16 juin 2018

« Pognon de dingue » ? Lettre d’un allocataire du RSA au président Macron


Monsieur le président, Je suis allocataire au RSA depuis deux ans et demi. Ce n’était mon objectif dans la vie, j’ai fait des études, j’ai travaillé pendant plusieurs années mais je me retrouve dans un secteur avec beaucoup de personnes qualifiées et peu de postes à pourvoir, allocataire du RSA comme près de deux millions de personnes en France. Ces 550,93 €, c’est ce qui me permet d’acheter le minimum dont j’ai besoin pour vivre, pour manger, me déplacer… J’ai vu votre vidéo sur Twitter et j’ai été écœuré par votre déclaration sur le « pognon de dingue » que coûtent les minima sociaux.

Suite sur Révolution permanente ..

14 mai 2016

Minima sociaux : comment ils vont (encore) nous la faire à l’envers


Disclaimer : le travail, c’est nul. La survie, aussi. Les minima sociaux (qui sont nos droits et pas des aumônes) c’est déjà la cata et ça va devenir pire dans pas longtemps.
Il y a quelques semaines a été remis au Premier Ministre un rapport sur la refondation des minima sociaux. Chez nous au Seum, quand on entend “simplification”, “harmonisation”, “refondation”, tous nos voyants se mettent au rouge. On sait très bien que derrière ces termes se cachent trop souvent des mesures qui vont défavoriser davantage les allocataires, déjà pas dans des situations franchement enviables.

On vous propose donc deux textes : celui-ci pour comprendre ce que sont les minima sociaux aujourd’hui et pourquoi ça pue. Et un autre, qui viendra, sur comment ça va surement s’empirer, avec les trois scénarios de “refondation”, proposés il y a peu à Manuel Valls par le député PS Sirugue.

Suite sur Le Seum collectif ...

 

15 août 2014

Les pauvres à nouveau montrés du doigt



Depuis une bonne quarantaine d’années, de nombreux taxis d’Afrique de l’Ouest arborent un calicot selon lequel « Pauvre à tort ». Ce qui, grossièrement, signifie que les pauvres – comme les chauffeurs de taxis – ont tort d’être pauvre et que, de toute façon, ils le méritent. Cela renvoie bien sûr au dogme bourgeois du XIXe siècle qui fustigeait le pauvre responsable de ses maux (surtout s’il buvait et battait sa femme et ses enfants), alors qu'inversement le riche méritait sa richesse : il était intelligent, entreprenant et, surtout, moral.

Tandis que, durant les Trente Glorieuses, cette problématique de la responsabilité, sans franchement relever du marxisme, fut fortement marquée par une approche matérialiste, nous sommes désormais revenus 150 ans en arrière. Le social-libéral François Hollande a inventé une stratégie d’endormissement de la classe salariale qu’il a baptisée de l’étrange appellation « Pacte de Responsabilité ». On ne voit vraiment pas pourquoi les travailleurs devraient se sentir « responsables » dans la mesure où, depuis que la droite est vraiment revenue au pouvoir en 2002 (avec Raffarin, ce faux débonnaire féroce), il ne s’est pas passée une journée sans qu’un coup de massue ne s’abatte sur le peuple dans toutes ses composantes.

Lire la suite, Renversement du discours sur la pauvreté, par Bernard Gensane ...

19 avril 2014

Combat contre la pauvreté… ou combat contre les pauvres ?



« Les engagements de revalorisation exceptionnelle décidés dans le plan pauvreté de janvier 2013 pour le RSA, le complément familial et l'allocation de soutien familial sont confirmés. Mais ces revalorisations seront décalées d'une année ». Même ampoulée, la formule est simple : la hausse décidée en 2013 est annulée, et elle aura peut-être lieu en 2015. Ah très bien,... enfin on s’en prend aux pauvres, et à leurs insupportables privilèges. Nous sommes fiers de ce gouvernement de combat.

Il était temps de frapper les pauvres au porte monnaie, car leur nombre ne fait qu’augmenter, ce qui montre à quel point ce sort est enviable. A la fin 2013, 2,3 millions de foyers percevaient le RSA, soit 7,2% de plus qu'un an plus tôt, selon les chiffres publiés par la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf). + 7,2% : une croissance à faire pâlir les Chinois… 
 
 

19 novembre 2013

Le double échec du RSA mis en évidence par le CEE

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Une des dernières parutions du Centre d’Etudes de l’Emploi, dans la collection Connaissance de l’Emploi est intitulée “Le pari perdu de la réduction de la pauvreté par le RSA” . Signée par Bernard Gomel, Dominique Méda et Évelyne Serverin elle met en évidence l’échec du RSA

Cet échec est double puisque l’étude confirme la proportion trés elevée de non-recours au RSA activité, mais met aussi en évidence le fait qu’une grande majorité des bénéficiaires du RSA socle y reste, ce que résume ces deux phrases ” L’analyse des trajectoires des bénéficiaires du RSA montre que le dispositif n’est performant ni en matière de retour à l’emploi ni en matière d’amélioration des revenus : d’une part, 69 % des allocataires du RSA-socle seul en janvier 2010 y sont toujours en fin d’année, d’autre part, 68 % des éligibles au RSA-activité seul nedemandent pas la prestation. Le RSA s’est révélé impuissant à réduire significativement la pauvreté.”
 

