12 mars 2026

Dix jours de guerre ont empoisonné le golfe Persique pour une génération

 


120 incidents environnementaux dans 11 pays en 72 heures. Comment la guerre contre l’Iran contamine l’air, l’eau et les écosystèmes marins du Golfe pour des décennies.
Mohammed Omar, House of Saud, 10/3/2026
Traduit par Tlaxcala
 

RIYAD — Dix jours de missiles iraniens, d’essaims de drones et de frappes aériennes de représailles ont tué des dizaines de personnes et poussé le pétrole au-dessus de 110 $ le baril. Mais la victime la plus durable de la guerre est peut-être invisible aux caméras satellites et aux radars de poursuite de missiles : le golfe Persique lui-même. L’Observatoire des conflits et de l’environnement (CEOBS) a déjà catalogué 120 incidents environnementaux dans onze pays en à peine soixante-douze heures de combats, et ce nombre continue d’augmenter. Les raffineries en feu à Téhéran, Ras Tanura, Fujaïrah et Abou Dhabi déversent des milliers de tonnes de particules cancérigènes dans un ciel partagé par 150 millions de personnes. Des pluies noires acides sont tombées sur des villes iraniennes. Du pétrole brut fuit de pétroliers endommagés dans des eaux si peu profondes et fermées qu’une seule marée noire majeure met des années à se disperser. Les usines de dessalement — l’unique source d’eau potable pour des dizaines de millions de personnes — se trouvent à portée de missile d’un belligérant qui a déjà démontré sa volonté de frapper des infrastructures civiles. Les dommages environnementaux causés par la guerre de 2026 contre l’Iran pourraient prendre une génération à être réparés, et la facture de la remise en état n’a même pas encore commencé à être chiffrée. (..)

Suite de l'article 

28 avril 2018

Un étrange pressentiment de catastrophe


Si, ouvrant les yeux sur la réalité, on se laisse aller à une réflexion globale, tâchant d’éviter les a priori, les pessimismes ou les utopies du moment – toutes choses loin d’être faciles – apparaissent, venant de différentes directions, les signes d’une prochaine fin de la civilisation occidentale. Rien d’original, en fait, dans ce constat. Un nombre croissant de scientifiques, d’historiens, d’intellectuels le partage.

Le New Scientist vient de consacrer plusieurs papiers à ce sujet. La réponse, pour résumer, est : oui, nous assistons à l’amorce d’une fin, ..

Suite sur revmed.ch
 

20 mars 2018

Le petro, la monnaie virtuelle du Venezuela, déjà sanctionné par les Etats-Unis

 

Ce lundi 19 mars, le président Donald Trump a signé un décret qui « interdit toute transaction et toute source de financement de tout citoyen américain en monnaie virtuelle émise par le gouvernement vénézuélien depuis le 9 janvier dernier », visant donc le petro...

Lire sur RFI

7 mars 2018

Nos guerres (image)


25 février 2018

Effondrement de la civilisation ? Entretien avec Pablo Servigne - Thinkerview

Effondrement de la civilisation ? Pablo Servigne [EN DIRECT]

Published by Thinkerview on Fri, 23 Feb 2018 17:20:02 GMT

 

4 avril 2017

Présidentielle 2017 et transition énergétique: analyse comparative des programmes

La transition énergétique n'est pas une option, c'est une nécessité. Une loi a été votée en ce sens en 2015, et même si elle ne répond pas vraiment à toutes les attentes, elle illustre à minima l'importance qu'a pris le sujet dans la politique contemporaine. J'ai donc voulu regarder les programmes sous l'angle de la transition énergétique, afin de mieux cerner à quel point les candidatEs prenaient en compte cet enjeu...

 

14 novembre 2016

Lanceur d'alerte (film)


Source Youtube

Court métrage de fiction

En piratant la jeunesse dorée, Manon et Léo tombent par hasard sur un mail qu'ils n'auraient pas du voir...

L'histoire a été inspirée par ce mail :
https://wikileaks.org/clinton-emails/...

Avec Ernst Umhauer, Adrien Melin, Roxane Bret, Jean-Erns Marie-Louise, Christelle Cornil, Guillaume Franchin, Benjamin Haddad, Sophie Kircher, Sidney Zaoui, Elisa Sergent et Elliot Delage.

Scénario : Guillaume, Jeremy, Bastien
Réalisation : Guillaume Desjardins & Jeremy Bernard
Assistant réal : Jeremy Bernard
Producteur exécutif : Bastien Ughetto
Son : Vincent Da Silva & Pierre Hermand
Musiques : Edouard Joguet - edjmusic.com
FX : Arnaud Huck

Pour aider les réalisateurs:
TIPEEE ► http://tipeee.com/les-parasites

SITE ► http://lesparasites.net
 

28 juillet 2016

Si on ne fait rien : une mise en garde qu’il faut écouter

 Source : Blog de R M Jennar

Gael Giraud, économiste du CNRS, auteur de L’illusion financière (Ed. de l’Atelier, 2012) et chef économiste de l’AFD (Agence Française de développement) sonne l’alerte sur la catastrophe écologique et économique mondiale en cours qui s’accélérera à partir de 2030 ou 2050 :


Gaël Giraud, chef économiste de l'AFD, 7... par littlebigfred

Allons nous léguer l’apocalypse à nos enfants ?
 

