10 mars 2018

Le boycott, un moyen de pression démocratique

Boycott, la loi du plus faible

Published by Le Média
 

20 décembre 2011

Lacoste boycotte une artiste palestinienne, boycottons Lacoste

Boycottons Lacoste !
Paco


Euro Palestine | mardi 20 décembre


La marque française de prêt-à-porter a exigé que le travail de Larissa Sansour, artiste originaire de Bethléem, soit retiré d’un important concours de photographie.


Communiqué de presse

LACOSTE ECARTE UNE ARTISTE PALESTINIENNE DE LA COMPETITION

Le prestigieux Prix Lacoste Elysée, remis par le Musée de l’Elysée en Suisse et parrainé par la marque de prêt-à-porter Lacoste, est doté d’une récompense de 25 000 euros.

Larissa Sansour figurait parmi les huit derniers artistes pouvant prétendre au Prix 2011. Pourtant, au cours du mois de décembre, la société Lacoste a fait part de son refus de soutenir le travail de Larissa Sansour, le qualifiant de trop « pro-palestinien ». Un jury se réunira en janvier 2012 pour désigner le lauréat du Prix.

Etant nominée, Larissa Sansour, qui a bénéficié d’une bourse de 4 000 euros, avait reçu carte blanche avec pour seule contrainte, celle de présenter un portfolio. En novembre, trois des ses photos, faisant partie du projet intitulé Nation Estate, avaient été sélectionnées et elle avait reçu les félicitations des organisateurs pour son travail et son professionnalisme. Son nom figurait alors officiellement dans les plaquettes et sur le site Internet en tant que candidate à la remise du Prix. Depuis, son nom a été retiré et son projet n’apparaît plus dans l’édition du magazine d’art Art Review qui avait réalisé une présentation des différents artistes concourant à la remise du Prix.

Pour occulter les motifs de son éviction, il lui a été demandé d’approuver une déclaration évoquant son désir de ne plus participer à la compétition « afin de se consacrer à d’autres opportunités ». Larissa Sansour a refusé.

Elle se dit « très triste et choquée par cette attitude. Cette année, la Palestine a été admise officiellement à l’UNESCO et pourtant on continue à essayer de nous faire taire. En tant qu’artiste investie politiquement, j’ai l’habitude d’être confrontée à des oppositions, mais je n’avais jamais censurée par les mêmes personnes qui, en premier lieu, avaient sélectionné mon travail. Le préjudice et la censure de Lacoste posent la question de l’implication de sociétés privées dans l’art. C’est très préoccupant. »

Le travail de Larissa Sansour qui avait été sélectionné s’intitule Nation Estate. Il s’articule autour de la demande d’adhésion de la Palestine à l’O.N.U. Nation Estate dépeint un État palestinien imaginaire recréé sous les traits d’un gratte-ciel unique abritant l’ensemble de la population palestinienne. Dans ce nouvel État, les habitants ont recréé leurs villes perdues à chaque étage : Jérusalem au 3e étage, Ramallah au 4e, Bethléem (ville natale de Larissa) au 5e, etc.

Regrettant la décision de Lacoste de censurer le travail de Larissa Sansour, le Musée de l’Elysée a proposé une exposition en dehors du projet parrainé par le créateur. Le Musée de l’Elysée se trouve à Lausanne en Suisse. Ceci est la deuxième édition du Prix Lacoste Elysée.

Ci-joint trois photos faisant partie du projet Nation Estate de Larissa Sansour.



Pour plus d’informations et pour toute demande d’entretien, merci de contacter Larissa Sansour ou son assistant Soren Lind au +44 784 9011 977 ou par e-mail : info@larissasansour.com

AUTRES INFORMATIONS

Biographie

Larissa Sansour, née à Jérusalem, a étudié les Beaux-arts à Copenhague, Londres et New York. Artiste polyvalente, elle s’investit dans le dialogue politique et s’exprime à travers différents supports comme la vidéo, la photographie, le documentaire expérimental, les livres et Internet. Ses travaux sont visibles dans des galeries, musées, festivals de cinéma et publications artistiques dans le monde entier. Parmi les dernières expositions qui lui ont été entièrement consacrées : Kulturhuste à Stockholm, Depo à Istanbul, Galerie la BANK à Paris et Jack the Pelican à New York.

