13 octobre 2016

Dans le Lot, les clowns cultivent le bonheur communal brut


Fabriquer du lien, voilà l’essence de ce projet bien drôle : des clowns sont employés « municipô » pour le bien-être des habitants et la croissance du bonheur communal brut. Ces fonctionnaires très particuliers préparent leur relève, il y a tant de territoires à satisfaire !
  
Castelnau-Montratier (Lot), reportage 
 
Uniforme orange fluo, képi assorti et balai vert, Gernard a tout d’un employé municipal. À première vue seulement. Car il y a un hic, comme le nez au milieu de la figure. Ce nez, justement, il est rouge. Gernard est clown « municipô »...
 
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15 septembre 2016

Pier Paolo Pasolini : « L’Église doit passer à l’opposition »





De la condamnation radicale de la société de consommation à la défense des petites gens et de leurs cultures, il y a plus d’un point commun entre le réalisateur Pier Paolo Pasolini, que la critique qualifiait volontiers de “pas très catholique” et le souverain pontifical actuel qu’on aurait pourtant bien du mal à désigner de la même manière. En plus d’avoir vécu dans la même ville, quoique pas dans le même État, ces deux personnages emblématiques chacun à leur manière partagent largement une vision et un respect de l’humain contre ce(ux) qui les exploite.
 
 

22 mai 2016

Censure au festival de Cannes : le CRIF est tombé sur un os !


Un documentaire palestinien a été projeté au Marché du Film du Festival de Cannes comme prévu ce lundi, en dépit d’une intense campagne des groupes de pression pro-israéliens pour que cette project…

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14 mai 2016

Le festival du cinéma panafricain de Ouagadougou s’achève dans l’indifférence des autorités et des médias français


Bien que le FESPACO mette en lice des productions cinématographiques de tout le continent, la part du cinéma africain francophone y est prépondérante. La part des productions ayant trait aux liens avec la France y est également très significative. Enfin, c’est le lieu où s’expriment les talents des cinéastes africains, ayant parfois la nationalité française, qui portent un regard sur le monde qui est une richesse de sensibilités nouvelles et qui devrait nous amener à réfléchir collectivement sur nos sociétés occidentales et nos liens avec l’Afrique.
 
Toutes ces raisons doivent nous inciter à nous intéresser à cet événement culturel africain de premier plan.
 
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3 février 2016

Moscou sous la neige, Litvinenko empoisonné, et la guerre en Syrie

    Moscou sous la neige, Litvinenko empoisonné, et la guerre en Syrie
Par Israël Shamir

« Les Russes envahissent les rues, sous le coup de l’effondrement du pétrole » annonce le New York Times. Certes, des milliers de gens faisaient la queue dans le centre, à Moscou. La foule serpentait dans le parc, malgré la neige et le givre. Ils bravaient l’hiver trois ou quatre heures durant, Les vieilles dames dans leurs fourrures, les messieurs en manteaux longs, les jeunes en anoraks, toutes sortes de Russes, de la capitale et de la province. Pour des soldes incroyables ou pour échanger en toute hâte leurs roubles dépréciés contre des dollars, bref pour tout ce que sont censés convoiter des gens au désespoir ? Niet, c’était la queue pour la rétrospective de Valentin Serov, peintre fin de siècle, à la Galerie Tretiakov. (...)

25 janvier 2016

Les épuisettes culturelles : un nouveau modèle économique au service des artistes et des citoyens curieux


Inspirées des Amap et de leurs paniers de fruits et légumes bio et locaux, voici les « épuisettes culturelles ». L’idée : proposer aux citoyens curieux des paniers d’offres culturelles – des CD, des concerts, du théâtre, de la danse… – en échange d’une cotisation. Ces « associations pour le maintien des alternatives en matière de culture et de création artistique » aident les artistes locaux, en situation souvent précaires, à monter leurs projets et à présenter leurs créations à de nouveaux publics tout en favorisant la convivialité. Reportage à Toulouse où ces épuisettes culturelles viennent d’être inaugurées.
 
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22 mars 2015

12 meilleures photos de l'année 2014 partagées sous "copyleft" via wikimedia

"Lijiang Yunnan China-Naxi-people-carrying-baskets" by CEphoto, Uwe Aranas - licence CC

"A butterfly feeding on the tears of a turtle in Ecuador" by amalavida.tv. - licence CC 

 Voir la suite sur Wikimedia ...
  

