19 mai 2019

Où sont passés les oiseaux des champs?

Par Pierre Dalous — Travail personnel, CC BY-SA 3.0
L’alouette des champs ou la linotte mélodieuse font traditionnellement résonner leur chant dans les campagnes françaises. Mais pour combien de temps encore ? Deux études récentes dressent un constat alarmant : les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans....

  

16 mai 2016

Une majorité de sénateurs dit non à l’interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, dits « tueurs d’abeilles »

Mais qui sont les sénaTUEURS d’abeilles ?




LA FRANCE ENTIERE DOIT LE SAVOIR

Stop aux « sénaTUEURS d’abeilles » !
 
170 288 protecteurs d'abeilles demandent l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes "tueurs d'abeilles" !

Suite: Cyberaction initiée par Agir pour l'environnement ..

25 avril 2016

Mange et tais toi!


Un très bon docu réalisé dans le Lot, dans lequel il est surtout question de santé publique et d'écologie, mais aussi de démocratie.
 

2 mars 2015

Xavier Beulin, l’homme aux mille bras


Au cœur d’Avril-Sofiproteol et de la FNSEA, un homme, Xavier Beulin. Indestructible, faiseur de ministres, lié au grand patronat, il applique la politique de l’industrialisation de l’agriculture française. Au prix de la disparition de dizaines de milliers d’exploitations agricoles et de la destruction de l’environnement.


C’est le symptôme le plus évident de sa puissance : d’« Agricultor » pour Libération à « Agrobusiness man » pour Le Monde, toute la presse nationale a tiré la caricature de cet « homme d’affaires [qui] détonne dans le milieu agricole » selon Le Point. Mais rien n’y fait. Xavier Beulin semble indestructible.

Cheveux gominés, chaîne en or, montre Breitling et villa en Tunisie, son train de vie n’est pas un mystère. M. Beulin n’est plus guère paysan, et il s’en fiche. Difficile de trouver un cliché de lui sur son tracteur ; et quand Reporterre lui propose en juillet dernier une rencontre sur son exploitation de 500 hectares dans le Loiret, il refuse. Son véritable lieu de travail est son bureau installé dans les beaux quartiers du 8e arrondissement de Paris, dans lequel il a de nouveau reçu le quotidien de l’écologie.

« Fossoyeur de l’agriculture », selon Marianne, il ne cache pas sa vision des choses : il n’y a d’autre choix possible que l’industrialisation de l’agriculture (...)

 Lire sur Reporterre ...
  

27 février 2015

Les différences entre un agrocon (type FNSEA) et un paysan

Lors des manifs organisées à l'appel de la FNSEA en novembre 2014

Préambule : différence entre un agrocon et un paysan

Préambule :

Définition d'un paysan :

Le paysan est celui qui cultive et respecte la terre et la Terre, élève sa conscience et ses animaux dans le respect des équilibres, des ressources et de l’eau en particulier, de la biodiversité, du climat et de la santé. Il sait, grâce à l’agronomie, valoriser et respecter les ressources gratuites et inépuisables (azote atmosphérique, lumière, carbone, biodiversité sauvage et domestique, vie des sols, etc. ) , dans le respect de la vie.

Il mange sa propre production et nourri sainement ses voisins et ses clients.

Il ne nuit pas à l'installation de ses voisins paysans et ne pratique pas ou peu l'agrochimie.

Souvent, il est agronome et cultive le plus naturellement possible.

Dans tous les cas, il tente de se libérer de la féodalité de l'industrialisation de l'agriculture et des multinationales.

Il se met en quête de retrouver son autonomie alimentaire, semencière et génétique.

Il résiste aux puissances de l'argent qui veulent faire de lui un exploité agricole.

Son but n'est pas de nourrir la planète car il respecte les paysans du monde entier et la souveraineté alimentaire des peuples.

Il a l'humilité de penser que l'agriculture paysanne, familiale, naturelle, comme depuis des millénaires, est la seule issue pour satisfaire les besoins alimentaires de chaque citoyen de la Terre.

Il utilise des semences de ferme dites "populations", libre de droit et non brevetées. Il lutte contre la biopiraterie et désobéit aux lois dictées par les multinationales et lobbys.

Il cherche, expérimente, partage ses connaissances ou compétences volontiers. Le paysan est aussi chercheur, et humaniste.

Le paysan intègre les particularités et les originalités de son territoire et façonne les paysages, il cultive l’amour et la culture de son territoire, possède encore le bon sens paysan, respecte la biodiversité, le sol, l'eau, la génétique, et contribue à la préservation de son héritage et de son milieu pour le transmettre aux générations futures.

Le paysan aime son histoire, son pays, ses paysages, les milieux, la flore et la faune sauvage.

Il ne considère pas la terre comme une poubelle ou une déchèterie. Lorsqu'il manifeste, il prend soin de ne pas détruire. Il est pacifique et pédagogue. (...)

Suite sur Danactu-résistance ...
 

21 décembre 2014

Au Testet les servants de l'agrobusiness s'en prennent à la presse libre


Près de deux mois après la mort de Rémi Fraisse et la suspension du chantier du barrage de Sivens, les agriculteurs favorables au projet - mais venus d’un département voisin - se sont fait entendre jeudi. Approchant du site pour une opération « manche de pioche », ils ont menacé des journalistes indépendants, dont celui de Reporterre. A Paris, les discussions sont dans l’impasse.

Lisle-sur-Tarn, reportage
Jeudi 18 décembre, à l’appel de la FDSEA du Tarn-et-Garonne, des agriculteurs de la région manifestaient « pour le barrage de Sivens ». Au matin, ceux-ci lançaient une première opération escargot depuis Saint-Nauphary (82) jusqu’au rond-point de Montgaillard, sur la route D999 reliant Gaillac à Montauban. Cette première action s’est conclue par des rejets de lisiers sur la voie publique.
   
