5 juillet 2016

Sivens, le barrage n'était pas d'utilité publique !

Par Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET 

Victoire juridique : le tribunal administratif de Toulouse a annulé,
ce 1er juillet, la déclaration d’utilité publique du barrage de Sivens
ainsi que deux autres arrêtés préfectoraux !
 
Les juges ont annulé trois arrêtés préfectoraux : la déclaration d’utilité publique (DUP), l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées (il y en avait 94 recensées).

La décision des juges est une victoire de tous les opposants au barrage de Sivens qui montre que les associations et les zadistes avaient bien raison de s'opposer à ce projet illégal et "d'inutilité publique". La justice confirme ainsi que Rémi Fraisse a été tué parce que Manuel Valls et Thierry Carcenac ont envoyé des gendarmes défendre avec des armes de guerre un chantier illégal. C'est d'autant plus inacceptable que la Commission européenne avait déjà notifié à la France fin juillet 2014 (soit deux mois avant le début du chantier) qu'elle considérait le projet de barrage de Sivens en infraction avec la directive européenne sur l'eau.

Plus d'informations dans les jours à venir (en attendant vous pouvez voir les diverses réactions dans les médias via votre moteur de recherche).

Lire la suite : www.collectif-testet.org/actualite-334-le-barrage-n-etait-pas-d-utilite-publique.html  
  

6 décembre 2015

Ecolos Ennemis D'Etat -Spécial Investigation- Émission du 30 Novembre 2015


La COP 21 se déroulera du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris.

François Hollande veut faire de cette grand-messe contre le réchauffement climatique un temps fort de son quinquennat et la preuve de son engagement écologique.

Au même moment, en région, des militants se battent contre plusieurs grands projets, soutenus par le gouvernement, jugés polluants ou destructeurs d'environnement (barrage de Sivens dans le Tarn, nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, etc...).

A la demande des préfets, les CRS interviennent régulièrement pour déloger les « zadistes », installés sur les sites à construire. Depuis quelques mois, les confrontations ont fait plusieurs blessés graves et un mort (Rémi Fraisse).

Affrontements physiques, guerre médiatique, bras de fer judiciaire, la rupture est consommée entre l'Etat et les écolos radicaux. Dans la dernière loi sur la Sécurité, ils sont désormais soumis aux mêmes procédures... que les djihadistes islamistes.

21 octobre 2015

Pour une marche à Sivens le 25 octobre 2015


Pour une marche à Sivens le 25 octobre 2015,
en mémoire de Rémi, afin que l’espoir revive,
et que cessent les violences de l’État et des milices

 
La lutte contre le projet barrage à Sivens n’a pas été vaine : elle a révélé comment certains
-détruisent l’environnement, les ressources naturelles et la biodiversité,
-favorisent une agriculture mortifère,
-bafouent la démocratie,
-gaspillent l’argent public,
-recourent à la violence de l’Etat,
-s’appuient sur des milices pour faire régner la terreur.

A l’automne 2014, une vaste mobilisation populaire, l’avis négatif de la Commission européenne, le rapport critique d’experts gouvernementaux et la mort d’un jeune manifestant ont interrompu le chantier.

Mais cette lutte légitime demeure inachevée et la mobilisation reste d’actualité : un projet de barrage à Sivens est toujours à l’ordre du jour

Pour réaffirmer la justesse de notre engagement, pour exiger le respect de nos droits fondamentaux, pour rendre hommage à Rémi et redonner vie à l’espoir, participons à une grande marche populaire, unitaire, apaisée et résolue, le 25 octobre à Sivens,
en reprenant la renoncule, la fleur de Rémi, comme symbole visuel de cette journée

« Nous entendons pérenniser cette date anniversaire, pour la défense de l’environnement comme condition nécessaire à la survie de l’humanité, et contre l’individualisme, facteur d’inégalités. »

Soutenu par la famille de Rémi,
Avec le soutien de :

AADUR (Association albigeoise pour un développement urbain respectueux) / ADECR 81 (Association des élus communistes et républicains du Tarn) / A&A 81 (Alternative et Autogestion du Tarn) / Albi vert Demain / Attac Tarn /ATTAC 31 / CGT PEP du Tarn (privés d’emploi et précaires) / CLAC (Collectif local d’action citoyenne) / Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet / Collectif tant qu’il y aura des Bouilles / Collectif Testet 46 / Ensemble 46 / EELV Tarn /FSU 81 / Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées / Greenpeace Toulouse / Mouvement Utopia / Confédération Paysanne du Tarn / NPA 81 / Parti de Gauche 81 / Solidaires 31 / Solidaires 81 / Sud Educ 81 / Sud PTT 31 / Sud Rail Midi-Pyrénées

#ZAD#Testet#Sivens#planet#GPI#écologie#transition#agriculture
 
Départs de Cahors, RDV à 10h30 au parking de covoiturage près de l'intersport (sortie sud de Cahors). Contact : testet46 at riseup (.)net

   

 

6 mars 2015

Le PS nous expulse, expulsons le PS !

