Si le DMP (dossier médical partagé) n'a pas eu le succès escompté, le
gouvernement compte passer à la vitesse supérieure avec "Mon espace
santé", qui va être créé automatiquement pour chaque Français.
Demain 3 février 2022 débutera la phase de déploiement de "Mon espace santé".
Automatiquement créé pour l'ensemble des Français, ce nouveau service
public intégrera le dossier médical informatisé de chaque citoyen. Un
vieux serpent de mer envisagé depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy,
mais jamais mis en place en pratique..
Un arrêté publié le 21 avril oblige les hôpitaux à intensifier l’envoi de vos données chez Microsoft.
Contrairement à l’avis de nombreux acteurs - Commission National Informatique et Libertés, Ordre National des Médecins, Conseil National des Barreaux, hôpitaux - le gouvernement français s’appuie sur le géant américain Microsoft pour stocker l’ensemble des données de santé. Nous appelons à la constitution d’un écosystème universitaire, médiatique, juridique, associatif et politique pour réaffirmer les valeurs d’autonomie et des “communs” et, pour faire naître un large débat de société.
Microsoft récolte vos données de santé
La plate-forme nationale des données de santé ou Health Data Hub
(HDH) est en cours de déploiement. Le HDH est un guichet unique d’accès
à l’ensemble des données de santé pour développer l’intelligence
artificielle appliquée à la santé.
Ces données sont celles de tous les citoyens français et concernent
l’ensemble des systèmes informatisés : hôpitaux, pharmacies, dossiers
médicaux (..)
« On nous demande contre quelques euros de vous fliquer » (Karim Khelfaoui, médecin généraliste et régulateur au Samu 13)
55€ pour un patient covid19 avec les données de sa famille. 2€ en plus pour obtenir les contacts au delà de la cellule familiale et 4€ si les informations permettent de joindre ces contacts supplémentaires. Bienvenue dans le fichage à la tâche qui sera demandé aux médecins après le confinement !
Mais cela n’est que la 1ère étape. Après, place aux brigades sanitaires : des salariés de l’Assurance Maladie qui auront accès à vos données médicales. Bye bye le secret médical ! Ces petits soldats seront chargés de faire la traque aux potentiels malades et d’enquêter en procédant par exemple à des interrogatoires téléphoniques.
3e étape : les Big Data ! Deux fichiers nationaux sont prévus. Le « Sidep » recensera les données biologiques des personnes positives au covid. Tandis que le « contact tracing » listera les personnes ayant côtoyées le malade. Toutes les personnes figurant dans ces fichiers seront « invitées » par les brigades sanitaires à se confiner.
Ces données sont prévues pour être gardées 1 an et seront disponibles à tout un tas de personnes en dehors du médecin. Une aubaine pour les GAFAM qui attendaient impatiemment de parfaire leur business du traçage grâce à la santé ! Ainsi, en France, Microsoft compte bien s’emparer d’une part du gâteau.
La firme propose ainsi son Health Data Hub au gouvernement. Une interface entre producteurs de données : nous, et utilisateurs de données : par exemple des chercheurs. Et demain qui sait… des entreprises privées, des assurances ou des mutuelles ! Une bonne raison de penser qu’après un an, il y aura une suite à ce qui sera sans aucun doute devenu un marché.
Nous voilà bien. Nous sommes la société qui aura inventé des applications de tracing dans la poche, qui aura transformé les médecins et l’assurance maladie en agent de la Stasi mais qui aura envoyé au front des soignants avec des masques périmés et laissé crever ses vieux loin des leurs dans des salles de réanimation ou dans des Ehpad moroses gérés par des fonds de pension cotés en bourse.
Credits: Karim Khelfaoui (médecin généraliste et régulateur au Samu 13)
Depuis plusieurs
semaines déjà, un terme barbare et auparavant inconnu du grand public
est sur toutes les lèvres dans les pays confinés : le contact tracing. Ayant
pour objectif d’enrayer le Covid-19, cette solution de traçage
permettrait de savoir qui a été en contact avec des personnes testées
positives au virus pour prévenir rapidement les potentiels futurs
contaminés. Pour mettre en œuvre le contact tracing, nul besoin
de puces futuristes ou de bracelets électroniques. La solution est déjà
là, dans le creux des mains et des poches de centaines de millions de
personnes : le smartphone.
Pour
ceux qui n’auraient pas tous les éléments en tête, un petit
récapitulatif s’impose. Cela permettra de mieux comprendre la révolution
technologique et idéologique...
Vidéo réalisée par Cerveaux Non Disponibles | 14 avr. 2020
Il n'y a qu'une question. La mère de toutes les questions.