Voir aussi,
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Le Collectif se félicite de la poursuite du processus de dialogue
  

19 décembre 2014

La tragique fin de Kishantos, la ferme bio modèle de l’Europe


Depuis vingt ans, en Hongrie, Kishantos est un modèle de ferme biologique rentable doublée d’un centre de formation florissant sur l’agriculture raisonnée. Mais il y a deux ans, l’État a dépecé ces terres et les a vendues à des exploitants utilisant engrais et pesticides. Un gâchis épouvantable qu’essaient d’empêcher associations et membres de Kishantos.

Kishantos, reportage

15 novembre 2014. Des champs à perte de vue. La terre est noire, élastique et friable à la fois, riche et belle, elle en deviendrait presque appétissante. Au ras des mottes, on voit de très légers insectes minuscules qui tourbillonnent. Au loin, un tracteur vert trace une longue ligne droite sur l’immense champ de 87 hectares. Il traîne un large outil qui broie les pousses vertes.

Une femme marche à grands pas dans le champ, face au tracteur qui avance sur elle comme si le conducteur ne la voyait pas. Celui-ci passe sans dévier de sa ligne et lui fait un geste menaçant. « Il n’a aucun droit d’être ici, sur cette terre », s’exclame Eva Acs, agronome et directrice du Centre de développement rural de Kishantos. « Je suis allée ce matin même vérifier au cadastre le nom du titulaire légal de cette parcelle. Personne ! Le gouvernement n’a pas encore attribué ce bail. »
 
Suite sur Reporterre ....
 
 
  
  

5 octobre 2014

Pesticides : une contamination généralisée de l’environnement..



A lire sur les moutons enragés ....

1 septembre 2014

Monsanto débarque en Ukraine



Investig'Action | 30 août 2014 | par

Monsanto en Ukraine, la nourriture génétiquement modifiée et le retour de H+K


Finalement, un aspect secondaire de la crise ukrainienne commence à recevoir une attention internationale. Le 28 juillet, l’Institut Oakland, basé en Californie, a publié un rapport révélant que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), selon les termes de leur prêt de $17 milliards à l’Ukraine, ouvriraient ce pays aux cultures génétiquement modifiées (GM), ainsi qu’aux OGM dans l’agriculture. Le rapport est intitulé vu de l’Ouest : la Banque mondiale et le FMI en Ukraine [1].

Fin 2013, le président ukrainien du moment, Viktor Yanukovych, a rejeté l’agrément d’association à l’Union européenne lié au prêt de $17 milliards, dont les termes viennent seulement d’être révélés. Au contraire, Yanukovych a opté pour une aide russe de $15 milliards, assortie d’une réduction sur le prix du gaz naturel. Sa décision a été un facteur majeur des protestations mortelles qui s’ensuivirent et qui l’ont renversé du pouvoir en février 2014, ainsi que de la crise en cours.

Selon l’Oakland Institute, « alors que l’Ukraine n’autorise pas l’utilisation des OGM dans l’agriculture, l’Article 404 de l’accord avec l’UE, en rapport avec l’agriculture, inclut une clause qui est généralement passée inaperçue : cette clause indique, entre autres, que les deux parties vont coopérer pour étendre l’utilisation des biotechnologies. Il ne fait aucun doute que cette clause rencontre les attentes de l’agro-industrie. Comme Michael Cox, directeur de recherche à la banque d’investissement Piper Jaffray, l’a observé, « l‘Ukraine, et de manière générale l’Europe de l’Est, sont parmi les marchés en croissance les plus prometteurs pour le géant de l’équipement en matériel agricole Deere, ainsi que pour les producteurs Monsanto et Dupont«  » [2].

La loi ukrainienne interdit aux agriculteurs de cultiver des plantes génétiquement modifiées. Longtemps considérée comme « le grenier à blé de l’Europe », l’Ukraine, avec les riches terres noires de son sol, est idéale pour la croissance des céréales. Ainsi, en 2012, les agriculteurs ukrainiens ont produit plus de 20 millions de tonnes de céréales.

L’investissement de Monsanto

En mai 2013, Monsanto a annoncé un plan d’investissements de $140 millions dans une usine de semences de céréales non OGM en Ukraine, avec le porte-parole de Monsanto en Ukraine, Vitally Fechuk, confirmant que « Nous travaillerons seulement avec des semences conventionnelles parce que ce sont les seules autorisées en Ukraine pour la production et l’exportation ».

Mais, en novembre 2013, six grandes associations d’agriculteurs ukrainiens avaient préparé un projet d’amendement à la loi, poussant à « créer, tester, transporter et utiliser des OGM dans le cadre de la législation sur les semences génétiquement modifiées » [4]. Le président de Ukrainian Grain Association, l’association des semenciers ukrainiens, Volodymyr Klymenko, a dit lors d’une conférence de presse à Kiev que : « Nous pourrions réfléchir à cette question très longtemps, mais nous, avec les associations [agricoles], avons signé deux lettres pour modifier la loi sur la biosécurité, dans lesquelles nous avons proposé la légalisation des semences OGM pour nos agriculteurs, semences qui ont été testées depuis longtemps aux États-Unis » (en fait, les semences génétiquement modifiées ainsi que les OGM n’ont jamais été soumis à des tests indépendants sur le long-terme aux U.S.).

Les amendements des associations agricoles coïncidaient avec les termes de l’association avec l’UE et avec le prêt FMI/Banque Mondiale.