LE PS NOUS EXPULSE, EXPULSONS LE PS !

CHACUN A NOTRE FAÇON !

Aujourd’hui, 6 mars 2015, double événement :

1) Le Conseil général du Tarn, encore présidé par Thierry Carcenac (PS), a opté pour la construction d’un barrage sur le Tescou, malgré les nombreux avis défavorables et l’absurdité avérée du projet.

2) L’Etat PS, avec à sa tête François Hollande et Manuel Valls, a envoyé plusieurs centaines de gendarmes mobiles assistés par des pro-barrages FNSEA et JA, ainsi que par des miliciens fascisants, afin d’expulser totalement l’une des principales ZAD en France.

Une fois de plus, l’Etat et le Conseil général ont dangereusement joué la carte du pourrissement de la situation et l’escalade calculée de la violence et de la peur, malgré de nombreux blessés. Et la mort, il y a quatre mois, de Rémi Fraisse.

Nous n’oublierons pas qu’aujourd’hui, 6 mars 2015, aucune voix n’a manqué ni au PS ni à la droite pour voter, main dans la main, en faveur du barrage, à la satisfaction également de l’extrême-droite.

Nous appelons par conséquent tous nos soutiens partout en France à en tirer les conclusions qui s’imposent : à dénoncer, démasquer et expulser le PS et ses complices.

Nous les appelons également à ne pas baisser les bras au moment où une ZAD au nord de la Grèce vient d’obtenir gain de cause contre un projet de mine d’or dans la réserve naturelle de Chalcidique.

ZAD PARTOUT ! NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES ! TERRE ET LIBERTE !

La coordination des opposants au barrage de Sivens réunis place de la Libération à Gaillac, le 6 mars 2015
 
   

1 février 2015

Sivens : Gendarmes et miliciens collaborent contre les écologistes


extrait
[18h] Un communiqué de membres de la coordination des opposants et PG 81, Tarn 81. Pro-barrages et gendarmes : même combat ?
A lire pour prendre connaissance des circonstances rocambolesques dans lesquelles s’est tenu l’AG cet après midi…

[17h] Gaillac : alors que l’on attend les copains en train de déposer à la gendarmerie, 5 gros bras débarquent en véhicules, très excités, dont un armé d’une barre de fer. Brassard orange, sweat shirt noir à cagoule, avec logo « Brigade anti Pelluts* – Soutien aux gendarmes de Sivens ». C’est la milice. Ils nous provoquent. On essaie de discuter tant bien que mal, en se demandant qd les gendarmes (qui observent depuis l’accueil de la gendarmerie) vont intervenir. Finalement ils rappliquent alors qu’un copain se fait fracasser son appareil photo par un milicien …C’est nous les méchants apparemment, les gendarmes sont culs et chemises avec la milice. Ils escamotent la barre de fer et raccompagnent ces messieurs à leur véhicules. Hallucinant.
Du coup, on attend le copain journaliste qui dépose plainte à son tour !

* pelluts : (prononcer « pélutse » ) Sobriquet désignant les zadistes. Chevelus, hippies.
  

19 janvier 2015

Je suis Rémi


Par Partageux | 8 janvier 2015

Des princes et des manants.

Les princes. Charlie Hebdo, je ne le lisais plus guère. D’abord le sermon national-républicain de Philippe Val, aussi hebdomadaire que pédant, m’a vite assommé. Et puis l’humour de chambrée réservé aux zhommes couillus c’était pas ma tasse de thé. Plus tard, quand les ventes se sont effondrées, j’ai carrément détesté le racolage récurrent avec l'islamophobie de salon, ce racisme larvé, faisant certes mieux que le racisme bas du Front, mais bien plus pernicieux justement en raison de cette présentation plus civilisée. La haine courtoise — costard cravate ou polo décontracté — qui ne se salit pas les mains. L’athée que je suis renâcle devant la volonté d’interdire aux croyants la liberté de pensée. Et puis enfin cette détestable habitude de toujours moquer les petits, les musulmans sans grade, mais d’épargner trop souvent les puissants, les rois d’Arabie Saoudite ou du Maroc. La gueule d’Arabe, le nom arabe, les fringues arabes, la cuisine arabe, la religion arabe, je ne tolérais plus cette litanie sans fin.

Toute la presse est sous le choc. On a tué des collègues. Liberté en danger. Énorme ramdam.

Les manants. Tous ces pauvres diables qui ont perdu un œil avec un tir de flashball. Tous ces manifestants qui ont été frappés, blessés, mutilés avec des armes de guerre. Ce flic filmé tandis qu’il balance posément une grenade dans une caravane abritant des jeunes paisibles qui tentent de dialoguer avec lui. On ne trouve pas toujours une ligne à ce sujet dans les journaux. Après la mort de Rémi Fraisse, le dimanche, j’ai écrit quelques lignes avec le très peu que l’on savait alors. Il a fallu deux jours pour que la grande presse commence à parler vraiment de cette mort et que le gouvernement se réveille enfin. Pour entendre ou lire combien de propos où la victime devenait un extrémiste drogué alcoolisé provocateur violent djihadiste vert ? Comme si Rémi s'était violemment jeté sur la grenade qui l’a tué !

