26 février 2022

En défense et soutien du Rojava

 


Une fois de plus, les forces armées turques ont bombardé des zones limitrophes d’Irak et du Rojava, ciblant des populations à majorité kurdes et ézidis.

Il s’agit cette fois du camp de réfugiés kurdes de Makhmour et de la région ézidie de Shengal au Sud du Kurdistan irakien, ainsi que la région de Dêrîk, au Rojava (Nord-est syrien). Les différentes frappes auraient été effectuées selon les sources kurdes, par des avions de chasse turcs ayant décollé de la 8è base aérienne d’Amed (Diyarbakır). A Makhmour, ces frappes ont fait deux morts parmi les forces d’auto-défense, et des dizaines de blessés, dans le camp de réfugiés. Les bombardements sur Shengal ont été dévastateurs.(..)

Suite et lien vers une pétition internationale sur KEDISTAN

17 mars 2018

Abandon des Kurdes à Afrin : la faute d’Emmanuel Macron

Source
Loin du nouveau monde promis durant sa campagne, le président de la République cautionne le régime turc et ses exactions contre les Kurdes du YPG. Une compromission infamante pour la France, au nom d’intérêts indéfendables.

Suite sur regards.fr..
 

14 mars 2018

On tue aussi à Afrin

Alors que les regards sont dirigés vers la Ghouta, cette banlieue de Damas où se déroule une guerre sans merci entre l’armée syrienne et les groupes islamistes qui s’y trouvent, une autre guerre non moins impitoyable a lieu au nord-ouest de la Syrie. À Afrin, plus précisément.


Suite sur le blog de Claude El Khal ... 

4 février 2018

Nord de la Syrie : La nouvelle guerre de l’empire global … Par Richard Labévière

Photo Reuters/Osman Orsal via RFI
 
Nous avons encore eu droit à trois heures de propagande lamentable – mardi 16 janvier sur Arte -, avec la diffusion du documentaire des « journalistes » américains Michael Kirk et Mike Wiser – « La revanche de Poutine », présenté par une petite speakerine littéralement entrée en pamoison, puis commenté par Christine Ockrent, une grande amie connue de la Russie… Trois heures de Fake News et de délires complotistes sans contrechamp ni contradiction ! Bravo pour le mieux disant culturel et informatif… d’autant qu’Arte multiplie, depuis plusieurs mois, une présentation tout aussi unilatérale et propagandiste de la guerre en Syrie.


En Syrie justement, les Etats-Unis et leurs alliés – pays de l’Union européenne et du Golfe, ainsi qu’Israël – ont perdu la guerre et bien perdu ! Ils ont échoué à démanteler l’Etat-nation syrien, comme ils l’ont fait de l’Irak et de la Libye, comme ils n’ont cessé de le faire en Afghanistan, dans d’autres pays d’Asie et d’Amérique latine. Comme l’explique Alain Joxe dans ses Guerres de l’empire global1 : sur le plan conventionnel, les américains ont perdu toutes les guerres qu’ils ont initiées depuis la fin de la Guerre froide. Mais ces défaites tactiques se sont transformées en autant de victoires stratégiques, multipliant les zones dites « d’instabilité constructive »..
 
 

5 novembre 2016

Erdoğan « L’homme qui se prend pour un sultan »


La sale guerre du président Erdoğan
 
Dans sa soif croissante de pouvoir, le président turc a lancé une chasse aux sorcières contre ses opposants. L’un des principaux responsables de la gauche témoigne de sa dérive autocratique.
par Selahattin Demirtaş

Lire sur le Diplo
 

11 octobre 2016

Etasunis Russie, ils sont tous devenus fous !


 

Photos: Le général Mark Alexander Milley, chef d'état-major de l'US Army
et le général de fiction « Buck » Turgidson, du film de Stanley Kubrick

 

NOTE D'ACTUALITÉ N°456

AUTOUR DES CONFLITS SYRIEN ET IRAKIEN

ETATS-UNIS ET RUSSIE, ILS SONT TOUS DEVENUS FOUS !