Que va-t-on faire du reste de nos vies ? Notre vie, celles de nos parents, celles de nos enfants, celles de nos amis, celles de nos amours. Celles des autres êtres vivants sur cette terre.
La crise du Covid a tétanisé une partie de la population. L'épidémie a fait ressurgir partout la peur de mourir, et de voir ses proches mourir. Face à cette peur, rien ne pèse. Ni les idées, ni les mots, ni les concepts. Seul le réel du moment et de la survie compte.
Ceux qui ont le pouvoir et l'argent l'ont bien compris et profitent, sans même s'en cacher, de cette panique individuelle mais généralisée, pour durcir les dispositifs de contrôle et pour préparer l'après. Leur après.
Des milliers de personnes vont mourir de cette épidémie. C'est terrible. Mais que va-t-on faire, nous, les millions d'individus qui allons continuer à vivre ? Il nous reste peut-être quelques années à vivre. Quelques décennies tout au plus. Nous voulons évidemment les passer près de nos proches, de notre famille. Nous voulons être en bonne santé et pouvoir vivre décemment. Dignement. Il n'y a pas de honte à aspirer à de tels désirs. Mais il y a aussi l'aspiration à vivre et à créer collectivement des choses si grandes qu'on n'aurait jamais pu les faire naitre sans les autres. L'envie de dévorer, d'explorer, de tenter, d'innover, de crier, de pleurer, de jouir. Mais nous pouvons être bien plus que ce à quoi voudraient nous réduire les dirigeants politiques et financiers.
Il n'y a pas de hasard. Il n'y a pas de fatalité. Si aujourd'hui, l’hôpital manque de lits, de matériel et de personnel, cela s'explique très simplement. Et, au fond, tout le monde le sait. Il s'agit de choix, fait depuis des décennies, par des gouvernements de droite et de gauche. Des choix de réduction de budget. Des choix faits sur l'autel du profit pour quelques personnes. Depuis 30 ans, malgré plusieurs crises majeures à travers le monde, les seuls à s'être massivement enrichis sont les ultras riches. Les millionnaires et surtout les milliardaires.
Tracking GSM, GPS ou Bluetooth? Aucun système ne pourra répondre à l'urgence sanitaire
L'urgence de santé publique, ce n'est pas la surveillance massive mais le dépistage de masse !
Dans le cadre de l’état d’urgence « sanitaire », le gouvernement a
établi une ordonnance qui permet, pendant toute sa durée, l’installation
d’antennes 5G sans aucune autorisation (ni de l’ANFR ni des mairies ni
des régies ou syndic d’immeubles !). Dans le même temps, il a mis en
place un Comité d’Analyse, de Recherche et d’Expertise (CARE) dont le
principal objectif est d’élaborer des dispositifs de traçage numérique
qui, on peut le craindre, survivront à l’urgence.
Depuis
2016, le gouvernement autorise illégalement la police à identifier
massivement les manifestants par reconnaissance faciale.
Nous venons d'attaquer ce système. #technopolice
Alors que l’ombre de l’exemple chinois et de son “crédit social” plane
sur les libertés publiques, la France s’apprête à déployer ALICEM, un
système de reconnaissance faciale pour accéder aux services publics en
ligne. Malgré de nombreuses réticences...
Quand Aral Balkan conçoit pas des applications et logiciels via son organisation sans but lucratif Ind.ie, il tire à boulets rouges sur les géants de la tech. Son combat : défendre le droit à la vie privée sur le net.
Nous venons de saisir le Conseil d’État contre la loi de programmation militaire (LPM) 2019 au côté d’un fournisseur d’accès associatif, Franciliens.net, et de la Fédération des fournisseurs d’accès associatifs (FFDN) . Pour la première fois, le droit français a autorisé le gouvernement à analyser de façon automatisée le contenu de nos communications. Voilà comment nous nous y opposons.
Il y en a partout : dans nos rues, nos boîtes aux lettres, nos
smartphones, nos films et nos séries, nos mails, nos télés, nos ordis… Les pubs envahissent notre quotidien.
Dans ces conditions, il est difficile de ne pas les considérer comme de
la pollution mentale. Heureusement, il existe quelques gestes simples
pour limiter fortement, voire bloquer la pub et la dégager de votre
quotidien...
La télémétrie envoie vos données cryptées (sensible ou
pas) à Microsoft toutes les cinq minutes à l’adresse ssw.live.com sur le
port 80. Bloquer l’adresse ssw.live.com revient à bloquer Windows
Update. Windows Update ne pouvant pas être désactivé signifie que
Microsoft peut : • Lancez le logiciel sur votre ordinateur sans votre consentement.
