14 septembre 2017

En Grèce, les lois Macron avant l’heure...


Depuis 2010 sont appliquées en Grèce des mesures ressemblant étrangement, sur de nombreux points, aux "lois Travail XXL" qui doivent être prochainement adoptées par ordonnances en France. Sept ans après les premières dispositions, le bilan est inquiétant.

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9 mai 2017

Aux armes, citoyens !


La Ve République s’est dotée hier de son huitième monarque : un libéral assumé, adversaire déclaré du Code du travail et chantre de la “start-uppisation” de la nation et de l’“ubérisation” sociale.  

Avec Emmanuel Macron l’ennemi a un nom, un visage, une adresse et il gouverne. Pourtant cette campagne, la plus “what the fuck” de l’histoire, entre affaires, absence de programme et discours creux, a permis à certains d’entre nous d’entrevoir une lueur d’espoir, à travers Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise (FI). Mais, maintenant que la “défaite” à l’élection présidentielle est actée, que faire ? (...)

Suite sur Le Comptoir 
 

2 mai 2017

La fabrique de la violence


Ce 1er mai nous a fait respirer plus de gaz que de muguet. La manifestation parisienne aura confirmé que l’Etat est le premier organisateur de la violence. Avec la collusion de quelques médias qui lui servent de ventriloques, il cherche à mettre en scène une décrédibilisation et une criminalisation du mouvement social. Cette double manipulation ne doit pas passer. 

C’est à Paris, Boulevard Diderot , que des enfants, des jeunes et des personnes âgées ont été gazés par des CRS, auxquels l’ordre a été donné d’intervenir en milieu de défilé pour séparer les manifestants pacifistes des supposés « casseurs ». Un cortège sans tête, et divisé en deux corps, a peiniblement rejoint la Nation, où de nouveaux gaz ont dispersé définitivement la manifestation.

C’est à Paris, Boulevard Diderot, qu’un Préfet de police a décidé de positionner de nombreux CRS, bien visibles, dès le premier tiers du parcours, dans des rues adjacentes, et au sein même du cortège. A quelles fins le choix d’un tel dispositif a-t-il été fait?

Pour répondre à cette question il suffit d’observer que toutes les manifestations qui se sont passées sans violence, ni débordement, avaient comme caractéristique principale de comporter des forces de police réduites ou discrètes...
 

4 juin 2016

Loi travail, en 2012 la messe était déjà dite (vidéo)


Le plan de bataille des financiers. 


Retour en arrière avec cette vidéo réalisée par Olivier Azam (Les Mutins de Pangée - Avril 2012). sur un sujet de François Ruffin. Avec Fakir et Là-bas si j'y suis.


 https://www.youtube.com/watch?v=wrC_ySk1vb4

Sources www.lesmutins.org/ et www.la-bas.org/
 

30 mai 2016

Archaïsme ! (Philippe Torreton)

 
Par Philippe Torreton, Vendredi 27 Mai 2016, L'Humanité

Les mots qui fachent par Philippe Torreton. "Ce qui est moderne, donc, c’est d’accepter, de plier les genoux, les gaules et l’échine."

Occuper une usine, bloquer un terminal pétrolier, contester et s’opposer à une loi, tout cela est archaïque, c’est le passé. Il est assez sidérant de voir cette rhétorique resurgir à chaque conflit social, dénigrer l’opposition, lui donner un relent de préhistoire en s’adjugeant le bénéfice de la modernité et du progrès, peaux de bête contre costumes de responsables politiques en marche, la cire des parquets contre la fumée des pneus en flamme.

Ce qui est moderne, donc, c’est d’accepter, de plier les genoux, les gaules et l’échine. Résister est devenu archaïque, espérer qu’une lutte fera reculer une loi dont les quelques petites avancées cachent mal les énormes cadeaux qu’elle fait au patronat libéral, c’est archaïque. Le patronat, lui, n’est pas archaïque, ses augmentations de salaires sans un gramme de décence et de morale, c’est moderne, ce chantage à l’emploi, c’est moderne, les délocalisations, c’est moderne, l’absence de parité hommes-femmes aux conseils d’administration, c’est moderne, le travail au noir dans le bâtiment, c’est moderne, cette volonté quasi pavlovienne de vouloir baisser les salaires, augmenter les cadences, la pro-ductivité horaire, la précarisation du travailleur, la surveillance et la traçabilité des faits et gestes des salariés au sein de l’entreprise, c’est moderne, la fragilisation de la femme devenue mère, c’est moderne, la discrimination à l’emploi, c’est moderne, les 110 milliards d’aides que perçoivent chaque année les entreprises en France sont également une belle preuve de modernité, chercher par tous les moyens possibles à échapper à l’impôt, c’est moderne, opposer la fonction publique au secteur privé, c’est moderne, fustiger le systèmede l’intermittence, c’est moderne.

