25 avril 2017

Deuxième tour de la présidentielle, un dessin vaut mieux qu'un discours

#SansMoiLe7Mai

 

24 avril 2017

Et maintenant, que cent "bastions" s'épanouissent... François Ruffin


Blog de François Ruffin | Dimanche 23 avril 2017

19,5 %, c’est excellent. Hourra au candidat. Bravo à son équipe. Désormais, nous sommes la gauche !

Pas « la gauche de la gauche », pas « la gauche radicale », encore moins « l’extrême gauche », « la gauche » tout court, toute simple, simplement parce que nous n’avons pas dérivé sur le radeau des naufragés de la pensée, entraîné par les seuls courants du marché, de la mondialisation, du conformisme.

Je l’écrivais par avance, la semaine dernière :

« Notre gauche à 15, 16, 17 %, c’est déjà énorme. C’est déjà plus que, avouons-le, je ne croyais, je n’espérais. Quoi qu’il advienne, second tour ou pas, troisième place ou pas, Jean-Luc Mélenchon a remis notre gauche debout, sur les rails, prête à affronter les puissances d’argent, l’Europe des marchands, plaçant en son cœur l’environnement. Et nous voilà maintenant, grâce à lui, qui pouvons causer d’égal à égal, sans baisser les yeux, sans honte de notre assise, de notre légitimité, qui pouvons parler d’égal à égal avec l’extrême droite de Madame Le Pen, avec la droite extrême de Monsieur Fillon, avec la droite souriante de Monsieur Macron, et même toiser un peu (pas trop, pas de péché d’orgueil) la gauche socialiste de Benoît Hamon.

Quelle remontada, comme on dit au Barça ! »

Maintenant, il ne faut pas s’arrêter là.
Jean-Luc Mélenchon n’a cessé de le répéter : « Je fais ma part du travail, faites la vôtre ! »
Alors, dès demain matin, sur le métier il faut remettre notre ouvrage.
Au boulot !, nous devons entretenir l’élan.
Ce résultat doit nous servir de tremplin.
Il suffit que nous donnions aux nôtres envie de voter, il suffit que nous les mettions en appétit avec un avant-goût d’espérance, et mathématiquement, abstention aidant, nos scores grimperont aux législatives. Nous pouvons, dès juin, remporter un paquet de victoires. Et peut-être même peser, pour de bon, dans la future assemblée…

Mais pour ça, il faut que, dès maintenant, dès ce soir, on en soit convaincu : 19,5 %, c’est vraiment excellent. Des sourires, et pas de larmes !
Evidemment, on aurait préféré qu’apparaissent sur l’écran d’autres tronches que Macron et Le Pen, avec l’ex-banquier d’affaires comme probable président. Mais 19,5 %, ça reste excellent.
C’est un tremplin, à nous de sauter. Sauter de joie, d’abord. Faut qu’on rit, faut qu’on danse, parce qu’on n’entraînera pas le peuple derrière nous avec des mines sinistres d’éternels vaincus, avec la liste de toutes les calamités à venir.


Peut-être est-il trop tôt.
Peut-être ne peut-on pas se livrer à cela à chaud.
Tant pis, je m’y avance.

Pour vous dire mon sentiment quant à la conquête, directement, du pouvoir suprême, alors que nous ne disposons quasiment d’aucun « bastion » : pourrait-on vraiment « diriger » ? Je renverrais, là, à mon entretien avec Antonio Gramsci :
Gramsci : La bourgeoisie s’est assurée le consentement d’énormes masses de citoyens, elle est à la direction intellectuelle et morale de nos pays, pas seulement de l’Etat, mais des médias, des universités, des mairies… L’Etat est une tranchée avancée, mais derrière se trouvent mille bastions et ensemble ils constituent une robuste forteresse. Vous pouvez prendre le palais de l’Elysée, mais rien ne changera dans le pays, car derrière les « bastions de la bourgeoisie » demeureront.
F.E. : Mais c’est quoi, ces bastions ?
A.G. : Ce sont les journaux, les magasins, les voitures, tout un mode de vie et de pensée, les aspirations, la morale, les coutumes, répandus par la classe bourgeoise, entrés dans les esprits et dans les mœurs, et que la majorité des citoyens ont fait leurs. Dès lors, des crises peuvent survenir, des krachs financiers, mais cette société civile résiste à ces irruptions catastrophiques. Comme le roseau dans votre fable, elle plie mais ne rompt pas.

Voilà pourquoi, dans les Etats à direction libérale, il faut remplacer la guerre de mouvement par une guerre de positions, il faut abandonner la stratégie bolchévique au profit d’une stratégie nouvelle qui se fonderait non plus sur la conquête pure et simple du pouvoir, de la seule « tranchée avancée », mais qui, en vue de cette « tranchée avancée », s’empare d’abord de la société civile, de ces « bastions ».

En d’autres termes, une classe doit être dirigeante avant d’être dominante.
F.E. : C’est quoi le distinguo ?
A.G. : Eh bien, la domination, c’est l’exercice du pouvoir gouvernemental, une coercition exercée par l’Etat. La direction, elle, s’ancre beaucoup plus profondément dans la société civile, elle se base sur un large consentement, et garantit une stabilité au pouvoir, à la domination.
Les intellectuels sont, en quelque sorte, les officiers dans cette guerre de tranchée. Car comment la classe dominante s’assure-t-elle l’adhésion des gouvernés ? Comment la philosophie de cette classe dominante est-elle promue au rang de sens commun ? Comment obtient-elle le consentement des classes subalternes ? Et comment ces classes subalternes pourront-elles renverser l’ordre ancien ? Les intellectuels, le travail intellectuel, jouent, dans cette bataille, un rôle de premier ordre.

Au fond, Jean-Luc Mélenchon et son équipe, durant cette campagne, ont avant tout fourni un immense travail intellectuel. Ils ont préparé des esprits. Ils nous ont ouvert la voie pour, d’abord, reprendre quelques bastions, acclimater l’opinion à des idées neuves, « Constituante », « transition écologique », « Plan B », qui avec des efforts formeront un autre « sens commun ».

En quelques mois, notre gauche a avancé d’un pas de géant, prête demain à « diriger ».
Continuons sur ce chemin !

(PS : pour nous, à Amiens, ça débutera concrètement ce mercredi 26 avril, à 18 h 30, salle des Provinces, avec Serge Halimi : « Préparer la déferlante ! »)


Plus de 60% des électeurs français ont voté pour des connards en connaissance de cause !