29 mai 2016

« On bloque tout ! », force des sans-pouvoir


Depuis l'invention de la grève générale en 1842, le blocage des approvisionnements énergétiques s'est maintes fois révélé une force des faibles, une arme du mouvement social et une fête émancipatrice... 


Lire sur le blog de cbonneuil ... 
 

25 mai 2016

Tambours de guerre au Venezuela (Pagina 12)


Depuis ses origines, le processus bolivarien a été identifié par Washington comme une tumeur dont il fallait rapidement débarrasser l’hémisphère. Pour ce faire, tous les moyens possibles ont été utilisés, sans résultat : ni le coup d’état, ni la grève du pétrole, ni le harcèlement diplomatique, politique et médiatique n’ont eu les effets escomptés.

Sur le terrain électoral, Chavez l’a largement emporté, résistant de pied ferme face aux coups portés à son égard et avec l’appui enthousiaste de son peuple.

La Maison Blanche a amplifié ses agressions une fois que le lent mais implacable et progressif assassinat de Chavez a été déclenché. Après sa mort, l’offensive est devenue encore plus brutale.

Sans aucune retenue, des bandes mercenaires uribistes [1] ont pénétré tout le pays pour y semer violence et mort, tout comme le font aujourd’hui les « mareros » qui sévissent chaque jour au Salvador (...)
 
Suite sur le Grand Soir 
 

17 mai 2016

Sale temps pour les Seoud


Empêtrés dans le bourbier yéménite dont ils ne voient pas le bout du tunnel (chose que nous avions annoncée il y a bien longtemps), paniqués par le retour de l'Iran, giflés en Syrie où leurs plans se sont effondrés, les Saoudiens ont dégainé leur ...



25 novembre 2015

Vite, il faut sauver Daesh des Russes!


25/11/2015 Le grand élan cosmique pour une vertueuse coalition contre l’ennemi commun Daesh n’était bien évidemment que du flan. A peine dix jours après les tueries de Paris et l’appel à l’union sacrée d’un Président-Poire français éberlué, Washington a rapidement calmé les audaces du toutou et remis tout le monde dans le rang. Comme avant, la Russie et Bachar al-Assad restent donc les ennemis à abattre, bien loin devant Daesh que l’on va continuer à instrumentaliser dans la région. Accessoirement, Ankara a également volé au secours de l’Etat Islamique en abattant un chasseur russe, histoire de faire comprendre à Moscou qu’on ne touche pas impunément à la poule aux œufs d’or. Il est vrai que c’est via la Turquie que le groupe terroriste écoule son pétrole et assure ainsi une grande partie de son financement, offrant au passage une rente confortable à Ankara (1) tout en fixant les rebelles kurdes. Ce nouveau front sert d’ailleurs si bien les intérêts US qu’on ne serait même pas étonné d’apprendre qu’ils ont poussé la Turquie à la manœuvre. Bref, on l’aura compris, Daesh rend décidément trop de services à trop de gens pour qu’on laisse la Russie nous en débarrasser. (...)

suite sur Entrefilets ...
 

Cop21 Qui a peur de la transition énergétique ? (vidéo 5 mn)


LES FILMS DU REVEIL - Qui a peur de la transition énergétique ? 


les scientifiques ont fait le relevé des combustibles fossiles connus à ce jour dans le sous-sol de la terre. Ils représentent 2700 gigatonnes d'émissions potentielles de CO2, soit 5 fois ce que l'humanité peut supporter. Que faire ?

21 novembre 2015

Une vidéo de 3 minutes pour comprendre les dessous de la guerre en Syrie


La Vie, septembre 2013
En sous-main du conflit syrien, la rivalité entre le Qatar et l'Iran autour du champ gazier le plus important du monde et les intérêts géostratégiques des pays du Golfe. Explications en 3 minutes avec notre carte interactive...

 

2 mai 2015

L'effondrement qui vient


L'effondrement qui vient - Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Geneviève Azam

Une présentation de Pablo Servigne et Raphaël Stevens à l'occasion de la sortie de leur (excellent) livre:
"Comment tout peut s'effondrer".

Il est question de croissance, de ressources planétaires, et de perspectives d'avenir.