Elle a participé aux biennales d’Istanbul, Busan et Liverpool. Son travail a été exposé à la Tate Modern de Londres, au Brooklyn Museum de New York, lors de la troisième triennale de Guangzhou, à l’Alternative Space LOOP à Séoul, à l’Institut du Monde Arabe à Paris, à Iniva à Londres, à la Haus der Kulturen der Welt à Berlin, à la galerie Al Hoash de Jérusalem, au Centre Pompidou à Paris, au Museo Reina Sofia à Madrid, au MOCA à Hiroshima et à PhotoCairo4 au Caire.

Son film « A Space Exodus » a été nominé dans la catégorie Meilleur Court Métrage lors du Festival International du Film de Dubai.

Elle vit et travaille à Londres.

Web : www.larissasansour.com

10 novembre 2010

Solidarité avec Stéphane Hessel, Alima Boumediene-Thiery et toutes les victimes de la répression

Votre signature peut contribuer à sauver un innocent

J’insiste en mon nom personnel pour que le plus grand nombre de signataires de notre appel serve de garant aux personnes mises injustement en accusation. Il serait grave que certains subissent dans leur vie ou leur carrière des préjudices que rien, dans les lois françaises, ne justifie. Nous devons obtenir un non-lieu pour tous. Stéphane Hessel


Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise… : en ce mois d’octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour « provocation publique à la discrimination » - y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d’autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre... Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et ambassadeur de France !Tous risqueraient jusqu’à 45 000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites … Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes ? S’être dressés contre l’occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les « crimes de guerre » voire « contre l’Humanité » que le rapport Goldstone accuse son armée – et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens - d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza. S’être révoltés contre l’impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.
Pour présenter, contre toute évidence, cette action citoyenne comme raciste, il aura fallu que la ministre de la Justice s’abaisse à inventer, en février 2010, un « boycott des produits casher » qu’aucun dirigeant, aucun groupe, aucun militant du mouvement de solidarité pour une paix juste et durable au Proche-Orient n’a jamais prôné. Puis qu’elle exige des Parquets qu’ils poursuivent les militant-e-s pour « provocation publique à la discrimination ». Et celle qui diffame et menace ainsi des innocents appartient à un gouvernement qui, toute honte bue, non seulement stigmatise une communauté entière en raison de son origine ethnique, mais expulse illégalement de la « patrie des Droits de l’homme », sur cette base, des milliers de ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne.
C’est pourquoi nous disons à Michèle Alliot-Marie : « Pas ça et pas vous ! ». Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres « ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour « provocation publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l’autodétermination, pour l’application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu’ils le bafouent. Tous ensemble, nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés : le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux Parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi.

Pour signer, c'est là

17 octobre 2010

Quand dénoncer la colonisation israélienne est passible de poursuites











Des dizaines de plaintes pour « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse » ciblent élus et militants associatifs. Tous participent à la campagne « BDS » qui appelle au boycott, au nom du Droit International, des produits israéliens fabriqués dans les territoires occupés. Qui se cache derrière cette criminalisation de la solidarité ?

Par Éric Simon

19 septembre 2010

Action BDS à Evry II



Regardez cette vidéo : 
 
Vous y verrez des camarades désobéissants mener une action de boycott actif à
l'encontre de l'enseigne Carrefour, qui continue de vendre des produits
israéliens fabriqués illégalement dans les colonies de Palestine.

Des organisations sionistes ont porté plainte contre nos amis au titre de la
"provocation à la discrimination et à la haine raciale". Plus le mensonge est
gros, plus on espère qu'il imprimera les consciences... Notre amie Sakina,
militante de la Ligue des Droits de l'Homme de Bordeaux, a été condamnée à
1000 Euros d'amende en première instance. Notre amie désobéissante Farida et 4
de ses camarades sont menacés à Mulhouse de la même sanction le 29 novembre
prochains.