Alors que la presse est vent debout immédiatement dans le cas de Charlie. Oui, il y a eu crime et je pleure toutes les victimes. Même si je ne partageais plus du tout les idées diffusées par Charlie. Toute la presse se lève devant la mort des princes.

Le tueur de Rémi Fraisse et ses commanditaires sont connus et ils ne sont toujours pas inquiétés. Et ne le seront sans doute jamais. La grande presse ne s'offusque pas devant la mort du manant.

Dans le grand tintamarre ambiant je regrette cette énorme disproportion dans le traitement des crimes. Il y aurait des crimes odieux et d’autres qui ne le seraient pas. On peut tuer de sang froid, en mission commandée, sur ordre venu d’en haut. Nous avions demandé « la fermeté ». Ça c’est permis. Pas de quoi émouvoir. Pas de quoi en faire la Une.

Je suis Rémi.
 

27 novembre 2014

Un convoi pour la ZAD du Testet

Le Fort



Dimanche matin 23 novembre, une vingtaine de personnes se sont retrouvées au rendez-vous fixé à la sortie de Cahors. Certains étaient venus pour y déposer des dons, lesquels ont été chargés à bord des véhicules en partance.

Rejoints au Testet par deux copains de Figeac, nous étions du Lot, un peu plus d'une quinzaine apportant literie, fringues, vivres, matériel et matériaux divers. Accueil chaleureux et enthousiaste des occupants, qui d'ailleurs en redemandent! En effet il n'y a pas pléthore, notamment de matériaux de construction et ce qui se bâtit l'est avec moins que du bric ou du broc, parfois des bouts de planches assemblés, du bois mort, de la ficelle....

Certains arbres apportés avec le chargement, les fruitiers notamment, ont été confiés aux jardiniers des lieux et mis en jauge. D'autres ont été plantés dans la zone désertique jonchée d'éclats de bois, laquelle il y a deux mois était encore une forêt profonde.

Les constructions sur le lieu même du barrage, grandissent et se multiplient. Au beau milieu, le Fort. Il se situe sur le tertre carré entouré d'une douve que les GM (gardes mobiles) ont tenu "héroïquement" durant une partie de la nuit du 25 au 26 octobre, jusqu'au moment de l'assassinat de Rémi. Aujourd'hui le grillage qui l’enserrait a disparu. Un hameau auquel on accède grâce à une passerelle, s'y construit, dont l'ossature « palettéïforme » des bâtisses disparaît peu à peu sous les enduis de paille et de glaise... de ce même argile qui allait faire la fortune des tenants du barrage, s'il n'y avait eu des fous pour s'insurger.
Sur un mini four à bois cuit à même le ciel la soupe, en attendant le parachèvement de la cuisine.

Sur les excavations du barrage, le jardin du souvenir
Ici et là dans la vallée du Tescou dévastée, de la Métairie au Fort, des dizaines de tentes bravent les bourrasques de vent d'autan, des chèvres paissent, des poules caquettent au milieu d'enclos de fortune, un jardin, potager et verger, s'organise en permaculture. La vie reprend, joyeuse, portée à bout de bras par une centaine de personnes présente en permanence et qui expérimente aussi les vastes territoires de l'autogestion et de la vie en communauté(s).

Continuons à les soutenir par notre aide matérielle, mais aussi localement par nos actions.

Leur demande concrète : Encore des palettes, encore de la bâche à ensilage, des clous, des outils, de la nourriture, des vêtements chauds, .... l'objectif étant que l'occupation survive à l'hiver.

Collectif Testet 46


Les photos (ci-dessus) sont empruntées aux copains de la CNT des PO : Le récit de leur séjour sur la ZAD


Le collectif Testet 46 rassemble des citoyen-ne-s ayant pour objectif de participer à la lutte et soutenir les camarades des ZAD (Zone à défendre) en résistance contre les GPII (grands projets inutiles imposés), par lesquels les pouvoirs accélèrent la destruction de l'environnement et de l'économie du bien commun, ce au mépris de la démocratie, des peuples et des écosystèmes.

1er novembre : Manifestation devant les grilles de la préfecture de Cahors en hommage à Rémi et pour exprimer notre colère face à ce nouveau crime d’État. 



14 novembre : Un convoi de trois camions chargés de vivres, matériel et fournitures a fait route pour la Zad du Testet.

Le 22 novembre, dans le cadre de la Journée Internationale contre les violences policières, un deuxième rassemblement a eu lieu devant la préfecture. A cette occasion une collecte en faveur des occupants de Sivens a été réalisée.
 

23 novembre : Nouveau convoi à destination du Testet. 
Rejoignez-nous!