Voici quelques extraits de ce livre dont il est question dans la vidéo : http://partage-le.com/2015/04/comment-tout-peut-seffondrer-la-fin-des-energies-industrielles-et-le-mythe-des-renouvelables/
   

28 janvier 2015

Boko Haram : le bras armé de l’Occident pour détruire le Nigéria et chasser la Chine du Golfe de Guinée



Les amis du Nigéria ne sont pas ceux qui, par une communication surfaite, proposent leur « aide » pour lutter contre la secte islamiste. Il s’agit plutôt d’embrasser l’ennemi nigérian pour mieux l’étouffer ! Premier pays producteur de pétrole en Afrique et sixième mondial avec 2,5 millions de barils par jour, le Nigéria a commis le « crime » de céder des puits de pétrole à la Chine. Une concurrence jugée insupportable pour les USA, la France et l’Angleterre qui pompent le pétrole nigérian sans inquiétudes depuis 50 ans. De leur côté, les pétromonarchies arabes s’inquiètent d’un Nigéria trop puissant qui pourra ne plus se soumettre au diktat de l’Arabie Saoudite et du Qatar sur le marché du pétrole et du gaz. A l’image de l’Iran (2ème) et du Venezuela (5ème producteur de pétrole mondial) qui gèrent leur pétrole en toute souveraineté. Boko Haram est le cheval de Troie qu’utilisent les puissances impérialistes pour contrer la Chine et détruire la première puissance économique africaine qu’est devenu le Nigéria en le divisant en deux états comme au Soudan.
 
Lire la suite sur  ToubainfOTV ...
 

23 août 2014

Glace noire



Déversements de pétrole en Russie, une crise sans fin

Greenpeace a mené une enquête sur le désastre en cours et a accumulé des preuves montrant que le pétrole s’infiltre dans les rivières et les terres agricoles. Ces fuites de pétrole provenant des oléoducs s’étendent et produisent une épaisse boue lourde, laquelle asphyxie les plantes et les animaux et force la population à abandonner la zone. Le pétrole contamine les aliments et les réserves d’eau potable, et les résidents doivent vivre en sachant très bien que les rivières, les forêts et l’air posent désormais des risques graves pour leur santé.

En 2010, le monde entier avait les yeux rivés sur BP lorsque l’entreprise déversa accidentellement l’équivalent de 4,9 millions de barils de pétrole dans le Golfe du Mexique. Pourtant, l’industrie pétrolière russe déverse 30 millions de barils sur les terres chaque année — sept fois la quantité qui s’est échappée lors de la catastrophe de Deepwater Horizon — le tout souvent sous le voile du secret et de la corruption. Et tous les 18 mois, l’équivalent de quatre millions de barils se répand dans l’océan Arctique, là où ce pétrole devient le problème de tous.

Lire la suite sur Greenpeace ....

24 mai 2014

Les dessous de l'affaire Boko Haram


« Sauvons notre fric ! »

27 avril 2014

L’humanité n’a plus d’avenir



Le Blog de Superno | 18 avril 2014

Sans transition, laissons tomber les vallseries, les cambadelleries (“On n’a pas de croissance”, “il faut renégocier Maastricht”… Pauvre bouffon) et autres joyeusetés court-termistes et franco-françaises pour nous intéresser… à l’avenir de l’humanité. Pas le journal, hein, l’humanité. Nous, les humains. Et notre descendance.

Quelle étrange idée, me direz-vous ? Tu auras beaucoup plus de lecteurs si tu excites les pro et les anti-Dieudonné, ou si tu sors un scoop que personne n’avait encore osé publier, comme la marque de la brosse à dent de Madame Valls ou la cylindrée du scooter de Hollandréou. Tu seras “mainstream”, comme tes collègues plumitifs, qu’ils soient grassement rémunérés, ou besogneux bénévoles. Tu colleras à l’actu.

Ben oui, mais je préfère revendiquer le droit à la différence, et m’intéresser aux problèmes intéressants. Ceux qui concernent le petit avenir que j’ai encore sur terre, et accessoirement celui de ceux qui vont prendre la suite, auxquels je souhaite sincèrement bon courage et surtout bonne chance.

En théorie, préparer l’avenir, ce devrait être le boulot de ceux que nous élisons pour nous représenter, non ?

Force est de constater que non. Une fois élus, ils ne pensent qu’à jouir et abuser de ce pouvoir, en oubliant subitement leur rôle théorique. Etoffer leur palmarès féminin, alors que “dans la vraie vie”, s’ils étaient, je ne sais pas, moi, plombiers ou, soyons fous, informaticiens, ils auraient vraisemblablement plus de mal à attirer l’attention de jeunes saltimbanques au physique avantageux. Faire fructifier leur compte en banque et celui de leurs amis, au besoin dans les paradis fiscaux. Se faire cirer les pompes dans les palais nationaux. Et politiquement, faire de la comm, lancer des os aux “journalistes” qui les happent et les mâchouillent goulûment, passer leur temps à tenter de se justifier des conneries qu’ils font, ou alors dénigrer celles de leurs adversaires. Leur horizon intellectuel s’arrête aux élections municipales, voire européennes pour les visionnaires. Pour le reste, ben il faut baisser les dépenses publiques pour rembourser les banksters, il faut alléger les charges des zentreprises pour les rendres plus compétitives, et lutter contre la délinquance des zimmigrés et l’antisémitisme de Dieudonné. Et par dessus tout, relancer la croissance pour créer des zemplois. J’ai bon ?