Le site web sustainablepulse.com, qui traque les nouvelles sur les OGM au niveau mondial a fustigé les propositions des associations agricoles, avec le directeur Henry Rowlands déclarant : « L’agriculture de l’Ukraine sera sérieusement endommagée si le gouvernement autorise les semences génétiquement modifiées dans le pays. Les agriculteurs verront se réduire les marchés à l’exportation à cause des sentiments anti-OGM en Russie et dans l’UE ». Rowlands a dit que les investissements de Monsanto en Ukraine « pouvaient atteindre $300 millions sur plusieurs années. Est-ce-que l’agriculture ukrainienne veut faire totalement confiance au succès ou à l’échec d’une compagnie U.S.? » [5]

Le 13 décembre 2013, le vice-président de Monsanto (Corporate Enaggement), Jesus Madrazo, a dit à la conférence U.S-Ukraine à Washington D.C. que la compagnie voyait « l’importance de la création d’un environnement favorable [en Ukraine], qui encourage l’innovation et émule le développement continu de l’agriculture. L’Ukraine a l’opportunité de développer encore plus le potentiel des cultures conventionnelles, là où nous concentrons actuellement nos efforts. Nous espérons aussi que, le moment venu, la biotechnologie sera un outil disponible pour les agriculteurs ukrainiens dans le futur » [6].

Juste quelques jours avant les remarques de Madrazo à Washington, Monsanto Ukraine a lancé son programme de « développement social » pour le pays, appelé « Panier de grains du futur » [7]. Il fournissait une bourse à des villageois ruraux afin qu’ils puissent (selon les mots de Monsanto) « commencer à ressentir qu’ils peuvent améliorer leur situation eux-mêmes au lieu d’attendre une subvention ».

Actuellement, les véritables subventions sont celles qui vont aux gros de l’agro-business, selon les termes des prêts du FMI et de la Banque mondiale, qui, en plus d’ouvrir le pays aux cultures OGM, va aussi conduire, plus tard, à lever l’interdiction qui pèse sur la vente des riches terres ukrainiennes au secteur privé [8].

Comme l’a formulé Morgan Williams, président et PDG du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine, en mars dans International Business Times, « L’agriculture ukrainienne pourrait être une vraie mine d’or » [9]. Mais, a-t-il ajouté, « de nombreux aspects du climat des affaires [en Ukraine] doivent changer, le point principal étant de garder le gouvernement hors des affaires commerciales… ».

Les câbles Wikileaks

En août 2011, Wikileaks a diffusé des câbles diplomatiques U.S. montrant que le Département d’État des U.S. [Affaires étrangères, NdT] a fait du lobbying au niveau mondial pour le compte de Monsanto et d’autres multinationales de la biotechnologie, telles que DuPont, Syngenta, Bayer et Dow. L’organisme à but non lucratif, Food & Water Watch [Surveillance de l'eau et de la nourriture, NdT], après passage au peigne fin de ces câbles sur cinq ans (2005-2009), a publié son rapport le 14 mai 2013, intitulé « Ambassadeurs de la Biotechnique : comment le ministère des Affaires étrangères U.S. fait la promotion du programme global de l’industrie des semences » [10]. Le rapport montre que le ministère des Affaires étrangères U.S. a « fait du lobbying auprès de gouvernements étrangers pour qu’ils adoptent des politiques et légifèrent en faveur des biotechnologies agricoles, a réalisé des campagnes rigoureuses de relations publiques pour améliorer l’image de la biotechnologie, et a défié ouvertement les gardes-fous et les règles de bon sens, allant même jusqu’à s’opposer aux lois concernant l’étiquetage des nourritures OGM ».

Selon un article de consortiumnews.com du 16 mars 2014, Morgan Williams est au centre du réseau d’alliances du regroupement des multinationales du business agroalimentaire (Big Ag) avec la politique étrangère des U.S. [11]. « En plus d’être président et PDG du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine, Williams est Directeur des affaires gouvernementales dans la firme privée d’investissement SigmaBleyzer, qui racole pour le travail de Williams « diverses agences du gouvernement U.S., membres du Congrès, commissions du Congrès, l’ambassade d’Ukraine aux U.S., des institutions financières internationales, des groupes de réflexion et autres organisations concernant les affaires U.S.-Ukraine, les questions de commerce, d’investissement et d’économie ».

Les seize membres du Comité exécutif du Conseil pour le commerce U.S.-Ukraine viennent de compagnies agroalimentaires U.S., incluant des représentants de Monsanto, John Deere, DuPont Pioneer, Eli Lilly, et Cargill [12]. Parmi les vingt « Consultants principaux », on rencontre James Greene (ancien chef du Bureau de liaison Otan-Ukraine), Ariel Cohen (chargé de recherche principal à The Heritage Foundation [Groupe de réflexion conservateur à Washington D.C.], Léonid Kozachenko (président de la Confédération agraire ukrainienne), six anciens ambassadeurs U.S. en Ukraine, et l’ancien ambassadeur d’Ukraine aux U.S., Oleh Shamshur.

Shamshur est maintenant un conseiller principal chez PBN Hill + Knowlton Strategies, une unité du géant des relations publiques Hill + Knowlton Strategies (H+K). H+K est une filiale du gargantuesque groupe WPP, basé à Londres, qui possède quelques douzaines de grosses firmes de relations publiques, dont Burson-Marsteller (un conseiller de Monsanto depuis longtemps).

Stratégies de Hill + Knowlton 

Le 15 avril 2014, le journal de Toronto The Globe & Mail a publié un éditorial de l’assistant consultant de H+K, Olga Radchenko [13]. L’article fulminait contre le Président russe Vladimir Poutine et « la machine de relations publiques de Mr. Poutine », déclarant que « le mois dernier [mars 2014, un mois après le coup d'État], un groupe de professionnels des relations publiques, basé à Kiev, avait formé le Centre des médias sur la crise ukrainienne, une opération volontaire dans le but d’aider à améliorer l’image de l’Ukraine et de gérer ses communications sur la scène globale ».

Le site web de PNB Hill + Knowlton Strategies déclare que le PDG de la compagnie, Myron Wasylyk, est un « membre du bureau du Conseil pour le Commerce U.S.-Ukraine », et que le Directeur général pour l’Ukraine, Oksana Monastyrska, « dirige les travaux de la firme pour Monsanto ». Monastyrska a aussi travaillé pour la Société financière internationale de la Banque mondiale.
Selon Oakland Institut, les conditions du prêt accordé à l’Ukraine par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont déjà conduit à « un accroissement des investissements étrangers, qui entraînera probablement une expansion des acquisitions de terres agricoles sur une grande échelle par des compagnies étrangères et une future privatisation de l’agriculture du pays » [14].

