24 décembre 2018

Bethlehem



12 novembre 2016

À qui iront les clés de la ://Surveillance ?


Cory Doctorow, qui est Canadien, réagit ici à la situation nord-américaine, mais la surveillance étatique est planétaire et nous sommes en France assez lourdement pourvus en outils de surveillance générale pour éprouver quelques inquiétudes : que deviendront par exemple le fichier TES (voir ce billet de Korben) et l’État d’urgence indéfiniment prolongés que veut imposer M. Cazeneuve si un gouvernement autoritaire vient au pouvoir bientôt ?
 

5 novembre 2016

Erdoğan « L’homme qui se prend pour un sultan »


La sale guerre du président Erdoğan
 
Dans sa soif croissante de pouvoir, le président turc a lancé une chasse aux sorcières contre ses opposants. L’un des principaux responsables de la gauche témoigne de sa dérive autocratique.
par Selahattin Demirtaş

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25 mai 2015

Loi Renseignement: totalitarisme ou désespérance ?




manif Le projet de loi Renseignement, après avoir été voté avec une écrasante majorité à l'Assemblée nationale passe actuellement par les grilles du Sénat et se retrouvera cet été devant le Conseil constitutionnel à la demande d'une soixantaine de députés. Ceux qui ont suivi les débats et constaté l'extraordinaire ténacité des initiateurs de ce projet de loi, ne peuvent qu'être horrifiés de la manière dont furent imposés les arguments et le texte de la loi dans un dialogue de sourds. Ce dernier confrontait non pas les idées politiques entre élus représentants du peuple et sa diversité, mais entre la société civile et la classe politique conçus comme des Atrée et Thyeste que rien ne peut plus concilier. La dialectique entre sécurité et liberté dans le domaine de la surveillance des communications est un sujet qui laissait supposer qu'un tel texte devait faire l'objet d'analyse et d'expertise autrement plus poussées, en prenant le temps, loin des passions suscitées par le terrorisme. Une telle loi laisse-t-elle désormais planer l'ombre du totalitarisme en réponse à la peur et aux tensions mondialisées ? Sommes-nous subrepticement en train d'abandonner nos idéaux démocratiques et républicains ?

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20 novembre 2013

Il avait dit "moi président je ne recevrai pas de dictateurs à l'Elysée"


Survie | 14 novembre 2013

La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs !


A l’initiative de François Hollande, un Sommet de l’Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique aura lieu à Paris les 6-7 décembre. Il s’agit du premier Sommet France-Afrique organisé sous François Hollande, qui, a convoqué lui même ce sommet, choisi son thème et décidé de l’organiser à Paris, dans un lieu aussi symbolique que l'Élysée.

Comme ses prédécesseurs, le Président français parait ainsi considérer le continent africain comme une zone qui ne doit pas échapper à l’influence de la France.

Dans la tradition des Sommets France-Afrique, la plupart des dictateurs africains du « pré-carré » francophone seront présents. Parmi eux, le tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Compaoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers des régime Bongo et Eyadéma au Gabon et au Togo et le président djiboutien Oumar Guelleh. Tous ont en commun de bénéficier du soutien diplomatique, économique (via l’aide publique) et militaire ou policier de la France. Tous ont été reçus au moins une fois à l’Elysée depuis l’élection de François Hollande. Tous soutiennent la France dans ses nombreuses interventions militaires menées sur le continent africain, où elle dispose toujours de bases militaires et de forces pré-positionnées. En échange du soutien à ces interventions, comme celle menée récemment au Mali, c’est le silence de la France sur les exactions commises qui est attendu. Les démocrates tchadiens, togolais et djiboutiens ont ainsi subi dans leur chair en 2013 les conséquences diplomatiques du soutien de leurs chefs d’Etat à l’opération Serval .