Le résultat de ce premier tour de la présidentielle française (s’il est validé) confirme nos pires cauchemars : au second tour seront opposés une ringarde raciste et un abruti propulsé sur le devant de la scène politique par les lobbies financiers et une oligarchie décadente. Pire encore le score du voyou de la droite, François Fillon avoisine les 20% ! 20 % d’électeurs français qui ont voté pour un truand...

Suite sur le blog du Yéti 
 

21 avril 2017

Quelle pourrait être la France de demain ? (vidéo le fil d'actu)

Chers électeurs français,Tatiana Jarzabek, alias Tatiana Ventôse, 28 ans, et l’équipe du Fil d’actu vous parlent :


L'élection présidentielle pose la question de l'avenir que les Français veulent pour leur pays. Le Fil d'Actu apporte son point de vue pour nourrir la réflexion collective sur le sujet. Si vous partagez ce point de vue, n'hésitez pas à partager la vidéo ;)

Voir en ligne :  youtube.com
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19 avril 2017

Argument anti-abstention : qui ne tente rien n'aura jamais rien


Dans le sac à arguments des abstentionnistes, on trouve pêle-mêle le “vote-qui-sert-à-rien”, les promesses qui de toute façon ne seront jamais tenues, le tous pourris… Et pour ponctuer le tout, la posture peut-être un peu facile de l’ennui :
D’un côté, je les comprends, mes amis dégoûtés. Ça fait des quinquennats qu’on se traîne de vote utile en vote inutile : celui qui consiste, faute de mieux, à élire le moins pire du pire pour avoir l’aussi pire en pire. Même en 2012, le Front de gauche laissait largement à désirer avec son boulet PCF.
Mais dans cette campagne 2017, ce n’est plus vrai...

Suite sur le blog du Yéti
 

13 avril 2017

Soumis à l’austérité budgétaire et au management néolibéral, l’hôpital est au bord du burn-out


20 000 postes ont été supprimés dans les hôpitaux français en quinze ans. Sur le terrain, le travail s’intensifie, les soignants ne cessent de courir après des objectifs intenables, et finissent souvent par s’effondrer. Ils ont l’impression de négliger les patients, et perdent le sens de leur travail. Ils craignent de commettre des erreurs et tirent la sonnette d’alarme : la qualité des soins diminue dangereusement et la mortalité des patients s’accroît. Mais cette sévère cure d’austérité devrait se poursuivre : le dernier plan de financement des hôpitaux présenté par l’actuel gouvernement promet 20 000 suppressions supplémentaires. L’avenir de l’hôpital se jouera aussi lors de ces élections présidentielles...
 
Suite sur Bastamag 
 

12 avril 2017

Syrie-Washington : Gaz et mensonges à tous les étages.


Jacques-Marie BOURGET, le Grand Soir, 11 avril 2017

L'histoire de la guerre est celle du mensonge. Dernière proposition américaine, dans une série qui remonte -pour le moins - au XIXe siècle : vitrifions la Syrie.

Difficile de survivre quand, sans jugement ni recours, le monde du bien vous classe dans le camp des salauds. De ceux qui rient dans les cimetières d’enfants en venant chicaner la réalité d’un bombardement au gaz sarin opéré par l’armée syrienne. Il faut nous apprendre à vivre avec ce tatouage intime, celui de l’infamie. La nôtre. Ce qui doit nous réconforter c’est d’être en compagnie de co-inculpés qui sont à la fois des hommes d’expérience et estimables. Je veux dire qu’ils ont passé leur vie à tenter de sauver le monde, tout au moins un peu.

L’autre soutien vient de la nature de ceux qui nous désignent comme compagnons de route des bourreaux. Etre accusé d’inhumanité par un champion de la chose, Donald Trump, est comme une médaille de la Résistance. A la liste de ceux qui nous mettent à l’index, je pourrais ajouter les dirigeants de l’Europe, mais c’est inutile, par contrat ils sont tenus d’obéir à Washington. Quant à l’opprobre de Madame Arthaud et de Monsieur Poutou, soutiens des bombes de Trump ? Elle nous importe aussi peu qu’un coup de piolet jadis donné dans un crâne barbichettu au Mexique, et seul Mélenchon garde ses nerfs. Maintenant installés dans le ghetto des méchants, et pourquoi pas des monstres, promis à la Cour Pénale Internationale des mauvais penseurs, il est temps de réfléchir à la lecture de notre acte d’accusation.

Abri d’Amiriya, Bagdad, 1991. (AFP)
Deux souvenirs forts me viennent aux yeux et en mémoire. Le 13 février 1991 je suis à Bagdad pour couvrir la Guerre du Golfe. Un ami me réveille à l’aube « les Américains ont bombardé un abri dans le quartier d’Al Amiria ». Je saute dans mes chaussures pour arriver devant un édifice lourd, en béton, à demi enterré. Les parois sont brûlantes comme une forge. Je ne peux m’engager dans un escalier que pendant quelques mètres avant de faire demi-tour, suffocant. Je passe ici deux jours et deux nuits. Le temps que les pompiers arrachent à ce four des corps charbonneux. Il y en a au moins quatre cents. Des femmes, des enfants et des vieillards venus ici pour se protéger de la guerre.


En écoutant la BBC, RFI les radios du Monde libre que je peux capter, j’apprends que ce « shelter » a été bombardé parce que Saddam Hussein se trouvait à l’intérieur... Ah bon... Saddam est mort ? Bien sûr que c’est une farce, une mauvaise excuse pour des guerriers décidés à tester, en vrai, l’efficacité de leur avion furtif et des ces nouveaux missiles perforants. Qu’est-ce que 400 morts tant qu’ils ne font pas couler les larmes des peuples de la Communauté Internationale. Madeleine Albright nous a donné la hauteur de la toise en indiquant que les enfants morts en Irak ça valait bien le prix de la démocratie. (*) Aujourd’hui, tapez Al Amaria sur Google... rien n’apparait. Pas de crime, pas d’abri, pas d’enfants assassinés.

Quelques années plus tard, au Kosovo, lisant du doigt les titres du Monde qui nous annonçait « des dizaines de milliers de morts »... j’ai cherché. Et pas trouvé. Les morts étaient aux abonnés absents. Ce qui est sans doute normal. Ces deux exemples sont ceux de deux mensonges. Des paroles des rumeurs puisqu’elles sont émises pour justifier l’attaque, la guerre qui est rarement « juste ». Riche de cette expérience, et de quelques autres, donc chat échaudé, je crains les communiqués officiels, ceux qui prétendent nous donner les bonnes raisons de la mort, les justes raisons des missiles et des bombes.