En attendant, le Permier ministre russe, Dmitry Medvedev, a déclaré en avril 2014 : « Nous n’avons pas pour but de développer les produits OGM ici, ni de les importer. Nous pouvons nous nourrir avec des produits normaux non génétiquement modifiés. Si les Américains aiment manger de tels produits, qu’ils les mangent. Nous n’avons pas besoin de faire ça ; nous avons assez de place et d’occasions pour produire une nourriture organique naturelle » [15].

Hill + Knowlton, avec ses mensonges sur les « atrocités dans les incubateurs de bébés » au Koweït, a instrumentalisé le public américain pour qu’il supporte la première Guerre du Golfe en Irak au début des années 90. Maintenant la compagnie fomente une nouvelle Guerre Froide ou encore pire pour le compte de Monsanto, récemment élue « la pire » multinationale de la planète. C’est une chose dont il faut se souvenir au moment de la diabolisation tous azimuts de Poutine par les médias de masse.

Joyce Nelson
Traduit par Jean-Jacques pour vineyardsaker.fr
(CounterPunch 22-24 août 2014

Joyce Nelson est un free-lance écrivain/chercheur canadien et l’auteur de cinq livres, dont Sultans of Sleaze: PR & The Media (lien vers amazon.fr).

[1] Press Release: The World Bank and the IMF Open up Ukraine to Western Interests (oaklandinstitute.org, english, 28-07-2014)
[2] Ibid.
[3] Monsanto plans $140 mln Ukraine non-GM corn seed plant (reuters, anglais, 24-05-2013)
[4] Agrarian associations initiate legalization of GM seeds in Ukraine (en.interfax.com.ua, anglais, 05-11-2013)
[5] Sustainable Pulse Slams Ukraine Agri Associations over GM Seeds Draft Law (sustainablepulse.com, english, 05-11-2013)
[6] Monsanto’s Commitment to Ukraine (monsantoblog.com, english, 19-12-2013)
[7] Monsanto Ukraine Launching Social Development Program (monsantoblog.com, english, 13-12-2013)
[8] Ukraine: Secretive Neo-Nazi Military Organization Involved in Euromaidan Sniper Shootings (globalresearch.ca, english, 03-03-2014)
[9] ‘Westerners Know Very Little About Ukraine…’: Q&A With U.S.-Ukraine Business Council President (ibtimes.com, english, 13-03-2014)
[10] U.S. Version – Biotech Ambassadors: How the U.S. State Department Promotes the Seed Industry’s Global Agenda (foodandwaterwatch.org, english, 14-03-2014)
[11] Corporate Interests Behind Ukraine Putsch (consortiumnews.com, anglais, 16-03-2014)
[12] USUBC EXECUTIVE COMMITTEE & OFFICERS, 2014 (usubc.org, english, 2014)
[13] In the battle of hearts and minds, Kiev is losing eastern Ukraine (theglobeandmail.com, english, 15-04-2014)
[14] Press Release: The World Bank and the IMF Open up Ukraine to Western Interests (oaklandinstitute.org, anglais, 28-07-2014)
[15] Russia postpones planting of GMOs by 3 years (Russia Today, anglais, 22-04-2014)

Source : Monsanto and Ukraine, GM Food, Ukraine and the Return of Hill + Knowlton (counterpunch.org, anglais, 22-24-08-2014)

A LIRE ABSOLUMENT POUR COMPLÉTER CET ARTICLE

12 décembre 2013

Terres volées : des villageois nigérians veulent reprendre leurs terres à Wilmar


GRAIN | 07 décembre 2013


Des membres des communautés affectées par ces plantations en monoculture et des organisations de la société civile venues d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud et d’Asie, se sont rencontrés à Calabar, au Nigeria, du 2 au 5 novembre 2013. Ils ont partagé leurs témoignages et leur analyse des conséquences de la rapidité et de la brutalité de cette expansion des plantations d’huile de palme en monoculture imposée par les multinationales dans divers pays et communautés.

Deuxième partie d’une série d'entretiens illustrant la résistance à l’expansion des plantations de palmiers à huile en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

A lire aussi : l’activiste Nasako Besingi raconte comment il a été battu, arrêté et assigné en justice pour avoir soutenu des villageois camerounais qui défendaient leurs terres contre le fonds de couverture américain Herakles Capital.


Les gens du village d’Ekong Anaku se sont trouvés devant une décision difficile. Leur village, situé dans le sud-est du Nigeria, se trouve dans l’une des rares forêts tropicales restantes du pays. Les associations de conservation et le gouvernement fédéral voulaient conserver cette forêt en tant que réserve naturelle. Les villageois étaient intéressés par cette possibilité de protection supplémentaire contre l’abattage illégal des arbres, mais s ‘inquiétaient aussi à l’idée de perdre leur droit de chasser, de profiter de la nourriture et des plantes médicinales fournies par la forêt, et d’accéder aux terres dont auraient besoin les futures générations pour y faire des cultures.

En 1992, ils ont donc conclu un accord avec le gouvernement. Ils ont ainsi accepté que 10 000 hectares de leur forêt traditionnelle soient convertis en réserve. En échange, le gouvernement a promis des programmes d’agroforesterie et de développement rural et des crédits pour les petites exploitations et les petites entreprises.

« Les promesses du gouvernement sont restées sur le papier, » regrette Linus Orok, un des chefs de village d’Ekong Anaku. « Et ce n’est qu’une petite partie de la trahison dont nous avons été victimes. »

Dix ans après avoir convaincu le village d’Etonk Anaku de consacrer sa forêt à des fins de conservation, le gouverneur de l’État de Cross River a fait cadeau de ces mêmes terres à une entreprise qui appartenait au président du Nigeria à l’époque, Olusegun Obasanjo.