Pour l’anecdote, on notera que certains politiciens s’autoproclament “écologistes”, qu’ils ont plein de bonnes idées pour l’avenir. Hélas, sitôt arrivés au pouvoir, en général en s’alliant avec ceux que je décrivais dans le paragraphe précédent, ils se comportent exactement comme eux. Ils distribuent des légions d’honneur aux copains, et acceptent sans moufter les aéroports inutiles, les EPR, et se taisent, ravalant leur honte, lorsque leurs alliés ne tiennent aucune de ses promesses de démantèlement des centrales nucléaires ou de vote des étrangers, sans même parler de l’invasion de mesures libérales qui ne font que rapprocher le statut de salarié de celui de l’esclave.

De toute façon, Hollandréou se fout totalement de l’écologie, la meilleure preuve c’est qu’il vient de nommer à la tête du ministère son ex, une bouffonne totale, dont le but est davantage de passer à la télé que de sauver la planète. 
 
 

J’ai commencé à parler de Peak Oil dès les débuts de ce blog en 2007. J’en ai parlé, reparlé, un paquets de fois. Puis, élargissant le problème du “Peak Oil”, j’ai parlé du “Peak Everything” .

Globalement, plus personne ne parle de ça, ou alors dans l’anonymat. L’écologie est passée de mode, Hulot a été remisé au placard, et Duflot repeinte en gris pour ne pas déparer la ligne libérale qui fait désormais l’unanimité chez les politicards qui ont leur rond de serviette dans les médias.

C’est bien, alors, les problèmes ont disparu. Il suffirait donc de “relancer la croissance” et “augmenter la compétitivité des zentreprises” pour faire diminuer le chômage et augmenter le pouvoir d’achat qui va permettre de s’acheter toutes sortes de chinoiseries siglées et hors de prix, ce qui est assurément le but de toute vie.

Hélas, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Il ne suffit pas de ne plus parler du problème, et de parler de Dieudonné ou de Gayet à la place, pour qu’il disparaisse.

Le problème, il continue de progresser, de se rapprocher de nous, de bientôt nous envahir de telle sorte que plus personne ne pourra l’ignorer. Sauf les aveugles, bien entendu.

Je vais donc commencer ce billet par la traduction d’un article paru dans le journal britannique “The Guardian”. Il ne s’agit pas d’un brûlot décroissant ou marxiste, mais d’un journal qualifié de “sérieux” et de “centre-gauche”. Ramené chez nous, ça veut dire “très à droite”, plus encore que Hollande, c’est dire. En tout cas pas le genre à contester trop violemment l’ordre établi.

Le contexte, c’est que le néo-Thatchérien Cameron, celui qui se moque de Hollande sous prétexte qu’il ne serait pas assez libéral, alors que ce dernier fait tout pour lui démontrer le contraire, a décidé de se lancer dans le gaz de schiste, pensant, le con, qu’il y va de l’avenir de “son” pays et surtout des dividendes de ses actionnaires. Comme on va le voir, c’est pas gagné…
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[les puristes trouveront l’article original ICI ]

Un ancien géologue de British Petroleum (BP) a prévenu que l’âge du pétrole bon marché est terminé depuis longtemps, entraînant un danger de « récession continue » et un risque accru de conflits et de famines.


Lors d’un cours sur les « risques géologiques » ce mois-ci dans le cadre du cours post-universitaire « Catastrophes naturelles pour les assureurs » à l’University College de Londres (UCL), le Dr Richard G. Miller, qui a travaillé pour BP à partir de 1985 avant de prendre sa retraite en 2008, a déclaré que les données officielles de l’agence internationale de l’énergie (AIE), de l’administration américaine de l’information sur l’énergie (EIA), du Fonds Monétaire International (FMI) entre autres sources, montraient que le pétrole conventionnel avait très probablement connu son pic vers 2008.

Le Docteur Miller a critiqué la ligne officielle de l’industrie selon laquelle les réserves globales vont durer 53 ans au rythme de consommation actuel, pointant le fait que le « pic est le résultat d’un déclin de la production, pas du déclin des réserves ». Malgré de nouvelles découvertes et le recours croissant au pétrole et au gaz non conventionnel, 37 pays sont déjà dans l’après-pic, et la production globale de pétrole décline d’environ 4.1 % par an, soit 3.5 millions de barils/jour (b/j) par an :


« Nous avons besoin de produire l’équivalent d’une Arabie Saoudite en plus tous les 3 ou 4 ans pour maintenir et faire croître la production… Depuis 1986, les nouvelles découvertes ont été inférieures à la consommation. Nous sommes en train d’assécher nos réserves, même si ces réserves augmentent en apparence chaque année. Elles augmentent grâce à l’amélioration de la technologie dans les anciens champs, augmentant la quantité que nous pouvons récupérer – mais la production diminue néanmoins de 4.1 % par an.

Le Docteur Miller, qui entre 2000 et 2007 préparait pour BP les projections internes sur l’avenir de la production de pétrole, parle du phénomène comme du « problème du distributeur de billets » – « davantage d’argent, mais des retraits quotidiens toujours plafonnés ». En conséquence : « La production de pétrole liquide conventionnel a été stable depuis 2008. La croissance dans la production liquide depuis cette date est largement due aux gaz naturels liquides [NGL] éthane, propane, butane, pentane et pétrole issu des sables bitumineux.

