7 avril 2022

Macron Watch Le Récap du 01/04/2022

 

AFFAIRES
 

Les montants dépensés pendant le quinquennat auprès de cabinets de conseil, et qui dépassent de 2,4 milliards d’euros sont une estimation minimale : seuls 10% des opérateurs de l’Etat ont été évalués par l’enquête sénatoriale ; par ailleurs elle ne contient ni les contrats de moins de 150 000 euros, ni les missions de l’année 2017, ni les prestations..

 

Suite sur Macron Watch

3 décembre 2020

La crise du coronavirus vue par Franck Lepage et Cie - Interdit d'interdire


Interdit d'interdire - La crise du coronavirus vue par Franck Lepage et Cie 

 Frédéric Taddeï reçoit #FranckLepage, militant de l'éducation populaire, Katia Lang, enseignante, et Philippe Merlant, journaliste.

 

31 mai 2020

En France on massacre les renards toute l'année


Infiltration chez des déterreurs de renardeaux from One Voice on Vimeo.

Le déterrage, une horreur insoutenable

En France, on peut déterrer et massacrer les renards toute l’année, y compris pendant la période de reproduction. Cette pratique sadique ne laisse aucune chance aux animaux. Nos enquêteurs ont infiltré ce milieu dangereux et opaque, pour témoigner de tueries qui font froid dans le dos.

Trois renardeaux nouveau-nés sont traqués des heures durant jusqu’à finir frappés et mordus à mort, devant des mineurs. À l’étranger, cela ferait l’objet d’un signalement à la protection de l’enfance. Ici, un garçonnet en classe maternelle et un préadolescent vont assister au massacre. Pire, celui de 12 ans est un « apprenti », encouragé..

 
 

19 avril 2020

Total, Vinci et Carrefour s’invitent dans les cours d’économie au lycée

La politique environnementale de Total et celle de Vinci comme cours aux lycéens ? C’est ce que propose un site de ressources pour les sciences économiques et sociales (SES). Il est validé par l’Éducation nationale. Des professeurs protestent.

Les intitulés interpellent : « Carrefour et la question de la biodiversité » ; « Total. Le climat, un enjeu pour la stratégie d’entreprise » ; « Vinci Autoroutes et la question environnementale ». On pourrait croire à des titres de documents de communication de ces entreprises. Il s’agit en fait de cours clé en main, d’une heure, mis à disposition des enseignants de sciences économiques et sociales (SES) de lycée et classes préparatoires, de leurs élèves, et désormais aussi des parents..

9 février 2020

Éducation en danger !



20 mars 2018

Des terrains de jeu pensés pour briser le cercle de la surprotection


Inquiets de la sédentarité qui menace les enfants, plusieurs villes et écoles développent des terrains de jeu où la prise de risque et de saines éraflures font désormais partie de la vie des tout-petits. Un phénomène qui détonne, dans un monde devenu hyperprotecteur de ses marmots. 

Lire sur Le Devoir ... 
 

14 novembre 2016

Les surveillants des collèges et lycées formés à l’islamophobie


Témoignage critique de la seule formation organisée par l’académie de Paris à destination des surveillant.e.s de collèges et lycées et consacrée aux thèmes de la laïcité et des "signes avant-coureurs de radicalisation djihadistes"


Ce texte est le témoignage critique d’une formation organisée par l’académie de Paris à laquelle j’ai assisté en qualité de surveillant de collège (ou AED pour « assistant d’éducation »). (...)

 Suite sur Paris-Luttes Info
  

9 septembre 2016

"Princess boy"


Un élève de CP qui se pose des questions.
Je reste muet. Comment lui dire que cette société ne voit la vie qu’en rose et en bleue, petit Princess Boy ?
https://artistecomptantpourrien.wordpress.com/2016/09/08/princess-boy/

4 décembre 2015

En dépit d'une consultation publique Vallaud-Belkacem pactise avec Microsoft

Accord Microsoft-Éducation nationale : le Libre offre déjà des alternatives.

C’est depuis les années 1970-1971 que le gouvernement français élabore et met en œuvre des plans informatiques (« numériques » dit-on aujourd’hui) pour l’Éducation Nationale. L’année la plus marquante, qui a fini par introduire vraiment des ordinateurs entre les murs de nos écoles, ce fut 1985 avec le lancement du plan Informatique Pour Tous (IPT) par L. Fabius.

La firme Microsoft a petit à petit avancé ses pions au cœur de l’Éducation nationale et, depuis lors, nous assistons à des accords réguliers entre le ministère et Microsoft, chiffrant l’usage de ses produits à plusieurs millions d’euros à chaque fois… avec un succès pour le moins mitigé. À tel point que les citoyens se sont récemment mobilisés autour de cette question en plébiscitant l’usage de logiciels libres dans les services publics lors de la consultation numérique initiée par la ministre Axelle Lemaire.

