28 avril 2020

DESTRUCTION DE L’HÔPITAL : COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?




« Management », « rentabilité », « productivité » : comment en sommes-nous arrivés à employer ces mots au sein des hôpitaux publics français ? C’est le résultat de décennies de réformes de « réorganisation », de « restructuration » des établissements de santé, désormais incapables de soigner correctement tous les citoyens. 

Dans un épisode inédit, en collaboration avec Les Économistes Atterrés, Le Vent Se Lève revient sur trente ans de politiques néolibérales, qui ont lentement broyé les hôpitaux et le personnel soignant.

📌 Écrit par Nathalie Coutinet, Jean-Paul Domin, Salomé Saqué.
📌 Réalisation par Salomé Saqué.
📌 Montage Raphaël Martin.
 

28 mars 2020

Hôpital public : des décennies d'économies


Après des décennies d'économies imposées par différents gouvernements, la plupart des hôpitaux publics sont aujourd'hui en difficulté financière. Tout a commencé en 1983…
 
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15 mars 2020

La crise qui vient


2 avril 2019

La caste, comment s'en débarasser? Comment la remplacer ?



Entretien entre François Ruffin, Laurent Mauduit, Monique Pinçon-Charlot et Denis Robert : la caste, comment on s'en débarrasse ?, comment on la remplace ?

Merci à Fakir TV !


 

7 janvier 2019

Les morts-vivants de la dette et le méga krach à venir


Dany LANG, Economiste et Maitre de conférence à Paris XIII, présente les résultats d'une étude menée avec Steve KEEN portant sur les économies "zombies" qui présentent un risque. Durant sa conférence, Dany LANG donne les critères qu'il a utilisé pour déterminer les pays dont les économies sont inoffensives et d'autres qui représentent un risque pour le reste de l'économie mondiale.


Source: https://www.youtube.com/watch?v=TYImt_VEPvI&feature=youtu.be
 

26 mars 2018

La loi instaurant un « secret des affaires » passe en toute discrétion à l’Assemblée

Source photo : Cyberacteurs
La France s’apprête à transposer en catimini la directive européenne sur le secret des affaires, avec examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée. Cette directive avait été adoptée il y a presque deux ans malgré les protestations de la société civile. Sous prétexte de lutter plus efficacement contre l’espionnage industriel, ce texte crée un droit général au secret pour les entreprises, qui leur permet potentiellement de traîner devant les tribunaux quiconque porterait à la connaissance du public une information sur leurs activités sur laquelle elles auraient préféré maintenir l’omerta.

Lire sur Basta ..

11 décembre 2017

Ces douze projets très polluants financés par l’État grâce à nos cotisations retraites et notre épargne


Quand une mine de charbon géante engloutit un village en Allemagne, quand des Amérindiens sont chassés de leurs terres par un oléoduc, quand les compagnies pétrolières s’attaquent à l’Arctique, quand des millions de tonnes de CO2 supplémentaires s’apprêtent à être répandues dans l’atmosphère, c’est un peu, et bien malgré nous, grâce à notre argent. Voici douze projets méga-polluants dans lesquels l’Etat investit une partie de notre épargne et de nos cotisations retraites. Pour que la finance soit au service de « l’action climat », comme le souhaite Emmanuel Macron, il y a encore du travail !

Lire la suite sur Basta!

28 septembre 2017

Le budget de l’État en 2018 : austérité et injustices en marche


Le projet de loi de finance (PLF) pour 2018 est une parfaite illustration du macronisme : au service des plus riches et de la finance, cette politique coupe les budgets sociaux et promet l’injustice fiscale.

Le gouvernement veut tout à la fois baisser les dépenses publiques, et dans le même temps, réduire les recettes en diminuant les prélèvements obligatoires au prétexte de « libérer » l’économie. Ce sont les grandes entreprises qui en profiteront (avec la baisse de l’impôt sur les sociétés) et les ménages les plus riches, sachant que par ailleurs ceux-ci cachent près de 10 % de leur richesse dans les paradis fiscaux.. Selon Oxfam, les 10 % les plus riches bénéficieront d’une hausse des revenus 18 fois plus importantes que les 10 % les plus pauvres ! 46 % des baisses d’impôts aux ménages seront concentrées sur les 10 % les plus riches, selon l’OFCE [1]. Deux cadeaux fiscaux emblématiques leurs sont accordés..

Suite sur le blog d'ATTAC..
 

5 mai 2017

Macron, piège à cons


Le Grand Soir, 4 mai 2017
Résistance

On ne peut pas voter pour Marine Le Pen pour des raisons évidentes, qu’il n’est pas utile de développer ici. Mais ceux qui pensent voter Macron avec la bonne conscience de s’opposer à un quelconque « fascisme » se trompent lourdement !