25 février 2015

Bold Native 2010 (VO sous titrée)




USA 2010.  Réalisé par Denis Hennelly. acteurs principaux du film: Joaquin Pastor, Randolph Mantooth, Sheila Vand, Matt Shea, Kristine Louise, Tonya Kay, Ursula Whittaker, Jessica Hagan, Jaime Andrews, Aflamu Johnson, Charley Rossman, Joshua Leonard, Tracey Leigh Turner, Ben Messmer, Peter Young et Dale Waddington.

Synopsis:
Bold Native, de Denis Hennelly. Anglais sous-titré francais. 1h45

Le film suit l’histoire d’un activiste de la libération animale, nommé Charlie Cranehill, et qui est recherché par le FBI pour terrorisme domestique.

Suivant la loi US actuelle (tel qu’établie par l’AETA, Animal Enterprise Terrorism Act), la libération animale et de nombreuses autres activités de protestation pour les droits des animaux sont maintenant considérées comme du terrorisme et celles et ceux qui sont accusés sont condamnés à de plus sévères sentences.

Charlie voyage à travers le pays avec une petite cellule, qui organise en commun la première libération coordonnée à l’échelle nationale.

Le père de Charlie, Richard, qui s’est brouillé avec son fils, est un directeur général d’une grande entreprise. Quand le FBI rend visite à Richard, pour perquisitionner sa maison et trouver des informations sur Charlie, Richard doit décider s’il continue à attendre que Charlie rentre à la maison, ou bien chercher son fils et le trouver avant que le gouvernement ne le fasse.

Le film suit également une jeune femme, appelée Jane, qui travaille dans une organisation qui négocie avec les entreprises en ce qui concerne un traitement « plus humain » des animaux.

Qu'est-ce que le véganisme ?   Info sur Vegan Pays Basque ...

13 janvier 2015

Les Hurlements d' Vautier ( Hommage à René )



Par le groupe GROIX, le 11 Janvier 2015




René Vautier au festival du film insulaire de Groix en 2004, puis quelques années plus tard à la Montagne, suite à la projection de Désobéir (Le courage de)




« Nouvelles vidéos du G.R.O.I.X & appel à dons ...

  

17 décembre 2014

De "l'houellebecquisation de la littérature et la zemmourisation des discours"


C'est une question sur laquelle je reviens périodiquement sans jamais l'éclaircir d'une manière tout à fait satisfaisante: la part déterminante de l'imbécillité dans l'idéologie fasciste. (...)

Houellebecq, Zemmour et le rôle central de l'imbécilité dans l'histoire contemporaine :
à lire sur Les contrées magnifiques ....

16 décembre 2014

« Muslim’ Show », une BD française à la conquête du monde

Illustration de présentation sur le site du Muslim’Show.

Dans une autre vie, Norédine Allam était une star de la BD en France et en Europe. On s’arrachait ses talents, de la maison d’édition Dargaud aux studios Astérix. Jusqu’au lancement de la BD « islamique » Muslim’ Show. Si elle rencontre un succès certain dans une trentaine de pays, elle est boudée en France. Interview.
 
Portrait-entretien de Norédine Allam, créateur et scénariste de bande dessinée
 
A lire sur Orient XXI ...
 

20 juillet 2014

L'humanité de demain

Abdallah Belhaimer - Gaza

Ceux qui de jours en jours scrutent l'info, qu'elle soit nationale ou mondiale, sont peut-être tentés - comme je le suis - parfois de jeter l'éponge, tant elle suscite l'atterrement, le dégoût et la colère. 

Face à cette actualité d'un monde (re)devenu fou, aboyée en premier lieu par une presse arrogante [aux ordres d'un pouvoir transnational mortifère servi par une caste de politiciens sans scrupules] se faisant le relais d'un discours menteur, dur, guerrier, dans lequel la haine de l'autre, du pauvre, de l'étranger, du pays non-aligné, est instillé à dose quotidienne; où l'inégalité criante, les génocides et les conquêtes, sont normalisés, banalisés, voire occultés, et ce avec le silence complice de populations majoritairement passives, on ne peut éprouver à l'égard du genre humain, qu'effarement, inquiétude ou désespérance.  

A moins que ...

Il y a ce fil en apparence ténu et fragile, celui que Lucien Jaques déroule à travers le champ de ruine de son époque, un fil qui s'arrête sur des riens : un regard, un geste d'amitié, un rire, une étoile... Un fil qui avec ces énormes petits riens, tisse l'humanité de demain. 