Contact : paco.f(at)laposte.net

testet46(at)lists.riseup.net
  

12 novembre 2014

Appel du plateau de Millevaches: Désarmons la police!






Par Les contrées magnifiques | 8 novembre 2014

Au bord du plateau de Millevaches, une petite centaine de personnes s'est livrée à ce qui semble vouloir être le coup d'envoi d'une campagne. Précédés de la banderole "A la niche les cognes" et suivi d'une autre "Désarmons la police", ils se sont déplacés du centre d'Eymoutiers jusqu'à la gendarmerie locale, aux grilles de laquelle ils ont accroché leurs calicots. Des individus non identifiés en ont profité pour bloquer les entrées de la gendarmerie avec des chaînes et des cadenas. Un tract a été distribué, que voici :

"Considérant que manifester ne doit pas se réduire à simplement défiler dans des rues policées mais bien à faire plier les gouvernants par tout moyen adéquat ;

Considérant que ce n’est pas à ceux qui organisent une répression meurtrière de définir ce qu’est la violence en désignant quelques vitrines cassées ;

Considérant que les prétendues « forces de l’ordre » ont pourtant reçu les armes et les consignes à même de briser tout ce qui ne serait pas un défilé policé ;

Considérant que depuis des années maintenant, elles appliquent une doctrine de maintien de l’ordre consistant à blesser, éborgner, larder la chair des manifestants d’éclats de métal, et cela à dessein ;

Considérant qu’une telle stratégie – « en blesser un pour en effrayer cent » – vise essentiellement à dissuader quiconque de manifester, vise à établir comme normal le fait que désobéir puisse se payer d’un oeil, d’un nez, d’une mâchoire, voire désormais de la vie ;

Considérant que la mort de Rémi Fraisse n’est en effet pas le fruit d’une bavure, mais la conséquence logique d’une telle stratégie ;

Considérant que même après le meutre au Testet, les forces de l’ordre ont continué à utiliser des armes similaires à celle qui a causé la mort de Rémi, comme en témoignent les manifestants attaqués ou blessés par des grenades offensives ou des grenades de désencerclement ce samedi 1er novembre à Nantes et à Toulouse ;

Considérant qu’il est plausible que de tels évènements se reproduisent ;

Considérant que la stratégie de communication cyniquement mise en oeuvre par le gouvernement dans de telles occasions consiste d’une part à contrôler la circulation des informations afin de contenir l’émotion populaire, d’autre part à mettre en cause de « petits groupes organisés d’émeutiers » là même où c’est toute la population qui, par sa présence résolue, appuie l’émeute ;

Considérant que ce n’est bien évidemment pas les émeutiers qui sont complétement isolés de la population, mais bel et bien le gouvernement et sa police ;

Considérant que les forces de police n’ont de légitimité que celle de l’ordre politique qu’elles conspirent à maintenir ;

Considérant en l’espèce que le présent ordre politique n’a lui-même plus un gramme de légitimité, et que par voie de conséquence les forces de police non plus ;

Considérant qu’à peu près tout le monde déteste la police (y compris les policiers eux-mêmes) ;

Considérant que la gendarmerie est partout comme un corps étranger qu’il convient d’extirper de la population ;

Considérant enfin que ces gens sont armés et dangereux, et qu’ils sont finalement assimilables à une milice au service d’intérêts tout autres que ceux du peuple ;

Considérant que l’humanité a vécu sans police pendant assez de siècles et en assez de lieux pour trouver en elle toutes les ressources d’une vie débarassée de pareille verrue ;

Considérant que nous sommes bien assez grands pour trancher nos conflits et penser nos façons de vivre par nous mêmes ;

Nous, assemblée populaire du plateau de Millevaches, appelons tous et chacun dans les jours qui viennent à se rendre en masse devant les commissariats, gendarmerie et casernes afin d’y bloquer par tous les moyens nécessaires – piquets, soudure, cadenas, murets, etc. – la sortie des uniformes globalement inutiles, malfaisants et régulièrement assassins qui les peuplent."

Précisons que plusieurs gendarmeries de la région auraient été aussi cadenassées le même jour à l'aube.

11 novembre 2014

Mort de Rémi Fraisse : Communiqué du syndicat SUD INTERIEUR

Photo Louis Witter
  

Les forces de l’ordre ne sont pas faites pour tuer ni brutaliser des manifestants


Le débat qu’ouvre la mort de Rémi Fraisse est forcément politique puisque l’origine de cette mort est politique. Elle a sa source dans un refus de débattre qui a le soutien du gouvernement (mais à quoi sert alors la politique si elle ne veut pas débattre ?).

SUD INTERIEUR doit le dénoncer parce que la police ou la gendarmerie ne sont pas et n’ont pas à être un instrument politique, c’est un service public, au service du public et non d’une telle politique qui méprise les gens.

C’est parce que la police, ou dans le cas présent, la gendarmerie, sont détournées de leur travail que Rémi Fraisse est mort.

La direction de la gendarmerie, mais aussi le préfet et le ministre en portent toute la responsabilité.