Plus que jamais, la parole n'est plus aux discours pacifiques, ni en Syrie, ni en Irak ces deux pays formant un seul et même front pour Daech. Les bombardements intenses, les multiples appels aux offensives diverses et variées, les condamnations politiques lancées sur un ton incantatoire se succèdent à un rythme effréné. Personne ne semble vouloir calmer les choses, chaque partie - et elles sont nombreuses - souhaitant en découdre. Comme d'habitude dans les guerres civiles qui n'obéissent à aucune loi et surtout pas à celles de la guerre, ce sont les civils qui souffrent le plus car ils sont pris en étau entre plusieurs camps. Quoiqu'en disent les différents intervenants, ils ne semblent pas vouloir le « bonheur » des peuples syrien et irakien dans leur globalité, mais défendent les intérêts d'une partie d'entre eux, suivant des clivages politico-religieux : alaouites et minorités religieuses contre sunnites, chiites contre sunnites - et inversement -, Turcs contre Kurdes, etc. Enfin, des intérêts qui dépassent largement la situation de régionale sont aussi en jeu : Washington contre Moscou, Riyad contre Téhéran (et Ankara entre les deux), etc. Dans ce grand jeu, l'Europe occupe juste un rôle de figurant même si le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle lui donne un peu de panache.

Le problème réside dans le fait que tous les dérapages sont désormais possibles, pouvant allant jusqu'à une confrontation armée entre les Etats-Unis et la Russie. Le général Mark Alexander Milley (photo de gauche), le chef d'état-major de l'US Army a ainsi déclaré le 4 octobre qu'« un tel conflit est quasiment certain ». Le parallèle avec le personnage de fiction, le général « Buck » Turgidson (photo de droite) dans le film de Stanley Kubrick Docteur Folamour ou « comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe est tentant. (...)
 
 

1 octobre 2016

Turquie Où va le président Erdogan ?

Source photo: Sud-ouest.fr

Lors des « printemps arabes », la Turquie était une référence. L’AKP et son président : Recep Tayyip Erdogan représentaient le modèle étatique où coexistaient, islam modéré et démocratie, élections libres et expression populaire. Bien souvent les kurdes étaient oubliés dans cette louange. Le chaos syrien, engendré par les interventions impérialistes enlisées depuis 2011 contre Bachar Al Assad, puis après « un virage » contre l’EI et Daech, ont eu des effets désastreux sur l’économie : baisse du tourisme, afflux de plus de trois millions de réfugiés … puis sur la politique intérieure turque : autoritarisme présidentiel, reprise des combats contre les kurdes…
 
 

22 décembre 2015

Turquie. Erdogan massacre les populations kurdes

De violents affrontements ont opposé lundi la police à des manifestants prokurdes qui dénonçaient le couvre-feu imposé à Diyarbakir, la grande ville à majorité kurde du sud-est de la Turquie.
Photo : Sertac Kayar/Reuters

Source : L'Humanité
Pierre Barbancey - Jeudi, 17 Décembre, 2015

Dans le silence assourdissant des chancelleries occidentales qui ne refusent rien à leur allié, membre de l’Otan, Ankara a lancé ses troupes au Kurdistan. Les couvre-feux sont imposés dans de nombreuses villes. Les forces spéciales sont en action contre le PKK, faisant de nombreux morts.

Qui ou quoi pourrait arrêter la Turquie de Reçep Erdogan ? S’abritant derrière son statut de membre de l’Otan, fort d’une reprise des négociations en vue d’une possible adhésion à l’Union européenne, satisfait du silence assourdissant des chancelleries (...)