Le Dr. Miller est le co-éditeur d’une édition spéciale du prestigieux journal « Transactions Philosophiques de la Royal Society A », de ce mois, sur l’avenir de la production pétrolière. Dans un article d’introduction co-écrit avec le Dr. Steve R. Sorre, co-directeur du Sussex Energy Group à l’univerté du Sussex à Brighton, ils affirment qu’au sein des experts de l’industrie pétrolière, « il y a un consensus croissant pour dire que l’ère du pétrole bon marché est terminée, et que nous entrons dans une phase nouvelle et très différente ». Ils s’associent aux conclusions conservatrices d’une précédente étude approfondie du centre britannique pour la recherche sur l’énergie (UKCERC), financé sur fonds publics :


« …un déclin soutenu de la production conventionnelle mondiale semble probable avant 2030, et il y a un risque significatif que cela commence avant 2020… Dans l’état actuel des connaissances, l’apport du pétrole de schiste ne semble pas de nature à modifier significativement cette conclusion, notamment parce que la base de la ressource apparaît comme relativement modeste ».

En fait, la dépendance croissante au pétrole de schiste aggrave le taux de déclin sur le long terme :


« Une dépendance plus grande aux ressources pétrolières de schiste produites par la fracturation hydraulique exacerbera toute accélération des taux mondiaux de déclin, puisque ces puits ne connaissent pas de plateau et déclinent extrêmement vite – par exemple environ 90 % ou plus dans les 5 premières années. »

Les sables bitumineux subiront le même sort, concluent-ils, notant que « les sables pétrolifères du Canada fourniront seulement 5 millions de b/j vers 2030, ce qui représente moins de 6 % des projections de l’AIE pour la production de tous les liquides vers cette date.

Malgré la projection prudente du peak oil mondial global « avant 2020 », ils mettent également l’accent sur la chose suivante :


« La production de pétrole brut a augmenté d’environ 1,5 % par an entre 1995 et 2005, mais a alors atteint un plateau avec davantage d’augmentation récente de la production sous forme de liquides, largement due au gaz naturel liquide, aux sables bitumineux et au pétrole de schiste. On s’attend à ce que ces tendances se poursuivent… La production de pétrole brut est largement concentrée dans un petit nombre de pays et dans un petit nombre de champs géants, 100 de ces champs fournissant la moitié de la production mondiale, 25 d’entre eux en produisant un quart, et un seul de ces champs (Ghawar en Arabie Saoudite) en produisant environ 7 %. La plupart de ces champs géants sont relativement anciens, beaucoup ont largement dépassé leur pic de production, la plupart des autres va probablement se mettre à décliner au cours de la prochaine décennie ou peu s’en faut, et on s’attend à ce que peu de nouveaux champs géants soient découverts. »

« Le pic final sera décidé par le prix – combien pouvons-nous nous permettre de payer ? », m’a dit le Docteur Miller dans une interview à propos de ce travail. « Si nous pouvons nous permettre de payer 150 dollars le baril, nous pourrions certainement produire plus moyennant une période de transition de quelques années pour les nouveaux développements, mais cela briserait à nouveau les économies. »

Miller explique que quoi qu’il en soit, le peak oil est arrivé alors que les conditions sont telles qu’en dépit de la volatilité, les prix ne pourront jamais revenir à leurs niveaux d’avant 2004.


« Le prix du pétrole a continuellement grimpé depuis 2004 jusqu’à aujourd’hui, en partant de 30 dollars. Il y a eu un grand pic à 150 dollars suivi d’un effondrement en 2008/2009, mais il est depuis remonté à 110 dollars et y est resté. L’augmentation du prix a permis beaucoup de nouvelles explorations et de développement, mais ces nouveaux champs n’ont en réalité guère augmenté la production, en raison du déclin des champs plus anciens. Ceci est compatible avec l’idée selon laquelle nous sommes plus ou moins arrivés aujourd’hui au pic. Cette récession, c’est à cela que ressemble le pic ».

Bien qu’il rejette l’idée selon laquelle le pétrole et le gaz de schiste pourraient empêcher un pic et le long déclin de la production globale de pétrole qui s’ensuivrait, Miller reconnaît qu’il y a encore un peu de marge qui pourrait apporter des dividendes conséquents, quoique temporaires, à la croissance économique américaine – même si c’est seulement un phénomène « à relativement court terme ».