Ce ne sont pas les rêveries pseudo révolutionnaires qui font le fascisme, c’est la volonté de l’oligarchie financière de commander sans partage. Le représentant, aujourd’hui, sous nos yeux, de cette oligarchie financière s’appelle Emmanuel Macron.

Comment peut-on s’apercevoir qu’il est l’homme de l’oligarchie ? Simplement en ouvrant les yeux sur ceux qui le soutiennent. La presse, qui est gérée par l’oligarchie, et ses principaux éditorialistes, n’ont que des mots d’amour à son égard tout en listant soigneusement ses ralliements. Pis, ils s’offusquent de ce que certains, tels Jean-Luc Mélenchon, osent ne pas se soumettre.

Macron se voit entouré de tout ce que la politique anti populaire, depuis cinquante ans, a pu créer comme dirigeants réactionnaires, c’est-à-dire toute la droite, toute la gauche, tout le centre ! On peut ajouter des « antifascistes » bien connu comme Gattaz, président du Medef ou Laurence Parisot, qui en est l’ancienne présidente. Bonjour le progrès social !

Vous avez sans doute remarqué que notre petit banquier gère les ralliements sur le mode psychorigide : il n’envisage aucune négociation programmatique. Mieux, il nous a expliqué qu’il gouvernerait par ordonnances. Tous ceux qui s’apprêtent à voter pour lui en se réservant pour les élections législatives peuvent déjà commencer à pleurer.

Macron représente non seulement l’oligarchie en France mais aussi l’oligarchie mondialisée : il a été faire allégeance à Berlin, à New-York, à Tel-Aviv, à l’Otan. Il a aussi déclaré qu’il interviendrait en Syrie, même sans mandat de l’ONU, tout en affirmant son hostilité à la Russie.

Évidemment, il s’enthousiasme pour l’Union Européenne, qui est précisément le syndicat de l’oligarchie, et il soutient la mondialisation, les deux mâchoires à broyer les intérêts populaires.

Les élections, organisées par la bourgeoisie, avaient pour but de nous demander de choisir un Président, mais sans nous permettre de choisir sa politique : on l’a clairement vu lorsque, pour se débarrasser de Sarkozy, François Hollande fut élu. On a vite compris qu’il a fait pire. Cette élection est une nouveauté, parce que le candidat explique clairement sa politique : « je vous écraserai... » La moindre des choses est de répondre : « sans moi ! »

DR 
Sources
http://www.resistance-politique.fr/archives/3050

 

28 janvier 2017

Le vocabulaire des bouffons


Par le blog de comaguer | 20 janvier 2017

Les communicants de l’équipe MACRON ont labellisé HAMPERS les supporters du « jeune leader » (version française du Young leader pro étasunien dument accepté outre-Atlantique pour servir les maitres de Washington (Maison Blanche, Pentagone, FED, FMI , Banque mondiale, Goldman Sachs et autres)

Ironie du verbe !

En anglais le verbe TO HAMPER veut dire : déranger, empêcher, faire obstacle à une théorie.

Il s’agit donc de faire croire que le jeune leader dérange quoi que ce soit. Fadaises et billevesées ! Tout au plus va-t-il déranger les candidats besogneux à la primaire du PS.

Ex associé gérant de la banque ROTHSCHILD ,c’est-à-dire partageant les bénéfices de l’entreprise, il ne dérangera pas « la finance » (lire le capitalisme contemporain) dont il est un représentant au plus haut niveau et le fourbe Hollande , souvenez-vous, « mon ennemi c’est la finance ! » l’a choisi chez ROTHSCHILD comme secrétaire général adjoint de l’Elysée avant d’en faire un ministre c’est à dire avant de le mettre en circulation comme gadget nouveau sur le marché politique, nouvelle tête de gondole de la foire aux mensonges.

La soumission de François II le Fourbe à la politique étasunienne, visible dans toute son action, l’a conduit dans un premier temps à faire adouber le jeune leader par la puissance dominante. Ce fut fait dès 2013 quand Macron fut accueilli par l’UNION INTERALLIEE, club franco-étasunien très chic (adhésion annuelle entre 25000 et 50000 €) installé à quelques pas de l’Elysée dans l’ancien hôtel Henri de Rothschild pour y « exposer la politique de la France » selon les propres termes de l’invitation. Etrange république où le président délègue un de ses mignons pour se prosterner devant les maitres …*

Passé ce premier grand oral, l’impétrant est passé l’année suivante devant le jury plus large et plus transnational du club de Bilderberg. Validé ! Après pareil parcours il ne manquait plus au jeune poulain qu’un bref galop ministériel avant d’aborder le grand prix de l’Elysée. Nous y voilà !

Avis aux HAMPERS macroniens: vous n’empêcherez rien ! Votre rôle est au contraire de pérenniser la vassalisation de la France dans l’empire militaro-capitaliste étasunien.