Il est en effet stupéfiant de pouvoir comprendre que la police ou la gendarmerie seraient incapables d’empêcher les « casseurs » d’agir alors qu’elles en tirent a posteriori prétexte pour utiliser des armes de guerre contre la population.

Ce qui s’est passé à Sivens n’est que la conséquence prévisible des abus constatés dans l’emploi des CRS et des gardes mobiles dans les manifestations de Nantes et de Paris.

La hiérarchie responsable de ces abus s’abrite derrière des justifications qui n’en sont pas(1).

Une telle simplification aboutit à comprendre que cette hiérarchie réduit la mission de la police où de la gendarmerie à cogner sur les manifestants.

C’est indigne et inacceptable pour tous les agents du ministère de l’intérieur, qui sont avant tout des citoyens préoccupés de leurs droits fondamentaux et de leurs libertés publiques,
et dont leur engagement professionnel vise justement à garantir l’exercice à tous leurs concitoyens.

Il y avait une époque ou la police infiltrait les mouvements pour anticiper les violences et il est lassant d’entendre aujourd’hui un discours policier à évoquer des groupuscules « radicalisés » sans même être capable d’en citer un seul précisément.

Cogner – voire tuer – des manifestants, au prétexte de lanceurs de cocktails molotovs, sans jamais en arrêter un seul ou être capable de prévenir leur action alors que la police était capable de s’informer sur des mouvements clandestins autrement plus sérieux, est donc une imposture, un mensonge.

Lire la suite sur le blog de SUD INTÉRIEUR ...
 

9 novembre 2014

Toulouse, une femme frappée et trainée à terre par les CRS (video)



La jeune fille qui se fait malmener par les gendarmes est visible à la 30 ème seconde de cette vidéo, juste avant le passage de la charge CRS, sur la gauche de l'écran, elle porte un blouson en cuir, une écharpe noire et un sac à main.
Elle partait en direction opposée à la charge !
Elle n 'était pas armée.
 
Pour aller plus loin: Lire le témoignage (hallucinant) de Valentin, présent à cette manifestation:
Que s'est-il passé le 8 Novembre à Toulouse ?
 

A Toulouse le 8 novembre, une manifestation piégée par les forces de l'ordre (témoignage)



Témoignage d'un jeune présent à la manif de Toulouse contre le projet de barrage :

Que s'est-il passé le 8 Novembre à Toulouse ?


source

Je m'appelle Valentin, j'ai 17 ans et je suis pacifiste.
Nous nous sommes tous réunis comme prévu à 14 Place Jean Jaurès pour la manifestation. Nous avions appris la veille au soir -via les médias !- qu'elle était interdite. Après avoir observé une minute de silence à la mémoire de Rémi, nous nous sommes concertés afin de savoir ce que l'on allait entreprendre. Un membre du NPA a négocié avec la police et 30 minutes après, il nous a appris que la police -via le Préfet- nous proposait un nouveau parcours : traverser les allées Jean Jaurès. Premier piège de la journée mais nous ne le savions pas encore. Dans une ambiance bonne enfant, la manifestation avançait dans la Boulevard Jean Jaurès, encadrée par des policiers. Second piège. Et tout à coup, en plein milieu du boulevard, des camions anti-émeute (avec de grandes grilles devant le capot) arrivent et bloquent la manif au milieu du boulevard. Étonnés, on voit une masse de CRS avancer en même temps que les camions vers nous. Alors que nous étions autorisés à traverser le boulevard. C'est là que le piège s'est refermé sur nous : nous nous sommes aperçus que nous étions totalement encerclés : les CRS et les GM bloquaient le boulevard derrière, devant et sur les côtés. Impossible donc d'en sortir. Alors on s'est tous couchés par terre en signe d'indignation et de non-violence.