« Nous sommes dans une cage de rats de laboratoires qui ont mangé tous les corn flakes et qui ont découvert qu’on peut aussi manger le papier d’emballage. Oui, on peut, mais… Le pétrole de schiste peut atteindre 5 voire 6 millions de barils/jours aux Etats-Unis, ce qui aidera énormément l’économie américaine, tout comme le gaz de schiste. Néanmoins, les ressources du schiste ne sont pas appropriées pour les pays plus densément peuplés, comme le Royaume Uni, car l’industrialisation de la campagne affecte bien plus de monde (avec bien moins d’accès à des espaces naturels alternatifs), et les bénéfices économiques sont répartis plus chichement entre plus de personnes. La production de pétrole de schiste aux Etats-Unis atteindra probablement son pic avant 2020. Il n’y aura absolument pas de production suffisante de pétrole de schiste pour remplacer les 9 millions de barils importés chaque jour. »

A leur tour, en prolongeant la récession économique globale, les prix du pétrole élevés peuvent réduire la demande. Puis un pic de la demande peut maintenir un plateau plus long de production pétrolière ondulante.


« Nous sommes probablement au Peak Oil aujourd’hui, ou du moins dans ses contreforts. La production pourrait pourtant encore augmenter un peu dans les prochaines années, mais pas assez pour tirer les prix vers le bas ; à la place, une récession continue dans la plus grande partie du monde peut conserver la demande à peu près stable pendant des années au prix de 110$/baril que nous avons actuellement. Mais on ne pourra pas faire croître la production d’environ 1,5 % par an aux prix d’aujourd’hui.

La dépendance fondamentale de la croissance économique mondiale à la fourniture de pétrole bon marché suggère qu’alors que nous progressons dans l’âge du pétrole et du gaz bon marché, sans faire les efforts qui s’imposent pour diminuer les impacts et la transition vers un nouveau système énergétique, le monde s’expose à un avenir de turbulences économiques et géopolitiques.


« Aux Etats-Unis, des prix du pétrole élevés sont corrélés avec les récessions, même si toutes les récessions ne sont pas corrélées avec des prix du pétrole élevés. Cela ne prouve pas qu’il y ait un lien de cause à effet mais il est hautement probable que lorsque les Etats-Unis paient plus de 4 % de leur PIB pour le pétrole ou plus de 10 % de leur PIB pour l’énergie primaire, l’économie décline alors que l’argent est aspiré dans l’achat de carburant plutôt que dans d’autres biens et services. Une pénurie de pétrole affectera l’économie toute entière. Je m’attends à ce qu’il y ait plus de famines, plus de sécheresses, plus de guerres pour les ressources et une inflation durable dans le coût énergétique de toutes les matières premières »

Selon une autre étude parue dans l’édition spéciale du journal Royal Society par le professeur David J. Murphy de l’University du Nord de l’Illinois, expert dans le rôle de l’énergie dans la croissance économique, le retour sur investissement dans l’énergie (EROI) pour la production globale de pétrole et de gaz – la quantité d’énergie produite comparée à la quantité d’énergie investie pour obtenir, livrer et utiliser cette énergie – est d’environ 15 et a tendance à diminuer. Aux États-Unis, le EROI de la production de pétrole et du gaz est de 11, en diminution ; et s’agissant des pétroles et biocarburants non-conventionnels, c’est largement moins de 10. Le problème, c’est que plus le EROI diminue, plus le prix de l’énergie augmente. Murphy conclut donc :


« …le prix minimum du pétrole nécessaire pour augmenter la production à court-terme se situe à des niveaux comparables à ceux qui ont provoqué des récessions économiques dans le passé. J’en conclus donc que, puisque le EROI du baril moyen de pétrole diminue, la croissance économique à long terme deviendra plus difficile à atteindre et à un coût financier, énergétique et environnemental croissant.

Le EROI actuel aux États-Unis, dit Miller, est tout simplement « insuffisant pour supporter l’infrastructure américaine, même si les États-Unis étaient autosuffisants, sans augmenter la production à un niveau encore supérieur à la production actuelle ».

Dans leur introduction à leur série d’articles pour le journal de la Royal Society, Miller et Sorrell notent que « la plupart des auteurs » de l’édition spéciale « reconnaissent que les ressources pétrolières conventionnelles » sont à un stade avancé de déplétion et que les carburants liquides vont devenir plus chers et de plus en plus rares.

Ils en appellent à une « réponse coordonnée » à ce défi pour en limiter l’impact, et notamment à des « changements drastiques dans les systèmes de transports mondiaux ». Alors que des « solutions au ‘peak oil’ respectueuses du climat sont disponibles », préviennent-ils, elles ne seront ni « simples » ni « rapides », et impliquent un modèle de développement économique qui accepte des niveaux de consommation et de mobilité plus bas ».

Lors de l’entretien que j’ai eu avec lui, Richard Miller était particulièrement critique vis-à-vis de la politique du gouvernement britannique, notamment l’abandon de projets de grande envergure de fermes éoliennes, la réduction des tarifs de rachat des énergies renouvelables, et le soutien au gaz de schiste. « Le gouvernement fera tout pour favoriser un rebond économique à court terme », mais cela liera plus étroitement la Grande Bretagne à un avenir basé sur le pétrole, et nous le paierons cher.

Voilà, voilà…

Je résume. Après 100 ans d’exploitation forcenée des ressources pétrolières (en fait 150, mais comme en 1862, la production mondiale fut de 3 millions de barils, soit 10 000 fois moins qu’aujourd’hui, mieux vaut avancer de 50 ans) qui ont mis des centaines de millions d’années à se former, nous avons dépensé et gaspillé plus de la moitié de la dotation, et à ce rythme, il n’y en aura plus dans 50 ans, et même bien avant, puisqu’on ne pourra jamais tout pomper.