18 août 2012

RSA, 1 mort : Enquête

Actuchomage | Samedi, 18 Août | via Rezo, "le portail des copains"


Quand un allocataire du RSA s’immole dans une CAF : Enquête


La mort d’un allocataire du RSA, qui s’est immolé à la CAF de Mantes-la-Jolie le 8 août dernier, se sera traduite par à peine plus qu’une brève dans les médias nationaux, sur fond de JO triomphants. Montée de la pauvreté, souffrance sociale, lourdeurs administratives, chute des effectifs des CAF et absence de représentation des bénéficiaires du RSA : Actuchomage a enquêté pour comprendre, au-delà du simple fait divers.

3 septembre 2011

'tain, quelle honte, quel pays !


Marc Lafontan | Au bout de la route | 3 septembre 2011


Observation personnelle
: une histoire, parmi tant d'autres, dans le quotidien de la France de Sarko... devant cette histoire de fou, qui me révolte au plus profond de mon épiderme, je ne peux que remarquer que personne, dans la longue chaîne de connards qui se sont contentés de suivre les ordres, n'a trouvé que c'était peut être un peu trop, ou franchement trop face à la situation .. tout le monde se contente de suivre les procédures, si possible en renforçant en cours de route son propre power de petit tyran , et se lavant les mains sans arrière pensée des conséquences de leurs actes .. incroyable comment la société est devenue, on peut bien jaser de la population allemande et se demander comment ils n'ont jamais vu leur propre société glisser vers le fascisme dans les années 30 ... beuarrrkk .. gang de lâches, gang de larves, gang de moutons ...


Histoire d'un RMI'ste poursuivi pour avoir recherché l'emploi (source Médiapart)

Par ce temps de crise, tout le monde essaie de «s'en sortir», comme il peut. Certains «arrondissent» leurs fins du mois avec les enveloppes-craft de chez Mme Bettencourt. D'autres voyagent dans les jets privés des gouvernants-mafieux ou se font héberger dans des palaces aux frais de dictateurs. Et les chômeurs, les pauvres et d'autres RMI'stes? Comment font-ils? Ben, eux, privés de yachts d'oligarques et exclus de salons des voyous, «se débrouillent comme ils peuvent».
Justement, le Tribunal Correctionnel de Castres va juger un de ces « vilains débrouillards »...

Monsieur P., chômeur de longue date et « profiteur » du RSA, sera jugé pour le « travail dissimulé » en tant que « professionnel en informatique », « se soustrayant à l'obligation de requérir son immatriculation au répertoire des métiers ou des entreprises ». Pendant qu'il se livrait à ses activités clandestines, ce délinquant a « frauduleusement bénéficié » des allocations sociales, « indûment obtenu » des prestations de Sécurité Sociale et s'est soustrait à l'impôt sur le revenu - fraude fiscale à la clef !
Monsieur P. risque gros. Il doit être sévèrement réprimé. La peine encourue: emprisonnement de 3 ans et amende de 45.000 euros - au moins. Regardons de plus près le parcours de ce grand délinquant et minable fraudeur, qui a indûment profité de la charité publique. Comment a t'il pu tromper tout le monde ?


Monsieur P. a 58 ans. Dans la vie professionnelle il était gérant de diverses entreprises de presse et d'informatique. Il possède 3 diplômes universitaires, notamment une MBA (Mastère anglo-saxon de gestion) obtenu à Londres. Célibataire sans enfants, il vit seul, avec un chien. Son dernier emploi salarial, il l'a perdu en 1992. Depuis cette date, il cherche à retrouver un emploi. Comme beaucoup d'autres, il a envoyé des milliers de lettres de candidature. Quand il reçoit une réponse, c'est une lettre-type de condoléances : « désolé, nous regrettons, vous encourageant, merci !». Il y a eu une période où il choisissait les postes en fonction de ses qualifications et compétences. Las et acculé, maintenant il répond à tout, sans distinction ni de travail proposé, ni de salaire. Mais, il est toujours « trop » ou « pas assez »... C'est ainsi qu'en postulant pour une place de l'ouvrier agricole, tailleur de vigne au SMIC, il s'est vu opposer « pas assez qualifié »... On ne veut pas d'intellectuels dans la vigne ? Peut être... Il est vrai que, sur le « marché d'emploi » actuel, même pour exercer en tant qu'un « agent de surface » (balayeur municipal, en langage clair...), faut avoir des « qualifications », diplômes ou certificats divers. Et, l'expérience de 2 ans - maximum. Pas plus - interdit d'être « vieux » ! Personne ne veut des « vieux ». Ils ont « trop » de quelque chose - « trop qualifiés », « trop d'expérience » et « pas assez ». Pas maniables, pas manipulables, ils « ne s'intègrent pas » dans l'image jeuniste de l'entreprise qui se doit être « djeune » et « branchouille », « sexy » de préférence. Et, on est « vieux » à partir de 35 ou 40 ans... Après, interdit de postuler ! Faut rester à la maison, siroter de la bière devant le foot à la Une et surtout - « pas bouger » ! Couché !