Et pourtant, comme un pied de nez à cette consultation, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a signé pas plus tard qu’hier un énième accord avec Microsoft. 13 millions d’euros pour s’assurer que les collégiens et collégiennes utilisent quotidiennement des logiciels et comptes Microsoft (quitte à fournir les tablettes). Cet argent servira donc à épier le comportement des élèves (pour leur fournir un « service personnalisé ») ainsi qu’à la formation de leurs enseignant-e-s à ces logiciels privateurs.


En somme, un pas supplémentaire est donc effectué par Microsoft dans le monopole de l’informatique à l’école, jusqu’à saturer les élèves et les enseignants de solutions exclusives, centralisant et analysant les données des élèves selon des algorithmes dont le ministère n’a pas réclamé les clés (pas d’engagement à l’interopérabilité, ni à l’ouverture du code source).
Or, les enseignants ne manquent pas pour expérimenter et mettre en œuvre des solutions basées sur des logiciels libres. Des solutions plus ouvertes, plus malléables, et plus efficaces pour atteindre les objectifs d’un réel apprentissage de l’informatique par les élèves et une appropriation des outils dans leurs diversités et leurs logiques. Par exemple, les tablettes Tabulédu sont une solution pensée pour les classes de primaire dans le respect des données et des libertés des élèves.

20 mars 2015

A défaut d'obscurité, l'éclipse nous plonge dans l'obscurantisme.

Source

(...) Vous n’avez pas pu ne pas être au courant qu’il y avait aujourd’hui une éclipse (enfin si des chanceux avaient un coin de ciel bleu, moi je n’ai rien vu dans la grisaille), sinon, c’est que vous êtes au fond d’une grotte et que vous ne pouvez donc pas lire ces lignes.
Dans un premier temps, tout le monde est content ; pour ceux qui ont vécu celle de 1999 qui était totale, on se souvient avec émotion, un événement assez fantastique à vivre.
A l’époque aussi, on nous avait bien mis en garde de ne pas regarder directement et pas mal de monde avait réussi à se procurer des lunettes il me semble. Je n’avais pas d’enfant à l’époque donc je ne sais pas comment la chose avait été traitée. Mais là, c’est fort de chocolat.

Petit à petit, dans le monde modernisé qui vise le risque zéro, tout le monde a commencé à se faire peur. Dans une ère de l’anti-terrorisme, aujourd’hui, c’était le soleil le grand méchant et s’il avait eu un site internet, ne doutons pas qu’il aurait été bloqué. En plus, ça va se passer pendant la récréation, imaginez, tous les enfants vont finir aveugle. Alors tout le monde ouvre son parapluie. Circulaire dans les académies, enseignants mis en garde par la hiérarchie et par les parents media-traumatisés : c’est décidé, tout le monde dans les classes et interdiction de sortir, privé de récré et stores baissés. (...)

Suite: Alterlibriste...
  

15 janvier 2015

Je ne suis pas en guerre



Cela vient sans doute d’avoir été biberonné (entre autres lectures) à Charlie Hebdo du temps où ce journal n’était pas obsédé par l’Islam, mais la vision de l’Assemblée chantant d’une voix mâle La Marseillaise pour répandre un sang impur, l’écoute de l’applaudissement à tout rompre de la police, la lecture du discours de Manuel Valls ponctué de « barbarie », « guerre » et autres mesures exceptionnelles contre le terrorisme, tout cela soulève un sentiment à mi-chemin entre le malaise et le haut-le-coeur. Comme si la classe politique et médiatique volait l’expression populaire de dimanche, qui mettait d’abord en avant la liberté d’expression, les crayons, la parole.

Tous ces gens, dimanche, voulaient-ils seulement des policiers, des soldats dans les rues, de l’ordre, de l’autorité, de l’épuration, de la guerre ? Et bien, si c’était cela, je ne serai pas d’accord avec eux.

Immense malaise de n’entendre quasiment que les mots de police, de traque, de renseignement, de prison, d’isolement, de protection. Immense malaise de voir dix mille soldats déployés, en plus de ceux qui trainent dans les rues déjà depuis des années. Ils ne sont pas là pour protéger quoi que ce soit - ont-ils empêché les assassinats du 7 janvier ? -, mais pour nous habituer à trouver normal qu’il y ait des soldats dans les rues. Comme dans... un Etat militaire, un Etat policier.
La suite de cet Edito d'Hervé Kempf, sur Reporterre ...
 

12 janvier 2015

Une lettre de trois professeurs de Seine Saint-Denis (à propos de Charlie-hebdo)



A propos de Charlie-Hebdo
Une magnifique lettre de trois professeurs de Seine Saint-Denis

Nous sommes professeurs en Seine-Saint-Denis. Intellectuels, savants, adultes, libertaires, nous avons appris à nous passer de Dieu et à détester le pouvoir et sa jouissance perverse. Nous n’avons pas d’autre maître que le savoir. Ce discours nous rassure, du fait de sa cohérence supposée rationnelle, et notre statut social le légitime. Ceux de Charlie Hebdo nous faisaient rire ; nous partagions leurs valeurs. En cela, cet attentat nous prend pour cible. Même si aucun d’entre nous n’a jamais eu le courage de tant d’insolence, nous sommes meurtris. Nous sommes Charlie pour cela.