Bien sûr, pardonnez-nous, mais on ne changera pas, on ne lâche rien, c’est ça qui est pénible avec les archaïques, ils cultivent un idéal et ils pourraient donner leur vie pour ça. C’est fou, non ? 
  

18 mai 2016

Le jour où la France est mourue


Exposé vulgarisé. Comprendre simplement les institutions de l'Union européenne, quelle place la France y tient et quelles en sont les conséquences.


1) Précision :
- La commission propose les lois au parlement européen et au conseil de l'UE (article 251 et 289 du TFUE). Le Parlement et le Conseil de l’Union peuvent demander à la Commission qu’elle légifère dans un domaine. Mais la commission, qui a le monopole du droit d'initiative, peut ignorer cette demande.

- Aucun référendum n'a de valeur "intrinsèque" vis-à-vis de l'UE car SEULE la commission a le droit de légiférer et d'exécuter...

- Le parlement de l'UE est exclu de tout avis sur la fiscalité et les recettes de l'UE (article 311 du TFUE)

- Pour que le parlement censure ou démette la Commission, il faut la majorité des membres du parlement et les 2/3 des suffrages exprimés (Articles 17-8 et 234 du TFUE)

- L’article 293 du TFUE stipule que le Conseil de l’Union « ne peut prendre un acte constituant, amendement de la proposition que statuant à l’UNANIMITE». Le Conseil de l’Union ne peut donc s'opposer à la Commission qu’à l’unanimité!

- Les traités européens ne peuvent être modifiés (sauf cas mineurs) qu'à l’unanimité (article 48 du TUE). Comme aucun Etat n'a les mêmes intérêts (ex: fiscalité du Luxembourg, monnaie pour l'Allemagne, différences entre pays de l'est et de l'ouest, du nord et du sud...)... les traités ne peuvent être modifiés.

- Il y a 20000 lobbyistes pour 28 commissaires européens à Bruxelles.
http://www.lesoir.be/1116573/article/...

- 75 à 80% des lois nationales viennent de l'UE.
https://www.youtube.com/watch?v=c0Iqa...

- Viviane Reding : Il n'y a plus de politiques intérieures nationales !
https://www.youtube.com/watch?v=yBRCZ...

Message d'un contributeur :
- Raw Dog nous a fait remarquer qu’il serait plus juste de parler de « Cotisations » plutôt que de « charges sociales ». Entendons-le donc ainsi durant la video.
La discussion fait avancer le débat. Merci à lui.


2) C'est encore mieux quand c'est source :
- Articles du Traité sur l’Union Européenne (TUE) et du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) :
http://eur-lex.europa.eu/legal-conten...

-   Programme national de réforme pour 2015
http://www.economie.gouv.fr/files/pro...

-   Programme national de réforme pour 2016 :
http://proxy-pubminefi.diffusion.fina...

-   Recommandation du Conseil en date du 14 juillet 2015 (tout un symbole pour les français en matière de liberté , lol !!!) : http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/cs...

- Bilan européen amenant la France à prendre des mesures sur son économie .
http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/cs...
 
Source:  https://www.youtube.com/watch?v=JnklnGk4yKM

18 mars 2016

Loi travail, une société au bout du rouleau

 

Le monde ou rien

 Cours annulés, manifs sauvages, tags, casse, lacrymos, gouvernement en stress, fac en grève. Quelque chose est en train de naître. « Nous » sommes en train de naître. Nommer ce qui est en train de naître du nom de ce qui l’a précédé, c’est tenter de le tuer. Ramener ce que nous avons vécu dans la rue mercredi dernier, ce qui bouillonne depuis des semaines, ramener la rage qui gronde partout à l’ « ombre du CPE » et tous les laïus que nous avons entendus la semaine dernière, est une opération, une opération de neutralisation. Quel rapport y a-t-il entre le discours syndical et les potes lycéens qui taguaient mercredi dernier « le monde ou rien » avant de s’attaquer méthodiquement à des banques ? Aucun. Ou juste une misérable tentative de récupération menée par des zombies. Jamais les organisations syndicales, jamais les politiques n’ont été si visiblement à la traîne d’un mouvement.
Lire sur lundiMatin...