Têtu, monsieur P. n'a pas voulu accepter cela. Il ne se sent pas « vieux ». Il veut sortir de l'assistanat, ne veut pas vivre à la charge d'autres. Il croit que chacun sait faire quelque chose d'utile, que chacun peut donner, contribuer à la vie de la société. Qu'il faut être responsable de sa vie, ne pas rester passivement dans l'exclusion, mais qu'il faut agir, « prendre son destin entre ses mains ». Créer, inventer. De surcroît, et comme tout allocataire RSA, il est tenu à « la recherche active de l'emploi ».

Justement, en arrivant à Lacaune, petite ville dans la Montagne Noire de Tarn, il s'est dit qu'il faut « tout recommencer à zéro ». Le déménagement était une bonne occasion pour commencer une « nouvelle vie ». Une nouvelle assistante sociale lui a fait signer un nouveau « contrat RSA » qui l'oblige à « l'insertion par la recherche active d'emploi ou projet de création d'entreprise ». La nouvelle conseillère du Point Emploi vérifiait scrupuleusement les candidatures envoyées et les réponses obtenues, demandait de « ne pas attendre nos offres » (ANPE), mais d' « envoyer ses candidatures spontanées tout seul, à des entreprises locales ».

Bon, bon... Alors, Monsieur P., a pris tout ça à la lettre. Il a fait ce qu'on lui a demandé. Et, il l'a fait très consciencieusement et très professionnellement, le mieux qu'il sait faire - forcement, il est un « professionnel confirmé »... Il a crée un site Internet présentant son CV et décrivant ce qui sait faire. Avec son RMI il a acheté le fichier de toutes les entreprises de Lacaune, a confectionné les lettres de candidature et a fait imprimer une plaquette de présentation de ses compétences. Tout en termes « actifs », comme on l'a appris dans des divers cours pour la « remise à niveau » de chômeurs « usagés et usés » : non « j'ai fait » ou « je peux faire », mais « je fais », « je sais faire »... Tout au présent, pour montrer qu'on est « toujours dans le coup » ! Et, toujours à ses propres frais, il a envoyé le tout par des vagues de mailings postaux. Une lettre personnalisée a été même envoyée au Monsieur le Maire de Lacaune, pour l'informer et demander son aide. Avec la mention manuscrite «je vous remercie d'avance, Monsieur le Maire, pour tout aide et votre concours qui pourraient m'aider dans ma démarche.... salutation respectueuses... signature».