Les dictateurs de la Françafrique sont auteurs de nombreuses violations des droits de l’Homme documentés par un grand nombre de rapports émanant d’ONG et organisations internationales. Le soutien de la France à des dictateurs, les ventes d’armes et les nombreuses interventions militaires menées par la France sur le continent africain pour les soutenir (comme au Tchad en 2008) n’ont en rien amélioré la sécurité et les conditions de vie de leurs populations. La situation actuelle en Centrafrique, où la France a installé et/soutenu tous les dictateurs qui se sont succédés est une des illustrations des conséquences de cette funeste politique. Et lorsque la France prétend intervenir au nom des droits de l’Homme et dans un cadre multilatéral, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire, en Libye ou au Mali, c’est toujours avec des motivations ambiguës, liées à ses intérêts géostratégiques.
Considérant qu’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique ne doit pas se tenir à l’initiative et sur le sol d’une ex-puissance coloniale caractérisée par son ingérence sur le continent et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix, nous, associations et citoyen-ne-s français-e-s et africain-e-s réclamons :
  • L’annulation de ce sommet
  • La fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs
  • La suppression des bases militaires françaises en Afrique
Premiers signataires : Survie, Afriques en lutte, La Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD), Sortir du Colonialisme,

 Signez la pétition Dictateurs à l’Elysée ! Dites non au Sommet de la honte !

Pour dénoncer cette hypocrisie et dresser un bilan citoyen de l’interventionnisme militaire français en Afrique, nous proposons deux autres mobilisations en plus de la pétition

1. Le tribunal citoyen de la Françafrique : le mercredi 4 décembre, de 18h à 22h, au Grand Parquet à Paris.


Le tribunal citoyen de la Françafrique visera à dresser le bilan de 50 ans de Françafrique et d’interventions françaises sur le sol africain, à travers la mis en accusation de la Françafrique.

Un jury de citoyen-nes, un juge et des avocats seront en charge de mener à bien les interrogatoires de témoins – chercheurs, militant-e-s d’associations, personnalités africaines sur des questions ayant trait à la Françafrique – afin de faire apparaître les causes et les responsabilités en particulier sur les questions ayant trait à la sécurité/ insécurité et à la paix/guerre en Afrique, depuis les 15 dernières années (depuis le Sommet France-Afrique du Louvre). Des personnalités venues de différents horizons viendront témoigner sur les réalités qu’ils connaissent, à travers des témoignages courts d’une dizaine de minutes, afin d’édifier le jury.

Venez écouter ces témoignages sur les réalités de la Françafrique de ces 15 dernières années ou en savoir plus sur la réalité de la présence française en Afrique et de ce que cachent les discours sur la paix et la sécurité mis en avant au Sommet officiel de l’Elysée.


2. Un rassemblement inter-organisations, le jeudi 5 décembre à 18h place de la République à Paris


Un rassemblement est organisé à l’initiative de nombreuses organisations françaises et africaines Place de la République sous le mot d’ordre unitaire suivant :
  • annulation du sommet
  • fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs
  • suppression des bases militaires françaises en Afrique

22 février 2012

Classement des dictateurs en Afrique de l’Ouest: WADE second après Ouattara

Côte d'Ivoire, la vraie | mardi 21 février 2012 | par Georges Nesta DIOP

 

Classement des dictateurs en Afrique de l’Ouest: 
WADE second sur la liste après Ouattara Dramane.
 
http://www.senenews.com/wp-content/uploads/2012/01/aw.jpg
 
Le classement publié par The East african Magazine sur les leaders du continent pour l’année 2011, n’honore pas le Sénégal et son président Me Wade. Ce dernier est sur la liste rouge symbolisée dans le classement par la lettre ‘F’ après une évaluation sur l’état de la démocratie au Sénégal, le respect des droits humains, la liberté de la presse, la corruption, la bonne gouvernance et le développement humain. Wade vient de loin derrière ses homologues Cap-verdien en classe (A), Malien (B) et Béninois (C). Wade est dans la même classe, le dictateur déchu Hosni Moubarack.