Je ne sais plus ce que l’on enseigne à l’école ? Jadis on enseignait la turpitude de la « dépêche d’Ems », imbroglio diplomatique qui a servi de prétexte pour engager la guerre. Un télégramme envoyé le 14 juillet 1870 par le chancelier Otto von Bismarck à ses ambassades et qui tronquait les propos échangés par son roi et l’ambassadeur de France.

En février 1898, nous sommes dans la baie de la Havane. Dépêché sur place pour protéger les intérêts américains, le navire de guerre « USS Maine » explose et coule. Poussée par les articles d’une presse incendiaire où tonnent de William Randolph Hearst et Joseph Pulitzer, publiés dans la presse jaune par William Randolph Hearst et Joseph Pulitzer, accuse l’Espagne de ce qui est un accident ou un naufrage volontaire. Et la guerre se met en marche le 25 avril 1898.

Plus d’un demi-siècle plus tard, même méthode, les 2 et 4 août 1964 la Maison Blanche nous annonce en urgence que « des accrochages maritimes ont eu lieu dans le golfe du Tonkin ». Des torpilleurs nord-vietnamiens « ont attaqué » deux destroyers américains. Comme la vérité marche à la vitesse d’escargot, ce n’est qu’en 2005 que les Américains, via la NSA, vont avouer le mensonge de Lyndon Johnson : les bateaux de Hanoï n’ont jamais ouvert le feu sur ceux de Washington. Nous sommes pourtant en route pour dix années de carnage.
En août 1995, il fait chaud à Sarajevo et brûlant quand un obus tombe sur le marché de Markale. Dans la minute les Serbes sont désignés comme auteurs du carnage. L’ONU qui prend le temps d’enquêter désigne clairement que le tir provient de la zone contrôlée par les Bosniaques. Qu’il s’agit donc d’une provocation au cours de laquelle des provocateurs tirent sur leur propre peuple. Peu importe. La cohorte de la Communauté Internationale pilotée par l’OTAN fait basculer la guerre du côté qui lui convient : les Serbes, qui vont plus tard donner quelques bonnes raisons à leurs adversaires- devront rendre gorge.

Dernier tableau de notre exposition « Docteur Folamour », le 5 février 2003 devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, Colin Powell, Secrétaire d’Etat, agite un tube qui contient un élément chimique des armes de destructions massives de Saddam Hussein. Vous connaissez la suite, le million de morts, un pays brisé, puis Daesch, et une région brisée. Peut- être bientôt un monde puisque ce que nous montre chaque soir Pujadas n’est pas « Une guerre contre le terrorisme », mais bien plus la première marche militaire d’une guerre mondialisée.
Le mercredi 5 avril, à l’endroit même où Powell a naguère agité son tube, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, brandi des photos d’enfants « morts en Syrie lors d’une attaque chimique » à Khan Cheikhoun. Elle a peut-être raison mais, comme on le dit dans les commissariats, elle a de bien mauvais antécédents judiciaires.

En dehors d’affirmer l’évidence, pourquoi Bachar Al Assad qui remontait la pente diplomatique et militaire, ce serait lancé dans une entreprise aussi folle ?
A ce jour je n’ai ni trouvé ni lu une réponse convaincante.

Le doute demeure et la vérité, comme dans l’affaire du golfe du Tonkin, ne doit pas attendre 30 ans avant d’être validée ou invalidée. Nous, les sceptiques qui méritons la fosse, sommes dans un doute de bonne compagnie. Ainsi Willy Wimmer, ancien vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE et ex-secrétaire d’État auprès du ministère allemand de la Défense n’est pas convaincu par le jugement et les bombes de Trump. « Les pays tels que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, qui ont commencé la guerre en Syrie il y a six ans, ne reculeront devant rien. Même la Charte des Nations Unies ne suffira pas à les arrêter. Ils mènent la guerre d’une manière connue. Dans des conflits qu’ils ont eux-mêmes créés. Nous le savons au moins depuis la guerre en Yougoslavie. Depuis 1990, il y a eu tant de mensonges. C’est un modèle que nous voyons dans la politique étrangère des États-Unis...Alors, ou nous arrêtons cela, ou nous nous attendons à des ennuis ! »

Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France en Syrie enfonce le même clou dans « Afrique Asie » : « Le moment unipolaire américain de 1991à 2011, a permis à « l’Empire le plus puissant ayant jamais existé à la surface de la Terre » de détruire les bases de la légalité internationale en établissant le nouvel ordre mondial voulu par les faucons de Washington. Ce qui se traduira en un temps record par l’abandon des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : souveraineté, non-ingérence, droit des peuples à l’autodétermination, droit de tout Etat à choisir librement son régime politique hors de toute ingérence étrangère, obligation de négocier en cas de conflit avant de recourir à l’usage ou à la menace d’usage de la force. La « communauté internationale » atlantique trouvera sa lampe d’Aladin dans un concept miraculeux, la Responsabilité de Protéger, version relookée du droit d’ingérence à connotation trop colonialiste. Les Nations-Unies seront instrumentalisées, voire ignorées lorsque le moteur unipolaire connaîtra ses premiers ratés : on fera grand cas des délibérations du Conseil de Sécurité lorsqu’il dit « oui-oui-oui », mais on passera outre lorsqu’il dit non.  »

Donner de la rationalité au coup de folie de Trump est bien difficile, sauf peut-être pour les exégètes de l’administration américaine qui remarquent qu’un certain KT Mc Farland est aujourd’hui vice-conseiller à la Sécurité nationale à Washington. Dans la passé, aux côtés du criminel de guerre Kissinger il a été l’un des champions de la politique « de l’homme fou ». Entendez qu’il faut faire les choses les moins prévisibles pour surprendre l’adversaire...

Outre la tentation de faire le fou, Trump a d’autres raisons qui le poussent à oublier sa promesse de bonne entente avec la Russie. Wall Sreet a fait remarquer à la maison Blanche que l’annonce d’une politique apaisée avec Moscou a fait, en quelques heures, lourdement chuter la bourse. Pour continuer de produire, de vendre, d’exploiter, de tuer, le lobby militaro-industriel américain a besoin d’un ennemi qui hante les citoyens et Hollywood, il faut donc raviver la légende : Poutine et Staline même combat.

Une seconde affaire d’argent, énorme, vient tout juste de tomber sur le bureau ovale. Lors de sa visite le 14 mars à Washington le vice-prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane Al Saoud, qui est également ministre de la Défense du royaume, a promis 600 milliards d’investissement aux USA afin d’améliorer les infrastructures. Voilà un thème de campagne de Trump financé, avec en prime l’odieux mur à la frontière mexicaine. En guise d’intérêts ce prince de la dictature saoudienne a demandé que Washington révise sa politique en Syrie. Que disparaisse Bachar et que la République devienne islamique.