Résultat ? « Comme d'hab » : une vingtaine de lettres-types de « condoléances encourageantes » de la part des entreprises qui ont bien reçu les lettres, ont tout compris, mais n'ont besoin de rien. Et - un résultat inhabituel : une lettre est tombée entre les mains d'un responsable de la piscine municipale. Lui, il a réagi. Visiblement, ce fonctionnaire aussi consciencieux que méticuleux a trouvé « très suspect » que quelqu'un d'inconnu se présente - spontanément ! Qu'il cherche à faire quelque chose. Qu'il envoie des propositions, veut travailler... Étrange ! Suspect, ça... Il a donc donné la lettre à son Maire qui a jugé qu'un RMI'ste qui ne reste pas tranquillement à la maison, ne se contente pas de « profiter de ses allocs », mais qui veut faire quelque chose - trouble l'ordre établi. Le Maire a donc dénoncé ce « grand criminel » devant le Procureur de la République, qui a enclenché les poursuites.
Monsieur P. n'en savait rien. Il a mené son petit train-train de vie misérable, tout seul.
Un jour il a reçu une convocation de la gendarmerie « dans l'affaire vous concernant ». Arrivé à 9h du matin, il s'est vu notifier la garde à vue pour motif de « travail dissimulé ». Étonné, il a demandé l'entretien avec un avocat, comme la Loi le prévoit. Le gendarme a téléphoné à la permanence, personne n'était disponible, personne n'est venue. Intimidé, sous pression, Monsieur P. a refusé la poursuite de l'audition, comme la Loi l'autorise. Il a été menotté, menacé et s'est entendu dire que « cela ne sert à rien », et qu'il va « rester en prison pendant une semaine », jusqu'à que quelqu'un « vient dans cette campagne » pour s'intéresser à lui. Le gendarme est sorti.
Une ½ heure après, il est revenu en proposant à Monsieur P. de l'aider « dans le but de rechercher la vérité ». Monsieur P., bon citoyen respectueux des lois, a donc accepté d'aider ce gentil fonctionnaire, chargé de l'haute mission du «service de l'ordre public». L'audition a donc commencée, grands moyens déployés. Une équipe d'une quinzaine des policiers s'est déplacée pour perquisitionner sa maison. Tous ses ordinateurs ont été saisis, disques durs vidés et analysés par une équipe technique « NTI » spécialement venue d'Albi. Des documents saisis. Des tiroirs retournés, maison entière passée au peigne fin. Sa vie scrutée en détails, comptes bancaires ouverts, courriers lus. Il a compris que, depuis des mois, sa vie été surveillée, ses correspondances ouvertes, comptes analysés, déplacements observés. A mi-journée, ration militaire au biscuit sec et l'eau fraîche en guise de repas. Seul repas dans la journée... Nuit venue, jeté dans un cachot humide, sans collation ni toilette, sur une banquette en béton froid, couverture miteuse, un trou pour pisser, pas de papier de toilette. Matin, réveil aux aurores, rebelote. Ni à boire, ni à manger. Garde à vue renouvelée, deuxième jour d'audition. Toujours aucune trace d'avocat. Ses observations écartées d'un geste de la main : « on n'a pas le temps pour des conneries ». Photos de face et de profil, empreintes dactylographiques et génétiques pris, l'identité judiciaire complète réalisée. Visiblement, à l'encontre de « grands criminels » l'État est efficace, on sait comment «plier» ces gens-là !

Au bout de 48h tout le monde était épuisé, mais content - la maréchaussée comme le « grand criminel ».
Les militaires ont accompli leur mission. Certes, ils ont vu la pauvreté du prévenu et la misère de son habitation, n'ont trouvé aucun « revenu dissimulé » ni la vente de « services informatiques ». Son projet professionnel a visiblement échoué. Pas de « train de vie luxueux » ni du liquide caché. Dommage ! Par contre, ils ont obtenu les « preuves » qu'on attendait d'eux : l' « aveu » de ventes sur eBay des vieilleries, objets usagés appartenant à Monsieur P. Un site Internet appartenant au criminel a été découvert, qui a reconnu de l'avoir réalisé lui-même ! Et, en scellé judiciaire - saisie d'une lettre A/R que le délinquant a adressé à Monsieur le Procureur de la République, utile dans le cas ou ledit Procureur ne l'aurait déjà reçu par la poste... Les conclusions des gendarmes : « vous étés l'escroc encore plus fort qu'on a pensé : vous vous organisez en pauvreté, dissimulez vos millions en Suisse, pour profiter du RMI en France ! ». Car, il est de notoriété publique, que tous les millionnaire du monde entier viennent en France pour profiter de notre généreuse assistance sociale...

Le prévenu était content aussi : au bout de 48h passés sans boire ni manger, épuisé, il pouvait enfin rentrer à la maison et donner à manger à sa vieille chienne qui est restée deux jours seule, sans soins, eau, ni à manger. Et - aller chez le médecin, pour soigner la crève attrapée dans le cachot humide de la gendarmerie...

Voilà l'histoire... Alors, depuis 2 ans monsieur P. attend son procès. Entre le temps, il a renoncé à toute « recherche active de l'emploi ». Il a compris - une fois, ça suffit. Il a retenu la leçon, ne fera plus rien, on ne le prendra plus ! Désormais, il va rester jusqu'au bout de sa vie assisté, entretenu par les autres, au RMI. Et c'est avec une certaine mélancolie qu'il écoute les odes sur l' « aide à la création de l'entreprise », « lutte contre le chômage », « explosion de la pauvreté », « assistanat », « récession » ou « perte de la compétitivité du pays »... À part ça, il pense que la France est le seul pays du monde ou un chômeur qui essaie de s'en sortir, de créer son entreprise ou trouver un emploi, est poursuivi. Et il n'a plus d'envie ni d'espoir de changer quoi que ce soit. Il restera à « sa place » de pauvre, d'un RMI'ste assisté, ne va plus vouloir « améliorer le monde ». Il attend aussi la réponse de la Justice. Il a déposé plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Il espère que sa plainte contre « X » calomniateur qui l'a dénoncé, sera examinée dans les mêmes conditions que celle de Monsieur le Maire : surveillance rapprochée, fouille au corps, 48 heures de garde à vue, faim, soif, hurlements, perquisition, nuit au cachot, empreintes DNA, absence d'avocat... Et qu'un procès à l'encontre de ce délateur aura lieu.

