29 novembre 2021

Union des luttes dans le Tarn et alentours

Sur notre territoire, de nombreuses luttes sont menées contre des projets inutiles et imposés. Outre d’être inutiles et imposés, tous ont deux autres particularités : d’une part, porter atteinte à notre environnement et nuire à la qualité de vie des populations, voire à leur santé et même à leur vie, d’autre part être portés par l’État ou ses composantes décentralisées - Conseil régional ou/et départemental, communautés de communes.

C’est cette constatation qui a amené le groupe de militant·e·s "Habitant·e·s d’ici et d’ailleurs" (qui œuvre pour la sauvegarde de la zone humide de Sivens et la préservation des terres agricoles de la vallée du Tescou sans apport d’eau supplémentaire) à se lancer dans une tentative de fédération de tous les groupes d’opposant·e·s luttant contre les GPII et se trouvant sur nos territoires. Notre troisième rencontre aura lieu le 28 novembre.

Cartes des luttes contre les GPII (Grands Projets Inutiles Imposés) dans le Tarn et ses environs
 

Ne comptons pas sur eux !

On se trompe ou il y a urgence ?

La question est légitime.
Voilà des dizaines d’années que des lanceurs d’alertes dont bon nombre de scientifiques opérant dans différentes spécialités – climatologues, météorologues, hydrologues... ‒ ont alerté les peuples de la Terre et leurs décideurs sur les risques que font peser sur la vie notre mode de développement.
Au mois d’août le Giec a publié le rapport du groupe de travail I, qui lève tous les doutes concernant l’implication humaine dans les changements climatiques, l’accélération d’un processus complètement inédit, l’inévitabilité des phénomènes extrêmes, l’urgence de l’abandon des énergies fossiles.
Pourtant nos institutions étatiques (supra-nationale, nationale, régionales, départementales, locales) ne tiennent aucun compte des avertissements, des études et des événements dramatiques qui se déroulent sur toute la surface de la Maison Commune. Les mesures prises, le sont sous la poussée des peuples et surtout de leur jeunesse. Mais toutes ces mesures restent à la marge, se contentant le plus souvent de culpabiliser les populations ou d’inciter les entreprises à de bonnes pratiques là où l’intervention de la puissance publique serait nécessaire.
On ne peut plus se contenter de faire pipi sous la douche et de trier nos déchets, l’enjeu se trouve à un tout autre niveau.

Où l’on parle de servilité

Tout se passe comme si une écrasante majorité de nos représentants se mettait au service de l’empire économico-industriel. On assiste à une véritable colonisation, à marche forcée, de portions entières de nos territoires au bénéfice d’une économie de la mort.
Quand on leur dit : diminution de l’utilisation des énergies carbonées, ils répondent : taux de croissance, relance des transports aériens, course à la technologie, extraction minière...
Sur nos territoires, nos « petites élites » (n’est-ce pas un pléonasme ?) chaussent les sabots jupitériens. D’un bout à l’autre du territoire ce ne sont que soutien ou contribution ‒ en espèces sonnantes et trébuchantes issues de nos propres poches ‒ au transport individuel, à l’artificialisation des terres, à la destruction des sols agricoles, à l’extractivisme, à l’empoisonnement des nappes phréatiques, à l’utilisation des animaux comme une simple ressource, à la multiplication des transports routiers, au détournement des énergies baptisées vertes aux seuls intérêts de grands groupes internationaux... (voir carte) peu leur importe les désastres induits et l’aggravation des inégalités sociales qui s’en suit.
Leurs choix sont extrêmement dangereux pour la vie sur notre planète et cela à brève échéance.

Nous ne pouvons compter que sur nous

Il s’agit bien de vie : la nôtre, celle de nos enfants, petits enfants mais aussi celle des animaux, insectes, plantes qui déjà succombent en masse et succomberont jusqu’à disparaître. Il s’agit bien de la vie qui est mise en danger par les décisions irresponsables d’une majorité de nos édiles et de leurs maîtres.
Refusons ce diktat ! Obligeons-les à prendre en compte les études du Giec et ses avertissements de plus en plus inquiétants. Ensemble, imposons l’annulation de tous ces projets dévastateurs et nuisibles. C’est en le faisant que nous imposerons la remise en cause de ce développement délétère et permettrons à nos enfants de pouvoir vivre sur cette planète.

Contact :

  • objet : Union des luttes
  • mail : habitantsdicietd’ailleurs@protonmmail.com

 

Source : IAATA ..

