18 août 2024

Gaza : le génocide, aussi dans les têtes

 

Source: réseaux sociaux

Dans le déferlement estival ininterrompu d’informations et d'images atroces en provenance de Gaza, surnage un texte, hors du commun. Son auteur est un journaliste palestinien francophone, Ramil Abou Jamous, qui tient son journal depuis quelques mois sur le site indépendant Orient XXI.

Encore des atrocités, après les viols de détenus palestiniens, après l'histoire, racontée sur France 2, de ce jeune père dont les deux nouveau-nés sont morts bombardés alors qu'il allait déclarer leur naissance ? Dépêchons-nous de zapper, pour profiter de ce qui reste d'été !

Eh bien non, justement.

Suite sur Arrêt sur image

Lien vers le journal de Ramil Abou Jamous

 https://orientxxi.info/fr/auteur1342.html

13 février 2024

Gaza • L’innommable génocide

 

Dans les années 1990 se déroulaient devant les yeux du monde entier trois “guer­res” con­tre des Peu­ples, en Ex-Yougoslavie, au Rwan­da, et en Turquie. Les trois avaient en com­mun une volon­té d’épu­ra­tion ethnique.

Nous n’avions pas dans ces années là un réseau Inter­net à ce point dévelop­pé qu’un.e quel­conque citoyen.ne du monde puisse instan­ta­né­ment trans­met­tre les images de ce qui s’y déroulait. Et pour­tant, tant pour l’ Ex-Yougoslavie que pour le Rwan­da, le jour­nal­isme des années 1990 opéra un tra­vail d’in­for­ma­tion digne de ce nom, même si pour la Turquie et les Kur­des, il en fut autrement, déjà.

Sur ces trois mas­sacres en direct, un seul entra dans l’His­toire, après sai­sine d’un Tri­bunal, sous le nom recon­nu de géno­cide, celui com­mis au Rwan­da, con­tre les Tut­sis. Pour l’Ex-Yougoslavie, le Tri­bunal pénal créé pour ce faire fit de l’un des derniers mas­sacres de masse, celui de Sre­breni­ca, un mas­sacre “géno­cidaire”, sans pour autant élargir le terme juridique à l’ensem­ble de la guerre. Pour la Turquie, con­sid­érée zone tam­pon stratégique par l’Oc­ci­dent européen, on par­la et on par­le tou­jours de “con­flit” et de “prob­lème kurde”.

 

suite sur Kedistan..

24 octobre 2023

Comment les régimes arabes financent la guerre d’Israël contre Gaza

 

Les États arabes qui ont normalisé leurs relations avec Tel-Aviv comptent parmi les principaux contributeurs financiers du complexe militaro-industriel israélien. Ces milliards arabes alimentent aujourd’hui la guerre insensée de l’État d’occupation contre les Palestiniens de Gaza, de Jérusalem et de Cisjordanie.

Suite sur En dehors de la boite

2 avril 2019

Israël tue un enfant Palestinien tous les 3 jours dans l'indifférence générale

14 février 2019 - L'ONG Defence for Children International Palestine (DCIP) tire le sombre bilan de 2018 en révélant que 56 enfants Palestiniens ont été tués en 2018 par Israël. Plus d'un enfant tué par semaine ! Les personnes témoins de ces meurtres ont insisté sur le fait que les enfants visés n'étaient pas armés et ne représentaient aucune menace pour l'occupant ou ses citoyens. 
 Les enfants palestiniens ont été tués par des tireurs d’élite, des drones et des forces de sécurité de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés.(..)


 

24 avril 2018

Gaza : des blessures par balle inhabituelles et dévastatrices



Depuis le 1er avril, les équipes de Médecins Sans Frontières à Gaza ont accueilli en soins postopératoires près de 500 personnes blessées par balles lors de la « Marche du retour ». En trois semaines, l’association a traité plus de patients que lors de toute l’année 2014, qui avait pourtant connu l’offensive israélienne « Bordure protectrice ».

Le personnel médical de MSF fait état de blessures dévastatrices d’une sévérité inhabituelle, extrêmement complexes à soigner et qui laisseront de lourdes séquelles à la majorité des patients.
 

2 avril 2018

Israël rejette toute enquête indépendante sur les violences à Gaza

Israël a rejeté les appels internationaux à une enquête indépendante après la mort vendredi de 16 Palestiniens tués par l'armée israélienne lors d'une manifestation organisée le long de la frontière entre Gaza et l'Etat hébreu.
L'usage de balles réelles par l'armée israélienne est au coeur des interrogations de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l'Homme.

Vendredi a été la journée la plus meurtrière dans la bande de Gaza depuis la guerre de 2014: 16 Palestiniens ont été tués et plus de 1.400 blessés, dont 758 par des tirs à balles réelles, selon le ministère de la Santé dans l'enclave.
Les Palestiniens accusent les soldats israéliens d'avoir tiré sur des manifestants qui ne représentaient aucun danger immédiat.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, ainsi que la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, ont réclamé une "enquête indépendante" sur l'usage par Israël de balles réelles, une demande rejetée par l'Etat hébreu.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont bloqué samedi soir un projet de déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU appelant "toutes les parties à la retenue et à prévenir toute escalade supplémentaire" et demandant une enquête sur les affrontements.

De son côté, le ministre de la Défense israélien Avigdor Lieberman a qualifié d'"hypocrites" les appels à ouvrir une enquête.
"Il n'y aura pas de commission d'enquête", a-t-il déclaré à la radio publique israélienne. "Il n'y aura rien de tel ici, nous ne coopérerons avec aucune commission d'enquête".


Source  : Assawra
 

8 janvier 2018

Des avions Israéliens pulvérisent des défoliants sur les terres de Gaza

Photo correspondant d'Assawra
Assawra | 7 janvier 2018

  Pulvériser l'espoir...