Pour ce qui est du corps du délit, le sarin et les Tomawaks, l’investigation est mince. Sur 59 missiles tirés depuis la mer, 36 ont disparu en vol. Les Russes vantent en douce la qualité de leur dispositif de protection S 300... En outre le Tomawak, sauf à être tiré de très près, est plus chargé en carburant qu’en explosif. Ses effets – je les ai constatés en Irak ou à Belgrade- ne sont pas rédhibitoires. Ainsi l’aéroport militaire syrien de Shayran, qui était la cible, est-il intact. Dans son geste « d’homme fou », Trump semble avoir fait pas mal d’esbroufe. Comme la France vengeresse de 1983, après l’explosion du Drakkar, quand elle a bombardé le désert de la Bekaa pour y tuer un berger et son âne.

En ce qui concerne « la raison réelle » pour laquelle les États-Unis ont attaqué la Syrie, et que nous cherchons, l’ancien député américain Ron Paul, affirme qu’il s’agissait plutôt d’une action du “Deep State” contre le président Donald Trump et non pas une décision du Président lui-même. Explication du politicien pour qui l’administration a trompé Trump : "Ce qui s’est passé il y a quatre ans en 2013, vous savez, tout cela sur le passage de la ligne rouge ? Depuis, les néocons crient et hurlent, et une partie de l’administration a crié et hurlé à propos d’Assad et des gaz toxiques (comme Saddam et ses ADM). Il n’a jamais été prouvé en fait qu’Assad en ait utilisé, et la fonctionnaire de l’ONU, Carla Del Ponte, a déclaré que l’attaque chimique de 2013 a probablement été faite par les rebelles. Il n’y a aucun sens, pour Assad, d’utilisation soudaine de gaz toxique. Je pense qu’il n’y a aucune chance qu’il ait fait cela délibérément. "

Mais que peut-on tirer comme observations provenant du champ de bataille lui-même ? Quelques détails. Des experts neutres, en particulier une ONG suédoise qui détient une expertise en matière de soins à apporter aux gazés met en doute la pratique des secouristes et autres « Casques blancs ». On ne manipule pas à mains nues des corps ou des blessés touchés par le sarin. Les piqûres administrées aux enfants sont inadéquates.

La seconde observation extérieure nous vient de la personnalité du médecin, de celui qui a été le « lanceur d’alerte » lors de cet évènement, et de celle aussi de son acolyte médiatique. Ici je donne la parole à « Zero Hedge », un organe d’information respecté qui siège à New York, comme on va le voir, le site reprend quelques une des informations données plus haut :
"Les observateurs ont également noté que le 1er avril 2017, un médecin sur le terrain à Khan Sheikhoun, le Dr Shajul Islam, avait reçu plusieurs expéditions de masques à gaz dans les jours précédant l’incident chimique.
Daily Mail a rapporté que le Dr Shajul Islam était à un point recherché par le gouvernement britannique dans le cadre de l’enlèvement de deux journalistes en Syrie, et les services de sécurité ont déclaré qu’Islam et son frère avaient peut-être des liens avec le bourreau de l’ISIS « Jihadi John ».
En outre, les séquences montraient que les casques blancs portant « secours aux victimes » d’une manière qui n’était pas conforme au protocole établi sur la façon de traiter les corps saturés de sarin. Les images semblent montrer que les opérateurs du casque blanc syriens manipulent des victimes de sarin présumées avec leurs mains nues, plutôt qu’avec des gants, ce qui est nécessaire pour empêcher le sauveteur d’être blessé par le produit chimique lui-même. Ils semblent également utiliser des masques anti-poussières simples, qui ne sont pas une protection appropriée en cas d’attaque de sarin. "
Pour faire connaitre « la situation sur le terrain », celle les Casques blancs et d’hommes comme le docteur Shajul Islam ont besoin d’utiliser les médias. Pas de problème. Chassé d’Alep, le bon docteur a sous la main un magicien. Bilal Abdul Kareem (1) pratique la vidéo, la photo et l’écrit. Un rêve pour une rédaction. Cet acteur raté, avant d’être imam à Brooklyn, a quitté les États-Unis après avoir approuvé un attentat islamiste dans un fort des Marines aux États-Unis.
Après avoir connu le monde au Soudan, au Rwanda, en Égypte, il est devenu caméraman pour une chaine de télévision religieuse saoudienne. Puis à a sauté en Syrie, dans le djihad. A Alep, sa mise en scène des fameux Casques blancs, qui viennent d’être récompensés à Hollywood, a fait merveille. CNN l’a même engagé comme pigiste et il a obtenu, en France à Bayeux, un Prix réservé aux correspondants de guerre ! Quand il ne filme pas, Kareem, sur Facebook, donne des conseils aux jeunes de la planète afin qu’ils respectent au mieux la charia. Est-ce faire injure à ce distingué confrère que d’estimer qu’il ferait une recrue de grande qualité pour la CIA...

Reste aujourd’hui, pour les cerveaux qui ne vont pas plus vite que la musique, pour les experts militaires, et ceux en gaz de combat, à livrer un verdict. Si celui-ci est encore possible. S’il tombe, Trump aura déjà vitrifié Damas, fait sombrer la Corée du Nord dans la mer. Dommage que François Hollande ne soit plus à l’Élysée pour applaudir à toutes ces merveilles.
Jacques-Marie BOURGET

(1) https://www.legrandsoir.info/bien-pensance-rsf-et-la-ville-de-bayeux-r...
(*) Lesley Stahl :"Nous avons entendu dire que 500.000 enfants sont morts (en Irak). Ca fait plus qu’à Hiroshima. Et, vous savez, est-ce que cela en valait le prix ?
Secrétaire d’Etat US Madeleine Allbright : "Je pense que c’est un choix difficile. Mais le prix - nous pensons que cela en valait le prix."
Entretien télévisé sur CBS 60 minutes, Mai 1996
 
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9 avril 2017

Butin de guerre : Trump croule sous les louanges des médias et des Démocrates


Dans tous les types de gouvernement, rien ne provoque un ralliement derrière le leader de manière plus rapide, irréfléchie ou efficace qu’une guerre. Donald Trump peut constater à quel point c’est vrai, alors que les mêmes dirigeants de l’establishment et des médias US - qui ont passé des mois à le dénoncer comme mentalement instable, un autoritaire inepte et une menace sans précédent pour la démocratie - sont maintenant en train de l’applaudir après avoir largué des bombes sur des cibles du gouvernement syrien.
Jeudi soir, Trump a ordonné une attaque...