 

8 avril 2019

Albi, Gilets jaunes contre l’intelligence artificielle et la 5G

Le comité d’accueil du député Cédric Villani à l’Ecole des Mines d’Albi

Ce jeudi 4 avril, les milieux d’affaires tarnais avaient convié dans l’amphithéâtre d’honneur de l’Ecole des Mines d’Albi l’excellent Cédric Villani, député En Marche et mathématicien, pour disserter sur l’économie numérique et la société du big data.
Il a été interrompu par un cloud d’opposant.es à la Start-up Nation qui se sont introduit.es sur le podium pour lire la lettre suivante :

  
  

31 mai 2016

À Sivens, la bataille pour restaurer la zone humide commence


Les travaux de construction d’un barrage dans la zone humide du Testet ont cessé il y a maintenant un an et demi. Les dégâts écologiques commis sont importants. Les associations réclament la restauration environnementale du site. Une mobilisation en faveur de la renaissance de la zone humide est attendue mardi 31 mai à Albi.

Lire sur Reporterre .. 

Voir aussi, Casserolade à Albi le mardi 31 mai !
 

14 juin 2015

Sivens / dans le Tarn, les bas-fonds de la république

Démolition de la Métairie neuve - photo La Dépêche
 
Comme j'ai pris l'habitude de mettre de temps en temps un peu d'humour sur Médiapart et, dans mon blog, un peu d"humour-malgré-tout" comme indiqué dans mes thématiques, je vais commencer ici par faire un peu d'humour noir sur l'application du premier article du code de procédure pénale à l'affaire de la démolition de la Métairie Neuve de Sivens.
 
Ah ! Quel bel article que cet article préliminaire du code de procédure pénale ! Quel bel article que cet article fondateur ! Jugez-en :
 
"La procédure pénale doit être équitable et contradictoire et préserver l'équilibre des droits des parties.
Elle doit garantir la séparation des autorités chargées de l'action publique et des autorités de jugement.
 
Les personnes se trouvant dans des conditions semblables et poursuivies pour les mêmes infractions doivent être jugées selon les mêmes règles."
 
Comme il est beau ! Comme il a l'air simple et compréhensible ! Et pourtant ... Et pourtant ... (tiens donc! de l'Aznavour dans ce texte ?) Et pourtant, le troisième alinéa... celui qui dit, répétition de pur plaisir :
 
"Les personnes se trouvant dans des conditions semblables et poursuivies pour les mêmes infractions doivent être jugées selon les mêmes règles" ...

Eh bien, il est impossible à appliquer à Thierry Carcenac et à Maryline Lherm après ce qu'ils viennent de faire dans le Tarn ! La raison, la voici :
 
JAMAIS, dans le droit pénal de l'urbanisme, on n'a vu un cas semblable à ce qui vient de se passer dans le Tarn pour la démolition de la Métairie Neuve !
A savoir : la démolition d'un bâtiment protégé par un document d'urbanisme, sans permis de démolir, en profitant d'un arrêté de péril complètement farfelu, en profitant en trois coups de cuillère à pot d'un incendie criminel, et cerise sur le gâteau, sans décision du propriétaire de l'immeuble qui est le département du Tarn !
 
Qui plus est, les auteurs principaux de ce micmac sont un maire/conseiller départemental et le président du conseil départemental lui-même. Ce que j'appelle la délinquance de l'urbanisme en col blanc, le droit pénal de l'urbanisme étant considéré comme une branche du droit pénal des affaires.
 
Pour l'inapplicabilité de l'article préliminaire du code de procédure pénale au duo Carcenac/Lherm, je précise que je plaisante un peu, leurs actes étant si exceptionnels ! Etant entendu que je souhaite qu'ils soient traités comme tous les délinquants présumés, je l'ai déjà dit. Ni plus, ni moins, traités comme tout le monde par la justice.
 
En ce qui concerne Maryline Lherm, j'ai largement développé "son cas" ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-viguie/050615/sivens-la-justice-tarnaise-lepreuve-de-lindependance
 
Dans le Tarn, elle n'a pas été seule à perdre les pédales... (...)


20 janvier 2015

Henri Guillemin raconte Jaurès (vidéo 30')




Dans le cadre de l'émission de la Radio Télévision Suisse "Les dossiers de l'histoire" intitulée "L'autre avant-guerre (1872-1914)", l'historien Henri Guillemin (19-03-1903 / 04-05-1992) consacra un épisode à Jean Jaurès.

Voir aussi : http://www.jaures.eu/ressources/sur_j...

Précision : l'émission dure environ 30 minutes. Le film d'1h contient 2 fois la même émission, la première avec le son, la seconde sans le son.
  

27 août 2014

Mobilisation générale au Testet : le bras de fer a repris



Ça chauffe sérieux sur la ZAD du Testet. Depuis le lundi 25 (avant-hier), les robocops sont en action, avec pour objectif d'expulser les zadistes et le ton est monté d'un cran : tirs de flash-ball auxquels les zadistes répondent par des cocktails Molotov. Nous publions ci-dessous un témoignage, faisant le récit de la journée d'hier. Les zadistes ont ont un besoin urgent de soutien. Le seul moyen de faire reculer les gardes mobiles est d'y opposer une forte mobilisation pacifique, avec de nombreux occupants. 
 
 
 

15 novembre 2013

Tarn, s'opposer au déboisement de la vallée du Testet !

Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET | 14 novembre 2013

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Premiers travaux du barrage de Sivens :

Le Collectif appelle à manifester une opposition au déboisement


Hier et aujourd’hui, la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) et le Conseil Général du Tarn (CG), porteurs du projet de barrage de Sivens, ont missionné un bureau d’études pour capturer des espèces protégées préparant ainsi le déboisement de la zone humide du Testet. Hier, trois naturalistes sont arrivés équipés pour, apparemment, effectuer une pêche électrique de la lamproie de Planer.

Cette première opération de sauvetage de la faune marque donc la préparation du déboisement de la zone humide du Testet en novembre puisque l’arrêté préfectoral du 16/10/13 prévoit que « Les travaux de déboisement, débroussaillage et terrassement ne pourront avoir lieu qu'après sauvetage de la faune et pose éventuelle de clôtures, avec accompagnement d'un expert écologue, pour empêcher le retour des animaux ». Or, la Préfète du Tarn a autorisé les déboisements du « 1er septembre au 30 novembre et du 1er au 28 février ». Afin d’éviter un retour des animaux sur la zone de chantier, le sauvetage doit précéder de près le déboisement. Les sauvetages prévus hier préparent donc un déboisement fin novembre.

Le Collectif dénonce fortement cette tentative de déboisement fin novembre car elle implique la mort de la majorité de la faune présente sur la zone humide et que les porteurs du projet sont censés tenter de sauver. Pour convaincre le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) d’accorder un avis favorable à leur demande de dérogation, en août dernier, le CG et la CACG lui avaient promis que :

« Les déboisements nécessaires, dans les emprises précédemment définies (cf. Figure 34), seront réalisés au cours de la période de septembre à mi-novembre, ceci afin d’éviter les périodes de reproduction de l’avifaune (printemps et début d’été) ou d’hivernage des amphibiens et reptiles (2è partie de l’automne, et hiver) ».

Sur le terrain, l’hivernage des amphibiens et des reptiles est effectif, surtout avec le refroidissement de ce début novembre, et la capture des animaux dans ces conditions est vouée à l’échec. En cohérence avec les engagements qu’ils ont pris devant le CNPN, le CG et la CACG ne devraient pas tenter de procéder au déboisement à compter de mi-novembre soit demain 15 novembre. Ceci même si, paradoxalement, la Préfète du Tarn les y autorise jusqu’au 30 novembre alors qu’elle a pourtant déclaré à la presse (voir article de La Dépêche du 10/10/13) : « Nous tenons compte des préconisations du CNPN».

Face à ce nouveau manque de respect pour la faune et la flore ainsi que pour l’avis des scientifiques et experts, comment s’étonner que des citoyens se soient mobilisés hier et aujourd’hui sur le terrain pour empêcher, de manière non-violente, la préparation des déboisements fin novembre ? Plusieurs voix, y compris d’élus, se sont élevées ces derniers mois pour rappeler que la politique du « passage en force » ne peut que déboucher sur le discrédit politique et donc, par réaction, sur la nécessaire mobilisation citoyenne pour défendre l’intérêt général contre des intérêts particuliers.

Le 31 octobre, le Collectif a écrit à Thierry Carcenac, Président du CG, un courrier argumenté pour demander que l’institution départementale se prononce en faveur d’un moratoire du projet de barrage de Sivens en attendant que de nouvelles études soient réalisées par des experts réellement indépendants.

A ce jour, le Collectif n’a toujours pas reçu de réponse du CG à ce courrier ni d’ailleurs à celui du 18/09/13 concernant la mise en cause de l’étude réalisée par la CACG en mars 2009, financée par le CG. Pourtant, dans un rapport de 30 pages, le Collectif démontrait point par point que cette étude, sur laquelle repose le projet de barrage de Sivens, est trompeuse et qu’elle entraîne un surdimensionnement du barrage d’au minimum trois fois les besoins de salubrité et agricoles actuels. Il est inacceptable que le Conseil Général, ni d’ailleurs les Ministres chargés de l’Agriculture et de l’Ecologie, destinataires d’un courrier similaire, ne répondent à cette argumentation alors que les impacts du barrage de Sivens sur l’environnement et sur les finances publiques sont si élevés.

Poursuivant son action dans la stricte légalité, face à ce mépris venant de ces représentants politiques, le Collectif ne peut que lancer un appel à la mobilisation sur le terrain pour que les scientifiques soient enfin écoutés, que les études soient indépendantes, que les solutions apportées ensuite aient des impacts négatifs le plus réduit possible sur l’environnement, sur l’agriculture durable de la vallée du Tescou et sur les finances publiques.

Face à l’urgence de protéger la zone humide du Testet et les espèces qui s’y abritent, le Collectif appelle ses membres et ses soutiens à manifester leur opposition au déboisement planifié d’ici fin novembre.

Contacts presse : Ben Lefetey (0699266066) Marie-Agnès Boyer Gibaud (0683469708) & Françoise Blandel (0602319690)


 

blogger templates