JE CROIS EN L’HOMME

Je crois en l’homme, cette ordure,
je crois en l’homme, ce fumier,
ce sable mouvant, cette eau morte ;

je crois en l’homme, ce tordu,
cette vessie de vanité ;
je crois en l’homme, cette pommade,
ce grelot, cette plume au vent,
ce boutefeu, ce fouille-merde ;
je crois en l’homme, ce lèche-sang.

Malgré tout ce qu’il a pu faire
de mortel et d’irréparable,
je crois en lui,
pour la sûreté de sa main,
pour son goût de la liberté,
pour le jeu de sa fantaisie,

pour son vertige devant l’étoile,
je crois en lui
pour le sel de son amitié,
pour l’eau de ses yeux, pour son rire,
pour son élan et ses faiblesses.

Je crois à tout jamais en lui
pour une main qui s’est tendue.
Pour un regard qui s’est offert.
Et puis surtout et avant tout
pour le simple accueil d’un berger.

Lucien Jacques
Extrait de « C’était hier et c’est demain »
Ed. Seghers, 2004

Lucien Jacques (1891-1961) était artisan, berger au Contadour et à Montlaux durant la guerre, ami intime de Giono. Pacifiste, passionné par les arts, il dit dans ses poèmes sa foi en l'homme. C’est aussi mon credo.
 source 




2 mai 2014

Festival "fais ta ferme" dans le Lot


Du 7 au 11 Mai 2014 se tiendra le premier festival fais ta ferme, l’envie est de réunir et partager les savoirs et savoirs-faire des gens du Lot et des environs.
Nous accueillons la libre participation de toutes personne désirant monter un atelier ou présenter un savoir faire :
 

Chapiteau
   Les Artist-O-Chap s’installent sur la ferme de St-Félix (à côté de Montcuq). Leurs grand chapiteau accueillera les grands et les petits tout au long de la semaine.

Bouffe bio-locale
   Les papilles en frétillent ! Les producteurs du Quercy nous apporteront légumes de saisons, agneaux de l’année, pains frais, fromages et vendanges bio.

Atelier 
   Tisseuse de lianes, diseuse de bonnes aventures, tapeur de fer, releveur de nez,  sculpteur de pierre, malaxeur de terre, chauffeur de masse, monteur de cailloux, Alchimiste, Explorateur de paysage…
   Arts et artistes se donnent rendez vous, sculpture, peinture, écriture, les arts de la tables, ceux du cirque, lézards au soleil … Ateliers gratuits pour les enfants de moins de 88 ans.

 Animation
   Brasseur de rimes, caresseurs d’oreille, frappeurs d’arrosoirs, dresseur de puces, dompteuse de tissus, faiseur de feu, cacheur de cartes, lanceur d’artifice …
   Ainsi qu’une scène ouverte pour toutes les initiatives volontaires

Débats et des Ohh
   Batteurs d’intention (débat), prêcheur de bonnes idées (conférence), écarquilleur de mirettes (documentaire), Le début de la semaine mettra en avant différents combats militants afin de faire converger les luttes et proposer de vivre dans un monde plus juste ! (rien que ca!)

   Participation libre mais nécessaire ! 

Plus d'info: faistaferme.unblog.fr

26 février 2014

Festival Images en résistanceS à Gourdon

René Vautier

Images en résistanceS 2014


Pour la 5ème année le Comité de Programmation a concocté ce festival en sélectionnant 13 films.

Vous trouverez sur le site l'ensemble du programme. Nous avons choisi cette année de laisser une place importante à l'oeuvre de René VAUTIER, connu surtout pour son film "Avoir 20 ans dans les Aurès" et aussi pour son engagement militant.

Trois de ses films seront présentés en ouverture par Jacques Choukroun, historien, animateur des Films des deux Rives et président de l'association Regards sur le Cinéma Algérien.

Vous pourrez rencontrer :

Guy Fillion, enseignant de cinéma, qui viendra présenter le film de Jacques Demy "Une chambre en ville",

Jean-Pierre Duret, réalisateur du film "Se battre" qui animera le débat à l'issue de cette projection.

Vous pourrez aussi débattre autour du film "Polluting Paradise" et participer à la soirée des résistances locales.

Nous vous espérons nombreux et merci de faire suivre ce message autour de vous.