Lire sur le Grand Soir
 

2017, LE COUP D’ÉTAT


(...) En 2005, vous avez, pour certains d’entre vous, participé au referendum du TCE (Traité pour une Constitution Européenne) vous avez détesté le battage médiatique outrancier pour le « oui » ? Vous avez applaudi son rejet par 55% des Français ? Vous avez protesté contre la transformation du TCE en Traité de Lisbonne adopté par le Parlement réuni en Congrès en 2012 ? Vous avez hurlé au déni de démocratie ? Un coup porté à la voix du peuple…un véritable coup d’État ?

Eh bien c’est, à peu de chose près, ce qui se passe aujourd’hui pour faire élire un candidat choisi par la même oligarchie, par les mêmes élus de gauche et de droite, par les mêmes media et pour les mêmes objectifs. Exactement les mêmes. De VGE à Cohn Bendit en passant par Hollande et Bayrou, de TF1 à Libération, du Monde au journal Les Échos, les Pineau, Arnault, Bolloré, tous participent à la promotion d’un seul et même vœu… le « oui » pour Emmanuel Macron. (...)

4 avril 2017

Présidentielle 2017 et transition énergétique: analyse comparative des programmes

La transition énergétique n'est pas une option, c'est une nécessité. Une loi a été votée en ce sens en 2015, et même si elle ne répond pas vraiment à toutes les attentes, elle illustre à minima l'importance qu'a pris le sujet dans la politique contemporaine. J'ai donc voulu regarder les programmes sous l'angle de la transition énergétique, afin de mieux cerner à quel point les candidatEs prenaient en compte cet enjeu...

 

Moustiques OGM : mise en garde de l'Académie des Sciences

28 mars 2017

Le programme de l’Avenir en commun en BD !

 

Selon une idée originale et des dessins de Mélaka, dessinatrice et bloggueuse BD, et Reno, dessinateur de bandes dessinées et d'après un script de Méla Ka, Reno Pixellu et Olivier Tonneau, universitaire et bloggueur politique, cette initiative inédite est mise à disposition de la France insoumise pour aider à diffuser le programme qu'elle et son candidat Jean-Luc Mélenchon défendent, l'Avenir en commun.  

Découvrez plus de 40 planches BD sur les thèmes de la démocratie, l'écologie, le partage des richesses et l'Europe.

Version pdf 

 

L'Europe de l'inégalité

De l’européïsme

Source: extrait de http://www.greekcrisis.fr/2017/03/Fr0600.html#deb

 

Pourquoi Emmanuel Macron est un personnage inquiétant


 .."Il veut appliquer les recommandations les plus néolibérales de la Commission Européenne pour démanteler l’assurance chômage, l’assurance santé, l’assurance retraite (https://www.mediapart.fr/…/programme-macron-un-copier-colle…) "..


Voici un extrait du journal que j'ai tenu pour le Forum Freies Theater de Düsseldorf et qui vient d'être publié. C'est l'entrée de Vendredi. Elle s'intitule : 'Macron me fait peur".

Je ne peux plus supporter que les médias présentent Emmanuel Macron comme un candidat "progressiste", "libéral", qui se situerait au delà du clivage droite /gauche. Lorsqu’on dit de quelqu’un qu’il est libéral je regarde ses propositions sur la prison, la drogue ou les droits des minorités - puisque normalement le libéralisme contient une critique de la répression, de la pénalisation des drogues et est favorable aux droits individuels. Mais Macron développe un programme répressif·: il veut construire plus de prisons, il veut donner plus de pouvoirs à la police, il est pour le maintien de l’interdiction des drogues, même du cannabis. Ce n’est pas un libéral. C’est un conservateur, un homme d’ordre….

 

21 mars 2017

Présidentielle débat TF1 : et le vainqueur est...


Je ne regarde jamais les débats électoraux à la télé. Un cirque médiatique frustrant où l’on n’apprend jamais rien. Par contre, je regarde les commentaires qui suivent. Ceux-là, même à leur propagande défendante, finissent toujours par donner la température finale, celle que ressentira le téléspectateur-lambda pour se faire son opinion...

Suite sur Chroniques du Yéti

Le journaliste indépendant Gaspard Glanz menacé de mort par des policiers

© Marin Driguez, Taranis News
Gaspard Glanz fait partie de l’équipe de Taranis News, un journal indépendant engagé spécialisé dans les reportages vidéos des mobilisations sociales. Il a ainsi particulièrement suivi les mobilisations contre la loi-travail, les actions dans la ZAD de Notre Dame des Landes ainsi que les mobilisations de soutiens aux migrants, que ce soit à Calais ou Vintimille. Journaliste de terrain, ses reportages couvrant des manifestations où la répression policière était très importante a rapidement fait de Taranis News un média alternatif de référence dans la couverture des manifs. Cependant, filmer les violences policières n’est pas de tout repos, et le journaliste est systématiquement harcelé en manifestation...
Lire la suite sur Révolution Permanente 

Voir aussi sur Taranis news :

AVALANCHE DE MENACES DE MORT DEPUIS UNE PAGE FACEBOOK PRO-POLICE 

4 mars 2017

Défendre le vivant ou défendre la civilisation ?

À propos de savoir ce que l’on veut (par Nicolas Casaux)


Le 21 février 2017, le site web Reporterre a publié une tribune qu’Hervé Kempf (le fondateur du site, ancien journaliste du Monde) m’avait proposé d’écrire, qui traitait de la promotion et du développement des énergies soi-disant « renouvelables ». J’y présentais, en 6 points principaux, et plus ou moins détaillés — en une version largement tronquée, d’environ 5000 signes, ainsi qu’ils l’exigeaient, tandis que la version complète était publiée sur notre site — en quoi leur déploiement pose problème, et ne résout pas la crise écologique qu’il contribue à aggraver. 


Cyril Dion, fondateur des Colibris, et réalisateur du film documentaire « Demain », était censé me répondre dans une tribune publiée le lendemain. 

Malheureusement, son texte ne répondait pas au mien, ni aux 6 points que je soulevais — à l’exception d’un seul, loin d’être le plus important. Décevant mais pas étonnant. 

J’ai demandé un droit de réponse, qui m’a été accordé. Seulement, parce que ma réponse ne tient pas en 5000 signes et parce que je crois qu’il est absurde d’obéir aux restrictions qui se basent sur la présomption selon laquelle les gens ne lisent pas les articles trop longs, et parce que la problématique mérite plus de profondeur qu’un argumentaire superficiel (façon ONU, avec son guide « à l’attention des paresseux qui veulent sauver la planète »), et parce que je voulais être libre d’écrire ce que je pense, je préfère la publier ici, sur le site de notre collectif. 