19 février 2015

Comprendre la loi Macron, cette immense arnaque



Comme souvent, lorsque le sujet est important et délicat, les explications sont soit réduites au maximum au risque de passer à côté de l’essentiel, soit inexistantes. C’est le cas avec la loi Macron, le texte comporte environ 200 articles concernant un nombre considérable de domaines, les explications qui vous sont fournies sont extrêmement simplifiées, et aucun média ne va réellement vous expliquer ce que cela implique exactement. Ce n’est pas une première, la technique a souvent été utilisée dont pour le référendum sur Maastricht.

Cette loi est si dangereuse que ses chances d’être validées étaient très réduites, la seule véritable solution pour le gouvernement qui n’était plus majoritaire sur ce coup, était de faire appel à l’article 49 alinéa 3 de la constitution de la 5eme république, celle-la même qu’ils ont volontairement oublié durant des années. Comme l’imposait la constitution, ils se devaient de défendre la France et ses intérêts, ils ont fait le contraire et ont fait passer des intérêts européistes et transatlantistes avant-même ceux du pays. La constitution interdit également le cumul des mandats, pas difficile de constater qu’il y a eu des champions dans le domaine, dont un en particulier: Michel Delebarre, sénateur maire PS de Dunkerke, 26 mandats et fonctions, je vous laisse imaginer son salaire… Donc la constitution, elle n’est respectée qu’au cas par cas, lorsque cela arrange leurs affaires et celles du monde de la finance.

Pour commencer, il faut bien rappeler que Emmanuel Macron est un homme issu de la finance,(...)
suite sur les Moutons enragés ...
 

17 février 2015

Quand François Hollande dénonçait le recours à l'article 49.3 (vidéo)



VIDEO - Quand Hollande dénonçait le recours à l... par LCP

Confronté à une majorité fragile, François Hollande a autorisé, mardi, le gouvernement à recourir à l’article 49-3 pour faire adopter la loi Macron. Un épisode qui en rappelle un autre, il y a une dizaine d’années…
   


  

16 février 2015

Découvrez la différence entre une diplomatie de gauche et une diplomatie de droite


Comme ils sont mignons. Tous ces hommes, toutes ces femmes politiques à se plaindre de la montée du Front National, à chercher comment le combattre. A se précipiter devant les micros et caméras pour faire la leçon au bon peuple qui se laisse séduire par les sirènes de l’extrême-droite rance. Et pourtant… Ils ne ménagent pas leurs efforts pour pousser tout un pan de la population dans les bras de la bête immonde.

Le changement c’est maintenant, disait François Hollande. On a vu. La finance sans visage, son ennemie, qui est devenue son amie au moment où il a été élu. On a vu… Les milliards de cadeaux offerts au Medef, sur un plateau. Avec un résultat sans égal. Les patrons n’ont pas respecté leur part de l’accord. On a vu… La Loi Macron qui va finir de dépecer les restes du code du Travail et qui voulait même, grâce aux bonnes idées de Jean-Jacques Urvoas, offrir aux entreprises un moyen de mettre fin au journalisme d’investigation. On a vu… Les petits arrangements du pouvoir qui ont perduré, les planques aménagées avec salaire confortable pour les amis, afin de patienter jusqu’à la prochaine élection. On a vu… L’impunité qui se poursuit. Jack Lang et sa femme qui déjeunent quasiment aux frais de la princesse avec leurs 1000 amis dans le restaurant sur le toit de l’Institut du Monde Arabe que l’ancien ministre de la culture dirige. On a vu… Claudie Haigneré, ancienne astronaute, recasée par la droite et maintenue par la gauche à la tête d’un établissement public regroupant la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette et le Palais de la découverte. Avec un salaire et un budget de fonctionnement que lui envieraient tous les patrons d’établissements publics. (Voir pour ces deux dernières affaires le Canard Enchaîne du mercredi 11 février 2015). On a vu. Le changement, ce n’est ni hier, ni maintenant, ni demain.

Dans le domaine de la diplomatie, c’était déjà marquant durant les 100 premiers jours de la présidence Hollande. Le nouveau président avait en effet reçu le roi du Maroc (...)

Suite sur Reflets.info ...
 