 Il existe encore à Gaza, malgré tout, quelques terres agricoles. Elles servent à produire des légumes d'une grande variété selon les saisons. On y plante aussi des arbres fruitiers, notamment des agrumes.
Les Palestiniens aiment la terre nourricière.
Nul besoin d'une sensibilisation écologique, ils entretiennent un rapport ancestral avec la terre respectueux de la nature. Cet état d'esprit est culturel. Il est retransmis d'une génération à une autre. Tous savent que la terre est précieuse.
Elle participe à leur résistance au blocus.

Ce matin du dimanche 07 janvier des avions de l'occupant ont survolé des parcelles de terre de l'est de Gaza. Ils les ont pulvérisées de produits chimiques détruisant les milliers de jeunes plants de légumes... espoir de demain.
C'est un autre visage de la guerre menée contre ce peuple viscéralement attaché à sa terre... car elle le nourrit aussi de cet espoir nécessaire à sa résistance.

Ce matin du dimanche 07 janvier des avions de l'occupant ont donc survolé cette terre en vue de pulvériser l'espoir.

Un autre crime au nom du peuple élu.

Al Faraby
Dimanche, 07 janvier 2017





source,
https://assawra.blogspot.fr/2018/01/pulveriser-lespoir.html

Pétition "Libérez A'hed Tamimi"
https://www.change.org/p/benyamin-netanyahou-libérez-l-enfant-a-hed-tamimi



11 août 2015

Quelques vérités sur l’opération de propagande « Tel Aviv Sur Seine »

Dessin de Tardi
Quelques éléments d’information suite aux réponses mensongères de la Mairie de Paris face aux larges protestations contre « Tel Aviv Sur Seine » :

1) Tel Aviv est « ouverte et tolérante », il ne faut pas la confondre avec le gouvernement israélien

Tel Aviv a été bâtie sur 7 villages palestiniens détruits. Il y est interdit aux réfugiés palestiniens, expulsés de ces villages, d’y retourner.

Le QG de l’armée israélienne qui bombarde et commet des massacres à Gaza se trouve à Tel Aviv.

A 70 kilomètres de Tel Aviv, soit à peu près la distance entre Paris et Fontainebleau, il y a 1.8 millions de personnes qui meurent à petit feu dans un endroit qui s’appelle la bande de Gaza.

A moins de 50 kilomètres de Tel Aviv, soit à peu près la distance entre Paris et Rambouillet, il y a une charmante construction qui s’appelle le Mur, (...)

 

7 octobre 2014

Gaza : radiographie d'un désastre


Les technologies d’observation spatiales sont de plus en plus utilisées pour évaluer la situation dans les zones de crise. Comme à Gaza, ravagé par la guerre cet été.


Comment reconstruire les milliers d’édifices détruits dans la bande de Gaza? Selon quelles urgences? Pour quels coûts? Le 12 octobre doit s’ouvrir au Caire une conférence internationale des donateurs, qui décidera de l’enveloppe financière à attribuer à ce territoire ravagé par un terrible conflit entre le 8 juillet et le 26 août 2014.

Suite sur  Le Temps ...

23 septembre 2014

Cahors, Soirée de Solidarité avec le Peuple Palestinien


Vendredi 26 Septembre18h30
Bourse du Travail Place Rousseau Cahors

Introduit par le doc: « Lettre au Président de la République »
En Avril 2013 Ce que j'ai vu en Palestine vous ne pouvez pas l'ignorer!

Expo, buffet,entrée libre....

Réunion-débat Pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

Avec: Pierre Stambul
Auteur, membre de l'Union Juive Française pour la Paix

CONTRE LES MASSACRES ET DESTRUCTIONS A GAZA !
POUR UN FORT MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE!
DÉVELOPPER LA CAMPAGNE BOYCOTT- DÉSINVESTISSEMENTS- SANCTIONS!
INTERPELLER ÉLUS ET LA FRANCE POUR STOPPER LA POLITIQUE COLONIALE DE L 'ÉTAT D ' ISRAËL et exiger la levée du blocus à GAZA!

Collectif 46 de Soutien au Peuple Palestinien (Attac , Aspc , Mvt de la Paix, Amis de l'Huma, Dalp, Etm, Ensemble!, PCF, PG,  NPA,Solidaires, Terre Vivante, Coll Palestine Figeac, Lot en Action, ..) Contacts: 06 20 38 24-79
 
 

18 septembre 2014

Ukraine, Gaza, Syrie, Libye, un point commun entre ces guerres


Pour le géopoliticien mexicain Alfredo Jalife-Rahme, la simultanéité des événements éclaire leur signification : après avoir annoncé la création d’une alternative au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale, donc au dollar, la Russie doit faire face en même temps à l’accusation d’avoir détruit le vol de la Malaysian Airlines, à l’attaque de Gaza par Israël soutenu par les renseignements militaires US et britanniques, au chaos en Libye et à l’offensive de l’Émirat islamique au Levant. En outre, sur chacun de ces théâtres d’opération, les combats tournent autour du contrôle des hydrocarbures, dont le marché était jusqu’ici exclusivement opéré en dollars.
 
 

16 septembre 2014

Gaza : le silence tue, la désinformation rend complice


Acrimed | 16 septembre 2014

Nous publions, sous forme de tribune [1], un texte signé par plusieurs chercheurs, intellectuels, et par le Secrétaire général de la Fédération Européenne des Journalistes. Ce texte a été rédigé en Belgique et adressé en priorité aux médias belges, mais aucun des titres de presse sollicités n’a souhaité le publier. Il dénonce des mécanismes également identifiables dans les médias français (Acrimed).