Lire sur LE PARTAGE

Mexique : les villages s’arment pour survivre


Face à des autorités corrompues, violentes et infiltrées par le narcotrafic, les Mexicains s’organisent. Reportage dans les Etats du Guerrero et d’Oaxaca où les communautés indigènes luttent pour conserver leurs terres et leur dignité.

Lire sur Mémoire des luttes

La FNSEA veut faire disparaître les petits cours d’eau de nos cartes



Alors que l’État cartographie les cours d’eau du pays, la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, a mobilisé ses troupes pour en faire déclasser le maximum. Enjeu : échapper aux règles sur la lutte contre la pollution. Deuxième volet de l’enquête de Reporterre.


Cet article est le deuxième de l’enquête que Reporterre consacre à la définition de la carte de France des cours d’eau. Vous pouvez lire, ou relire, le premier ici : « Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau ».

26 février 2017

L'âge de la viande


Quel âge avait l'animal dont nous nous sommes régalés ? Réponse ci-dessous.




Mickey 3d - Sebolavy (Clip officiel)   

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21 février 2017

Adama et Théo au cœur de la présidentielle


Contre ceux qui pensent que quelques abribus cassés mettent en péril l’élection présidentielle, il faut affirmer qu’il est salutaire pour notre avenir commun de prendre enfin au sérieux la souffrance et la colère de nos enfants oubliés. Devant les vraies violences qui nous rongent et qui nous menacent, la rupture dont nous avons besoin n’est pas programmatique mais démocratique.

Quel soulagement de voir enfin de la presse faire sa une sur les drames subis pas Adama et Théo en plein marasme démocratique et électoral. Pense-t-on vraiment que ces drames auraient été à ce point considérés dans les débats publics..

Suite sur le blog d'Alain Bertho
         

Le calvaire des cochons à l’abattoir de Houdan avec Guillaume Meurice


L214 a enquêté à l’abattoir de Houdan dans les Yvelines. Les images tournées fin 2016 montrent des employés qui s’acharnent sur des cochons pour les faire avancer dans la rampe qui les mènera au dispositif de gazage. Chocs électriques et coups sont portés avec violence sur les animaux parfois jusqu’à les sonner. Les cochons qui se trouvent bloqués dans les couloirs inadaptés sont décoincés à coup d’aiguillons appliqués sur les yeux. Quant aux services vétérinaires, ils ont failli à leur mission de contrôle.
Les animaux ont désespérément besoin de nous. Ne les oublions plus, agissons pour eux.


Plus d'info sur L214

L’OTAN accuse la Russie de «fake news» tout en criant, hystérique, à la Troisième Guerre mondiale


Les médias des pays de l'OTAN décrivent la Russie comme présentant une menace d’invasion imminente de l’Europe et créent une hystérique atmosphere de guerre mondiale. Le journaliste Finian Cunningham revient sur cet endoctrinement médiatique.  

Lire sur RT                                

16 février 2017

Trash Land by José Ferreira


Imaginez-vous, enfant du XXIè siècle, accoutumé au glamour, à la sur-brillance et au désirable, soudainement confronté au tiers-monde, à sa misère, ses odeurs et, pour nous, drogués de la post-modernité, à son inconcevable effectivité. Et bien, à peu de choses près, voila ce qu’a vécu le jeune photographe portugais José Ferreira lors de son périple au Mozambique. A quelques foulées de l’aéroport national de Maputo, il découvre la décharge d’Huléne, un vaste territoire où gravite un microcosme composé de parias, d’exclus, d’êtres privés de tout. Abasourdi, choqué par la violence de la scène ou des émanations, il agrippe, dans une convulsion réflexe, son appareil. Un témoignage, intitulé « Trash Land », qu’il nous livre aujourd’hui et qui, malgré l’éclat du papier glacé ou de nos écrans super-pixelisés, bouscule tout individu doté d’encore un minimum d’intérêt pour autrui.

 

14 février 2017

La cruauté qui vient


Vendredi, alors qu’il neige ou presque à Paris, sous le pont, porte de la Chapelle, la mairie fait installer de grosses pierres. Ainsi les personnes sans refuge ne pourront plus s’allonger, s’allonger les uns contre les autres, pour se tenir un peu chaud, sous ce pauvre abri qu’est le pont. Même pas un pont. Même pas les corps contre les corps. Des pierres au lieu des corps.

Les mots tuent. Les mots tuent mais avant ça ils sont tués.
J’ai écrit ça pour commencer, j’étais tellement perturbée, empêchée, muette, étranglée...

 

10 février 2017

Macron : technique d’un coup d’État



L’arrivée au gouvernement le 26 août 2014, d’Emmanuel Macron, parfait inconnu, et tous les événements qui ont suivi montre qu’il est quand même un parfait veinard. Une furieuse et interminable campagne médiatique en sa faveur, des parrains timides puisqu’il refuse de les nommer, mais généreux qui lui permettent une campagne ruineuse. Les organes de contrôle de la régularité, de l’égalité et de la sincérité la campagne présidentielle brusquement atteints d’une forme grave de la maladie du sommeil. Un Président de la République qui laisse la place en faisant savoir qu’il se verrait bien présider l’UE. Et tous les copains de promo de l’ENA déjà à des postes judicieux, qui lui préparent le terrain. Et la justice pénale qui a adopté au tempo particulièrement bien ajusté qui lui ouvre un boulevard.

Je sais ce que je vais recevoir pour ne pas marcher dans le conte de fées que nous sert le camp du Bien. Ce sera, la nouvelle injure disqualifiante : complotiste ! Critiquer Macron et l’invraisemblable opération qui vise à en faire le futur Président de la République, c’est considérer que l’Histoire n’est qu’un complot judéo-maçonnique-illuminati-reptilien.

Je propose quand même d’essayer de mieux comprendre ...

Lire la suite sur Vu Du Droit 
 

7 février 2017

De Pantin à Aulnay, la BST 93 et ses crimes

copie d'écran

À Aubervilliers, à Pantin, à Aulnay-sous-Bois, tout le monde déteste la BST et personne n'oublie ses crimes. Derrière l'acronyme, il y a la police de proximité façon Sarkozy ; la « Brigade Spécialisée de Terrain ». Par « spécialisée » il faut comprendre habilitée à cogner fort, et par « terrain », les quartiers populaires, la banlieue, là où l'État déploie sans états d’âme le pire de sa violence supposée « légitime », là où s’expérimentent les plus détestables techniques de domination policière avant d’être déployées en centre-ville, par exemple lors des manifestations.