18 octobre 2015

L’exemple du confédéralisme démocratique kurde du Rojava…

Source photo : Occupy
Le Rojava désigne la région historiquement kurde de Syrie. Dans les affres de la révolution syrienne, y est née une forme d’organisation que les habitant-e-s par « révolution ». Cette révolution n’arrive pas de n’importe où, elle est le résultat du mouvement kurde de Turquie et des réflexions d’A. Öcalan. L’organisation porte le nom de confédéralisme démocratique.
Traduire vers l’imaginaire politique européen ce qu’est la révolution du Rojava demande de comprendre les bouleversements idéologiques et pratiques qui ont eu lieu depuis une quinzaine au Kurdistan et plus spécifiquement dans la lutte lancée par le PKK à la fin des années 1970. Première précision, on n’y parle pas d’autogestion, mais d’autonomie démocratique, de démocratie radicale et de confédéralisme démocratique.

Les Kurdes, comme entité historique, ont été bafoués du droit à l’autodétermination, alors même qu’il s’agit de leur territoire historique. Ils-elles sont resté-e-s exclu-e-s du concert des États-nations nées dans la première moitié du XXe siècle après que les empires français et britanniques aient trahi la promesse de permettre la création d’un État kurde. Ils se sont alors trouvés séparés entre quatre États : Iran, Irak, Turquie, Syrie, dans lesquels ils ont été opprimés (...)
 
Suite sur Résistance 71 ....
 

11 octobre 2015

Recep Erdogan: un président qui tient ses promesses

rescapés du massacre à Ankara le 10/10/15 © The Guardian

Le massacre qui a eu lieu aujourd'hui, le 10 octobre à Ankara, était-il prévisible? 

Le 5 octobre dernier, le président Erdogan a tenu un meeting électoral, non pas en Turquie chez lui, mais à Strasbourg.12 000 Turcs venus des pays limitrophes sont venus écouter son discours, celui d'un chef de guerre. L'ennemi en question n'était nullement Daech contre lequel, en tant que membre de l'OTAN, M. Erdogan était éventuellement habilité à faire une déclaration publique dans un autre pays de l'alliance. Que nenni, il désignait, une fois de plus, près d'un tiers de sa propre population, autrement dit les Kurdes, l'opposition HDP, ainsi qu'il l'a dit, de façon à la fois littérale et métaphorique: Tous ceux qui veulent se détacher de nous, nous (…) le leur ferons regretter . À la foule de scander, hommes d'un côté, femmes de l'autre, Allah hou Akbar en présence d'un imam qui avait ouvert la séance. (...)

Suite sur le blog de Carol Mann ....

12 juillet 2015

En Syrie, une expérience de démocratie directe, égalitaire et multiconfessionnelle tient tête à l’Etat islamique

Photo : © Michalis Karagiannis via Bastamag

Les médias occidentaux relaient abondamment les décapitations, les appels au meurtre et les exactions perpétrés par Daech, le pseudo « Etat islamique ». Pourtant, face à cette barbarie, les populations kurdes, arabes ou yézidis de la région de Rojava, au nord de la Syrie, mettent en oeuvre un autre modèle de société, émancipateur, égalitaire, multiconfessionnel, et très démocratique. Une expérience qui pourrait même servir d’inspiration pour ramener la paix dans la région. En attendant, les Kurdes et leurs voisins combattent pour défendre cette utopie concrète, sans véritable soutien international. Entretien avec des chercheurs et activistes qui en reviennent.
 
Suite sur Bastamag ...
 

9 août 2014

Les yézidis du Sinjar, oubliés du chaos irakien



Si l’expulsion des derniers chrétiens de la ville de Mossoul le 19 juillet dernier a entrainé une réaction rapide et légitime à travers le monde, d’autres minorités religieuses se trouvent dans une situation critique face à la montée en puissance de l’État islamique dans le nord-est de l’Irak. C’est notamment le cas de la minorité yézidie. Kurde et non-musulmane, elle constitue une cible toute désignée pour les djihadistes qui ont conquis la région du Sinjar, son chef-lieu éponyme et les villages environnants.
 

 

blogger templates