L'audience se tiendra le 21 septembre 2011 à 14h devant le Tribunal Correctionnel, 4 rue du Palais à Castres (81, Tarn).

Médiapart

1 avril 2010

Nous ex-RMIstes, parents isolés, handicapés, chômeurs en fin de droit... RSA en colère, Le Vigan, Gard

A nous les ex RMIstes, parents isolés, handicapés, chômeurs en fin de droit, on nous avait promis une amélioration de notre situation avec l’instauration du RSA.

Maintenant il est clair qu’il s’agit surtout de rogner le peu que nous avions. Combien d’entre-nous découvrent qu’ils n’ont plus droit à telle ou telle prestation, qu’il ne pourront plus avoir accès à la CMU ?

Vous avez déjà reçu ou vous allez bientôt recevoir un commandement à payer la taxe d’habitation dont le montant s’élève de 50 à 500 euros suivant les communes où vous résidez. Vous pouvez toujours rêver que ceci n’est dû qu’à une erreur du Trésor Public, d’autant plus que la brochure 2010 de la Caf stipule que « les bénéficiaires du RSA sont exonérés de taxe d’habitation ».

Une exonération totale de la taxe d’habitation relative à leur résidence principale est prévue pour les personnes qui perçoivent [...] le Rsa. De même, si vos revenus de 2008 n’ont pas dépassé certains plafonds [9837euros pour 1 part]. Dossier familial N°417, octobre 2009

Et bien non ! Au service des impôts, on vous répondra que c’est la Caf qui publie n’importe-quoi car la loi a encore changé, comme chaque année et comme toujours à notre détriment. Et vous vous retrouvez obligé de payer une nouvelle taxe, souvent majorée de 10% car en venant vous renseigner vous avez perdu du temps et ainsi dépassé les délais. Ne comptez pas trop sur les travailleurs sociaux pour vous venir en aide ou vous renseigner car ils sont débordés tant par le nombre de dossiers à traiter que par la complexité des nouvelles lois et circulaires pondues chaque année (les demandes de recours s’accumulent tellement qu’ils sont obligés de fermer leurs bureaux au public pour rattraper leur retard dans le traitement des dossiers).

Cette nouvelle disposition n’ayant été annoncée nulle part, le paiement de cette taxe constitue pour nous une dépense imprévue, alors que nous bricolons déjà pour essayer péniblement de boucler les fins de mois.

Si les allocataires des minima sociaux étaient jusqu’à présent dispensés de la taxe d’habitation c’était bien logiquement : puisque les pouvoirs publics ne nous attribuent que le strict nécessaire pour survivre comment pourraient-ils nous reprendre d’une main une partie de ce qu’ils nous lâchent de l’autre..

Nous sommes nombreux dans la région à nous débattre avec les administrations. Chacun isolément face à la machine de l’Etat nous sommes soumis à l’arbitraire de mesures auxquelles nous ne comprenons pas grand chose. Mais si nous sommes assez nombreux à nous organiser, il est clair que nous pourrons trouver les réponses aux attaques incessantes des institutions, et ainsi empêcher qu’on réduise sans cesse le peu de droits et de ressources dont nous disposons.

Rendez-vous samedi 3 avril à 14h au Cantou, place de la Mairie du Vigan.

Pour se compter et voir ce que l’on peut faire pour se défendre.

rsaencolere@yahoo.fr

Source / auteur : Coordination des intermittents et précaires d’Ile de France via HNS

15 juin 2009

RSA mensonges

Pour certaines personnes, encore pire que ce qui existait déjà où pourtant les Rmistes retravaillaient souvent déjà à perte !

RSA ETUDE DE CAS

PAUL RMIste, trouve un emploi CDD 1 AN, à 3/4 TEMPS

AVANT le RSA
SALAIRE 771€
+ CUMUL RMI COMPLET PENDANT 3 MOIS (400€X3),
+ CUMUL PARTIEL PENDANT 9 MOIS forfait (150€X9)

SOURCES : http://www.dossierfamilial.com/argent/aide...

+ PRIME DE RETOUR A L’emploi 1000€ (versée env debut 5eme mois),
+ PPE (prime pour emploi) 771€x12 declaré = prime annuel : 712€

SOURCES : http://www.prime-pour-emploi.com/

TOTAL : 771x12 + 400x3 + 150x9 + 1000 + 712 = 12802€ soit moyenne mensuelle : 1066,83€

AU RSA
SALAIRE 771€ + RSA 101€ - FORFAIT LOGEMENT 53,75 = 818,25€
PERTE DE LA PRIME DE RETOUR A L EMPLOI
PERTE DE LA PPE (en fait, la PPE passe dans le complement RSA)

source : http://www.premier-ministre.gouv.fr/...