Quel bilan tirer de l’opération israélienne « Bordure Protectrice », 3 semaines après l’accord d’un cessez-le feu ? C’est avec amertume, indignation, mais aussi avec inquiétude que nous nous interrogeons sur le traitement médiatique de la tragédie qui a frappé la Bande de Gaza. En faisant - consciemment ou non - usage d’expressions communément acquises, la presse s’est rendue coupable de désinformation.

Nous, citoyens belges et européens, accusons la majorité des médias d’appliquer – délibérément ou non – la politique des « deux poids, deux mesures » lorsqu’il s’agit d’aborder ces événements atroces. Ainsi, parler de « guerre » est-il correct alors que le conflit oppose David à Goliath ? L’histoire atteste que nous sommes face à une répression de type colonial contre une population en résistance face aux occupants. Nous sommes consternés par la représentation d’un « conflit » où oppresseurs et opprimés se valent. Le principe d’« équidistance » a-t-il quelque sens dans un affrontement qui oppose l’armée israélienne - considérée comme la cinquième armée la plus puissante au monde - à des roquettes palestiniennes, pour la plupart artisanales ?

Il ne s’agit pas ici de reprocher aux médias de parler « des deux camps », mais bien leur représentation systématique, toujours au nom de l’« équidistance », des opérations des uns et des autres. Cette approche crée chez le lecteur, l’auditeur ou le téléspectateur le sentiment d’une égalité entre protagonistes. Ainsi, les roquettes palestiniennes, qui pour près de 87% sont interceptées, en arrivent à être présentées comme l’équivalent des chars, drones, F16, hélicoptères et missiles dernier-cri israéliens. Les 1,7 million de Gazaouis, eux, n’ont pas de Dôme de fer… Ils connaissent par contre une densité démographique supérieure à celle du Bangladesh sur 365 km2 (la moitié de la superficie du littoral belge). Une telle densité permet d’apprécier à sa juste valeur le leitmotiv propagandiste des « boucliers humains » du Hamas et la prétention d’Israël à s’en tenir à des « frappes chirurgicales ».

Nous dénonçons cette prétendue égalité entre protagonistes, renforcée par un traitement le plus souvent purement événementiel de l’actualité. Il faut rappeler que la Bande de Gaza est occupée depuis 1967 et assiégée depuis l’arrivée au pouvoir du Hamas, il y a 7 ans. Depuis, la population entière en fait les frais : encerclée par mer, terre et air pour avoir « mal choisi », dit-on, ses dirigeants. On l’a souvent dit : « Gaza est une prison à ciel ouvert ». Ce qui explique que l’ONU considère toujours le territoire comme étant sous occupation. Ni sortie de secours, ni lieu sûr. Pas même au sein des hôpitaux ou des écoles. Dans cette atmosphère oppressante, toute tentative de révolte des Palestiniens est présentée comme « activité terroriste » par des journalistes qui se font ainsi les porte-voix de la propagande israélienne. Faut-il rappeler que les résolutions de l’ONU et principalement la résolution 37/43 légitiment la lutte armée contre la domination coloniale ? Trop souvent, nos médias présentent exclusivement le Hamas comme un mouvement « islamiste radical », jamais comme un mouvement de libération nationale, déclenchant ainsi de façon pavlovienne des réflexes de peur et de rejet.

C’est l’enlèvement de trois jeunes Israéliens retrouvés morts en Cisjordanie occupée qui est systématiquement présenté comme l’élément déclencheur des hostilités entre Israël et Gaza. Le Hamas, accusé sans preuves de ce rapt a vu des centaines de ses militants et cadres locaux arrêtés. Malgré l’humiliation et les privations quotidiennes que subissent les Gazaouis, ce n’est que suite à ces arrestations d’envergure que les premières roquettes ont été tirées depuis la Bande de Gaza. Les premières du Hamas depuis… 2012. C’est aussi l’élimination, le 7 juillet, de sept combattants du Hamas qui a mené celui-ci à considérer que le cessez-le-feu avec Israël, négocié en novembre 2012 et qui engageait chaque partie à ne pas mener d’opérations militaires contre l’autre, était rompu.

Les finalités de l’opération israélienne « Bordure Protectrice » se voient tout à fait discréditées : mener des attaques de « représailles légitimes » afin d’éradiquer les tirs de roquettes. Or l’on sait que ce sont les opérations militaires israéliennes qui engendrent davantage de tirs de roquettes et font donc des victimes israéliennes. La boucle est bouclée, le cercle vicieux installé. Israël dit vouloir arrêter la violence contre ses citoyens, mais, contribue paradoxalement à la provoquer.

Nous accusons la plupart des médias de manipuler l’opinion en présentant le Hamas comme « l’organisation qui n’a pas accepté la trêve » ou « qui la viole constamment ». Et qui par conséquent, ne protège pas ses civils. Rappelons que la première proposition de cessez-le-feu a été discutée entre le gouvernement israélien et le gouvernement égyptien dirigé par le maréchal Al-Sissi, fervent opposant au Hamas. Peut-on imaginer la négociation d’une trêve si toutes les parties concernées ne sont pas présentes aux discussions ou si aucune des conditions demandées, par les représentants du peuple palestinien, n’a été évoquée ?

Des médias comparent les statistiques des morts civils palestiniens à celles des soldats israéliens tombés. Comparaison honteuse. D’autres médias cultivent la peur des « djihadistes » belges ou français partis combattre en Syrie, mais épargnent l’image de ces autres Belges ou français enrôlés dans l’armée d’occupation israélienne.

Cette approche médiatique, ce constat flagrant de sympathie première envers Israël se révèlent consternants et nous poussent à nous interroger sur les fondements d’une « osmose culturelle » avec cet État, alors que ce dernier piétine de manière constante les principes démocratiques et le droit international.

« Bordure protectrice » a fait plus de 2.100 victimes palestiniennes dont 500 enfants.

