19 octobre 2025

Dans l’illégalité, le chantier de l’A69 se poursuit la nuit

 

Depuis fin août, le bruyant chantier de l’autoroute A69 déborde la nuit, entraînant la colère des riverains. Ce, en toute illégalité : aucun arrêté administratif n'autorise le concessionnaire à le faire. 

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29 novembre 2021

Union des luttes dans le Tarn et alentours

Sur notre territoire, de nombreuses luttes sont menées contre des projets inutiles et imposés. Outre d’être inutiles et imposés, tous ont deux autres particularités : d’une part, porter atteinte à notre environnement et nuire à la qualité de vie des populations, voire à leur santé et même à leur vie, d’autre part être portés par l’État ou ses composantes décentralisées - Conseil régional ou/et départemental, communautés de communes.

C’est cette constatation qui a amené le groupe de militant·e·s "Habitant·e·s d’ici et d’ailleurs" (qui œuvre pour la sauvegarde de la zone humide de Sivens et la préservation des terres agricoles de la vallée du Tescou sans apport d’eau supplémentaire) à se lancer dans une tentative de fédération de tous les groupes d’opposant·e·s luttant contre les GPII et se trouvant sur nos territoires. Notre troisième rencontre aura lieu le 28 novembre.

Cartes des luttes contre les GPII (Grands Projets Inutiles Imposés) dans le Tarn et ses environs
 

Ne comptons pas sur eux !

On se trompe ou il y a urgence ?

La question est légitime.
Voilà des dizaines d’années que des lanceurs d’alertes dont bon nombre de scientifiques opérant dans différentes spécialités – climatologues, météorologues, hydrologues... ‒ ont alerté les peuples de la Terre et leurs décideurs sur les risques que font peser sur la vie notre mode de développement.
Au mois d’août le Giec a publié le rapport du groupe de travail I, qui lève tous les doutes concernant l’implication humaine dans les changements climatiques, l’accélération d’un processus complètement inédit, l’inévitabilité des phénomènes extrêmes, l’urgence de l’abandon des énergies fossiles.
Pourtant nos institutions étatiques (supra-nationale, nationale, régionales, départementales, locales) ne tiennent aucun compte des avertissements, des études et des événements dramatiques qui se déroulent sur toute la surface de la Maison Commune. Les mesures prises, le sont sous la poussée des peuples et surtout de leur jeunesse. Mais toutes ces mesures restent à la marge, se contentant le plus souvent de culpabiliser les populations ou d’inciter les entreprises à de bonnes pratiques là où l’intervention de la puissance publique serait nécessaire.
On ne peut plus se contenter de faire pipi sous la douche et de trier nos déchets, l’enjeu se trouve à un tout autre niveau.

Où l’on parle de servilité

Tout se passe comme si une écrasante majorité de nos représentants se mettait au service de l’empire économico-industriel. On assiste à une véritable colonisation, à marche forcée, de portions entières de nos territoires au bénéfice d’une économie de la mort.
Quand on leur dit : diminution de l’utilisation des énergies carbonées, ils répondent : taux de croissance, relance des transports aériens, course à la technologie, extraction minière...
Sur nos territoires, nos « petites élites » (n’est-ce pas un pléonasme ?) chaussent les sabots jupitériens. D’un bout à l’autre du territoire ce ne sont que soutien ou contribution ‒ en espèces sonnantes et trébuchantes issues de nos propres poches ‒ au transport individuel, à l’artificialisation des terres, à la destruction des sols agricoles, à l’extractivisme, à l’empoisonnement des nappes phréatiques, à l’utilisation des animaux comme une simple ressource, à la multiplication des transports routiers, au détournement des énergies baptisées vertes aux seuls intérêts de grands groupes internationaux... (voir carte) peu leur importe les désastres induits et l’aggravation des inégalités sociales qui s’en suit.
Leurs choix sont extrêmement dangereux pour la vie sur notre planète et cela à brève échéance.

Nous ne pouvons compter que sur nous

Il s’agit bien de vie : la nôtre, celle de nos enfants, petits enfants mais aussi celle des animaux, insectes, plantes qui déjà succombent en masse et succomberont jusqu’à disparaître. Il s’agit bien de la vie qui est mise en danger par les décisions irresponsables d’une majorité de nos édiles et de leurs maîtres.
Refusons ce diktat ! Obligeons-les à prendre en compte les études du Giec et ses avertissements de plus en plus inquiétants. Ensemble, imposons l’annulation de tous ces projets dévastateurs et nuisibles. C’est en le faisant que nous imposerons la remise en cause de ce développement délétère et permettrons à nos enfants de pouvoir vivre sur cette planète.

Contact :

  • objet : Union des luttes
  • mail : habitantsdicietd’ailleurs@protonmmail.com

 

Source : IAATA ..

 

22 février 2018

Un projet industriel monstrueux menace la forêt corrézienne


Lettre ouverte contre une usine à pellets dans la Montagne limousine 

Invitation depuis la Montagne limousine à tous les complices potentiels pour une défense active contre l’offensive industrielle en cours sous le masque de la « transition écologique »...