À Aubervilliers on connaît bien la BST et ses pratiques ultra-violentes, le Bondy Blog consacrait en 2014 déjà un article à cette police détestée des habitants. En décembre 2015, une famille est passée à tabac à Pantin ; deux enfants de 15 et 18 ans et leur mère. La scène est filmée par une voisine. Zahra Kraiker, la mère de famille, est furieuse ; « Regardez comment ils frappent. Je sépare mon fils parce qu'ils sont en train de le massacrer. On m'a gazé. On m'a mis au sol. » (...)

Suite du reportage sur Radical cinema
 

5 février 2017

Le pillage hier et aujourd'hui de l'Afrique par l'occident : deux vidéos


L'origine de la pauvreté en Afrique et en Amérique du Sud - Documentaire ARTE (25'30'') Piqûre de rappel quant à l'histoire de la colonisation et de la fabrication du tiers monde par les européens. 



L'utilisation des ONGs Occidentales pour le pillage des ressources de l'Afrique  
https://www.youtube.com/watch?v=dz5sOeD53Rc&feature=youtu.be

Un extrait de la présentation TEDX de Mallence Bart Williams, en 2015 à Berlin, à propos du pillage de l'Afrique par l'Occident et de l'utilisation, pour cela, des ONG. (4'23")

Pour aller plus loin, un article essentiel: http://partage-le.com/2016/01/pourquo...
& https://www.youtube.com/watch?v=2N9dw...

4 février 2017

Benoît Hamon : l’ennemi autorisé du capital



Ancien ministre de l’Éducation sous le gouvernement de Manuel Valls, Benoît Hamon a surpris son monde en remportant la primaire socialiste avec un programme plus novateur et davantage ancré à gauche que ses concurrents. Pour de nombreux électeurs de gauche, il s’agit du candidat PS en mesure de porter leurs idéaux, contrairement à un Mélenchon dont la réputation d’aboyeur et la radicalité font craindre le pire à une classe moyenne supérieure en manque de repères. Pourtant, à y regarder de plus près, Hamon reste un candidat dans la pure tradition sociale-démocrate.

Dans cette primaire de la Belle Alliance populaire, Benoît Hamon a voulu se positionner avec une nouvelle manière de faire de la politique, loin des combines des partis. Pourtant, l’ancien du MJS (Mouvement des jeunes socialistes) est un apparatchik de premier ordre..

Suite sur Le Comptoir
 

1 février 2017

Mélenchon l'homme qui avançait a contre courant Documentaire FR3 30/01/17


Jean Luc Mélenchon, l'homme qui avançait à contre courant - reportage complet  30/01/17 

www.youtube.com/watch?v=HShc8TEHbD8

30 janvier 2017

L’ère des images invisibles


Pour l’artiste Trevor Paglen (@trevorpaglen, Wikipédia), qui s’intéresse depuis longtemps à la surveillance de masse (voir le portrait de lui que réalisait la Gaîté Lyrique), la culture visuelle, radicalement transformée par le numérique, est pourtant en grande partie devenue invisible. « Une majorité écrasante d’images sont désormais faites par des machines pour d’autres machines, mettant rarement des humains dans la boucle », explique-t-il dans le New Inquiry. Nous entrons dans l’ère des images invisibles !

Suite sur internetactu..

29 janvier 2017

Derrière le Mur bi-partisan par Manlio Dinucci


Alors que la presse occidentale condamne sans appel l’extension du Mur de séparation entre les États-Unis et le Mexique, Manlio Dinucci rappelle qu’il ne résulte pas d’une volonté protectionniste, mais bien au contraire de la politique de globalisation. Cette construction est un projet bi-partisan, initié par Bill Clinton, poursuivi par George Bush Jr et Barack Obama. Il observe que ce n’est pas le Mur en lui-même qui a provoqué des effets sociaux désastreux au Mexique, mais le traité Nafta, censé être un pont entre les différents États signataires ; un traité dont la finalité était d’amplifier le processus normal de délocalisation, au risque de diffuser la pauvreté au Mexique, puis aux États-Unis.

Suite sur Réseau Voltaire
 

28 janvier 2017

Le vocabulaire des bouffons


Par le blog de comaguer | 20 janvier 2017

Les communicants de l’équipe MACRON ont labellisé HAMPERS les supporters du « jeune leader » (version française du Young leader pro étasunien dument accepté outre-Atlantique pour servir les maitres de Washington (Maison Blanche, Pentagone, FED, FMI , Banque mondiale, Goldman Sachs et autres)

Ironie du verbe !

En anglais le verbe TO HAMPER veut dire : déranger, empêcher, faire obstacle à une théorie.

Il s’agit donc de faire croire que le jeune leader dérange quoi que ce soit. Fadaises et billevesées ! Tout au plus va-t-il déranger les candidats besogneux à la primaire du PS.

Ex associé gérant de la banque ROTHSCHILD ,c’est-à-dire partageant les bénéfices de l’entreprise, il ne dérangera pas « la finance » (lire le capitalisme contemporain) dont il est un représentant au plus haut niveau et le fourbe Hollande , souvenez-vous, « mon ennemi c’est la finance ! » l’a choisi chez ROTHSCHILD comme secrétaire général adjoint de l’Elysée avant d’en faire un ministre c’est à dire avant de le mettre en circulation comme gadget nouveau sur le marché politique, nouvelle tête de gondole de la foire aux mensonges.

La soumission de François II le Fourbe à la politique étasunienne, visible dans toute son action, l’a conduit dans un premier temps à faire adouber le jeune leader par la puissance dominante. Ce fut fait dès 2013 quand Macron fut accueilli par l’UNION INTERALLIEE, club franco-étasunien très chic (adhésion annuelle entre 25000 et 50000 €) installé à quelques pas de l’Elysée dans l’ancien hôtel Henri de Rothschild pour y « exposer la politique de la France » selon les propres termes de l’invitation. Etrange république où le président délègue un de ses mignons pour se prosterner devant les maitres …*

Passé ce premier grand oral, l’impétrant est passé l’année suivante devant le jury plus large et plus transnational du club de Bilderberg. Validé ! Après pareil parcours il ne manquait plus au jeune poulain qu’un bref galop ministériel avant d’aborder le grand prix de l’Elysée. Nous y voilà !

Avis aux HAMPERS macroniens: vous n’empêcherez rien ! Votre rôle est au contraire de pérenniser la vassalisation de la France dans l’empire militaro-capitaliste étasunien.

Et puisque votre gourou vous invite à parler anglais, vérifiez ! HAMPER, substantif, veut aussi dire « panier à linge sale » !



http://www.prixinterallie.org Voir sur ce lien une étonnante intervention en 1964 de Georges Pompidou lui aussi pur produit de l’écurie Rothschild devant le même cercle de l’Union Interalliée qui laisse entrevoir sa candidature à la présidentielle et la fin des « excentricités » gaullistes anti étasuniennes.