Nous, lecteurs, auditeurs, et téléspectateurs belges et européens, accusons une partie de la presse, de désinformation lorsqu’il s’agit de traiter des crimes de guerre commis par Israël à Gaza et en Palestine occupée.

Des gouvernements en passant par la population, toute la société dépend du Quatrième pouvoir, celui des médias, pour se forger son opinion. Jusqu’à présent, le travail indispensable d’investigation journalistique a souvent fait défaut. Sous couvert de neutralité, beaucoup de médias désinforment. Ils se rendent et nous rendent complices de la tragédie de Gaza.

Comme l’affirmait Desmond Tutu, « rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur ».


- Anissa Amjahad - Docteure en sciences politiques et sociales (ULB)
- Frank Barat - Militant et auteur
- Sébastien Boussois - Docteur en sciences politiques
- François Burgat - Politologue, Aix-en-Provence
- Paul Delmotte - Professeur retraité de politique internationale à l’Institut des Hautes Études des Communications Sociales
- Ricardo Gutiérrez - Secrétaire général de la Fédération européenne des Journalistes
- Imane Nachat - Étudiante en dernière année de Master en Sciences de la communication - VUB
- Julien Salingue - Chercheur en science politique

Pour l’analyse d’Acrimed sur le traitement médiatique de la dernière offensive israélienne contre Gaza, voir notre article : « Offensive israélienne contre Gaza : les partis pris du traitement médiatique ».

23 août 2014

Desmond Tutu appelle au boycott mondial d’Israël


Oumma | 22 août 2014

L’archevêque émérite sud-africain Desmond Tutu appelle à un boycott mondial d’Israël et adresse au peuple israélien le plaidoyer suivant : « Libérez-vous en libérant la Palestine ».

Mon plaidoyer pour le peuple d’Israël : Libérez-vous en libérant la Palestine

Publié initialement sur Haaretz

Les dernières semaines, des membres de la société civile du monde entier ont lancé des actions sans précédent contre les ripostes brutales et disproportionnées d’Israël au lancement de roquettes depuis la Palestine.

Si l’on fait la somme de tous les participants aux rassemblements du week-end dernier exigeant justice en Israël et en Paslestine - à Cape Town, Washington, New-York, New Delhi, Londres, Dublin et Sydney, et dans toutes les autres villes - cela représente sans aucun doute le plus important tollé de l’opinion citoyenne jamais vu dans l’histoire de l’humanité autour d’une seule cause.

Il y a un quart de siècle, j’ai participé à des manifestations contre l’apartheid qui avaient rassemblé beaucoup de monde. Je n’aurais jamais imaginé que nous assisterions de nouveau à des manifestations d’une telle ampleur, mais celle de samedi dernier à Cape Town fut au moins aussi importante. Les manifestants incluaient des gens jeunes et agés, musulmans, chrétiens, juifs, hindous, bouddhistes, agnostiques, athéistes, noirs, blancs, rouges et verts... C’est ce à quoi on pourrait s’attendre de la part d’une nation vibrante, tolérante et muticulturelle.

J’ai demandé à la foule de chanter avec moi : « Nous sommes opposés à l’injustice de l’occupation illégale de la Palestine. Nous sommes opposés aux assassinats à Gaza. Nous sommes opposés aux humiliations infligées aux Palestiniens aux points de contrôle et aux barrages routiers. Nous sommes opposés aux violences perpétrées par toutes les parties. Mais nous ne sommes pas opposés aux Juifs. »

Plus tôt dans la semaine, j’ai appelé à suspendre la participation d’Israël à l’Union Internationale des Architectes qui se tenait en Afrique du Sud.

J’ai appelé les soeurs et frères israéliens présents à la conférence à se dissocier activement, ainsi que leur profession, de la conception et de la construction d’infrastructures visant à perpétuer l’injustice, notamment à travers le mur de séparation, les terminaux de sécurité, les points de contrôle et la construction de colonies construites en territoire palestinien occupé.

« Je vous implore de ramener ce message chez vous : s’il vous plaît, inversez le cours de la violence et de la haine en vous joignant au mouvement non violent pour la justice pour tous les habitants de la région », leur ai-je dit.

Au cours des dernières semaines, plus de 1,7 million de personnes à travers le monde ont adhéré au mouvement en rejoignant une campagne d’Avaaz demandant aux compagnies tirant profit de l’occupation israélienne et/ou impliquées dans les mauvais traitements et la répression des Palestiniens de se retirer. La campagne vise spécifiquement le fonds de pension des Pays-Bas ABP, la Barclays Bank, le fournisseur de systèmes de sécurité G4S, les activités de transport de la firme française Véolia, la compagnie d’ordinateurs Hewlett-Packard et le fournisseur de bulldozers Caterpillar.

Le mois dernier, 17 gouvernements européens ont appelé leurs citoyens à ne plus entretenir de relations commerciales ni investir dans les colonies israéliennes illégales.

Récemment, on a pu voir le fond de pension néerlandais PGGM retirer des dizaines de millions d’euros des banques israéliennes, la fondation Bill et Melinda Gates désinvestir de G4S, et l’église presbytérienne américaine se défaire d’un investissement d’environ 21 millions de dollars dans les entreprises HP, Motorola Solutions et Caterpillar.

C’est un mouvement qui prend de l’ampleur.

La violence engendre la violence et la haine, qui à son tour ne fait qu’engendrer plus de violence et de haine.

Nous, Sud-Africains, connaissons la violence et la haine. Nous savons ce que cela signifie d’être les oubliés du monde, quand personne ne veut comprendre ou même écouter ce que nous exprimons. Cela fait partie de nos racines et de notre vécu.

Mais nous savons aussi ce que le dialogue entre nos dirigeants a permis, quand des organisations qu’on accusait de « terroristes » furent à nouveau autorisées, et que leurs meneurs, parmi lesquels Nelson Mandela, furent libérés de prison ou de l’exil.