À nos cher·e·s ami·e·s en lutte, à Khimki, à Bure, en Islande, à Notre-Dame-des-Landes, à Białowieża, à Durham, dans les Cévennes, dans le territoire Mi’kmaq, en Amazonie, dans la forêt de Charnie, à Cambo, à Salau, dans le Val di Susa, à Dompierre, dans la Roşia Montană, à Standing Rock, à Guéret, à Atenco, dans l’isthme de Tehuantepec, dans la Chalcidique, à Saint-Victor, sur le lac Baïkal, dans le Wallmapu (territoire mapuche), en Guyane, à Saint-Yrieix-la-Perche, à Pyhäjoki, dans les dunes du Trégor, à Istanbul, à Landivisiau, dans la Hambacher Forst, dans la forêt de Chambaran, au Makwa Camp (Ojibwe Territories), à Loc Envel, dans le territoire K’iche, dans le delta du Niger, au Wendland, dans le Gran Chaco, à Merléac, dans le Norra Kärr Vättern, aux jardins des Lentillères, dans la Treburer Wald, à Jabiluka (Mirrar Territory), dans la Sierra Sur de Oaxaca... et dans tous les territoires où on ne laisse plus passer l’hydre de l’industrialisation du monde,

Bonjour,

Nous vous écrivons depuis la Montagne limousine, quelque part au centre de la France. Nous sommes aux prises avec un projet industriel d’usine à pellets torréfiés (biomasse) qui cherche à s’implanter sur les petites communes rurales de Bugeat et Viam, dans le département de la Corrèze, aux confins vallonnés de landes, de tourbières et de forêts...

Suite sur La Voie du Jaguar

11 janvier 2018

Je n'étais jamais venue sur la ZAD


Une collaboration entre des habitant-es de la zad, le réalisateur Leo Leibovici et l 'actrice Lizzie Brochere, Je n'étais jamais venue sur la ZAD est un petit film qui nous invite à un voyage intime à travers le territoire libéré de la zad, à la recherche d'espoir en ces temps tourmentés.

Ce film est aussi un appel à toutes et tous à venir à la grande mobilisation du 10 février 2018, pour enraciner l'avenir à Notre-Dame-des-Landes.

Appel du 10 février - Pour un avenir sans aéroport - tous et toutes sur la zad --- Rdv à 12h00

Pourquoi converger massivement sur la zad le 10 février ?

Depuis des décennies, les 1650ha de la zad sont menacés par un projet d’aéroport climaticide, destructeur de terres nourricières, de zone humides et de liens sociaux. En lieu et place de ce projet, des paysan.ne.s résistant.e.s ont continué de vivre sur leurs terres et de nouveaux.elles habitant.e.s sont arrivé.e.s dans les 10 dernières années. Il s’invente sur la zad des formes de vie, d’habitats et d’agriculture fondées sur le partage, la rencontre, le soin du vivant et des biens communs.

Le 9 février, la Déclaration d’Utilité Publique du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes aura 10 ans. Si le gouvernement, à l’issue de la médiation nommée il y a 6 mois, décide enfin d’abandonner ce projet mortifère, le 9 février marquera la fin officielle de la Déclaration d’Utilité Publique. Nous serons alors heureux de célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte au cours des dernières décennies. Nous convergerons pour poser ensemble les prochains jalons de l’avenir de la zad de Notre-Dame-des-Landes.

Si le gouvernement décidait envers et contre tout de s’entêter, il nous faudrait alors être aussi fort nombreux.ses à réaffirmer notre volonté d’empêcher le démarrage des travaux et de toute expulsion sur la zad.

Quelle que soit la position du gouvernement suite au rapport de la médiation, et en espérant le meilleur pour la suite, nous vous appelons donc à vous organiser dès aujourd’hui pour se retrouver sur la zad le 10 février et enraciner son avenir.

Pour plus d’infos : zad.nadir.org ou www.acipa-ndl.fr
Pour des demandes de renseignements spécifiques sur le 10 février : 10fev18ndlzad@riseup.net





Pour aller plus loin, 3 autres vidéos :

- Une émission de Médiapart pour comprendre les enjeux lié à l’avenir de la zad

- Construire la zad : une vidéo de novembre 2015 qui montre une partie de ce qui se vit sur la zad

- Zone humide à défendre : un film sur l’aspect naturaliste de la zad réalisé par Léo Leibovici

 

4 décembre 2016

Des vétérans de l'armée viennent en aide aux résistants de Standing Rock



Les vétérans militaires construisent des abris pour protéger les maisons à la réserve de Rock, afin de soutenir le rassemblement sacré en cours contre le projet Dakota Access Pipeline qui menace les ressources aquifères en territoires sioux du Dakota.


US Veterans build shelters for Standing Rock Water Protectors 

Military veterans are building shelters to house protectors at the Standing Rock reservation on Friday to help support the ongoing sacred gathering against the Dakota Access Pipeline project.


Veterans, who signed up on the Veterans Stand for Standing Rock group's Facebook page, are joining water protectors who are determined to protect the sacred land from the Dakota Access pipeline project.

Tulsi Gabbard, a combat veteran and US representative from Hawaii, has said she will join thousands of fellow veterans on Sunday.

"I figured this was more important than anything else I could be doing,” said a Vietnam War Army veteran who joined the protectors.
 (...)

Suite sur Whyte Wolf Pack


4 mars 2016

Agen, mobilisation générale et festizad le 4, 5 et 6 mars


Programme du Festizad de convergence des luttes

Vidéo de l'appel à mobilisation générale

1 février 2016

Les dix casseroles de Vinci, bétonneur de Notre-Dame-des-Landes



Il est le deuxième groupe de BTP au monde. Et champion français du béton, concessionnaire d’autoroutes, de parkings, de stades, d’aéroports. Il veut saccager la zone humide de Notre-Dame-des-Landes. Mais Vinci, c’est aussi une liste, non exhaustive, de dossiers destructeurs de l’environnement. Et de juteux arrangements financiers. (...)
 
Suite sur Reporterre ..
 