RESULTAT : PERTE DE : 248,58€ mensuel 2982,96€ an

Sauf erreur de ma part, car très compliqué de suivre le RSA .. les textes de lois etc

A NOTER AUSSI QUE PAUL VA PERDRE en reprennant cet emploi :

au grand minimum 100€ d’alloc logement
le droit à la CMU complémentaire (dépassement plafond)
l’exonération de la taxe d’habitation tarif social énergie et téléphone

Soit si on compte bien, une perte supplémentaire encore d’environ 200€ d’avantages, par rapport au RMI, à oter encore de ces 818,25€ annoncés ... soit reste équivalent de 618,25€

Soit 218,25€ de mieux par mois qu’au RMI (7,04€ par jour)
si Paul travaille à 20kms de son domicile, et qu’il lui faut une voiture, s’il habite à la campagne, soit 40 kms/jour, à 0,35€ du kilometre sur 21 jours de boulot = 40x21x0,35= 294€ de frais de deplacement

218,25 - 294 = MOINS 75,75€ (là, Paul est + fauché qu’au RMI)

Conclusion

Paul travaillera pour etre quasi aussi pauvre voir + PAUVRE qu’AU RMI ...

Je vous incite à diffuser ma vidéo : " RSA mensonges " autant que vous voulez, l’heure est grave, ce RSA va généraliser les petits boulots forcés, corvéables, précaires ... merci

patdu49

source: HNS


2 février 2009

«La personne au RSA qui refusera deux fois un emploi, on coupe tout» !

la dernière leçon de mépris du petit monarque de la République...





[...] «Je comprends vos difficultés», a déclaré mardi Nicolas Sarkozy. En déplacement à Châteauroux, le chef de l'Etat a jugé «normal que les gens protestent», mais assuré qu'il poursuivrait ses réformes.

«Je suis à l'écoute de toutes les souffrances, mais je veux pouvoir regarder en face chaque Français et dire : j'ai été élu pour un travail et je le ferai». Le ton tranchait avec l'assurance affichée la semaine précédente : «J'écoute ce qu'on me dit mais je n'en tiens pas compte», avait-il lancé à Provins.

A Châteauroux, le but du déplacement était de montrer que l'on peut s'en sortir après avoir été chômeur. M. Sarkozy a visité une entreprise aéronautique, PGA Electronic, fondée en 1989 par trois salariés qui venaient d'être licenciés. Son président-fondateur, Jean-François Piaulet, était si volubile qu'il interrompait sans cesse le président. «Je pourrai dire à Carla, j'en ai trouvé un pire que moi», a lâché M. Sarkozy [1].

La visite a été suivie d'une table ronde, devant quelques centaines d'invités triés sur le volet par la préfecture. Des salariés licenciés racontaient leur destin tandis que des spécialistes du social expliquaient les méandres du retour à l'emploi. Muets, la ministre des finances Christine Lagarde et ses secrétaires d'Etat Luc Chatel (industrie) et Laurent Wauquiez (emploi) dodelinaient de la tête, approbateurs. Le président a pu réaffirmer son credo : «Le drame, ce n'est pas de perdre son emploi. Le drame, c'est de ne pas en retrouver» ; «La réponse au chômage, c'est la formation» [2] ; «La meilleure gestion sociale, c'est d'investir dans l'économie» [3].

Et de rappeler que la vie est faite de droits et de devoirs : «La personne au RSA qui refusera deux fois un emploi, on coupe tout».

M. Sarkozy a une nouvelle fois refusé la relance par la consommation : «C'est comme de l'eau dans le sable» [4]...

(Sources : Le Monde et la revue de presse de actuchomage)

4 octobre 2008

RSA : Pourquoi diable suis-je allé travailler ?

Pour 11 euros et pas la moindre reconnaissance de mon boulot...

samedi 4 octobre 2008 par Email diamant qui a perdu son joli sourire


Le RSA est une mesure présentée uniquement sous l’aspect du complément de revenu et qui cache pourtant bon nombre de nouvelles obligations pour les précaires :

- Inscription obligatoires à l’ANPE et suppression du volet social présent dans le RMI (que vous n’ayez pas de logement , des problèmes de santé ou autres, vous devez dorénavant être employable sous peine de suspension ou de radiation).

- Engagement formel de faire en sorte, une fois en emploi, de mettre tous les efforts en œuvre pour travailler plus d’heures avec pour juge de vos efforts vos référents sociaux ET votre employeur. Donc un contrôle social même lorsque vous vous trouvez en emploi avec son lot de punitions si vous n’avez pas été un employé modèle (baisse du complément ou suppression pour une période d’un droit connexe comme par exemple la gratuité des transports).