Et là c'est le drame : les CRS lancent une sommation pour que l'on se disperse (alors que le boulevard était ENCERCLÉ et que l'on ne pouvait PAS partir). Puis ils chargent sur les manifestants couchés en première ligne : gaz lacrymogènes en pleine face, grenades assourdissantes, coups de pieds, coups de matraques. Nous sommes tous restés couchés en se tenant les uns les autres mais la douleur était telle que tout le monde a fini par partir en courant petit à petit. Pour ma part, j'étais couché devant, en première ligne. J'ai reçu coups de pieds, de matraque, de bouclier, et je ne sais combien de gaz dirigés vers le sol par les CRS. Je suffoquais tellement qu'au bout de 5 minutes j'ai dû sortir en courant.
La jeune fille à côté de moi est restée 30 secondes de plus et un CRS lui a attrapé la tête par les cheveux afin de la gazer en plein visage.
Pour ma part j'ai couru pour me réfugier loin des gaz dans un coin du boulevard. J'ai observé une super solidarité car des gens me croisaient et me donnaient du sérum pour les yeux. Au bout de 10 minutes ça allait (un peu mieux), j'avais encore les yeux qui pleuraient mais je suis revenu sur les lieux. Et là j'ai vu une scène de massacre : des policiers frappaient des manifestants partout, c'était la chasse, le boulevard était bloqué et personne ne pouvait s'enfuir. J'étais hors de moi et j'ai commis une erreur : je me suis avancé vers un chef des CRS et je lui ai dit toute ma colère, sans violence mais avec beaucoup d'entrain dans ma voix. Il m'a poussé, et j'ai vu son regard vide, sans âme, une seconde. Puis il a levé son aérosol et m'a gazé au visage, j'étais en face de lui, à 3 cm de son visage. Puis j'ai entendu des gens lui crier dessus et je suis parti car j'avais vraiment mal, j'avais du gaz partout, nez, bouche, yeux, oreilles, cheveux, vêtements... La peau me brûlait, je n'y voyais rien, je me suis effondré. Heureusement des gens m'ont attrapé et m'ont porté jusqu'à chez eux pour que je me rince le visage. La douleur était telle que je voulais qu'on m'assomme ! Sur le chemin j'ai observé une magnifique solidarité car tout le monde me proposait du Maalox, du sérum pour les yeux, à manger, à boire... J'étais complètement sonné par la douleur. On a voulu sortir du boulevard mais impossible, j'ai dit que je voulais me soigner, que je ne pouvais plus respirer, et la réponse que l'on a eu c'est : "bien fait pour vous, vous y étiez c'est que vous le méritez, vous y restez maintenant". On a mis une bonne demi-heure à atteindre l'appartement de ceux qui m'ont aidé en passant par des rues dérobées. J'ai mis au moins 45 minutes à m'en remettre.
Hier soir en rentrant chez moi j'ai voulu me doucher mais tous les gaz qui étaient restés dans mes cheveux ont dégouliné sur mon corps et ça m'a horriblement brûlé. La personne qui est venue me chercher à Toulouse avait même du mal à respirer et toussait dans la voiture car j'avais plein de gaz sur moi, on a dû s'arrêter plusieurs fois au milieu de l'autoroute pour aérer la voiture car il ne pouvait pas conduire !

Bravo à ceux qui sont restés coincés dans le boulevard durant plusieurs heures dans les gaz et les tirs de Flash-Ball.
Cette manif était un piège : les policiers nous ont menti (ce trajet n'a en réalité jamais été autorisé) et en ont profité pour tous nous bloquer dans un espace restreint et nous faire mal. Ils ont attisé la haine en nous en chargeant les manifestants pacifiques couchés par terre. LES POLICIERS SONT À L'ORIGINE DES DÉBORDEMENTS QU'ILS ONT VOLONTAIREMENT PROVOQUÉ !

Ah et j'oubliais, il faut savoir qu'au début de la manif des gens arrivaient et venaient parler avec les policiers, puis se joignaient à eux afin de "faire régner l'ordre" et ce n'était en aucun cas des policiers. Des policiers de la BAC se sont déguisés en casseurs et ont chassé des gens, cassé des vitrines... Les policiers se sont joints à des INCONNUS et leur ont prêté des CASQUES afin qu'ils tapent dans le tas, et ça je l'ai VU DE MES PROPRES YEUX !
Je tiens à remercier les personnes qui m'ont tiré de là car sans elles je sais pas ce que je serai devenu...
Si quelqu'un a une vidéo ou des photos de ce qu'il s'est passé, que ce soit au début quand on était couchés ou à la fin quand le CRS m'a gazé en face de moi, je suis preneur car j'ai des journalistes qui le voudraient.
Ci-joint des photos de mon visage après le premier gazage de loin (où j'ai une écharpe) et après mon gazage de près (j'ai du Maalox, la rre blanche, plein le visage).
La peau me brûle encore et ma maison et ma salle de bain puent le gaz, je viens de relancer une troisième machine pour laver mes affaires car le gaz ne part pas. J'ai peur de prendre une nouvelle douche c'est dire ! Vous pouvez chercher sur YouTube des vidéos de ce massacre car il y en a sûrement.

Merci d'avoir pris la peine de lire. J'espère qu'il y a de quoi prendre conscience de la barbarie des policiers.
Je porte plainte Mardi.
Val

source: https://www.facebook.com/SoutienTestet/posts/387358161418157

Lire également,
TEMOIGNAGE DE LA ‪#‎MANIFESTATION‬ A ‪#‎TOULOUSE‬ contre le projet de barrage sur la forêt de ‪#‎Sivens‬ ‪#‎Testet‬ et contre les ‪#‎Violences_Policières‬ 08/11/2014 :

https://www.facebook.com/SoutienTestet/posts/387379871415986

8 novembre 2014

Meurtre de Sivens : Valls doit démissionner

Extrait d'un article de Mediapart

Par Isabelle Attard | 6 novembre 2014 | son blog

Meurtre policier du Sivens : le premier ministre Valls doit démissionner


Mediapart a révélé les détails de l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse. Le doute n’est plus permis : Rémi Fraisse est mort de la main d’un gendarme, clairement identifié. Le gouvernement a été informé de tous les détails quelques heures seulement après ce drame. Comment l’ensemble du gouvernement a-t-il pu décider de se taire pendant deux jours ?