Nous savons que lorsque nos dirigeants ont commencé à se parler, la logique de violence qui avait brisé notre société s’est dissipée pour ensuite disparaître. Les actes terroristes qui se produisirent après le début ces échanges - comme des attaques sur une église et un bar - furent condamnés par tous, et ceux qui en étaient à l’origine ne trouvèrent plus aucun soutien lorsque les urnes parlèrent.

L’euphorie qui suivit ce premier vote commun ne fut pas confinée aux seuls Sud-Africains de couleur noire. Notre solution pacifique était merveilleuse parce qu’elle nous incluait tous. Et lorsqu’ensuite, nous avons produit une constitution si tolérante, charitable et ouverte que Dieu en aurait été fier, nous nous sommes tous sentis libérés.

Bien sûr, le fait d’avoir eu des dirigeants extraordinaires nous a aidés.

Mais ce qui au final a poussé ces dirigeants à se réunir autour de la table des négociations a été la panoplie de moyens efficaces et non-violents qui avaient été mis en oeuvre pour isoler l’Afrique du Sud sur les plans économique, académique, culturel et psychologique.

A un moment charnière, le gouvernement de l’époque avait fini par réaliser que préserver l’apartheid coûtait plus qu’il ne rapportait.

L’embargo sur le commerce infligé dans les années 80 à l’Afrique du Sud par des multinationales engagées fut un facteur clé de la chute, sans effusion de sang, du régime d’apartheid. Ces entreprises avaient compris qu’en soutenant l’économie sud-africaine, elles contribuaient au maintien d’un statu quo injuste.

Ceux qui continuent de faire affaire avec Israël, et qui contribuent ainsi à nourrir un sentiment de « normalité » à la société israélienne, rendent un mauvais service aux peuples d’Israël et de la Palestine. Ils contribuent au maintien d’un statu quo profondément injuste.

Ceux qui contribuent à l’isolement temporaire d’Israël disent que les Israéliens et les Palestiniens ont tous autant droit à la dignité et à la paix.

A terme, les évènements qui se sont déroulés à Gaza ce dernier mois sont un test pour ceux qui croient en la valeur humaine.

Il devient de plus en plus clair que les politiciens et les diplomates sont incapables de trouver des réponses, et que la responsabilité de négocier une solution durable à la crise en Terre Sainte repose sur la société civile et sur les peuples d’Israël et de Palestine eux-mêmes.

Outre la dévastation récente de Gaza, des personnes honnêtes venant du monde entier - notamment en Israël - sont profondément perturbées par les violations quotidiennes de la dignité humaine et de la liberté de mouvements auxquelles les Palestiniens sont soumis aux postes de contrôle et aux barrages routiers. De plus, les politiques israëliennes d’occupation illégale et la construction d’implantations en zones tampons sur le territoire occupé aggravent la difficulté de parvenir à un accord qui soit acceptable pour tous dans le futur.

L’Etat d’Israël agit comme s’il n’y avait pas de lendemain. Ses habitants ne connaîtront pas l’existence calme et sécuritaire à laquelle ils aspirent, et à laquelle ils ont droit, tant que leurs dirigeants perpétueront les conditions qui font perdurer le conflit.

J’ai condamné ceux qui en Palestine sont responsables de tirs de missiles et de roquettes sur Israël. Ils attisent les flammes de la haine. Je suis opposé à toute forme de violence.

Mais soyons clairs, le peuple de Palestine a tous les droits de lutter pour sa dignité et sa liberté. Cette lutte est soutenue par beaucoup de gens dans le monde entier.

Nul problème créé par l’homme n’est sans issue lorsque les humains mettent en commun leurs efforts sincères pour le résoudre. Aucune paix n’est impossible lorsque les gens sont déterminés à l’atteindre.

La paix nécessite que le peuple d’Israël et le peuple de Palestine reconnaissent l’être humain qui est en eux et se reconnaissent les uns les autres afin de comprendre leur interdépendance.

Les missiles, les bombes et les invectives brutales ne sont pas la solution. Il n’y a pas de solution militaire.

La solution viendra plus probablement des outils non violents que nous avons développés en Afrique du Sud dans les années 80 afin de persuader le gouvernement sud africain de la nécessité de changer sa politique.

La raison pour laquelle ces outils - boycott, sanctions et retraits des investissements - se sont finalement avérés efficaces, est qu’ils bénéficiaient d’une masse critique de soutien, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le même type de soutien envers la Palestine dont nous avons été témoins de par le monde durant ces dernières semaines.

Mon plaidoyer envers le peuple d’Israël est de voir au-delà du moment, de voir au-delà de la colère d’être perpétuellement assiégé, de concevoir un monde dans lequel Israël et la Palestine coexistent - un monde dans lequel règnent la dignité et le respect mutuels.

Cela demande un changement de paradigme. Un changement qui reconnaisse qu’une tentative de maintenir le statu-quo revient à condamner les générations suivantes à la violence et l’insécuruté. Un changement qui arrête de considérer une critique légitime de la politique de l’Etat comme une attaque contre le judaisme. Un changement qui commence à l’intérieur et se propage à travers les communautés, les nations et les régions- à la diaspora qui s’étend à travers le monde que nous partageons. Le seul monde que nous partageons !

Quand les gens s’unissent pour accomplir une cause juste, ils sont invincibles. Dieu n’interfère pas dans les affaires humaines, dans l’espoir que la résolution de nos différends nous fera grandir et apprendre par nous-mêmes. Mais Dieu ne dort pas. Les textes sacrés juifs nous disent que Dieu est du côté du faible, du pauvre, de la veuve, de l’orphelin, de l’étranger qui a permis à des esclaves d’entamer leur exode vers une Terre Promise. C’est le prophète Amos qui a dit que nous devrions laisser la justice couler telle une rivière.