Sans compter les disparités de droits et d’accès à ces droits d’un département à l’autre et les contrôles CAF qui continueront à vous tomber dessus.

Tout ceci devrait s’effacer devant ce fameux complément de revenu qui rehausserait de façon notoire le niveau de vie des RSAstes en emploi. Au-delà du (faux ?) débat sur le financement du RSA, qu’en est il vraiment des premier résultats de ce complément ?

Témoignage d’une Rmiste qui a repris une activité en temps partiel

10 avril 2008

Débat: La valeur travail sans le salaire.

mercredi 9 avril 2008 par Réseau d'allocataires solidaires

La messe est dite. Il fallait être un croyant bien convaincu pour gober les termes du pari de Martin Hirsch : qui pouvait sincèrement penser que le gouvernement qui rogne sur la moindre dépense sociale allait brusquement investir plusieurs milliards d'euros pour augmenter le revenu des travailleurs pauvres ?

En quelques phrases, Sarkozy vient de mettre un point final à cette douce utopie et ramener les acteurs du Grenelle de l'Insertion à la réalité : il y aura bien un RSA, mais sans moyens financiers.

Stupeur et tremblements …. Mais qu'est ce qu'un RSA sans moyens financiers, s'interrogent les médias qui depuis un an avalent les oraisons de Martin Hirsch sans même avoir pris la peine de lire les textes de lois qui encadrent les expérimentations.

Nous autres, Rmistes de toute la France aurions pu leur donner la réponse, les réponses, depuis un an.

Le RSA sans moyens financiers, c'est la fin du RMI, tout simplement, c'est l'emploi en miettes et la solidarité en charpies.

Val d'Oise début avril : les travailleurs de la CAF sont en grève, les usagers solidaires. Normal, la fermeture de la CAF, ils y sont habitués, les antennes ont été fermées presque une semaine sur deux cet hiver, à cause du retard pris dans les dossiers.

Drôme, hiver 2007 : le conseil général affame des centaines de travailleurs précaires, qui ont trop peu d'heures pour bénéficier du régime saisonniers de l'Assedic, et à qui on interdit désormais le RMI pendant les périodes creuses.

Bouches du Rhône, hiver 2007 : désormais, l'insertion est informatique. Chaque nouvel entrant au RMI remplit un questionnaire et est immédiatement orienté vers des démarches d'insertion professionnelle OU sociale. Miracle de la technologie, 92 pour cent des allocataires n'ont pas de problèmes sociaux et sont dirigés d'office vers l'ANPE ou les officines de placement privé. Appuyez sur entrée, et plus de mal logés, plus de malades, que des employables.

Mars 2008 : la bouche en cœur , on nous annonce que le nombre de Rmistes a baissé de huit pour cent. Seulement ? Le trucage des chiffres du chômage est devenu un marronnier journalistique, mais pourtant aucun d'aux n'ira chercher ce que signifie « la baisse mécanique due à la réforme de l'intéressement. C'est pourtant simple : au moins un tiers des Rmistes est en emploi à temps partiel, parmi lesquels toutes les personnes embauchées en contrats aidés. Jusqu'en 2006, une personne qui bénéficiait du cumul allocation\ salaire était comptabilisée dans le nombre des Rmistes pendant toute la durée de ce cumul , jusqu'à un an. Depuis la réforme, au bout de trois mois, il ne s'agit plus de cumul mais d'une prime forfaitaire.

Les précaires concernés sortent des statistiques.

Ce même mois de mars 2008, la Caisse Nationale d'Allocations Familiales se félicite des résultats de la lutte contre la fraude. Elle a bien raison. Pas très difficile de tomber sur ce qu'on a toléré pendant des années pour garantir un semblant de paix sociale. Et que je te sucre les allocs des couples qui ne se déclaraient pas pour ne pas perdre un tiers de leurs ressources, et que je tombe sur le dos des étudiants qui percevaient le RMI plutôt que d'aller réviser à Mc Do ou à Télé Performance. Et que je t'oblige les mères isolées à faire des procédures judiciaires pour obtenir trois francs six sous d'un ex dans la dèche ou violent, sous peine de perdre toute allocation.

Le RSA au rabais ? Le bâton sans la carotte, brutal.

Question à cent euros : que reste-t-il à expérimenter à part la précarisation maximum pour les départements qui savent ne rien avoir à attendre en moyens financiers de la part de l'Etat . Dans quarante d'entre eux aujourd'hui, les politiques peuvent décider librement du niveau de cumul allocation/ salaire, et aussi de maintenir ou pas les aides au transport, au logement, à la garde d'enfants. Bref décider ou pas de payer pour les pauvres au lieu de garder le fric pour des aides attractives aux entreprises.