Comment Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, a-t-il affirmé le mardi 28 octobre qu’il “ne s’agit pas d’une bavure” ? Alors que le préfet avait donné des consignes de fermeté aux forces de l’ordre, pour se déployer dans une zone où il n’y avait plus rien à protéger !

La seule possibilité pour que cette mort ne soit pas une bavure, ce serait qu’elle ait été voulue !

Comment le Premier Ministre Manuel Valls a-t-il pu prétendre le mercredi 29 octobre qu’il n’avait “rien à cacher et rien à craindre”, alors qu’il savait tout et qu’il ne disait rien ?

J’aurais aimé croire que les mensonges du Ministre Cahuzac n’étaient qu’une exception. Je ne peux que constater aujourd’hui que le mensonge est une règle pour ce gouvernement.

Face à cette réalité avérée, il n’y a plus qu’une solution digne et juste. Le Premier Ministre doit présenter sa démission et celle de son gouvernement.


Isabelle Attard, députée du Calvados, co-présidente de Nouvelle Donne
 

3 novembre 2014

Cet homme est-il un « casseur » ? Non, c’est un policier


La police se déguise de plus en plus en « casseurs », dont l’image violente est utilisée ensuite par les médias. Samedi soir, une nouvelle manifestation s’est tenue à Nantes suite à la mort de Rémi Fraisse. Les provocations policières ont rapidement donné lieu à des affrontements, alors que la manifestation était majoritairement pacifique. Et les policiers en civil, déguisés en manifestants, jouent un rôle trouble.



Nantes, reportage

Samedi 1er novembre, à Nantes, la manifestation en hommage à Rémi Fraisse, militant écologiste tué par une grenade explosive de la gendarmerie le 26 octobre 2014 sur le lieu du barrage de Sivens, dans le Tarn, a une nouvelle fois donné lieu à un déchaînement de brutalités policières contre les 1.500 manifestants présents, dans leur grande majorité non violents.

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Plus que jamais d’actualité : Appel à participer à la journée du 22/11, contre les répressions policières

2 novembre 2014

Qui sont les "agitateurs" de la place de l’Hôtel de Ville, le 29 octobre 2014 ?



Mais non, nous n’étions pas 700 à manifester - à peine 200. Autour de nous les passants continuaient à entrer et sortir du BHV, les bras chargés de paquets. Rue des Archives les terrasses bruissaient d’exclamations et de rires, comme chaque soir, dans la fumée des cigarettes. Deux réalités parallèles. Et entre ces deux mondes, le double, triple cordon des CRS - deux ou trois policiers pour chacun d’entre nous.


Je suis arrivée vers 20h30, après les escarmouches. Le rassemblement s’était transformé en petits groupes qui discutaient sous surveillance policière. Des allers et venues. Rares visages familiers, beaucoup d’inconnus. Flottement général qui m’a surprise. Je me suis dit, au fond, si la police partait maintenant, nous ne tarderions pas à nous en aller, nous aussi. (...)

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Plus que jamais d’actualité : Appel à participer à la journée du 22/11, contre les répressions policières

"Choisi ton camp!" : Hommage de Daniel Mermet pour Rémi Fraisse






« C’est l’histoire de deux enterrements. Voilà deux enterrements qui tombent nez à nez, face à face.

Le premier c’est un enterrement très important… C’est l’enterrement du roi du pétrole, le patron de Total mort accidentellement. Hommage de la nation unanime ! Hommage de tous les médias ! Hommage de la terre entière ! Un hommage vibrant !

Le deuxième enterrement… C’est celui de Rémi, Rémi Fraisse, 21 ans, tué par une grenade offensive tirée par un gendarme, dans une manif’ contre le barrage de Sivens. Hommage beaucoup moins vibrant ! Le premier ministre parle de « casseurs », on parle de « bavure », on dit que « si l’on veut mourir pour des idées il faut assumer ».

A l’enterrement du patron de Total le roi du pétrole, on l’a peu souligné, il y avait des oiseaux. Des oiseaux endeuillés. Des mouettes. Des goélands tout en noir. Le noir de la marée noire. Le noir de l’Erika. Le naufrage pour lequel Total a été condamné. C’était des oiseaux du parti des oiseaux, le parti de Rémi, le parti des « djihadistes verts ». Rémi Fraisse est un « djihadistes verts » ! C’est l’expression de Xavier Beulin de la FNSEA.

Passé le respect à l’égard des morts, les deux figures en quelques jours sont devenues les symboles de notre présent. Deux symboles inconciliables. Il faut choisir son camp : l’assassinat ou l’accident.
L’oligarchie a choisi ! Le gouvernement a choisi ! Le cynisme, la violence, le mépris, et tout ce qui dégoute et fait gonfler les rangs de la Marine.