À la fin, le bien triomphera. Chercher à libérer le peuple de Palestine des humiliations et des persécutions que lui inflige la politique d’Israël est une cause noble et juste. C’est une cause que le peuple d’Israël se doit de soutenir.

Nelson Mandela a dit que les Sud Africains ne se sentiraient pas complètement libres tant que les Palestiniens ne seraient pas libres. Il aurait pu ajouter que la libération de la Palestine serait également la libération d’Israël."

Desmond TUTU

Voir en ligne: http://oumma.com/203086/desmond-tutu-appelle-boycott-mondial-disrael


16 août 2014

Gaza : nouvelles du front australien

Une caricature publiée, puis rétractée par un journal australien, le Sydney Morning Herald


(...) Mike Carlton un journaliste du même journal, le Sydney Morning Herald, a du démissionner suite à un de ses éditorial… consacré à Gaza bien sur. Il est interdit de raconter la réalité des conditions de vie et de mort des palestiniens.


Le rang et le fruit pourri d’Israël est appelé fascisme

Les images en provenance de Gaza sont fulgurantes, une galerie de la mort et de l’horreur. Un Palestinien échevelé crie à l’agonie, son petit frère ensanglanté mort dans ses bras. (...)

Suite sur VIVE LA REVOLUTION ...

Discours d'un sénateur irlandais contre Israël (vidéo)





15 août 2014

Le génocide progressif d’Israël dans le ghetto de Gaza

A Gaza, la mise en œuvre de la vision sioniste revêt sa forme la plus inhumaine

Info-Palestine |15 juillet 2014 | Par Ilan Pappe

Dans un article de 2006 pour The Electronic Intifada, je définissais la politique israélienne à l’égard de la Bande de Gaza comme un génocide progressif. L’attaque israélienne actuellement en cours contre Gaza indique que cette politique de génocide se poursuit sans relâche. Le terme est important, car il situe pertinemment l’action barbare d’Israël – naguère et aujourd’hui – dans un contexte historique plus vaste.

Il faudrait insister sur ce contexte, car la machine de propagande israélienne s’efforce encore et toujours de déclamer sa politique hors contexte : elle fait du prétexte qu’elle trouve pour chaque nouvelle vague de destruction la justification principale pour une autre orgie de massacres sans discrimination sur les champs de la mort palestiniens.

Le contexte

La stratégie sioniste qui consiste à donner à sa brutale politique l’étiquette d’une réponse adéquate à telle ou telle action palestinienne est aussi vieille que la présence sioniste elle-même en Palestine. Elle a servi à maintes reprises comme justification à la mise en œuvre de la vision sioniste d’une Palestine future qui n’aurait en elle que très peu, voire aucun Palestinien natif.

Les moyens de parvenir à cet objectif ont changé au fil des ans, mais la formule est restée la même : quelle que puisse être la vision d’un Etat juif, elle ne peut se matérialiser que si le nombre de Palestiniens y est insignifiant. Et actuellement, la vision est celle d’un Israël qui s’étend sur la Palestine historique dans sa presque totalité, là où vivent toujours des millions de Palestiniens.

Comme toutes celles qui l’ont précédée, la vague génocidaire actuelle a un arrière-plan plus immédiat. Il est né d’une tentative de contrecarrer la décision palestinienne de former un gouvernement d’union, auquel même les Etats-Unis n’avaient pu trouver d’objection.

La faillite de l’initiative de « paix » désespérée du Secrétaire d’Etat US John Kerry a légitimé l’appel palestinien aux organisations internationales pour faire cesser l’occupation. En même temps, les Palestiniens ont bénéficié d’une large approbation internationale pour leur prudente tentative, incarnée dans le gouvernement d’union, d’élaborer une fois encore une stratégie coordonnée entre les divers groupes et ordres du jour palestiniens.

Depuis juin 1967, Israël cherchait un moyen de conserver les territoires qu’il a occupés cette année-là sans intégrer leur population autochtone dans sa citoyenneté, qui implique des droits. Ce faisant il participait à un simulacre de « processus de paix » lui servant à gagner du temps ou à dissimuler sa politique de colonisation unilatérale sur le terrain.

Au fil des décennies, Israël a différencié des zones qu’il voulait contrôler directement et d’autres qu’il voulait administrer indirectement, l’objectif à long terme étant de réduire la population palestinienne au minimum, moyennant, entre autres, le nettoyage ethnique et l’étranglement économique et géographique.

La situation géopolitique de la Cisjordanie donne l’impression, du moins en Israël, qu’il est possible d’y parvenir sans avoir à présager un troisième soulèvement ni trop de condamnations internationales.

Mais la bande de Gaza, en raison de sa localisation géopolitique unique, ne se prêtait pas aussi facilement à une telle stratégie. Depuis 1994, voire plus, en tout cas depuis qu’Ariel Sharon a été au pouvoir comme Premier Ministre, la stratégie a été de ghettoïser Gaza, en espérant quelque part que les gens là-bas – 1,8 millions de personnes aujourd’hui – allaient tomber dans un oubli éternel.

Mais le Ghetto s’est montré rebelle et peu disposé à vivre dans des conditions d’étranglement, d’isolement, de misère et de faillite économique. Donc, le renvoyer aux oubliettes nécessite la poursuite de politiques génocidaires.

Le prétexte

Le 15 mai, les forces israéliennes ont tué deux jeunes Palestiniens dans la ville cisjordanienne de Beitounia, et leur assassinat de sang-froid par un tireur d’élite a été capté en vidéo. Leurs noms - Nadim Nuwara et Muhammad Abu al-Thahir — ont été ajoutés à la longue liste d’assassinats similaires ces derniers mois et ces dernières années.