Et puisque votre gourou vous invite à parler anglais, vérifiez ! HAMPER, substantif, veut aussi dire « panier à linge sale » !



http://www.prixinterallie.org Voir sur ce lien une étonnante intervention en 1964 de Georges Pompidou lui aussi pur produit de l’écurie Rothschild devant le même cercle de l’Union Interalliée qui laisse entrevoir sa candidature à la présidentielle et la fin des « excentricités » gaullistes anti étasuniennes.


 

10 juillet 2016

La Stratégie de Bill Gates,pour mettre fin aux fruits et céréales naturelles en Afrique.

Comment un requin de l’industrie considéré comme le chantre du capitalisme brutal s’est déguisé en agneau sous couvert d’actions philanthropiques en Afrique. Le reportage “Le Monde selon Gate” de Jérémie Drieu et Jean-François Monier à ce sujet est particulièrement instructif ...

Suite sur Panafricain TV 

 

4 juin 2016

Loi travail, en 2012 la messe était déjà dite (vidéo)


Le plan de bataille des financiers. 


Retour en arrière avec cette vidéo réalisée par Olivier Azam (Les Mutins de Pangée - Avril 2012). sur un sujet de François Ruffin. Avec Fakir et Là-bas si j'y suis.


 https://www.youtube.com/watch?v=wrC_ySk1vb4

Sources www.lesmutins.org/ et www.la-bas.org/
 

26 mars 2016

Greek crisis - Temps reculés


Mois après mois, semaine après semaine c’est l’ouverture vers le chaos qui se confirme. Notre événementialité convergente s’accélère, à travers tant de... démarches terroristes suffisamment parallèles, et notamment celles, du totalitarisme financieriste (occidental et européiste pour notre cas), puis, du totalitarisme islamiste alors vecteur de sa propre variante... de la mondialisation. Sans oublier l’avancée imminente du fameux Traité transatlantique, que plus personne n’évoquera... 

6 novembre 2015

Ni protectionnisme, ni néolibéralisme mais une « relocalisation ouverte », base d’une nouvelle internationale


Revenir au protectionnisme ? Tenter d’encadrer les marchés ? Lutter contre le chômage en favorisant la croissance à tout prix ? La gauche semble en panne de projet économique et social cohérent, émancipateur, et écologiquement soutenable. Face à cette absence d’imaginaire, le thème de la relocalisation de l’économie commence à séduire. Mais une relocalisation ouverte et altruiste, à l’opposé de l’anxiogène et dangereux repli sur soi, et en capacité de « retrouver de justes équilibres entre l’efficacité, la puissance et le bien-être, l’autonomie et la convivialité ». Voici une tribune pour lancer le débat.

A chaque crise, le protectionnisme renaît de ses cendres, tel un sauveur. Bien avant, dans le dernier quart du XIXème siècle, les Etats-Nations s’en étaient déjà servi pour se protéger. Ils ne tardèrent pas à s’affronter ... sur le terrain militaire.

Aujourd’hui, nos sociétés traversent une période de doutes et de peurs, et surtout de perte de repères et de sens. Les choses s’accélèrent. Nous faisons face à l’effondrement de notre modèle civilisationnel construit autour du toujours plus. La mégamachine économique s’emballe, avec elle la crise écologique, les inégalités, les souffrances, les violences... Cette société du spectacle et de la communication ne nous laisse plus le temps de comprendre et dialoguer afin d’apporter des solutions politiques cohérentes et efficaces face aux enjeux de ce début de XXIème siècles. On nous dit que la « politique ne peut pas tout ». On a perdu prise sur nos institutions devenues des outils hétéronomes au service d’une oligarchie financière toujours plus forte. (...)

Lire la suite sur Basta! ...
 

8 septembre 2015

Sachez distinguer un bon migrant d'un mauvais migrant (image)


3 avril 2014

Le gouvernement n’est ni rabougri, ni inefficace il est dangereux



histoireetsociete | Danielle Bleitrach |03 avril 2014

On est stupéfait devant la médiocrité des commentaires saluant ce gouvernement, entre ceux qui protestent parce que Nadia Belkacem a un ministère fourre tout, ceux qui se félicitent du maintien de Taubira, ou encore ceux qui affirment que Valls est à droite alors que je ne m’étais pas aperçu que Ayrault était à gauche, personne ne dit la réalité sur ce gouvernement à savoir que comme le président il est d’abord dangereux. Ce qui laisse la part belle à Marine le Pen qui s’avère à peu près la seule à dénoncer la soumission totale de l’Europe et de la France à la politique des Etats-Unis. Son discours est un contre-feu qui empêche une véritable mobilisation populaire contre ce danger de guerre et de violences intérieures que la politique européenne ne cesse d’aggraver. Austérité renforcée et Otan sont les deux mamelles de cette politique à laquelle va s’atteler ce gouvernement pour aller plus vite et plus loin.