Mais faisons l’effort d’un changement de point de vue, et tâchons de nous regarder comme nos élèves nous voient. Nous sommes bien habillés, bien coiffés, confortablement chaussés, ou alors très évidemment au-delà de ces contingences matérielles qui font que nous ne bavons pas d’envie sur les objets de consommation qui font rêver nos élèves : si nous ne les possédons pas, c’est peut-être aussi parce que nous aurions les moyens de les posséder. Nous partons en vacances, nous vivons au milieu des livres, nous fréquentons des gens courtois et raffinés, élégants et cultivés. Nous considérons comme acquis que La Liberté guidant le peuple et Candide font partie du patrimoine de l’humanité. On nous dira que l’universel est de droit et non de fait, et que de nombreux habitants de cette planète ne connaissent pas Voltaire ? Quelle bande d’ignares… Il est temps qu’ils entrent dans l’Histoire : le discours de Dakar leur a déjà expliqué. Quant à ceux qui viennent d’ailleurs et vivent parmi nous, qu’ils se taisent et obtempèrent.

Si les crimes perpétrés par ces assassins sont odieux, ce qui est jeunes de banlieue. Ces deux assassins sont comme nos élèves. Le traumatisme, pour nous, c’est aussi d’entendre cette voix, cet accent, ces mots. Voilà ce qui nous a fait nous sentir responsables. Évidemment, pas nous, personnellement : voilà ce que diront nos amis qui admirent notre engagement quotidien. Mais que personne, ici, ne vienne nous dire qu’avec tout ce que nous faisons, nous sommes dédouanés de cette responsabilité. Nous, c’est-à-dire les fonctionnaires d’un Etat défaillant, nous, les professeurs d’une école qui a laissé ces deux-là et tant d’autres sur le bord du chemin des valeurs républicaines, nous, citoyens français qui passons notre temps à nous plaindre de l’augmentation des impôts, nous contribuables qui profitons des niches fiscales quand nous le pouvons, nous qui avons laissé l’individu l’emporter sur le collectif, nous qui ne faisons pas de politique ou raillons ceux qui en font, etc. : nous sommes responsables de cette situation.

Ceux de Charlie Hebdo étaient nos frères : nous les pleurons comme tels. Leurs assassins étaient orphelins, placés en foyer : pupilles de la nation, enfants de France. Nos enfants ont donc tué nos frères. Tragédie. Dans quelque culture que ce soit, cela provoque ce sentiment qui n’est jamais évoqué depuis quelques jours : la honte.

Alors, nous disons notre honte. Honte et colère : voilà une situation psychologique bien plus inconfortable que chagrin et colère. Si on a du chagrin et de la colère, on peut accuser les autres. Mais comment faire quand on a honte et qu’on est en colère contre les assassins, mais aussi contre soi ?

Personne, dans les médias, ne dit cette honte. Personne ne semble vouloir en assumer la responsabilité. Celle d’un Etat qui laisse des imbéciles et des psychotiques croupir en prison et devenir le jouet des pervers manipulateurs, celle d’une école qu’on prive de moyens et de soutien, celle d’une politique de la ville qui parque les esclaves (sans papiers, sans carte d’électeur, sans nom, sans
dents) dans des cloaques de banlieue. Celle d’une classe politique qui n’a pas compris que la vertu ne s’enseigne que par l’exemple.

Intellectuels, penseurs, universitaires, artistes, journalistes : nous avons vu mourir des hommes qui étaient des nôtres. Ceux qui les ont tués sont enfants de France. Alors, ouvrons les yeux sur la situation, pour comprendre comment on en arrive là, pour agir et construire une société laïque et cultivée, plus juste, plus libre, plus égale, plus fraternelle.

« Nous sommes Charlie », peut-on porter au revers. Mais s’affirmer dans la solidarité avec les victimes ne nous exemptera pas de la responsabilité collective de ce meurtre. Nous sommes aussi les parents de trois assassins.

Catherine Robert, Isabelle Richer, Valérie Louys et Damien Boussard
 
  

26 septembre 2011

Avertissement aux écoliers et lycéens

Les dernières Nouvelles du Monde | 26 sep 2011

"Une société qui n’a d’autre réponse à la misère que le clientélisme, la charité et la combine est une société mafieuse. Mettre l’école sous le signe de la compétitivité, c’est inciter à la corruption, qui est la morale des affaires.
La seule assistance digne d’un être humain est celle dont il a besoin pour se mouvoir par ses propres moyens. (...)
Je ne suppose pas d’autre projet éducatif que celui de se créer dans l’amour et la connaissance du vivant. En dehors d’une école buissonnière où la vie se trouve et se cherche sans fin — de l’art d’aimer aux mathématiques spéculatives —, il n’y a que l’ennui et le poids mort d’un passé totalitaire."
Raoul Vaneigem

 

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