Un politicien qui verrait plus loin que le bout de son nez aurait commencé à arrêter les frais et cherché des solutions depuis longtemps, mais hélas, comme les fourmis de 18 mètres avec un casque de scooter sur la tête, un politicien visionnaire, ça n’existe pas.

Au contraire, le politicien, plus il voit que ça s’épuise, plus il veut pomper. Or on a bien compris que plus on pompe, plus ça s’épuise vite. C’est alors que des margoulins, irresponsables et cupides, lui expliquent qu’il suffit de creuser le sous-sol, d’y injecter de l’eau sous pression avec force acides et produits chimiques bien dégueu, bref de massacrer irrémédiablement notre environnement, nos nappes phréatiques… pour faire repartir la croissance pour une bonne centaine d’années. Minimum.

Cameron, dont le pays est deux fois plus petit que la France pour une population similaire, a donc décidé de creuser des puits un peu partout, de massacrer le peu de campagne verdoyante dont il dispose et faire sillonner ses routes par des myriades de camions, pour espérer sortir du sous-sol qu’il aura définitivement dégueulassé, non pas 100 ans de production, mais plutôt… 10. C’est consternant de bêtise et de saloperie, j’espère que lui et ses semblables seront jugés pour crime contre l’humanité.

Pourtant le schéma est clair. Le pic de pétrole traditionnel est déjà dépassé, depuis 2008, et la production n’augmente plus. Après une phase de plateau qui ne durera pas longtemps, la production va décliner irrémédiablement, et il faudra dépenser de plus en plus d’énergie et d’argent, creuser de plus en plus profond, pour ramener le plus possible de ce qui reste.

Mais le pétrole de schiste est arrivé, d’abord aux États-Unis, et c’est la fête capitaliste qui reprend. Enfin, restons modestes, cela permet aux États-Unis d’être provisoirement un peu moins dépendants du pétrole extérieur. Sauf que cela éloigne toute notion d’écologie, de baisse de la consommation, sans même parler de décroissance.

Le réveil sera terrible. Car comme le dit l’article, le robinet du pétrole de schiste se fermera déjà dans quelques années, bien plus brutalement que celui du pétrole conventionnel. Et en même temps. Et comme on partira d’un niveau plus élevé, plus dure sera la chute. De toute évidence, l’économie n’y survivra pas, et on verra l’armée américaine saisir n’importe quel prétexte pour aller chercher du pétrole supplémentaire, chez ces terroristes iraniens ou vénézueliens, pourquoi pas.

Cette politique de l’autruche, ce décalage entre une réalité qui devrait être connue de tous, et en tout cas de ceux qui nous dirigent, et le comportement totalement aberrant, stupide et criminel qu’on nous encourage à adopter, le présentant comme le modèle de la réussite sociale (posséder plusieurs villas climatisées avec piscine surchauffée, avec plusieurs bagnoles, 4x4 ou SUV, une télé d’1m50 dans chaque pièce, une tablette numérique et un smartphone par personne (que l’on change tous les 6 moins sous peine d’être ringard) et partir à la moindre occasion à l’autre bout du monde, “faire du shopping” en hiver, et se faire rôtir le cul en été. Cette traque médiatique quotidienne du pouième de point de croissance, cette injonction à consommer coûte que coûte, ces épouvantables centres commerciaux qui continuent malgré la mouise à pousser partout, financés par de la monnaie de singe, en des endroits où l’on ferait assurément mieux de planter des tomates, des courgettes ou des fraises, plutôt que de les faire venir d’Espagne.

Tiens, rien qu’à Metz, deux nouveaux invraisemblables furoncles (ici et là), vont voir le jour. C’est dément et incompréhensible.

L’humanité est en train de crever, il n’y a plus de pétrole, l’économie capitaliste va s’écrouler, les abeilles disparaissent, la calotte polaire fond, dans moins de 100 ans il fera 5 degrés de plus et la planète sera invivable.

Les 67 milliardaires les plus riches possèdent autant que la moitié de l’humanité. Il y a quelques mois, une autre étude parlait de 85 milliardaires. On voit l’évolution. Ce sera bientôt 20, puis 10 et pourquoi pas un seul ?

Et pendant ce temps-là…

… on ne fait rien… au contraire.

Nos dirigeants aveugles, stupides et/ou corrompus, les mêmes qui nous ont refourgué les traités européens à l’insu de notre plein gré, s’apprêtent à adopter dans l’opacité la plus totale le Grand Marché Transatlantique (TAFTA) qui non seulement nous amènera le poulet à l’eau de javel, le veau aux hormones, les gaz de schiste, mais permettra surtout à ces multinationales qui déciment les abeilles, qui salopent le sous-sol, qui réchauffent la planète, de prendre officiellement le pouvoir, empêchant toute réaction des Etats. 
 