« Ils ne nous ont jamais consultés ; même pas les chefs locaux, » rappelle Orok.

L’entreprise d’Obasanjo, Obasanjo Farms, avait l’intention de convertir les 10 000 ha de forêt en une plantation de palmiers à huile à grande échelle. Mais elle n’en avait pas les moyens et elle s’est rapidement tournée vers des investisseurs externes.

En 2011, après avoir acquis les terres gratuitement et y avoir investi une infime partie de sa fortune personnelle, Obasanjo a changé d’avis et il a vendu les terres à Wilmar International, qui contrôle plus de 45 pour cent de la production mondiale d’huile de palme. Selon les populations locales, cette transaction a rapporté des millions de dollars à l’entreprise d’Obasanjo.

Avec le soutien du Rainforest Resource Development Centre (RRDC), les habitants d’Ekong Anaku se battent pour retrouver leurs terres depuis l’instant où Obajanso a mis la main dessus.

« Obajanso n’avait absolument le droit de vendre ces terres, » explique Orok. « Si vous achetez un bien volé, vous ne pouvez pas dire qu’il vous appartient. »
Mais Wilmar a déjà établi une grande pépinière de palmiers à huile et défriché des terres pour y planter les arbres.

Patrick Chi, un autre habitant d’Ekong Anaku, explique que les villageois sont prêts à mettre en place une forme de partenariat avec Wilmar sur les terres de la plantation existante, mais à condition que les terres appartiennent à la communauté.

« Nous tenons à ce que ce soit notre plantation, » insiste Chi.

Orok explique les trois exigences fondamentales des villageois : la plantation existante doit être gérée en partenariat ; il ne peut pas y avoir d’expansion au-delà des zones qui ont été défrichées pour la culture ; troisièmement, le gouvernement doit identifier, pour la mettre à disposition du village, une zone alternative de même taille sur laquelle les habitants pourront établir des cultures.

« Nous avons besoin de terres, » déclare Chi. « Notre village meurt de faim »
Jusqu’à présent, Wilmar a gardé le silence sur la controverse. Le RRDC a déposé plainte auprès de la Table ronde pour l’huile de palme durable (RSPO) dont Wilmar est membre, mais ni la société ni la RSPO n’ont réagi pour répondre aux griefs spécifiques concernant l’acquisition illégale des terres traditionnelles de la communauté d’Ekong Anaku.

Même si les communautés parviennent à organiser une forme de partenariat avec Wilmar, il n’y a aucune garantie qu’elles pourront en tirer des avantages. Un documentaire, sorti récemment, enquête sur les activités de Wilmar en Ouganda où la société gère une plantation et un programme de sous-traitance en partenariat avec les communautés locales de l’île de Kalangala. Dans le film, des membres de ces communautés décrivent comment le peu de bénéfices qu’ils ont retiré de l’arrangement est très loin de compenser la perte de leurs cultures vivrières et de leurs forêts et la destruction environnementale causées par les activités de Wilmar.

Début décembre, Wilmar a annoncé une nouvelle politique d’entreprise, promettant, entre autres, « de respecter et de reconnaître les droits coutumiers et les droits individuels à long terme des communautés autochtones et locales, et de s’assurer que soient respectées la conformité juridique et les bonnes pratiques internationales en termes de consentement libre, préalable et éclairé. » La déclaration No Deforestation, No Peat, No Exploitation Policy” [Pas de déforestation, pas de tourbe, pas d’exploitation] stipule également qu’aucun nouveau développement foncier ne pourra avoir lieu avant que la recherche et la consultation sur la conversion des « forêts permettant un stockage important de carbone »ne soient terminées.

L’entreprise s’engage à « donner suite à toutes les plaintes et résoudre tous les conflits par un processus de consultation ouvert et transparent. » Cette région du sud-est du Nigeria serait l’occasion idéale de voir si la déclaration de Wilmar va au-delà du simple exercice de relations publiques.

Toutefois les habitants d’Ekong Anaku savent que leurs revendications concernant les terres ont un fondement juridique solide et s’ils ne parviennent pas à faire avancer les choses par le dialogue avec Wilmar, ils affirment qu’ils n’hésiteront pas à attaquer en justice.

Cette année, une autre société appartenant au Dangote Group [un conglomérat nigérian] est apparue dans la région, à la recherche de terres pour une plantation d’ananas dans un autre coin du territoire des villageois d’Ekong Anaku.

« Des ouvriers sont venus en octobre 2013 pour faire une étude et notre chef les a renvoyés, » raconte Chi. « Nous avons dit à Dangote que nous n’avions pas besoin d’eux. »



Le village d’ Ekong Anaku village a besoin du soutien international pour l’aider dans sa lutte foncière contre Wilmar. Patrick Chi peut être contacté à l’adresse suivante : mukotso@yahoo.com. Linus Orok est joignable par téléphone au +234 703 448 9776

Pour plus de renseignements, contacter Odey Oyama, directeur exécutif du Rainforest Resource and Development Centre (RRDC), par email: odeyoyama@hotmail.com

Pour plus d’informations sur le film documentaire No Food No Land No Life, consulter : http://nolandnofoodnolife.com/




3 juillet 2013

La nécro-agriculture US à l'assaut de l'Afrique



Par Benjamin Sourice | blog Mediapart | 1er juillet 2013

Comment les Etats-Unis ont manipulé le Prix de l'alimentation 2013 pour promouvoir les OGM


Le prix mondial de l'alimentation décerné à Monsanto ne cacherait-il pas une opération de propagande plus vaste destinée à séduire les pays du Sud, à commencer par l'Afrique à l'heure où le président Obama visite le continent ?

« Lorsqu'on parle d'agriculture, le Prix mondial de l'alimentation est l'équivalent des oscars », c'est par ces mots que le New York Times annonçait les lauréats 2013 récompensant trois pionniers des biotechnologies. En tête, Robert T. Fraley, vice-président de Monsanto, Mary-Dell Chilton fondatrice du centre de recherche de biotechnologie de Syngenta en 1984 et Marc Van Montagu, chercheur belge, fondateur de Plant Genetic Systems Inc en 1982 et actuel président du lobby de la Fédération européenne des biotechnologies (Europa BIO).