Ce que l’on a défini comme le premier couac entre Fabius et Montbourg, dit plus qu’il n’y paraît. L’orientation du gouvernement vers la reconquête des marchés extérieurs va s’opérer par pression sur la consommation intérieur, à la fois par les services publics et les salaires. En revanche l’idée que l’euro fort est un obstacle à la compétitivité ou encore développer la productivité française passe au second plan. Sur ce plan, Hollande poursuit sa ligne et a simplement besoin d’un ministre plus bonapartiste dans ses comportements pour la faire appliquer. Les ministres de "gauche" sont les otages d’une politique, une façade et il faut être bien sot pour se réjouir de leur maintien.

Mais passons personne n’a jamais pensé que Hollande était de gauche si ce n’est quelques électeurs ou militants socialistes qui semblent avoir la foi du charbonnier. Il y a plus grave, il y a ce qu’implique le choix d’une telle politique: la complicité avec l’extrême-droite et les forces conservatrices en Europe et le choix de la guerre pour créer les conditions du pillage et de l’imposition de marchés à des peuples attaqués. L’impérialisme.

Je ne signalerai qu’un fait, la confirmation de Fabius dans son poste. C’est-à-dire en fait la confirmation et la poursuite de la politique de Sarkozy, atlantisme et bellicisme. C’est une visée criminelle qui relèverait des tribunaux internationaux si ceux-ci jugeaient autre chose que les vaincus. Quand un G.W.Bush peut couler des jours heureux, il est évident qu’un Fabius ne sera jamais inquiété et pourtant…

Aujourd’hui la guerre menace et c’est la première fois depuis la Yougoslavie que c’est pratiquement en Europe que cela menace.Nous avons toutes les conditions des guerres, une presse aux ordres qui ment, cache les faits et diabolise l’adversaire potentiel. Oui mais cette fois c’est la Russie avec au-delà la Chine.

Les Etats-Unis prolongent le stationnement du destroyer USS Truxtun en mer Noire et y dépêchent des "ressources supplémentaires", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest.

"Nous avons envoyé six chasseurs F-15C dans les pays baltes pour patrouiller leur espace aérien. Une douzaine de F-16 américains sont arrivés en Pologne pour contribuer au maintien de la sécurité. Le stationnement de l’USS Truxtun en mer Noire a été prolongé. Il y a en outre des ressources supplémentaires qui sont actuellement dépêchées en mer Noire par les forces navales US", a fait savoir le porte-parole.

Début mars, six chasseurs F-15C et deux avions ravitailleurs KC-135 de l’US Air force ont atterri sur la base de Zokniai, dans le nord de la Lituanie. Auparavant, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a déclaré que le Pentagone élargirait sa coopération militaire avec la Pologne et les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) en réponse à la crise politique en Ukraine.

le précédent gouvernement par la bouche de Le drian qui est resté en poste a envoyé l’aviation soutenir la Pologne qui depuis le début joue un rôle dans la crise ukrainienne pour récupérer son ancien domaine ukrainien. 
 

24 mars 2014

Enfumage toxique



Blog Méphistophélès | Par Pablita Faust | 23 mars 2014

Le Conseil constitutionnel a censuré le 29 décembre dernier une disposition de la loi de finance 2014 qui revenait à amnistier les banques ayant fait souscrire des emprunts toxiques aux collectivités territoriales. Le gouvernement, qui doit reprendre la procédure, a reporté le débat après les élections municipales. Pour cause, les emprunts toxiques concernent les collectivités territoriales (commune, département, région) et selon les grands démocrates au pouvoir, il aurait été, pour eux, inopportun d’avoir un débat pendant la campagne municipale, sur un sujet pourtant d’importance capitale pour l’action, le financement et les projet des collectivités locales.
 
Les emprunts toxiques, c’est quoi déjà ?

Évidemment c’est lié à la crise financière et aux dérives spéculatives des banques. Les emprunts toxiques, appelés dans le jargon emprunts structurés, sont des mécanismes complexes qui définissent le taux d’intérêt applicable au contrat de prêt par différentes variables (exemple fréquent la parité entre deux monnaies). Dans les premières années, le taux est inférieur au prix du marché, puis fatalement le taux augmente de façon exponentielle.

Prenons le cas emblématique du Conseil Général de la Seine St Denis qui servira de fil rouge d’illustration. Pour un emprunt de 10 millions d’euros, le taux initial pendant 3 ans était de 1.47%. Le taux a grimpé jusqu’à 24.20% ce qui entraine un surcoût pour le budget départemental de 1.5 millions d’euros par an qui devait être consacré à rembourser les intérêts de la dette. Soit l’équivalent d’une crèche ! Si l’on considère, l’ensemble des 63 emprunts du département, le surcoût est de 23 à 28 millions d’euros par an en moyenne jusqu’en 2036 !