Le Comité de Programmation

1 novembre 2013

Halloween, le soft power dans toute sa splendeur



Feever | Thomas Halter | 30 octobre 2013

Si vous avez toujours rêvé de vous la péter dans les soirées en ville en rabattant son caquet à Jean-Eudes qui sait toujours tout sur tout, ce qui suit est pour vous : Feever va tenter chaque semaine de vous permettre d’aborder en toute confiance le monde pas si obscur que ça des relations internationales. Vous n’aurez plus la moindre excuse de vous en foutre de ces sujets qui vous concernent infiniment plus que vous ne le croyez. Plus besoin de se taper des chips mous arrosés de River Cola dans des vernissages underground pour avoir quelque chose à raconter…


Cette semaine, exceptionnellement, notre analyse du monde est marquée du signe du rabat-joie, du party pooper, de l’empêcheur de s’amuser en rond, du Schtroumpf à lunettes bientôt corrigé par le Schtroumpf costaud, du barde réduit au silence lors du banquet de fin d’une aventure d’Astérix. À travers un édito parano qui coupe les poils de cul en huit, nous allons tenter de mettre en avant ce qu’est le soft power, arme parmi les plus efficaces de l’arsenal diplomatico-propagandiste des grandes puissances impérialistes. Exemple à l’appui avec la ferveur halloweenesque qui envahit les esprits des grands et des petits au seul profit des confiseurs, déguiseurs et autres dentistes… Et de la politique internationale américaine.


Tout d’abord, définissons ce qu’est le soft power. Il s’agit de la force de persuasion d’une institution (état, entreprise, religion, association d’états, d’entreprises, d’intérêts…) émanant non pas de son pouvoir coercitif mais de ce que l’on pourrait rassembler sous les termes d’image, de relations publiques. Contrairement à la menace ou au chantage (économique, militaire, politique…) qui visent à imposer sa volonté à un tiers, le soft power s’applique à changer, en douceur, la volonté de ce tiers. Ce qui est d’autant plus efficace que cette persuasion est durable et apparaît comme naturelle, émanant de l’individu ou de la collectivité elle-même.

La culture, les médias, l’exemplarité par une attitude « ouverte » et « progressiste », la renommée scientifique, économique, sportive ou encore les artefacts consuméristes (Coca Cola, iPhone, prêt-à-porter…) en font partie, sans nécessairement être conçus en tant qu’armes de persuasion massives. Tout cela participe à la définition d’un mode de vie et d’un système de valeurs séduisants qui, par contagion, persuadent du bien-fondé ou de la nécessité d’une politique.

Résumé : le soft power s’apparente à de la séduction en matière de relations internationales. Obama le sympa, qui fait un fist bump au concierge de la Maison Blanche ; les Simpsons qui font rire et attendrissent le monde entier ; les exploits sportifs de Michael Phelps ou de Michael Jordan ; l’aspect sympathique et bon enfant d’une fête comme Halloween ; le cheese burger au bacon… Tout cela contribue à l’image positive de l’Amérique et de ses valeurs. Les actes de politique étrangère des USA seront donc plus faciles à vendre en raison de la sympathie que suscitent tous ces facteurs et de l’attrait pour le mode de vie à l’américaine.

Ceci étant établi, attardons-nous sur Halloween. Tout d’abord, qu’est-ce que c’est ? Pour faire court (et sans remonter jusqu’à ses origines païennes), disons qu’il s’agit de la célébration de la veille de la Toussaint, lorsque les âmes des morts refont surface et qu’on leur laisse donc de quoi grignoter et une lanterne pour se chauffer. Diverses traditions similaires exist(ai)ent dans le monde, dont chez nous : vos (grands-)parents se souviennent peut-être avoir fait des lanternes à base de légumes au début de l’automne pour aller chercher, de nuit, l’âne égaré de Saint-Martin.

Mais qui s’en souvient ? Certainement pas moi (merci Internet). Au-delà de ça, faites un sondage autour de vous et comparez le nombre de gens qui se déguisent le 31 octobre avec ceux qui vont fleurir les tombes des morts le lendemain. Sans appeler au traditionalisme réactionnaire, force est de constater que l’adoption du mode de vie à l’américaine depuis la seconde guerre mondiale fait encore des progrès. S’il n’y a pas de mal à s’amuser comme on l’entend le 31 octobre, il est important d’avoir conscience de la normalisation de l’adoption de ce type de traditions mercantilisées.

Ajoutez à cela tout le tcham-tcham commercial autour de la Noël et de la Saint-Valentin, et demandez à vos aînés comment l’on célébrait celles-ci il y a quelques décennies. Vous comprendrez un peu mieux à quoi ressemble l’impérialisme culturel et sa diffusion via le soft power : à travers des films, des pubs, de la musique et des événements commerciaux, la Toussaint, la Noël et la Saint-Valentin ont réussi à répandre à travers le monde un certain mode de vie, l’American way of life.