24 novembre 2015

cop21 Le banquet des irréductibles face au sommet des irresponsables !

Anticop21 | 24 novembre 2015

Le 28 novembre 2015 les convois de territoires en lutte convergeront vers Paris à la veille de la COP21, la conférence intergouvernementale souvent présentée comme le « sommet de la dernière chance » pour « sauver la planète » du réchauffement climatique. Les convois viendront y dénoncer l’hypocrisie flagrante du gouvernement. Hypocrisie à prétendre lutter contre le réchauffement climatique tout en menaçant de revenir quelques semaines plus tard vider la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pour y construire un nouvel aéroport. Hypocrisie à déclarer vouloir « préserver la planète » d’une main, et de l’autre raser des forêts pour y faire des Center Parks à Roybon, Poligny et ailleurs. Hypocrisie à prôner la biodiversité et vouloir détruire des terres agricoles pour construire des technopoles comme à Saclay ou Agen, des méga-poubelles nucléaires à Bure, des zones commerciales à Gonesse, des centrales à biomasse, des incinérateurs, etc. Enfin, hypocrisie à prétendre « réduire les inégalités » tout en développant des métropoles « compétitives » où les rénovations urbaines éliminent les derniers quartiers populaires, comme à Ivry-sur-Seine ou en Seine-Saint-Denis.
Converger ensemble vers Paris, c’est réaffirmer la force collective et la détermination des territoires en lutte à se tenir ensemble dans leur grande diversité et à bloquer concrètement l’avancée de leurs projets nuisibles, imposés et climaticides. Il est temps de sortir enfin du productivisme industriel, de la privatisation des biens communs, de la destruction des terres nourricières et de la marchandisation du vivant, pour qu’émergent d’autres possibles.
 
Après la jonction des convois et une marche commune, nous occuperons l’espace public le temps d’un après-midi avec un grand banquet des territoires en lutte, convivial et joyeux, pour montrer notre détermination à ne pas céder aux aménageurs et à leur monde. Nous prendrons place ensemble pour continuer de renforcer concrètement la solidarité des luttes - qu’on les appelle « territoriales », « sociales », « migratoires », « environnementales »... - unies contre la folie destructrice du système marchand. Nous réaffirmerons notre détermination à libérer des espaces où se réapproprier nos conditions d’existences, des espaces où puissent s’inventer d’autres formes de vie communes ! 
 
Nous appelons à une convergence des convois à 11h30 au Rond point de la division Leclerc à Châtillon, pour marcher ensemble vers Paris, à pied, à vélo, en tracteurs, en musique et en chansons ! 
Venez nombreux.euses !
Et que les rues résonnent de notre joie de vivre et de notre appétit de lutter !
 (...)
suite ....

21 octobre 2015

Pour une marche à Sivens le 25 octobre 2015


Pour une marche à Sivens le 25 octobre 2015,
en mémoire de Rémi, afin que l’espoir revive,
et que cessent les violences de l’État et des milices

 
La lutte contre le projet barrage à Sivens n’a pas été vaine : elle a révélé comment certains
-détruisent l’environnement, les ressources naturelles et la biodiversité,
-favorisent une agriculture mortifère,
-bafouent la démocratie,
-gaspillent l’argent public,
-recourent à la violence de l’Etat,
-s’appuient sur des milices pour faire régner la terreur.

A l’automne 2014, une vaste mobilisation populaire, l’avis négatif de la Commission européenne, le rapport critique d’experts gouvernementaux et la mort d’un jeune manifestant ont interrompu le chantier.

Mais cette lutte légitime demeure inachevée et la mobilisation reste d’actualité : un projet de barrage à Sivens est toujours à l’ordre du jour

Pour réaffirmer la justesse de notre engagement, pour exiger le respect de nos droits fondamentaux, pour rendre hommage à Rémi et redonner vie à l’espoir, participons à une grande marche populaire, unitaire, apaisée et résolue, le 25 octobre à Sivens,
en reprenant la renoncule, la fleur de Rémi, comme symbole visuel de cette journée

« Nous entendons pérenniser cette date anniversaire, pour la défense de l’environnement comme condition nécessaire à la survie de l’humanité, et contre l’individualisme, facteur d’inégalités. »

Soutenu par la famille de Rémi,
Avec le soutien de :

AADUR (Association albigeoise pour un développement urbain respectueux) / ADECR 81 (Association des élus communistes et républicains du Tarn) / A&A 81 (Alternative et Autogestion du Tarn) / Albi vert Demain / Attac Tarn /ATTAC 31 / CGT PEP du Tarn (privés d’emploi et précaires) / CLAC (Collectif local d’action citoyenne) / Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet / Collectif tant qu’il y aura des Bouilles / Collectif Testet 46 / Ensemble 46 / EELV Tarn /FSU 81 / Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées / Greenpeace Toulouse / Mouvement Utopia / Confédération Paysanne du Tarn / NPA 81 / Parti de Gauche 81 / Solidaires 31 / Solidaires 81 / Sud Educ 81 / Sud PTT 31 / Sud Rail Midi-Pyrénées

#ZAD#Testet#Sivens#planet#GPI#écologie#transition#agriculture
 
Départs de Cahors, RDV à 10h30 au parking de covoiturage près de l'intersport (sortie sud de Cahors). Contact : testet46 at riseup (.)net

   

 

18 janvier 2015

La "loi Macron" serait une catastrophe pour l'environnement


Par Marie Astier, Reporterre | vendredi 16 janvier 2015

Le préfet employé par un trust immobilier dicte la loi contre l’environnement


Pendant que tout le monde regarde ailleurs, le projet de loi dit Macron avance tranquillement à l’Assemblée nationale. Plusieurs de ses dispositions visent à affaiblir la réglementation protégeant l’environnement. En s’appuyant sur le travail d’un haut fonctionnaire employé par le troisième groupe mondial de l’immobilier commercial...