Au niveau national, l’enquête parlementaire du 6 décembre 2011 a révélé que 10 688 contrats de prêts qualifiés de « toxiques » ont été souscrits par les collectivités, offices d’HLM et hôpitaux, représentant un encours de 18.8 milliards d’euros. Les intérêts à rembourser étant corrélatifs à cette somme. Il est évident que l’action des collectivités territoriales risque d’être paralysée, une part toujours plus conséquente devant être consacrée au remboursement de la dette au détriment d’investissements utiles pour les citoyens.
 
Quelle avait été la réaction du gouvernement l’époque ?

Brice Hortefeux était alors Ministre de l’Intérieur et des collectivités territoriales. En 2009, le gouvernement de François Fillon avait mis en place la Charte de bonne conduite entre les établissements bancaires et les collectivités locales. Les établissements de crédits se sont engagés à ne plus proposer certains emprunts présentant des risques élevés. Ils devaient en outre présenter une classification de leurs produits financiers en fonction de leurs risques et enfin ils reconnaissaient le caractère non professionnel des collectivités territoriales les obligeant à une information détaillée.

Les collectivités territoriales devaient également s’engager à une plus grande transparence et à une revalorisation du rôle des assemblées délibérantes. La compétence pour souscrire les emprunts devait être entre les exécutifs locaux et les assemblées. Le rapport public annuel de la Cour des comptes de 2010 constate qu’aucune loi n’a été prise en ce sens.

Cette Charte n’a pas de portée règlementaire, donc pas de force contraignante ni pour les banques, ni pour les collectivités locales. Elle n’a pas non plus d’effet rétroactif. Le problème restait donc entier pour les emprunts déjà souscrits. Pour ces derniers, il avait été institué un médiateur des emprunts toxiques en la personne d’Eric Gissler, inspecteur général des finances. Bref, des mesures d’affichage inutiles pour régler les difficultés des collectivités territoriales.

Nous n’attendions pas plus d’un gouvernement de droite dont l’idéologie est l’autorégulation du marché. Les collectivités locales avaient librement signé les engagements bancaires, elles devaient donc en assumer les conséquences. D’ailleurs, pour justifier cette timide réponse, le principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales, celui de la liberté contractuelle et enfin celui du respect des respects des règles de la concurrence ont été mis en avant.

Devant la faiblesse de l’action de l’Etat et le refus des banques de renégocier les dits emprunts, les élus locaux organisent la riposte judiciaire.

Le contentieux judiciaire

Environ deux cents actions en justice ont été diligentées par les élus locaux en vue d’annuler les contrats de prêt. Quels sont les arguments juridiques au soutien des prétentions des communes ou des départements ?

D’abord, l’illégalité des crédits proposés puisque il est interdit de vendre aux collectivités des produits spéculatifs, ce qui aurait pour conséquence d’annuler les dits contrats et de procéder aux restitutions réciproques.

Ensuite, le manquement à l’obligation d’information de la part de la banque peut être invoqué. Ce défaut d’information est sanctionné par la jurisprudence notamment lorsqu’un professionnel fait face à un client non-averti.

Enfin, l’absence de mention du taux d’effectif global (TEG) qui est sanctionné par l’article L. 313-2 du code de la consommation, « Le taux effectif global déterminé comme il est dit à l'article L. 313-1 doit être mentionné dans tout écrit constatant un contrat de prêt régi par la présente section. Toute infraction aux dispositions du présent article sera punie d'une amende de 150 000 euros ».

C’est ce dernier argument qui a prospéré devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Nanterre le 8 février 2013. Jugeant d’un contrat de prêt conclu entre Dexia et le Conseil Général de Seine Saint Denis dont le taux d’intérêt avoisinait les 10%, le Tribunal, devant l’absence du taux TEG dans le contrat, a décidé d’appliquer le taux légal de 0.04%. Il déclare donc nulle la clause d’intérêt conventionnelle. Une victoire pour les collectivités locales !

On aurait pu penser à une victoire aussi pour l’Etat français contre les banques et leur taux usurier. Une victoire du public contre le privé… Mais c’est mal préjugé la réaction dans les couloirs de Bercy.

La réaction du gouvernement actuel

Au lieu de se réjouir, que le taux des emprunts toxiques soit annulé, ce qui permet aux collectivités territoriales de retrouver leur autonomie financière, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici en tête, a considéré que cette décision de justice faisait peser un risque systémique pour les banques. Dès lors, dans son projet de loi de finances 2014, le gouvernement PS-EELV a pris une série de mesures.