Depuis 1987, ce prix récompense les scientifiques qui contribuent à « améliorer la qualité, la quantité et la disponibilité » de nourriture dans le monde et s'inscrit dans l'héritage de son fondateur, Norman E. Borlaug, père de la « Révolution verte » et prix Nobel de la paix en 1970 pour ses recherches agronomiques. Voici pour la version officielle.

Depuis l'annonce des lauréats le 20 juin, ce prix fait couler beaucoup d'encre. Remis par le Secrétaire d'Etat John Kerry pour lui donner un ultime lustre officiel, ce prix n'a pourtant rien de la respectabilité d'un Nobel avec lequel il essaye vainement de se confondre. Ce prix américain est en réalité lié à la fondation du même nom implantée dans l'Etat agricole et conservateur de l'Iowa, et qui compte parmi ses conseillers d'honneurs les anciens présidents Georges Bush père et Jimmy Carter ou encore A.S. Clausi, vice-président de General Foods Corp (Kraft), leader mondial de l'industrie alimentaire.

Plus édifiant encore est la liste des « sponsors » de cette fondation privée, où se côtoient les fondations Rockfeller et celle de Bill & Melinda Gates deux ardents promoteurs de la « Révolution verte », le géant du matériel agricole John Deere mais aussi Archer Daniels Midland Company et Cargill, les deux leaders mondiaux du commerce de céréales et d'OGM. Pour couronner le tout, dans le top des donateurs se trouvent ni plus ni moins que les deux lauréats de 2013, Syngenta et Monsanto, qui donnait 5 millions de dollars à la fondationen 2008.

Face à l'annonce du prix de l'alimentation 2013, plus de 80 personnalités engagées, anciens récipiendaires du Right Livelihood Award (« Prix Nobel alternatif ») et World Future Council, une fondation caritative internationale, ont fait part de leur « choc », qualifiant la décision de véritable « outrage ». Pour ces leaders altermondialistes, « le choix du World food prize 2013 est un affront fait au consensus international grandissant sur les pratiques agricoles saines et écologiques dont la science à prouver la réelle contribution à l'amélioration de la nutrition et de la soutenabilité de l'agriculture. »

Imposer une Révolution verte en Afrique

Les masques tombés, cette promotion des biotechnologies apparaît dès lors comme une vaste opération de propagande pour imposer dans le monde des OGM pourtant incapable de tenir leurs promesses agronomiques aux Etats-Unis où la technologie s’essouffle. Cependant, ce prix provocateur n'a sans doute pas pour cible les populations hostiles de l'Europe, mais bien plus les populations et décideurs du Sud, en particulier de l'Afrique qui est devenue une priorité dans la politique d’expansion du modèle agricole américain.

Dès septembre 2006, les fondations Rockefeller et Bill & Melinda Gates levaient quelques 150 millions de dollars pour la création de l'Association pour une Révolution Verte en Afrique (Agra) afin de promouvoir l'utilisation d'intrants chimiques, de semences brevetées et d'OGM sur le continent noir. Depuis, les Gates ont investi plus de 400 millions de dollars dans cet organisme de promotion des « agro-dealers » en Afrique (voir l'infographie), mais c'est désormais le gouvernement américain qui prend le relais.

En mai 2012, lors du sommet du G8 à Camp David aux Etats-Unis, le président Obama annonçait le lancement de la New Alliance for Food Security and Nutrition (Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition) financée par une levée de fonds publics-privés à destination du secteur agricole africain, dans le cadre du programme global Feed the future. Un an plus tard, ce sont 3,75 milliards de dollars de promesses d'investissement qui ont été faites à plusieurs gouvernements africains contre l'engagement de « réformes politiques favorisant un environnement propice aux investissements ».

Lors de sa visite au Sénégal ce 28 juin 2013, le président Obama annonçait aux côtés des dirigeants de l'AGRA, le lancement d'un programme commun avec USAID intitulé Scaling Seeds and Technologies Partnership (partenariat pour l'accroissement des semences et des technologies) portant sur la distribution de semences « améliorées » et l'accès aux intrants chimiques.

Dans ce cadre, l'USAID fait un don de 47 millions de dollars pour les trois ans à venir, tandis que son partenaire, l'AGRA, metra à disposition des paysans de quatre pays africains quelques 50 000 tonnes de semences pour favoriser la création de nouvelles structures de diffusion de ces « technologies capables de changer la donne » selon le communiqué de l'USAID.

Pour les Amis de la Terre international, si l' « on pourrait se réjouir à l'écoute de cette annonce », ce n'est pas la cas car « cette nouvelle alliance ouvre aux multinationales un accès sans précédent aux ressources africaines. Pour obtenir les aides financières, les gouvernements africains doivent engager des changements radicaux pour libéraliser leurs politiques agricoles, semencières et foncières » comme le rapportait le Guardian. L'opération de séduction pourrait donc rapidement tourner à la razzia sur les richesses africaines et la philanthropie affichée du Président Obama pour « son continent » pourrait elle se transformer en une nouvelle mascarade dont l'Histoire porte les secrets.

Voir en ligne:  http://blogs.mediapart.fr/blog/benjamin-sourice/010713/comment-les-etats-unis-ont-manipule-le-prix-de-lalimentation-2013-pour-promouvoir-les-ogm

25 mai 2013

Pourquoi la manif mondiale contre Monsanto






Combat Monsanto | 25 mai 2013


Semences OGM, Round-up, hormone de croissance bovine, PCB, aspartame, agent orange... Le point commun entre tous les mots de cette liste toxique ? Monsanto... La multinationale américaine peut trembler, car après "le monde selon Monsanto", voilà que se dresse le monde contre Monsanto ce samedi 25 mai.