30 janvier 2015

La loi Macron démolie par Gérard Filoche (vidéo)



Tout le monde parle de la loi MACRON mais personne n’en parle comme Gérard FILOCHE. Depuis des semaines, il est en guerre contre « cette loi régressiste, la pire loi que la gauche ait proposée ». Selon des sondages, une majorité de Français y serait pourtant favorables. Militant socialiste et ancien inspecteur du travail, Gérard Filoche était dans LÀ-BAS HEBDO le 21 janvier. Emmanuel MACRON était dans tous les autres médias.

Voir en ligne:  http://la-bas.org/filoche-demolit-macron

18 janvier 2015

La "loi Macron" serait une catastrophe pour l'environnement


Par Marie Astier, Reporterre | vendredi 16 janvier 2015

Le préfet employé par un trust immobilier dicte la loi contre l’environnement


Pendant que tout le monde regarde ailleurs, le projet de loi dit Macron avance tranquillement à l’Assemblée nationale. Plusieurs de ses dispositions visent à affaiblir la réglementation protégeant l’environnement. En s’appuyant sur le travail d’un haut fonctionnaire employé par le troisième groupe mondial de l’immobilier commercial...

C’est un simple article, qui pourrait à lui seul bouleverser le droit de l’environnement. Plus précisément, il s’agit de l’article 28 du projet de loi Macron.
Son objectif est une « modernisation du droit de l’environnement », dit le gouvernement dans l’exposé des motifs du projet de loi. Surtout, il voudrait réduire le délai d’obtention d’un permis de construire à moins de cinq mois, pour relancer les secteurs de l’immobilier et du bâtiment.

Une modernisation urgente, apparemment, puisque l’article prévoit qu’elle se fera par ordonnance. Le procédé autorise le gouvernement à écrire des lois sans passer par le Parlement.

Que contiendront ces ordonnances ? L’étude d’impact de la loi nous renseigne sur le sujet. Dans l’explication de l’article 28, il est précisé qu’il servira à mettre en œuvre, entre autres, les mesures conseillées par « la mission sur l’accélération des projets de construction. » Une mission « confiée au Préfet Jean-Pierre Duport », ajoute le texte.


L’ancien préfet travaille pour Unibail-Rodamco

Ce haut fonctionnaire a un CV bien fourni : il a été préfet de Seine-Saint-Denis puis de Paris, président de Réseau Ferré de France, directeur de cabinet de Chevènement quand il était à l’Intérieur, etc.


- Jean-Pierre Duport -

Surtout, fort de cette expérience dans l’urbanisme public, il est désormais conseiller spécial du Président d’Unibail-Rodamco.


Cette entreprise est le « premier groupe européen côté d’immobilier commercial », indique-t-elle sur son site internet. C’est aussi le troisième groupe mondial du secteur : il gère des centres commerciaux, des centres des congrès et des immeubles de bureau.

Parmi les projets en développement, on trouve la rénovation du forum des Halles à Paris, ou, tiens, le projet de centre commercial de Val Tolosa, dont Reporterre vous a déjà parlé. Les opposants à Val Tolosa ont même été invités lors de notre rencontre sur les grands projets inutiles.
 


Celui qui va être le principal inspirateur de la réforme du droit de l’environnement est donc salarié de l’un des principaux promoteurs et gérant d’immobilier commercial en Europe. Un exemple de plus des conflits d’intérêt qui infestent la haute fonction publique, et rappelle, entre autres, l’exemple du préfet Hagelsteen devenu employé de luxe chez Vinci.

La participation du public supprimée ?

Les promoteurs immobiliers ont bien fait en recrutant M. Duport. Car l’article 28 du projet de loi Macron pourrait effectivement leur simplifier la vie. Concrètement, il pourrait par exemple aboutir à ce que, pour certains projets immobiliers, il ne soit plus possible de faire appel une fois d’un décision du tribunal administratif. Par ailleurs, pour les permis de construire, en cas de recours, le dossier serait transmis au préfet alors qu’actuellement c’est le maire qui prend les décisions.

Mais surtout, le processus des enquêtes publiques serait modifié... « Dans certains cas, la participation du public pourrait être tout bonnement supprimée », craint l’avocat Arnaud Gossement, qui a consacré plusieurs articles de son blog à l’article 28. La consultation publique pourrait notamment être limitée « quand le projet est déclaré d’intérêt public », explique l’avocat.