Première mesure, la création d’un fonds de soutien aux collectivités avec un budget de 100 millions d’euros pour rembourser par anticipation les emprunts « les plus sensibles et des instruments de couverture qui leur sont liés ». Rappelons ici que le montant estimé des emprunts toxiques s’élève à 18.8 milliards d’euros pour les collectivités territoriales, les hôpitaux publics et les offices HLM. Il convient de noter que les hôpitaux publics sont exclus de ce dispositif. Une réunion est d’ailleurs prévue le 9 avril prochain entre la fédération des hôpitaux de France et le Ministre du budget Bernard Cazeneuve. La création de ce fonds fait office de compensation (ou d’enfumage) destinée à faire accepter les deux mesures suivantes.

La deuxième mesure consiste purement et simplement à valider rétroactivement les contrats de prêts toxiques qui ne mentionnent pas le taux TEG. Ce qui revient à anéantir le fondement sur lequel s’est basé le Tribunal de Grande Instance de Nanterre pour annuler la clause conventionnelle sur le taux d’intérêt. L’article en question était rédigé comme suit : « Sous réserve des décisions de justice passées en force de chose jugée, sont validés les contrats de prêt et les avenants à ces contrats conclus antérieurement à la publication de la présente loi entre un établissement de crédit et une personne morale, en tant que la validité de la stipulation d'intérêts serait contestée par le moyen tiré du défaut de mention du taux effectif global prescrite par l'article L. 313-2 du code de la consommation (…) »

La troisième et dernière mesure proposée par les socialistes modifie le code de la consommation en prévoyant qu’en cas d’erreur sur le taux TEG, la sanction ne serait plus d’écarter la clause litigieuse mais d’appliquer le taux légal conventionnel (même s’il est faux). En contrepartie, les banques doivent verser une compensation sur le capital restant dû. En d’autres termes, le taux conventionnel erroné s’applique tant qu’il n’y a pas eu d’action en justice, et ne sera écarté que partiellement après celle-ci.

En résumé, ces deux dispositions étaient selon les mots de Christian Perret, président de la Fédération des villes moyennes, repris dans le Monde « une amnistie bancaire, un quitus donné aux banques a posteriori pour des pratiques condamnables »…et condamné en justice. Le gouvernement PS, dont le président est on le sait, « l’ennemi déclaré de la finance », a fait un énorme cadeau aux banques.

Heureusement, les députés d’opposition (les mêmes qui n’avaient rien fait à l’époque) ont saisi le Conseil Constitutionnel qui a censuré ces dispositions.

La sagesse temporaire des juges constitutionnels

La création du fonds de soutien aux collectivités locales et la modification du Code de la Consommation dans un sens plus favorable aux banques (les 1ère et 3ème mesures) ont été déclarées conformes à la Constitution.

Mais, concernant la validation rétroactive des contrats de prêt illégaux (puisqu’ils méconnaissent l’article L. 313-2 du code de la consommation sur l’obligation de mentionner le taux d’effectif global) les sages de la rue Montpensier ont censuré au nom du principe de la séparation des pouvoirs contenu à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

En effet, ce principe interdit au législateur de modifier rétroactivement une règle de droit, sauf motif d’intérêt suffisant. Il serait effectivement très dangereux à la fois pour la sécurité juridique et pour le risque d’arbitraire que le pouvoir législatif puisse modifier à sa guise les lois pour faire prévaloir ses propres intérêts ou ceux des lobby puissants.

En droit pénal, il est impossible de déroger à ce principe qui pourrait revenir à condamner une personne pour des faits qui, à l’époque où elle les a commis, n’étaient pas sanctionnés. En droit civil, il est possible d’y déroger notamment par des lois de validation et pour un motif d’intérêt général. Par exemple, si un concours de l’administration a été organisé dans des conditions illégales, le législateur peut a posteriori le valider pour ne pas remettre en cause les affectations de ceux qui ont réussi.

La clé de la validité d’une loi rétroactive est le motif d’intérêt général. En l’espèce, la validation rétroactive des contrats de prêt conclus entre une banque et une personne morale qui ne mentionnent pas le taux d’intérêt TEG, est-elle valable ?

Le Conseil Constitutionnel relève que « la mention du taux effectif global dans le contrat de prêt constitue un élément essentiel de l'information de l'emprunteur » et que la Cour de cassation par une jurisprudence constante fait de cette mention « une condition de la validité » du taux d’intérêt. A défaut, « il convient de faire application du taux légal à compter du prêt ». C’est ni plus, ni moins la décision du TGI de Nanterre concernant le prêt entre le département de Seine St-Denis et la banque Dexia.

L’étude des travaux parlementaires permet de définir la volonté des élus socialistes et de leurs alliés. Il en ressort que ces derniers ont voulu se prémunir de la généralisation de la jurisprudence du TGI de Nanterre et « prévenir les conséquences financières susceptibles de résulter, pour certains établissements de crédit auxquels l'État a apporté sa garantie et qui ont accordé des emprunts « structurés » à des collectivités territoriales ». En clair, le gouvernement préfère une nouvelle fois sauver les banques !