• Obtenir des données de votre ordinateur sans votre consentement.
• Supprimer les logiciels et les fichiers de votre ordinateur sans votre consentement. Cela qualifie pleinement Windows 10 comme un botnet, qui est un type
de malware, et la mise à jour anniversaire (Redstone 1) fait encore
pire. Mais pour ceux qui s’intéressent un peu au sujet des données
personnelles, ce n’est qu’un acteur de plus qui collecte des tas d’infos
sur nous. Un de plus et qui le fait de manière totalement décomplexée
sans se cacher et avec l’accord de la CNIL...
L’ami Gee continue à nous dessiner les frasques des GAFAM et passe un
peu de temps, cette fois-ci, à expliquer les danger des appareils
connectés qui « écoutent »… une énième raison d’essayer d’organiser une
autre société où, peut-être, les humains s’écouteraient entre eux au
lieu de se faire volontairement espionner par des boîtes noires....
Le 1er janvier, le C.P.A (compte personnel d'activité) rentre en vigueur, conformément à la loi El Khomri. Ce nouveau méga compte, aux contours encore très flous, pose problème en termes de diffusion et de protection des données personnelles, et remet également en cause tout notre modèle de protection sociale. Si la discussion parlementaire s'est achevée par un 49.3, ne nous privons pas du débat citoyen.
Jusqu’alors obscur, le Compte Personnel d’Activité (C.P.A), qui doit voir le jour en janvier prochain, s’étoffe peu à peu sous la houlette du Ministère du Travail, des syndicats de salariés et d’employeurs, des représentants des professions libérales, de l’Etat et des régions. Méga plateforme informatique, le C.P.A permettra un traitement automatisé des données personnelles, centralisé par la Caisse des dépôts et consignations, de l’ensemble de la population active et inactive (apprentis, salariés du privé et du public, chômeurs, non salariés, retraités). Chaque citoyen âgé de 16 ans et jusqu’à sa mort devra s’ouvrir un Compte Personnel d’Activité, s’il veut pouvoir prétendre à ses droits sociaux. (...)
La LDH avait annoncé, passée la première période d’état d’urgence, que le renouvellement de celui-ci serait sans fin. De tout temps, sous tous les gouvernements et sous tous les régimes, les mesures d’exception sont comme une drogue pour les autorités : après y avoir goûté, elles ne peuvent plus s’en passer.
Soutenir qu’il est nécessaire de renouveler l’état d’urgence en raison de l’élection présidentielle et, probablement, des élections législatives qui suivent, c’est reconnaître un peu plus que l’exception devient la règle.
Si l’état d’urgence semble indolore à la grande majorité d’entre nous, ce n’est pas le cas des dizaines de personnes assignées à résidence, et qui ne bénéficient pas de la protection du juge judiciaire. Le prolonger, c’est prolonger la possibilité permanente d’effectuer des perquisitions dans des conditions qui ont été largement dénoncées, c’est donner un quasi blanc-seing aux pouvoirs publics pour interdire des manifestations et c’est, d’une manière générale, installer l’habitude de pouvoirs exceptionnels peu et mal contrôlés et qui sont utilisés à d’autres fins que celles annoncées.
Cela aboutit, enfin, à exacerber les tensions de toute nature, notamment en continuant à stigmatiser une partie de la population et en imposant aux forces de l’ordre des suggestions qui épuisent leurs capacités.
On est en droit de s’interroger sur l’utilité d’un état d’urgence destiné à lutter contre les actes de terrorisme, utilité dont le gouvernement n’apporte aucune justification.
La LDH appelle les parlementaires à prendre conscience qu’un tel renouvellement est une mesure dangereuse et démagogique, qui s’inscrit dans la remise en cause de l’Etat de droit.
Cory Doctorow, qui est Canadien, réagit ici à la situation nord-américaine, mais la surveillance étatique est planétaire et nous sommes en France assez lourdement pourvus en outils de surveillance générale pour éprouver quelques inquiétudes : que deviendront par exemple le fichier TES (voir ce billet de Korben) et l’État d’urgence indéfiniment prolongés que veut imposer M. Cazeneuve si un gouvernement autoritaire vient au pouvoir bientôt ?
Le Conseil constitutionnel a censuré l'article L811-5 du code de la sécurité intérieure qui excluait toutes les ondes hertziennes (Wi-Fi, téléphonie mobile…) des mécanismes de protection de la vie privée et du droit au secret des correspondances. Les services ne pourront plus collecter, enregistrer et écouter les communications sans aucune restriction ni contrôle. (...)