13 mai 2020

Le gouvernement contraint les hôpitaux à abandonner vos données chez Microsoft


Appel

Un arrêté publié le 21 avril oblige les hôpitaux à intensifier l’envoi de vos données chez Microsoft.

Contrairement à l’avis de nombreux acteurs - Commission National Informatique et Libertés, Ordre National des Médecins, Conseil National des Barreaux, hôpitaux - le gouvernement français s’appuie sur le géant américain Microsoft pour stocker l’ensemble des données de santé. Nous appelons à la constitution d’un écosystème universitaire, médiatique, juridique, associatif et politique pour réaffirmer les valeurs d’autonomie et des “communs” et, pour faire naître un large débat de société.


Microsoft récolte vos données de santé

La plate-forme nationale des données de santé ou Health Data Hub (HDH) est en cours de déploiement. Le HDH est un guichet unique d’accès à l’ensemble des données de santé pour développer l’intelligence artificielle appliquée à la santé. Ces données sont celles de tous les citoyens français et concernent l’ensemble des systèmes informatisés : hôpitaux, pharmacies, dossiers médicaux (..)

Suite.. et texte à signer ici : 

6 mai 2020

Soigner oui, fliquer, non ! (Karim Khelfaoui, médecin révolté par le contact tracing)




JE SUIS MEDECIN, PAS FLIC !

« On nous demande contre quelques euros de vous fliquer » (Karim Khelfaoui, médecin généraliste et régulateur au Samu 13)

55€ pour un patient covid19 avec les données de sa famille. 2€ en plus pour obtenir les contacts au delà de la cellule familiale et 4€ si les informations permettent de joindre ces contacts supplémentaires. Bienvenue dans le fichage à la tâche qui sera demandé aux médecins après le confinement !

Mais cela n’est que la 1ère étape. Après, place aux brigades sanitaires : des salariés de l’Assurance Maladie qui auront accès à vos données médicales. Bye bye le secret médical ! Ces petits soldats seront chargés de faire la traque aux potentiels malades et d’enquêter en procédant par exemple à des interrogatoires téléphoniques.

3e étape : les Big Data ! Deux fichiers nationaux sont prévus. Le « Sidep » recensera les données biologiques des personnes positives au covid. Tandis que le « contact tracing » listera les personnes ayant côtoyées le malade. Toutes les personnes figurant dans ces fichiers seront « invitées » par les brigades sanitaires à se confiner.

Ces données sont prévues pour être gardées 1 an et seront disponibles à tout un tas de personnes en dehors du médecin. Une aubaine pour les GAFAM qui attendaient impatiemment de parfaire leur business du traçage grâce à la santé ! Ainsi, en France, Microsoft compte bien s’emparer d’une part du gâteau.

La firme propose ainsi son Health Data Hub au gouvernement. Une interface entre producteurs de données : nous, et utilisateurs de données : par exemple des chercheurs. Et demain qui sait… des entreprises privées, des assurances ou des mutuelles ! Une bonne raison de penser qu’après un an, il y aura une suite à ce qui sera sans aucun doute devenu un marché.

Nous voilà bien. Nous sommes la société qui aura inventé des applications de tracing dans la poche, qui aura transformé les médecins et l’assurance maladie en agent de la Stasi mais qui aura envoyé au front des soignants avec des masques périmés et laissé crever ses vieux loin des leurs dans des salles de réanimation ou dans des Ehpad moroses gérés par des fonds de pension cotés en bourse.

Credits: Karim Khelfaoui (médecin généraliste et régulateur au Samu 13)

Voir en ligne : https://www.youtube.com/watch?v=YjnTKzCQVRU

 

8 avril 2019

Albi, Gilets jaunes contre l’intelligence artificielle et la 5G

Le comité d’accueil du député Cédric Villani à l’Ecole des Mines d’Albi

Ce jeudi 4 avril, les milieux d’affaires tarnais avaient convié dans l’amphithéâtre d’honneur de l’Ecole des Mines d’Albi l’excellent Cédric Villani, député En Marche et mathématicien, pour disserter sur l’économie numérique et la société du big data.
Il a été interrompu par un cloud d’opposant.es à la Start-up Nation qui se sont introduit.es sur le podium pour lire la lettre suivante :

  
  

30 décembre 2018

Film documentaire Nothing To Hide (Rien à cacher). (2017)



Nothing To Hide est un film documentaire dédié à la question de la surveillance de masse et à son acceptation dans la population. Vous pensez ne rien avoir à cacher ?...

NOTHING TO HIDE (86 min) interroge la vaste acceptation de la surveillance au sein de la population par l’argument « je n’ai rien à cacher ». A travers cinq protagonistes et une vingtaine d’intervenants (lanceurs d’alerte, hackers, juges, sociologues, victimes de la surveillance) le documentaire explore les implications d’une telle rhétorique à l’époque du tout-numérique et interroge ce modèle de société que nous contribuons chaque jour à façonner.

"Nothing to hide, nothing to fear" ou "Je ne risque rien, je n'ai rien à cacher" est le leitmotiv distillé généralement par les pouvoirs en place et largement relayé par les médias classiques, cependant :

« Dire que la vie privée ne vous intéresse pas parce que vous n'avez "rien à cacher", c'est comme dire que la liberté d'expression est inutile, parce que vous n'avez "rien à dire". » Edward Snowden

La logique du "rien à cacher" à l’ère du Big Data n’a encore jamais été interrogée. Éluder cette question nous empêche pourtant de répondre à une autre : quelle société sommes-nous en train de construire pour nous et les générations à venir ?

Ce film documentaire a été réalisé et produit par deux journalistes, l’un français, Marc Meillassoux, et l’autre allemand, Mihaela Gladovic. Quant à son financement, il a été possible grâce à une souscription en ligne à laquelle plus de 400 internautes ont participé.

Le blog du film. Infos, projections et contact : Blog Nothing To Hide.



5 novembre 2016

Philippe Vion-Dury : « Le vrai visage de la Silicon Valley, c’est celui du capitalisme prédateur »



Phillipe Vion-Dury est journaliste, spécialiste des questions de société, des nouveaux modèles économiques et des technologies. Il vient de sortir aux éditions Fyp son premier essai intitulé « La nouvelle servitude volontaire ». Il y analyse la nouvelle société numérique qui est en train d’être érigée par les startups de la Silicon Valley, en Californie.

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