Dans tous les départements, depuis la loi TEPA, chaque Président de Conseil général, bien souvent également maire ou député ou élu régional peut décider de moduler à sa guise les contrats aidés, plus ou moins de rémunération, plus ou moins de durée , plus ou moins de possibilités d'y recourir pour des besoins d'emploi même durable. Tiens, les collectivités publiques sont aussi les employeurs qui recourent le plus à ce type de contrats, dans les écoles, dans les administrations , et même dans….les services de contrôle des allocataires de minima sociaux. A part Martin Hirsch, quelqu'un pour croire au Père Noel et penser que les patrons vont décider en toute générosité d'accorder de nouveaux droits à leurs salariés?

Et nous, alors, les millions qui passent chaque année par la case RMI version RSA , que nous reste-t-il à expérimenter, à part la chute dans un dispositif ou la valeur travail est devenue l'alpha et l'oméga de l'insertion, une valeur à laquelle on nous impose d'accorder tant de prix qu'elle devrait nous suffire en elle-même et nous dispenser de demander un salaire décent et les moyens d'en vivre ?

La réponse est forcément brutale, elle aussi. De l'ordre du « fait divers « encore trop souvent.

Caissières de supermarché en garde à vue pour avoir pratiqué la démarque inconnue, étudiants matraqués pour avoir réquisitionné de la bouffe au supermarché après une assemblée générale ou se sont notamment discutés les moyens de lutter contre la hausse des droits d'inscription.

Télescopage des images : une page de pub , des Monsieur ou Madame tout le monde défilent dans une rue ordinaire, en criant « Trop cher, trop cher », les commerçants baissent leurs rideaux en toute hâte. Une page d'infos, émeutes de la faim en Egypte et au Sénégal, le printemps commence au Sud cette année, ailleurs des millions d'interdits de RMI n'ont pas attendu le mois de mai.

lien vers cet article: http://www.collectif-rto.org/spip.php?article634

8 avril 2008

Sarkozy tape sur les chômeurs

Le chef de l'Etat annonce une loi pour sanctionner les chômeurs qui refusent deux offres d'emploi. Et déclare que le RSA sera «calibré» en fonction des disponibilités financières de l’Etat.

Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : mardi 8 avril 2008

Le gouvernement présentera «dans les prochains jours» un texte pour «tirer les conclusions» du refus par un demandeur d’emploi de deux offres d’emploi «raisonnables». C’est ce qu’a déclaré cet après-midi Nicolas Sarkozy en marge d’un déplacement à Cahors.
Le Président n’a pas donné plus de précisions sur ces «conclusions», mais au cours de la campagne électorale de 2007 et depuis son élection à la présidence, Nicolas Sarkozy s’est à plusieurs reprises prononcé pour des «sanctions» à l’encontre des demandeurs d’emploi qui refuseraient deux offres d’emploi considérés valables. En septembre dernier, il avait annoncé son intention de définir sur ce dossier «avant la fin de l’année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes».

Lors de ce déplacement sur «la réforme de l’administration territoriale de l’Etat», le chef de l’Etat a durci le ton sur les politiques sociales, en partie responsables selon lui du déficit et de la dette. «Les dépenses sociales sont indispensables pour notre pays mais si le poids des prélèvements obligatoires est tel que les emplois se délocalisent, ça crée des chômeurs en plus et ça fait exploser les dépenses sociales», a fait valoir le chef de l’Etat.

«Matignon veut calibrer et reconfigurer le RSA»

Première victime de cette vision des politiques sociales: le revenu de solidarité active (RSA), âprement défendu par Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives. Il serait finalement calibré en fonction des finances de l’Etat. Autrement dit, un RSA au rabais. Le revenu de solidarité active est «une idée extrêmement intéressante», juge encore Nicolas Sarkozy, mais «il faut le calibrer en fonction des disponibilités financières qui sont les nôtres». Le Président assure néanmoins que le RSA comme la fusion des minima sociaux «sont des engagements que j’ai pris et que je tiendrai».

Le RSA garantit à un allocataire de minima social une augmentation de ses revenus lorsqu’il trouve un emploi. Il est actuellement expérimenté dans 34 départements. Martin Hirsch veut le généraliser en 2009, ce qui coûterait entre 2 et 3 milliards d’euros. Mais Le Figaro affirme, de source gouvernementale, que le coût du RSA «devra tourner autour d’un milliard d’euros». Ce sera «un RSA un peu différent de celui imaginé par Martin Hirsch», selon cette source, car «Matignon veut "le calibrer et le reconfigurer" et exclut qu’il soit pérenne, c’est-à-dire qu’il puisse être versé à quelqu’un ad vitam aeternam». Pressentant les difficultés auxquelles il pourrait se heurter pour imposer son idée phare, Martin Hirsch a de son côté affirmé, également mardi, dans Le Pèlerin, qu’il ne voulait pas d’un RSA «au rabais».

 

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