C’est un simple article, qui pourrait à lui seul bouleverser le droit de l’environnement. Plus précisément, il s’agit de l’article 28 du projet de loi Macron.
Son objectif est une « modernisation du droit de l’environnement », dit le gouvernement dans l’exposé des motifs du projet de loi. Surtout, il voudrait réduire le délai d’obtention d’un permis de construire à moins de cinq mois, pour relancer les secteurs de l’immobilier et du bâtiment.

Une modernisation urgente, apparemment, puisque l’article prévoit qu’elle se fera par ordonnance. Le procédé autorise le gouvernement à écrire des lois sans passer par le Parlement.

Que contiendront ces ordonnances ? L’étude d’impact de la loi nous renseigne sur le sujet. Dans l’explication de l’article 28, il est précisé qu’il servira à mettre en œuvre, entre autres, les mesures conseillées par « la mission sur l’accélération des projets de construction. » Une mission « confiée au Préfet Jean-Pierre Duport », ajoute le texte.


L’ancien préfet travaille pour Unibail-Rodamco

Ce haut fonctionnaire a un CV bien fourni : il a été préfet de Seine-Saint-Denis puis de Paris, président de Réseau Ferré de France, directeur de cabinet de Chevènement quand il était à l’Intérieur, etc.


- Jean-Pierre Duport -

Surtout, fort de cette expérience dans l’urbanisme public, il est désormais conseiller spécial du Président d’Unibail-Rodamco.


Cette entreprise est le « premier groupe européen côté d’immobilier commercial », indique-t-elle sur son site internet. C’est aussi le troisième groupe mondial du secteur : il gère des centres commerciaux, des centres des congrès et des immeubles de bureau.

Parmi les projets en développement, on trouve la rénovation du forum des Halles à Paris, ou, tiens, le projet de centre commercial de Val Tolosa, dont Reporterre vous a déjà parlé. Les opposants à Val Tolosa ont même été invités lors de notre rencontre sur les grands projets inutiles.
 


Celui qui va être le principal inspirateur de la réforme du droit de l’environnement est donc salarié de l’un des principaux promoteurs et gérant d’immobilier commercial en Europe. Un exemple de plus des conflits d’intérêt qui infestent la haute fonction publique, et rappelle, entre autres, l’exemple du préfet Hagelsteen devenu employé de luxe chez Vinci.

La participation du public supprimée ?

Les promoteurs immobiliers ont bien fait en recrutant M. Duport. Car l’article 28 du projet de loi Macron pourrait effectivement leur simplifier la vie. Concrètement, il pourrait par exemple aboutir à ce que, pour certains projets immobiliers, il ne soit plus possible de faire appel une fois d’un décision du tribunal administratif. Par ailleurs, pour les permis de construire, en cas de recours, le dossier serait transmis au préfet alors qu’actuellement c’est le maire qui prend les décisions.

Mais surtout, le processus des enquêtes publiques serait modifié... « Dans certains cas, la participation du public pourrait être tout bonnement supprimée », craint l’avocat Arnaud Gossement, qui a consacré plusieurs articles de son blog à l’article 28. La consultation publique pourrait notamment être limitée « quand le projet est déclaré d’intérêt public », explique l’avocat.

Mais surtout, ce qui met le juriste en colère, c’est que « cette réforme n’est pas née au ministère de l’Ecologie, elle est née à Matignon, quand Manuel Valls est arrivé. (…) Elle est totalement démagogique, elle dit aux constructeurs échaudés par la loi ALUR [loi Duflot – pour l’accès au logement et un urbanisme rénové - NDLR] ’vous voyez on va faire quelque chose’. Sauf que le gouvernement oublie que 85 % du droit de l’environnement est fait par l’Union européenne. »

Les députés n’ont pas pu lire le rapport... qui fonde le projet de loi

Outre le contenu de la réforme, la procédure choisie par le gouvernement fait aussi grincer des dents. Le procédé des ordonnances pose un vrai « problème démocratique », déplore Arnaud Gossement. Car le rapport de M. Duport n’a pas été encore rendu. Certains le croient prévu pour avril, d’autres pour mars. Ce qui est certain, c’est qu’il sortira après l’examen du projet de loi par les parlementaires, qui a déjà commencé en commission et devrait se poursuivre fin janvier en séance publique.

Pour le juriste, cela revient à demander aux parlementaires de voter un texte dont ils ne connaissent même pas le contenu : « Le gouvernement veut un chèque en blanc pour traduire le rapport Duport en mesures juridiques. » Le procédé pourrait même être anticonstitutionnel. « Les ordonnances sont normalement réservées à des domaines techniques et doivent être très précises », poursuit-il. Or l’article 28, au contraire, ratisse large.

La député socialiste Sabine Buis s’insurge elle aussi de la méthode choisie par le gouvernement. Elle a déposé un amendement demandant la suppression de cet article du projet de loi. « On ne peut pas s’asseoir sur la démocratie ! Je suis gênée de savoir qu’il n’y aura pas de débat parlementaire alors que ceux qui prennent les coups sur le terrain, dans ces projets, ce sont les élus », insiste la représentante du département de l’Ardèche.