Le meurtre de trois adolescents israéliens, dont deux mineurs, enlevés en juin en Cisjordanie occupée, a peut-être été commis en représailles aux meurtres d’enfants palestiniens. Mais pour toutes les exactions d’une occupation oppressive, il a avant tout fourni un prétexte pour détruire la délicate unité en Cisjordanie, et aussi pour appliquer le vieux rêve d’anéantir le Hamas à Gaza afin que le Ghetto puisse retrouver sa tranquillité.

Depuis 1994, avant même l’arrivée au pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, la situation géopolitique très particulière de l’enclave montrait clairement que toute action punitive collective, comme celle qui est perpétrée aujourd’hui, ne pouvait être qu’une opération de tueries et de destructions massives. En d’autres mots : la continuation d’un génocide.

Savoir cela n’a jamais gêné les généraux qui donnent les ordres de bombarder les gens par les airs, par la mer et depuis le sol. Réduire le nombre de Palestiniens dans toute la Palestine historique reste toujours la vision sioniste.

A Gaza, sa mise en œuvre revêt la forme la plus inhumaine qui soit.

Le timing particulier de cette vague-ci est déterminé, comme dans le passé, par des considérations annexes. Les troubles sociaux de 2011 sont toujours frémissants et pendant un moment il y a eu une demande publique de réduire les dépenses militaires et de transférer de l’argent du budget surgonflé de la « défense » vers les services sociaux. L’armée a stigmatisé cette possibilité comme étant suicidaire. Rien de mieux qu’une opération militaire pour étouffer les voix appelant le gouvernement à faire des coupes dans ses dépenses militaires.

La marque de fabrique caractéristique de ce génocide progressif réapparaît encore dans cette vague-ci. On note à nouveau un soutien juif israélien consensuel au massacre de civils dans la bande de Gaza, sans aucune voix dissidente notable. A Tel Aviv, le petit nombre de personnes qui ont osé manifester se sont fait passer à tabac par des hooligans juifs, la police se contentant de regarder ailleurs.

Le monde académique, comme toujours, fait partie de la machinerie. La prestigieuse université privée Interdisciplinary Center Herzliya a établi un « quartier général civil » où les étudiants sont volontaires pour servir de porte-voix à la campagne de propagande à l’étranger.

Les médias sont une recrue fidèle, qui s’abstient de montrer la moindre image de la catastrophe humaine qu’Israël a déclenchée et informe son public que cette fois « le monde nous comprend et est derrière nous ».

Cette allégation est exacte en ce sens que les élites politiques occidentales continuent de fournir la vieille immunité à « l’État juif ».

Néanmoins, les médias n’ont pas fourni à Israël le niveau de légitimité qu’elle cherchait pour sa politique criminelle. Il y a des exceptions, notamment des médias français, en particulier France 24 et la BBC, qui continuent sans vergogne à régurgiter la propagande israélienne.

Cela n’a rien d’étonnant puisque les lobbys pro-israéliens continuent de travailler sans relâche à appuyer le cas d’Israël en France et dans le reste de l’Europe comme ils le font aux Etats-Unis.
JPEG - 82.1 ko
A Gaza une mère réconforte son fils dans leur habitation bombardée (Ezz Zanoun / APA images)

La voie de l’avenir

Que ce soit brûler vif un jeune palestinien de Jérusalem ou en abattre deux autres, juste pour le plaisir, à Beitounia, ou massacrer des familles entières, à Gaza, tous ces actes ne peuvent se perpétrer que si la victime a été déshumanisée.

Je veux bien admettre que partout au Moyen-Orient il y a aujourd’hui des cas horribles où la déshumanisation a récolté des horreurs inimaginables comme elle le fait à Gaza ces jours-ci. Mais il y a une différence essentielle entre ces cas et la brutalité israélienne : les premiers sont condamnés comme barbares et inhumains par le monde entier, alors que ceux commis par Israël ont toujours autorisés publiquement et approuvés par le président des Etats-Unis, les dirigeant de l’UE et les autres amis d’Israël dans le monde.

La seule chance de lutter avec succès contre le sionisme en Palestine est celle qui se base sur un agenda des droits civiques et politiques qui ne fasse pas de distinction entre une violation et une autre et qui identifie clairement victimes et bourreaux.

Ceux qui dans le monde arabe commettent des atrocités contre des minorités opprimées et sans défense, tout comme les Israéliens qui commettent ces crimes contre le peuple palestinien, devraient tous être jugés selon les mêmes critères moraux et éthiques. Ce sont tous des criminels de guerre, bien que dans le cas de la Palestine ils soient en activité depuis plus longtemps que quiconque.

Peu importe en réalité l’identité religieuse des gens qui commettent les atrocités ou au nom de quelle religion ils prétendent parler. Qu’ils se dénomment djihadistes, judaïstes ou sionistes ils devraient être traités de la même manière.

Un monde qui cesserait d’utiliser deux poids, deux mesures dans ses relations avec Israël, c’est un monde qui pourrait être bien plus efficace dans sa réponse aux crimes de guerre ailleurs dans le monde.

Faire cesser le génocide progressif à Gaza et restituer aux Palestiniens leurs droits humains et civiques élémentaires, où qu’ils se trouvent, y compris le droit au retour, c’est la seule voie ouvrant une perspective nouvelle sur une intervention internationale productive au Moyen-Orient dans son ensemble.