Alors choisi ton camps camarade. Le vent se lève, il n’y a pas d’arrangement.

Cours camarade ! Les oiseaux noirs en mourant te regardent. Cours camarade ! Le vieux monde est derrière toi ! »

Daniel Mermet
 

Une foule d'extrémistes a envahi le Testet...



... une foule -équipée d'armes bizarres- et qui a de bonnes raisons de "pensées" que le barrage n'aura pas lieu.



Make love no GPII*  ;)
 
* grands projets inutiles imposés

31 octobre 2014

« La mort de Rémi n’est pas une bavure, c’est un meurtre d’Etat » Mathieu Rigouste

source: Graph Nantes via tweeter

Mathieu Rigouste, militant, chercheur en sciences sociales, travaille à disloquer les mécanismes de domination. Dans La Domination policière (2013), il avance que « la violence policière est rationnellement produite et régulée par l’Etat ». Selon lui, les zadistes du Testet sont face à une « contre-insurrection policière », qui peut dériver en « guerre de basse intensité ». Il distille une lecture iconoclaste des événements qui ont conduit à la mort de Rémi Fraisse. Entretien.

A lire sur APARTÉ ...

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Rappel:  Manifestation en hommage à Rémi et contre les crimes d'Etat, samedi 1er nov, préfecture de Cahors à 10h30









29 octobre 2014

(Testet) Hommage à Rémi Fraisse samedi 1er novembre à Cahors



Samedi 1° Nov à 10h30 devant la Préfecture de Cahors, Rejoignez-nous !

Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2014, Rémi est mort sur le chantier en cours du barrage de Sivens, au cours d'affrontements avec la police.
Il avait 21 ans. Etudiant en sciences de l'environnement, il était arrivé à Sivens  vendredi pour soutenir la lutte pacifique contre la destruction de la forêt humide du Testet.

Pour marquer notre tristesse, saluer la mémoire de Rémi, soutenir sa famille, et pour exprimer notre colère face à la violence d’État

Hommage à Rémi Fraisse

Halte à la violence policière !

Nous ne les laisserons pas tuer avec leurs armes dites «non létales». Réagissons avec force pour qu'il y ait un avant et un après cette mort. Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec tous ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre des projets guidés par les logiques de profit, barrage de Sivens mais aussi avec tous ceux qui tombent sous les coups de la répression quand ils protestent . Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur. Nous continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu'ils rêvent d'anéantir.

Appel lancé à l'initiative de citoyens lotois présents Samedi dernier à Sivens pour un collectif 46 de soutien aux opposants au projet de barrage de Sivens et autres GPII (grands projets inutiles imposés).



Après les arbres, ils abattent les hommes.

Rémi Fraisse est mort dimanche 26 octobre sous les coups d'un Etat qui agit au mépris de la vie humaine. Il s'agit maintenant d'exiger que lumière soit faite sur ce qui n'est ni une bavure, ni une mort suspecte, mais l'assassinat d'un jeune homme qui était présent ce jour là pour exprimer son opposition au barrage de Sivens.

Le déchaînement de la violence contre des opposants n'a pas commencé ce week-end.
A Sivens depuis deux mois, la police se fait le bras armé des maîtres d'oeuvre du barrage, comme elle le fait dans tant d'autres luttes. La répression policière telle qu'elle a été mise en place ne peut trouver aucune justification que dans les intérêts étatiques et privés qu'elle prétend défendre.
C'est bien la violence d'un Etat pourtant dit "de droit" qui entraîne aujourd'hui cette dangereuse criminalisation des luttes.
Des camarades sont actuellement incarcérés suite à leur participation aux manifestations contre le barrage et en réaction à la mort de Rémi. Nous appelons à leur libération immédiate.

L'absurdité de ce projet de barrage et de l'acharnement politique et policier à le maintenir est plus qu'évidente.
Nous exigeons l'abandon des travaux et la restauration de la zone.

Peu importe que nous ayons pris ou non part à la lutte contre le barrage, la colère pacifique ( à l'appel des parents de Rémi) qui doit aujourd'hui s'exprimer dépasse très largement son caractère local.
Des manifestations de soutien ont eu lieu un peu partout en France et ne doivent que s'amplifier.

Pour Sivens, pour Rémi, ni oubli, ni pardon!

Collectif 46 de soutien au Testet et à sa ZAD....

Rassemblement samedi 1er novembre à Cahors,devant la Préfecture, à 10H30.
en hommage à Rémi, pour mettre fin aux violences policières et pour l'abandon de ce grand projet inutile.

Premières signatures: Des lotois présents samedi dernier à Sivens ET de nombreuses signatures de citoyens choqués qui nous parviennent ,
Terre Vivante, Le Lot en Action, Ensemble!, NPA, Sud Education 46, Sortir du Nucléaire Lot, Libraithèque Dalp, ass ETM46, .....

Pas de drapeaux, pas de cagoules, le rassemblement se veut pacifique !

Plus d'info:

 

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