« J’étais vraiment contente quand j’ai entendu le discours du Président de la République à la conférence environnementale, se rappelle-t-elle. Il disait que le chantier sur la démocratie participative est fondamental. Je déplore qu’il ait fallut le drame de Sivens pour s’en rendre compte, mais j’ai cru qu’ils avaient enfin saisi l’importance du sujet. Et là, je me rends compte qu’il n’y aura pas de chantier. Ils considèrent qu’il est réglé simplement avec cet article 28... »
 
 
L’élue se doute qu’elle n’arrivera pas à faire supprimer cet article 28 lors des discussions en commission, commencées lundi 12 janvier et qui doivent se terminer dimanche. Pour apaiser la critique, le gouvernement a préféré négocier un amendement dit « de repli » : « Il propose que les ordonnances soient rédigées par le Conseil national de la transition énergétique ». Ce conseil doit être consulté sur les projets de loi concernant l’environnement ou l’énergie. « Mais ce n’est pas du tout leur job d’écrire des textes de loi », conteste la députée.

« Ils ont réunit le conseil en urgence il y a quelques jours, confirme Arnaud Gossement, mais en réalité c’est le rapport Duport qui sera pris en modèle. »

Sabine Buis attend donc la discussion en séance publique, à partir du 26 janvier, pour contester à nouveau l’article. Car selon elle, « l’erreur commise par ce projet de loi c’est de croire que l’on fera plus de croissance en s’asseyant sur l’environnement et la démocratie. »

ON ATTEND L’EXPLICATION DE MATIGNON

La société Unibail n’a pas répondu à nos questions.

Quant au service de communication du Premier ministre, il nous promet par courriel une réponse : "Bonjour, Nous accusons réception de votre demande. Nous ne manquerons pas de revenir vers vous dans les meilleurs délais. Bien cordialement. Service Communication. Cabinet du Premier ministre".

UN SOCIALISTE... QUI CACHE SON NOUVEL EMPLOYEUR

Le 24 janvier prochain, l’Institut Tribune Socialiste, qui s’inscrit dans la lignée du PSU (Parti socialiste unifié, qui était, dans les années 1970, un parti à gauche du PS de l’époque, qui était alors beaucoup plus à gauche qu’il ne l’est aujourd’hui), cet institut, donc, organise une journée de réflexion sur la démocratie :
 

Très bien. La journée est animée par Marie-Christine Blandin, sénatrice écologiste et personne très estimable, et rassemble des personnes tout aussi estimables. Et puis, également, M. Duport :

- 


Dont la présentation n’indique pas qu’il est présentement employé par Unibail-Rodamco. Cela serait pourtant un éclairage fort utile pour les auditeurs. Qui pourraient ainsi réfléchir concrètement à la différence entre démocratie et oligarchie...


Source : Marie Astier pour Reporterre : http://www.reporterre.net/Le-prefet-employe-par-un-trust

 

2 décembre 2014

6 et 7 décembre 2014 Journées mondiales contre les projets nuisibles et imposés (PNI)

Photo: Reporterre

Par Collectif Testet46
 
Les peuples du monde ne veulent plus que les états et autres profiteurs imposent leurs projets dévastateurs !

Ne nous laissons plus déposséder de nos moyens d’action, d’expression, d’organisation et de l’usage de notre Terre !


Les 6 et 7 décembre, mobilisons-nous contre le projet nuisible et imposé près de chez nous ou contre tous ceux qui imposent leurs nuisances ailleurs !

Partout dans le monde, des entreprises imposent par l’intermédiaire ou avec la complicité des états et autres institutions, des projets dits « d’aménagement », « de développement »,… Ces projets vont systématiquement dans le sens d’une fuite en avant économique qui se matérialise par une destruction des milieux de vie. Petit à petit, les ultimes espaces sauvages sont rongés par le capitalisme. Petits et grands, tous ces projets nuisent au Vivant en général et nient les besoins fondamentaux des humains, y compris leurs conditions de vie.

Les acteurs de ces projets peuvent être publics ou privés, décideurs, promoteurs ou bénéficiaires.

Réfléchissons et agissons pour une planète vivante et vivable !

Samedi 06 décembre 2014 Rassemblement Cahors 10h30 devant la Préfecture Place Chapou



Collectif Testet: testet46@lists.riseup.net





27 novembre 2014

Un convoi pour la ZAD du Testet

Le Fort



Dimanche matin 23 novembre, une vingtaine de personnes se sont retrouvées au rendez-vous fixé à la sortie de Cahors. Certains étaient venus pour y déposer des dons, lesquels ont été chargés à bord des véhicules en partance.

Rejoints au Testet par deux copains de Figeac, nous étions du Lot, un peu plus d'une quinzaine apportant literie, fringues, vivres, matériel et matériaux divers. Accueil chaleureux et enthousiaste des occupants, qui d'ailleurs en redemandent! En effet il n'y a pas pléthore, notamment de matériaux de construction et ce qui se bâtit l'est avec moins que du bric ou du broc, parfois des bouts de planches assemblés, du bois mort, de la ficelle....

Certains arbres apportés avec le chargement, les fruitiers notamment, ont été confiés aux jardiniers des lieux et mis en jauge. D'autres ont été plantés dans la zone désertique jonchée d'éclats de bois, laquelle il y a deux mois était encore une forêt profonde.