* Auteur de plusieurs ouvrages, Ilan Pappe est historien israélien et directeur de l’European Centre for Palestine Studies à l’Université d’Exeter


Du même auteur :
- Le nettoyage ethnique par d’autres moyens - 7 juin 2014
- Quand le déni israélien de l’existence des Palestiniens devient politique génocidaire... - 27 avril 2014
- Boycott académique israélien : l’affaire Tantura - 17 février 2012
- 2012 : Faire face aux intimidations, agir pour la justice en Palestine - 1er janvier 2012
- Enterrement de la solution des deux Etats aux Nations unies - 17 septembre 2011
- Goldstone retourne sa veste - 6 avril 2011
- La révolution égyptienne et Israël - 16 février 2011
- Soutenir le droit au retour des réfugiés, c’est dire NON au racisme israélien - 12 janvier 2011
- Tambours de guerre en Israël - 30 décembre 2010
- Ce qui guide la politique d’Israël - 6 juin 2010
- L’enfermement mortel de la psyché israélienne - 12 juin 2010
13 juillet 2014 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte...

 Traduction : Info-Palestine.eu - Marie Meert
 

30 juillet 2014

Tous ensemble pour la Palestine à Cahors 1er et 2 août




COMMUNIQUE de l'Association Ecoles Tiers-Mondes 46
 
Cette nuit fut la plus terrible à Gaza, plongée dans un déluge de feu: hommes, femmes, enfants palestiniens sont soumis aux tirs ininterrompus.
Qui peut admettre celà? Qui peut ne pas réagir?
Dans le 46 plusieurs initiatives ont eu lieu, à Cahors , à Figeac,...il faut poursuivre et développer ces actions et envisager un collectif 46 Palestine pour:
- exiger la paix et l'arrêt des combats,
- développer l' infos,et la campagne BDS,
- proposer réunions publiques et manifestations

Pour cela nous proposons une rencontre unitaire ouverte à tous au llc Cahors 68 r Louise Michel/r St James le...Vendredi 1°Août., à 18H30 pour envisager une solidarité devenue urgente.

Association Ecoles Tiers-Mondes 46 (reçu par mail-list)

 
A CAHORS AUSSI! TOUS ENSEMBLE POUR LA PALESTINE!

VENDREDI 1° Août à 18H30 AU LLCCahors 68 R Louise Michel/r ST James réunion ouverte à tous pour créer un collectif Palestine lotois:venez nombreux!

SAMEDI 2 Août à 11h rassemblement unitaire Parvis de la mairie de Cahors à l'appel d'Ensemble FDG, PCF, CGT, Mvt de la Paix, NPA, ETM46....
 
- Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza
- Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem
- Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza
- Pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international
- Pour le retrait par Israël des colonies
- Pour la création d'un État de Palestine indépendant, sur la base des résolutions internationales des Nations Unies.

Le droit de se rassembler pour la Paix est un droit inaliénable dans une démocratie

Gaza, les enfants pris pour cible par tsahal: Reportage de la BBC (sous-titres français)



L’horreur absolue, avec les enfants comme cible principale de l’armée d’occupation. Merci Hollande ! Toujours pas de condamnations, mais des interdictions de manifester pour l’arrêt des massacres, et une autorisation à les encourager pour le CRIF et la LDJ, ce jeudi à Paris. Immonde !




(Merci à Annie et Pedro pour la traduction et le sous-titrage en Français)

CAPJPO-EuroPalestine

28 juillet 2014

La leçon d'un diplomate palestinien






Majed Bamya sur France 24 par cdmanon

24 juillet 2014

Il est 6 h à Gaza


Via l'UJFP | 24 juillet 2014

Dix-septième jour de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza

 En direct de Gaza

Il est 6 h à Gaza

• Vive la solidarité internationale avec Gaza
• Merci beaucoup pour vos messages de soutien et pour vos appels téléphoniques
• Massacres et crimes israéliens contre les civils de Gaza
• Résistance palestinienne acharnée
• Notre population est confiante malgré les massacres, les crimes, et les attaques sanglantes de cette armée barbare, elle affronte cette réalité cruelle avec une volonté remarquable et une patience extraordinaire.


Une nouvelle journée meurtrière dans la bande de Gaza
150 morts- parmi eux 25 enfants et 22 femmes- et 500 blessés en deux jours
Un carnage
Un vrai génocide
Un vrai massacre
Quelle barbarie !
C’est horrible !
Et ça continue !

Devant le silence complice d’une communauté internationale officielle complice
Et devant des médias qui occultent cette réalité meurtrière.
La centrale électrique de Gaza a été bombardée.
Sept nouvelles mosquées détruites dans la bande de Gaza.
Deux cimetières dans la ville de Gaza bombardés
Trois centres médicaux bombardés
Un centre d’accueil a été touché au centre de la bande de Gaza
Le bureau de la chaîne de télévision Al-Jazeera à Gaza a été visé.
Un stade et deux clubs sportifs bombardés au nord de la bande de Gaza
Les églises de Gaza ouvrent leurs portes pour accueillir les personnes qui ont quitté leurs maisons de l’est de Gaza.

Les chars israéliens sont toujours dans les zones frontalières au nord et à l’est de la bande de Gaza.
Ils bombardent d’une façon intensive.
160.000 habitants ont quitté leurs maisons
Les centres d’accueil sont débordés.
Situation humanitaire catastrophique
Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, infrastructures civiles et terres agricoles
Et ça continue !

Le bilan s’alourdit au dix-septième jour de l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :
730 morts palestiniens jusqu’à cette heure-ci, dont 172 enfants, 96 femmes et 74 personnes âgées suite à des bombardements israéliens en dix-sept jours.
4150 blessés lors de ces bombardements aveugles de l’armée de l’occupation israélienne, dont 640 femmes et 920 enfants
Plus de 3450 raids israéliens en dix sept jours partout dans la bande de Gaza
Quelle horreur !
1290 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
1720 maisons touchées par les bombardements
Plus de 10000 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
89 mosquées ont été détruites
C’est terrible !

Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue
Nous nous défendrons jusqu’à la dernière goutte de notre sang
Jusqu’à notre dernier souffle
Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !
Palestine vivra, Palestine vaincra !

Amitiés de Gaza sous les bombes
Ziad
 

 

blogger templates