Mais surtout, ce qui met le juriste en colère, c’est que « cette réforme n’est pas née au ministère de l’Ecologie, elle est née à Matignon, quand Manuel Valls est arrivé. (…) Elle est totalement démagogique, elle dit aux constructeurs échaudés par la loi ALUR [loi Duflot – pour l’accès au logement et un urbanisme rénové - NDLR] ’vous voyez on va faire quelque chose’. Sauf que le gouvernement oublie que 85 % du droit de l’environnement est fait par l’Union européenne. »

Les députés n’ont pas pu lire le rapport... qui fonde le projet de loi

Outre le contenu de la réforme, la procédure choisie par le gouvernement fait aussi grincer des dents. Le procédé des ordonnances pose un vrai « problème démocratique », déplore Arnaud Gossement. Car le rapport de M. Duport n’a pas été encore rendu. Certains le croient prévu pour avril, d’autres pour mars. Ce qui est certain, c’est qu’il sortira après l’examen du projet de loi par les parlementaires, qui a déjà commencé en commission et devrait se poursuivre fin janvier en séance publique.

Pour le juriste, cela revient à demander aux parlementaires de voter un texte dont ils ne connaissent même pas le contenu : « Le gouvernement veut un chèque en blanc pour traduire le rapport Duport en mesures juridiques. » Le procédé pourrait même être anticonstitutionnel. « Les ordonnances sont normalement réservées à des domaines techniques et doivent être très précises », poursuit-il. Or l’article 28, au contraire, ratisse large.

La député socialiste Sabine Buis s’insurge elle aussi de la méthode choisie par le gouvernement. Elle a déposé un amendement demandant la suppression de cet article du projet de loi. « On ne peut pas s’asseoir sur la démocratie ! Je suis gênée de savoir qu’il n’y aura pas de débat parlementaire alors que ceux qui prennent les coups sur le terrain, dans ces projets, ce sont les élus », insiste la représentante du département de l’Ardèche.

« J’étais vraiment contente quand j’ai entendu le discours du Président de la République à la conférence environnementale, se rappelle-t-elle. Il disait que le chantier sur la démocratie participative est fondamental. Je déplore qu’il ait fallut le drame de Sivens pour s’en rendre compte, mais j’ai cru qu’ils avaient enfin saisi l’importance du sujet. Et là, je me rends compte qu’il n’y aura pas de chantier. Ils considèrent qu’il est réglé simplement avec cet article 28... »
 
 
L’élue se doute qu’elle n’arrivera pas à faire supprimer cet article 28 lors des discussions en commission, commencées lundi 12 janvier et qui doivent se terminer dimanche. Pour apaiser la critique, le gouvernement a préféré négocier un amendement dit « de repli » : « Il propose que les ordonnances soient rédigées par le Conseil national de la transition énergétique ». Ce conseil doit être consulté sur les projets de loi concernant l’environnement ou l’énergie. « Mais ce n’est pas du tout leur job d’écrire des textes de loi », conteste la députée.

« Ils ont réunit le conseil en urgence il y a quelques jours, confirme Arnaud Gossement, mais en réalité c’est le rapport Duport qui sera pris en modèle. »

Sabine Buis attend donc la discussion en séance publique, à partir du 26 janvier, pour contester à nouveau l’article. Car selon elle, « l’erreur commise par ce projet de loi c’est de croire que l’on fera plus de croissance en s’asseyant sur l’environnement et la démocratie. »

ON ATTEND L’EXPLICATION DE MATIGNON

La société Unibail n’a pas répondu à nos questions.

Quant au service de communication du Premier ministre, il nous promet par courriel une réponse : "Bonjour, Nous accusons réception de votre demande. Nous ne manquerons pas de revenir vers vous dans les meilleurs délais. Bien cordialement. Service Communication. Cabinet du Premier ministre".

UN SOCIALISTE... QUI CACHE SON NOUVEL EMPLOYEUR

Le 24 janvier prochain, l’Institut Tribune Socialiste, qui s’inscrit dans la lignée du PSU (Parti socialiste unifié, qui était, dans les années 1970, un parti à gauche du PS de l’époque, qui était alors beaucoup plus à gauche qu’il ne l’est aujourd’hui), cet institut, donc, organise une journée de réflexion sur la démocratie :
 

Très bien. La journée est animée par Marie-Christine Blandin, sénatrice écologiste et personne très estimable, et rassemble des personnes tout aussi estimables. Et puis, également, M. Duport :

- 


Dont la présentation n’indique pas qu’il est présentement employé par Unibail-Rodamco. Cela serait pourtant un éclairage fort utile pour les auditeurs. Qui pourraient ainsi réfléchir concrètement à la différence entre démocratie et oligarchie...


Source : Marie Astier pour Reporterre : http://www.reporterre.net/Le-prefet-employe-par-un-trust

 

 

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