Les constructions sur le lieu même du barrage, grandissent et se multiplient. Au beau milieu, le Fort. Il se situe sur le tertre carré entouré d'une douve que les GM (gardes mobiles) ont tenu "héroïquement" durant une partie de la nuit du 25 au 26 octobre, jusqu'au moment de l'assassinat de Rémi. Aujourd'hui le grillage qui l’enserrait a disparu. Un hameau auquel on accède grâce à une passerelle, s'y construit, dont l'ossature « palettéïforme » des bâtisses disparaît peu à peu sous les enduis de paille et de glaise... de ce même argile qui allait faire la fortune des tenants du barrage, s'il n'y avait eu des fous pour s'insurger.
Sur un mini four à bois cuit à même le ciel la soupe, en attendant le parachèvement de la cuisine.

Sur les excavations du barrage, le jardin du souvenir
Ici et là dans la vallée du Tescou dévastée, de la Métairie au Fort, des dizaines de tentes bravent les bourrasques de vent d'autan, des chèvres paissent, des poules caquettent au milieu d'enclos de fortune, un jardin, potager et verger, s'organise en permaculture. La vie reprend, joyeuse, portée à bout de bras par une centaine de personnes présente en permanence et qui expérimente aussi les vastes territoires de l'autogestion et de la vie en communauté(s).

Continuons à les soutenir par notre aide matérielle, mais aussi localement par nos actions.

Leur demande concrète : Encore des palettes, encore de la bâche à ensilage, des clous, des outils, de la nourriture, des vêtements chauds, .... l'objectif étant que l'occupation survive à l'hiver.

Collectif Testet 46


Les photos (ci-dessus) sont empruntées aux copains de la CNT des PO : Le récit de leur séjour sur la ZAD


Le collectif Testet 46 rassemble des citoyen-ne-s ayant pour objectif de participer à la lutte et soutenir les camarades des ZAD (Zone à défendre) en résistance contre les GPII (grands projets inutiles imposés), par lesquels les pouvoirs accélèrent la destruction de l'environnement et de l'économie du bien commun, ce au mépris de la démocratie, des peuples et des écosystèmes.

1er novembre : Manifestation devant les grilles de la préfecture de Cahors en hommage à Rémi et pour exprimer notre colère face à ce nouveau crime d’État. 



14 novembre : Un convoi de trois camions chargés de vivres, matériel et fournitures a fait route pour la Zad du Testet.

Le 22 novembre, dans le cadre de la Journée Internationale contre les violences policières, un deuxième rassemblement a eu lieu devant la préfecture. A cette occasion une collecte en faveur des occupants de Sivens a été réalisée.
 

23 novembre : Nouveau convoi à destination du Testet. 
Rejoignez-nous!

Contact : paco.f(at)laposte.net

testet46(at)lists.riseup.net
  

3 novembre 2014

Temoignage d'un zadiste au Testet (vidéo)

source photo: France-Info


30 octobre 2014

Pendant que la justice cautionne l’élevage industriel, les citoyens font le procès de l’agrobusiness


Le procès des opposants au projet d’élevage industriel des « 1000 vaches » s’est tenu le 28 octobre à Amiens. Poursuivis pour dégradations, vols et recels aggravés, les neuf prévenus ont été condamnés à des amendes et des peines de prison avec sursis. A l’extérieur du palais de justice, un autre procès s’est tenu simultanément, celui de l’industrialisation de l’agriculture, jugé par un tribunal de citoyens. Deux visions du monde agricole et de l’alimentation de demain, résolument incompatibles, se sont affrontées dans et autour de l’enceinte judiciaire. Basta ! était sur place. Reportage.

A lire sur Basta! ...
 

21 octobre 2014

Un TGV nommé Désir... d'élus

Source photo
Par Vincent Doumayrou | carfree | 17 octobre 2014

Victimes de la trajectoire technologique du TGV


Paru l’an dernier, le Rapport Duron relativise l’intérêt de nombreux projets de TGV. Mais aujourd’hui, on a l’impression que les groupes de pression régionaux et autres en faveur du TGV sont plus forts que jamais, et qu’au fond rien n’a changé.

Ainsi, le Président de la République a reçu des élus du Limousin venus défendre leur LGV, le 29 septembre dernier. Le rythme sera tenu, a dit le Président, et la déclaration d’utilité publique est prévue pour la fin de l’année 2014 ou le début de l’année 2015. Il ressort donc que plus que jamais, les élus tiennent à « leur » LGV.

En fait nous sommes victimes d’un phénomène de la physique, que l’on pourrait appeler « trajectoire technologique », terme qui m’a été soufflé par M. Ménerault, professeur de géographie à Lille que j’ai interviewé récemment : dès que la politique va dans le sens d’une technique, il est difficile de l’arrêter car les décideurs en redemandent, de la même manière qu’il est difficile d’arrêter un solide en mouvement dans l’air. Ainsi du TGV. Il a concentré une bonne partie des investissements sur le réseau ferré ; plus grave, depuis plus de trente ans, il monopolise les imaginations, les stratégies.

Résultat, aujourd’hui, les élus en veulent à tout prix sans réellement peser le pour et le contre, sans vraiment répondre aux arguments hostiles ou sceptiques. Le pire est que dans le même temps, le trafic du TGV se met à baisser : mais peu importe, le désir des élus n’est pas rationnel. Et à l’horizon, pointent les intérêts de groupes de BTP, qui ont naturellement intérêt à ces projets prestigieux. Le comble de l’absurde est constitué par le tunnel Lyon – Turin, toujours à l’agenda alors que les trafics de marchandises par cet axe se sont effondrés, et que même par la route, ils plafonnent depuis quelques années.

Le contre-exemple est celui des RER dans les villes de province : on sait que ce type d’infrastructure est complètement absente en dehors de Paris, et elle ne figure guère à l’agenda des élus dominants. Mais si une ville s’en équipait, mettons Lyon, toutes les autres villes de taille comparable en voudraient. Alors qu’aujourd’hui, quiconque en parle passe pour un extra-terrestre.

