed dans la rue ou des longues discussions collectives, de nombreux militant·e·s semblent ressentir l’envie d’en bavarder sur Facebook ; de parler à loisir de tout et avec tout le monde. Nous n’avions pas réalisé que, même pour les mouvements sociaux, Facebook est la plus douce des tentations. Que des militant·e·s comme le reste du monde s’amusent à suivre le flux subtil de cette exploitation qui n’a l’air de faire de mal à personne — et à laquelle, pour une fois, il n’est pas nécessaire de résister. La mauvaise conscience dont souffrent de nombreuses personnes parce qu’elles savent ou imaginent les conséquences dramatiques de l’utilisation de Facebook ne semble pas les pousser à agir en conséquence.

S’agit-il vraiment d’ignorance ?

Pour résumer le problème, en utilisant Facebook, les militant·e·s ne rendent pas seulement leurs communications, leurs opinions, leurs « j’aime », etc. transparents et prêts à être analysés. Au contraire — et nous considérons cela encore plus lourd de conséquences — illes exposent des structures et des individu·e·s qui n’ont peu ou pas à voir avec Facebook. La capacité de Facebook de fouiller le réseau pour trouver des relations, des similarités, etc. est difficile à appréhender pour la plupart des gens. Le bavardage sur Facebook rend transparentes certaines structures politiques pour les autorités et les entreprises. Il peut être analysé, trié et agrégé non seulement pour obtenir des informations précises à propos des relations sociales, des personnes clés, etc. mais aussi, à partir des habitudes, pour faire des prédictions. Après les téléphones portables, Facebook est la technologie de surveillance la plus subtile, la moins chère et la meilleure qui soit.

Les utilisateurs et utilisatrices de Facebook, des balances qui s’ignorent ?

Il semble que nous nous soyons trompé·e·s sur les intentions des militant·e·s. Nous pensions qu’illes voulaient prolonger nos luttes sur Internet et utiliser Internet pour servir nos luttes politiques. C’est — encore maintenant — notre point de vue. C’est pourquoi pour nous les utilisatrices et utilisateurs de Facebook sont un vrai danger pour nos luttes. Et plus particulièrement les militant·e·s qui produisent sur Facebook (souvent sans savoir ce qu’illes font) des informations dont se servent de plus en plus souvent les forces de l’ordre. Nous pourrions presque aller jusqu’à accuser ces militant·e·s de collaboration. Mais nous n’en sommes pas encore tout à fait là. Nous avons toujours espoir que ces personnes se rendent compte que Facebook est un ennemi politique et que celles et ceux qui utilisent Facebook ne font que le rendre de plus en plus puissant. Les militant·e·s qui utilisent Facebook nourrissent la machine et ce faisant révèlent nos structures — sans que ce soit nécessaire, sans décision de justice, sans aucune pression.

Notre point de vue

Nous sommes conscient·e·s du fait que nous parlons « d’en haut ». Pour nous, qui travaillons depuis des années — et parfois gagnons notre vie — avec Internet et les ordinateurs, l’administration système, la programmation, la cryptographie et bien d’autres choses, Facebook apparaît comme un ennemi naturel. Et comme nous considérons aussi notre activité comme politique, cela vient s’ajouter à notre analyse du modèle économique de Facebook, où les « users » deviennent un produit, tout en étant en même temps transformé·e·s en consommateur. Dans le jargon on appelle ça « la génération de la demande ». Nous savons qu’Internet n’est pas pour tout le monde un sujet politique aussi enthousiasmant que pour nous. Mais le fait que des militant·e·s autorisent ce cheval de Troie nommé Facebook à faire partie de leur vie quotidienne, est moins un signe d’ignorance que d’irresponsabilité.

Nous vous pressons tou·te·s : fermez vos comptes Facebook ! Vous mettez les autres en danger ! Prenez position contre ce monstre de données !

Et aussi : abandonnez Yahoo! Mail et consorts. Arrêtons Google ! Contre la rétention de données ! Pour la neutralité du net ! Liberté pour Bradley Manning ! Longue vie à la décentralisation !

Mort au capitalisme ! Aussi — et surtout — sur Internet ! Contre l’exploitation et l’oppression ! Aussi — et surtout — sur Internet !

Prenez la tête à vos camarades. Montrez leur qu’en nourrissant Facebook, illes ont vraiment choisi d’être du mauvais côté !

nadir, 10/2012

(1) Nadir is a publications platform, a communication network and an information system for the german speaking radical left. Therefore almost every content on this site in in german language. Our machines are rather language-agnostic though, and we do speak english. (source)

Nadir est aussi l'un des hébergeurs des sites de la ZAD NDDL.

 

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