Monsanto est la firme emblématique de la saga de l’agrochimie mondiale. Un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. En effet, Monsanto, qui représente le leader mondial des OGM, est aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. En témoigne l’incroyable enquête de Marie-Dominique Robin intitulée "Le monde selon Monsanto" qui "dévoile "une réalité qui fait mal aux yeux et qui serre le cœur" comme l’a commenté Nicolas Hulot.

Comment la société Monsanto est-elle devenue un des principaux empires industriels de la planète ? En inscrivant à son pedigree rien de moins que la production à grande échelle de quelques-uns des produits des plus dangereux de l’ère moderne :

Les PCB : des huiles chimiques utilisées comme isolants dans les transformateurs électriques et radiateurs pendant plus de 50 ans dont Monsanto a caché la nocivité dévastatrice jusqu’à leur interdiction au début des années 80. Ces huiles ont également été largement utilisés comme lubrifiants dans les turbines et les pompes, dans la formation des huiles de coupe pour le traitement du métal, les soudures, les adhésifs, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone.

La dioxyne issu du tristement célèbre agent orange, le défoliant déversé sur les forêts et les villages vietnamiens par l’armée américaine (ce qui permettra à Monsanto de décrocher au Pentagone le plus gros contrat de son histoire). Sa fabrication a été interdite alors même que Monsanto a savamment nié la toxicité de ce produit en présentant des études scientifiques truquées ;

Les hormones de croissance laitière et bovine - premier banc d’essai des OGM -, dont l’objectif est de faire produire l’animal au-delà de ses capacités naturelles malgré les conséquences avérées sur sa santé et la santé humaine ;

Le désherbant Roundup, vendu prêt à l’emploi aux agriculteurs et jardiniers amateurs et présenté à longueur d’écrans publicitaires comme biodégradable et favorable à l’environnement. Monsanto a ensuite été condamné pour publicité mensongère. Plusieurs études scientifiques ont montré la toxicité de ce produit, notamment l’étude du professeur Gilles Eric Séralini de l’université de Caen, qui a révélé que le produit avait un caractère cancérigène sur des rats en ayant consommé pendant 2 ans. En plus de développer les cancers, le Roundup est notamment accusé d’être à l’origine de troubles de la reproduction. De plus, il est également toxique pour les animaux, les eaux et les sols dont il détruit les micro-organismes.

L’aspartame (le "faux sucre") : Marie-Monique Robin, dans son enquête intitulée "Notre poison quotidien", a révélé les conditions scandaleuses dans lesquelles l’aspartame a été mis sur le marché aux Etats-Unis en 1981 : une étude de toxicité médiocre, des mensonges éhontés, la pression de l’administration Reagan pour autoriser cet édulcorant produit par la firme Searle, alors dirigée par... l’ami républicain Donald Rumsfeld ! C’est en 1985 que Monsanto fait l’acquisition de GD Searle. Aujourd’hui, alors que l’aspartame est présent dans au moins 6000 produits (nom de code E951), plusieurs études révèlent ses effets néfastes sur la santé, et notamment sur les femmes enceintes.

les OGM : La communauté scientifique est très partagée sur les effets de la transgenèse et les retours d’expérience sur les ogm cultivés n’apportent la preuve ni de leur innocuité pour la santé et l’environnement ni de leur capacité à intensifier la production alimentaire pour vaincre la faim. Un scientifique a notamment osé affronter Monsanto : le Pr Séralini. Il a publié en septembre 2012 une étude sur les OGM dans une revue scientifique de référence " Food and Chemical Toxicology " qui montrait que les rats soumis à une alimentation à base de maïs OGM NK603 développaient beaucoup plus de tumeurs que des rats témoins. De plus, l’utilisation de semences hybrides représente un danger pour la biodiversité, en rendant la terre stérile et les agriculteurs dépendants des produits chimiques.

Le brevetage du vivant : Monsanto a toujours avoué que la manipulation génétique était un moyen d’obtenir des brevets et droits de propriété sur les graines, c’est cela son vrai objectif. En contrôlant les semences, la firme peut contrôler la nourriture mondiale. Sur des prétextes d’amélioration de la rentabilité et de la qualité des récoltes, Monsanto a réussi au fil des années à imposer ses OGM et un incroyable processus d’asservissement des producteurs grâce au système des brevets. Et dés qu’un brevet est déposé, il signifie "royalties" et donc augmentation des prix... Après avoir longtemps laissé les paysans de nombreux pays utiliser leurs semences génétiquement modifiées, la firme attaque désormais en justice ceux qui réutilisent ses semences sans avoir payé les royalties, même ceux dont les champs ont été contaminés par pollinisation. Monsanto a ainsi attendu qu’ils en soient dépendants avant de les contraindre à payer de plus en plus cher pour utiliser ses produits. Une stratégie de long terme, très planifiée donc l’objectif est de parvenir à une situation de monopole pour contrôler l’approvisionnement alimentaire mondiale. Car oui Monsanto veut devenir le roi du monde en devenant propriétaire du vivant. Nous dépendrons peut-être bientôt de la firme pour chaque graine que nous semons et chaque champ que nous cultivons. Une sorte de pouvoir de vie ou de mort sur l’être humain.

Le monde contre Monsanto
"Nous refusons d’être mis devant le fait accompli d’une pollution génétique et chimique de notre environnement et de notre santé !" expliquent aujourd’hui sur le site du mouvement "March against Monsanto" les organisateurs de la manifestation mondiale contre Monsanto qui a lieu le 25 mai.
Ils précisent : "Aux Etats-Unis, la FDA - agence chargée d’assurer la conformité des aliments commercialisés- est dirigée par d’anciens employés de chez Mosanto. Ce qui nous amène à soupçonner un conflit d’intérêt qui expliquerait le manque de recherche de la part du gouvernement sur les effets à long terme des produits contenant des OGM. Récemment, le Sénat américain ainsi que le président ont accordé ce que l’on surnomme le " Monsanto ProtectionAct " ; une loi qui, entre autre, interdit aux tribunaux de condamner Monsanto à retirer des graines génétiquement modifiés du marché sous prétexte qu’elles porteraient atteinte à autrui et à l’environnement. Depuis trop longtemps, Monsanto a été le bénéficiaire de subventions et de favoritisme politique. Les petits producteurs et les producteurs bio enregistrent des pertes tandis que Monsanto continue de forger son monopole en approvisionnant le monde entier, y compris en brevetant des semences et des manipulations génétiques."