Pour le TGV, le choix fait aujourd’hui est inflationniste : dans le nombre de projets envisagés, leur coût, et le prix final du billet. Cette inflation est gênante dans un contexte économique clairement déflationniste. Personne parmi les élus ne semble y avoir réfléchi.

Sur le fond, implicitement, le choix politique est un abandon complet du réseau en dehors des LGV et de leurs prolongements et de quelques axes fret ou régionaux à fort potentiel « spontané » (dont la ligne Nancy – Metz – Luxembourg, que j’emprunte quotidiennement, est un cas achevé). Le Limousin et l’Auvergne sont au coeur de ce problème : désormais coupées l’une de l’autre par une fermeture de ligne, on voit bien que le réseau classique risque d’y faire naufrage au sens propre, mais les élus ne font rien et réclament plus que jamais la LGV. C’est plus vendeur et cela permet de masquer l’absence de stratégie, de réflexion sur le rôle que peut jouer le réseau ferré dans la mobilité d’aujourd’hui et de demain.

Vincent Doumayrou,
auteur du livre La Fracture ferroviaire – Pourquoi le TGV ne sauvera pas le chemin de fer, Préface de Georges Ribeill, Éditions de l’Atelier, Ivry-sur-Seine, 2007.

http://lafractureferroviaire.skynetblogs.be

Le lien vers l’article qui évoque la rencontre entre F. Hollande et les décideurs limousins : http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2014/09/30/lgv-limoges-poitiers-les-elus-limousins-confiants-apres-leur-rencontre-avec-francois-hollande_11163450.html

Source :  http://carfree.fr/index.php/2014/10/17/victimes-de-la-trajectoire-technologique-du-tgv/

30 septembre 2014

« Moi, Philippe Layat, paysan, exproprié par les rois du béton et du foot business »


Contre un nouveau Grand Projet inutile et imposé, le Grand Stade de l'Olympique de Lyon et sa vaste zone spéculative et commerciale, des paysans et des ZADistes s'opposent en ce moment même aux bulldozers... et aux expropriations.

Philippe Layat, agriculteur de Décines, près de Lyon, vient de voir ses 15 hectares de terres agricoles, sa seule source de revenu, coupées en deux et saccagées par les bulldozers qui occupent en ce moment même sa propriété. Les rois du foot business et du béton, l'Olympic de Lyon-Group et l'agglomération du Grand Lyon ont décidé qu'une route traverserait sa propriété pour desservir le futur stade de football de Lyon et son immense zone spéculative et commerciale (« OL-Land »).

Non à l’expropriation de Philippe Layat !!!

Sauvons les terres agricoles de Philippe Layat du bétonnage et soutenons les ZADistes qui défendent la vie !

8 juillet 2014

Le manifeste des convergences de Notre Dame des Landes

Suite des convergences 


Nous, hommes et femmes qui voulons nous réapproprier nos vie, dans des démarches de résistance contre un monde qui ne nous convient pas, nous nous organisons depuis plusieurs mois , plusieurs années afin que plus de 70 rassemblements regroupent des milliers de personnes depuis un mois et demi partout en France. Un coup d’envoi des Caravanes de la convergence a été donné le 30 mai, au Plateau de Gliéres pour être présentes ce jour à Notre Dame des Landes.

Sur tous les sites des Grands Projets Inutiles et Imposés et contestés, il y a eu un travail énorme , en dehors des jeux politiciens et de récupération politique .

Nous avons eu une vraie solidarité, de vrais partages humains: nous construisons nos mouvements différents, variés, colorés tous les jours!

Nous serons 100 000 devant l’usine des 1000 vaches, sur le barrage de Testet dans le Tarn, sur les LGV, devant l’hyper incinérateur de la Rochelle, sur les projets d’extraction (mines d’or, gaz de schistes,...), sous les THT, sur les sites d’enfouissement de déchets nucléaires, sur les sites de biomascarade.. et tant d’autres encore !

Nous sommes tous des lanceurs d’alerte, déterminés, nous serons 100 000 ou plus devant les tribunaux (ou dans les tribunaux !) s’il le faut.

La convergence des luttes ne se limite pas aux problèmes environnementaux: c’est aussi la convergence des luttes sociales et humaines.

Notre grande force, c’est la diversité de nos pratiques et de nos stratégies. Nous allons continuer!

Notre grande force, c’est l’autonomie d’organisation, c’est l’indépendance d’organisation, ce sont nos convictions, nos engagements, et nos rêves.

Nous allons continuer d’agir ensemble dans un rassemblement horizontal. Nous allons continuer de mutualiser


- les expériences

- les moyens: juridiques, de communication, de formation, d’actions concrètes

Afin de développer des actions communes.

Nous continuerons à partager nos dossiers et nos savoirs sur les sujets différents avec l’apport de chacun.

Une rencontre pour accroître la force de cette mutualisation pratique, concrète aura lieu début septembre.

Par exemple: nous partagerons mieux nos savoirs sur les zones humides, nous parlerons des difficultés de communication et comment permettre à chacun de creer les outils dont chacun à besoin....etc

Cette rencontre est ouverte à tous et les échanges entre nous ne feront que croitre. Inscrivez vous sur le blog de Convergences

(convergencesndl.over-blog.com)

Merci à celles et ceux qui ont nourri et porté, qui portent et porteront la Convergence.