Résumé : grâce à la culture américaine dont nous sommes friands, et parfois à raison, un certain style de vie s’est exporté à travers le monde sans imposer les critères religieux et les traditions qui y sont liées. Ce qui fonctionne mieux que la persécution religieuse à l’encontre de ceux qui, par exemple, ne vont pas à la messe le soir de Noël. Cela construit une proximité culturelle artificielle qui nous fait nous sentir plus proches des Américains que d’autres cultures littéralement voisines mais pour lesquelles nous n’avons pas le même intérêt.

À Bruxelles, un quart de la population a des « origines » musulmanes. Mais qui parmi vous a déjà célébré l’Aïd el-Kebir (fête du mouton), le nouvel an juif (Roch Hachana) ou tout simplement la fête de la Communauté flamande par simple sympathie pour l’un de vos proches ? Et qui n’a jamais raillé la culture de son voisin sans se rendre compte importer soi-même une bonne partie de sa culture ?
 
pumpkin


Vous comprenez peut-être un peu mieux désormais en quoi le soft power vous influence. Nous sommes souvent plus prompts à condamner nos voisins dont les traditions leur donnent l’allure de sauvages, d’étrangers, de gens autres. Cela contribue à vous empêcher d’aller à la rencontre de l’autre, de le comprendre, d’échanger. Alors même que vous adoptez un style de vie US sans le savoir, et bien que vous soyez peut-être le premier à critiquer la politique internationale américaine, vous identifiez plus facilement l’arabe, le musulman, le juif ou le Flamand (ou flamand, c’est selon) comme un autre, un concurrent, un adversaire en termes de valeurs et de culture (et a fortiori de politique). Malgré le fait que vous ayez bien plus en commun avec lui qu’avec l’Américain moyen.

Si l’on pense en outre à la culture de la peur (films d’horreur, épouvante, déguisements…) sur laquelle nous reviendrons dans un prochain article, le chantage terroriste (« file-moi des bonbecs ou je balance des œufs sur ta maison ») institutionnalisé et le sexisme (les déguisements féminins pour Halloween sont plus slutty que scary) exportés par cette fête (d’origine britannico-celte mais américanisée depuis le début du XXe siècle), Halloween est plus qu’une simple tradition festive. Elle incarne des valeurs, un mode de vie, une vision consumériste des traditions religieuses et folkloriques.

Comme pour de nombreux sujets, de l’effroyable « évidence imposée » d’une société injuste régie par le capitalisme financier à la « nécessité » humanitaire de bombarder tel ou tel pays, le soft power contribue à façonner les esprits de manière à ce qu’ils soient dans les meilleures dispositions possibles pour accepter l’inacceptable. Et surtout, cet hégémonisme culturel s’accompagne d’un état d’esprit qui suscite un mépris réflexe pour les opinions divergentes, qui favorise l’établissement de principes aberrants comme autant de « vérités », qui met au premier plan des intérêts des citoyens devenus consommateurs le divertissement et le sexe.

Quelques épisodes de votre série préférée, une pipe et au lit ! La justice sociale, le Grand Soir, un monde meilleur, tout ça… On verra après les fêtes de fin d’année. Ou après la Coupe du Monde.
 
 

9 avril 2013

Hommage à Bobby Sands


 

Hommage à Bobby Sands de Lu Pélieu

" Le 5 mai 1981, après un jeûne de soixante-six jours, Bobby Sands s’éteignait dans la prison* de haute sécurité de Long Kesh, Irlande. Il fut le premier des dix «martyrs» républicains qui se laissèrent mourir de faim afin d’obtenir le statut de prisonniers politiques. Condamné à quatorze ans de détention, pour la possession d’une seule arme, Sands écrit dans Republic News. Durant les dix-sept premiers jours de sa grève de la faim, il tint un journal intime. Un mois avant de mourir, à vingt-six ans, il avait été élu député de Fermanagh et Tyrone du Sud. Sands fut inhumé dans le Carré républicain de Milltown, ainsi que ses neuf compagnons de grève: Francis Hugues (25 ans) mort le 12 mai 1981, Raymond McCreesh (24 ans) et Patsy O’Hara (23 ans), décédés le 21 mai, Joe McDonnell (30 ans), le 8 juillet, Martin Hurson (27 ans), le 13 juillet, Kevin Lynch (25 ans), le 1er août, Kieran Doherty (25 ans), le 2 août, Thomas McElwee (23 ans), le 8 août et Michael Devine (23 ans), le 20 août." (...°
 

25 janvier 2013

« Mali-Ko » (la Paix)


« La guerre n’a jamais été une solution »

Le Mali, pays plus que jamais en souffrance, c'est aussi un coin d'Afrique où l'art foisonne sous bien des expressions.
Quarante musiciens et chanteurs de renom jouent ensemble pour clamer leur douleur de la guerre.