Si on fie à l’étude réalisée par East african Magazine, qui prend en compte ce qui s’est passé en 2011, Wade est loin d’être ce démocrate chanté sur tous les toits par ses souteneurs. D’abord en matière de démocratie, le Sénégal est classé parmi les ‘régimes hybrides’ en Afrique avec une note de 5, 25/10. L’étude souligne que l’indice sur la corruption est également alarmant. Une note de 2,9 /10 est attribuée au Sénégal. Ce qui le place au 104 rang sur 185 des pays les plus corrompus. Quant à l’indice sur le développement humain, le Sénégal se retrouve avec 0,45/10. La seule petite note positive se trouve être l’état de la liberté de presse au Sénégal où Wade est crédité d’une note de 54 sur 100. ‘Juste la moyenne’, commente le document.

Soulignons que cette étude ‘réputée parmi les plus crédibles en Afrique’, selon le document, prend en compte les fournitures des biens et services, la sécurité, le respect des lois et règlements, le respect des droits humains, les avancées économiques, le développement humain, la bonne gouvernance. Mais aussi le processus électoral, le pluralisme, le fonctionnement des gouvernements. Dans le document, les pays sont classés dans des rubriques A,B,C,D, E,F. Les pays rangés dans la rubrique ‘A’ sont les premiers de la classe.

On y trouve par exemple le Cap-vert avec 73,2/100. Ceux qui sont cotés d’une ‘bonne gouvernance’ sont dans la rubrique ‘B’. On y trouve le Mali voisin(62,3). Dans la rubrique ‘C’, il y a les ‘passables’. Ce sont par exemple le Bénin (59,12), la Tunisie (50,6). Mais à partir de la rubrique ‘D’, il s’agit des pays où la situation est alarmante. C’est le cas du Niger (47,5) de l’Egypte (F- 44,33) du Sénégal (F-44,0) de la Guinée (F-41,7), le Maroc (F-41,16). Ces pays sont cependant dans une situation de renforcement du système démocratique non prise en compte par l’étude. Mais, il y a les ‘cas désespérés’ tels que la Libye (39,3), la Côte d’Ivoire (37,5), la Mauritanie (36,1), le Gabon (31,7).Notons que pour l’année 2010, la même étude avait classé le Sénégal dans la rubrique (C). Le recul est donc flagrant.

Comment en est-on arrivé là ?

L’étude fait remarquer que Wade est arrivé au pouvoir le 1er avril 2000 après plusieurs années d’opposition. ‘Il s’est présenté 4 fois à la présidentielle avant d’accéder au pouvoir en 2000’. L’étude fait état de son exil en France après son emprisonnement suite à la contestation des résultats des élections de 1998. ’Beaucoup de Sénégalais croient qu’il va perdre les élections de 2012. Une compétition dans laquelle sa candidature est jugée illégale car ayant épuisé les deux mandats que lui autorise la Constitution’, commente la même source.

Le succès de Wade en 2011

L’étude a par ailleurs identifié une réussite pour chaque président en 2011. Pour Wade, sa réussite a été la création de l’Institut africain des sciences mathématiques niché à 80 km de Dakar (Mbour, Ndlr).

Son échec de l’année 2011

Le document cite la journée du 23 juin comme étant le plus grand échec de Wade en 2011. Journée qui a connu une grande manifestation devant l’Assemblée nationale pour dire ’non’ à la modification de la Constitution instituant le ticket d’un président et d’un vice-président à la présidence de la République. ’La manifestation a fait une centaine de blessés’, ajoute le document. ‘La caution fixée à 65 millions pour la présidentielle a été dénoncée par certains opposants comme étant un recul démocratique’.

Le moment de l’année

Ici l’étude désigne l’arrestation du rappeur Oumar Touré (Thiat, Ndlr). ‘Le rappeur a été arrêté pour avoir tenu des propos jugés in décents à l’endroit du président Wade au cours d’une manifestation contre la candidature du président sortant’, explique la même source.

Georges Nesta DIOP

 

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