Et entre les deux, le 29 octobre, c'est au Palais de Justice de Paris que
seront jugés les activistes de la vidéo, issus des organisations membres de la
campagne BDS (Génération Palestine, CCIPPP, NPA, IJAN, Comité Palestine
Montreuil, CAPJPO-EuroPalestine, Collective Villeneuve, Respaix...). L'action
se déroulait le 4 juillet dernier, au Carrefour d'Evry. 
 
Envoyé par  
www.desobeir.net

26 février 2010

Je soutiens le boycott contre Israël

Lettres ouvertes à Madame Alliot Marie, après ses déclarations devant le CRIF

Par Liliane Kaczerginski


Clichy, le 23 février 2010
à
Ministère de la Justice
Madame Alliot-Marie
13, place Vendôme
75042 - Paris
Madame la Ministre,
Vos propos [1] sur qui et quoi est antisémite ne sont pas seulement truffés de mauvaise foi, mais aussi de fraude délibérée.
Puisque l’on doit présenter "patte blanche" et rendre visible son pedigree, je déclare être la petite-fille et la nièce de martyrs des Nazis sur le sol lituanien et la fille de rescapés du génocide ; mon père, Schmerke Kaczerginski, était un poète en langue yiddish et a fait le maquis contre la bête fasciste. (ushmm.org).
Suis-je antisémite ? Suis-je polluée par la "haine de soi" ? Je laisse la réponse sur ces questions à vos "experts" qui changent d’avis, en bonnes girouettes [2]. Mais qui donc fait autorité à ce propos ? Quel est le service public chargé de délivrer des attestations de "casier judiciaire vierge" du délit d’antisémitisme ? J’aimerais bien connaître son nom et son adresse, Mme la Ministre.
Je soutiens le boycott d’Israël comme j’ai soutenu le boycott de l’Afrique du Sud, celui contre le Chili sous Pinochet, et celui des laitues de Californie. [3] Je soutiens le boycott, de tous les produits Made in Israël, qu’ils proviennent des territoires à l’intérieur de la ligne d’armistice de 1949 ou de ceux occupés suite à l’invasion de juin 1967. Je boycotte tous les événements auxquels des représentants officiels ou officieux de l’État raciste participent. Et je traite de criminelles les organisations sionistes dont l’objectif est de judaïser la Palestine, en expulsant ses habitants, comme le KKL, Keren Kayemet Leisrael, le Fonds National Juif (kkl.fr)
Suis-je en train de pratiquer une incitation à la haine raciale, religieuse, culturelle, et de genre... ? NON, je fais un appel à la lucidité de mes concitoyens pour stopper leur cécité concernant le projet sioniste. L’État d’Israël ne veille pas à ma sécurité, il agit au contraire pour mon insécurité : il dit qu’il me protège, mais il me terrorise, puisque je ne pense pas comme il voudrait que je pense, parce que c’est un appareil terroriste qui n’hésite pas à voler l’identité de toute personne qu’il considère comme utile pour ses sales besognes, même si elle est juive (exemple : l’identité de Michael Bodenheimer francesoir.fr)
Oui, Madame la Ministre de la Justice, je boycotte les produits d’Israël et je ne suis pas seule, je le fais en compagnie d’autres concitoyens qui ont des patronymes très ou peu catholiques.
Avec mes salutations distinguées.
Liliane Kaczerginski
Pour votre information une documentation assez complète sur : femmesennoir.org
[1] "Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet. A cet égard, je salue la détermination du parquet dans l’affaire de l’individu qui avait appelé au boycott de produits israéliens par voie d’affichettes dans un centre commercial de Mérignac" crif.org
[3] En 1969, le syndicat des travailleurs agricoles états-unien (UFWOC) a lancé un appel au boycott national des laitues produites en Californie, comme moyen de pression sur les propriétaires fonciers qui s’opposaient à la syndicalisation des ouvriers. Le boycott a été largement suivi dans tout le pays, notamment par des étudiants de plusieurs universités qui exigèrent que les laitues de Californie soient bannies de leurs cafétérias. Jusqu’à ce qu’en 1975 le gouverneur de Californie signe une loi garantissant les droits syndicaux aux ouvriers agricoles.

 

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