Comment combattre Monsanto ?
- Le pouvoir est dans l’assiette ! Achetons bio et boycottons les entreprises qui utilisent des OGM dans leurs produits.
- Demandons un étiquetage signalant les OGM dans les produits afin que nous puissions faire nos achats en connaissance de cause.
- Demandons l’abrogation du " MonsantoProtection Act " aux Etats-Unis.
- Diffusons la vérité sur Monsanto autour de nous, notamment via les réseaux sociaux.
- Descendons dans la rue pour montrer au monde et à Monsanto que nous n’allons pas accepter tranquillement ces injustices.

Rendez-vous le 25 mai !
Voici le lien pour participer et connaitre le programme, les lieux et horaires des rassemblements
Source : Bioaddict

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16 mai 2013

Journée Mondiale contre Monsanto et l'agro-business 25 mai


 
Combat Monsanto | 11 mai 2013


Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto.

Plusieurs dizaines de manifestations sont organisées aux Etats-Unis, mais aussi en Europe et en Inde. La France et ses citoyens mobilisés de longue date contre les OGM auront aussi leur manifestation citoyenne avec l’organisation d’un rassemblement Place du Palais Royal le samedi 25 mai à partir de 14h (Nb du 13 mai : la manif a été déplacée, initialement prévue à l’Assemblée, ce RDV est annulé). Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance due droit à un environnement sain pour tous !

Alors rejoignez nous à PARIS le 25 Mai 2013 pour dire ensemble que « Le monde de Monsanto ne sera jamais le notre ! »

Combat Monsanto appelle tous ceux qui nous soutiennent à se joindre au mouvement !


Communiqué


Communiqué des organisateurs citoyens de la « MARCH AGAINST MONSANTO – PARIS » pour un SITTING PACIFISTE Place ROYALE LE 25 MAI 2013 DE 14 À 18H

Face à la voracité de Monsanto faisons entendre nos voix !

Semences OGM, Round-up, hormone de croissance bovine, PCB, aspartame, agent orange... Le point commun entre tous les mots de cette liste toxique ? Monsanto...

Nous, citoyens responsables et vigilants, sommes informés des graves accusations qui pèsent sur la multinationale américaine Monsanto, « accusée de promouvoir des produits nocifs pour la santé et l’écosystème mais aussi de falsifier les résultats d’enquêtes scientifiques, accusations portées entre autres par un ancien directeur de filiale de la firme », rappelle l’encyclopédie citoyenne Wikipédia sur la page consacrée à Monsanto.

Nous appelons au principe de précaution alimentaire !

Le manque de transparence de l’État sur les études qui sont fournies pour les demandes d’autorisation des produits Monsanto, l’absence d’étiquetage obligatoire européen sur les OGM, nous amène à appeler nos concitoyens à la vigilance, en les invitant à s’orienter vers des produits issus de l’agriculture biologique et de marchés locaux, en prenant soin de contrôler le mode de culture des fruits et légumes ainsi que le contenu de l’alimentation des animaux de boucherie.

Ce 25 mai nous interpellons les élus et le gouvernement en participant à une marche mondiale contre Monsanto et au sitting Place du Palais Royale.

Ayant connaissance des conflits d’intérêts chez un grand nombre d’experts des autorités sanitaires françaises et européennes, nous sommes déterminés à utiliser la mobilisation citoyenne pour exiger de nos représentants qu’ils agissent pour le bien-être des populations dont ils sont responsables !

Nous demandons aux représentants du peuple français, ainsi qu’aux responsables européens de :

Rendre obligatoire, par devoir d’information, un étiquetage des produits issus d’OGM au niveau européen.

Débloquer des crédits de recherche pour étudier les conséquences à long terme d’une alimentation OGM sur la santé publique.

Réévaluer les molécules de synthèse employées par Monsanto. Prendre en compte toutes les études indépendantes et non les études financées par cette firme dont la crédibilité est sévèrement remise en cause.

Procéder à une mise en jour des études sur les liens entre l’exposition chronique aux produits chimiques agricoles (désherbants, fongicides, pesticides, insecticides, fertilisants...) et l’augmentation des cancers et des problèmes d’infertilité.

Ouvrir un grand débat national sur les orientations responsables et soutenables de l’agriculture de demain, pour préparer et mettre en œuvre sa nécessaire conversion écologique.

Nous réclamons une protection des semences !

Conscients de la tentative de main mise de Monsanto sur les semences dans de nombreux pays par le rachat des entreprises locales semencières, nous considérons qu’aucune organisation ne doit détenir les clefs du garde-manger du monde !

Nous savons que l’utilisation de semences hybrides est une plaie pour la biodiversité, qu’elle rend la terre stérile et les agriculteurs dépendants des produits chimiques, que le processus naturel de pollinisation entraîne une contamination des semences là où les OGM sont cultivés (une industrie de 10 milliards d’euros en 2011), que dégradation de l’environnement, misère sociale et agriculture industrielle sont étroitement liées.

Nous demandons à nos dirigeants de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de suivre le triste exemple des Etats-Unis et du « Monsanto Protection Act » : la justice américaine ne pourra plus s’opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si leur homologation est contestée devant un tribunal.

Nous refusons d’être mis devant le fait accompli d’une pollution génétique et chimique de notre environnement et de notre santé !

Participez ! Retrouvez toutes les infos sur la page de l’événement FB https://www.facebook.com/events/160596650769757

Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour !

 

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