Et les mêmes tentent de nous persuader que l’urgence est de “relancer la croissance”, baisser les “charges”, les prestations sociales, les impôts des multinationales et des milliardaires, privatiser à tout va, “booster la compétitivité” en supprimant le SMIC et la réglementation, en officialisant les “petits boulots”…

Je vais vomir et je reviens.
 
 

20 avril 2014

Plastique business



Par Jean-Baptiste Auxiètre | Blog de Paul Jorion | 20 avril 2014

L’écologie pour les neuneus. Chapitre 1 : Le plastique, un exemple, par Jean-Baptiste Auxiètre

Nous prendrons ici le cas du plastique. Ce produit est un produit comme un autre et ce qui suit est en fait valable pour la majorité des produits que nous consommons, que ce soit le savon ou les voyages en avion pour aller en vacances.

Le plastique est un sous-produit du pétrole et comme tous les sous-produits du pétrole, la quantité fabriquée est globalement proportionnelle à la quantité de pétrole consommée, qui elle dépend du master produit : l’essence et le diesel.

Donc tant que l’on consommera autant d’essence ou de diesel, il sera fabriqué globalement autant de plastique.

En fin de chaîne, vous triez dans vos poubelles :

Si vous jetez dans la « bonne poubelle » votre sac plastique, il sera réutilisé et transformé en vêtement ou en autre objet en plastique : en gros, si vous le jetez dans la « bonne poubelle », on vous le revendra un jour, et il vous reviendra sous une autre forme, que ce soit « par la porte ou par la fenêtre ». Et sa quantité globale augmentera toujours tant que vous ne le jetez pas dans la « mauvaise poubelle ».

Où de toute façon il finira un jour car si ce n’est pas vous qui le jetez dans cette « mauvaise poubelle », un jour où l’autre quelqu’un d’autre finira par l’y jeter puisque de toute façon sinon le produit vous revient. Dans cette « mauvaise poubelle » il sera enfin brûlé ou enterré.

Donc si vous voulez être écologique, il faut non seulement ne pas consommer ce plastique mais pour cela il faut également ne pas consommer le master produit que sont l’essence ou le diesel. Tant que vous prendrez votre voiture, le reste du discours n’est qu’une autojustification d’un comportement soi-disant écologique mais qui ne l’est pas.

Le plastique business

Votre plastique devient une matière première

Quand vous jetez votre plastique dans la « bonne poubelle », comme on vient de le voir, votre comportement est en fait écologiquement neutre, par contre, économiquement, il ne l’est pas. Votre tri est en fait un travail qui ne vous rapporte pas d’argent mais en rapporte à d’autres. Par votre action de tri vous fournissez une matière première encore moins chère, le plastique recyclé, que le plastique issu de la transformation directe du pétrole. Vous enrichissez non pas ceux qui demandent de limiter la production en amont mais bien ceux qui augmentent la consommation du produit sous toute ces formes et donc justifie son utilisation. Il faut bien comprendre que l’argent ne va pas du tout à ceux qui pourraient rendre le comportement global plus écologique mais bien à ceux qui ont intérêt à ce que votre comportement le soit globalement le moins, tout en vous laissant croire qu’il l’est, pour vous donner bonne conscience

Le plastique mauvais produit : quand le sac plastique devient un pull


Nous avons jeté l’anathème sur le sac plastique : si vous en prenez un au supermarché plutôt que de venir avec le vôtre, vous serez regardé de travers. Donc c’est vu ! : le sac plastique c’est « cracra », « beurk ». Mais dans la galerie commerciale ou dans le supermarché lui-même on va vous le vendre quand même, ne vous inquiétez pas ! En effet la majorité des vêtements sont tout ou partie fabriqués en plastique (tout aussi mauvais pour les tortues marines !). La laine ou le coton dont on se servait majoritairement auparavant était produits par des agriculteurs ou éleveurs (vous imaginez ?). Ceux-ci ne sont jamais arrivés à se coaliser pour vraiment être un ou quelques intervenants économique importants. Que sont de petits agriculteurs chacun indépendant et ne se connaissant pas les uns les autres : une multitude ! Par contre l’industrie du plastique et pétrolière, ce ne sont que quelques intervenants et leur poids économique est considérable et de plus, politiquement stratégique pour un pays.

Votre produit enfin : la laine, tenait chaud quand il faisait froid et même pas trop chaud quand il faisait une température moyenne, votre pull en plastique est chaud dans le magasin mais comme il n’a pas de vertu thermique à proprement parler, il sera froid quand vous aurez froid ! Là non plus ne vous inquiétez pas : plutôt que de la bonne laine qui tient chaud naturellement, on vous vendra un produit super-design respirant et chaud coûtant encore plus cher mais en plastique, développé par des ingénieurs et qui finalement malgré ses qualités respirantes et / ou thermiques n’a même pas encore toute les qualités du produit original mais sera dit « produit de pointe » que l’on vous vendra une petite fortune, pour rentrer dans les frais des brevets.

Voir en ligne, http://www.pauljorion.com/blog/?p=64189

 

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