Nous gagnerons sur NDDL, ensemble dans nos différences: merci à la ZAD, à la Coordination et à la convergence des luttes locales pour l’accueil et pour l’exemple!

Nous gagnerons NDDL pour gagner tous les autres combats.

Convergences des luttes . 6 juillet 2014

 

24 juin 2014

Scandale à la Réunion


A l’heure de l’austérité, le Conseil régional de l’île de la Réunion vit plus que jamais au dessus de nos moyens, avec la plus coûteuse des « gabegies rocambolesques » épinglées par le Huffington Post.

Depuis 2013, Didier Robert, président de la région, s’acharne à lancer les travaux de la Nouvelle Route du Littoral (NRL), « la route la plus chère de France » titrait Challenges : 12 kilomètres d’autoroute à 1,6 milliards d’euros (coût officiellement affiché) pour quelques 30.000 automobilistes quotidiens, dont une portion sur pilotis dans l’océan Indien qui prétendra résister à des cyclones de 150km/h et des vagues de 10 mètres.

17 mai 2014

La ZAD du Testet expulsée manu-militari


Par Tant qu'il y aura des bouilles | via le Lot en Action.fr

La ZAD a été expulsée hier, avec une présence policière démesurée et des méthodes musclées. Les copains de la ZAD ont besoin d'un sérieux coup de main, de matos, et de soutien. Alors si vous êtes dispo, c'est à moins de deux heures de route, juste avant d'arriver à Gaillac (par la route de Montauban). Faites circuler l'info !


Samedi 17 mai
Le communiqué de la préfecture de hier est particulièrement significatif de la mafia qui croît représenter l’intérêt général par sa fonction administrative. Ce texte est un pauvre plaidoyer pour le barrage, avec tous les arguments lénifiant, répondus un à un par les collectifs du Testet et des bouilles, au lieu d’être un communiqué sur l’expulsion en elle-même, qui aurait pu détailler les moyens mis en œuvre par exemple. Préfecture, CG81, CACG, FNSEA, SAFER, mêmes pyramides hiérarchiques unies pour accroître l’emprise de leur conception mécaniste et industrielle sur la société et le monde naturel, accroître l’emprise de leurs autoritarisme arbitraire qui fait la négation de la diversité comme seul moyen de gouvernance à grande échelle permettant de préserver l’intérêt général.

Exemplaire leur projet ? Tellement "exemplaire" que la cour d’appel de Toulouse a jugé ILLEGALE l’expulsion du 27 février 2014 sur la parcelle de la Bouillonnante !!! Et c’est pas fini : on reparlera de ce qui s’est passé hier…

Des dizaines de personnes à la rue, peu de choses à perdre, que dalle à prouver. Ce qu’on vaut on le sait. Leur monde n’est pas le notre.

Vendredi 16 mai
EXPULSION massive de la vallée, destruction des lieux de vie. 42 voitures de gendarmerie, 20 fourgons de CRS, un hélicoptère, une pelleteuse et trois camions, un huissier, du personnel de la bourgeoisie PS du conseil général, la presse en règle avec leur papier. Au total, bien 350 personnes pour expulser. Face à cela, une cinquantaine de gens. 
 
 
 
L’article de la dépêche du midi qui passe la pomade à la préfète.
 

20 février 2014

Vinci : la vérité sur un empire (Politis)


Politis | 20 février 2014

De la finance aux autoroutes, des aéroports à la promotion immobilière, en dix ans, Vinci est devenu une machine à aspirer les fonds publics.

Les bétonneurs ne désarment pas à Notre-Dame-des-Landes. Les dernières autorisations préfectorales ont été publiées et Vinci – le constructeur et futur concessionnaire – espère débuter les travaux avant l’été, au prix d’une nouvelle opération d’expulsion des centaines d’opposants installés sur les lieux : 1 500 hectares de terres humides devenus, en quatre ans et demi, le haut lieu de la résistance à la folie bétonnière.

Derrière « l’affaire » Notre-Dame-des-Landes, se cache un groupe à l’appétit insatiable. Vinci, qui étend sa toile comme il multiplie ses filiales, est devenu le leader occidental du BTP. De la finance aux autoroutes, des aéroports à la promotion immobilière, en dix ans, Vinci est devenu une machine à aspirer les fonds publics. Aux côtés d’Eiffage et de Bouygues, avec qui Vinci forme l’oligopole du BTP français, le groupe rafle, en nombre, les juteux contrats de partenariats public-privé (PPP) consistant, pour des collectivités en mal de ressources publiques, à déléguer au privé la construction et la gestion de leurs équipements. Là encore imposées par les politiques d’austérité, les concessions de service public parachèvent cette discrète mais massive privatisation, qui se fait au détriment du contribuable… et au profit de Vinci.

Après le départ d’Antoine Zacharias, son PDG qui a fait scandale avec ses mirobolantes rémunérations, le groupe a su polir son image. À grand renfort de mécénat et de communication, Vinci s’affiche aujourd’hui comme une multinationale responsable et généreuse, parvenant ainsi à garder sous silence ses manœuvres d’« optimisation fiscale », le dumping social qui sévit sur ses chantiers ou le fiasco des PPP pour les finances publiques. L’entreprise peut aussi compter sur le soutien indéfectible de la classe politique, qui assure la survie d’un système de dépendance qu’elle a elle-même installé.

Mais le vent tourne. À Notre-Dame-des-Landes, comme ailleurs en Europe, le mouvement citoyen se renforce contre les projets inutiles et coûteux. Par son opiniâtreté, il ébrèche l’image de Vinci et contribue à exposer au grand jour les rouages de son ascension.
 

 

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