"In response to the situation in Mali, Fatoumata Diawara has gathered together over 40 of the Country's most renowned musicians to record a video and song calling for peace. The group collectively called 'Voices United for Mali' includes Amadou and Mariam, Oumou Sangare, Bassekou Kouyate, Vieux Farka Toure, Djelimady Tounkara, Toumani Diabate, Khaira Arby, Kasse Mady Diabate, Baba Salah, Afel Bocoum, Tiken Jah, Amkoullel and Habib Koite amongst many others. The track is called 'Mali-ko' (Peace / La Paix)"


Illustration: The Kora Player by Angu Walters

18 février 2012

Jolie Môme, Georges Moustaki

Interprété par la Compagnie Jolie môme


Sans la nommer  Jolie Môme  Moustaki par sudnanterre

14 février 2012

"Les Nouveaux Chiens de Garde" à Cahors

Projection du film Les Nouveaux Chiens de Garde, en présence d'Alain Geneste pour Acrimed. 

Cahors, cinéma le Quercy, le jeudi 8 mars à 20h30 

Le débat sera animé par Attac, la Libraithèque, Antenne d'Oc et le LEA


Le site du film..

13 février 2012

Mains brunes sur la ville

La marre aux Canards | via Truks en Vrak

Quand l’extrême droite est au pouvoir

Mains brunes sur la ville
– 90 min – Sortie : 21 Mars 2012

Documentaire de Jean-baptiste Malet et Bernard Richard

Affiche (jpg)
Dossier de presse (pdf)
Bande Annonce en HD (.mov)
Photos (jpeg)

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite ? Comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?

En France, le Front national et ses épigones atteignent localement, ici et là, plus de 40 % des suffrages au premier tour des élections, et parfois la majorité au second. L’extrême droite a toutes les chances de réussir, dans un avenir proche et à plus grande échelle, une percée sans précédent. À Orange et Bollène, dans la circonscription du ministre Thierry Mariani (Droite Populaire), Jacques et Marie-Claude Bompard (FN puis Ligue du Sud) sont élus depuis de nombreuses années maires et conseillers généraux. Dans le silence médiatique, ils appliquent leur programme.
Mais quel programme ? Avec quel budget ? Quelle est leur idéologie, leur communication ? Quelle est leur politique et pour quel modèle de société ?
Afin de répondre à ces questions, nous avons enquêté durant plusieurs mois à Orange et Bollène. Ces villes offrent aujourd’hui le morne spectacle de ce que l’extrême droite pourrait propager demain sur l’ensemble du pays, et sur d’autres territoires, si elle accédait à des pouvoirs plus étendus. Dans cette dérive fascisante, de nombreux constats sont alarmants : aveuglement complice de certains politiques et de certaines institutions, manque de moyens et isolement des militants qui tentent de résister…

Comment sortir de cette poussée d’extrême droite quand la crise économique en fournit le terreau ?

APPEL A PROJECTIONS

Film citoyen, produit sans aucune subvention, participation de chaine de télévision ou bien encore souscription, Mains brunes sur la ville se propose d’être un outil de réflexion permettant de faire avancer le débat en tentant de dépasser les lieux communs. Pour nous aider à allumer des contre-feux et stopper la propagation des idées d’extrême droite, nous invitons associations, collectifs, cinémas, syndicats, partis politiques, ou spectateurs actifs à organiser des projections-débats…

Le film sortira en salle en mars 2012, au cœur d’une campagne électorale dans laquelle les grands médias on déjà choisi leurs favoris, parmi lesquels Marine Le Pen. Si vous souhaitez organiser une projection près de chez vous contactez-nous dès maintenant…
Pour organiser une projection :

 mainsbrunes(AT)lamare.org – *Merci de remplacer (AT) par @

Bon de commande (projections) (pdf)
Présentation du film (pdf)

NB: Les DVD destinés aux projections seront disponibles à partir de mars, mais vous pouvez les commander dès à présent et planifier vos projections. Les DVD destinés aux particuliers (cercle privé) seront disponibles courant juin.

 

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