Le Conseil Constitutionnel censure certes mais pas pour longtemps. En effet, la censure est encourue parce que la loi de validation s’applique à « toutes les personnes morales et à tous les contrats de prêts » et par conséquent parce qu’elle a une portée trop large et non adaptée à l’objectif poursuivi par le législateur. En effet, cela aurait eu pour conséquence de rendre impossible tout recours concernant un défaut de mention du TEG pour tous les contrats de prêt consentis aussi bien à des personnes publiques qu’à des entreprises privées. Néanmoins, on peut facilement anticiper sur le fait qu’une nouvelle disposition ne concernant que les personnes morales de droit public (les collectivités territoriales) serait validée en tant que poursuivant un intérêt général suffisant.

Le combat des collectivités locales contre le lobby bancaire et son bras armé qu’est le gouvernement est donc loin d’être terminé.

Pour finir sur une note d’espérance, il convient de noter, que sur cette notion, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) exige non pas un motif général suffisant, mais impérieux. A ce sujet, la France a d’ailleurs été condamnée par la CEDH (Zielinski contre France, 28 octobre 1999). La CEDH a jugé que l’ingérence du pouvoir législatif dans l’administration de la justice dans le but d’influer sur le dénouement judiciaire d’un litige était contraire au droit à un procès équitable.

Au-delà de ces débats juridiques, où réside l’intérêt général ? Dans le remboursement de dettes illégitimes découlant des activités spéculatives des banques ou dans le financement des projets des collectivités territoriales ?

Et maintenant, le changement?

Cette question nous prouve une fois de plus que le gouvernement actuel est soumis à l’idéologie néolibérale, aux intérêts des lobbies bancaires et de la finance et ce de manière tellement forte qu’il n’hésite pas à sacrifier les collectivités territoriales. Il convient de mentionner qu’il est impossible que ces dernières fassent faillite. En cas de cessation de paiement c’est le Préfet qui prend les commandes de la commune, du département ou de la région. Il renflouera les caisses avec l’argent public, celui des impôts des contribuables, pour honorer les engagements souscrits auprès des établissements financiers qui au bout de la chaîne sont JP Morgan et Goldman Sachs, les responsables de la crise.

Le changement n’est pas à attendre de ces gens là, mais de nous-mêmes qui devons nous mobiliser face au cynisme de nos dirigeants et du monde de la finance.
Véronique Marcel.

Sources :
acteurpublics.com 09/02/2011
Charte de bonne conduite entre les établissements bancaires et les collectivités locales
La Gazette des communes 08/03/2011
http://blogs.mediapart.fr/blog/patrick-saurin/140314/pourquoi-les-emprunts-toxiques-sont-des-emprunts-speculatifs
Le Monde 11/01/2014
Conseil Constitutionnel : Décision n° 2013-685 DC du 29 décembre 2013
Rapport de l’Assemblée nationale n°4030 du 6 décembre 2011

Voir cet article en ligne,  http://blogs.mediapart.fr/blog/pablita-faust/230314/enfumage-toxique
 

19 novembre 2013

Quand "l'adversaire de la finance" décrète en catimini l'amnistie des banques


Chroniques du Yéti | 19 novembre 2013

 C’est Mediapart qui révèle le pot-aux-roses. Dans la nuit du 14 septembre, en catimini, le gouvernement du président le plus impopulaire de France a purement et simplement amnistié d’avance les banques de toutes malversations sur l’octroi de crédits. Avec effet rétroactif, cela va sans dire.

Une “aide” tordue

Bien évidemment, l’articulation de cet article (n° 60) de la loi des finances est à la hauteur de l’hypocrisie affichée par notre petite bande de malotrus. Le motif officiel : protéger les collectivités territoriales asphyxiées par les prêts toxiques de Dexia.

Avec une condition qui ne manque pas de sel : on vous accorde une “aide” de 1,5 milliards d’euros au total… à condition que vous remboursiez Dexia de vos dettes, même illégitimes, pénalités incluses, et de manière anticipée.

Avec pour finir une modalité assassine qui achève de pieds et mains lier les infortunées collectivités locales : renoncer à « toute possibilité de contestation légale en cas de défaut de mention du taux effectif global dans les prêts » (Mediapart).

Henri Emmanuelli en acolyte zélé

Il va de soi que les collectivités locales devront AUSSI rembourser le généreux prêt de survie de 1,5 milliards consenti par la bande à Ayrault.