 

27 janvier 2017

Délit de solidarité : quand la révolte enfle


Passeurs d’hospitalités | mercredi 25 janvier 2017 

La guerre aux citoyen-ne-s solidaires menée dans la fin de règne de François Hollande touche aux fondements de notre société. Peut-être comme l’Affaire Dreyfus en son temps. Qu’il s’agisse de Gwen à Paris ou d’Éric à La Roya, il s’agit bien fondamentalement de savoir dans quelle société nous voulons vivre.


« Pour les exilé-e-s, contre la démesure pénale : pétition en soutien à Gwen Mallauran
La politique de répression des luttes sociales et de la solidarité aux exilé-e-s se généralise en faisant de faits minimes autant d’affaires pénales. 

Dans celle qui a suscité cette pétition, soutenue par plus de 100 personnalités, la démesure de l’autorité publique y outrage le bon sens : 29 heures de détention et d’importantes peines encourues et ce pour avoir exprimé une légitime colère…

PÉTITION :

Gwen Mallauran doit comparaître le jeudi 2 février 2017 à 9h devant la 29ème chambre du TGI de Paris pour avoir « outragé » verbalement le préfet de région J-F Carenco, « dépositaire de l’autorité publique (…) en criant par trois fois ‘Carenco salaud’ » selon les « faits reprochés ». 

Le 4 novembre dernier se déroulait, à grands renforts médiatiques, l’ultime démantèlement gigantesque d’un campement de réfugiés autour de la place Stalingrad à Paris, présenté comme une mesure favorable à leur accueil et à leur dignité. Seule face à l’hypocrisie de cette mise en scène, elle a manifesté sa colère. 

À l’issue de 29 heures de détention, sa convocation devant le tribunal lui a été signifiée. Que cherche par là « l’autorité publique »? 

La démesure de ces poursuites et leur sens politique dans notre contexte nous alertent. Elle était seule pour tenter de faire entendre une autre voix devant cette brutale évacuation. Nous savons trop que cette solitude résulte de nos difficultés à nous regrouper sur tous les fronts : nous ne voulons pas la laisser seule face à la répression. 

Nous réclamons l’arrêt de toutes les poursuites à l’encontre de Gwen Mallauran.
PREMIERS SIGNATAIRES ..

26 janvier 2017

Quand la boucherie, le monde pleure #DATAGUEULE 55


Quand elle arrive dans notre assiette nous ne voyons qu'un steack, un gigot ou une saucisse, mais la viande c'est bien plus que ça. Face à la démultiplication de notre appétit carnivore, l'industrialisation massive de sa production de viande a désormais des impacts environnementaux et sanitaires considérables. De quoi inviter à repenser nos menus.

 

22 janvier 2017

De l’ingérence humanitaire: Droit d’ingérence contre devoir d’ingérence 2/4


En politique internationale, à l’époque contemporaine, l’idée d’ingérence humanitaire est apparue durant la Guerre du Biafra (1967-1970), province sécessionniste du Nigeria. Le conflit a entraîné une épouvantable famine, largement couverte par les médias occidentaux mais totalement ignorée par les chefs d’États et de gouvernement au nom de la neutralité et de la non-ingérence.

La théorisation du concept date des années 1980. Le philosophe Jean-François Revel fut le premier à évoquer le «devoir d’ingérence» en 1979 dans un article du magazine français l’Express..
 
Suite sur En point de mire
 

12 janvier 2017

Nouvelles violences policières contre des migrants : l'horreur !


10 janvier 2017
Hier soir les CRS, secondés par des équipes municipales, ont utilisé la violence pour détruire la trentaine de tentes des migrants refoulés par le centre humanitaire de la porte de la Chapelle. Leurs affaires ont fini dans les bennes de la Propreté de Paris. Appel à la population pour que cela cesse ! (Photos: Pierre Gautheron) 

Extrait : (...) Les CRS, extrêmement violents et hilares, pour la plupart masqués et matricules cachés, ont entouré le camp, matraques et gazeuzes à la main.
Sans aucune sommation, ils ont chargé : gazant et matraquant toutes les personnes sur leur passages, dont des femmes et des mineurs. Les mineurs, terrorisés, ont pris la fuite sans même avoir le temps de mettre leurs chaussures.(...)

Lire sur le blog La Chapelle en lutte 
 

9 janvier 2017

Nucléaire, appel du MAIN : ENFIN !


Agir contre le nucléaire c’est maintenant

Nous pouvons agir efficacement, nous et des milliers d’autres, contre le nucléaire, cette industrie qui tue au quotidien, par ses centrales, ses installations, et ses rejets, et tue massivement lors de l’accident majeur qui va inéluctablement advenir chez nous, comme il s’est produit aux USA, en Ukraine, au Japon.

Tous ensemble, nous pouvons faire plier le lobby de l’atome.


Pour cela participons massivement et rapidement, car l’action est limitée dans le temps (3 mois à compter de ce jour), et ne manquons pas d’entraîner tout notre entourage, aux « _mainActions _», cette forme inédite de révolte citoyenne, qui ne nous coûtera qu’un timbre poste !


Rendez-vous sur le site MAIN 


  

3 janvier 2017

Le compte personnel d’activité: l'urgence du débat citoyen


Le 1er janvier, le C.P.A (compte personnel d'activité) rentre en vigueur, conformément à la loi El Khomri. Ce nouveau méga compte, aux contours encore très flous, pose problème en termes de diffusion et de protection des données personnelles, et remet également en cause tout notre modèle de protection sociale. Si la discussion parlementaire s'est achevée par un 49.3, ne nous privons pas du débat citoyen.

Jusqu’alors obscur, le Compte Personnel d’Activité (C.P.A), qui doit voir le jour en janvier prochain, s’étoffe peu à peu sous la houlette du Ministère du Travail, des syndicats de salariés et d’employeurs, des représentants des professions libérales, de l’Etat et des régions. Méga plateforme informatique, le C.P.A permettra un traitement automatisé des données personnelles, centralisé par la Caisse des dépôts et consignations, de l’ensemble de la population active et inactive (apprentis, salariés du privé et du public, chômeurs, non salariés, retraités). Chaque citoyen âgé de 16 ans et jusqu’à sa mort devra s’ouvrir un Compte Personnel d’Activité, s’il veut pouvoir prétendre à ses droits sociaux. (...)

 

1 janvier 2017

Voeux pour 2017

Joyeuse crise et une heureuse nouvelle peur
 

 

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