Plus piquant encore, c’est le député auto-revendiqué de gauche Emmanuelli, acolyte zélé, qui s’est chargé lui-même de justifier le coup de force de ses comparses de Matignon : rassurer les marchés qui risquaient de se sentir paniqués par les menaces de poursuites… et couper leurs robinets ! Henri Emmanuelli :
« Supprimer [l’article 60 et ses mesures d’amnistie, ndlr] reviendrait à semer la panique sur les marchés. C’est tout le système [du financement des collectivités locales] qui s’effondrerait alors. »
En clair, conclut Martine Orange de Mediapart, « une amnistie complète et une immunité à l’ensemble du monde bancaire, absous désormais de toute faute ».

À propos de fourches et de piques

Car, non, ami lecteur, cette affaire minable ne s’arrête pas aux seules collectivités locales. Nos malotrus gouvernementaux en ont profité pour étendre la mesure d’amnistie à TOUS les emprunteurs quels qu’ils soient, particuliers comme groupes constitués.

Martine Orange, un brin écœurée :
« Victoire des banques par KO debout face à tous. »

Certains préfets s’alarmeront ensuite de voir ressortir fourches et piques vengeresses sur fond de bonnets rouges.

lien,
- Et ce sont toujours les banques qui gagnent à la fin (Martine Orange, Mediapart) 
 
 

28 juin 2012

FAUT-IL ARRÊTER LE BLOG ?


C’est long pour une entreprise qui exige une veille sept jours sur sept et (presque) vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Oui, bien sûr, il y a certainement d’autres manières de conduire un blog, mais celui-ci s’est voulu dès le départ un observatoire et il est arrivé souvent au cours de ces cinq années que nous soyons pratiquement les seuls dans le monde francophone à relayer certaines informations quand elles tombaient le samedi ou le dimanche et que les autres étaient à la pêche à la ligne. Je ne parle même pas de l’interprétation de événements pour laquelle nous avons souvent été longtemps seuls à proposer celle qui serait ensuite confirmée par les faits.

(lire la suite...)



5 octobre 2011

737 maîtres du monde

par Gérard Filoche | 5 octobre 2011

« Rassurer les marchés », voilà ce qu’on entend sans cesse. Qui sont ces foutus « marchés » qui nous font tant de mal et qu’il faudrait « rassurer » ? Pourquoi nous demande t on de leur rembourser une “dette” qui n’est pas la nôtre ? Sont ils insaisissables à ce point qu’on ne puisse rien contre eux ?
Pourtant il y a des responsables. Ils sont identifiables. On peut agir pour les empêcher de continuer de nuire.

Dans une étude récente, trois chercheurs de l’Institut fédéral de technologie de Zurich viennent une nouvelle fois de mettre en évidence l’extrême centralisation du pouvoir capitaliste[1].

Selon eux, « les multinationales (…) forment une structure de nœud papillon géante et une grande part du contrôle est drainée par un cœur tissé serré d’institutions financières ». Après avoir identifié 43 060 firmes transnationales (Trans National corps ou TNCs), selon la définition de l’OFCE, ils calculent que « à eux seuls, les 737 détenteurs prépondérants cumulent 80 % du contrôle sur la valeur de toutes les TNCs ». Ils en tirent la conclusion que « le degré de contrôle du réseau est bien plus inégalement distribué que la fortune. En particulier, les acteurs du haut de la liste détiennent un contrôle 10 fois plus que ce qu’on attendrait sur la base de leur fortune ».

Pour ces trois chercheurs, la centralisation du pouvoir capitaliste ne s’arrête pas là : 147 TNCs « via un réseau complexe de relations de propriété » possèdent 40 % de la valeur économique et financière des 43 060 TNCs.


Enfin, au sein de ce conglomérat de 147 multinationales, 50 « super entités » concentrent l’essentiel du pouvoir. Parmi ces « super entités » : Barclays PLC, JP Morgan Chase & Co, Goldman Sachs, Merrill Lynch, Bank of America corporation, mais aussi (en Europe), UBS AG, Deutsche Bank AG, et (en France), AXA en 4ème position, Natixis, Société générale, BNP Paribas.

Un tel réseau financier « densément connecté devient très sensible au risque systémique » et c’est au final un nombre extrêmement restreint de fonds d’investissements et d’actionnaires, au cœur de ces interconnexions, qui décident de restructurer les grands groupes industriels et de spéculer sur l’immobilier, le pétrole ou les dettes des pays du sud de la zone euro…
Dans la lutte qui les oppose, le pouvoir du capital est très centralisé, la force du salariat reste encore beaucoup trop éclatée.

[1] <#_ftnref1> Stefania Vitali, James B. Glattfelder et Stefano Battiston : “Le réseau de contrôle global par les grandes entreprises” – Chair of Systems Design, ETH Zurich.
Vient de paraître : « Dette indigne, dix questions, dix réponses » Jean-Jacques Chavigné et Gérard Filoche, Ed. JC Gawsevitch, 220 pages, 14,90 euros

 

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